mardi, 25 novembre 2014

boutef #PILLULES

pilulles,les piles,boutef,dernier de la classe

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vendredi, 21 novembre 2014

democratie= voyoucratie

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NIKITA

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no comment

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mercredi, 15 octobre 2014

Les policiers poussés à bout à Ghardaïa

essif

Les policiers poussés à bout à Ghardaïa

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le 14.10.14 | 10h00 12 réactions

 
	Manifestation, hier, à Ghardaïa, des Unités républicaines de sécurité (URS) contre leurs conditions de travail.

| © El Watan

Manifestation, hier, à Ghardaïa, des Unités républicaines de sécurité (URS) contre leurs conditions de travail.

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Quelque 1500 éléments des Unités républicaines de sécurité (URS) originaires de 28 wilayas du pays ont manifesté, pour la première fois, contre leur hiérarchie.

Ghardaïa. Lundi, 3h. Une heure où les policiers sont généralement dans les zones tampon de la ville pour éviter de nouvelles dérives sécuritaires. On savait que Berriane renouait avec des violences non encore maîtrisées, mais dès que la rumeur (non encore confirmée) du décès d’un de leurs collègues s’est propagée telle une traînée de poudre, des centaines d’éléments des Unités républicaines de sécurité, communément connues sous le nom de forces antiémeute, se sont rassemblés devant le siège de la sûreté de wilaya de Ghardaïa, dénonçant leur conditions de travail et surtout la précarité de leur situation sociale et de leurs conditions de vie et d’exercice du métier dans la vallée du M’zab. Affluant de plusieurs communes de la wilaya, abandonnant leurs positions et issus des URS de 28 wilayas du pays ramenés depuis novembre 2013 pour rétablir le calme à Ghardaïa après les violents affrontements intercommunautaires qui ont ébranlé la région, ils se sont retrouvés pour crier leur colère contre le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, à qui ils imputent leurs lamentables conditions de travail.

Témoignages accablants

«Nous effectuons 12 heures de travail par jour et nos responsables déclarent que nous travaillons sous le régime des 3x8, ce qui est un mensonge», crie un jeune policier de Constantine avant d’ajouter : «Je voudrais bien que vous veniez voir où nous dormons, sous des tôles par 45°, comme des animaux. Ne sommes-nous pas des êtres humains ?» Et un autre d’ajouter : «Hamel a déclaré devant des étrangers, à la réunion avec Interpol, que les policiers algériens sont bien rémunérés et que la plupart d’entre eux perçoivent 60 000 DA ? Eh bien, dites-lui que je ne touche que 32 000 DA et que mes collègues et moi, nous mettons nos vies en danger ici.»  Les témoignages sont crus et relatent un quotidien difficile, un sentiment d’abandon : «Agressés, tabassés, nous sommes aussi bien les victimes des émeutiers que des retenues sur salaires sans aucune absence de nos postes de misère devant des bandes criminelles encagoulées usant d’une violence inouïe.»

Debout pendant plus de quatre heures face à la sûreté de la wilaya, les manifestants ont subitement changé de position pour donner le dos aux responsables sortis sur les marches de l’imposant édifice, les regardant sans oser approcher. Après presque une demi-heure dans cette posture, ils se sont dirigés dans une parfaite organisation vers le siège de la wilaya de Ghardaïa, à une centaine de mètres, après avoir entonné l’hymne national, toujours donnant le dos aux responsables. Les Ghardaouis saluent une élite qui proteste
Les URS ont été acclamés tout au long du parcours par la population, notamment les jeunes Ghardaouis agglutinés sur les deux côtés du parcours.

Les policiers, dans un silence entrecoupé par des applaudissements et les encouragements de la population saluant ce geste de courage de ces enfants de la République, ont emprunté le boulevard Didouche Mourad avant de déboucher sur l’avenue Talbi Ahmed, au bout de laquelle se trouvent le foyer de la police et le siège du tribunal. Sans s’arrêter, ils ont, encore une fois, entonné l’hymne national avant de déboucher sur l’avenue du 1er Novembre.

Arrivés sur l’esplanade qui donne sur le siège de la wilaya et le siège de la cour de Ghardaïa, ils se sont assis par terre dans le calme, pendant près de 45 minutes, avant de reprendre le chemin inverse vers le siège de la sûreté de wilaya.
Sur le chemin du retour, la détermination était plus forte. Quatre policiers placés au devant de la procession portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, en arabe : «Hamel dégage», «Nous voulons un syndicat autonome», «Nous voulons le ministre» et «10 mois, barakat».

Vers 14h, le DGSN, Abdelghani Hamel, est arrivé à Ghardaïa en catimini et la sûreté de wilaya a publié un sibyllin et laconique communiqué transmis par mail à la presse pour informer que le patron de la police est arrivé à Ghardaïa pour une visite de travail et d’inspection et qu’il a rendu visite à quelques policiers blessés sur leurs lits d’hôpital, éludant superbement la situation explosive dans laquelle s’est retrouvée la vallée du M’zab avec son lot d’incendies, de blessés et de lendemains incertains. Aucun contact avec la presse, reléguée au rang de curieux indésirables.
 

Les précisions de la DGSN

La direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a apporté des précisions relatives à l’action de protestation observée par des agents de police à Ghardaïa, pour dénoncer les agressions répétées qu’ils subissent dans l’exercice de leurs fonctions. Dans un communiqué remis à notre rédaction, la DGSN dément catégoriquement le décès d’un policier suite aux derniers affrontements qui ont éclaté à Berriane ; elle indique cependant avoir dénombré trois policiers blessés.

Le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, en visite de travail dans la wilaya de Ghardaïa, a été attentif aux préoccupations des policiers en colère contre ces agressions récurrentes dont ils sont victimes. Lors de sa rencontre avec eux, M. Hamel les a rassurés en s’engageant à prendre en charge «l’ensemble de leurs préoccupations et inquiétudes». Il a cependant insisté, ajoute le communiqué, sur la nature du métier de policier en rappelant à l’occasion les sacrifices consentis quotidiennement par les agents constamment exposés à de multiples risques et dangers.

Le DGSN a exhorté les policiers à «poursuivre leur noble mission avec efficacité et honnêteté, dans le respect et l’application des lois de la République». M. Hamel s’est rendu, lors de son déplacement, à l’hôpital de la ville de Ghardaïa où il s’est enquis de l’état de santé des deux policiers blessés la veille. Un geste apprécié par les concernés et leurs collègues.  (R. P.)
 

K. Nazim et Houria Alioua
 
 
Vos réactions 12
varan   le 14.10.14 | 16h14

c'est louche

je crois c'est le mandat de trop trop même allah esstar elblad.les digues mis en place par le pouvoir commencent à la cher.ce n'est pas un événement anodin,le risque que les institutions prennent de l'eau ... la suite

 
boudjenah   le 14.10.14 | 15h32

quelle police

Il sont tous verreux ces ripoux. ils ne savent que casser des étudiants, des enseignants inoffensifs, et j'en passe.Pour une fois qu'ils se retrouvent de vrais délinquants ils abdiquent sous prétexte ... la suite

 
Mouvement pour l'autonomie en Kabylie   le 14.10.14 | 15h13

Mouvement de très bon augure

Ils ont enfin compris qu'il étaient utilisés uniquement pour la sauvegarde des intérêts colossaux de la nomenklatura. Pourtant, il n'y a pas si longtemps encore, ils appliquaient avec motivation et ... la suite

 
L'échotier   le 14.10.14 | 14h41

Comment

continuer dans cet aveuglement de demander à des enfants du peuple à taper sur d'autres enfants du même peuple? Ce régime continue de croire qu'il a un pouvoir de vie et de mort sur les Algériens et que le ... la suite

 
slimfast-2007   le 14.10.14 | 14h09

les grabataires a Alger!

Pendant que ces pauvres bougres se défoncent pour assurer la securité au m zab, les grabataires du pouvoir sont au bord de leur piscine ou celles des hilton, a Alger! Que le monistre de l'intérieur et son ... la suite

 
agrakal   le 14.10.14 | 13h37

A quand la paix à Ghardaia ?

J'espère ne pas être censuré comme hier. En lisant les articles et les interventions sur ce drame de Ghardaia, qui se joue à huis clos, je remarque que le calvaire des Mozabites est rarement évoqué ... la suite

 
zakariadz   le 14.10.14 | 13h15

RESPECT aux policiers

les postes de responsabilité sont partager bel ma3rifa comme dans tout les disciplines en Algérie.alors c ça le résultat. un état faible et sans rigueurs. n'importe qui peut réunir une dizaine de personnes ... la suite

 
Argou   le 14.10.14 | 12h59

Ils sont bien soutenus

Cette marche est juste, je la soutiens, comme ceux qui l'ont déja fait, mais Il serait aussi honorable, qu'eux nous soutiennent lors de manifestations, là ou ils n'hésitent en aucun cas de bastonner le ... la suite

 
ergub   le 14.10.14 | 12h02

A quand la suite ?

Les officiers de l'ANP et des services de sécurité devraient suivre cet exemple et tourner le dos aux crétins qui tiennent le pays.

 
daissi   le 14.10.14 | 11h48

les policiers pousser a bout

normalement ces pauvres policiers qui affrontent des ces sauvages comme a ghardaia doivent toucher un double salaire et doivent vivre dans des condition honorable

 

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jeudi, 03 juillet 2014

l'équipe la plus huée par le peuple algerien

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dimanche, 15 juin 2014

no moment

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samedi, 07 juin 2014

on respecte rien!

DILEM DU 29 MAI 2014

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vendredi, 06 juin 2014

SAADANI

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mardi, 06 mai 2014

Un gouvernement package

Restructuré, féminisé, rajeuni, ouvert sur la société civile et compact

 

 

Par : Mounir B.

Ce n’est pas le gouvernement consensuel voulu, ni le gouvernement-commando souhaité, mais un Exécutif package qui recèle quelques promesses et qui ne doit pas être condamné d’emblée.

Si Bouteflika n’avait pas été Président, il aurait été chimiste. À l’analyse des dosages que comporte le gouvernement Sellal II, le président de la République a fait une petite révolution de palais.
Le secret de la formule étant aussi bien dans la réorganisation de l’Exécutif que dans le choix des hommes et des… femmes.
Car il faut se l’avouer. Dans la lignée des 30% des parlementaires femmes, Bouteflika poursuit sa “féminisation” du monde politique. 7 ministres femmes, presque un record, et ça, sans Louisa Hanoune. Le PT ayant refusé, autant que le FFS, le MSP et même le RCD, dit-on, à entrer dans le gouvernement, le choix d’un Exécutif d’union nationale a pris l’eau plus vite que le “Titanic”. Le recentrage devait se faire en moins de 72 heures.
Sellal, apprenti-chimiste, ayant reçu la fiole empoisonnée de revoir la disposition de l’Exécutif en ne prenant plus en compte “l’opposition”, se devait de respecter, néanmoins, un cahier des charges précis : comment poursuivre les réformes politiques, accélérer la cadence, s’ouvrir sur la société civile, devenir efficace, économiser des budgets, restaurer la confiance et continuer à apaiser le front social et politique.
Pour trouver la formule magique, il fallait d’abord garder les fondamentaux. C’est-à-dire ne pas bousculer la hiérarchie par le haut. Les ministères régaliens gardent leur titulaire avec la confirmation du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd-Salah, avec la double casquette de vice-ministre de la Défense et de chef d’état-major de l’ANP (à noter que CEM/ANP est noté comme un poste à part entière dans le gouvernement ! Dans ce cas, on pouvait rajouter à Belaïz, ministre de l’Intérieur et tutelle de la DGSN et de la Protection civile !).
De ce fait, Tayeb Belaïz, ministre de l’Intérieur, qui a su gérer avec calme et humilité l’élection du 17 avril, aura la lourde tâche d’organiser un référendum annoncé sur la Constitution. Discrètement mais avec autorité, Tayeb Belaïz est en train de prendre la mesure de ce poste pour faire oublier le très marquant Yazid Zerhouni. Pour le MAE, le dorénavant quasi-incontournable Ramtane Lamamra, rempile et enregistre le retour dans son équipe de Abdelkader Messahel, aux Affaires africaines et maghrébines, qu’il n’a jamais réellement quitté tant ils animaient ensemble des conférences de presse bicéphales. Il remplace Abdelmadjid Bouguerra qui est loin d’avoir démérité.
La succession au ministère des Finances s’est faite de manière soft puisque l’ancien adjoint de Karim Djoudi, qui n’a eu de cesse de demander son remplacement pour des raisons de santé, a été finalement exaucé et relayé par Mohamed Djellab qui a eu le temps de se familiariser depuis une année avec le ministère en gérant le Budget.
Mais c’est dans le secteur de l’énergie que la surprise est intervenue. Youcef Yousfi demeure ministre mais voit son département amputé du secteur des mines ! Une première depuis 1962. C’est Abdesselam Bouchouareb, propulsé à l’Industrie, qui hérite de la gestion des mines et qui prend là une petite revanche personnelle depuis que certains l’ont enterré après son éviction du conseil national du RND. Un jeu de chaises musicales dont on ne peut écarter la patte d’Ouyahia et non celle de Belkhadem dont les ministres FLN se sont fait laminer. Sans doute, les contrecoups des ravages de Saâdani sur le parti.

Des demi-surprises

Mais le gouvernement Sellal II se distingue aussi par quelques demi-surprises. Le souci qui semblait guider le Président est d’inventer un gouvernement issu d’une génération postindépendance, rajeuni donc, ayant des compétences dans leurs domaines respectifs et ne trainant pas de casseroles. La fameuse transmission du flambeau promis lors du discours de Sétif. Sur le plan organique, le choix de découper en deux le ministère de la Jeunesse et des Sports est contenu dans les promesses de Bouteflika. Si les sports gardent Mohamed Tahmi, c’est le fait de consacrer à la jeunesse un ministère à part entière qui est innovant. Ayant fait la matrice de son serment à l’égard des jeunes, le Président et son Premier ministre ont opté pour Abdelkader Khomri, homme des réseaux et proche du mouvement associatif pour gérer ce nouveau département. L’ancien ambassadeur d’Algérie à Varsovie quitte le froid polonais pour se consacrer, dorénavant, à la frange la plus brûlante de la société que sont les jeunes. Il faut s’attendre, dans ce cas, à une réelle politique de proximité, déjà initiée par Sellal lui-même, parfois à son détriment, pour renouer avec une jeunesse algérienne en rupture avec les gouvernants.
Si Amara Benyounès pouvait prétendre à mieux que le commerce après avoir marqué son passage à l’industrie, il aura la tâche difficile de réguler un commerce laissé à l’abandon par Mustapha Benbada, qui a lassé son monde par des promesses de Ramadhan abordable et un nettoyage jamais réalisé des circuits informels. Avec l’énergie de Benyounès, le secteur qui impacte directement la qualité de vie et le pouvoir d’achat des Algériens est un enjeu politique et économique majeur et les émeutes du sucre et de l’huile de 2011 peuvent servir de   piqûre de rappel à ceux qui ont trop négligé les ravages de la dérégulation.
Si Amar Ghoul, que tout le monde annonçait en disgrâce, garde les transports car ayant entamé des chantiers de réformes assez conséquents, la Fonction publique — qui connaît un petit tsunami en perdant le ministère qui la représente — perd également son ministre, Mohamed El- Ghazi, qui se voit coiffer de trois casquettes que sont le travail, l’emploi et la sécurité sociale que détenait Mohamed Benmeradi. Le ministère des Travaux publics voit aussi l’émergence de la classe des walis, comme celui de Relizane, Abdelkader Kadi, qui remplace le pourtant apprécié Farouk Chiali qui fait, ainsi, juste un tour sur la rocade du gouvernement sans en emprunter l’autoroute.

La société civile en force
Autre sortie remarquée du gouvernement, celle de Khalida Toumi, que certains envoient à l’Unesco, et qui se voit remplacée par Nadia Labidi qui n’est pas une inconnue dans le monde de la culture, du cinéma et de la production qui est une ancienne du CAIC et une sorbonnarde. Mais la sortie la plus marquante est celle d’Abdelatif Baba Ahmed, ministre décrié de l’Éducation qui n’a jamais pu répondre aux attentes des enseignants et des syndicats.
La mission de mettre un peu d’ordre dans un secteur qui s’anarchise, vampirisé par la figure de Benbouzid, revient à l’ancienne directrice du Crasc d’Oran, Nouria Benghebrit, figure respectée de la société civile et qui aura besoin de toutes ses connaissances en sociologie pour tenter d’appréhender une éducation nationale traversée par des courants aussi antagonistes que budgétivores.
Autre ouverture sur la société civile est la nomination de Hamid Grine, ancien journaliste reconnu, écrivain à succès et issu du secteur privé. Connu dans le monde des médias, il aura la tâche ardue de mener à bien la feuille de route du Président dans un secteur qui connaît une crise de croissance. Grine, qui maîtrise la communication de crise, aura besoin de tout son tact pour tenter d’y répondre.  Il en va de même d’une originalité comme celle de Aicha Tagabou, la benjamine de l’équipe à 35 ans, et originaire du Sud, qui sera ministre déléguée au Tourisme et à l’Arisanat.
Ainsi, avec des ministères redynamisés et plus souples, avec un mélange d’anciennes et de nouvelles têtes, une équipe à la moyenne d’âge jeune, qui incarne une nouvelle génération de technocrates, féminisée, ouverte sur la société civile et équilibrée sur le plan régional, que Sellal doit négocier la relance de la machine. Ce n’est pas le gouvernement consensuel voulu, ni le gouvernement-commando souhaité, mais un Exécutif issu de la génération post-62 qui recèle quelques promesses et qui ne doit pas être condamné d’emblée. Bouteflika a fait ses dosages pour injecter la molécule de la jeunesse.

M. B

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femme algerienne

DILEM DU 06 MAI 2014

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lundi, 28 avril 2014

boutef et jean-paul2 canonisés

DILEM DU 28 AVRIL 2014

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Ôte ta main de là !

 

Par Hakim Laâlam  
Email : hlaalam@gmail.com
Hollande a téléphoné à Abdekka pour le féliciter après sa
réélection et lui réaffirmer que la France est favorable à une
accélération de la coopération…

… médicale !

Je ne suis pas un exemple de religiosité ! Loin de là ! J’assume même mon côté «anticlérical militant». Mais quand on assume, il faut tout assumer ! Assumer aussi, par exemple, ce côté paradoxalement mignon de l’Algérien qui se fout de l’imam à la première occasion, mais en même temps, qui ne peut passer devant un quignon de pain jeté au sol sans le ramasser, l’embrasser et le préserver dans un coin haut, loin des souillures. Nous sommes comme ça, élevés dans ce respect non pas d’une religion dogmatique, mais dans des fondamentaux humains. Il est des réflexes impossibles à censurer lorsqu’on a plus du demi-siècle au compteur de la vie. Si j’écoute la radio et que les programmes de musique rock sont interrompus par l’Adhan, je ne change pas de fréquences, comme tétanisé, j’attends la fin de l’appel à la prière pour ensuite me replonger dans Bruce Springsteen ! C’est ridicule, c’est infantile, personne ne peut m’obliger à mon âge à suivre ces rituels, je vous l’accorde, mais c’est comme ça ! Je m’y conforme parce que récipiendaire d’une éducation ancestrale que je perpétue, parfois à l’insu de mon plein gré. Pourquoi diable je vous raconte tout ça ? Parce qu’en ce moment précis, là, maintenant et dans les heures qui viennent, j’ai une pensée déjà émue, voire un pincement au cœur à l’évocation de la profanation à venir d’un objet que mes parents m’ont appris à respecter par-dessus tout, à sublimer. Bon ! Je dois bien l’avouer, moi, le mécréant, je n’ai pas suivi à la lettre les recommandations de mes Chibanis aujourd’hui sous terre. Mais en même temps, cet objet est là, dans mon intérieur. Il me suffit de le savoir ! Non pas que cela chamboule ma vie, ou que ça en conditionne son cours fondamentalement. Non ! Mais il est là ! Il m’est arrivé comme tout le monde de déménager souvent, surtout lors de la «décennie noire», j’ai dû alors, à chaque fois me séparer d’un tas de choses, par nécessité pratique, mais l’objet en question, je l’ai gardé toujours. Comme une sorte de talisman. Comme pour dire à mes parents, dans un dialogue entre le monde des vivants et celui des morts, «voyez ! Je ne suis pas le fils vertueux dont vous auriez peut-être rêvé, mais j’ai gardé l’objet précieusement, je l’ai mis à l’abri du temps et de ses vicissitudes, il m’est arrivé de le recoller, de le restaurer, et il est là». Puérile complainte d’un fils non encore résolue dans son rapport à Dieu ? D’un quinquagénaire encore indécis sur des interrogations d’ados ? Non ! Juste assumer cette part de contradiction délicieuse que nous portons pour beaucoup d’entre nous Algériennes et Algériens par rapport à cet objet sacré. Et si j’en «parle» aujourd’hui, si je partage tout cela ce jour, c’est que cet objet, du moins le même objet, similaire, le Saint Coran va subir un outrage dans quelques heures, à peine. Une main va se poser dessus et jurer ! Sacrilège ! Oui ! Profanation même à mes yeux d’enfant devenu adulte et aujourd’hui dans sa deuxième moitié de vie. Le Coran doit être préservé ! Le Livre Saint ne doit pas être ainsi livré aux «mains incertaines». Si ce n’est pas par religiosité, il faut le faire par respect à l’éducation que nous ont donnée, léguée nos parents. Ou juste par réflexe, comme on le ferait tous les jours avec le quignon de pain ramassé, embrassé, passé sur notre front et élevé au-dessus de la saleté des hommes. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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dimanche, 27 avril 2014

LES INTOUCHABLES

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samedi, 26 avril 2014

benflis malade d'apres boutef

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vendredi, 25 avril 2014

Dans un message adressé aux algériens

 

 

 

Liamine Zeroual fait le procès de Bouteflika

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le 20.03.15 | 08h00 6 réactions

zoom | © photo : AFP
 
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L’ancien président de la République estime que le prochain mandat présidentiel est celui de «l’ultime chance à saisir pour engager l’Algérie sur la voie de la transition véritable». Une ambition que ne saurait être l’œuvre d’un seul homme.

Un tournant. L’ancien président de la République, Liamine Zeroual, sort de sa réserve,  s’adresse à la nation et exprime ses «craintes», à la veille d’une élection présidentielle remplie d’incertitudes. Dans une lettre écrite, remise exclusivement à trois quotidiens nationaux, dont El Watan, il met en garde contre les risques d’une série d’événements qui marquent l’actualité nationale.                  

Ce qui se passe aujourd’hui sur la scène nationale ne peut laisser indifférent et interpelle la conscience de tout citoyen algérien jaloux de l’indépendance de son pays», relève l’ancien chef de l’Etat. L’impasse périlleuse dans laquelle se trouve le pays, conséquence de la vacance du pouvoir et du passage en force entrepris pour se maintenir au pouvoir de l’actuelle équipe dirigeante, a visiblement secoué la conscience d’un homme qui a eu à diriger le pays dans sa phase la plus critique.

Face au danger qui menace sérieusement le pays, Liamine Zeroual, tel un vieux soldat, ne pouvait manifestement se confiner indéfiniment dans l’obligation de réserve. «L’attitude de réserve ne m’a jamais empêché d’être toujours sensible aux pulsations de la société algérienne et d’observer avec une attention régulière et un intérêt particulier l’évolution de l’actualité nationale. La survenance d’une série d’événements et de déclarations, autant multiples qu’inhabituels, notamment à la veille d’une importante échéance électorale, m’a mis dans l’obligation morale de m’exprimer et de partager mes sentiments et mes craintes avec mes concitoyens algériens», révèle-t-il dans son message. En évoquant les «craintes», Liamine Zeroual, connu pourtant pour son sens de la mesure, confirme toute la gravité de la crise et les périls qui pèsent sur le pays. Son intervention est assurément synonyme d’un tournant sensible dans la vie nationale chargée d’inquiétudes.
Son implication dans le débat va certainement changer la donne politique et pourrait fort probablement bouleverser les rapports de force tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pouvoir. Son message provoquera sans nul doute un déclic dans une société en colère contre un pouvoir autoritaire qui impose des choix politiques funestes.


L’armée et la démocratie


Dans son communiqué, Liamine Zeroual n’a pas passé sous silence les «diatribes» contre l’armée, qui avaient révélé de profondes divisions dans le sérail. «Malheureusement et tout récemment, l’institution militaire s’est vue exposée à une regrettable diatribe dont la finalité n’est autre que celle de fragiliser l’appareil national de défense et de sécurité nationale et d’ouvrir ainsi la porte aux multiples dangers qui guettent l’Algérie», regrette-t-il. L’ancien chef d’Etat dans son analyse insère les «diatribes» contre l’armée dans un contexte politique bien particulier. «Ce qui se passe aujourd’hui sur la scène nationale ne saurait être grossièrement éludé au profit de certaines approches dont les intentions cachées ne servent pas nécessairement les intérêts vitaux de l’Algérie», accuse-t-il. A l’endroit de l’équipe actuelle au pouvoir qui arbore avec arrogance les «succès économiques», Liamine Zeroual lui envoie une sévère mise en garde. «Il faut se garder de sous-estimer la situation actuelle et de penser que la manne financière peut, à elle seule, venir à bout d’une crise de confiance structurelle. Même fondé, l’étalage des statistiques et de bilans chiffrés à l’adresse d’une opinion nationale exsangue n’est pas pour convaincre son scepticisme exacerbé, ni de nature à contenir l’effervescence citoyenne que connaît actuellement la scène politique nationale», avertit-il. Et contrairement aux partisans d’un quatrième mandat imposé à une société en colère, Liamine Zeroual apporte un appui sans faille aux Algériens opposés au statu quo. Il juge que «l’effervescence citoyenne qui n’a d’autre ambition légitime que celle d’apporter sa propre contribution à l’édification d’un nouvel ordre politique dans la fidélité à l’esprit de la déclaration du 1er Novembre 1954 et en harmonie avec les normes universellement consacrées, tout en préservant nos valeurs et nos spécificités», soutient encore l’ancien Président.  


«Un mandat de transition»


L’homme, qui avait instauré le principe d’alternance en limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, a sévèrement critiqué la révision constitutionnelle de 2008 imposée par Bouteflika et mesure le recul démocratique engendré. «L’amendement de son article 74 a profondément altéré le saut qualitatif qu’exigeait l’alternance au pouvoir et a privé le processus de redressement national de conquérir de nouveaux acquis sur le chemin de la démocratie», constate l’ancien chef d’Etat.
Il fait ainsi et subtilement le procès de l’actuel Président.  L’homme qui a réussi à reconstruire l’Etat, sur les décombres de la guerre civile, met en garde ainsi ceux qui veulent forcer le passage.

«Une élection souveraine à travers laquelle le peuple souverain donnera mandat au prochain Président d’agir en son nom, pour une période de cinq ans.» Zeroual rappelle avec force qu’à «l’aune d’une aussi importante consultation électorale et des  conditions objectives de transparence et de liberté qui doivent entourer son déroulement, que s’apprécie le degré d’enracinement social de l’Etat et que s’acquiert le respect mérité dans le concert des nations». Zeroual rappelle à ce titre toute la gravité qu’exige cette haute responsabilité. Prétendre à la magistrature suprême est un «insigne honneur, mais également une lourde et délicate charge, autant morale que physique. Une charge qui, pour être honorablement assumée, exige d’être entourée d’un certain nombre de conditions, dont essentiellement celle qu’édicte formellement la Constitution d’une part et celle qu’impose l’éthique des règles protocolaires liées à l’exercice de la fonction présidentielle». Un avertissement adressé à ceux qui veulent imposer un quatrième mandat d’un président-candidat fortement handicapé, une opposition est ouvertement assumée.

L’ancien président de la République considère, par ailleurs, qu’indépendamment de l’issue de la présidentielle, «il faudra surtout retenir que le prochain mandat présidentiel est le mandat de l’ultime chance à saisir pour engager l’Algérie sur la voie de la transition véritable».
Il assure que tous les indicateurs objectifs militent pour «entamer, sous le sceau de l’urgence, dans la sérénité et de manière pacifique, les grands travaux de cette œuvre nationale salutaire à la réalisation de laquelle tous les Algériens doivent être associés».
Une ambition qui ne serait l’œuvre d’un seul homme et d’un clan. «Il faut se garder de croire que la grandeur du dessein national peut relever de la seule volonté d’un homme serait-il providentiel ou de l’unique force d’un parti serait-il majoritaire», «la grandeur du dessein national est intimement liée à la grandeur du peuple et de sa capacité d’œuvrer constamment à conquérir de nouveaux espaces démocratiques», préconise l’ancien Président.

Hacen Ouali

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jeudi, 24 avril 2014

Algerie

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mercredi, 23 avril 2014

La “brosse” électronique

 

Par : Mustapha Hammouche

La campagne pour l’élection présidentielle a-t-elle enrichi le discours politique national ?
En considérant la récurrence des termes, de façon pragmatique, on peut relever que le mot le plus utilisé par les politiques en campagne a été le mot “stabilité” ; suivi, très probablement, du terme “sécurité”. Dans le camp de l’opposition au vote ou au quatrième mandat, qui s’est beaucoup moins exprimé, c’est le mot “santé” qui semble être revenu le plus souvent ; suivi du vocable “changement”.
La presse, quant à elle, qui renferme le plus grand nombre de commentateurs, a évoqué de manière récurrente les mots “quatrième mandat”, “Bouteflika” et “système”.
Durant cette campagne électorale, le Net aura constitué le troisième centre de production sémantique. S’il dispose d’un lexique plus réduit, il a la particularité d’être innovant, d’être apte à confectionner ses propres concepts, en adaptant le discours normalisé ou en puisant dans le langage courant. Le discours des réseaux sociaux a la fraîcheur de la jeunesse qui le crée et l’utilise. Celle-ci ayant l’avantage de ne pas entretenir le réflexe de la censure et de l’autocensure que cultive la presse. Là, indéniablement, c’est le terme de “chita” — et ses déclinaisons :    “brosse”, “chyat”, “chyattine” — qui, par ordre de fréquence, arrive en premier dans le discours. Avant “fakakir”, et quelques autres mots montés sur la même structure de pluriel pour les besoins de l’ironie.
Les internautes ont été d’un grand apport conceptuel et en termes d’analyse des discours et comportements politiques en période électorale. Ce qui a obligé la presse à aller puiser dans les réseaux sociaux les critiques qu’elle ne pouvait assumer, compte tenu de leur fond ou de leur forme, et poussé le politique à tenir compte de ce média informel, atomisé, insaisissable.
Le discours “virtuel” profite de la diversité de langages dont dispose parfois une même personne : texte, dessin, montage vidéo, documentaire vidéo… Et la presse institutionnelle ne peut plus se passer d’exploiter la matière disparate d’intervenants atomisés, qui fait de la Toile le lieu de production privilégié de nouvelles. L’information par les réseaux sociaux est rapide, parce que, là où cela se passe, il n’y a pas toujours un journaliste, mais forcément un Smartphone pas loin. Elle est probante, parce qu’elle privilégie l’image sur le récit oral ou écrit. Elle est opérante, parce qu’elle peut déclencher des réactions multiples et concentrées qui rendent insoutenable la situation de leur cible : le destin du clip We are the world version “quatrième mandat” est la parfaite illustration de cette implacable efficacité. Aussi, elle n’a pas de limites géographiques, ni même linguistiques, de diffusion. Et le “buzz” a supplanté le   “scoop”, qui avait lui-même supplanté “l’exclusivité”.
Un seul regret, peut-être, quant à la fonction démocratique de la communication virtuelle : l’engouement des internautes ne se porte pas en tout temps sur la chose. C’est un intérêt conjoncturel qui dépend de l’ambiance nationale générale.
Est-ce que, la campagne à présent terminée, ils jetteront l’éponge ? Ce serait dommage, parce que les autres, eux, ne jetteront pas la brosse…Et peut-être même que, pour narguer les insolents cybernautes, se mettront-ils à la brosse électronique ?

M. H.
musthammouche

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mardi, 22 avril 2014

boutef quatre

 

 

DILEM DU 22 AVRIL 2014

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samedi, 19 avril 2014

BOUTEF N'A PAS VOTER

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vendredi, 18 avril 2014

boutef intronisé roi d'afrique!

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lundi, 14 avril 2014

La charge de Bouteflika contre son adversaire

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Algérie : manifestation anti-Bouteflika à Alger

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lundi, 07 avril 2014

tom

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boutef

DILEM DU 07 AVRIL 2014

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Le monopole de la violence

 

 

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C'est une simple histoire de prérogatives. Il n'y a que l'Etat qui puisse chasser des manifestants, annuler un meeting, refouler une personne, arrêter un groupe ou interdire un rassemblement. Le contraire n'est en théorie pas possible, ce qui a donné aux violentes manifestations de Béjaïa ce caractère de désobéissance civile. Mais après ? Le politologue Sellal a cru bon d’y voir la main de Benflis et du FIS, pendant que la direction de campagne du même Sellal accusait dans un communiqué le MAK, les fascistes et le mouvement Barakat. Ces analyses contradictoires, simplistes et absurdes révèlent le désarroi d'une équipe qui, chaque jour, à Relizane, Tébessa, Annaba, Marseille ou Ouargla, est perturbée dans ses tentatives de meeting, ce qui pousse d'ailleurs la direction de campagne à en annuler plusieurs.

Il est évident que le passage en force du 4e mandat au mépris du bon sens, de l'histoire, de l'alternance et de la biologie, avec un bilan de 15 ans peu crédible, crée des facteurs de colère. Arguant du monopole de la violence, les partisans de Bouteflika aimeraient bien que tout se passe dans le calme alors que les jeux sont faits, la fraude en marche, tous les moyens de l'Etat mis à la disposition du candidat adoubé et le président de la CNISEP de surveillance des élections, Belkacem Sahli, ex-ministre, a lui-même déclaré que le président Bouteflika est le meilleur président arabe.

Dès lors, la question du jeu ouvert et pacifique – «si vous n'êtes pas d'accord, votez contre» – n'a plus aucun sens. Il n'est pas intelligent de brûler une maison de la culture, mais on doit revenir à cette histoire de stabilité : est-ce la candidature de Bouteflika, un vieil homme qui parle à tout le monde sauf à son peuple, qui crée de l'instabilité, ou les Béjaouis qui sont instables ? La réponse semble évidente. Mais l'évidence n'est pas évidente pour tout le monde. C'est évident.

 

Chawki Amari

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KIRI FELICITE LE POUVOIR ASSASSIN

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vendredi, 28 mars 2014

PAS UN MOUSTIQUE ,SALLES VIDES!ANTI -BOUTEF

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jeudi, 27 mars 2014

Un non-événement pour les Sétifiens

 

 
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le 27.03.14 | 10h00 Réagissez

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Pour de nombreux citoyens approchés, les conditions climatiques n’y sont pour rien l Cette indifférence s’apparente à une bouderie ne disant pas son nom.

Du côté de la capitale des Hauts-Plateaux, chef-lieu d’une wilaya disposant du deuxième corps électoral du pays de plus de 919 342 électeurs dont 409 513 électrices, la campagne électorale est le moins qu’on puisse dire un non-événement pour une population vaquant, comme à l’accoutumée, à ses tâches quotidiennes.
Au troisième jour, la campagne de la présidentielle ne démarre toujours pas à Aïn Fouara, où le froid glacial revient au galop. Pour de nombreux citoyens approchés, les conditions climatiques n’y sont pour rien, cette indifférence s’apparente à une bouderie ne disant pas son nom.  A travers les différentes rues et ruelles sillonnées, rien n’indique que nous sommes à quelques encablures d’une importante échéance électorale. Même les effigies des candidats se font rares.

Tout comme les «soutiens» aux deux principaux candidats, à savoir Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis, qui ne désirent pas s’afficher publiquement. De nombreux militants de l’ex-parti unique optent pour la même démarche : «Pour ne pas être taxés de redresseurs ou de partisans du président-candidat, le jour nous sommes avec l’un, la nuit nous optons pour l’autre. Comme les choses ne sont toujours pas claires, nous attendons le moment propice pour nous démarquer», avouent sous le couvert de l’anonymat des FLNistes tenant la canne par le milieu. Le «froid» caractérise également les alentours des permanences de candidats zappés par le citoyen lambda. Celui-ci affiche clairement son insensibilité vis-à-vis de la chose «politique» et plus particulièrement du scrutin du 17 avril prochain : «Je ne vais pas déposer un bulletin qui ne vaut absolument rien.

Sachant que nos voix sont facultatives pour nos gouvernants insensibles à notre quotidien de plus en plus difficile», dit Salim, un jeune accosté à la sortie de la grande poste. «Méprisé des années durant, on ne se rend compte de l’existence du petit peuple qu’à l’approche des échéances électorales durant lesquelles on lui promet monts et merveilles. Comme dit l’autre : ‘‘Fakou’’», peste un autre Sétifien. «Avec une vie impossible, sachant que mon pouvoir d’achat s’érode de jour en jour, la prochaine élection est le dernier de mes soucis. Qu’on le veuille ou non, Bouteflika ou Benflis, c’est kif-kif. Car ils ne sont ni plus ni moins que deux faces d’une seule et unique pièce de monnaie», tonne Mohamed, un maçon rencontré à la gare routière n’ayant de gare que le nom.  

Sur place, des jeunes de Bougaâ et d’autres localités du nord de la wilaya lancent un message : «Pour mesurer notre désarroi avec le transport en commun, nous invitons les candidats qui n’ont jamais pris un bus à faire le trajet Sétif-Bougaa-Beni Ourtilane. On ne peut donner nos voix à des gens ne se souciant guère de notre misère», martèlent nos interlocuteurs qui attendent le doublement de la voie précitée. «Ne nous parlez surtout pas du vote, un acte réservé aux citoyens jouissant de tous leurs droits. Forcés d’aller dans un hôpital datant de 1939, ne pouvant de ce fait bénéficier d’une bonne prise en charge médicale, les malades d’une wilaya de plus de 1,6 million d’habitants, n’ont pas eu droit à un 2e CHU», soulignent non sans une certaine amertume de nombreux médecins.

«Les candidats qui relèguent l’aspect historique au second plan vont-ils institutionnaliser le 8 Mai 1945 comme Journée nationale de la résistance ? Vont-ils en outre octroyer aux victimes de ces massacres le statut de martyr ?» s’interrogent des vieux qui attendent, à l’instar de tous les Algériens, une réponse claire des six candidats qui ne devront pas esquiver un sujet aussi sensible. «L’indifférence des gens est justifiée. Elle exprime ule ras-le-bol. Le Sétifien qui n’a pas vu, ces dernières années, la couleur d’un logement social n’a pas la tête aux urnes. Le blocage de nombreux autres projets importants accentue l’amertume des gens gavés par les promesses. La mise en veilleuse d’une région où 40 000 logements de différents segments ne sont toujours pas lancés ne laisse pas indifférents les électeurs», explique un
universitaire. Bref, l’ambiance est morose à Sétif, où les gens approchés ne sont pas chauds à aller le jour J placer leur bulletin dans l’urne…
 

Kamel Beniaiche

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MBILISATION ANTI-BOUTEF ,ANTI-SYSTEME ,ANTI-TOUFIK

GOUVERNEMENT ALGERIEN

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