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  • Conseil de sécurité: le Pakistan dénonce le soutien d'Obama à l'Inde ,boutef aussi!!!!

     

     

     

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    Le Pakistan s'est dit mercredi "très inquiet et fortement déçu" par le soutien apporté par le président américain Barack Obama à la candidature de l'Inde à un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
    Le Pakistan s'est dit mercredi "très inquiet et fortement déçu" par le...
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    Le Pakistan a dénoncé mercredi le soutien du président américain Barack Obama à la candidature de l'Inde à un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, se disant "très inquiet et fortement déçu" par cet appui "incompréhensible" à son rival régional.
    Lors d'un conseil des ministres tenu mercredi, "le gouvernement s'est dit très inquiet et fortement déçu par la décision américaine de soutenir la demande de l'Inde d'être membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
    Barack Obama a apporté son soutien à cette candidature indienne au conseil de sécurité lundi lors d'une visite à New Delhi, en invitant son hôte à prendre sa place "légitime" parmi les puissances mondiales.
    "Il est incompréhensible de voir que les Etats-Unis apportent leur soutien à l'Inde, qui a un historique douteux en matière de respect des principes et résolutions de l'ONU", ajoute la résolution du gouvernement pakistanais.
    Le Pakistan en veut pour preuve "le non-respect par l'Inde des résolution de l'ONU au Cachemire et la violation systématique et à grande échelle des droits de l'homme fondamentaux des habitants du Cachemire", une région himalayenne à majorité musulmane divisée entre l'Inde et le Pakistan mais que les deux pays revendiquent dans sa globalité.
    Plusieurs résolution de l'ONU ont appelé à l'organisation d'un référendum permettant aux habitants du Cachemire de choisir entre l'Inde et le Pakistan, sans être suivies d'effet.
    L'Inde est farouchement opposée à toute intervention extérieure concernant ce conflit, et M. Obama avait provoqué la colère lorsqu'il avait suggéré, avant d'arriver au pouvoir, une médiation américaine dans cette région.
    Le Cachemire a provoqué deux des trois guerres que se sont livrées l'Inde et le Pakistan depuis leur indépendance concomitante, née en 1947 de la partition très sanglante de l'empire britannique des Indes.
    Les deux pays ont entamé en 2004 de laborieuses négociations de paix, interrompues par l'Inde après les attaques menées par un commando islamiste pakistanais qui avaient fait 186 morts à Bombay en novembre 2008.
    Depuis près d'un an et sous la pression de Washington qui cherche une stabilité régionale, de hauts responsables se sont de nouveau rencontrés pour tenter de remettre le dialogue sur les rails.
    "Je crois que le Pakistan et l'Inde ont un intérêt à réduire les tensions entre eux", a déclaré lundi M. Obama. "Mais les Etats-Unis ne peuvent imposer une solution sur ces problèmes", a-t-il ajouté.
    Dimanche à Bombay, M. Obama avait appelé l'Inde et le Pakistan à travailler ensemble pour résoudre leurs différends, soulignant que New Delhi avait le plus grand intérêt à la réussite de son rival dans la lutte contre l'extrémisme.
    Le Pakistan progresse contre le "cancer" de l'extrémisme mais "pas aussi vite que nous le voudrions", avait-il ajouté.
    Le seul survivant du commando de dix hommes lourdement armés qui mené les attaques de Bombay avait déclaré qu'ils avaient été recrutés, entraînés et équipés par le mouvement Lashkar-e-Taïba (LeT), avec un soutien de certains membres des services de renseignement et de l'armée du Pakistan.

    AFP
  • Accusés, asseyez-vous

     

    Comme un corps atteint d’une maladie dégénérative, la crise du régime se poursuit devant une population médusée par tant d’affaires, ne voyant plus dans la représentation officielle de son Etat  qu’une association de malfaiteurs. Les scandales se suivent et se ressemblent, impliquant des ministres, d’anciens ministres, des officiers supérieurs et des personnalités de premier plan, cités, impliqués et accusés mais jamais inquiétés.

    Au mieux, ils gardent leur poste et continuent à faire des affaires, au pire ils s’en vont vivre à l’étranger avec quelques milliards en poche, ramassés sur l’argent public. Mais quel est le point commun entre tous ces hommes ? Ce sont des proches du Président qui les a nommés, les couvre et continue de leur faire confiance, ce qui reste inexplicable pour beaucoup.

    Car les avis sont partagés ; pour certains, c’est le bon roi trahi par son entourage, pour d’autres, c’est le roi ordinaire qui n’a trouvé comme façon de rester au pouvoir que de laisser son entourage s’enrichir pour en faire des soutiens. Et à la façon dont ses proches passent leur temps à rappeler à quel point le Président est merveilleux et comment il a sauvé le pays, on pourrait valider la deuxième thèse. D’après Benyounès d’ailleurs, qui affirme que sa tête fonctionne bien, le Président suit tous les dossiers.

    Pourquoi ne réagit-il pas, ne serait-ce qu’en menaçant par lettre tous ces pilleurs installés dans l’Etat comme il l’a fait pour les journalistes et l’opposition ? Parce que probablement, il sait que tous ces procès qui se suivent sont indirectement son procès à lui, de sa gestion, son règne, ses hommes et ses choix. Sorti du régime en 1979, il avait été condamné par la Cour des comptes en 1982. Pourrait-il être rejugé dans 10 ans avec effet rétroactif ? Non, car à ce rythme où s’enfilent actuellement les procès sensibles, dans 10 ans, tous les juges seront morts, victimes d’AVC.

    Chawki Amari
  • boutef

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  • NIKITA

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  • no comment

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  • Les policiers poussés à bout à Ghardaïa

    essif

    Les policiers poussés à bout à Ghardaïa

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    le 14.10.14 | 10h00 12 réactions

     
	Manifestation, hier, à Ghardaïa, des Unités républicaines de sécurité (URS) contre leurs conditions de travail.

    | © El Watan

    Manifestation, hier, à Ghardaïa, des Unités républicaines de sécurité (URS) contre leurs conditions de travail.

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    Quelque 1500 éléments des Unités républicaines de sécurité (URS) originaires de 28 wilayas du pays ont manifesté, pour la première fois, contre leur hiérarchie.

    Ghardaïa. Lundi, 3h. Une heure où les policiers sont généralement dans les zones tampon de la ville pour éviter de nouvelles dérives sécuritaires. On savait que Berriane renouait avec des violences non encore maîtrisées, mais dès que la rumeur (non encore confirmée) du décès d’un de leurs collègues s’est propagée telle une traînée de poudre, des centaines d’éléments des Unités républicaines de sécurité, communément connues sous le nom de forces antiémeute, se sont rassemblés devant le siège de la sûreté de wilaya de Ghardaïa, dénonçant leur conditions de travail et surtout la précarité de leur situation sociale et de leurs conditions de vie et d’exercice du métier dans la vallée du M’zab. Affluant de plusieurs communes de la wilaya, abandonnant leurs positions et issus des URS de 28 wilayas du pays ramenés depuis novembre 2013 pour rétablir le calme à Ghardaïa après les violents affrontements intercommunautaires qui ont ébranlé la région, ils se sont retrouvés pour crier leur colère contre le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, à qui ils imputent leurs lamentables conditions de travail.

    Témoignages accablants

    «Nous effectuons 12 heures de travail par jour et nos responsables déclarent que nous travaillons sous le régime des 3x8, ce qui est un mensonge», crie un jeune policier de Constantine avant d’ajouter : «Je voudrais bien que vous veniez voir où nous dormons, sous des tôles par 45°, comme des animaux. Ne sommes-nous pas des êtres humains ?» Et un autre d’ajouter : «Hamel a déclaré devant des étrangers, à la réunion avec Interpol, que les policiers algériens sont bien rémunérés et que la plupart d’entre eux perçoivent 60 000 DA ? Eh bien, dites-lui que je ne touche que 32 000 DA et que mes collègues et moi, nous mettons nos vies en danger ici.»  Les témoignages sont crus et relatent un quotidien difficile, un sentiment d’abandon : «Agressés, tabassés, nous sommes aussi bien les victimes des émeutiers que des retenues sur salaires sans aucune absence de nos postes de misère devant des bandes criminelles encagoulées usant d’une violence inouïe.»

    Debout pendant plus de quatre heures face à la sûreté de la wilaya, les manifestants ont subitement changé de position pour donner le dos aux responsables sortis sur les marches de l’imposant édifice, les regardant sans oser approcher. Après presque une demi-heure dans cette posture, ils se sont dirigés dans une parfaite organisation vers le siège de la wilaya de Ghardaïa, à une centaine de mètres, après avoir entonné l’hymne national, toujours donnant le dos aux responsables. Les Ghardaouis saluent une élite qui proteste
    Les URS ont été acclamés tout au long du parcours par la population, notamment les jeunes Ghardaouis agglutinés sur les deux côtés du parcours.

    Les policiers, dans un silence entrecoupé par des applaudissements et les encouragements de la population saluant ce geste de courage de ces enfants de la République, ont emprunté le boulevard Didouche Mourad avant de déboucher sur l’avenue Talbi Ahmed, au bout de laquelle se trouvent le foyer de la police et le siège du tribunal. Sans s’arrêter, ils ont, encore une fois, entonné l’hymne national avant de déboucher sur l’avenue du 1er Novembre.

    Arrivés sur l’esplanade qui donne sur le siège de la wilaya et le siège de la cour de Ghardaïa, ils se sont assis par terre dans le calme, pendant près de 45 minutes, avant de reprendre le chemin inverse vers le siège de la sûreté de wilaya.
    Sur le chemin du retour, la détermination était plus forte. Quatre policiers placés au devant de la procession portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, en arabe : «Hamel dégage», «Nous voulons un syndicat autonome», «Nous voulons le ministre» et «10 mois, barakat».

    Vers 14h, le DGSN, Abdelghani Hamel, est arrivé à Ghardaïa en catimini et la sûreté de wilaya a publié un sibyllin et laconique communiqué transmis par mail à la presse pour informer que le patron de la police est arrivé à Ghardaïa pour une visite de travail et d’inspection et qu’il a rendu visite à quelques policiers blessés sur leurs lits d’hôpital, éludant superbement la situation explosive dans laquelle s’est retrouvée la vallée du M’zab avec son lot d’incendies, de blessés et de lendemains incertains. Aucun contact avec la presse, reléguée au rang de curieux indésirables.
     

    Les précisions de la DGSN

    La direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a apporté des précisions relatives à l’action de protestation observée par des agents de police à Ghardaïa, pour dénoncer les agressions répétées qu’ils subissent dans l’exercice de leurs fonctions. Dans un communiqué remis à notre rédaction, la DGSN dément catégoriquement le décès d’un policier suite aux derniers affrontements qui ont éclaté à Berriane ; elle indique cependant avoir dénombré trois policiers blessés.

    Le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, en visite de travail dans la wilaya de Ghardaïa, a été attentif aux préoccupations des policiers en colère contre ces agressions récurrentes dont ils sont victimes. Lors de sa rencontre avec eux, M. Hamel les a rassurés en s’engageant à prendre en charge «l’ensemble de leurs préoccupations et inquiétudes». Il a cependant insisté, ajoute le communiqué, sur la nature du métier de policier en rappelant à l’occasion les sacrifices consentis quotidiennement par les agents constamment exposés à de multiples risques et dangers.

    Le DGSN a exhorté les policiers à «poursuivre leur noble mission avec efficacité et honnêteté, dans le respect et l’application des lois de la République». M. Hamel s’est rendu, lors de son déplacement, à l’hôpital de la ville de Ghardaïa où il s’est enquis de l’état de santé des deux policiers blessés la veille. Un geste apprécié par les concernés et leurs collègues.  (R. P.)
     

    K. Nazim et Houria Alioua
     
     
    Vos réactions 12
    varan   le 14.10.14 | 16h14

    c'est louche

    je crois c'est le mandat de trop trop même allah esstar elblad.les digues mis en place par le pouvoir commencent à la cher.ce n'est pas un événement anodin,le risque que les institutions prennent de l'eau ... la suite

     
    boudjenah   le 14.10.14 | 15h32

    quelle police

    Il sont tous verreux ces ripoux. ils ne savent que casser des étudiants, des enseignants inoffensifs, et j'en passe.Pour une fois qu'ils se retrouvent de vrais délinquants ils abdiquent sous prétexte ... la suite

     
    Mouvement pour l'autonomie en Kabylie   le 14.10.14 | 15h13

    Mouvement de très bon augure

    Ils ont enfin compris qu'il étaient utilisés uniquement pour la sauvegarde des intérêts colossaux de la nomenklatura. Pourtant, il n'y a pas si longtemps encore, ils appliquaient avec motivation et ... la suite

     
    L'échotier   le 14.10.14 | 14h41

    Comment

    continuer dans cet aveuglement de demander à des enfants du peuple à taper sur d'autres enfants du même peuple? Ce régime continue de croire qu'il a un pouvoir de vie et de mort sur les Algériens et que le ... la suite

     
    slimfast-2007   le 14.10.14 | 14h09

    les grabataires a Alger!

    Pendant que ces pauvres bougres se défoncent pour assurer la securité au m zab, les grabataires du pouvoir sont au bord de leur piscine ou celles des hilton, a Alger! Que le monistre de l'intérieur et son ... la suite

     
    agrakal   le 14.10.14 | 13h37

    A quand la paix à Ghardaia ?

    J'espère ne pas être censuré comme hier. En lisant les articles et les interventions sur ce drame de Ghardaia, qui se joue à huis clos, je remarque que le calvaire des Mozabites est rarement évoqué ... la suite

     
    zakariadz   le 14.10.14 | 13h15

    RESPECT aux policiers

    les postes de responsabilité sont partager bel ma3rifa comme dans tout les disciplines en Algérie.alors c ça le résultat. un état faible et sans rigueurs. n'importe qui peut réunir une dizaine de personnes ... la suite

     
    Argou   le 14.10.14 | 12h59

    Ils sont bien soutenus

    Cette marche est juste, je la soutiens, comme ceux qui l'ont déja fait, mais Il serait aussi honorable, qu'eux nous soutiennent lors de manifestations, là ou ils n'hésitent en aucun cas de bastonner le ... la suite

     
    ergub   le 14.10.14 | 12h02

    A quand la suite ?

    Les officiers de l'ANP et des services de sécurité devraient suivre cet exemple et tourner le dos aux crétins qui tiennent le pays.

     
    daissi   le 14.10.14 | 11h48

    les policiers pousser a bout

    normalement ces pauvres policiers qui affrontent des ces sauvages comme a ghardaia doivent toucher un double salaire et doivent vivre dans des condition honorable

     
  • no moment

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  • SAADANI

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  • Un gouvernement package

    Restructuré, féminisé, rajeuni, ouvert sur la société civile et compact

     

     

    Par : Mounir B.

    Ce n’est pas le gouvernement consensuel voulu, ni le gouvernement-commando souhaité, mais un Exécutif package qui recèle quelques promesses et qui ne doit pas être condamné d’emblée.

    Si Bouteflika n’avait pas été Président, il aurait été chimiste. À l’analyse des dosages que comporte le gouvernement Sellal II, le président de la République a fait une petite révolution de palais.
    Le secret de la formule étant aussi bien dans la réorganisation de l’Exécutif que dans le choix des hommes et des… femmes.
    Car il faut se l’avouer. Dans la lignée des 30% des parlementaires femmes, Bouteflika poursuit sa “féminisation” du monde politique. 7 ministres femmes, presque un record, et ça, sans Louisa Hanoune. Le PT ayant refusé, autant que le FFS, le MSP et même le RCD, dit-on, à entrer dans le gouvernement, le choix d’un Exécutif d’union nationale a pris l’eau plus vite que le “Titanic”. Le recentrage devait se faire en moins de 72 heures.
    Sellal, apprenti-chimiste, ayant reçu la fiole empoisonnée de revoir la disposition de l’Exécutif en ne prenant plus en compte “l’opposition”, se devait de respecter, néanmoins, un cahier des charges précis : comment poursuivre les réformes politiques, accélérer la cadence, s’ouvrir sur la société civile, devenir efficace, économiser des budgets, restaurer la confiance et continuer à apaiser le front social et politique.
    Pour trouver la formule magique, il fallait d’abord garder les fondamentaux. C’est-à-dire ne pas bousculer la hiérarchie par le haut. Les ministères régaliens gardent leur titulaire avec la confirmation du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd-Salah, avec la double casquette de vice-ministre de la Défense et de chef d’état-major de l’ANP (à noter que CEM/ANP est noté comme un poste à part entière dans le gouvernement ! Dans ce cas, on pouvait rajouter à Belaïz, ministre de l’Intérieur et tutelle de la DGSN et de la Protection civile !).
    De ce fait, Tayeb Belaïz, ministre de l’Intérieur, qui a su gérer avec calme et humilité l’élection du 17 avril, aura la lourde tâche d’organiser un référendum annoncé sur la Constitution. Discrètement mais avec autorité, Tayeb Belaïz est en train de prendre la mesure de ce poste pour faire oublier le très marquant Yazid Zerhouni. Pour le MAE, le dorénavant quasi-incontournable Ramtane Lamamra, rempile et enregistre le retour dans son équipe de Abdelkader Messahel, aux Affaires africaines et maghrébines, qu’il n’a jamais réellement quitté tant ils animaient ensemble des conférences de presse bicéphales. Il remplace Abdelmadjid Bouguerra qui est loin d’avoir démérité.
    La succession au ministère des Finances s’est faite de manière soft puisque l’ancien adjoint de Karim Djoudi, qui n’a eu de cesse de demander son remplacement pour des raisons de santé, a été finalement exaucé et relayé par Mohamed Djellab qui a eu le temps de se familiariser depuis une année avec le ministère en gérant le Budget.
    Mais c’est dans le secteur de l’énergie que la surprise est intervenue. Youcef Yousfi demeure ministre mais voit son département amputé du secteur des mines ! Une première depuis 1962. C’est Abdesselam Bouchouareb, propulsé à l’Industrie, qui hérite de la gestion des mines et qui prend là une petite revanche personnelle depuis que certains l’ont enterré après son éviction du conseil national du RND. Un jeu de chaises musicales dont on ne peut écarter la patte d’Ouyahia et non celle de Belkhadem dont les ministres FLN se sont fait laminer. Sans doute, les contrecoups des ravages de Saâdani sur le parti.

    Des demi-surprises

    Mais le gouvernement Sellal II se distingue aussi par quelques demi-surprises. Le souci qui semblait guider le Président est d’inventer un gouvernement issu d’une génération postindépendance, rajeuni donc, ayant des compétences dans leurs domaines respectifs et ne trainant pas de casseroles. La fameuse transmission du flambeau promis lors du discours de Sétif. Sur le plan organique, le choix de découper en deux le ministère de la Jeunesse et des Sports est contenu dans les promesses de Bouteflika. Si les sports gardent Mohamed Tahmi, c’est le fait de consacrer à la jeunesse un ministère à part entière qui est innovant. Ayant fait la matrice de son serment à l’égard des jeunes, le Président et son Premier ministre ont opté pour Abdelkader Khomri, homme des réseaux et proche du mouvement associatif pour gérer ce nouveau département. L’ancien ambassadeur d’Algérie à Varsovie quitte le froid polonais pour se consacrer, dorénavant, à la frange la plus brûlante de la société que sont les jeunes. Il faut s’attendre, dans ce cas, à une réelle politique de proximité, déjà initiée par Sellal lui-même, parfois à son détriment, pour renouer avec une jeunesse algérienne en rupture avec les gouvernants.
    Si Amara Benyounès pouvait prétendre à mieux que le commerce après avoir marqué son passage à l’industrie, il aura la tâche difficile de réguler un commerce laissé à l’abandon par Mustapha Benbada, qui a lassé son monde par des promesses de Ramadhan abordable et un nettoyage jamais réalisé des circuits informels. Avec l’énergie de Benyounès, le secteur qui impacte directement la qualité de vie et le pouvoir d’achat des Algériens est un enjeu politique et économique majeur et les émeutes du sucre et de l’huile de 2011 peuvent servir de   piqûre de rappel à ceux qui ont trop négligé les ravages de la dérégulation.
    Si Amar Ghoul, que tout le monde annonçait en disgrâce, garde les transports car ayant entamé des chantiers de réformes assez conséquents, la Fonction publique — qui connaît un petit tsunami en perdant le ministère qui la représente — perd également son ministre, Mohamed El- Ghazi, qui se voit coiffer de trois casquettes que sont le travail, l’emploi et la sécurité sociale que détenait Mohamed Benmeradi. Le ministère des Travaux publics voit aussi l’émergence de la classe des walis, comme celui de Relizane, Abdelkader Kadi, qui remplace le pourtant apprécié Farouk Chiali qui fait, ainsi, juste un tour sur la rocade du gouvernement sans en emprunter l’autoroute.

    La société civile en force
    Autre sortie remarquée du gouvernement, celle de Khalida Toumi, que certains envoient à l’Unesco, et qui se voit remplacée par Nadia Labidi qui n’est pas une inconnue dans le monde de la culture, du cinéma et de la production qui est une ancienne du CAIC et une sorbonnarde. Mais la sortie la plus marquante est celle d’Abdelatif Baba Ahmed, ministre décrié de l’Éducation qui n’a jamais pu répondre aux attentes des enseignants et des syndicats.
    La mission de mettre un peu d’ordre dans un secteur qui s’anarchise, vampirisé par la figure de Benbouzid, revient à l’ancienne directrice du Crasc d’Oran, Nouria Benghebrit, figure respectée de la société civile et qui aura besoin de toutes ses connaissances en sociologie pour tenter d’appréhender une éducation nationale traversée par des courants aussi antagonistes que budgétivores.
    Autre ouverture sur la société civile est la nomination de Hamid Grine, ancien journaliste reconnu, écrivain à succès et issu du secteur privé. Connu dans le monde des médias, il aura la tâche ardue de mener à bien la feuille de route du Président dans un secteur qui connaît une crise de croissance. Grine, qui maîtrise la communication de crise, aura besoin de tout son tact pour tenter d’y répondre.  Il en va de même d’une originalité comme celle de Aicha Tagabou, la benjamine de l’équipe à 35 ans, et originaire du Sud, qui sera ministre déléguée au Tourisme et à l’Arisanat.
    Ainsi, avec des ministères redynamisés et plus souples, avec un mélange d’anciennes et de nouvelles têtes, une équipe à la moyenne d’âge jeune, qui incarne une nouvelle génération de technocrates, féminisée, ouverte sur la société civile et équilibrée sur le plan régional, que Sellal doit négocier la relance de la machine. Ce n’est pas le gouvernement consensuel voulu, ni le gouvernement-commando souhaité, mais un Exécutif issu de la génération post-62 qui recèle quelques promesses et qui ne doit pas être condamné d’emblée. Bouteflika a fait ses dosages pour injecter la molécule de la jeunesse.

    M. B

  • Ôte ta main de là !

     

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Hollande a téléphoné à Abdekka pour le féliciter après sa
    réélection et lui réaffirmer que la France est favorable à une
    accélération de la coopération…

    … médicale !

    Je ne suis pas un exemple de religiosité ! Loin de là ! J’assume même mon côté «anticlérical militant». Mais quand on assume, il faut tout assumer ! Assumer aussi, par exemple, ce côté paradoxalement mignon de l’Algérien qui se fout de l’imam à la première occasion, mais en même temps, qui ne peut passer devant un quignon de pain jeté au sol sans le ramasser, l’embrasser et le préserver dans un coin haut, loin des souillures. Nous sommes comme ça, élevés dans ce respect non pas d’une religion dogmatique, mais dans des fondamentaux humains. Il est des réflexes impossibles à censurer lorsqu’on a plus du demi-siècle au compteur de la vie. Si j’écoute la radio et que les programmes de musique rock sont interrompus par l’Adhan, je ne change pas de fréquences, comme tétanisé, j’attends la fin de l’appel à la prière pour ensuite me replonger dans Bruce Springsteen ! C’est ridicule, c’est infantile, personne ne peut m’obliger à mon âge à suivre ces rituels, je vous l’accorde, mais c’est comme ça ! Je m’y conforme parce que récipiendaire d’une éducation ancestrale que je perpétue, parfois à l’insu de mon plein gré. Pourquoi diable je vous raconte tout ça ? Parce qu’en ce moment précis, là, maintenant et dans les heures qui viennent, j’ai une pensée déjà émue, voire un pincement au cœur à l’évocation de la profanation à venir d’un objet que mes parents m’ont appris à respecter par-dessus tout, à sublimer. Bon ! Je dois bien l’avouer, moi, le mécréant, je n’ai pas suivi à la lettre les recommandations de mes Chibanis aujourd’hui sous terre. Mais en même temps, cet objet est là, dans mon intérieur. Il me suffit de le savoir ! Non pas que cela chamboule ma vie, ou que ça en conditionne son cours fondamentalement. Non ! Mais il est là ! Il m’est arrivé comme tout le monde de déménager souvent, surtout lors de la «décennie noire», j’ai dû alors, à chaque fois me séparer d’un tas de choses, par nécessité pratique, mais l’objet en question, je l’ai gardé toujours. Comme une sorte de talisman. Comme pour dire à mes parents, dans un dialogue entre le monde des vivants et celui des morts, «voyez ! Je ne suis pas le fils vertueux dont vous auriez peut-être rêvé, mais j’ai gardé l’objet précieusement, je l’ai mis à l’abri du temps et de ses vicissitudes, il m’est arrivé de le recoller, de le restaurer, et il est là». Puérile complainte d’un fils non encore résolue dans son rapport à Dieu ? D’un quinquagénaire encore indécis sur des interrogations d’ados ? Non ! Juste assumer cette part de contradiction délicieuse que nous portons pour beaucoup d’entre nous Algériennes et Algériens par rapport à cet objet sacré. Et si j’en «parle» aujourd’hui, si je partage tout cela ce jour, c’est que cet objet, du moins le même objet, similaire, le Saint Coran va subir un outrage dans quelques heures, à peine. Une main va se poser dessus et jurer ! Sacrilège ! Oui ! Profanation même à mes yeux d’enfant devenu adulte et aujourd’hui dans sa deuxième moitié de vie. Le Coran doit être préservé ! Le Livre Saint ne doit pas être ainsi livré aux «mains incertaines». Si ce n’est pas par religiosité, il faut le faire par respect à l’éducation que nous ont donnée, léguée nos parents. Ou juste par réflexe, comme on le ferait tous les jours avec le quignon de pain ramassé, embrassé, passé sur notre front et élevé au-dessus de la saleté des hommes. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • Dans un message adressé aux algériens

     

     

     

    Liamine Zeroual fait le procès de Bouteflika

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    le 20.03.15 | 08h00 6 réactions

    zoom | © photo : AFP
     
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    L’ancien président de la République estime que le prochain mandat présidentiel est celui de «l’ultime chance à saisir pour engager l’Algérie sur la voie de la transition véritable». Une ambition que ne saurait être l’œuvre d’un seul homme.

    Un tournant. L’ancien président de la République, Liamine Zeroual, sort de sa réserve,  s’adresse à la nation et exprime ses «craintes», à la veille d’une élection présidentielle remplie d’incertitudes. Dans une lettre écrite, remise exclusivement à trois quotidiens nationaux, dont El Watan, il met en garde contre les risques d’une série d’événements qui marquent l’actualité nationale.                  

    Ce qui se passe aujourd’hui sur la scène nationale ne peut laisser indifférent et interpelle la conscience de tout citoyen algérien jaloux de l’indépendance de son pays», relève l’ancien chef de l’Etat. L’impasse périlleuse dans laquelle se trouve le pays, conséquence de la vacance du pouvoir et du passage en force entrepris pour se maintenir au pouvoir de l’actuelle équipe dirigeante, a visiblement secoué la conscience d’un homme qui a eu à diriger le pays dans sa phase la plus critique.

    Face au danger qui menace sérieusement le pays, Liamine Zeroual, tel un vieux soldat, ne pouvait manifestement se confiner indéfiniment dans l’obligation de réserve. «L’attitude de réserve ne m’a jamais empêché d’être toujours sensible aux pulsations de la société algérienne et d’observer avec une attention régulière et un intérêt particulier l’évolution de l’actualité nationale. La survenance d’une série d’événements et de déclarations, autant multiples qu’inhabituels, notamment à la veille d’une importante échéance électorale, m’a mis dans l’obligation morale de m’exprimer et de partager mes sentiments et mes craintes avec mes concitoyens algériens», révèle-t-il dans son message. En évoquant les «craintes», Liamine Zeroual, connu pourtant pour son sens de la mesure, confirme toute la gravité de la crise et les périls qui pèsent sur le pays. Son intervention est assurément synonyme d’un tournant sensible dans la vie nationale chargée d’inquiétudes.
    Son implication dans le débat va certainement changer la donne politique et pourrait fort probablement bouleverser les rapports de force tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pouvoir. Son message provoquera sans nul doute un déclic dans une société en colère contre un pouvoir autoritaire qui impose des choix politiques funestes.


    L’armée et la démocratie


    Dans son communiqué, Liamine Zeroual n’a pas passé sous silence les «diatribes» contre l’armée, qui avaient révélé de profondes divisions dans le sérail. «Malheureusement et tout récemment, l’institution militaire s’est vue exposée à une regrettable diatribe dont la finalité n’est autre que celle de fragiliser l’appareil national de défense et de sécurité nationale et d’ouvrir ainsi la porte aux multiples dangers qui guettent l’Algérie», regrette-t-il. L’ancien chef d’Etat dans son analyse insère les «diatribes» contre l’armée dans un contexte politique bien particulier. «Ce qui se passe aujourd’hui sur la scène nationale ne saurait être grossièrement éludé au profit de certaines approches dont les intentions cachées ne servent pas nécessairement les intérêts vitaux de l’Algérie», accuse-t-il. A l’endroit de l’équipe actuelle au pouvoir qui arbore avec arrogance les «succès économiques», Liamine Zeroual lui envoie une sévère mise en garde. «Il faut se garder de sous-estimer la situation actuelle et de penser que la manne financière peut, à elle seule, venir à bout d’une crise de confiance structurelle. Même fondé, l’étalage des statistiques et de bilans chiffrés à l’adresse d’une opinion nationale exsangue n’est pas pour convaincre son scepticisme exacerbé, ni de nature à contenir l’effervescence citoyenne que connaît actuellement la scène politique nationale», avertit-il. Et contrairement aux partisans d’un quatrième mandat imposé à une société en colère, Liamine Zeroual apporte un appui sans faille aux Algériens opposés au statu quo. Il juge que «l’effervescence citoyenne qui n’a d’autre ambition légitime que celle d’apporter sa propre contribution à l’édification d’un nouvel ordre politique dans la fidélité à l’esprit de la déclaration du 1er Novembre 1954 et en harmonie avec les normes universellement consacrées, tout en préservant nos valeurs et nos spécificités», soutient encore l’ancien Président.  


    «Un mandat de transition»


    L’homme, qui avait instauré le principe d’alternance en limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, a sévèrement critiqué la révision constitutionnelle de 2008 imposée par Bouteflika et mesure le recul démocratique engendré. «L’amendement de son article 74 a profondément altéré le saut qualitatif qu’exigeait l’alternance au pouvoir et a privé le processus de redressement national de conquérir de nouveaux acquis sur le chemin de la démocratie», constate l’ancien chef d’Etat.
    Il fait ainsi et subtilement le procès de l’actuel Président.  L’homme qui a réussi à reconstruire l’Etat, sur les décombres de la guerre civile, met en garde ainsi ceux qui veulent forcer le passage.

    «Une élection souveraine à travers laquelle le peuple souverain donnera mandat au prochain Président d’agir en son nom, pour une période de cinq ans.» Zeroual rappelle avec force qu’à «l’aune d’une aussi importante consultation électorale et des  conditions objectives de transparence et de liberté qui doivent entourer son déroulement, que s’apprécie le degré d’enracinement social de l’Etat et que s’acquiert le respect mérité dans le concert des nations». Zeroual rappelle à ce titre toute la gravité qu’exige cette haute responsabilité. Prétendre à la magistrature suprême est un «insigne honneur, mais également une lourde et délicate charge, autant morale que physique. Une charge qui, pour être honorablement assumée, exige d’être entourée d’un certain nombre de conditions, dont essentiellement celle qu’édicte formellement la Constitution d’une part et celle qu’impose l’éthique des règles protocolaires liées à l’exercice de la fonction présidentielle». Un avertissement adressé à ceux qui veulent imposer un quatrième mandat d’un président-candidat fortement handicapé, une opposition est ouvertement assumée.

    L’ancien président de la République considère, par ailleurs, qu’indépendamment de l’issue de la présidentielle, «il faudra surtout retenir que le prochain mandat présidentiel est le mandat de l’ultime chance à saisir pour engager l’Algérie sur la voie de la transition véritable».
    Il assure que tous les indicateurs objectifs militent pour «entamer, sous le sceau de l’urgence, dans la sérénité et de manière pacifique, les grands travaux de cette œuvre nationale salutaire à la réalisation de laquelle tous les Algériens doivent être associés».
    Une ambition qui ne serait l’œuvre d’un seul homme et d’un clan. «Il faut se garder de croire que la grandeur du dessein national peut relever de la seule volonté d’un homme serait-il providentiel ou de l’unique force d’un parti serait-il majoritaire», «la grandeur du dessein national est intimement liée à la grandeur du peuple et de sa capacité d’œuvrer constamment à conquérir de nouveaux espaces démocratiques», préconise l’ancien Président.

    Hacen Ouali
  • La “brosse” électronique

     

    Par : Mustapha Hammouche

    La campagne pour l’élection présidentielle a-t-elle enrichi le discours politique national ?
    En considérant la récurrence des termes, de façon pragmatique, on peut relever que le mot le plus utilisé par les politiques en campagne a été le mot “stabilité” ; suivi, très probablement, du terme “sécurité”. Dans le camp de l’opposition au vote ou au quatrième mandat, qui s’est beaucoup moins exprimé, c’est le mot “santé” qui semble être revenu le plus souvent ; suivi du vocable “changement”.
    La presse, quant à elle, qui renferme le plus grand nombre de commentateurs, a évoqué de manière récurrente les mots “quatrième mandat”, “Bouteflika” et “système”.
    Durant cette campagne électorale, le Net aura constitué le troisième centre de production sémantique. S’il dispose d’un lexique plus réduit, il a la particularité d’être innovant, d’être apte à confectionner ses propres concepts, en adaptant le discours normalisé ou en puisant dans le langage courant. Le discours des réseaux sociaux a la fraîcheur de la jeunesse qui le crée et l’utilise. Celle-ci ayant l’avantage de ne pas entretenir le réflexe de la censure et de l’autocensure que cultive la presse. Là, indéniablement, c’est le terme de “chita” — et ses déclinaisons :    “brosse”, “chyat”, “chyattine” — qui, par ordre de fréquence, arrive en premier dans le discours. Avant “fakakir”, et quelques autres mots montés sur la même structure de pluriel pour les besoins de l’ironie.
    Les internautes ont été d’un grand apport conceptuel et en termes d’analyse des discours et comportements politiques en période électorale. Ce qui a obligé la presse à aller puiser dans les réseaux sociaux les critiques qu’elle ne pouvait assumer, compte tenu de leur fond ou de leur forme, et poussé le politique à tenir compte de ce média informel, atomisé, insaisissable.
    Le discours “virtuel” profite de la diversité de langages dont dispose parfois une même personne : texte, dessin, montage vidéo, documentaire vidéo… Et la presse institutionnelle ne peut plus se passer d’exploiter la matière disparate d’intervenants atomisés, qui fait de la Toile le lieu de production privilégié de nouvelles. L’information par les réseaux sociaux est rapide, parce que, là où cela se passe, il n’y a pas toujours un journaliste, mais forcément un Smartphone pas loin. Elle est probante, parce qu’elle privilégie l’image sur le récit oral ou écrit. Elle est opérante, parce qu’elle peut déclencher des réactions multiples et concentrées qui rendent insoutenable la situation de leur cible : le destin du clip We are the world version “quatrième mandat” est la parfaite illustration de cette implacable efficacité. Aussi, elle n’a pas de limites géographiques, ni même linguistiques, de diffusion. Et le “buzz” a supplanté le   “scoop”, qui avait lui-même supplanté “l’exclusivité”.
    Un seul regret, peut-être, quant à la fonction démocratique de la communication virtuelle : l’engouement des internautes ne se porte pas en tout temps sur la chose. C’est un intérêt conjoncturel qui dépend de l’ambiance nationale générale.
    Est-ce que, la campagne à présent terminée, ils jetteront l’éponge ? Ce serait dommage, parce que les autres, eux, ne jetteront pas la brosse…Et peut-être même que, pour narguer les insolents cybernautes, se mettront-ils à la brosse électronique ?

    M. H.
    musthammouche