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Complaisance et irrégularités dans l’affectation de logements on sait à qui sont destines' a la nomenclatura pas aux necessiteux

 

 


L’IGF a relevé de nombreuses anomalies dans la procédure de demande et d’attribution de logements dans la wilaya d’Alger.


Ainsi, il est précisé par exemple que certains postulants retenus dans la liste des bénéficiaires n’avaient même pas déposé de dossier et que beaucoup d’autres l’avaient remis juste avant la date de la réunion de la commission de wilaya ayant validé les listes. L’enquête de l’IGF a relevé que les procès-verbaux de la commission ne comportent pas les signatures de tous les membres, ce qui constitue une violation de la procédure. Elle fait ainsi ressortir 868 demandes déposées après la date limite de dépôt et 467 noms de bénéficiaires ne figurant pas sur la liste des présélectionnés. Il est précisé que 11 bénéficiaires ont obtenu une note inférieure ou égale à 40 points, alors que la liste validée par la commission est constituée de 11 760 postulants ayant tous une note supérieure ou égale à 80.

Parmi les bénéficiaires retenus en dehors de la liste présélectionnée, a noté l’IGF, figurent les personnels du Fonds, du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, de la présidence de la République et six cas, tous enfants de membres du conseil d’administration du FNPOS. L’IGF a relevé par ailleurs que le Fonds a lancé une opération d’acquisition de 200 logements à Saïda, annulée mais dont les fonds n’ont pas été restitués. Pour ce qui est de la gestion des ressources humaines, l’enquête a fait ressortir une « forte mobilité du personnel notamment pour les postes d’encadrement, précisant que le nombre des démissions entre 2005 et 2008 a atteint 59, avec un nombre de 42 entre 2007 et 2008 ».

Il est signalé que plusieurs cadres ont subi des sanctions de différentes formes pour avoir refusé de signer des procès-verbaux entachés d’irrégularités, notant par ailleurs que six logements de fonction sont occupés par d’anciens cadres du Fonds contre lesquels des actions en justice ont été entamées et d’autres par des membres du conseil d’administration, des membres de l’UGTA, le directeur de l’Anem et un député.


Par Salima Tlemçani

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