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  • Pasqualgérie, microcosme de Françalgérie ou une de ses métastases.

     

    In Hoggar.org

    Que cache et que motive l’arrestation du Dr Mourad Dhina par la police française à l’aéroport de Paris Orly le 16 janvier 2012, et son maintien en détention jusqu’à sa prochaine comparution le 21 mars prochain ? Quels sont les dessous de cette affaire qui reste cyniquement opaque. De prime abord, personne de sensé ne croit au ridicule motif judiciaire justifiant la demande d’extradition des autorités algériennes, pour soutien présumé au terrorisme en Suisse où il réside légalement depuis prés d’un quart de siècle sans pour autant être le moindre du monde inquiété par les autorités suisses, qui devraient pourtant être concernées bien plus que la France. D’un autre côté, ce même pouvoir militaire algérien, auteur de cette demande d’extradition, ne se gène outre mesure de traiter directement même avec des chefs de l’action armée (terroristes aux yeux même de ce pouvoir) à l’image d’un Madani Mezrag (AIS) ou d’un Abdelhak Layada ou d’un Hassan Hattab (GIA) et bien d’autres, tant que ces « terroristes » revenus à la raison, contribuent à asseoir son maintien au pouvoir, seule constante concrète et bien réelle admise par ce pouvoir, et à même de déterminer qui est terroriste et qui est patriote !

    De multiples explications sont avancées pour tenter de comprendre un tant soit peu ce qui a motivé cette arrestation par les autorités françaises, parmi les explications les plus pertinentes, les échéances électorales qui pointent à l’horizon, aussi bien en France qu’en Algérie, qui sans aucun doute ont largement contribué à cette arrestation, en poussant la majorité présidentielle en France à user de son poids de persuasion, envers la justice de l’hexagone pour maintenir Dr Dhina en détention, sur demande des généraux algériens, de nouveaux confrontés d’une part aux élections législatives de mai prochain menacées d’un boycott massif qui porterait un coup terrible au pouvoir du DRS, du fait entre autres de l’activité de l’opposition effective pour le changement radical et non violent, que mène les mouvements politiques tels que le FCN et Rachad, dont Dr Dhina est l’un de ses fondateurs, et l’un de ses responsables les plus dynamiques, et d’autre part le besoin financier qui se fait pressant pour le parti de la majorité à la présidence en France, justement qui pour compenser le tarissement de la générosité des caisses libyennes qui ne sont désormais plus disponibles comme elles l’ont été du temps du dictateur Kadhafi qui avait planté sa tente à quelques pas de l’Elysée, il y a si peu, pourraient être tenté de satisfaire les attentes des généraux, en retour d’une largesse en reconnaissance de dette ; entre partenaires, l’entraide s’impose, c’est dans la nature même des choses !

    lire la suite:http://lequotidienalgerie.org/2012/02/20/pasqualgerie-microcosme-de-francalgerie-ou-une-de-ses-metastases/

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  • A quoi joue le président ?

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    Il vient avec les vendanges ! Le nouveau Bouteflika arrive en même temps que le nouveau Beaujolais et on le découvre ouvert, démocrate, soudainement sensible à la liberté d’expression…Il va émerveiller plus d’un. A commencer par nos confrères journalistes, émerveillés. Ils nous annoncent que Bouteflika a instruit l’ENTV de rapporter les préoccupations des Algériens. Si, si, vous ne rêvez pas ! C’est dans tous les journaux. Certes, il a mis onze ans pour le dire, mais onze ans, c’est la bonne maturation pour un grand cru. Onze ans, c’est le meilleur âge pour un règne à vie comme pour un bon Beaujolais ou un champagne de cuvée spéciale. C’est le champagne de plénitude ! Plus rien à craindre : on est installé pour le pouvoir à vie.

    Et le fait est là : depuis quelques jours, dit-on, le journal télévisé de l’ENTV évoque, sans censure, les vrais problèmes des Algériens. La télévision algérienne, cadenassée jusque-là, « donne la parole aux autorités et laisse s’exprimer librement les citoyens sur leurs préoccupations quotidiennes », lit-on dans un journal réputé qui ne manque pas de révéler, « selon une source proche de la Présidence de la République », que ce changement est le résultat d’une « instruction ferme » adressée par le président Abdelaziz Bouteflika au responsable de l’ENTV lui demandant « de rapporter les préoccupations de la population lors des magazines et journaux télévisés ».

    On ignore les raisons de ce subit élan démocratique qui vient de souffler sur El Mouradia. Cela n’a, bien entendu, rien à voir avec les dernières révélations sur la corruption au sein du clan présidentiel et le besoin pressant de Bouteflika de se refaire une image auprès de l’opinion. Non, rien à voir. Selon un site électronique,  « président Bouteflika a décidé d’effectuer ces changements dans les programmes de la télévision publique, après avoir reçu de nombreuses plaintes sur les mauvais programmes de l’ENTV. » Des plaintes ? Il fallait des plaintes pour s’apercevoir de la  magnifique caisse de résonnance qui tient lieu de TV pour les Algériens ? Et des plaintes de qui ? 

    Bref, ne cherchez pas à savoir, il vous suffit de retenir que c’est sur ordre du Président que la télévision algérienne a décidé de faire son travail comme cela se fait dans le monde. 

    On aurait pu croire que tout cela se fait bien dans le total désintéressement politique si, avec la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, le tout nouveau ministre de la Communication, Nacer Mehal, ancien directeur de l’Agence presse service (gouvernementale), n’avait grossièrement appuyé sur le trait devant des journalistes à l’APN : «Vous avez, sans doute, pu remarquer que la Télévision (nationale) commence à faire un bon travail, et ce, conformément aux nouvelles orientations qui ont été données par le président de la République lors de la dernière audition consacrée au secteur de la communication.» Traduisez : si ça va mieux, c’est grâce au président qui m’a désigné, mais c’est aussi grâce à moi, Nacer Mehal, ancien directeur de l’Agence presse service (gouvernementale), converti moi aussi, et tout aussi soudainement, à l’art de tout dire après avoir exercé pendant onze ans dans la science de ne tout taire.

    Le numéro de Nacer Mehal est assez pittoresque pour mériter à lui seul un article (Lire : « Le ministre et la poudre de Perlimpinpin »). Le nouveau ministre ne craint pas les mots : « L’heure est aux réformes. Il est d’une nécessité impérieuse d’insuffler un nouvel élan qualitatif afin d’améliorer les prestations de la télévision en y associant tous les acteurs qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise »

    L’heure est aux réformes ? Avant l’heure, ce n’était pas l’heure. A cette heure-là, il fallait assurer le troisième mandat, le pouvoir à vie. Pas d’autres voix que celles qui « chantent » la gloire du messie. Maintenant, c’est promis, c’est l’heure. Jusqu’au jour où l’on décidera qu’après l’heure des vendanges, ce n’est plus l’heure du nouveau Beaujolais. Et qu’il est l’heure de boire le vin de la réserve.

    Le vin de la réserve ? Lisez : « Nacer Mehal ou comment prendre les Algériens pour des cons »

    L.M.