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mardi, 24 janvier 2012

Remous au 21, boulevard des Martyrs

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Malgré les promesses, l'Entv est toujours fermée aux problèmes citoyens.

Les journalistes de l’"Unique" menacent de faire grève le 24 janvier.

C’est une première. C’est même surprenant, les journalistes de l’"Unique" tentent d’intimider l’Etat, en revendiquant l’augmentation de leurs salaires, sinon ils menacent de recourir à  une grève  le 24 janvier  prochain. L'information est bien entendu une fausse bonne nouvelle. Car ces journalistes tout au service du pouvoir ne revendiquent pas la liberté d’exercer leur métier, autrement dit d’informer les Algériens. Non. Leur grève est alimentaire. Ce qui constitue une fausse note  dans la mesure où ces pseudo-journalistes n’ont jamais relaté dans ce média lourd les préoccupations des citoyens préférant à longueur d'un 20h insipide, relater les visites des ministres ou la moindre réception du président. Ce dinosaure de l'information, dont les pratiques journalistiques et managériales remontent à la tristes époque du parti unique n'est pas prêt à faire sa mue.

Ainsi donc, nous avons appris de source digne de foi que les journalistes d’"El Yatima", comme l'a surnomme justement les Algériens, vont observer une grève le 24 janvier prochain pour revendiquer l’augmentation de leurs salaires afin d’améliorer leurs conditions socioprofessionnelles. Cela dit en tant que confrères, on peut comprendre ces revendications. Mieux ils appellent à l’augmentation des salaires des débutants à hauteur de 250%. On sait toutefois d’autres journalistes exerçant dans la presse écrite ne peuvent en aucun cas atteindre ce seuil, car la majorité d’entre eux ne touchent pas plus de 60.000 DA mensuellement. Même les anciens et ils sont rares qui touchent moins de 15 millions de centimes mensuellement.

Il faut signaler que le citoyen algérien paye systématiquement la taxe de la retransmission télévisuelle par le biais de sa facture d’électricité sans pour autant bénéficier d’informations. L'Algérien finance une télévision qui ignore les problèmes quotidiens des citoyens, il paye une information qu'il ne suit pas, qui fait l'éloge du régime. Nos confrères oublient que ce média lourd n’est pas uniquement au service de l’officiel mais aussi pour transmettre les doléances des citoyens. Ce qui nous reste au travers la gorge, c’est  que notre "unique" continue à se verser dans le "tout va bien" en nous présentant des invités médiocres, une sous-information qui relève plus de la propagande. Le ministre de l'information Nacer Mehal avait promis il y a plusieurs mois l'ouverture des médias lourds aux associations, aux formations politiques de l'opposition, mais on ne voit toujours rien à l'écran. L'Entv nous ressert toujours les mêmes JT laudateurs, les mêmes séries à deux balles, les mêmes débats de bas étage. Pendant ce temps, les Algériens regardent ailleurs.

Medjadji H.

L'Algérie n'en veut pas des 37 crânes de résistants algériens de Paris ?

 

Par
 
 
Ali Farid Belkadi

37 crânes d'honorables résistants algériens sont sauvegardés depuis leur mort dans les sous-sol du Musée de l’homme à Paris.

Non pas que le musée veut garder ces crânes pour sa collection, ou qu’il refuse de les restituer. Car déjà la France a rendu les têtes de guerriers maoris. Donc non, l’Algérie ne veut pas les reprendre. C’est simple. Elle garde le silence dans cette affaire pourtant très médiatisée (*). Elle ne réclame pas les restes de ces personnes mortes pendant les décennies de conquête au XIXe  siècle. L’Algérie a du mal avec son histoire ? Manifestement oui. Autrement comment expliquer que le ministère de la culture n’ait pas réagi aux appels de Farid Belkadi. 

Boubaghla et les autres...

Mohammed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif Boubaghla, chef kabyle à la tête d’une insurrection dans la région du Djurdjura, tué en 1854 ; Cheikh Bouziane, exécuté en 1849 après avoir tenu tête à l’armée française dans l’oasis des Zaatchas… Au total 37 crânes d’Algériens, presque tous identifiés, morts lors des décennies de conquête de l’Algérie mi-XIXe  siècle figurent parmi la collection du fonds d’anthropologie du Musée de l’homme, à Paris.

Ce fonds du très célèbre musée de l’homme possède 18 000 crânes, dont la moitié provient d’Europe et les autres ont été collectés sur tous les continents lors des expéditions naturalistes. Moins de 300 d’entre eux sont identifiés, dont 160 d’Européens. Y figurent notamment ceux de 35 personnages illustres – Saint-Simon, Gambetta, l’abbé Soury, le maréchal Jourdan ou le général Lamarck –, mais aussi des célèbres criminels, ou ceux dont les corps n’étaient tout simplement pas réclamés dans les hôpitaux.

Captifs de la guerre

S’y mêlent aussi ceux qui ont été collectés dans le contexte de la domination coloniale, tels ceux des Algériens. "Ces crânes proviennent pour certains des prises de guerre, des opposants décapités ou des personnes mortes à l’hôpital des suites de blessure ou de maladie que médecins et chirurgiens militaires récupéraient pour leurs collections personnelles", précise Philippe Mennecier, chargé de la conservation de la collection d’anthropologie. Selon lui, "hors France, l’Algérie est un cas particulier. Elle a fourni le plus de restes identifiés".

Les restes de résistants Algériens sont parfois identifiés par leur nom complet ou ne sont mentionnés que par un surnom ou des détails sommaires. Ainsi la seule femme est-elle répertoriée sous l’appellation de "sorcière de Blida". "À la lueur d’un travail d’historien, tous pourraient être plus sûrement identifiés",  estime Philippe Mennecier – et donc être restitués si l’État concerné en fait la demande. Mais l’historien Ali Farid Belkadi a eu beau médiatiser ces restes humains algériens, leur État n’a jusqu’à présent formulé aucune requête pour leur rapatriement.

L’historien Farid Belkadi, spécialiste de l’histoire antique mais aussi féru de la période coloniale, a découvert en mai dernier que les têtes de plusieurs chefs de l’insurrection algérienne de la fin du 19e siècle étaient alignées sur les rayonnages du Muséum. Parmi ces résistants à la colonisation française, les héros Chérif Boubaghla (mort en 1854) et Cheikh Bouziane, artisan de la révolte des Zaâtchas (exécuté en 1849 et dont la tête fut exposée pour l’exemple). Depuis il se bat pour les rendre à leur terre. Interpelle les autorités algériennes pour ce faire.

Jusqu'à présent malgré la campagné menée le printemps dernier pour interpeler la ministre de la culture ou le département des anciens moudjahidine, aucun n'a exprimé ne serait-ce un semblant de volonté de se pencher sur ces ossements de nos nobles aïeuls. Les autorités ont répondu par le silence. 

Yacine K./Marie Verdier

(*) Dossier Lematindz

Lire aussi : Les autorités algériennes indifférentes au sort des restes mortuaires de nos résistants

Et également :

- Le scientifique Alain Froment souhaite la restitution des crânes de héros algériens

- Pour le rapatriement des restes mortuaires algériens conservés dans les musées français

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Les libertés sous surveillance en Algérie, selon l'organisation HRW

 

Par |expression publique.

Humain Right Watch a rendu public son rapport sur la situation des droits de l’Homme en Algérie. Le rapport.

Le Président Abdelaziz Bouteflika a levé en février l'état d'urgence en vigueur en Algérie depuis 19 ans. Il a annoncé des réformes juridiques et politiques dans un contexte de tensions économiques croissantes, alors que se multipliaient les manifestations réclamant le changement, ainsi que les grèves de travailleurs. Ces mesures n'ont cependant pas permis, à l'heure où nous écrivons, aux Algériens d'exercer pleinement leurs droits à la liberté d'expression, de réunion et d'association.

Les membres des forces de sécurité et les groupes armés ont continué à bénéficier d'une impunité générale pour les atrocités commises au cours de la guerre civile des années 1990. L’État a offert des indemnisations aux familles des victimes de disparitions forcées au cours de cette période, mais n'a apporté aucune réponse quant au sort de celles-ci. Les groupes armés ont continué à mener des attaques meurtrières, visant principalement les forces de sécurité de l'État.  

Liberté de réunion

Le mois de janvier 2011 a été marqué dans de nombreuses villes par plusieurs jours de violentes manifestations et d'émeutes, déclenchées par la hausse du prix des denrées alimentaires de base. Alors que s'annonçait un retour au calme, les Algériens – inspirés par les mouvements de contestation en Tunisie et en Égypte – ont tenté à partir du 22 janvier d'organiser des manifestations pacifiques pro-réformes toutes les semaines à Alger, la capitale. D'importants contingents de police ont été déployés presque systématiquement lors de ces rassemblements.

Les forces de l'ordre ont empêché le départ des manifestants, ou les ont confinés dans des espaces restreints. Des grèves de travailleurs de plus grande ampleur ont également eu lieu, notamment celle de milliers de gardes communaux le 7 mars à Alger, pour demander une augmentation de leur salaire. Le 24 février, le Président Bouteflika a mis fin à l'état d'urgence. Le décret instaurant cet état d'urgence accordait au ministre de l'Intérieur de larges pouvoirs pour placer en détention administrative les personnes suspectées de menacer "l'ordre public", fermer les lieux de réunion, et interdire les rassemblements. De nombreuses restrictions aux libertés civiles imposées pendant la période de l'état d'urgence ont néanmoins perduré après sa fin, et les autorités se sont appuyées sur d'autres lois et réglementations répressives. L'interdiction de toute manifestation à Alger, imposée jusqu'à nouvel ordre en 2001, est par exemple restée en vigueur. En dehors de la capitale, les rassemblements publics sont toujours soumis à l'obtention d'une autorisation préalable, tel qu'exigé par un décret-loi datant de 1991.

Si les autorités ont toléré quelques manifestations critiques à l'égard du gouvernement à l'extérieur d'Alger, cela a été l'exception plutôt que la règle. Le 16 mars, les autorités de la ville de Mostaganem ont arrêté et retenu prisonnière jusqu'au lendemain Dalila Touat, membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs, une organisation non autorisée, parce qu'elle avait distribué des tracts. Elle a été inculpée pour violation de l'article 100 du Code pénal, qui interdit "toute provocation directe à un attroupement non armé [...] par écrits distribués". Un tribunal de Mostaganem l'a acquittée le 28 avril. Les autorités ont également fait subir diverses formes de harcèlement à plusieurs syndicats indépendant qui n'étaient pas reconnus légalement. 

Liberté d'expression et d'association

L’État contrôle tous les médias audiovisuels nationaux, qui proposent la retransmission en direct des sessions parlementaires, mais aucune émission critique sur les politiques gouvernementales. Les journaux appartenant au secteur privé jouissent d'une plus grande liberté, mais les lois répressives sur la presse et leur dépendance vis-à-vis des revenus de la publicité du secteur public limitent leur liberté de critiquer le gouvernement et les militaires. Les autorités ont interdit à la chaîne de télévision Al Jazeera d’ouvrir un bureau dans le pays.

Le parlement a révisé en juillet deux articles du Code de la presse, et supprimé les peines de prison – mais pas les amendes – qui sanctionnaient la diffamation ou le fait de manifester du mépris pour le Président, les institutions de l'État, ou les tribunaux. Le Conseil des ministres a approuvé en septembre un projet de Code de la presse qui supprimera s'il est adopté les peines d'emprisonnement pour attaques verbales ; de telles peines restent cependant inscrites dans le Code pénal, pour le même type d'infractions. Le Conseil des Ministres a adopté le 12 septembre un projet de loi sur les associations qui permet aux autorités de s'opposer à la création de toute association qu'elles jugeraient contraire à l'"ordre public" ou aux "bonnes mœurs". Ce projet facilite également la dissolution par les autorités des associations, sur ordonnance du tribunal, tandis qu'il devient plus difficile pour ces dernières de recevoir des financements de l'étranger. Dans le cadre de ce projet de loi, le fait d'être administrateur d'une association "non autorisée" reste un délit. Les autorités exigent des organisations qu'elles obtiennent l'autorisation du gouverneur local pour tenir des réunions publiques dans des salles. Le gouvernement a interdit en juin deux événements organisés par la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme : une conférence à l'occasion de la Journée de l'Enfant prévue le 1er Juin dans la wilaya (province) d'El Tarf, et une autre qui devait se tenir à Alger le 10 juin et portait sur la corruption dans le monde arabe.

Liberté de religion

La Constitution algérienne fait de l'islam la religion d'État et exige du Président qu'il soit musulman. Une loi de 2009 criminalise le prosélytisme des non-musulmans auprès des musulmans, mais pas le contraire, et interdit aux non-musulmans de se réunir pour prier, sauf dans des lieux approuvés par l'État. Dans la pratique, les autorités accordent rarement aux groupes de protestants algériens la permission d'utiliser des bâtiments pour leur culte. En mai, le gouverneur de la wilaya de Béjaïa a ordonné à l’Église Protestante d'Algérie (EPA) de fermer sept lieux de cultes "non-autorisés" en activité dans la wilaya. Le président de l'EPA, Moustapha Krim, a affirmé en octobre que les églises continuaient à fonctionner, alors que l'organisation s'efforçait de faire appel de cette ordonnance auprès des tribunaux. Le 25 mai, un tribunal d'Oran s'est appuyé sur le Code pénal pour condamner Abdelkarim Siaghi un chrétien converti, pour « atteinte » au Prophète, et lui a infligé une peine de cinq ans de prison et une amende. Il a été libéré dans l'attente d'un procès en appel prévu en novembre 2011.  

Impunité pour les violations du passé

Plus de 100 000 Algériens ont perdu la vie au cours des troubles politiques des années 1990. Des milliers d'autres ont "disparu" aux mains des forces de sécurité ou ont été enlevés par des groupes armés luttant contre le gouvernement, et n'ont jamais été retrouvés. La loi de 2006 sur la Paix et la réconciliation nationale instaure un cadre légal pour l'impunité persistante dont bénéficient les auteurs des atrocités de cette période. La loi érige en infraction pénale le fait de critiquer les institutions de l'État ou les forces de sécurité pour la façon dont elles se sont conduites au cours de la période des troubles politiques, condamnant donc potentiellement tous ceux qui affirment que les forces de sécurité se sont rendues coupables de violations des droits humains. La loi promet des indemnisations aux familles des personnes "disparues". Les organisations qui représentent ces familles ont cependant condamné l'incapacité de l'État à fournir des informations précises sur le sort de leurs proches portés disparus, ainsi que les pressions exercées selon leurs dires sur ces familles, afin qu'elles acceptent l'indemnisation et renoncent à demander à connaître la vérité. Les tribunaux algériens ont prononcé de nombreuses condamnations à mort en 2011, mais observent un moratoire de facto sur les exécutions depuis 1993.

Droits des femmes

Les femmes algériennes subissent des discriminations dans le cadre du Code du statut personnel. Un homme a le droit de divorcer de sa femme sans motif, mais une femme ne  peut demander le divorce qu'au nom de raisons très précises, comme l'abandon de famille. Le khul' (une dissolution du mariage sans faute établie) est la seule option possible pour les femmes qui souhaitent demander le divorce sans invoquer de motif reconnu, mais il  implique qu'elles renoncent alors à toute exigence financière.

Terrorisme et lutte contre le terrorisme

Les attaques commises par des groupes armés ont diminué de façon spectaculaire par rapport au milieu des années 1990, mais Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a continué de lancer des attaques meurtrières, la plupart – mais pas uniquement - contre des cibles militaires et policières. Le 24 février, le jour même de la levée de l'état d'urgence, le Président Bouteflika a promulgué un décret autorisant l'armée algérienne à mener des opérations de lutte contre  le terrorisme, une mission déjà assumée par celle-ci pendant la période de l'état d'urgence.

Le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), un service de l'armée, a été impliqué dans certaines des pires exactions perpétrées pendant les opérations de lutte  contre le terrorisme depuis les années 1990. Toujours le 24 février, le Président Bouteflika a promulgué l'article 125 bis du Code de procédure pénale autorisant les juges à placer des suspects en "résidence sous protection". La loi autorise cette forme de détention à s'appliquer dans un lieu secret, et prévoit que des poursuites soit possibles à l'encontre de toute personne qui révélerait sa localisation. La "résidence sous protection" remplace l'"assignation à résidence", appliquée pendant la période de l'état d'urgence à l'encontre d'un petit nombre de présumés terroristes. "L'assignation à résidence" permettait le retrait de ces personnes du système judiciaire, et leur maintien pour une durée indéterminée dans un lieu tenu secret, où elles étaient coupées de tout contact avec leurs familles et avocats. Après la levée de l'état d'urgence, les détenus qui avaient été "assignés à résidence" ont  été présentés devant les tribunaux et transférés vers des centres de détention officiels. Les  autorités ont cependant continué à empêcher certains d'entre eux d'apparaître aux procès.

Les avocats d'Omar Ferrah et de Yacine Aïssani, deux hommes accusés de terrorisme, ont  par exemple quitté la salle d'audience en signe de protestation devant l'incapacité du tribunal à présenter Amar Saïfi, le co-accusé et présumé leader de leurs clients, lors de  plusieurs audiences de leur procès qui s'est déroulé entre mars et juin. Leur geste a  provoqué l'ajournement du procès jusqu'au mois de novembre.

Dans une affaire qui remonte aux années 1990, Malik Mejnoun et Abdelkader Chenoui ont  été traduits en justice le 18 juillet pour l'assassinat en 1999 du chanteur et activiste kabyle (berbère) Lounès Matoub, après avoir passé 12 ans en détention provisoire. Les deux  hommes clament leur innocence et ont déclaré avoir été torturé alors qu'ils étaient détenus au secret. Le tribunal les a déclarés coupables et condamnés à 12 ans de prison.  

Principaux acteurs internationaux

Un accord d'association entre l'Algérie et l'Union européenne est en vigueur, et les deux  pays ont signé un acte qui assure à l'Algérie 172 millions d'euros d'aide sur la période  2011-2013. En septembre s'est tenue une réunion du sous-comité du Conseil d'Association  sur "le Dialogue politique, la Sécurité et les Droits de l'Homme". 

Selon le gouvernement américain, l'Algérie « est un important partenaire dans la lutte  contre l'extrémisme et les réseaux terroristes comme Al-Qaïda, et notre deuxième partenaire commercial dans le monde arabe ». Les États-Unis ne fournissent  presqu'aucune aide financière à l'Algérie mais sont le principal client des exportations du pays, essentiellement du gaz et du pétrole. Le Président américain Barack Obama a également félicité le gouvernement pour avoir levé l'état d'urgence le 24 février, et a  ajouté : "Nous sommes impatients de voir les prochaines mesures qui seront prises par le  gouvernement pour permettre aux Algériens d'exercer pleinement leurs droits universels, dont la liberté d'expression, d'association et de réunion". En 2011, l'Algérie n'a toujours pas adressé d'invitation à visiter le pays aux cinq mandataires de procédures spéciales du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies qui en ont fait la demande, parmi lesquels le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires et le Rapporteur spécial sur la torture et les droits de l'homme dans le  cadre de la lutte contre le terrorisme. L'Algérie a accueilli la visite du Rapporteur spécial  sur le droit à un logement convenable.

Lire http://www.hrw.org/fr/world-report-2012/alg-rie

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Algérie : de la pensée unique à la pensée zéro !

 

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Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Ouyahia

 

"Il arrive que les décors s’écroulent". Albert Camus

 

Il semble que les oreilles des décideurs ne veuillent pas écouter les détresses du peuple. Du jamais vu ! Tous les indices indiquent que le pays chemine vers une impasse, mais la pensée sclérosée de nos gouverneurs reste enclos. L’avenir des générations est dans un puits sans fond !  

 

De quelles réformes parle-t-on ? Celles de renforcer des processus démocratiques ? Celles d’autoriser des associations de manifester librement sans l’autorisation des pouvoirs publics ? Celles de créer de l’emploi durable ? Celles des acquis sociaux ? Celles d’une présence de l’Etat dans l’espace publique ? Celles du droit au syndicat ? Celles de la stabilité de l’Etat et de la transparence de ses institutions ?... Nous avons perdu le peu d’acquis démocratiques hérités suite aux événements d’octobre 1988. Un constat amer, mais réel, nous avançons en arrière !

 

Dans les années soixante-dix, nous savions que nous étions en face d’un pouvoir dictatorial, dominé par la pensée unique. L’actuel régime politique fait tout pour revenir, par nostalgie peut-être, à cette période, mais la société n’est plus la même, les peurs ne sont plus les mêmes. En bref, toutes les données socio-économiques, anthropologiques, psychologiques, politico-stratégiques ne sont plus les mêmes ! Or, nous sommes devant une situation nihiliste et absurde. Rien n’est clair, les politiques économiques, qui changent selon l’humeur des décideurs ! Aucune vision éducative, ni juridique, ni politique. Un désastre. Rien n’est pensé durablement, tout est pensé en urgence. Rien n’indique que les décideurs pensent à l’avenir de ce peuple. Il se pourrait qu’ils pensent plus à leur intérêt, en assurant à leur progéniture un avenir meilleur ailleurs, que de penser à l’avenir des millions de gens perdus et désespérés. Il se pourrait, également, qu’ils réfléchissent selon les modèles épuisés, avec un déni total des évolutions de la société.

 

Les réformes actuelles ne font que renforcer le déclin des croyances collectives et le sentiment d’impuissance devant un système verrouillé sur lui-même. Le peuple a tiré une leçon de la décennie noire, cependant, le pouvoir actuel utilise ces peurs pour prolonger l’opacité de la gestion de l’argent public et les affaires de l’Etat, qui sont prisonnières d’une minorité opaque. Que faire devant un système qui pense par "thaghnath", entêtement, et pas par le raisonnement durable !  

 

Tous les rapports internationaux sont alarmants, l’Algérie vient d’obtenir la 130ème position en matière de démocratie par The Economiste Intelligence Unit (1). Ce classement se base sur le processus électoral et le pluralisme (le régime algérien obtient 2.7/10), fonctionnement du gouvernement (le régime algérien obtient 2.21/10), participation politique (le régime algérien obtient 2.78/10), culture politique (le régime algérien obtient 5.63/10) et libertés civiles (le régime algérien obtient 4.41/10). Selon ce même rapport, ce régime qui fait partie des 15 régimes autoritaires dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et qui partage avec ces derniers des caractéristiques similaires : atteintes aux droits humains et absence des libertés fondamentales, corruption endémique et népotisme, une petite élite qui contrôle la majeure partie des richesses de la nation, gouvernance et prestations sociales pauvres. Autres caractéristiques : difficultés économiques et baisse du pouvoir d’achat, chômage élevé et grande inflation. Des régimes établis depuis de très longues années.

 

L'Algérie classée derrière le Soudan

 

Selon l’Insead, l’Ecole de commerce internationale (France), qui a publié pour l’année 2011, l’indice d’efficacité en matière d’innovation, calculé sur la base du rapport entre ces deux sous-indices, évalue comment les économies tirent partie de leurs environnements favorables pour produire des résultats dans le domaine de l’innovation (2). Un classement mondial est établi englobant 125 pays. Le plus mauvais score enregistré appartient à l’Algérie qui n’a obtenu que 19,79 points, et qui dégringole logiquement à la 125ème place, soit un recul de 4 places par rapport à 2010 et de 17 places par rapport au classement de 2009. En d’autres termes, l’Algérie représente le pays le moins performant au monde en matière d’innovation. Elle est classée derrière le Soudan (124ème), le Yémen (123ème) et le Niger (123ème). Sur le plan régional, c’est pire : l’Algérie se trouve dépassée et de loin par la Tunisie (66ème), l’Egypte (87ème), ou le Maroc (94ème). 

 

Selon le rapport de Transparency International relatif à l’indice de perception de la corruption (IPC), rendu public le 1er décembre 2011 (3), l’Algérie perd 7 places en passant au 112e rang sur les 183 pays concernés.

 

Au classement 2011 des meilleures universités au monde, réalisé annuellement par l’Université de Shanghaï, aucune université algérienne ne figure dans le tableau du top 500 des universités du monde (avec 66 000 hauts diplômés uniquement en France, sans prendre en compte les binationaux et qui sont installés depuis l’indépendance). Dans le monde arabe, l’Algérie arrive très loin derrière les universités saoudiennes, notamment la King Saud University (classée entre 201 et 300) et la King Fahd University of Petroleum & Minerals (301-400). L’université du Caire (Egypte) est classée cette année entre 401 et 500 des meilleures universités du monde. 

 

Le reflet de ces rapports révèle que le statu quo du pays est une impasse et que cette situation ne peut se résoudre que dans la douleur ou par la disparition naturelle de ces commanditaires. Nous assistons également à une capacité de ce régime à s’adapter à des nouvelles données internationales, non pas pour améliorer le quotidien du citoyen algérien, au contraire pour mieux préserver quelques privilèges et garder son emprise sur le pouvoir (4) . De plus, comment voulez-vous croire à la transparence des élections prochaines et l’impartialité de la justice quand on lit dans la presse algérienne les dysfonctionnements de cette institution ? Aucun indice ne permet de croire à une volonté effective de changement par ce régime ! Soyons patient ! 

 

Yazid Haddar

 

1) The Democracy Index 2011: Democracy under stress

 

2) The Global Innovation Index 2011

 

3) http://www.la-laddh.org/spip.php?article1039

4) cf. el-watan du 11/01/2012

no moment

Le regard de Plantu (plantu@lemonde.fr) du 23 Janvier 2012

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voxpopuli

Analyse d'une vie

J'ai vécu les années 50 dans l'indigénat
J'ai vécu les années 60 dans la fierté
J'ai vécu les années 70 dans l'espoir
J'ai vécu les années 80 dans le doute
J'ai vécu les années 90 dans la désillusion
J'ai vécu les années 2000 dans la misère
J'ai vécu les années 2010 dans la rue
Je voudrais revenir aux années 50.
Tick Bolly

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Alors que les mosquées sont interdites de campagne électorale

 

Les imams mobilisés contre l’abstention

Par : Mohamed Mouloudj

Il y a comme un paradoxe dans la déclaration du ministre qui interdit aux citoyens de parler d’élections dans la mosquée en tant qu’espace consensuel, mais, en même temps, il autorise les imams à convaincre les citoyens d’aller accomplir cet “acte de responsabilité et de citoyenneté”.

L’utilisation des mosquées à des fins partisanes lors de la prochaine élection semble s’ajouter à la crainte du pouvoir face au risque d’une abstention massive. Si l’on se fie aux déclarations de Bouabdallah Ghlamallah, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, sur les ondes de la Chaîne I, on comprend aisément qu’hormis la crainte d’un boycott massif, qui hante toujours le pouvoir, l’utilisation des mosquées au profit des partis en compétition s’ajoute à ce malaise.
Pour parer à ce risque, c’est Ghlamallah qui prend le relais pour rappeler que les mosquées sont des lieux saints apolitiques. Il a souligné, en substance, que l’État n’acceptera pas que ces lieux servent de moyens de propagande pour les partis en lice. Cette réaction vient, en fait, après les instructions qu’aurait données le ministère aux imams afin de mobiliser les fidèles pour la prochaine élection à travers des prêches.
“La campagne électorale est interdite dans la mosquée car elle constitue une atteinte flagrante à cette enceinte religieuse”, a rappelé le ministre des Affaires religieuses. C’est dire que la mosquée peut servir de tremplin afin de mobiliser l’électorat, mais pas au profit d’une quelconque formation politique, tente de se disculper le ministre, en annonçant que “les imams peuvent, dans leurs prêches, évoquer les élections”, sans toutefois, “donner des consignes de vote” aux fidèles. Lorsque le pouvoir se rabat sur les mosquées pour “s’éviter” une abstention comme celle de 2007, avec seulement 35% de participation, il est tout de même curieux qu’un imam respecte, rigoureusement, les directives de sa tutelle. Lorsqu’on ouvre la voie à l’exercice de la politique dans un lieu saint, il est difficile, voire impossible de contrôler le contenu des prêches. Un imam partisan s’interdira-t-il de faire campagne pour sa formation ? Quels sont ces Algériens qui sont imams dans les mosquées ? Quelles seront les raisons sur lesquelles un imam peut confectionner ses prêches pour convaincre les fidèles de la nécessité de voter sans s’immiscer dans un discours partisan ? Le boycott et l’abstention ne sont-ils pas une prise de position politique respectable ? Autant de questions qui peuvent être posées à nos responsables sur ce sujet qui, dans un passé récent, a été la source de dérapages pour lesquels le pays a payé un lourd tribut. Faire en sorte que les mosquées ne deviennent pas des tribunes ou porte-voix de partis politiques, avec des mesures juridiques ne doit pas exclure toute autre manipulation de ces lieux pour des fins politiques, comme le vote. Après les sms envoyés par le ministère de l’Intérieur à des millions d’Algériens les incitant à aller voter, n’est-il pas raisonnable de laisser les Algériens choisir eux-mêmes leurs positions. N’est-il pas périlleux et dangereux de diaboliser une position politique, comme le boycott ? Le pouvoir sait pertinemment qu’une abstention massive se répercutera négativement sur la légitimité des élections qu’il organise.
Il s’essaye, désormais, à l’art de la demi-manipulation, en s’octroyant le droit d’utiliser les mosquées pour sa propre propagande et en l’interdisant, au même moment, pour des prises de positions partisanes précises. Ghlamallah a ajouté que “le vote est un acte de responsabilité et de citoyenneté qui sont des préceptes énoncés en Islam”, donc, de ce fait, l’imam est mis dans l’obligation d’expliquer aux fidèles ce que dit la religion sur le sujet.
Cependant, Ghlamallah n’a pas indiqué ce que dit la religion sur le boycott et l’abstention. Sont-ils impies en Islam, quel est le châtiment d’un abstentionniste et quelle est la rétribution d’un électeur fidèle ?

MM

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Voter, acte citoyen ou acte de foi ?

 

Par : Mustapha Hammouche

Après les opérateurs de téléphonie, c’est au tour des mosquées d’être sollicitées pour appeler les citoyens à voter.
Le ministre des Affaires religieuses dit n’avoir pas instruit les imams pour qu’ils incitent les fidèle à aller voter lors des prochaines législatives, mais n’a pas écarté le fait qu’ils évoquent ce sujet dans leurs prêches.
C’est ainsi qu’on peut récapituler la difficile contorsion sémantique à laquelle s’est essayé Bouabdallah Ghlamallah pour admettre que le gouvernement met la mosquée à contribution dans la campagne électorale. Tout en fourvoyant les lieux de culte dans une opération électorale, et de nature politique, le ministre reconnaît, du bout des lèvres, que ce n’est pas là sa vocation.
Quand il s’engage à éviter que “les mosquées ne se transforment en tribunes électorales ou en porte-voix de parti”, il semble oublier qu’il fait prendre à la mosquée, dans un débat sur la participation et l’abstention… le parti du pouvoir. Un parti n’est pas une affaire d’agrément. C’est une affaire d’intérêts et de convictions. Et aujourd’hui, il y a une ligne de partage qui sépare les tenants de la participation et les partisans de l’abstention. Et pour justifier l’usage électoral des lieux de culte, le ministre proclame que le vote “reste un acte de responsabilité et de citoyenneté qui sont des préceptes de notre religion”.
Or, la question de l’abstention renvoie à un vrai clivage politique qui repose sur des convictions politiques divergentes : l’une atteste que les élections sont libres et qu’il faille y prendre part pour donner au pays l’Assemblée la plus représentative de la volonté populaire ; l’autre proclame que les élections seront, comme de coutume, manipulées et que la responsabilité et la citoyenneté consisteront justement à ne pas avaliser la fraude.
Si Ghlamallah voulait éviter à la mosquée de se compromettre plus qu’elle ne l’est déjà dans la confrontation des ambitions de pouvoir, il lui aurait intimé l’orientation d’éviter de s’impliquer dans une telle opération, une opération à enjeux strictement politiques.
S’il fallait une preuve que le pouvoir est un parti, le parti de la fraude, ce serait “la commission d’enquête parlementaire” sur… la fraude électorale aux législatives de 1997. Ses résultats, sûrement scandaleux, sont à ce jour tenus secrets. Un pouvoir qui, à un moment de divergence interne, s’est lui-même accusé de tricherie électorale, ne peut avoir ni la volonté de respecter le choix des citoyens ni le crédit qui lui permettrait de prétendre à l’organisation d’élections justes.
Le pouvoir étant un parti, au sens large du terme, il ne peut pas prétendre au monopole de “la responsabilité et de la citoyenneté” ; celles-ci sont d’abord des attributs de ceux qui luttent pour la transparence et la démocratie. Loin d’être indemne des méfaits des ambitions de pouvoir, la mosquée a toujours constitué un enjeu politique que les islamistes de l’opposition et le versant islamiste du pouvoir se disputent.
Quelle que soit la force qui, conjoncturellement, domine l’institution, son usage politique profite à l’avancée de l’intégrisme. Le consentement de Ghlamallah à la poursuite de cette mission n’avait pas besoin de se justifier ; il est dans la nature d’un système qui fait feu de tout bois pour conjurer les effets de la fraude institutionnelle : du SMS au minbar.

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lundi, 23 janvier 2012

no moment

La Une de la liberté.

Le regard de Dilem

Le regard de DilemDilem

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Remake, deja vu,tout le monde le sait, france,USA, congo,russie, ect......

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A chaque nouvelle échéance électorale, le même synopsis d’un film en boucle devenu un classique dans le genre s’invite dans le débat. Le décor préélectoral est invariablement le même. On commence par apporter des retouches aux lois ayant un lien avec le vote (loi électorale, loi sur les partis…) dans un climat fortement controversé où l’opposition s’est toujours fait fort de dénoncer la fraude électorale annoncée présentée comme une seconde nature du système politique algérienne. La nouveauté dans les prochaines élections législatives – qui vont se tenir dans un contexte géopolitique régional particulier avec l’arrivée des islamistes au pouvoir en Libye, Tunisie, Maroc, Egypte – est le basculement dans l’opposition pure et dure du courant  islamiste légal, le parti Hamas, partenaire dans l’Alliance présidentielle, et les autres mouvements islamistes et apparentés en quête de légitimation politique.

Comme à chaque fois en pareille occasion, la scène politique est également marquée par une absence totale de visibilité, de doute, de questionnement des acteurs politiques, le tout avec un air de déjà entendu. Quand on analyse le discours politique tant du pouvoir que des formations politiques on a, en effet, la nette conviction que rien n’a changé dans les mœurs de la classe politique. Et que l’Algérie n’arrive pas à se débarrasser de ses lourdes chaînes qui font d’elle, désormais, la dernière nation dans la région en matière de pratique démocratique, alors qu’elle en a été le précurseur tant envié par les peuples du Maghreb.

Le temps s’est en effet figé depuis les dernières consultations électorales où l’on avait assisté, tour à tour, à la même parodie électorale sur fond de promesses non tenues par le pouvoir d’organiser des élections libres et transparentes, au même suspense quant à la participation ou non au scrutin de certaines formations politiques et à l’annonce du boycottage du scrutin par d’autres partis. Les mêmes accusations de fraude annoncée,  de délimitation à l’avance de quotas de sièges à la future Assemblée nationale fusent du côté de l’opposition. Dans cette phase préélectorale, l’opinion nationale a eu droit, cette fois-ci également, aux mêmes inquiétudes avec l’éternelle revendication de la présence des observateurs étrangers et de la surveillance des opérations de vote pour prévenir la fraude.

Côté partis, les formations déjà entrées en campagne électorale avant la lettre remettent au goût du jour les mêmes promesses électorales où, parfois, le délire se le dispute à l’irrationalité en termes de promesses électorales s’engageant à faire de l’Algérie un paradis sur terre au cas où ils parviendraient au pouvoir.

Et pour compléter ce tableau de bord électoral qui reflète l’image d’une Algérie évoluant hors temps et déconnectée des grands enjeux qui interpellent notre région et le monde en général, les capitales occidentales nous resservent déjà les déclarations rituelles de bonnes intentions en attendant le quitus final exprimant leur souhait de voir l’Algérie s’engager dans la voie de la concrétisation des réformes politiques promises. Ce plat sans saveur de la cuisine électorale imposée aux Algériens est perçu par beaucoup comme le meilleur coupe-faim pour démobiliser l’électorat et renforcer le camp des abstentionnistes. Et ce ne sont pas les SMS du ministère de l’Intérieur appelant les citoyens à exercer leur droit civique et politique de vote qui pourraient réconcilier les Algériens avec les urnes !

 

Omar Berbiche

Fusils de chasse confisqués

 

 

37 députés interpellent le gouvernement

Par : Rubrique Radar

L’affaire des fusils confisqués en 1993 pour les besoins de la lutte contre le terrorisme revient sur le devant de la scène. En effet, 37 députés de différents partis politiques viennent d’adresser une interpellation au gouvernent, lui demandant “de communiquer, par-devant l’Assemblée populaire nationale, toutes les informations disponibles sur ce dossier (le nombre d’armes confisquées, et sont-elles toujours dans les magasins de l’État ?) et d’exposer les mesures qu’il compte prendre dans les meilleurs délais pour un règlement définitif satisfaisant qui garantisse les droits des citoyens par la restitution des fusils à leurs propriétaires légitimes ou par une juste indemnisation des concernés selon les prix en cours, puis l’autorisation, pour ceux qui remplissent les conditions légales et qui le désirent, d’achat de nouvelles armes de chasse”. C’est ce que dit en substance le texte de l’interpellation, qui rappelle que le nombre de citoyens concernés par le problème en question est de 300 000.

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no moment

Le regard de Plantu (plantu@lemonde.fr) du 22 Janvier 2012

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sms au sevice de DOK, deja vu!!!! bip, bip, coyote

Le mobile au service de l’immobilismesms,operateurde télephonie,au service de interieur,biper

Par : Mustapha Hammouche

Les opérateurs de téléphonie ont commencé à transmettre aux détenteurs de mobiles le SMS du ministère de l’Intérieur rappelant aux citoyens que “le vote est un acte de citoyenneté et de responsabilité”.
Le support de communication a évolué, mais Ould Kablia n’a pas inventé l’idée de démarcher l’électeur potentiel par correspondance. À l’été 2007, l’ancien ministre de l’intérieur, Zerhouni, a écrit à quatre millions d’électeurs qui n’avaient pas voté aux élections législatives du 7 mai de la même année pour leur demander leur nouvelle adresse. On ne connaît pas le destin de cette entreprise épistolaire, mais il lui était difficile d’en avoir un, puisque le projet était de faire parvenir une lettre à des gens auxquels on n’a pas pu faire parvenir une carte de vote.
La même année, et en prévision des élections locales, reportées de septembre à novembre, on envoyait des agents faire du porte-à-porte pour remettre à domicile leur carte de vote.
Les législatives de 2007 ont été l’occasion d’un taux d’abstention historique, officiellement établi à 65% ! Mais cela n’a pas empêché le pouvoir de faire jouer à l’assemblée issue de ce vote son rôle habituel : approuver la gestion autoritaire des affaires du pays en donnant un consentement parlementaire à des prescriptions souveraines et indiscutables. Le discrédit chiffré de l’APN n’a pas dissuadé le parlement d’en faire un instrument de crédibilisation démocratique.
Le dernier exploit en date de la représentation nationale à 35% concerne justement cette série de lois sur les partis, les associations, les élections et l’information. Au lieu d’en profiter pour exprimer sa résolution à concilier enfin le citoyen avec la vie institutionnelle de son pays, le pouvoir n’a pas pu s’empêcher de tenter de lui vendre des codes qui accentuent le contrôle sur l’activité civique pour des textes de réforme démocratique. Ces lois ne sont pas encore promulguées que le ministre de l’Intérieur se disait “habité par le spectre de l’abstention”.
Cornélien dilemme que de vouloir le crédit d’une réforme sans le courage d’assumer ses exigences ! Tout est fait non pour réformer, mais pour crédibiliser des élections contrôlées sans avoir à réformer. En plus de textes nouveaux qui confortent l’emprise ancienne sur la vie publique, le pouvoir s’emploie à la création précipitée de nouveaux partis pour réduire l’impact de partis susceptibles d’appeler au boycottage des urnes.
Mais pourquoi un gouvernement qui prétend avoir enfin réuni les conditions d’une expression libre de la volonté populaire ne croit pas aux vertus mobilisatrices de ses réformes et montre ainsi des signes d’inquiétude au point de susciter lui-même l’appréhension d’un fort mouvement d’abstention.
Le citoyen s’est définitivement fait son idée de la nature du pouvoir. Celui-ci fait semblant de l’ignorer ; il change de techniques pour ne pas changer. Car, enfin, puisque le pouvoir inaugure l’ère du e-marketing politique en Algérie, que n’a-t-il pas pensé à se conformer, dans la pratique politique, à la modernité de ses moyens techniques ?
Mais c’est déjà lui demander de changer.

Mastanabel, fils de Massinissa, le 1er algerien medaille d'or au JO avant que la france éxiste

Bien avant Boulmerka et Morceli !

Par Maamaf Farah
A quand remonte la première médaille algérienne aux Jeux olympiques ? Inutile de chercher dans les annales du XXe siècle, avant ou après l’indépendance. Car notre sportif, celui auquel on refuse même le nom d’un stade, a été sélectionné en l’an 164 avant Jésus-Christ ! Son nom ?
Mastanabel, fils de Massinissa, cité sur la stèle n°63 du sanctuaire d’El Hofra à Constantine. Sa médaille d’or, il la remporta dans la course aux chevaux des JO de Panathénées ! Peu de gens le savent évidemment, comme ils ne savent pas que Mastanabel, outre les qualités d’athlète, était un pédagogue confirmé, un juriste de renom et un passionné de littérature grecque. Et ce n’est pas l’école de Benbouzid qui donnera un peu de fierté à nos bambins en leur rappelant une histoire truffée d’héroïsme algérien ! Nous allons chercher nos références en France, en Arabie saoudite et, maintenant, en Turquie ! Grandeur et décadence.
maamarfarah20@yahoo.fr
«Quand Jugurtha est mort dans les geôles romaines, la France n’existait pas !»
(Houari Boumediene)

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-MASTANABEL FILS DE MASSINISSA PERE DE JUGURTHA...champion olympique


Mastanabel Fils de Massinissa

Mastanabel Fils de Massinissa a règné sur la Numidie entre l'an 148 et 118 avant J-C. Son nom a été cité sur la Stèle N° 63  du sanctuaire d'El Hofra, Constantine. Daté selon la 56 année du règne de Massinissa, l'année de décès de Massinissa. et première année du règne de ces trois fils ( Micipsa, Gulussa, Mastanabel le plus jeune).

Mastanabel a participé au jeux olympique de Panathénées en grece et remporta une victoire dans la course de chevaux en l'an, 168 - 164 Avant J-C.

Le roi "Nicoméde" Roi de "Bethynie" a inscrit son nom sur une stèle existant actuellement dans la ville de Délos l'offrant ainsi à son père Le Roi Massinissa durant sa vie.

Le nom de Mastanabel est inscrit sur la liste des vainqueurs des jeux olympiques (Panathénées)

Mastanabel était un savant, homme de justice, pédagogue, maîtrisant la littérature grec.*

*source Commissaire de l'exposition : Mme Daho Kitouni Keltoum
Email : malika712@hotmail.com 
exposition l'Algérie Numide au musée de Cirta, Constantine, Algérie






Le tombeau du Roi


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Musée National de Cirta : 00 213 31 92 33 19

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Scénographie : Ouamer-Ali Tarik
Collaborateurs : Cherrih Djazia - Boussaid Meziane - Tounsi Hamid - Hachani Abdelkader - Djaballah Nader - Hachani Djamel - Zemmouri Khelifa - Mahdid Abdennour - Tebbiche Mourad - Benkhennouf Nabil - Menad Mohamed - Bourahla Kheireddine - Deghboudj Ismail - Belaid Sofiane - Boudjmahi Mohamed - Mazzouz Hamza

Musique : Aminoss


Société le colibri
contact :
info@founoune.com

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à voir aussi expostion les royaumes numides à Rouen :

http://www.cirtamuseum.org.dz/exporouen.htm

dimanche, 22 janvier 2012

AFFAIRE DGSN-ABM



La défense se retire, le parquet requiert la peine maximale

Le Soir d'Algérie,

Le verdict dans l’affaire opposant la DGSN à ABM (Algerian Business Multimedia) sera connu ce 29 janvier, a indiqué le président de la 8e chambre correctionnelle de la cour d’Alger, M. Tayeb Hellali. Quelques minutes auparavant, le représentant du ministère public avait requis dix ans de prison ferme contre les 25 mis en cause, dont le colonel Oultache, l’ex-chef de l’unité aérienne de la Sûreté nationale.

C’est tard dans la soirée de jeudi dernier qu’a pris fin le procès opposant la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) à la société privée ABM, spécialisée dans la vente de matériel informatique. Le procès mis en délibérée pour le 29 du mois en cours a été notamment marqué par l’absence de la défense qui a décidé de se retirer. Une décision prise par le collectif des avocats de la défense, une heure après le début du procès. Ainsi, à l’exception d’Oultache et son gendre Sator, les autres personnes mises en cause dans l’affaire DGSNABM ont accepté d’être jugées en l’absence de leurs avocats. Il s’agit du principal fait marquant de ce procès en appel qui a duré au total huit heures. Or, le procès a connu un rebondissement auquel personne ne s’attendait, et ce, même si la défense a laissé entrevoir, dès le début de l’audience, sa détermination à engager un bras de fer avec le juge. Il a fallu donc moins de deux heures pour que les robés noires tranchent la question en décidant de se retirer de la salle d’audience, qualifiant la tenue du procès de «mascarade». «Cette décision est motivée par le fait que le rapport de l’inspection générale de la DGSN cité dans différents actes de procédure du dossier n’a pas été mis à la disposition du collectif», expliquent les avocats dans un communiqué rendu public. Et d’ajouter : «Le document est d’une importance fondamentale pour la manifestation de la vérité. De ce fait, le collectif des avocats estime que la rétention volontaire de ce document est de nature à porter atteinte aux droits de la défense et porte atteinte aux garanties d’un procès juste, objectif et équitable. Par conséquent, la persistance de ce refus met la défense dans l’obligation de se retirer afin de ne pas cautionner une parodie de justice, incapable d’assurer les conditions minimales d’un juste procès. C’est pourquoi le collectif des avocats prend à témoin l’opinion publique sur les graves dérives affectant le cours normal de la justice qui ne peut se réhabiliter sans la garantie des droits de la défense et du justiciable.»
«Je suis le premier défenseur du droit»

Mais avant de se retirer définitivement de l’audience, la défense, au nombre d’une vingtaine d’avocats, a engagé des «pourparlers» avec le juge d’audience, M. Tayeb Hellali. L’objectif recherché était de ramener la justice à donner suite à leur revendication. C’est le bâtonnier d’Alger Me Sellini Abdelmadjid qui a été chargé par les avocats de faire part de la décision du collectif, lors du mini-conclave qui s’est tenu durant une heure. «M. le juge, nous considérons que les conditions de la tenue d’un procès équitable ne sont nullement réunies. Comme nous vous l’avions exprimé lors de la dernière audience, la défense revendique la présence du rapport d’inspection. C’est un document que la défense considère d’une importance fondamentale pour la manifestation de la vérité. Or, un mois est passé depuis la dernière audience mais rien n’a changé. Face à cette situation, la défense considère que les conditions de la tenue d’un procès équitable ne sont pas réunies et, de ce fait, nous ne pouvons cautionner cette mascarade», a signifié Me Sellini. Le président d’audience engage le débat et tente de faire revenir la défense sur sa décision. «Je suis le premier défenseur du droit. Je ne suis qu’un arbitre dans cette affaire. Il n’y a pas d’arrière-pensée. Mais je ne peux pas accéder à une demande qui n’existe pas à mon niveau. Laissez la justice faire son travail et, croyez moi, seul le droit sera maître de nos actes. C'est une façon de tordre le bras du tribunal et je n'accepterai pas cela», a-t-il dit, affirmant que «le document n'existait pas dans le dossier et qu'il n'était pas nécessaire pour juger l'affaire», a-t-il expliqué. Le juge use de tous les arguments pour convaincre les avocats à renoncer à leur décision. Mais en vain. La décision des robes noires est irréversible. «Elle est scellée et non négociable », lâche un avocat membre du collectif.
«Je serai sourd et muet»

Les robes noires se retirent créant une situation des plus inédites, d’autant que le président du tribunal a décidé de juger l’affaire «quelle que soit la situation», soulignant que rien de réglementaire «ne puisse s’opposer à sa tenue». C’est à ce moment qu’il appelle Oultache Chouaïb à la barre. «M. Oultache, vos avocats ont décidé de se retirer du procès. Quelle est votre position et comptez-vous être jugé sans leur présence?», lui demande le juge Hellali. «Je serai sourd et muet à vos questions en l'absence de mon avocat», rétorque le colonel Oultache. Même position affichée par son gendre M. Sator. «Je suis innocent, M. le président. Je n’ai rien à voir dans cette affaire. Mes avocats ont les preuves de mon innocence. J’ai entamé une grève de la faim en prison pour revendiquer un procès équitable. Aujourd’hui, ma défense a décidé de se retirer de l’audience. Elle est mieux placée pour faire valoir mes droits et, par voie de conséquence, je ne peux être jugé sans sa présence», a-t-il. Toutefois, à la différence d’Oultache et de Sator, le reste des prévenus ont donné leur accord pour être jugés sans la présence de leurs avocats. Ce qui a suscité des interrogations chez les parties en présence. Cela étant, le juge Hellali entame le procès, en appelant le premier prévenu. Il s’agit de M. Fettal, un des membres de la commission des marchés. L’audition de ce dernier a duré au moins une heure durant laquelle le magistrat a tente de soustraire certaines informations. Le procès s’est poursuivi tard dans la soirée et se poursuivait hier vendredi. Pour rappel, c'est la troisième fois que la défense réclame ce rapport à l'origine de l'inculpation et de la condamnation du colonel à sept ans de prison, six pour son gendre et de trois à quatre ans pour les officiers de police. Trois accusés ont été relaxés. Cette affaire concerne du matériel informatique et les 25 accusés avaient été inculpés pour «passation de marchés publics en violation de la législation, dilapidation de deniers publics et trafic d'influence» en 2007 au profit de la société Algerian Business Multimedia (ABM).
Abder B.

Décès à Oran du moudjahid Ahmed Bouchaïb

 

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Le moudjahid Ahmed Bouchaib, l'un des membres du "groupe des 22" qui a préparé le déclenchement de la Révolution du 1er Novembre  1954, est décédé dimanche à Oran, à l'âge de 94 ans, des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de sa famille.

 

Militant de première heure de la cause nationale, membre de l'Organisation Spéciale (OS), le défunt a fait partie du commando qui a attaqué, le 6 avril  1949, la grande poste d'Oran pour s'emparer des fonds disponibles qui ont permis  ensuite aux dirigeants de l'OS d'acquérir des armes.

Feu Bouchaïb avait également représenté la région de l'Oranie, à la réunion du "groupe des 22", qui a eu lieu le 25 juin 1954 à Alger, sous la présidence du chahid Mostefa Ben Boulaïd, pour préparer le déclenchement de la Révolution  du 1er Novembre 1954.

Le défunt sera inhumé lundi après la prière du Dohr, au cimetière d'Aïn Témouchent, sa ville natale.

 

APS

la france hors la loi, l'algerie aussi :les juges amicaux

 

Justice : La Laddh désapprouve l’extradition en Algérie de Mourad Dhina

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Quelques jours après la détention en France de M.Mourad Dhina, la Ligue Algérienne de la Défense des Droits de l’Homme (Laddh) a exprimé  «  sa préoccupation » concernant une éventuelle décision portant son extradition vers l’Algérie.

Dans un communiqué qu’elle a rendu public hier, samedi 21 janvier, la Laddh a estimé qu’il ne serait pas judicieux de renvoyer Mourad Dhina en Algérie.

« La  Laddh considère que l’étude de la demande d’extradition de Mourad Dhina doit prendre en compte son statut de réfugié politique et sa qualité d’opposant politique qui n’a pas et ne pourra pas bénéficier d’un procès équitable en Algérie car la Laddh considère que la justice algérienne n’est pas indépendante lorsqu’il s’agit de procès de nature politique », peut on lire dans le communiqué.

D’autre part,  la ligue s’interroge sur « l’opportunité » d’une telle procédure étant donné que la demande d’extradition exprimée par les autorités algérienne « concerne une condamnation par contumace datant de 2003, et que Mourad Dhina a transité et a séjourné régulièrement sur le territoire français ».

En détention en France depuis le 16 janvier, M.Mourad Dhina, directeur exécutif de l’organisation de défense des droits de l’homme El Karama  et membre fondateur du mouvement politique d’opposition Rachad a été interpellé par la police française alors qu’il s’apprêtait à quitter la France pour rejoindre la Suisse, pays de sa résidence.

Extradition ou non de cet ancien cadre du Front Islamique du Salut (Fis),  la justice française devra  trancher prochainement.

 

Mina Adel

SMS VS BUETOOTH

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no moment

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Prix de gros sur les marchés humains

 

 

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Déjà très frileux, plus à l’aise dans un bureau climatisé que dans la rue, enfermés dans leurs bunkers de certitudes à passer d’opaques contrats, les gouvernants vont profiter de l’enlèvement du wali d’Illizi pour s’isoler encore plus, prenant le prétexte sécuritaire pour définitivement s’emmurer. Plus de contact ou alors à la télévision ; plus de sorties sur le terrain ou alors dans un terrain vague déminé de ses citoyens ; plus de pourparlers directs avec la population ou alors sans population.

Le syndrome de Debdeb, qu’il soit une «improvisation», selon DOK, un «roman rocambolesque» pour Louisa Hanoune (qui conteste la version officielle), aura creusé encore la ligne de front entre gouvernants et gouvernés. Déjà, pour voir un wali, il fallait attendre des semaines, posté en sentinelle devant les rares jours de réception, être un professionnel de l’entregent ou un spécialiste du démontage de scanners. Déjà, le Président avait montré la méthode : parler à son peuple le moins possible, une à deux fois par an au maximum. Avec ces derniers événements, la gestion se dirige vers un modèle de pays télécommandé à distance, le régime communiquant par propagande à la télévision, par «sources anonymes» avec les médias écrits et par SMS avec les électeurs sur la nécessité de voter. Ce qui favorisera l’émergence d’une nouvelle race, les intermédiaires. Des hommes de main qui feront le travail de terrain, faisant passer messages et promesses des décideurs à chaque émeute ou avant-projet de loi. Un nouveau métier qui attirera les multi-vestes et spécialistes des milieux interlopes.

En économie, ces intermédiaires existent déjà, installés entre les milieux d’affaires et l’Etat, brassant au passage des milliards non déclarés. En sociopolitique, le trafic va simplement s’adapter. Acheter à bas prix des hommes et des femmes sur le marché humain pour les revendre très cher à l’Etat.

 

Chawki Amari