mardi, 25 février 2014

Si, nous vous connaissons m'sieur le "président"


Par Le Matin

Abdelaziz,

 

Abdelaziz Bouteflika Abdelaziz Bouteflika

 

Oui, j’ai révisé mon histoire, mais pas celle à laquelle vous et ceux à qui vous ressemblez avez soit disons participé, pas celle que vous et ceux de votre camp ont écrit pour régner, ou devrais-je dire les histoires que vous vous atteliez à nous faire ingurgiter au lendemain de l’indépendance déjà. L’histoire falsifiée des livres scolaires, celle des héros enjolivés ou autres leadeurs inventés, celle qui dit que la guerre de révolution et les révolutionnaires s’arrêtent à l’armée des frontières et aux pseudo-leadeurs de cette dernière. N’avez-vous pas dit, nos jeunes ne connaissent pas pour la plupart Ben Bella, le premier président de l’Algérie « indépendante », il ne faut pas oublier de leur dire, dans ce cas, que c’est le président du premier coup d’Etat poste indépendante, et que vous étiez l’un des artisans de cette première confiscation du pouvoir au peuple, que vous étiez l’envoyé spécial pour le voir en prison et échafauder vos plans de fabrication de leadeur suite à la liquidation ou à la trahison des vrais et légitimes patrons de notre histoire. Ben Bella délogé à son tour et renversé, n’avez-vous pas été aussi là, parmi les acteurs de cette deuxième violation ?

 

Vous avez osé prononcer les noms d’Amirouche et de Si El-Houas ! Leurs dépouilles n’ont-elles pas séjournées dans les caves du ministère de la défense. Vous avez osé dire également que les gens ne connaissaient pas Krim Belkacem, non, je sais qui est Krim, ne serait-ce pas celui qui a été liquidé, étranglé dans l’un des hôtels de Frankfurt par ses « frères d’armes », parce qu'il a osé s’opposer et résister, suite à un ordre donné par Boumediene, alors que vous étiez ministre des Affaires étrangères, le deuxième homme comme vous aimiez si bien l’entendre !

 

C’est tout de même étonnant, l’expression « préserver l’Algérie.. » venant de votre part. Oui, les Algériens préserveront leur Algérie, mais sans vous, sans vos élections frauduleuses, et sans votre monarchie forcée et la bande de truands qui vous entourent. Oui, les Algériens – soyez-en sûr – préserveront leur chère terre l’instant venu. Et vous relègueront à la poubelle de l’histoire, et pacifiquement, pour votre gouverne. 

 

 Tab Jnani, nous dites-vous ?  Oui depuis toujours à vrai dire, votre Jnan n’a jamais renfermé d’esprit ni d’idéologie ou d’idéal ni de sciences quelconques ou de clairvoyance, Je ne vois nulle valeur de gouvernance en vous, encore moins s’agissant de cette terre ancestrale.

 

Si, Nous vous connaissons, aventurier et amateur des coups d’Etat, de liquidation dans les années soixante, où vous étiez présent à chaque violation de la volonté populaire. Si, nous vous connaissons, dans les années soixante-dix, où vous étiez l’homme des détournements et des escroqueries, accusé officiellement par cette même « république ». Si, nous vous connaissons, dans les années quatre-vingt, montrant le chemin du désert Algérien aux premiers braconniers Qataris, et faisant affaire de centaines d’hectares de cette chère terre du Sud. Si, nous vous connaissons, dans les années quatre-vingt-dix, partie prenante des prémisses de ce que vous appelez « tragédie nationale »

 

Vous avez osé, venir à l’aube de ce dernier siècle, faire dire à beaucoup d’Algériens que vous êtes le sauveur de l’Etat-nation, pour en réalité prendre la plus empoisonnée des revanches sur ce peuple qui ne vous a pas réclamé chaudement au lendemain de la disparition de Boumediène en 1979, quand on vous a écarté, comme il se fait dans la coutume de la gouvernance du militaire entre lâches. L’histoire retiendra ces épisodes, avec ou sans votre résolution, que vous étiez et êtes encore, un menteur, un voleur, j’ai presque envie de dire un traitre avec tout ce que le mot peut sous-entendre comme sens.

 

Jamais, ce pays n’a enregistré une gangrène aussi profonde liée à la corruption autant que durant ces quinze dernières années, les vôtres. Jamais, au long de ces cinquante dernières années, ce pays n’a enregistré une telle mal-gouvernance, une si basse estime de la république, et une faiblesse de ses institutions à tout les niveaux. Et vous osez croire qu’en bâtissant une mosquée, vous allez marquer l’histoire ? Cette autoroute que vous ne cessez de rabâcher à nos oreilles, qui s’est inscrite à quatre milliards de dollars et qui se termine – tant bien que mal – à vingt milliards de dollars, et qui a consacré l’ « intelligence » de la corruption, et la dégénérescence économico-financière et a installé la mafia politique. Cette réalisation, si c’en est une, et bien d’autres, ne sont pas les votres, ce sont le mérite de l’argent du peuple et des dollars des richesses de cette terre multimillénaire.

 

Vous osez encore, quinze ans après, convalescent, absent de votre palais et silencieux, (laissant le petit frère jouer avec les outils du grand), le dos tourné au peuple auquel vous ne vous êtes pas adressé de vive voix depuis près de vingt-deux mois.

 

De quel bilan vous vantez-vous ? Vous avez bâti des universités et détruit l’enseignement, bâti des écoles et détérioré  l’éducation, bâti des hôpitaux et dégradé la santé. Vous avez construit des barrages colossaux et ce peuple à toujours soiffe de liberté. Que voulez-vous faire pour cinq prochaines années ? Au compte de qui ? Sur le compte de qui ?

 

Fini l’opposition, place à la résistance

 

Ps un : Moi, citoyen, décline toute responsabilité des dires de Monsieur le Sellal, et déclare ne jamais avoir supplié quiconque de supplier Fakhamatou-hou de se porter président pour un quatrième mandat et « nous » sauver ainsi que l’ « équilibre » de la république.

 

Ps deux : Messieurs les Bouteflika(s) ; Rentrez chez vous, ravalez votre ego démesuré, arrêtez de penser à vos personnes et vos profits sur le compte de cet état-nation encore fragile. Ici, dans le pays de Ben M'hidi et de Abane, nous ne donnons plus de soins contre l'avidité du pouvoir.

 

Mohand (Arezki) H.

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"Hagrouna !"


Par Le Matin |

"Il est resté identique à lui-même, comme une statue qui traverse le temps sans en subir les outrages. À peine si l’âge a empâté ses traits, arrondi les angles, l’œil est resté vif, la voix aussi claire qu’en octobre 1963 quand il a lancé le fameux «Hagrouna !". Et aussi gardé une mémoire d’éléphant même s’il affirme qu’il veut oublier pas mal de choses…"

 

Aujourd’hui, nous sommes nourris, chaussés, habillés, médicalisés outillés parfumés maquillés chinois Aujourd’hui, nous sommes nourris, chaussés, habillés, médicalisés outillés parfumés maquillés chinois

 

Dans cet entretien imaginaire, feu Saïd Mekbel, raconte Ben Bella. Un salaud est par définition un homme méprisable et le premier Raïs de l’Algérie avec son « Hagrouna » est méprisable et méprisant vis-à-vis d’un peuple qui ne mérite aucune compassion quand on pense aux enfants de l’Après-pétrole. Au bluff du Hagrouna, le Sage de l’Afrique a ajouté l’imposture face à un public de salopards. "…les peuples sont à la longue ce que le gouvernement les fait être : guerriers, citoyens, hommes quand il le veut ; populace et canaille quand il lui plaît", affirmait déjà Rousseau.

 

Quand l’Angleterre, mère de la démocratie occidentale, a augmenté le salaire des juges, le gouvernement de l’époque a déclaré qu’il voulait protéger les hommes de loi de la corruption. Bizarre. On croyait naïvement que ceux qui résistent le plus au virus c’est justement ceux dont les études du Droit les avaient bien vaccinés contre lui. En Algérie, le bonheur de nos magistrats est dû au coup de «folie» d’un monsieur Brahimi affirmant en 1990 que le montant des pots-de-vin touchés par les hauts fonctionnaires de l’Etat en signant des contrats avec les étrangers s’élevait à 26 milliards de dollars : l’équivalent de la dette extérieure. Résultat, on a triplé les salaires de nos robes noires et monsieur Hamrouche s’était justifié à l’anglaise. Anouar Benmalek dans son livre Chroniques de l’Algérie amère écrit : "Un jeune juriste, s’il choisit la magistrature après 4 années de licence et 2 années de stage débutera avec un salaire supérieur à celui d’un professeur d’université titulaire d’un doctorat d’Etat." Dans l’Honneur de Déplaire, André Giresse parle de la justice française : « Reflet de la volonté du Prince, le Conseil supérieur n’était plus, sous la Vème, un temple où soufflait l’esprit des lois, mais une foire aux vanités, une bourse des promotions, un Versailles judiciaire peuplé de courtisans. On y venait rituellement faire ses dévotions et avancer en grade à coups d’encensoir et de génuflexions...» Malgré les scandales et la Constitution Liberté-Fraternité-Egalité les monarques de Versailles seront toujours au-dessus de tous les soupçons de Dame Justice. Le seul pays qui a mis son président derrière les barreaux c’est Israël et pour une affaire de mœurs. En face d’eux, les leaders palestiniens ont dû bien rigoler dans leur Mercedes et palais des 1001 nuits. En Palestine, ils n’ont pas de rente pas de pays, mais l’Empire Arafat n’est pas en carton encore moins celui de Hamas qui s’est assagi depuis son intronisation. D’après le Procureur général de l’Autorité palestinienne 80 pour cent des responsables sont corrompus. Des milliards de dollars d’aides internationales pour la population détournés sans aucune réaction des donateurs au point dit-on que « la Palestine est le secret le mieux gardé de l’industrie de l’aide.» D’après le site hekayaty.com, Hamas et l’Autorité Palestinienne c’est Beverly Hills : en une année 10 milliards de dollars envolés. Abbas se justifie ainsi : « Le scandale à propos de corruption est un complot israélien. » Si c’est vrai, l’honnêteté des dirigeants palestiniens sera une première dans le monde arabe, il faut qu’on pense à leur offrir le prix Nobel et surtout convaincre leur peuple que l’enfer du frère est meilleur que le paradis de l’ennemi. Même Mandela est mort millionnaire. Ses héritiers politiques et leur Black Economy n’a finalement servi qu’à remplacer des patrons blancs par des patrons noirs dont le seul mérite est d’appartenir à l’ANC. Mandela reste un héros pour avoir empêché une guerre civile ou un génocide à défaut de réaliser le plus petit rêve du plus grand nombre. L’histoire ne retiendra pas le nom du président de l’Uruguay José Mujica dit Pepe, il a renoncé à 87 pour cent de son salaire au profit des pauvres, refusant de porter un costume vit dans sa vieille ferme avec sa vieille femme et sa vieille voiture tout en expliquant : "J’ai lutté toute ma vie pour un monde plus juste …» Que pèse ce fétu de paille face à l’Empire Goldman Sachs, responsable de la crise de 2008 qui ne cesse de s’enrichir et d’appauvrir en espèces et en neurones la race humaine. Même le diable est obligé d’acheter l’âme parce qu’il n’a pas le pouvoir de la voler. En Europe, le cœur de la crise correspond au cœur de la corruption : les plus corrompus sont les plus touchés. D’après la Commission européenne, le mal coûte à l’Union 120 milliards de dollars par an, 1 pour cent du PIB. Le rapport dénonce les prises illégales d’intérêt, les favoritismes, le crime organisé, les fraudes fiscales et financières, le blanchiment d’argent…Pas un mot sur le lobbying, la corruption, la cooptation, l’incompétence qui minent l’UE au sommet à la pousser à réintroduire par exemple la farine animale pour des bêtes herbivores afin d’engraisser le bétail humain. En Grèce, la corruption est à tous les étages et d’après TI (Transparency international) la dette grecque a été causée en partie par la fraude fiscale. Qui fraude le fisc sinon les riches et les ayant-droits. D’après le Figaro : "Rarement la France aura placé trois des siens dans un top 10 international… ayant payé les plus gros montants…pour mettre fin à des poursuites pour corruption…". En 2000, une centaine de pays se sont réunis en Pologne pour s’engager à propager la démocratie dans le monde, un seul pays a refusé, la France, porte-parole du monde arabe et de l’Afrique. Son ministre des AE avait déclaré qu’on ne peut imposer la démocratie à un peuple qui n’en veut pas. Par contre on peut imposer la dictature et ses valises à billets.

 

"La tolérance zéro pour la corruption est primordiale. L’Etat doit être le serviteur et non le maitre du peuple » déclarait sans rire sa compatriote la patronne du FMI. Ce qui ne l’a pas empêché d’être plus que satisfaite lors de sa visite début 2013 au Cambodge après une crise politique due à des élections truquées. Le Cambodge, pays le plus corrompu d’Asie classé dans la matière 160e sur 177 pays d’après TI (transparency international).La Turquie qui n’a pas eu la chance de rentrer dans l’Europe ni de reconstituer l’Empire ottoman, le fléau menace la politique et la livre turque le tout sous l’œil de la religion. En Chine, on parle de problème structurel et Confucius a été enterré au profit de McDonald. «Les princes rouges» qui tiennent leur «mandat du ciel» sans croire à ses prophètes, sont gangrenés. Quand un «tigre» est sanctionné au lieu d’une «mouche» c’est qu’il a cessé de plaire. On estime le nombre de riches à 300 millions sur 1, 5 milliard de Chinois condamnés à la pauvreté à tout jamais au risque de faire exploser la planète. Ils pourront toujours survivre en lisant le célèbre livre de Zhuxiao, fils de leur empereur écrit en 1406 «L’Herbier pour la survie en cas de disette». Seulement du temps du prince herboriste, si la terre était radine elle n’était pas polluée. Le Japon qui a été un modèle unique de performance depuis plus une dizaine d’années est en train de régresser avec la qualité de ses dirigeants. En 2011, le tsunami et la catastrophe du nucléaire avaient mis à nu la fragilité du géant. Quand ils protestent, les Japonais ne manifestent pas dans la rue ne brûlent pas ne s’entre-tuent pas, mais chaque fin de semaine ils protestent dans le calme devant la résidence du Premier ministre avant de tout nettoyer et repartir. Leur méthode est efficace, le coupable démissionne en demandant pardon. Hélas le virus est mondial et les caisses sont vides. Ajoutons que les responsables nippons se contentent de faire des cadeaux au lieu de détourner des fonds. En 2010, l’incendie de la forêt russe, 2 milliards d’hectares représentant 20 pour cent de la réserve mondiale, fait découvrir aux médias le Village-Potemkine. Avec ses 17 millions de kilomètres carrés, la grande Russie possède moins de pompiers que la France avec un matériel datant des années 70. En 2000, Poutine a pris le soin de se débarrasser du ministère de l’Ecologie initié par Gorbatchev. Pourquoi s’encombrer de statistiques concernant la canicule la pollution alors que la Douma le "club où on fait des affaires" en est préservée. La Douma comme l’APN, on peut acheter son siège en distribuant des billets des terres aux électeurs ou au Parti. Une fois élu, on est libre de s’expatrier pour booster les affaires jusqu’au prochain vote. Dans le monde arabe, la question a été réglée aux racines. Le blogueur saoudien Khaled Al Majid, surnommé le Wikileaks saoudien, révèle : «Certains individus possèdent des propriétés si vastes qu’ils leur faut un hélicoptère pour se rendre d’un bout à l’autre alors que les deux tiers de la population ne parviennent pas à obtenir un terrain pour construire une maison pour leur famille. Une grosse part des milliards du pétrole est engloutie dans des projets d’infrastructures au bénéfice d’entrepreneurs véreux. Les grands de l’Etat comptent parmi les plus grosses fortunes de la planète. Pour l’Egypte on parle de 70 milliards de dollars volés par Moubarak cette somme correspond pour certains riches à la zakat 2,5 pour cent de leur fortune. Ils ne paient ni l’électricité ni l’eau ni le téléphone ni les billets d’avion, ni l’hôtel, rien du tout. Le favoritisme règne partout dans toutes les administrations où l’on nomme des proches, les amis, les enfants d’Untel. Des journalistes, des poètes, des religieux, des intellectuels…s’inclinent devant un prince, un ministre. Les rues telle et telle, les universités unetelle et untelle, les instituts untel, les chaires unetelle, les hôpitaux untel…Partout des grandes villes au plus petit bourg, on retrouve les mêmes noms jusqu’à la nausée…En Tunisie ils ont renvoyé leur président, chez nous on n’a même pas renvoyé le gouverneur de province après des centaines de personnes noyées deux années de suite à cause des inondations à Djeddah, la 2eme ville du royaume. 

 

Que dire des Saoudiens détenus pendant des années en prison sans être jugés sans avoir commis de crime… Nous nous sentons comme des intrus qui encombrent la famille royale.» Avant l’internet, une princesse saoudienne dénonçait déjà dans son livre Sultana l’«anomalie» génétique des Ibn Saoud à travers le portrait de son propre frère qui couvrait d’or et de pierres précieuses ses nombreuses femmes et concubines avant d’aller en Egypte acheter des fillettes vendues le temps d’un viol par une mère détraquée par la misère. Un autre prince exilé en Allemagne se plaint lui que les forces de renseignements saoudiens traquent les opposants jusqu’à l’étranger. Un autre, considéré comme l’homme arabe le plus riche, Al Walid ben Talal a acquis dit-on 3,75 pour cent de Twitter pour surveiller des internautes saoudiens les plus surveillés au monde. On imagine la prudence du Wikileaks saoudien, suspecté d’être un prince rebelle, et l’ambiance de la prolifique fratrie qui veille sur les Lieux Saints de l’Islam. 

 

Quand on compare l’Algérie à l’Arabie saoudite, les points communs certes sont légion, seulement on n’a pas de Wikileaks et nos princes n’ont pas de propriétés ni illimitées ni lilliputiennes sauf le très officiel et très blindé Club des Pins. Les noms «Untel jusqu'à la nausée» sont ceux de nos martyrs. Aucune pénurie à redouter : nos princes en partance reviendront un jour en martyrs si on arrive à imaginer l’Algérie post-pétrole comme on imagine un chaos après le chaos. Aujourd’hui, nous sommes nourris, chaussés, habillés, médicalisés outillés parfumés maquillés chinois et en plus on nous importe des Chinois pour construire des édifices des routes ponts immeubles et même des mosquées. À ce rythme, on peut se demander pourquoi on envoie encore les gosses à l’école c’est sans doute pour cela que les grèves à répétition dans ce domaine nous laissent de plus en plus indifférents. À ce rythme, on n’est pas des intrus, on est des insectes nuisibles. Si au moins on a importé le rire des Chinois ; si au moins on pouvait soulager nos cœurs avec un Hagrouna ! "Les structures du discours ont été si parfaitement intégrées par les profiteurs du système que, lorsqu’un individu se met en quête des mots et des formules qui exprimeraient son cas, il découvre qu’ils sont déjà largement en usage au service du pouvoir." (John Saul, Les Batards de Voltaire) 

 

Mimi Massiva

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mardi, 18 février 2014

no moment

DILEM DU 17 FEVRIER 2014

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samedi, 08 février 2014

La profonde solitude du juge

 

Après cette première, un dirigeant du FLN qui s'attaque à l'interminable général de corps d'armée Si Ali Toufik Mohamed Lamine Médiène, voici l'autre première : le DRS va porter plainte contre Saadani. Cette nouvelle attitude dans les mœurs politiques, pour un corps qui ne s'est jamais réellement préoccupé de la légalité institutionnelle pour ses opérations, ouvre la voie à plusieurs questionnements de par son caractère inédit. Si Saadani a vu juste, la justice est instrumentalisée par le DRS et va donc donner raison au DRS contre Saadani. Si Saadani dit n'importe quoi, car la justice est justement instrumentalisée par le clan présidentiel comme cela a été le cas pour la prise de contrôle du FLN en invalidant la décision du Conseil d'Etat, le DRS ne pourra rien faire. Car derrière ces affrontements verbaux et ces prises de position radicales, c'est la justice qui est au cœur du débat et il faut bien constater que ni le DRS ni le cercle présidentiel ne veulent d'une séparation des pouvoirs et de l'indépendance des juges à travers l'activation du Conseil supérieur de la magistrature.

Si l'Algérie a besoin de sang neuf, d'une nouvelle République, de nouvelles institutions et d'une sérieuse vision d'avenir, elle a aussi besoin d'une nouvelle justice qui n'obéit ni aux ordres des colonels installés dans les cours, ni aux ordres de la tutelle acquise au Président, ni encore aux pressions de la chkara et des lobbies mafieux. Qui va désigner le juge qui va s'occuper du procès entre DRS et FLN ? Le DRS et ses relais ou le duo Saïd Bouteflika-Tayeb Louh ? Il est hélas inconcevable que ce soit la corporation des magistrats qui le fasse, devenus depuis 20 ans de simples soldats soumis aux décisions de la matrice. Mais dans tous les cas, personne n'aimerait être à la place du juge qui instruira cette affaire. Il y a des jours où l'on peut regretter d'avoir fait du droit.

Chawki Amari

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mercredi, 05 février 2014

Papy, c'est vrai que papa est un grand voleur ?

RSS - Analyse

 Par Mohamed Abassa

Par Le Matin | 03/02/2014 11:05:00 | 8621 lecture(s) | Réactions (10)

Aux dernières nouvelles et selon l’expertise très remarquée du Docteur Amara Benyoune$, le cerveau de Bouteflika serait très supérieur à ceux de tous les Algériens et, plus spécialement, à celui de ses trois Amar réunis (faites la liaison en prononçant Zammar ou, plutôt Zemmarine selon le lexique patronymique des internautes qui se sont vite emparés du sujet) $amar Ghoul et Zammar $aâdani s’ajoutant d’évidence à l’expert neurologue de l’Industriel en chef de l’Algérie; le $ieur, assez bavard ces derniers temps, Zammara Benyoune$.

Papy, c'est vrai que papa est un grand voleur ? Par Mohamed Abassa

Fort connu des Algériens en import/import de médicaments et plus spécialement en indélicatesses diverses sur des biens publics sur lesquelles le clan régnant ferme les yeux, tout en le poussant plutôt à la récidive. Et pour cause ! Selon de nombreux internautes, ils sont des millions, il excellerait aussi et surtout en gros marchés publics confiés aux copains et à la famille dans des conditions que son mentor, $aïd le freluquet, et accessoirement comptable en chef de l’Algérie, approuve et protège en contrepartie de soutien total et inconditionnel dit et crié dans toutes les déclinaisons ventrales et dans toutes les génuflexions verbales possibles ; grande et nouvelle spécialité de Si Ammar. Jusqu’ici, rien d’anormal ou d’atypique dans la république putride et arrangée des Bouteflika & Co. Parce que ça se passe comme cela chez les Boutef dans le commerce ordinaire entre soutenants et soutenus. Un rite normal dans le contexte de la vassalité, de la soumission et de la Bey-aâ. Dans la pure tradition des us maroquins.

Et forcément, dans ce genre de rite et d’alliances et d’associations par le ventre et le bas ventre, il a bien fallu à Si Amara d’apporter, autant sinon plus que les autres chekkamine, quelque chose de substantiel et d’original dans la besace présidentielle. Et comme on ne peut pas dire du Pt du MPA qu’il pèse quelques grammes en notoriété nationale, ni même en voix électorales (hormis le tripatouillage des urnes gonflées par qui nous savons) il n’aurait donc été d’aucun secours au clan, n’était cette fulgurante et stupide trouvaille : doter Bouteflika d’un cerveau supérieur à celui de tous les Algériens réunis. Mais cette ineptie sémantique suffit-elle à compenser la légèreté politique, voire la nullité de M. Benyoune$ dans la balance des allégeances ? Pas sûr. Dans ces folles surenchères à la criée où l’on se bouscule de moins en moins pour plaire et servir le clan, l’adjudication verbale démesurée de Benyoune$ paraît désespérément et tragiquement burlesque et sotte ? Elle confirme en l’aggravant l’immaturité mentale de l’homme et son infantilisme récurrent à s’introduire facilement dans le grotesque et le ridicule. L’argent facile peut-il à ce point rendre si stupide et si niais? Peut-il à ce point, pousser au délire somatique qui vous transforme un légume, une plante verte, un grabataire sénile depuis longtemps déjà, en génie des Carpates, en Danube de la pensée, en Ceausescu algérien auquel ne manquent que le cerveau, les jambes et la mémoire pour gouverner encor et encor l’Algérie ? Décidément, en Algérie, le ridicule, loin de tuer, rassérène et relance les carrières fangeuses. Mais, là aussi, comme pour Tarpeia, les roches ne sont jamais loin du Capitole.

Eriger un Président malade et invalide en demi-dieu, en affirmant à genoux, par la béatitude et la sublimation, l’exclusivité, l’incontournabilité et l’inéluctabilité de Bouteflika pour diriger l’Algérie, affirmer donc cela c’est d’abord se moquer de soi-même avant de s’offrir en triste et piteux spectacle aux Algériens autant amusés que révoltés.

C’est cela et seulement cela ces élites dirigeantes, débiles et effrontées qui s’exhibent à présent tout nus, sans feuille de vigne, pour en appeler au 4ème mandat. Toute honte bue.
Dans ces crescendos et ce bruyant concert d’adjudications soutenantes, dire du cerveau presqu’éteint de Bouteflika qu’il est bien supérieur à ceux de tous les Algériens « moyens » réunis, relève sinon du mépris qu’on a de soi-même, du moins de l’ignorance à l’état primaire et primitif de son auteur.

Ce sont là les premiers lanceurs d’alerte, exprimés en insultes malsaines, sortant de la bouche d’un ministre du clan, négociées à la criée, qui renseignent assez sur l’état de délabrement mental et intellectuel des personnels dirigeants qui enfoncent de plus en plus le pays dans le chaos et la désolation. Pour se maintenir au pouvoir ad vitam aeternam, ils ont toujours besoin de mentir, de salir et de s’aplatir. C’est leur unique destin de servants couchés, gloussant de plaisir au seul exercice de se courber encore et toujours pour servir le maître nourricier, le maître pansier ; Bouteflika. Ah ce ventre ! Que ne fait-il pas dire à la bouche et bien plus à la tête !

Pas étonnant donc qu’un membre de la curée se fende ainsi. Mais où est donc la morale ? Ne cherchez pas mes frères, ils n’en ont pas ! N’en ont jamais eue. Seul l’argent facile par le pillage et la concussion compte pour eux. Une liturgie et un sacerdoce auxquels ne manquent aucun hymne, aucun rituel de la soumission, aucun fantasme de l’allégeance bouffonne. Il faut une sacrée dose de courage et d’écrasement de soi, pour regarder droit dans les yeux, les Hommes, ses enfants, sa femme, le soir venu. La grande audace des hyènes et des lâches lâchés sans ordre à la capture de la grande bouffe en dollars, en euros et même par camions de Dinars. Toute l’Algérie sait que le petit et débile Saâdani a extorqué au FNSA plus de 1800 milliards de DA. Alors qu’en est-il des autres gros requins ? Qu’en est-il de l’import/import Benyoune$ ? Tout le monde comprend et sait pourquoi il se comporte en Zerboute fou du 4ème mandat, mais tout de même, il y a des limites à tout. Mais non, en Algérie la course à l’argent facile ne connait aucune limite. Quitte à affirmer que le cerveau de Bouteflika (si tant est qu’il existe et fonctionne toujours) est le plus grand et le plus beau du monde algérien; dixit Zammara Benyoune$.

Déjà, du temps où il tenait à peu près sur ses jambes et que son cerveau charbonnait à plein feu, il, lui le Président en poste et en bonne santé, nous avait déjà traités, nous la masse des lambdas anonymes, d’êtres tout juste moyens c'est-à-dire nuls, voire éligibles à l’esclavage et à la soumission. C’était sa conviction intime exprimée publiquement par sa télévision dont il se dit l’unique propriétaire (Celui qui paye l’orchestre choisit sa musique ; comme il a dit lui, Bouteflika) Ce qui nous avait porté à croire que Bouteflika n’aimait ni l’Algérie ni les Algériens. Il n’aime que son fric et ceux qui l’aident à le prendre. Ce qui m’autorise à affirmer ici ce que Mohamed Benchicou avait affirmé avant moi : Bouteflika est un escroc. Oui, un grand escroc. Que ses défenseurs, escrocs et voleurs comme lui pour la plupart, me répondent par une seule phrase, un seul mot, et je leur répondrai par la totalité de ma certitude, un livre entier, 540 pages, "Le Dernier crépuscule des beni K…" qui tarde à sortir vus les obstacles environnants. Le K pour ceux qui ne savent pas, est la contraction polie de Béni Kelboune.

Seules compétences morbides et propensions despotiques qu’il montrera durant ses trois longs mandats ; 15 ans. Faisant des Algériens des bougnouls indigènes gouvernés par un Président coopérant ; à peine un ¾ de maroquin consentant, fabriqué de toutes pièces par les services et par le général T en particulier qu’il vient, justement, se dit-il, de réduire à du menu fretin. Quel culot ! Quelle ingratitude du ventre pour celui qui l’a fabriqué Président !

Cependant, quelque part et partiellement, l’expertise de ce ministre qui se dit ni sot ni idiot comme il s’en est défendu tout le temps, semble, hélas, pour une fois, horriblement vraie. Mais applicable et vérifiable seulement et stricto sensu, pour une biologie animale vérifiable et démontrable sur lui même et sur ses congénères du clan, convertis par lui, l’expert cérébral, aux mêmes infériorités et mêmes hiérarchies des cerveaux de sous-dev.! Convertis en deux tribus distinctes et distantes : le cerveau présidentiel intact et supérieur et les cervelles inférieures de servants mineurs que nous sommes tous devenus aux yeux de cet expert que la peur de perdre le pouvoir et les milliards qui en coulent, le rendent si agité et si stupide. Selon les doctes oracles péremptoires du destin du grand douctour Zammara qu’il deviendra grâce à $aïd, les Algériens dans leur totalité comme dans leurs diversités sont hiérarchisés en Algériens mineurs aux cerveaux atrophiés et en Algériens supérieurs où Bouteflika et les siens, cette espèce en voie d’extinction que ne peut plus supporter cette noble terre algérienne, occuperaient d’évidence et pour longtemps, la place des Dieux. Question subsidiaire : sont-ce ces morphologies cérébrales supérieures qui peuvent expliquer le pillage du pays par le clan régnant auquel, d’évidence, appartient désormais le rallié Zammara Benyoune$ et duquel il dépend biologiquement et, surtout, alimentairement ? En gros milliards bien sûr. Ce que n’offraient pas ou pas assez, ni le FFS ni les Berbéristes, ni le RCD. C’est exactement ce que n’affirme pas le petit transfuge Zammara Benyoune$ en affirmant sans blêmir, sans rougir, sans baisser les yeux, toute honte bue, que le cerveau éteint de Bouteflika, son recruteur, son parrain, est supérieur à ceux des quarante millions d’Algériens. Est-ce vraiment l’enfant des Berbéristes, du FFS, du RCD qui parle ainsi ? Serait-ce le bébé des services et des services qui se lâche ainsi ? Oui, surement.

Affirmer publiquement cela, c’est aussi et surtout se dire et s’affirmer, au-delà de la théorie des climats, très proches et parfois égal des mammifères et des chimpanzés omnivores en particulier. C’est pourquoi, ces affidés du régime, achetés en gros par couvées entières, alignent des performances de QI bien inférieures de ce qui reste de cerveau du $ieur Bouteflika. En phase d’atrophie et d’extinction totales. C’est presque toujours le destin des despotes, malades de pouvoir. Les hurleurs de base et aboyeurs en chef, en pleine campagne pour convertir les indigènes algériens à la cause perdue des meutes bouteflikiennes, infatigables dans leurs sales et exécrables besognes de lécher par le bas et par le haut, ne reculent devant aucune bassesse, aucune allégeance, pour affirmer, par les hurlements, les aboiements aussi, en faisant écrire parfois, que le cerveau de Bouteflika est supérieur à tout et à tous. Increvable. Un moutchou écrivaillon inconnu, sûrement un énuque amorti et soldé par les prédateurs Suarez d’Alger (Sawaris) a poussé l’outrecuidance Benyoune$$ienne jusqu’à écrire dans le net que le monde entier, USA en tête, nous enviait Bouteflika. Quel gros courage imbécile et débile ce gros lécheur des Bouteflika! Une vraie merde sans bas de soie. A l’état pur. Il faut être spécialement idiot, amoral, immoral, inculte, goujat et stupide pour affirmer de telles monstruosités biologiquement fausses et invalides. Déjà, les Algériens auxquels il reste un petit gramme de dignité ont violemment réagi dans le Net pour attribuer à la Zammara Benyoune$ la palme d’Or de la Chitta 2014. Des millions d’Algériens le connaissent désormais sous le pseudo peu flatteur de Zammara Benchitta. C’est sur le Net. Il faudra des siècles pour effacer ces tâches indélébiles que porteront aussi, mille fois hélas, leurs descendances. Mais que leur importent le discrédit et le déshonneur frappant leur nom et leurs enfants quand les milliards sont déjà là. Grâce aux générosités criminelles des cerveaux "très supérieurs" des Bouteflika.

Mais au vu de l’itinéraire politique du personnage Zammara Benyoune$, personne n’a oublié la grosse et seule essence et ambitions qui l’animent et l’agitent ; la chippa et l’argent facile. C’est pourquoi, en grand transhumant politique, il a trahi tour à tour, le FFS, les berbéristes et le RCD qui l’avaient fabriqué et sorti de rien. Là, avec ses nouveaux maîtres bouteflikiens, il s’épanouit et s’affirme avec les génies et les génisses du FLN dans la grosse gamelle de la rente. Saâdani en tête, duquel, avec Khalida, il apprend et retient les délices des déhanchements de la danse et de la lèche du ventre. Et $aïd, le grand corrupteur de la République, adore ça, ponctuant la récréation des vauriens à coups de grosses rechkates d’argent volé ! Fi Khater Sidna, le plus grand voleur d’Algérie! Justement, c’est quand on émane de rien ou tout simplement de la roture, qu’on devient, comme Khalida, la première et seule sioniste enragée d’Algérie, mégalo, voleur et dangereux.

On le saura mieux quand la cour des comptes aura mis son nez dans les comptes démoniaques des imports/imports sulfureux et malsains des Benyoune$, Khra-lidettes, Chakibêttes, Ghoulettes et Saâdinettes, grands protégé$ et grands servis de $aïd Bouteflika & Co. C’est pourquoi et seulement pourquoi le petit, le tout petit Amara Benyoune$ se jette à plat ventre pour décréter et crier très haut par l’absurde que le cerveau de Bouteflika, ses bâts, son pipi, sa moustache, sa main gauche, son cerveau, sa C. droite, sont meilleurs et supérieurs à tous les accessoires biologiques de tous les Algériens réunis.

Pourquoi le $ieur Zammara Benyoune$ est-il si arrogant, si sûr de lui, si insultant pour l’ensemble des Algérien? Parce qu’il est sûr, assuré que le clan et ses mafias tombés, il ne sera rien, plus rien. Il ne lui restera que le choix facile entre les délices insupportables de Serkadji et les joyeuseries Parisiennes. Dans leurs faits et gestes de prédateurs ordinaires comme par leurs penchants devinés de grands voleurs de biens publics, ils partagent la seule particule, le $, qu’ils héritent en commun de $aïd, l’innommable.

Ce terrible $ de la prévarication et de la concussion les a tous convertis à la même religion du pillage et de la Khatfa à ciel ouvert. Sinon, qu’ont-ils à faire ensemble, eux que rien n’unit, ni la région, ni la religion ni la conviction pour hurler à l’unisson, vibrer et glousser de plaisirs partagés, ces zigs transportés par la même hystérie du 4ème mandat ? Autour de la même Meïda croulant sous des montagnes de $ invisibles ? Un islamo-libertaire, Ghoul$, converti aux délices de Capoue algériens, un laïco-berbériste mille fois repenti, Benyoune$ et un charlatan drebko-FLN, Saâdani. Qu’ont-ils vraiment à faire ensemble ces trois individus pervers d’horizons et d’origines si différentes ? Qu’ont-ils de commun sinon et à part la fièvre et la maladie partagées de l’argent sale, des prédations des deniers publics et de la soumission rétribuée au dieu Bouteflika ? Avec quels argents $aidani croque ses palourdes de Charlot, roi des coquillages de la place Clichy, et avec quels euros $aïd se siffle à volonté ses Pétrus au 5 du Georges V ? D’où leur vient tout cet argent jeté à Paris à la gloire de leurs gosiers et de leurs ventres jamais assouvis? Bien sûr du contribuable algérien, unique et final payeur de toutes ces gabegies qui durent et perdurent impunément. Quand jugera-t-on ces racailles associées par le ventre et, pire encore, le bas ventre ? Et dire que par l’arrogance et le mépris, ils nous prennent tous pour des envieux ; des jaloux disent-ils de nous! Vraiment ?

Mais, ce qui est terriblement exact, c’est que l’analyse du $ieur Benyoune$ sur la supériorité du cerveau de Bouteflika est juste et pertinente ! En quoi ? Quand trois, des cents et peut-être des milliers, esprits clairvoyants et, apparemment en bonne santé physique, rampent, bavent, mouillent et se couchent à plat ventre, léchant les pieds et le reste, baisant la main et les C. d’un être humain, éteint, hagard, grabataire, invalide et défait, dépourvu de toutes fonctions organiques attestant de la moindre présence ou saillance intellectuelle, c’est que les cerveaux de ces infrahumains ainsi soumis aux pieds morts de Bouteflika, sont vraiment inférieurs et mineurs quand ils s’installent dans une telle posture. Ce qui n’est pas la situation des 40 millions de cerveaux d’Algériens restants et dont l’électroencéphalogramme présente des normalités et des performances bien supérieures à celles du Président malade. C’est pourquoi et d’évidence, malgré les fraudes et le viol annoncé des foules, ils ne voteront pas pour lui. Sauf si, comme toujours, cette veille femme indigne qu’est l’urne, sous la menace de la mitraille et de la fraude, laissera encor et encore sa fente fatiguée, mille et une fois visitée et violée, s’entrouvrir pour les mêmes visiteurs. Au nom de la même imposture et du même viol qui continuent. Sous les applaudissements nourris de la cour et des chiens qui préparent déjà l’investiture qu’ils veulent faste et grandiose. A la hauteur des nouveaux milliards qu’ils attendent du 4ème mandat. C’est cela l’Algérie, réduite à rien et à des tubes digestifs par le nabot inculte d’Oujda.

Mais que répondront-ils, ces racailles, à ce petit garçon de dix ans, fils de ministre en poste, scolarisé dans le 15ème arrondissement de Paris, qui refuse violemment d’aller à l’école parce que ses petits camarades le traitent de fils de voleur ! Non papy, je n’irai pas à l’école tant que tu n’auras pas répondu à ma question ; Papa est-il un grand voleur comme me le disent tous les jours mes copains? Est-il vrai que ce qu’il fait avec ses copains du gouvernement en Algérie comme partout en Afrique, empêche d’autres enfants d’aller à l’école, de manger, de se soigner ! Dis-moi papy, dis-moi que c’est faux ! Parce que la maîtresse et mes copains me disent ça tous les jours. Et le grand père, les yeux lourds et baissés, ne put rien répondre à son petit fils. Le gamin refuse toujours d’aller à l’école. Alors M. Bouteflika, toujours partant pour un 4ème mandat ? SVP, répondez d’abord à ce gamin du 15ème arrondissement de Paris !

Il veut juste savoir avec quel argent son papa ministre en poste à Alger paye son séjour, son chauffeur, sa sécurité et ses loyers à Paris. Le papy, toujours muet et poli, n’en dira rien.
Il comprenait parfaitement la colère, le dépit et la honte de son petit. Un papa corrompu c’est sale, très sale, pensaient l’enfant et son papy. Bouteflika ignore cela ; il commande.

M. A.

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jeudi, 12 décembre 2013

Un magistrat américain enquête sur Chakib Khelil

Corruption

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le 12.12.13 | 10h00

 

L’étau commence à se resserrer autour de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, accusé de détournement de deniers publics. «Le dossier Chakib Khelil est toujours ouvert, nous sommes en contact avec des ONG américaines, notamment Transparency International, qui nous ont révélé qu’un magistrat américain est en charge d’enquêter sur l’ancien ministre de l’Energie et des Mines», a indiqué, hier, lors d’une conférence de presse à Alger, Atoui Mustapha, président de l’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC).
                  

Atoui Mustapha qui a préféré taire le nom de ce magistrat, n’a pas voulu s’étaler plus sur ce sujet au risque, a-t-il précisé, de gêner les investigations de la justice américaine concernant cette affaire. Il a toutefois tenu à assurer que «c’est un magistrat qui a déjà eu, par le passé, à gérer des affaires de corruption en Amérique latine et qui a donné des résultats».

Cette information corrobore ainsi les révélations faites il y a quelques jours par l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, qui avait déclaré que la justice américaine divulguera bientôt des informations sur l’affaire Khelil.  «Ce n’est pas tout à fait un scoop», déclare, pour sa part, non sans une pointe d’ironie Djillali Hadjadj, président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AALC). Contacté par téléphone, celui-ci a considéré qu’il y a lieu d’ajouter des éléments d’information par rapport à cette affaire. «Le FBI était déjà au fait de l’affaire Chakib Khelil dans toute sa dimension. Le ministère de la Justice américain, patron du FBI, transmettait régulièrement au département d’Etat et à la Maison-Blanche des données sur cette affaire.

Le FBI avait dressé un inventaire chiffré des biens immobiliers, des avoirs bancaires de Chakib Khelil, son épouse et ses enfants majeurs, aussi bien aux USA qu’en dehors», a-t-il indiqué. Selon Djillali Hadjadj, outre Chakib Khelil, sur instruction des magistrats américains, le FBI enquête aussi sur Farid Bedjaoui, également au cœur de l’enquête sur le scandale Sonatrach, et ce, en coopération avec les magistrats français, italiens et canadiens. A ce titre, le FBI et la Gendarmerie royale canadienne (GRC), qui est dotée d’une unité anticorruption, coopéraient, selon notre interlocuteur, à propos des deux mis en cause, Farid Bedjaoui et Chakib Khelil. Et dans cette affaire, précise Djillali Hadjadj, «les entreprises italiennes ENI et Saipem (filiale du groupe ENI) cotées à New York, avaient montré leurs dispositions à travailler avec le gendarme de la Bourse américaine, la SEC, afin de reconnaître qu’elles avaient versé des pots-de-vin à des dirigeants de la société Sonatrach, à Farid Bedjaoui et Chakib Khelil». Ce qui permettra à ces deux entreprises, a-t-il ajouté, «de s’en sortir avec une très forte amende de plusieurs dizaines, voire des centaines de millions de dollars».

Par ailleurs, affirme notre interlocuteur, qui regrette que «la justice algérienne traîne la patte sur cette affaire», les magistrats américains travaillent avec leurs homologues français sur les avoirs en France de Chakib Khelil et Farid Bejaoui.
Selon Djillali Hadjadj, le gouvernement américain a fait voter en 2010 un dispositif législatif (loi Dodd Frank) visant à garantir la transparence dans les industries extractives. En vertu de cette loi, il est fait obligation à toute les multinationales qui exercent dans les ressources minières et gazières, qui sont cotées à la Bourse de New York, de déclarer et d’afficher publiquement tout ce qu’elles versent financièrement dans les pays où elles ont des marchés, ce qui permettra, en termes de lutte anticorruption, d’avoir des instruments complémentaires. «Ce qui explique pourquoi Saipem avait montré sa disposition à travailler avec la SEC», selon Hadjadj.

Le refus d’agrément, une décision politique :

Le président de l’ANLC est revenu hier sur la décision du ministère de l’Intérieur portant rejet de la demande d’agrément de son organisation, créée voilà une année et demie. «En tenant compte des arguments fournis par le ministère de l’Intérieur, qui sont dénués de tout fondement, nous estimons que le rejet de notre demande d’agrément est une décision politique», a déclaré Atoui Mustapha.

Les membres de cette association, qui affirment que «ce refus implique qu’il n’y a pas de volonté de lutter contre la corruption dans notre pays», comptent à ce titre saisir le Conseil d’Etat à l’effet de revoir leur dossier d’agrément.  «Nous allons saisir le Conseil d’Etat, nous espérons dans ce cas avoir un magistrat qui fasse preuve de sagesse et statuera en notre faveur», a indiqué Halim Feddel, secrétaire général adjoint de cette association, non sans avertir que «si la justice refuse de nous donner l’agrément, nous avons la possibilité de saisir les instances internationales et d’écrire aux chefs d’Etat étrangers».

En dépit du refus d’agrément de leur association, ces militants ne sont pas restés les bras croisés, ils ont décidé de peaufiner une stratégie de lutte contre la corruption en recourant à des actions de sensibilisation, de dénonciation des cas de corruption et en prenant attache avec des ONG étrangères.

Ainsi, pour Atoui Mustapha, «le problème de la corruption en Algérie est un problème de mainmise du pouvoir exécutif sur tous les pouvoirs». «Il y a des magistrats honnêtes, mais ils sont victimes du système car la justice n’est pas indépendante. Elle est impuissante», estime de son côté Halim Feddel, qui fait part de certains cas de corruption, dont une affaire de dilapidation du foncier à Alger par un ex-ministre dont il a refusé de divulguer le nom. «Ce ministre a acheté un grand hôtel au Canada», s’est-il contenté de dire.    

R. B.

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samedi, 17 août 2013

Justice et mémoire

 

Par : Mustapha Hammouche

Le Comité des droits de l’Homme des Nations unies a condamné l’Algérie dans deux nouveaux cas de disparition soumis par le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA).
Le comité, composé de personnalités indépendantes, observe l’application, par les États parties, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. L’Algérie a été condamnée, par le passé, pour six autres cas de disparition.
Dans la foulée, l’instance onusienne proclame que “l’ordonnance n°06-01 portant mise en œuvre de la Charte (pour la paix et la réconciliation), ne fait que promouvoir l’impunité et ne peut donc être jugée compatible avec les dispositions du pacte”, parce qu’“en déclarant toute plainte ou dénonciation relative aux crimes des années 1990 irrecevable, les textes d’application de la Charte privent les familles de disparus du droit fondamental à un recours effectif”.
On remarquera que la position du comité juge le texte sur “la réconciliation nationale” incompatible avec le pacte relatif aux droits civils et politiques car il empêche les familles de disparus de recourir à la justice dans le but de faire établir la vérité et les responsabilités dans la disparition de leurs proches. Il n’est point question de victimes du terrorisme.
C’est que la cause des victimes des terroristes a été, pour ainsi dire, très vite entendue.
L’euphorie envoûtante de la promotion du “candidat du consensus”, rappelons-le, a imposé la confusion entre deux illusions : la magie d’une “réconciliation nationale” et la virtualité d’une “paix” qui en découlerait. Les manifestations du miracle de cette “réconciliation” en marche ont consisté à la diffusion de renoncements télévisés de proches de victimes. Les tués furent réconciliés avec leurs tueurs par procuration.
Dans les familles des victimes, dans la société civile et dans la classe politique, des voix qui, la veille, constituaient encore des cibles potentielles du terrorisme islamiste, s’étaient élevées pour saluer la lumineuse idée de concéder l’immunité inconditionnelle aux terroristes qui admettent de se refondre dans la société.
Puisqu’il est d’actualité de faire l’inventaire des dommages causés au pays, à l’économie et à la morale publique de ce pays en particulier, la communication du Comité des droits de l’Homme des Nations unies tombe bien pour nous rappeler que nous avons largement contribué au viol du minimum de principe qui fonde un État de droit. En renonçant ainsi à de valeurs élémentaires, comme celle du droit de toute victime à une justice, pour ne pas perturber le confort politique d’un régime qui, d’emblée, a revendiqué la toute-puissance, nous avons largué un peu de nos âmes de citoyens. Rappelons-nous : ce n’est plus à la mode, l’échec sécuritaire de la “réconciliation nationale” étant consommé, mais dix ans durant, on était sommé d’être pour la “réconciliation nationale” ou pour le terrorisme. Nous avons massivement applaudi au plébiscite d’une loi qui, pour une catégorie d’individus, la pire, suspend la loi.
Au moment où nous nous faisons les hérauts de la justice, sur un terrain défriché pour nous par la justice italienne, l’avis du Comité des droits de l’Homme des Nations unies sonne comme un rappel de nos compromissions.
Décidément, nous aurons, d’abord et toujours, un problème de mémoire.

M. H.
musthammouche@yahoo.fr

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dimanche, 28 juillet 2013

c'est tjrs bon ,au suivant....!!!

Le vice-président de l’APC de Bendaoud (Relizane) écroué pour corruption

 

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Le premier vice-président de l’APC de  Bendaoud, dans la wilaya de Relizane, a été interpellé jeudi en flagrant délit de corruption par les éléments de la section de recherches de la gendarmerie nationale, a-t-on appris ce samedi 27 juillet auprès de la gendarmerie.

 

Le mis en cause a été appréhendé suite à une  plainte déposée par un citoyen à qui il aurait exigé une somme de trois millions de centimes  en contrepartie  d'un certificat de conformité pour l'ouverture d'un local commercial.

Les gendarmes, après filature, ont procédé à l’interpellation de l’élu, surpris en flagrant délit de corruption, à proximité du siège de l'APC de Bendaoud.

Déféré devant le magistrat instructeur prés près le tribunal de Relizane, le mis en cause a été mis examen, selon la même source.

 

 

 

Abdelkrim Mammeri

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lundi, 22 juillet 2013

tu le savais pas!!!!!

FLN : ABDELHAMID SI AFFIF ÉPINGLE HARRAOUBIA, LOUH, ZIARI ET TOU :
«Nos ministres ne sont que des traîtres» !

Les choses se compliquent davantage au sein du Front de libération nationale qui, déjà sans secrétaire général depuis le 1er février dernier, enregistre une fracassante scission de son bureau politique depuis samedi. Inutile de préciser qu’il s’agit là, des toutes premières répliques au retour de Abdelaziz Bouteflika au pays, le 16 juillet dernier.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Samedi dernier, donc, huit membres du bureau politique, à savoir ses quatre ministres Amar Tou, Rachid Harraoubia, Tayeb Louh et Abdelaziz Ziari ainsi que le président de l’Union des paysans algériens, Mohamed Allioui, le porte-parole du parti Kassa Aïssa, la sénatrice Leïla Tayeb et la députée Habiba Bahloul se donnent rendez-vous au siège du parti à Hydra pour une réunion «informelle». L’objet de la réunion Interpeller le coordinateur national, Abderrahmane Belayat, pour surseoir à la décision de désignation des membres des instances permanentes au sein de l’Assemblée populaire nationale. «Ce n’est qu’une réunion informelle. C’est un dérapage que certains ont cherché à médiatiser. Depuis quand médiatise-t-on une réunion informelle ?», fulmine un autre membre du BP, Abdelhamid Si Affif qui se positionne clairement du côté de Belayat, «du côté de la légalité», tenait-il à préciser. L’ancien président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée s’en prend particulièrement de manière sèche aux quatre ministres. «Voilà bientôt sept mois que Belayat les exhortait de venir pour une réunion du bureau politique. Je peux en témoigner car je suis tout le temps avec lui. Mais ces gens-là snobaient tout le monde. Ils ont toujours refusé de répondre à l’invitation et ne ce sont pourtant pas les sujets d’une extrême importance qui interpellaient le parti : maladie du Président, le Maroc qui nous attaquait régulièrement, des gens qui attaquent le parti, ceux qui réclament l’application de l’article 88 de la Constitution, etc. Seul Belayat était sur le front pendant tout ce temps-là.» Sans jamais se départir de son franc-parler habituel, Si Affif ne «lâche» pas les quatre. «Et voilà, comme par hasard, ils débarquent samedi avec leur gardes du corps au siège du parti pour tenter de remettre en cause une décision à laquelle ils ont participé, à savoir les désignations au niveau de l’Assemblée. Or, moi je peux témoigner que Belayat les a consultés tous. Il s’est même réuni à trois reprises au ministère des Transports avec Amar Tou et Rachid Harraoubia. Il s’est également déplacé chez Ziari au ministère de la Santé, chez Leila Tayeb au Sénat et Habiba Bahloul, au siège du parti.» Ce qui lui fait dire, tout aussi crûment : «C’est une trahison ! Ces gens-là se sont retournés contre Belkhadem il n’y a pas si longtemps déjà. C’est devenu une tradition chez eux. L’un d’entre eux, Amar Tou, est même devenu un spécialiste : il a trahi Benhamouda, Benflis, Belkhadem et maintenant Belayat.» Abdelaziz Bouteflika, ou plutôt Saïd Bouteflika dans tout cala ? Si Affif élude soigneusement une réponse tranchée. «Je n’en sais absolument rien. Je sais, par contre, que Amar Saïdani a reçu une véritable gifle samedi dernier, lui qui, en coordination avec Allioui et Tayeb Louh notamment, a tenté de faire venir ses soutiens à Hydra.» Cela, tandis que Amar Tou, qui joue ses deux côtés, utilise Boumehdi pour soutenir Saïdani au poste de secrétaire général, Si Affif tenait à lancer cet appel : «Que le président ôte leurs coquilles de ministres à ces gens-là et vous verrez bien ce qu’ils valent réellement auprès des militants. Ils ne font qu’user de leur position pour intimider les cadres et les militants». Ça promet…
K. A.

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mardi, 02 juillet 2013

Algérie : La succession de Bouteflika se prépare au sein du DRS sous la supervision de Toufik Mediene

 

L’improbable retour de Bouteflika à la gestion des affaires du pays est une éventualité que les décideurs et militaires Algériens ont fini par comprendre. Quant à une possibilité d’un quatrième mandat, on n’y pense même pas. 


L’état de santé de Bouteflika est tel qu’il n’est plus en mesure de reprendre du service. Même son pronostic vital n’est pas certain, selon des sources concordantes, dont certaines ont été vérifiées.

Pendant ce temps, le DRS prépare la succession de l’enfant d’Oujda dans la discrétion absolue. C’est la seule raison qui expliquerait le refus des autorités officielles de dire la vérité aux Algériens sur ce que devient le chef de l’Etat, qui, soit dit en passant, n’a pas donné signe de vie depuis exactement un mois. Il a d’ailleurs été transféré depuis dix jours dans une maison de convalescence au centre des Invalides de la ville de Paris.

Selon un journal électronique connu pour la crédibilité de ses informations, le général Toufik, dit Mediene, premier responsable des services secrets, a convoqué en début de semaine, plusieurs hommes politiques du régime ou proches du sérail, pour discuter de la succession de Bouteflika.

Il s’agit, selon toujours la même source, d’Abdelmalek Sellal (premier ministre), Abdelaker Bensalah (président du Sénat algérien) ainsi que plusieurs personnalités politiques importantes, comme Said Sadi, ex- pérsident du RCD et du patron de l’entreprise CEVITAL, l’industriel Issad Rebrab.

Selon le même journal, qui cite des sources fiables, le général Toufik aurait donné des instructions fermes aux responsables et aux ministres du gouvernement de ne toucher à aucun cheveu du frère du président, en l’occurrence, Saïd Bouteflika, cité pourtant dans de graves affaires de corruption.

Durant la même rencontre, le premier ministre Abdelmalek Sellal, principal favori pour succéder à Boutfelika, ne serait, dit-on, pas très enthousiaste de reprendre les rênes du pays.

Abdelaker Bensalah, serait alors nommé Président par intérim comme cela est indiqué dans la constitution, en attendant que de nouvelles élections soient mises en place. La véracité de ces informations est difficile à vérifier, mais le journal qui les relate n’a pas pour habitude de verser dans la propagande. Une chose est sûre, des décision importantes sur l’avenir de l’Algérie sont en train d’être prises par le DRS, à l’insu du premier concerné : le peuple.

La longue convalescence  du président de la République soulève désormais des inquiétudes quant à l’avenir du pays. lire la suite ici

 


 

mercredi, 29 mai 2013

La ligne rouge à ne pas dépasser

 

 

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Un scénario inédit, séduisant presque. A rebours de sa réputation de sinistre police politique, le DRS, héritier de l’ancienne Sécurité militaire, du MALG, endosse depuis 2010 les beaux rôles, passant, depuis, pour le défenseur de la veuve et de l’orphelin,  le nettoyeur des écuries d’Augias, le sauveur de la République menacée par des légions de pourris. Et au DRS de se mettre en scène. Sans complexe : « Un général des ‘‘services’’  traque Chakib Khelil à Rome», titrait la gazette Ennahar ; « Bachir Tartag, le général du DRS aux commandes de l’opération ‘‘mains propres’’», lit-on sur le site de TSA (Tout sur l’Algérie), qui consacre un article panégyrique, ode à la gloire de cet officier du contre-espionnage sentant la nitroglycérine à cert lieues à la ronde.
«Il y va, certes, du souci de soigner leur image, mais ce n’est pas exclusivement de ça dont il s’agit», estime l’ancien ministre et diplomate Abdelaziz Rahabi. «C’est que, quelque part, on a pris conscience que la corruption et les pouvoirs enflant des puissances de l’argent constituent véritablement une menace à la sécurité nationale», ajoute-t-il.
 

 

Cinquante-deux ans au pouvoir. Grands collectionneurs de mandats illimités devant l’Eternel, le président Bouteflika et le général de corps d’armée, Mohamed Mediène dit Toufik, le chef du Département du renseignement et de la sécurité, affichent au compteur du pouvoir plus que l’âge officiel de la République algérienne.   «Oui, il faudrait une révolution. Un changement total. Qu’ils partent tous… Bouteflika, Toufik  (….), qu’ils cessent enfin de régler son compte à l’Algérie.» Mohamed Mechati, 92 ans, parmi les derniers survivants du Comité des 21 révolutionnaires ayant déclenché la lutte armée, le 1er Novembre 1954,  n’a pas que ces mots en rafale, incandescents pour raconter son Algérie laissée exsangue par un demi-siècle de gouvernance par l’incurie et la corruption.  Le Vietnam, dit-il, ravagé par une guerre d’indépendance de 20 ans, trois fois plus longue que la guerre de libération, a réussi son décollage économique : «150 milliards de dollars à l’exportation. Alors que nous… »

El Mouradia, mardi 21 mai. 23 jours après l’AIT, l’accident ischémique transitoire ayant terrassé le 27 avril dernier le président Bouteflika. Un «mini-AVC» — aux séquelles politiques décidément majeures — survenu, dit-on, des suites d’une «colère noire» provoquée par la mise en accusation, par le DRS, de son frère et conseiller, Saïd Bouteflika, dans des affaires de grosse corruption. «C’est du cinéma tout ça», glose Mechati. «Bouteflika, c’est dans sa nature : Il ne peut s’empêcher de manœuvrer, de ruser (…) à chaque fois que ses projets sont contrariés.» Ruser y compris avec et/ou par la maladie. Les quartiers présidentiels respirent le vide dans et autour du palais d’El Mouradia. La Présidence fonctionne en mode pilotage automatique. L’armée de conseillers à la Présidence, les «hommes» et la fratrie du Président, ce qui en reste, non encore déboulonnés par le DRS (Rouguab, son secrétaire particulier, le général Touati, conseiller à la sécurité, Abdelatif Rahal, conseiller diplomatique, etc.), s’avèrent incapables de (ré) animer la scène en l’absence de l’hyper-Président hospitalisé au Val-de-Grâce, à Paris.

Les décrets s’entassent à la Présidence piaffant une hypothétique signature. Mais c’est de France, puissance étrangère,  sur un lit d’hôpital, que certains de ces décrets sont signés.
ça ne fait pas scandale. Au contraire. «Le président Bouteflika a signé dimanche (19 mai) un décret instituant le 22 octobre Journée nationale de la presse», indiquait le lendemain et  avec aplomb un communiqué des services du Premier ministre. Pourtant,  le mois de mai est synonyme de quasi-disette pour l’imprimerie d’Etat : aucun Journal officiel n’a été imprimé pendant tout le  mois. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pourvu de pouvoirs anecdotiques par la Constitution de 2008, fait le bouche-trous, essaie de gouverner  par décrets exécutifs un pays qui ne se gouverne qu’avec des décrets présidentiels. Ben Aknoun, 2 mai.  Lendemain groggy de la finale MCA-USMA. Le derby a viré au combat de gladiateurs.


Gouverner à partir du Val-de-Grâce : mode d’emploi


Un duel à distance «Présidence vs Département du renseignement et de la sécurité» qui s’est joué sur tapis vert, par Ghrib et hooligans du système interposés. Pas d’«Ave César» entonné dans les travées du Colisée. Ce jour-là, au temple du 5 Juillet, pas de banderoles déployées sollicitant un 4e mandat au président Bouteflika. Le footeux scénario a tourné au vaudeville.
Lieu prisé, point de chute d’agents du DRS, le club de tennis les Palmiers à Ben Aknoun est situé à quelques bornes du QG du DRS et de son redoutable «Service central de la police judiciaire», le SCPJ, créé officiellement le 9 février 2008 par décret présidentiel !
La décapitation judiciaire — pour corruption — du management de Sonatrach à la mi-janvier 2010 a marqué l’apogée du SCPJ et de son armée d’enquêteurs formés à l’étranger  et passant depuis pour les «déboulonneurs» en puissance des hommes du clan présidentiel.
Attablé à la cafétéria du club, l’intellectuel des «services», Mohamed Chafik Mesbah, ancien officier du DRS, conseiller du président Zeroual, ne désespère pas de voir   «muter» le général Toufik «en un Iouri Andropov». Autocrate réformateur russe, patron du KGB (1967-1982), architecte des réformes de la glasnost et de la perestroïka en ex-URSS, Andropov restera dans les annales pour avoir systématisé l’internement psychiatrique des opposants et surtout pour avoir livré une guerre implacable à la corruption, n’hésitant pas, une fois devenu SG du Parti communiste, à limoger de hauts dignitaires du régime.


Les cadres du DRS «exaspérés» par les lignes rouges


Mesbah réfute la thèse des luttes de clans au sommet de l’Etat. Une «thèse réductrice d’un phénomène amplement plus complexe», considère-t-il. Mesbah préfère le vocable aseptisé de «crise de gouvernance»,  même s’il admet que le président Bouteflika a, dès son accession au pouvoir, voulu mettre au pas et le DRS et l’armée devenue complètement «soumise» depuis la démission de l’homme fort de l’ANP, le général Lamari en juillet 2004. La nomination du général-major Abdelghani Hamel à la tête de la DGSN (juillet 2010)  obéissait, d’après Mesbah, au même plan de charge. «Bouteflika pensait avoir trouvé en le général Hamel l’homme qui succédera au général Toufik.» Le projet de créer un super-ministère de la sécurité englobant tous les services de sécurité, soutient l’analyste, n’a jamais été une fiction. «Et je me demande même s’il n’a jamais abandonné son projet.»   Epaulé par son ministre de l’Intérieur, Nourredine Yazid Zerhouni, ancien numéro 2 de la Sécurité militaire, Bouteflika voulait mettre sur pied un système à la Ben Ali dont il est «adepte», conférant un rôle prépondérant à la police. Le politologue ne croit pas non plus à une stratégie marketing visant à réhabiliter l’image des «services». «Car s’il y avait une telle démarche, elle aurait été plus élaborée.»

L’explication réside, selon lui, aussi bien dans ce «rééquilibrage au profit des missions classiques des services»  et surtout dans cet «état d’exaspération» générale ayant affecté les éléments des services de renseignement, dont les enquêtes avaient mis à jour des faits de corruption graves constituant une menace à la sécurité nationale. «Les cadres du DRS ont vu que leurs enquêtes n’aboutissaient pas. De 2008 à 2012, une ligne rouge était tracée, aussi bien par la hiérarchie politique que du commandement. Il ne fallait pas toucher à Ghoul, Saïdani, Chakib Khelil, s’arrêter au niveau des lampistes», précise Chafik Mesbah.
L’ex-officier souligne le rôle déterminant de «filtre» joué par  l’ex- ministre de la justice, Tayeb Belaïz, dans le nettoyage des rapports d’enquêtes du DRS. «Belaïz était intervenu directement en janvier 2010 pour éviter la détention à l’ex-PDG de Sonatrach sachant que s’il avait été mis en prison, il aurait donné le nom de l’ex-ministre de l’Energie.»


BelaÏz, le «filtre» de la Présidence


«Les entités du DRS sont comme des organismes vivants ; un temps, elles doivent évacuer. Et c’est ce qui justifie le fait de communiquer à l’opinion publique les conclusions des enquêtes. C’était leur seule soupape de décompression», concut-il. Dimanche 19 mai.
«Nous ne sommes pas tous des pourris.» Youcef Yousfi, le successeur de Chakib Khelil au ministère de l’Energie et des Mines, veut laver à grande eau et par petites formules l’honneur des cadres et des entreprises de son secteur terni par les scandales en série.  Les onze années de Khelil à la tête de ce ministère névralgique n’en finissent pas de répliquer. Au point qu’aujourd’hui, ses détracteurs n’hésitent plus à assimiler son action au ministère de l’Energie et à la tête de l’empire Sonatrach à de la «haute trahison».

«Les dégâts occasionnés au secteur  de l’énergie et spécialement à Sonatrach mise complètement à genoux sont tels qu’il faudrait plusieurs décennies pour les résorber», assène un commandant du DRS qui a été  en fonction au ministère de l’Energie avant de se faire débarqué par sa hiérarchie. «Je reste tout de même le seul officier des renseignements à avoir résisté plus de 5 ans avec Khelil», affirme-t-il, un tantinet fier. Car dès son arrivée au ministère, Chakib Khelil «déclara la guerre» aux officiers  du DRS, obtenant la tête de nombreux officiers en les récusant soit auprès du commandement ou carrément en les «retournant» à son avantage.
Rédigeant quantité de rapports, l’officier dit avoir avisé systématiquement sa hiérarchie et, par ricochet, les autorités politiques de tous les actes de gestion et agissements du ministre. «Il arrivait que le président de la République demande des explications au ministre, mais celui-ci savait, dans ses réponses, arrondir les angles et enjoliver les situations.»


Un commandant du DRS : «Bouteflika était au courant de tout»


Ouverture de corridors pour les majors pétroliers ; marchés de grè à grè et corruption ; remise à flots du plan Valhyd (valorisation-hydrocarbures) datant des années 1970 et consistant en une exploitation effrénée et à l’exportation massive des ressources, politique assimilée à un pillage organisé et grandeur nature ; mise en place de la «bourse de l’emploi» par laquelle le ministre à pu chambouler entièrement l’encadrement de Sonatrach ; arrêt de la formation et privatisation de l’Institut algérien du pétrole (IAP), etc. La liste de griefs accablant  Chakib Khelil est aussi longue que grave. «Pourtant, quand Khelil avait débarqué au ministère, il était vu presque comme le messie. Son aura et sa longue carrière à la Banque mondiale l’avaient déjà précédé. Mais il a débarqué avec de gros sabots et sa démarche était empreinte de collusions avec des intérêts étrangers.»

Khelil, «homme des Américains» ? L’officier dit ne pas croire à cette légende. «Non. Pas les Américains. Car hormis Abraham Spencer, dit-il, secrétaire à l’Energie dans le 1er gouvernement de George Bush (2001-2005), Khelil ne disposait d’aucune autre entrée à l’Administration américaine. Sauf que lui savait jouer de cette réputation usurpée, faisant notamment miroiter au président Bouteflika qu’il est la seule interface crédible et reconnue par les Américains». Des «Américains», Khelil, «Texan» par adoption, en a pourtant ramené dans ses bagages à l’instar de Bob Pleasant, juriste à la BM et véritable architecte de la loi sur les hydrocarbures d’avril 2005. Gelée un an après, en juillet 2006, «grâce au DRS et non à Chavez», précise-t-on, la loi en question déroulait le tapis rouge au majors anglosaxons  et cassait le monopole de Sonatrach. «24 heures après la décision portant gel de la loi,  Chakib Khelil s’envole aux USA.» Le gel de cette loi a marqué, selon l’officier, un tournant dans le comportement de Chakib Khelil. «C’est à partir de là qu’il a commencé à déconner, à se livrer au pillage.»

 

 

Mohand Aziri

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samedi, 27 avril 2013

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vendredi, 22 mars 2013

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jeudi, 21 mars 2013

Vous avez déjà chanté cette chanson, M. Bouteflika !

 

 
Par Le Matin |
 

La pudeur aurait commandé à Abdelaziz Bouteflika de ne pas en rajouter dans ce qu'il convient d'appeler une immense tragi-comédie. Pas un seul Algérien n'ignore aujourd'hui que c'est le président Bouteflika lui-même qui assure l'impunité aux grands délinquants qui pervertissent l'Etat et qui, en majorité, sont des personnes liées à lui.

Vous avez déjà chanté cette chanson, M. Bouteflika !

Écoutez-le revenir à la charge, le regard sévère, le ton indigné, brandissant la loi, jurant que l'Etat "n'hésitera pas à demander des comptes à toute personne coupable de corruption". Abdelaziz Bouteflika profite de la moindre occasion pour réaffirmer son "intransigeance" face à l'affaire Chekib Khelil. Le 24 février dernier, il marquait la date anniversaire de nationalisation des hydrocarbures et de la création d'UGTA par un message outré au secrétaire général de l'UGTA dans lequel on apprenait que lui, président de la république, ne "peut pas passer sous silence les scandales récemment relevés par la presse et qui touchent à la gestion de Sonatrach". Le 19 mars, date commémorative du cessez-le-feu, il récidive par un autre message adressé aux participants à un Séminaire national sur "L'évolution de l'Armée de libération nationale (ALN) durant la Révolution du 1er Novembre 1954", organisé à Tébessa ! Abdelaziz Bouteflika est encore plus sévère : "La loi s'appliquera dans toute sa rigueur car l'Etat est déterminé à imposer le sérieux et l'intégrité dans le travail et n'hésitera pas à demander des comptes à toute personne coupable aux yeux de la loi, tout en veillant à recouvrer les droits spoliés". L'inconvénient, c'est que de telles gesticulations pathétiques et hypocrites du chef de l'État algérien n'émeuvent ni ne font rire personne.

Cette chanson, nous l'avons déjà entendue en 1999, lorsque, nouvellement élu, Bouteflika pérorait : "Ce pays a été géré par des bandits, mais je suis venu tout nettoyer à l'eau de Javel et la lessive au sein de l’État ne fait que commencer", fustigeant au passage les banques, les passe-droits, les douaniers et même la gendarmerie.

 Deux mois plus tard, le nouveau président algérien piétinait la loi du pays et accordait des passe-droits à Mohamed Ali Shorafa, ce milliardaire émirati, ami d’Abdelaziz Bouteflika, qui en 1999 a profité de ses relations avec le chef de l’État pour faire en sorte que le marché de la téléphonie mobile n’échappe pas à l’égyptien Orascom. Dix ans après, Orascom, qui avait racheté pour une bouchée de pain la cimenterie de Meftah avant de réaliser une juteuse opération en la revendant au français Lafarge, et dont le nom a été cité dans le récent scandale Sonatrach, sur la sellette, est priée de quitter l’Algérie. Quant à Mohamed Ali Shorafa, son passé ne plaide pas pour lui : son nom a été cité dans l’affaire de la banque BCCI aux États-Unis. Cette banque avait fait l’objet d’une commission d’enquête menée par le sénateur John Kerry, avant d’être liquidée par les autorités de régulation américaine et européenne le 2 juillet 1991 pour malversations financières l'Emirati Shorafa dans ce qui deviendra le premier scandale économique de l'ère Bouteflika.

 

Pour avoir révélé les dessous de cette affaire, Le Matin et trois de ses journalistes ont été condamnés en diffamation par la justice algérienne en avril 2005.

Bouteflika, protecteur des délinquants

 

"Je suis venu tout nettoyer à l'eau de Javel et la lessive au sein de l’État ne fait que commencer..." Treize ans après ces tartarinades, l'Algérie est au centre de scandales sans précédent dans la secteur du pétrole. Tout l'Etat est gangréné. Treize ans après ces belles paroles, l’Algérie est classée par l’ONG Transparency international parmi les pays les plus corrompus de la planète. Et l’État algérien n'est plus que l'Etat des "amis", du bakchich et de l’impunité.

Oui, la pudeur aurait commandé à Abdelaziz Bouteflika de ne pas en rajouter dans ce qu'il convient d'appeler une immense tragi-comédie. Pas un seul Algérien n'ignore aujourd'hui que c'est le président Bouteflika lui-même qui assure l'impunité aux grands délinquants qui pervertissent l'Etat et qui, en majorité, sont des personnes liées à lui.

Qui a évité - et évite toujours - la prison au wali de Blida, Mohamed Bouricha, inculpé pour corruption, dilapidation de deniers publics, d’usage de fonds étatiques à des fins personnelles, de trafic de terres agricoles ? Qui a évité la prison à Amar Saïdani, ancien président de l'Assemblée, entendu par un juge de Djelfa pour avoir détourné des fonds publics à l’aide de sociétés-écrans ? Bouricha comme Saidani ont ceci de particulier d'être de grands "supporters" de Bouteflika. Amar Saïdani est l’ancien président du comité national de soutien au candidat Bouteflika lors de l’élection présidentielle de 1999 et de 2004. Sa société-écran s’appelle d'ailleurs Al Karama, allusion à la formule du Président !

Mohamed Bouricha, originaire de Tlemcen, c’est-à-dire de la région chérie par la famille Bouteflika, fut l’un des principaux animateurs des comités de soutien au candidat Bouteflika lors de l’élection présidentielle de 1999 et 2004. À ce titre, il a d’ailleurs mené une hystérique campagne pour le président-candidat aux élections de 2004 et n’a jamais manqué de lui manifester son allégeance. N'oublions pas Mohamed Rédha Hemche, ex-directeur de cabinet du PDG de Sonatrach, exécuteur de besogne pour le compte de Chekib Khelil, chef d’orchestre de la magouille révélée en janvier 2010 et exfiltré d’Algérie dès l’éclatement du scandale. Sa nouvelle résidence : Montreux, en Suisse. N'oublions pas Mohamed Sbih, fils de l'actuel ambassadeur en France Missoum Sbih, un des architectes de l'opération de détournement des 3000 milliards de la BNA et qui a été laissé libre sur intervention de la Présidence ! Mohamed Sbih, Farid Bedjaoui fils de son père, et tant d'autres rejetons se gavant de l'argent de l'Etat et qui ont découvert l'Eden sous le règne de Bouteflika.

L. M.

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la corruption en algerie

corruption,crime organisé,fuite des capitaux,blanchiment d’argent sale etc….  http:affaires.lapresse.caeconom,résident et travaillent comme chauffeur de taxis a montréal aprè,la promotion,le marketing et la médiocrité  http:qc.cme-mec.cadownload.php?fiCorruption, crime organisé, fuite des capitaux, blanchiment d’argent sale etc….

http://affaires.lapresse.ca/economie/201204/30/01-4520559...

http://www.lesafriques.com/industrie-et-services/le-group...

2
La coopération ou corruption entre québec et alger

http://www.lepointeco.com/depeches/algerie-canada-examen-...

Et pourtant des centaines d’ingénieures et autre cadres hautement qualifiés fuyant l’Algérie des corrompus, résident et travaillent comme chauffeur de taxis a Montréal après avoir vécus des années dépendants de l’aide social.

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/346...

http://artmigrants.over-blog.com/article-30104596.html

3
Les milliards, la promotion, le marketing et la médiocrité

http://qc.cme-mec.ca/download.php?file=gfr29ui8.pdf

samedi, 09 mars 2013

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DILEM DU 06 MARS 2013

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mercredi, 27 février 2013

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DILEM DU 26 FEVRIER 2013

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vendredi, 18 janvier 2013

Santé : les parrains croque-morts

Par Le Matin 

 

"L’enfant était malade dès sa naissance, frappé d’une maladie héréditaire dont seulement se débarrasser les hommes les plus vitaux ; je veux dire la pauvreté, la plus mortelle et la plus impérieuse des maladies." (1)

 

L'hîôpital Mustapha Pacha L'hîôpital Mustapha Pacha

 

La maladie est donc multiple chez l’enfant algérien pauvre et cancéreux. La santé en Algérie c’est du Val de Grace au coup de grâce, tout le monde fait avec, du mektoub doublement «gracié». Certes la priorité aujourd’hui n’est pas aux malades abandonnés à leur sort mais au gaz de schiste et à aux avions françaises survolant le territoire national. A part quelques brebis galeuses comme le professeur Kamel Bouzidi (2) : "Nos cancéreux méritent bien une opération "Oum Dorman" …leur traitement passerait bien avant une énième "ville capitale de la culture arabe"… Le transfert de 20000 malades est possible dans la mesure où 40000 hadjs sont transportés chaque année, etc. Ce toubib-martien oublie que les moyens d’un Etat ne font pas forcement sa volonté. Qui se souvient de son confrère qui avait lancé un cri de détresse il y a quelques années au sujet de ces nouveau-nés privés de vaccins et une décennie plus tôt, un autre médecin prédisant une bombe nommé sida. C’est vrai qu’on a complètement oublié cette maladie tabou et si l’explosion a eu lieu, le truc est tout trouvé : les statistiques qui fâchent n’existent pas. Monsieur Bouzidi comme tous les "Zorros" qui se comptent sur les doigts d’une seule main finiront par se taire de gré ou de force et rejoindre le troupeau. Car que valent ces milliers de cancéreux, rien, sociologiquement parlant c’est du vent. Lorsqu’on sait qu’un malade chez nous a, au moins, 10 membres dans son proche entourage familial, 200000 personnes dans la rue après l’effervescence du printemps arabe aurait fait basculer la balance. Mais l’Algérie, c’est l’exception qui ne confirme aucune règle. Avant de prendre le pouvoir, les islamistes égyptiens avaient construit pas moins de 40 hôpitaux pour les pauvres ; Kadhafi avait doté les hôpitaux de Benghazi, la ville qui a causé sa perte, de médecins français et d’infermières de l’Europe de l’Est ; en Tunisie, il suffit de constater que les millions de touristes qui viennent passer leurs vacances ne craignent pas de tomber malade et que dire de Cuba mise hors-jeu des Nations depuis plus d’un demi-siècle et qui s’offre le luxe de soigner le cancer du Président du Venezuela ? 

 

Chez nous le cancer explose à cause de la malbouffe de la pollution de la mal-vie mais avec un dénominateur commun, la corruption. La prise en charge d’un cancéreux coûte cher et nos décideurs ont décidé une fois pour toute que le meilleur traitement donné au citoyen x c’est de le laisser mourir dans son lit et de profiter de sa mort. Partout les mêmes causes accouchent des mêmes maux et les ethnologues l’affirment tous les peuples se valent dans leur comportement. Si les choses avaient évolué normalement, les Algériens n’auraient jamais connu le terrorisme car pour transformer des milliers de jeunes en tueurs en série il faut vraiment avoir tout bousillé tout pourri dans les institutions phares d’un pays : la santé et l’école. La corruption dans le domaine de la santé se traduit automatiquement par des morts surtout celle des plus vulnérables : les bébés les enfants les femmes enceintes les handicapés les vieux. Mais malheureusement c’est là où elle est la plus rentable car pour tout être humain, la santé n’a pas de prix. Pour se soigner les gens n’hésitent devant aucun sacrifice. Là où le serment d’Hippocrate est censé régner, il n’y a pas seulement des dépassements d’honoraires des prestations qui ruinent le patient le transforme en mendiant le condamne à mourir faute de flous par millions de centimes. Ajoutant la bête, les parrains de l’horreur, des vampires qui ont détruit le système de santé algérien. Dans son livre sur la corruption (3) chapitre la mafia de la santé, le médecin-journaliste Djillali Hadjadj écrit : "…le code de la santé est modifié en février 1988, autorisant l’ouverture de cliniques privées, au moment où la Sécurité sociale commence à battre de l’aile et alors que le pouvoir d’achat des Algériens s’effondre." L’année 1990 est le début de la reprise des épidémies et des obstacles à l’accès aux soins. La libération de l’économie bouleverse le système de soins : la logique marchande introduit la notion du profit tous azimuts, tant au niveau de l’offre de soins que du médicament et des équipements médicaux. Cela se traduit en l’espace de quelques années seulement, de 1994 à 1998, par la détérioration des indicateurs de santé de base et l’apparition d’importantes inégalités sociales...

 

"C’est dans ce contexte que les réseaux de la corruption ont tissé leur toile…ne reculèrent devant rien… "encouragés" par les multiples complicités dont ils disposent dans les rouages de l’Etat." Il évoque l’affaire des scanners, 40 millions de francs gaspillés alors que des enfants et adultes mourraient faute de vaccins contre la diphtérie la rougeole. Il parle aussi de la corruption dans les hôpitaux. "Comme les chefs agissaient en toute impunité, les vols se généralisaient dans les hôpitaux. Même les produits alimentaires destinés aux malades disparaissaient… Dans des situations pareilles, il est impossible que s’établisse une relation d’autorité. Tout le monde se tient par la barbichette… Ces directeurs brassent, bon an mal an, des dizaines de milliards de centimes…Sur près de 2000 cadres du secteur public en détention provisoire à la suite de la "campagne officielle de lutte contre la corruption" menée par le gouvernement algérien de 1996 à 1998, il n’y a pas un directeur d’hôpital.» Il parle des détournements plus lourds comme les équipements, le scandale du NIPA (nouvel institut Pasteur) dans le but de produire sérums et vaccins, 1,2 milliard de francs partis en fumée sans oublier le trafic du médicament qui rapporte à la mafia une manne annuelle de près de 500 millions de dollars alors que de nombreuses études faites par l’OMS et des spécialistes célèbres, ont démontré qu’avec 200 millions de dollars et une politique pharmaceutique fiable, l’Algérie pourrait satisfaire pleinement ses besoins. Hadjadj ajoute que l’Algérie est le seul pays au monde qui négocie pas le prix des produits pharmaceutiques mais on le rassure maintenant elle a fait des progrès. Elle a appris à marchander puisqu’il lui arrive d’acheter à petits prix des médicaments pour les brûler par tonnes et pour cause, périmés à peine déchargés. A défaut de servir à guérir ils polluent à merveille au grand bonheur de la mafia-santé. Ajoutons à cette liste loin d’être exhaustive les aides de l’Unicef l’OMS, etc qui n’ont jamais profité aux malades. Djillali affirme que même quand les caisses d’un hôpital sont vides, certains malins détournent à crédit. Nous sommes en ce début de l’année 2013, l’Etat n’a aucune dette elle prête au FMI, un FMI qui sans honte demande de l’argent à un pays mis à l’index dans tous les classements internationaux. Et l’habitude aidant, on ne s’étonne plus d’enterrer à la pelle nos cancéreux nos cardiaques nos diabétiques nos handicapés nos malades mentaux nos malades épidémiques, de batailler pour vacciner nos enfants, de prier toujours prier un ciel désespérément silencieux. Germaine Tillion en visitant un village des Aurès en 1936 raconte une société "équilibrée et heureuse dans sa tranquillité ancestrale".

 

Avant toute œuvre civilisatrice coloniale avant toute œuvre révolutionnaire des frères et le mirage de l’or noir, le douar de nos ancêtres se suffisait à lui-même avec ses marabouts ses talebs ses guérisseurs malgré le paludisme le typhus la famine, des maux en somme naturels. Aujourd’hui la baraka ancienne a disparu avec ses plantes médicinales ses toubibs bio et on ne voit pas la couleur de la rente mirifique du pétrole. Existe-t-elle vraiment ? N’a-t-elle pas disparue éparpillée dans des numéros de comptes spéciaux avec la complicité d’escrocs étrangers ? Qui peut nous répondre ? Ces guignols qui viennent selon l’humeur le climat du moment nous ânonner pour la millième fois à travers leurs medias leurs sempiternelles promesses qu’ils savent ne jamais tenir face à une masse qui pèse zéro face à leurs intérêts ? Est-ce ces quelques voix qui se lèvent dans la presse, facebook... sensibilisées par le désespoir d’un peuple piégé tel un animal blessé par le fusil d’un psychopathe. Freud affirme : "A la fin on doit commencer à aimer pour ne pas tomber malade." En 62, on a commencé à les aimer et on a fini malade vomissant amour et haine. Ils partiront un jour quand il n’y a plus rien à gratter plus de goutte de sang à happer immensément riches pour plusieurs générations mais complètement fous (puisqu’ils sont déjà atteints) condamnés à aller d’un bunker à un autre ici et ailleurs. "Je ne sais pas ce que peut être la conscience d’une canaille, mais je sais ce qu’est la conscience d’un honnête homme : c’est effrayant."

 

Mimi Massiva

 

(1) Eugène O’Neill (Brouillard)

 

(2) Liberté du 15/01/2013 (M.H.)

 

(3) Corruption et Démocratie en Algérie, nouvelle édition (Djillali Hadjadj)

 

(4) Abel Hermant (Le Bourgeois)

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mardi, 25 décembre 2012

Lettre ouverte à MM. les enquêteurs du DRS

 


Par Le Matin |
 

Messieurs,

Hocine Malti. Hocine Malti.

Je vous avais adressé au mois de janvier 2010, alors même que vous meniez une enquête sur des affaires de corruption au sein de la Sonatrach, une lettre dans laquelle je vous avais fait part de certaines remarques quant à la conduite de votre enquête et je vous avais indiqué quelques pistes à explorer qui vous mèneraient à de plus grosses découvertes. 

Je vous avais indiqué que les affaires auxquelles vous vous intéressiez étaient d’un niveau modeste et que les pots-de-vin versés l’étaient aussi par conséquent. Avouez que, comparés aux 56 milliards de dollars US du chiffre d’affaires à l’exportation de la Sonatrach en 2010 et aux 14,5 milliards de dollars d’investissements pour la même année - sachant que la quasi-totalité de ces mouvements financiers font l’objet de commissions - les quelques centaines de milliers de dollars des dossiers véreux que vous avez découverts ne représentent qu’une goutte d’eau dans un océan. Je vous avais également fait remarquer que les personnes inculpées, bien qu’occupant les plus hauts postes de la hiérarchie de la compagnie nationale, n’étaient que des seconds couteaux et que les commanditaires de la corruption se trouvaient dans les plus hautes sphères du pouvoir. Je rappelle encore une fois que ces individus, qui sont certes les acolytes de ces commanditaires, ne constituent que des maillons de leurs réseaux, des passages obligés qu’ils utilisent pour opérer leurs razzias et auxquels ils accordent quelques miettes. Je vous avais aussi recommandé d’étendre vos investigations à d’autres progénitures que celles auxquelles vous vous étiez intéressés. Mais, apparemment, le régime algérien accorde une sorte "d’immunité" non seulement à un ministre, même quand il n’est plus en poste, mais aussi à sa descendance. Je vous avais enfin signalé quelques pistes que vous auriez pu explorer qui vous auraient amené à découvrir d’autres malversations autrement plus importantes et à débusquer du plus gros gibier que celui que vous aviez trouvé. 

Mais hélas, votre maison le DRS qui fait si peur au commun des mortels en Algérie, s’avère impuissante, soumise et sans moyens face aux agissements mafieux de la catégorie des "Intouchables". Qui est "Intouchable" en Algérie ? Toute personne faisant partie d’un des clans dominants du pouvoir, notamment celui du président de la République ou celui des généraux qui l’ont placé au sommet de l’Etat. En vertu de quoi, un ministre, un général, un général-major, certains "conseillers", ou certains hommes d’affaires qui naviguent dans ces eaux troubles – la liste n’est pas exhaustive - qu’ils soient en poste ou en retrait, ne sont jamais poursuivis pour corruption, jamais inculpés, ne sont même pas cités à titre de témoins dans des affaires qui les concernent directement ? De très fortes présomptions, voire preuves de culpabilité de ministres, de généraux, du secrétaire général de l’UGTA, existent dans les dossiers Khalifa, gazoduc sous-marin Algérie – Italie, BRC, Sonatrach, autoroute Est-Ouest, sans qu’aucune de ces personnalités ne soit jamais inquiétée.

Messieurs les enquêteurs, ni vous, ni moi, ni aucune personne sensée ne pourraient croire que ces personnes sont exemptes de tout délit de corruption, pour la simple raison qu’elles occupent de très hautes fonctions dans la hiérarchie politique ou militaire du pays. C’est évidemment leur appartenance à un clan du pouvoir qui les a rendues intouchables, c’est-à-dire selon la définition du Grand Robert de la langue française, des personnes qui ne peuvent être l’objet d’aucun blâme, d’aucune critique, d’aucune sanction. Dans l’ancien système social hiérarchique de l’Inde, étaient qualifiées d’"Intouchables" des personnes hors caste, considérées comme impures. C’est une combinaison de ces deux définitions qui s’applique à notre version nationale de la Cosa Nostra, dans laquelle un "Intouchable" est non seulement impur par ses mœurs, mais ne peut visiblement faire l’objet ni de blâme, ni de sanction. Dans le cas qui nous intéresse, à savoir le scandale de la Sonatrach, la question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir qui a décrété que les commanditaires des cadres supérieurs inculpés étaient des "Intouchables" ? Est-ce vous, Messieurs les enquêteurs du DRS ou est-ce les juges qui ont pris le relais de vos investigations ? Sachez cependant que quelles que soient les personnes qui ont pris cette responsabilité, elles sont, de par leur complicité, tout aussi coupables que ces individus, même si elles n’ont fait qu’obéir à des ordres venus de plus haut.

Il m’est cependant agréable de constater que, contrairement à l’Algérie où l’on s’évertue par tous les moyens d’étouffer ce genre d’affaires, ailleurs dans le monde ce n’est heureusement pas le cas. Tout comme moi, vous aurez remarqué depuis quelques mois déjà que sous d’autres cieux, les pistes que je vous avais signalées en janvier 2010 étaient dignes d’intérêt. Je n’en tire aucune fierté, ni honneur particuliers, mais je me sens néanmoins renforcé, par ce réconfort en provenance de l’étranger, dans mes convictions que la lutte contre la corruption est permanente et que la vérité et la justice finissent toujours par l’emporter. S’agissant de SNC Lavalin, on a appris au mois d’avril dernier que la justice canadienne avait entamé une grosse opération mains propres à l’intérieur de cette entreprise, qui a abouti à la décapitation de la direction générale. Soupçonné de blanchiment d’argent et de corruption dans des affaires conclues en Afrique du Nord, Riadh Ben Aïssa, vice-président, a été limogé en février 2012 après 27 ans de services, avant d’être arrêté et emprisonné en Suisse depuis la mi-avril. En sa qualité de responsable de l’Afrique du Nord au sein de la firme montréalaise, Riadh Ben Aïssa entretenait des relations sulfureuses avec le régime Kadhafi en Libye et avec celui de Ben Ali en Tunisie. Pour ce qui est de l’Algérie, son "parrain" était une personnalité très connue et très influente, décédée depuis le scandale de la Sonatrach. Le vice-président finances de l’entreprise, Stéphane Roy a lui aussi été arrêté, tandis que le PDG Pierre Duhaine a été poussé à la démission. A la suite de la disparition de son sponsor" algérien, SNC Lavalin a vu certains de ses contrats annulés, avant de refaire surface et de décrocher de nouvelles affaires. Il vous appartient, Messieurs les enquêteurs, de dénicher, au sein de l’establishment algérien, qui est le nouveau soutien de la firme canadienne. 

On a appris aussi récemment que le PDG de Saïpem Pietro Franco Tali avait été limogé à la suite de nouvelles révélations de corruption concernant des contrats attribués par la Sonatrach au groupe italien. Selon les conclusions auxquelles sont parvenus les enquêteurs du parquet de Milan, Saïpem aurait versé 200 millions de dollars US de commissions pour l’obtention de trois contrats d’un montant de 580 millions pour le premier, de 142 millions pour le second et de 100 millions pour le troisième, soit un total de 822 millions de dollars. Non, Messieurs les enquêteurs, on ne verse pas un tel montant de commissions pour obtenir somme toute un montant modeste d’affaires. Si vous vous penchez sérieusement sur le dossier Saïpem, vous découvrirez que cette entreprise fer de lance du groupe ENI a réalisé en Algérie, durant les cinq dernières années seulement, un montant global d’affaires 25 à 30 fois supérieur. Les 200 millions de dollars de commissions ne représentent probablement qu’un acompte sur d’autres versements qui suivront ou alors une échéance sur un calendrier de paiements préétabli portant sur plusieurs affaires signées ou à venir.

A titre de comparaison, sachez que lors d’un procès tenu en 1991, portant sur diverses affaires de corruption, dont celle relative à la construction du gazoduc sous-marin Algérie-Italie, le président de l’ENI avait reconnu, devant le juge d’instruction en charge du dossier près ce même parquet de Milan, avoir versé au nom de son entreprise une commission de 32 millions de dollars à un citoyen libyen agissant en qualité d’intermédiaire avec une haute personnalité algérienne. 32 millions pour une haute personnalité – par ailleurs bien connue des Algériens – 200 millions pour des managers de la Sonatrach ? Encore une fois, non Messieurs les enquêteurs. Je dois vous dire que je doute fort que cette commission ait servi à arroser uniquement certains membres de la direction de la Sonatrach ; leurs "parrains" au sommet du pouvoir ne leur permettraient pas de bénéficier seuls d’une telle manne. Aussi, je vous recommande fortement de ne pas vous focaliser sur les managers de la Sonatrach uniquement et d’approfondir vos investigations dans ces trois affaires, que vous auriez déjà étudiées d’après la presse algérienne. Vous y découvrirez certainement des pots-de-vin autrement plus substantiels que celui mis au jour et des participants à la razzia d’un autre calibre que ceux que vous avez débusqués jusqu’alors.

Messieurs les enquêteurs du DRS, 

J’en arrive maintenant au cœur du système mafieux mis en place par certains hommes-clés du pouvoir algérien, à savoir le réseau de commissionnement et les dessous de table perçus dans le cadre des contrats de vente du pétrole et du gaz. Sachez que les sommes détournées dans ce secteur sont faramineuses. Si l’on prend, à titre d’exemple, le montant du chiffre d’affaires à l’exportation de 56 milliards de dollars mentionné plus haut et qu’on l’affecte d’un pourcentage de commissions aussi minime soit-il, on se rend compte que les montants détournés, volés chaque année au peuple algérien, représentent quelques milliards de dollars. De 3 à 6 au moins ! C’est comme si l’on retirait cent à deux cents dollars environ au revenu annuel de chaque Algérien ! N’est-ce pas hautement criminel, Messieurs les enquêteurs ? Je vous avais indiqué dans ma lettre de janvier 2010 que si vous deviez vous pencher sur cette question vous découvrirez que derrière chacun des clients de la Sonatrach, il y avait un membre de la coupole du régime, ce groupe très restreint de ceux qui détiennent le véritable pouvoir en Algérie. Ne peut pas acheter du pétrole algérien qui veut, même s’il dispose des moyens financiers pour ce faire. A Alger on lui dira que l’on n’a plus rien à vendre. Mais si, par contre, cette personne sait quel est l’intermédiaire auquel elle pourrait s’adresser (si elle ne le connait pas, les mafieux qui contrôlent le marché l’orienteront éventuellement), elle pourra alors acquérir des quantités plus ou moins importantes de brut en fonction de la dîme qu’elle est disposée à consentir. Dans un de mes nombreux écrits sur la question, j’avais souligné que ces parrains ne se satisfaisaient plus d’un pourcentage sur les ventes de la Sonatrach. Ils ont exigé et obtenu de la part des groupes auxquels ils ont facilité l’accès au pétrole algérien qu’ils soient associés au négoce lui-même. Dorénavant, ils détiennent des parts dans des sociétés-écrans chargées de la revente du pétrole algérien. Ce ne sont donc plus des commissions au coup par coup qu’ils obtiennent, mais des revenus permanents très conséquents dont ils disposent. Voilà donc la véritable mafia, la vermine dont il faudrait débarrasser l’Algérie !

Je clôturerai enfin mon propos, Messieurs les enquêteurs, en vous rappelant ces quelques faits importants. Seul un système judiciaire fort et réellement indépendant du pouvoir politique est en droit d’ordonner des investigations du type de celle dont il est question ici. C’est cela le fondement de la démocratie. Le fait que ce soit vous, un service de sécurité, qui vous soyez auto saisi de l’affaire démontre à l’évidence le caractère non démocratique de l’organisation institutionnelle du pays. De même, seul un système judiciaire fort et réellement indépendant du pouvoir politique est en mesure de pousser aussi loin que nécessaire la recherche de la vérité, ce que vous n’avez visiblement pas été en mesure de faire. Les résultats décevants auxquels vous êtes parvenus, probablement parce que l’on vous avait fixé par avance des limites à ne pas franchir, montrent bien que le but qui vous avait été assigné n’était pas de mener une opération mains propres. Quant à ses retombées politiques, elles confirment bien ce que j’avais déjà souligné dans ma lettre de janvier 2010 : l’objectif de votre mission était tout simplement un règlement de comptes entre clans rivaux du pouvoir.

Ce qui m’amène à pousser ce cri d’alarme : Où est le Balthazar Garson algérien, ce juge courageux en mesure de remettre de l’ordre dans ce bazar ? Jusqu’à quand l’Algérie restera-t-elle prisonnière de ces combats de coqs et de ces relations incestueuses entre hommes assoiffés de pouvoir et leurs affairistes ? La réponse à ces questions dépasse bien entendu vos attributions d’enquêteurs, car elle ne tient évidemment pas de la seule conduite d’enquêtes policières plus ou moins encadrées. Sortir de la corruption systémique et de l’impunité passe par la restitution au peuple de ses richesses naturelles – ce à quoi vous pouvez contribuer par le résultat de votre travail - et par l’instauration d’un système de gouvernance réellement démocratique.

Cordialement,

Hocine Malti

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vendredi, 14 décembre 2012

no moment

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dimanche, 04 novembre 2012

ce vieux corbeau de malheur DOK,il instutialise à lui tout seul" la corruption"


Hadjer Guenanfa        http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT4jtdy--CYU7W_3tpOX6nVJlbcR7-_EExt498TADPxv3v1Kj-eqQ

Le ministère de l’Intérieur a refusé d’accorder l’agrément à l’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC), a‑t‑on appris, ce dimanche 4 novembre auprès de son secrétaire général, Khelil Moumène. Ce dernier a reçu, le 29 octobre, une correspondance du ministère qui a justifié son refus d’accorder l’agrément par le non‑respect de la nouvelle loi sur les associations. Mais aucun article de loi n’a été cité dans ce document, selon M. Moumène. « On a été à cheval sur les procédures. On a respecté le nombre des fondateurs, celui des wilayas, etc. On a fait un PV de l’assemblée générale. Un huissier de justice était présent », explique Khelil Moumène. Les fondateurs de cette association ont prévu d’organiser une conférence de presse mardi pour parler de « cette interdiction arbitraire », selon eux. L’Association nationale de lutte contre la corruption est composée notamment de militants de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh). Cette organisation avait déjà mis en place, en 2011, une cellule de lutte contre la corruption et pour la protection des deniers publics. Khelil Moumène se dit surpris par cette interdiction en contradiction avec le discours officiel sur la lutte contre la corruption.

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samedi, 27 octobre 2012

no moment

chabolas.Navidadقانون المُكَالخة الوطنيةprogramme-benbouzid

dimanche, 21 octobre 2012

L'algerie :pays gouverné par des monstres

Algérie : les yeux braqués au large de la Méditerranée

 


 

Violence, corruption à tous les étages de la société, l'esprit tag al men tag est devenu la règle dans l'Algérie de Bouteflika.

 

Outre le chômage et la corruption, l'Algérien subit une espèce de violence devenue ordinaire.

 

Neufs personnes sont vitriolées à Guelma, un véhicule est volé toutes les quatre heures en Algérie, des agressions de citoyens sont commises quotidiennement sur des citoyens paisibles dans toutes les villes du pays, des harragas par barques pleines, des parents désemparés n’arrivent pas à faire face aux besoins de leurs progénitures en cette rentrée sociale, etc. Des faits comme ceux-là sont rapportés quasi-quotidiennement dans la presse. Voila ce à quoi font face des Algériens, en plus des bousculades et du mépris qu’ils subissent dans certaines administrations où ils ont affaire. Ces violences sont même devenues un sport national et sont comme dirait un jeune Algérien : Normales…

 

En face de ces violences subies, il y a l’Etat souvent impuissant et des "redresseurs de tords" qui usent d’un langage lénifiant pour amadouer le citoyen moyen à travers des cours et des discours de caves (sans jeu de mots) et sous sols, orientés vers un certain internationalisme-salafiste, de nouveau genre, guidé par l’Orient. D’un autre côté, une étude publiée  indique que l’Algérie doit faire une croissance de plus de 7.5% pour pouvoir  s’en sortir de ce marasme, sinon c’est le chaos assuré d’ici à 2020. Peut-on arriver à ce taux sachant qu’actuellement le taux de croissance est de l’ordre de 2.5% ?

 

Dans le contexte actuel, avec des investissements orientés vers le développement des infrastructures de base et sociales (bien nécessaires), le pari ne sera pas atteint car nous avons plus besoin d’investissements productifs de bien qui induiront une dynamique de développement que d’autre chose : Production de bien alimentaires, d’habillements, industriels pour les PME qui vont soutenir les industries d’autres  bien importés aujourd’hui. Ce sont ce genre d’industries (avec effet taches d’huile) qui guideraient le destin du pays vers l’autosuffisance et l’épanouissement.

 

Manger par exemple, besoin vital mais basique, constitue un paradoxe aujourd’hui car on est alimenté par bateaux entiers pour qu’on s’alimente par cuillères et ce n’est pas assez. Nous avons toujours les yeux braqués vers le large de la Méditerranée, les bouches ouvertes, les yeux hagards et angoissés car s’il n’y a pas de bateaux à l’horizon, on risque de se retrouver avec une toile d’araignée sur la bouche. Le paradoxe encore c’est que l’on a perdu l’habitude de travailler et l’intelligence de transformer les choses, par exemple les toiles d’araignées en fils nécessaires à notre bien être immédiat et futur. Nous avons aussi perdu l’habitude de se comparer aux grands pour avancer. Le classement des universités de tous les pays ne nous plaisant pas, les responsables du secteur ont solennellement décidé de confectionner un système de notation qui va tenir compte de notre spécificité (encore une), de notre environnement (sclérosé) et de celui de certains pays non encore identifiés. C’est cela le géni que nous avons développé pour mieux se faire plaisir comme celui qui masse une blessure qui le ronge. Au début, le massage soulage  mais à la longue la blessure se creuse et les conséquences sont bien sûr désastreuses.

 

Le présent immédiat peut paraître clément, avec les doses de populisme injectées quotidiennement, mais l’avenir s’avèrera catastrophique à moins qu’il n’y ait entretemps un sursaut salvateur, que l’on souhaite de tout cœur, pour mieux prendre en charge notre pays, avec raison,  sans populisme mais avec réalisme. Ce n’est qu’avec cela que toutes les violences seront éradiquées et que l’Algérie de nos rêves sera guérie de ses maux dont tout le monde a conscience et que tout le monde accepte (encore un paradoxe) par résignation ou par esprit "tag ala man Tag". C’est à ce niveau qu’il faut agir par une révolution de  l’esprit et de la conscience pour asseoir une justice qui consiste (au sens de Platon) à ce que chaque fonction remplisse le rôle qui lui est propre, que le désir soit soumis au courage et le courage et le désir à la Raison.

 

Arezki Zerrouki

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samedi, 20 octobre 2012

Mouton de l’Aïd et mouton des affaires

 

Par : Mustapha Hammouche

Cela fait quelques semaines que la difficile question de l’acquisition du mouton de l’Aïd taraude de nombreux compatriotes. La fête du sacrifice a toujours constitué un moment budgétaire crucial pour les ménages algériens. Mais, avec le temps, son coût a fini par dépasser l’entendement économique. Le mouton vaut désormais plus que son poids de viande de mouton ! Entre une fois et demie et deux fois le prix de son poids. Et quand on connaît le prix de la viande ovine, on peut mesurer l’ampleur du sacrifice financier qui est demandé aux fidèles désireux de perpétuer le geste symbolique d’Abraham.
Faut-il plaindre ou saluer toutes ces petites gens qui, chaque année, se saignent pour pouvoir égorger le mouton ?
Les stratèges de l’économie du culte, eux, ne semblent point s’embarrasser de scrupules. Les fidèles veulent honorer le rite religieux ? Ils en auront pour leur argent ! Ils ne paieront pas que la viande qu’ils auront à déguster ou à offrir ; ils paieront la possibilité d’égorger la bête.
L’Aïd est une opportunité commerciale providentielle pour une armée de maquignons professionnels ou de circonstance. Et l’État, plus fidèle que les fidèles, “réunira toutes les conditions pour permettre aux Algériens d’accomplir leurs devoirs religieux”. Celui-là comme les autres.
Alors spéculateurs, servez-vous, puisque c’est pour la bonne cause, celles de nos convictions religieuses. Quand on aime, on ne compte
pas ; ce n’est pas quand on croit qu’on va compter !
Et la contribution de l’État ne s’arrêtera pas là, à fermer les yeux sur le plus grand marché informel de l’année et du pays. Cette opération qui échappe aux autorités agronomiques, sanitaires, commerciales et fiscales concerne pourtant des millions de têtes d’ovins et de caprins et brasse des milliers de milliards de dinars. Autour de toutes les agglomérations et le long des routes, des terrains sont rendus disponibles pour servir de foires aux bêtes et, le jour du sacrifice, vous pourrez accrocher la carcasse à sécher et à se vider de son sang sur la branche d’un arbre, y compris parmi ceux qui bordent le boulevard Victor-Hugo à Alger. Avec un peu de chance, l’ENTV pourrait passer par là et filmer vos enfants en train de se réjouir de la mise à mort d’un animal avec lequel ils jouaient la veille et qu’ils ont fini par tant aimer.
Des “start-up” de Cola halal qui ont fleuri en Europe aux “tour-operators” pour “omra” en low-cost, en passant par la privatisation royale saoudienne des Lieux saints, la religion constitue, en ces temps où tout se marchandise, un paradis pour affairistes et pour… politiciens.
Ce n’est donc pas pour défendre des pratiquants qui se font arnaquer, de bonne foi, que l’État va se mettre à dos cette véritable “religion connexion”. Ce qu’il donne des gages d’allégeance à la règle de “l’islam religion d’État” et d’en tirer, comme il croit, une part de légitimité. À la piété populaire, doit en quelque sorte répondre une piété institutionnelle. Qu’importe si le pieux quidam doit en faire les frais… financiers.
De norme de comportement uniforme, la piété glisse en norme de consommation commune. Elle devient alors une opportunité d’affaires qui arrange aussi bien les affaires des affairistes que celles des politiques.

vendredi, 14 septembre 2012

Algérie : secouer le système au lieu de se focaliser sur Bouteflika

 

Par Le Matin DZ |

 

 

En remerciant les hommes-clés de ce qu’on appelle communément son clan, Bouteflika confirme les propos qu’il a tenu à Sétif le 8 mai dernier pour passer la main aux plus jeunes dés la fin de son mandat si Dieu le veut bien entendu, autrement ce sera bien avant.

 

Réhabiliter les services de l'Etat au profit des Algériens est une urgence capitale.

 

C’est une évidence eu égard à son absence répétée de la gestion du pays durant pratiquement tout ce dernier quinquennat. C’est une spéculation intéressante à savoir mais en quoi elle peut constituer un souci pour la majorité des Algériens qui ont réellement des préoccupations beaucoup plus graves ? Pourquoi cette panique à la rumeur de son décès ? En effet, l’Algérie va très mal non pas pour les crises auxquelles les citoyens sont confrontés : celle du chômage, du logement, de l’envolée des prix et de tous les fléaux sociaux qui rendent leur quotidien extrêmement difficile mais parce qu’elle n’a aucune vision stratégique claire qui l’assure de son avenir. Après plus de 50 ans qui la sépare des premiers départs des colons, elle reste toujours dépendante économiquement de l’extérieur. Elle a donc raté son indépendance totale et reste néo-colonisée dans le sens qu’à voulu le général de Gaulle et, par l'entremise de son homme de l'ombre Jacques Foccart, de la Françafrique. Il s’agit là d’une double trahison des différents responsables qui ont à conduire le pays depuis pratiquement la mort du président Houari Boumedienne.

 

Nous montrerons plus loin qu’en dépit d’avoir favorisé inconsciemment la constitution du système au pouvoir à ce jour, ce président avait une démarche qui pouvait mener l’Algérie vers son indépendance économique. Cette trahison est l’une vis-à-vis de ceux qui se sont sacrifiés pour l’indépendance politique de ce pays et l’autre des générations futures qui ne voient pas encore le bout du tunnel. Ce serait une erreur grossière de tout mettre sur le dos de Bouteflika et surtout de croire qu’il est un parrain capable de maîtriser la maffia politico-financière. Il a une part de responsabilité comme tous ceux qui l’ont précédé mais compose avec le système qui l’a ramené aux commandes du pays. Qu’on dise qu’il est régionaliste, d’autres l’ont bien été avant lui. Qu’il aurait favorisé ses proches, c’est une pratique courante dans tous les pays du tiers monde. De nos jours et face à la confusion qui règne dans ce pays, c’est un discours politiquement rentable à tous les niveaux mais désormais ce n’est pas la réalité qu’on cherche à tout prix de cacher, pourquoi ? Le système pour se maintenir au pouvoir tente de surmonter ses contradictions en réduisant la situation actuelle de l’Algérie au seul départ de Bouteflika.

 

En général, trois possibilités s’offrent à un président en Algérie : soit il résiste et dénonce les agissements du système, il est automatiquement éliminé (cas de Boudiaf). Il refuse d’obéir mais se tait, il démissionne avant la fin de son mandat (cas de Chadli et Zeroual). Il compose avec le système et il termine son mandat. C’est le cas du président en cours d’exercice. Il mènera son mandat à terme et dira j’ai mis mon expertise au service de mon pays pour le réhabiliter à l’échelle mondiale. Il rappellera par ailleurs le rôle actif de l’Algérie dans le Nepal et l’Union africaine, le règlement des conflits de l’Ethiopie/Erythrée, la paix en Somalie, la réhabilitation de la Libye dans ses moments difficiles avec la communauté internationale, la médiation au Soudan et enfin la tentative de rapprochement entre l’Iran et les Etats-Unis etc. il vantera certainement les efforts considérables que l’Algérie a accompli en matière de lutte contre le terrorisme et son avancée pour comprendre ce fléau social qui s’étend d’année en année à travers le monde entier. Enfin il dira je suis le seul président qui partira en laissant les caisses pleines (plus de 200 milliards de dollars à l’horizon 2014 selon les prévisions de la Banque mondiale). Mais il reconnaîtra et il l’a fait à maintes reprises ses échecs, qu’il n’est pour rien pour la constitution de cette manne financière et qu’il n’a pas réussi à mettre en place une stratégie à même de faire sortir le pays de sa dépendance vis-à vis des hydrocarbures. Il reconnaitra que l’avenir des générations futures est sérieusement compromis. Il l’a déjà dit et il le dira certainement en partant. Après, il prendra sa petite retraite comme tous ceux avant lui. Alors ! Est-ce pour autant les problèmes de l’Algérie sont réglés ? Certainement pas car le système ramènera quelqu’un d’autre et quelques années plus tard, on dira que le précédent était moins pire que celui là, on perdra encore quelques années et ainsi de suite. Quand est né ce système qui favorise ses membres au détriment de l’existence même de la nation ? Comment fonctionne-t-il ? de quelle manière il s’est ancré dans la société algérienne et avec la complicité de qui ? Est-il détrônable si oui de quelle façon ?

 

Le processus de création de ce système est indissociable des étapes de développement de l’économie nationale depuis l’indépendance en 1962.Il s’est développé lui-même et s’est ancré à travers les incohérences de ces étapes historiques et surtout des événements qui les ont réorienté ou affaibli comme la mort subite du président Boumedienne. Pour bien comprendre le système, il faudrait passer en revue les différentes étapes de développement et mettre au point un certain nombre de principes qui ont servi de base au modèle de développement de l’économie Algérienne et qu’on tente sciemment aujourd’hui de pervertir pour justifier les échecs, quelques fois programmés.

 

I - De la mise au point de certains principes et concepts

 

1- La voie de l’option socialiste choisie par l’équipe au pouvoir au début de l’indépendance de l’Algérie figure bien dans les documents doctrinaux comme la charte d’Alger et entreprise juste par nécessité stricte de développement et non pas par mimétisme ou idéologie comme le prétendent certains écrits. (1). La vacance des moyens de production, suite au départ massif des colons et leur abandon au profit de la collectivité, n’offrait pas d’autres choix que la voie collectiviste qui permettait de contourner les difficultés de recherche des critères pour leur partage

 

2- A la veille de l’indépendance nationale, un rapport d’une équipe de sociologues sous la direction de Pierre Bourdieu, subdivisait la population algérienne en six classes essentiellement prolétaires et paysannes. Ceci prouve qu’il n’y avait pas une bourgeoisie puissante pour orienter le pays vers une autre voie. En conséquence, note le rapport, tous les Algériens étaient en majorité au même niveau de vie malgré que les quelques années d’indépendance ont favorisé l’émergence d’une bureaucratie dont les intérêts s’opposaient à ceux des masses populaires, (2) mais leur nombre était insuffisant pour influer sur le cours du développement national. Après l’indépendance les propriétaires terriens et ceux qui détiennent les moyens de production aussi bien tertiaires qu’industriels ne représentaient en fait que 5% de la population, (3) avec évidemment aucun secteur stratégique de l’industrie comme le note Pierre Bourdieu dans un autre ouvrage : (4) "cette stratification sociale formée de couches fortement pauvres et pour lesquelles l’Etat est apparu comme "l’image inversée" de l’Etat colonial et il doit de fournir tout ce que l’autre n’a pas fait et par voie de conséquence la projection d’un Etat à tout faire. Cet état de fait ne peut que confirmer l’objectivité de la voie choisie". En dépit des différentes contraintes qu’a connues "l’autogestion" durant les premières années d’indépendance aussi bien agricole qu’industrielle, son émergence a empêché la bourgeoisie bureaucratique de s’accaparer des biens collectifs (4) et s’est imposée comme le montre Koulitchizky "comme idée mobilisatrice des énergies en face d’une certaine carence du pouvoir politique, elle montre la faiblesse du pouvoir, illustre les mutations que connurent toutes les composantes de la société sous l’exclusive bannière du nationalisme". Il est apparu une relation "intime" entre la masse populaire et l’Etat considéré comme seul protecteur des moyens de production "commun" et en face des différentes difficultés rencontrées par les entreprises autogérées, nombreux sont les travailleurs qui souhaitaient leur passage sous le contrôle de l’Etat (5).

 

En bref, le statut d’un travailleur chez l’Etat est mieux vantée que celui d’une organisation privée. C’est la preuve par 9 que les nouveaux riches d’aujourd’hui qui brassent les milliards n’ont de justification que la triche, la fraude fiscale ou la spéculation qui reste le seul moyen de procurer en près de 30 ans de telles fortunes colossales qui menaceraient aujourd’hui l’existence même de l’Etat. Ce sont ces données que le plan test a rassemblé pour préparer les fondements de l’étape allant jusqu’au 1978 qui s’est fortement inspirée du programme de Tripoli, considéré comme conforme aux aspirations populaires. Ceci peut être facilement vérifié en parcourant les grandes lignes du plan quadriennal qui couvre la période 1970-1973 et dont l’objectif primordial est de créer les conditions qui permettraient de fournir un emploi durable à l’ensemble de la population masculine active d’icil’horizon 1980 (6). Quels que soit les moyens utilisés, ce plan vise essentiellement l’épanouissement des citoyens ce qui est effectivement une aspiration fortement populaire. Les principes retenus pour permettre sa réalisation sont :

 

• le renforcement de l’indépendance économique en diversifiant les échanges extérieurs et le recours des investissements étrangers comme apport aux moyens nationaux et jamais facteurs dominants,

 

• l’établissement de nouveaux rapports de production pour la construction d’une société socialiste,

 

• la mobilisation des travailleurs fondée sur leur adhésion et leur association à tous les aspects de la vie économique du pays,

 

• l’industrialisation qui doit engendrer un mouvement de croissance auto-entretenue (7). C’est en vrai projet de société que s’érige ce plan, il définit les règles de jeu et fait appel à l’adhésion de toutes les forces vives pour entamer une deuxième révolution cette fois industrielle et culturelle pour parachever le processus d’indépendance économique, moyennant bien entendu des sacrifices à l’instar de la révolution armée.

 

3 - Le modèle de l’industrie industrialisante largement développé et commenté par D. De Bernis (8) est basé sur la création de puissante sociétés nationales qui agissent pour le compte de l’Etat et capable d’acquérir, de capitaliser, de consolider et surtout de fertiliser le savoir et le savoir faire au profit de tous les secteurs pour permettre au pays dans un laps de temps raisonnable d’accéder à son indépendance économique. Les intérêts individuels doivent se dissoudre dans l’intérêt général ; c’est pour cela que le schéma des industries industrialisantes ne peut être mené que par l’Etat et ne peut aboutir sans une "Planification rigoureuse" (9). L’inefficacité de ce modèle n’a jamais été prouvée scientifiquement sinon qu’il gênait les capitaux étrangers qui ont tout fait pour l’étouffer dans les pays qui le pratiquaient entre autres l’Algérie.

 

II- Des justifications qui ont mené à la dislocation de ce modèle

 

A la mort du président Boumedienne, la bureaucratie naissante qui était jusqu’à cette événement en veille, a saisi l’occasion pour aider des technocrates d’accéder au pouvoir mais à sa solde. Ces derniers étaient fortement influencés par le modèle américain, certains y ont vécu même dans ce pays. Ils ont ramené dans leurs valises des consignes claires : celles de déstructurer le tissu industriel algérien qui commençait moyennant des sacrifices énormes à donner ses fruits. Ils ont commencé par un changement de discours dont les implications sur le terrain s’écartaient peu à peu de la ligne suivie pour atteindre les objectifs consensuels et qui est pour rappel celui de l’indépendance économique le gigantisme des sociétés nationales, l’efficacité selon le principe "Small is beautifful", la tentative d’abandon des hydrocarbures comme stratégie de développement, le désengagement progressif de l’état vis-à-vis des différentes institutions publiques, pour, selon le discours politique, une meilleure efficacité budgétaire.

 

Cette remise en cause a été en réalité (10) à l’origine des multiples formes de résistance des actions collectives (grèves) et aux pratiques individuelles : absentéisme, turn over, etc. Pour rappel, durant les années 1981-1982, l’absentéisme a tellement inquiété les autorités qu’elles ont impliqué les forces de sécurité et de l’ordre pour procéder à des contrôles en dehors de l’entreprise jusqu’à dans les lieux publics (cafés et autres). Mais ceci n’a pas empêché cette équipe de poursuivre cette destruction en optant pour une vraie réorientation de l’économie nationale. Le diagnostic semble léger et ne justifie en rien l’amorce d’un tel processus. Un ancien premier ministre rappelle que cette réorientation n’étant pas spécifiquement motivée (11) de part les meilleurs résultats enregistrés avec un secteur public en pleine croissance car selon le même auteur sa part dans le produit intérieur brut qui était de 34,4 % en 1969 est passé à 65,42 % en 1978. Enfin une rente pétrolière de plus en plus croissante et qui permettait de résoudre les différentes contradictions inhérentes au procès de travail (12).

 

A part donc le malaise général de l’été 1977 et qui sera analysé plus loin, rien ne justifiait un tel changement du moins scientifiquement. Les rumeurs colportées par la bureaucratie au pouvoir ce sont soldées pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie par une grève de portée nationale : Celle des cheminots en 1978.

 

En tout état de cause, aucune donnée particulière contraignante ne laisse présager une volonté quelconque de changement de ligne de conduite et du rythme de développement qui devait mener à l’indépendance économique, sinon un léger réajustement dans la marche à suivre. En dépit de l’année de réflexion qui a permis à l’équipe au pouvoir après la mort de Houari Boumediene une pause et une évaluation de la situation, le diagnostic n’a pas semble-t-il été quantitatif mais se basait sur des opinions et surtout se cachait derrière des décisions supposées collégiales car le décret 80-242 du 4 octobre 1980 portant sur la restructuration organique et financière des entreprises ne fait allusion à aucun rapport de diagnostic mais à la résolution du 4eme congrès extraordinaire du front de la libération national (FLN) et les décisions de son comité central dans ses 2eme et 3eme sessions. H. Temmar, qui traitait il n’y pas si longtemps les entreprise publiques de veilles quincaillerie soutenait avec M.E Benissad dans une évaluation des perspectives de développement décennal "qu’en 1980, tout changement brutal de stratégie de développement entraînerait un gaspillage des ressources humaines formées à l’industrie et signifierait que les sacrifices supportés par la population l’auront été vains" (13). Et pourtant ce changement a bien eu lieu. Cette nouvelle voie de développement a fragilisé l’économie nationale en la rendant fortement dépendante de facteurs exogènes. Il aurait fallu en 1985 une chute des prix du pétrole suivi juste après par la détérioration du cours de dollar pour que le pays se mette à genoux, mains liées au FMI. Normalement et en dépit de son caractère brusque, la chute des prix du pétrole ne devait pas surprendre les spécialistes car elle rentre dans le cadre de la stratégie de l’agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse à l’embargo décrété par les pays arabes membres de l’OPEP en 1973. Il fallait s’y attendre et donc orienter les recettes des hydrocarbures pour renforcer les projets en cours afin de produire des biens d’équipements qui non seulement dynamiseraient l’activité économique mais lui assureraient son indépendance économique de l’extérieur et fera sans aucun doute face ou du moins amortira le choc d’une telle situation encore une fois dans le domaine du prévisible. Quand bien même l’on suivait la logique des initiateurs de ce projet de réorientation au nom de l’efficacité de gestion et de la politique d’ouverture ; il aurait donc fallu accepter un programme de réforme structurelle à partir du début des années 1980 puisque la balance des paiements algérienne a entamé son déficit depuis 1982 (14) et donc utiliser cette restructuration économique dans le cadre d’un programme avec le fond monétaire international et l’orienter ainsi au bénéfice du développement national au lieu peut être de donner une image fausse qui a dû contribuer à aggraver la situation, désormais aujourd’hui inextricable.

 

III - Des premières conséquences immédiates

 

En plus de ce qu’ont constaté les éminents économistes cités plus hauts, la désarticulation du processus intégré a affecté l’économie algérienne sur au moins un triple plan :

 

• Sur le plan économique

 

Le peu de savoir et savoir-faire capitalisé par les puissantes sociétés nationales dans les différents secteurs s’est effrité. Les Algériens ne savent plus travailler la terre. Elle est devenue un vaste champ artisanal. Le célèbre grenier Algérien connu bien avant la colonisation a été bétonné. On importe tout. Le ridicule a été poussé jusqu’au jour où un certain "Azzoug" se présente à la télévision nationale pour proposer d’importer la viande à 60 DA le kg. Si ce projet avait été concrétisé que serait devenu l’élevage des bovins en Algérie ? On ne sait plus construire des bâtiments, des routes et on fait appel au Chinois et aux européens pour le faire. Les catastrophes naturelle comme les différents séismes qu’à connu le pays, ont montré l’amère regret d’avoir éclaté la Sonatiba et la DNC. On ne sait plus produire et distribuer de l’énergie sans faire appel aux étrangers. Les techniques d’extraction des hydrocarbures ont été laissées aux américains sous les bons auspices de l’ancienne puissance coloniale (TFT, Hassi Berkine, Tiguentourine etc.).L’expertise parapétrolière a été abandonnée au profit des multinationales comme Schlumberger, Wetherford etc. et, ce avec la mort programmé de Alfluid, Aldia pour ne citer que cela. Le boosting des gisements fatigués a été confié aux Japonais sans aucune intervention des nationaux. La base logistique de Beni Mered à Blida était construite pour produire des pièces de rechanges grâce à ses puissants fours s’est limitée au moulage des statuts pour Riadh El Feth qu’on montre comme une fierté nationale. En somme, on est passé d’une économie en voie d’industrialisation à celle de bric à brac qui a permis aux fortunes indûment acquises de s’incruster pour justement former et consolider le système en vigueur à ce jour ;

 

• Sur le plan social

 

Le modèle de développement choisi n’a pas été gratuit, mais a demandé des sacrifices énormes mais aussi et surtout un coût humain.(15) qu’il ne convient pas de considérer comme une conséquence de l’échec du modèle de développement mais plutôt comme un fort tribu payé pour atteindre l’objectif visé. Ils auraient sans aucun doute été facilement dissipés si le rythme de développement n’aurait pas été rompu ou s’ils avaient donné un résultat. Ce coût humain consistait dans un changement radical des structures sociales anciennes :

 

La dislocation de la famille par migration, l’acquisition de nouvelles habitudes de consommation et de mode de vie, la contradiction entre vie au travail et hors travail, la lutte acharnée parfois humiliante contre le pouvoir bureaucratique, l’acculturation par un procès de travail installé par les sociétés capitalistes sensé fonctionné dans les conditions locales, un environnement international hostile à l’industrialisation dans le tiers monde en général et l’Algérie en particulier pour s’emparer de la matière première à des prix avantageux.

 

• Sur le plan politique

 

La notion de "bien commun" qui constituait le ciment de la cohésion sociale, est désormais passée sous silence par toutes les études faites sur le modèle de développement entre autres sociologiques. Alors qu’elle constitue la base de la démobilisation de part son lien aux valeurs culturelles de la société algérienne (16). L’un des partisans de la politique actuelle d’ouverture disait que "la réussite de cette période tient dans la cohérence de la politique suivie avec les objectifs visés" (17). Cette cohésion disparue, la manipulation est devenue très facile pour être utilisée à des fins partisanes très connue et qu’il est inutile de le rappeler ici.

 

IV-de l’émergence et du développement du système

 

Trois facteurs ont favorisé l’émergence et l’ancrage d’un système dans la société algérienne :

 

• Une population déroutée par un changement brusque de discours. L’Etat qui l’assistait depuis l’indépendance, se désengage subitement sans lui donner la moindre garantie. Cette nouvelle situation la rend facilement manipulable pour devenir une cible facile pour tous les corps étrangers ;

 

• Une bureaucratie fraîchement enrichie mais longtemps en berne a trouvé toutes les conditions favorables pour tisser sa toile d’araignée dans l’espace et dans le temps ;

 

• Un Etat affaibli par une crise qu'il n’avait pas prévu mais qui s’aggrave de jour en jour jusqu’à le pousser à faire appel au FMI.

 

Les carriéristes du parti unique se chargent de créer des entrées, brèches et des opportunités au sommet de l’Etat pour le compte des nouveaux riches issus de la bureaucratie et ses spires. Ils prennent leur part et arrosent la majorité de la population pour qu’elle se taise. Ainsi la loi portant cession des biens vacants de l’Etat a plus bénéficié aux bureaucrates qu’au peuple dans sa majorité. Lorsque le simple citoyen achète un appartement de 60 m2, un membre au sommet en prend une villa de 500 m2 pour une bouchée de pain. Ces carriéristes à travers leurs satellites dans les différentes franges de la société (jeunesse, femmes syndicats, corporations etc.) ont pris le contrôle total pour orienter le peuple là se trouvent leurs intérêts et ceux de leurs commanditaires. Ce cercle s’est agrandi et s’est développé dans l’espace pour fonctionner comme un système dans lequel chacun trouve son compte. Les services se rendent mutuellement par le biais d’un artifice d’encanaillement. L’Etat trouve son compte dans la paix sociale que les carriéristes lui assurent. Ces derniers s’incrustent et s’enrichissent sur le dos du peuple. La majorité des citoyens reçoivent des miettes mais s’en accommodent pendant que la minorité observe impuissante. C’est ainsi que s’est crée un ordre établi que toutes les parties essaient de maintenir au détriment de l’existence même de la nation entière et qui reste en vigueur à ce jour. Lorsque le président de la république a nommé un nouveau premier ministre en la personne de Sellal, la première question que les observateurs se sont posée c’était celle de savoir s’il était du système ou pas. Et lorsqu’ils ont appris qu’il y était, ils ont vite compris comment l’Algérie a pu fonctionner avec un gouvernement intérimaire pendant plus de 4 mois.

 

V- Des crises du système

 

Ceux qui continuent de penser que l’Algérie a passé son printemps arabe en octobre 88 se leurrent lourdement. La crise de l’été 77, celle d’octobre 88 et les émeutes de janvier 2011et bien d’autre qui n’étaient pas ostentatoires, ne sont en fait que des purges pour permettre au système de surmonter ses contradictions et retrouver son équilibre.

 

A chaque fois que l’exécutif tente mettre de l’ordre dans la gestion du pays pour plus de transparence, le système lui crée un soulèvement ou lance des rumeurs pour le dissuader et ainsi de suite. Il y a réussi à chaque fois.

 

Cette rentrée 2012/2013 a été selon toute vraisemblance réservée à l’éradication du marché informel de toutes les villes et villages en Algérie. Une telle opération de grande envergure touche directement les intérêts des barons de l’import/export qui utilisent ce circuit pour écouler leur marchandises. On verra d’ici janvier 2013 les conséquences qui en découlent.

 

VI - Conclusion

 

Contrairement au système russe ou chinois et plus particulièrement celui de la maffia italienne, celui de l’Algérie n’est pas du type "hard" mais relève de la délinquance. C’est surtout la complicité de l’administration qui lui a donné une importance. La Banque mondiale conseille l’Algérie d'aller vers les grands chantiers : la relance des investissements publics et l’ouverture des capitaux, d’éviter l’effet d’éviction du secteur privé etc., pour uniquement retrouver une croissance que les Occidentaux veulent partager avec elle. Ils s’en foutent royalement des difficultés internes que rencontrent les gouvernants. Or ces grands chantiers dans le cas Algérien constituent une niche pour le système. Plus nombreux sont les chantiers, plus importants sont les montants de la corruption, plus fort sera le système. C’est pour cela qu’il conviendra d’orienter sa politique vers des axes simples mais qui peuvent nettoyer ou assainir le système mais persévérer dans leur application quelqu’en soient les conséquences :

 

1- Réhabiliter l’administration pour la rendre au service du citoyen. Les fonctionnaires ripoux doivent sévèrement payer et ils sont visibles à l’œil nu. Peut-être faudra-t-il payer plus mais exiger de la qualité des services publics. C’est l’unique façon de stimuler la confiance et susciter l’adhésion du citoyen qui deviendra plus productif et pourquoi pas créateur ;

 

2- Assurer l’indépendance des juges pour limiter les passe-droits, devenus un phénomène de société.

 

3- Intervenir immédiatement pour mettre fin à l’anarchie dans la distribution du revenu national. Des entreprises payent quelquefois 10 fois plus que d’autres sans justification de productivité. Des entreprises étrangères offrent parfois jusqu’à 20 fois le SMIG pour vider le secteur public et refacturent tout cela pour le travail qu’elles réalisent sans perdre un centime Mais l’Algérie aura perdu des cadres qu’elle a formé à coup de devises sans compter l’impact négatif sur l’équité sociale.

 

4- Mettre de l’ordre dans les opérations d’import/export et surtout assainir et normaliser les circuits de distribution. C’est la seule façon de protéger le citoyen contre l’augmentation des prix et de l’alléger du poids de son couffin.

 

5- Il est scandaleux que les marchés parallèles s’établissent prés des banques nationales au vu et au su des autorités et dans lesquels des milliards s’échangent chaque jour. Rien ne justifie cela sinon la faiblesse et la complicité des administrations étatiques. Ce marché parallèle est en phase de menacer la nation dans son existence même donc une lutte sans merci doit être entreprise pour l’éradiquer ou éventuellement le normaliser pour mieux le contrôler et dans un délai très court. D’autres actions similaires peuvent compléter cette liste qui n’est pas exhaustive.

 

Cet assainissement est préalable pour retrouver l’efficacité des chantiers dont recommandent les organisations internationales. Il se peut que ces opérations ne soient pas faciles à mener et peuvent être sanguinaires. C’est pour cela que les différents responsables qui se sont succédé les évitent en les passant chacun à l’autre mais c’est un mal nécessaire qu’il faut absolument assumer si réellement on pense à l’intérêt de la nation. De toutes les manières, on ne peut pas faire une omelette sans casser des œufs

 

Rabah Reghis, consultant, économiste pétrolier

 

Renvois :

 

1. Discours du ministre de l’économie devant l’assemblée nationale le 30/12/63

 

2. P. Bourdieu Travail et travailleurs en Algérie, Édition Mouton Paris 1963 P.382.

 

3. J.C.Martens Le modèle algérien de développement : bilan d’une décennie, Édition SNED Alger 1973. P.277.

 

4. P. Bourdieu Question de sociologie, édition Minuit Paris 1973 P.251

 

5. S. Koulitchizk Y L’autogestion, l’homme et l’Etat : l’expérience Algérienne, Édition Mouton 1974 P.32

 

6. Préambule du premier plan quadriennal 1970-1973 Alger 1970

 

7. J.C Martens OP .Cit Page 53

 

8. D. De Bernis in Economie Maghrébine, collectif CRESM-CNRS 1971

 

9. D De Bernis Industrie lourde, industrie légère, in industrialisation du Maghreb édition Maspero 1963

 

10. B. Semmoud Contribution à l’étude de la structure et de la formation des conflits collectifs de travail dans l’industrie Algérienne, Annuaire de l’Afrique du Nord P.132.

 

11. Ahmed Benbitour L’expérience Algérienne développement 1962-91 leçons pour l’avenir, édition ISGP Alger 1992 P.23-24

 

12. A. Bouyacoub La gestion de l’entreprise industrielle en Algérie, édition OPU 1987 P.10-11

 

13. M.E Benissad, Economie de développement : sous-développement et socialisme, 2éme édition OPU Alger 1982 P.147

 

14. In Perspective n° 34 semaine du 5 au 11-12-91

 

15. M.E Benissad Op .cit.157-165

 

16. La conception socio-dynamique du bien commun met l’accent sur la sécurité, la culture, le niveau de vie, la liberté et le droit à plus de bien-être. Lire J.C Fauvet et Xavier Stefan La socio-dynamique un art de gouverner, édition organisation Paris 1983 page 123.

 

17. Ahmed Benbitour Op cit. P.41

lundi, 27 août 2012

Algerie :industrie ou trust de la corruption

La CNCPPDH et la corruption

Par : Mustapha Hammouche

Il a fallu cinq ou six mois pour que la CNCPPDH se résolve à rendre public le rapport 2011 sur les droits de l’Homme remis au président de la République à la fin du premier trimestre 2012. À moins que l’on ait attendu cette fin d’été caniculaire, éloquente quant au déficit de gestion politique du pays, pour autoriser la commission à diffuser son procès-verbal. Mais s’il ne révèle rien qui ne soit connu d’une gestion ruineuse, le rapport est accablant quant à une faillite politique, économique et sociale que la rente n’arrive plus à masquer.
Il faut croire que Farouk Ksentini a fini par renoncer à toute ambition politique pour assumer enfin un rapport qui renferme des vérités établissant le fondement politique des fléaux qui sanctionnent l’économie du pays et hypothèquent ses chances d’amorce de développement.
Il est, ainsi, significatif que la CNCPPDH appelle à une lutte “effective et sans relâche” contre la corruption, posant, pour la première fois dans un document, la présomption que la lutte contre la corruption n’est pas effective et qu’elle n’est donc que fictive.
Mieux, la commission précise les modalités d’encouragement et de protection des castes autorisées à l’enrichissement par la corruption : elle consiste en ce que la sanction ne menace que des personnes “secondaires”. Si l’État venait à se résoudre à une lutte “effective” contre ce fléau, celle-ci devrait toucher, aux termes du rapport de la CNCPPDH, même les hauts fonctionnaires exerçant dans les hautes institutions étatiques.
Pour l’heure, “la volonté politique” ne suffit pas face à “une administration dirigée, aux différents échelons et dans une large mesure, par des personnes pistonnées, imposées ou cooptées qui sont au service de leurs propres intérêts et de ceux de leurs ‘’bienfaiteurs’’ et non au service exclusif du peuple”.
En d’autres termes, la commission établit que la hiérarchie administrative a fait de l’État un instrument au service des intérêts de ses dirigeants “pistonnés, imposés et cooptés” et de leurs “bienfaiteurs” qui ont le pouvoir — politique — de nommer de hauts cadres. Même si le document concède que “la volonté politique pour ancrer les droits de l'Homme dans la vie quotidienne des citoyens existe”, il bat, ici, en brèche cette concession. Le système est conçu pour servir les intérêts des castes avant l’intérêt du peuple.
Pire, “les fonctions au service des institutions de l’État sont devenues une source d’enrichissement et un moyen de servir des intérêts privés”. Ainsi, le détournement politique des prérogatives fonctionnelles au profit de l’enrichissement personnel et clanique a fini par diffuser cette culture prédatrice à l’ensemble de la société ; celle-ci a “miné le tissu social” et “essaimé dans l’ensemble du territoire national” et a fini par détruire les valeurs fondamentales du travail, de la compétence, du savoir, de la crédibilité et de la citoyenneté en Algérie, explique le document.
Qu’importe que ce document préserve “la volonté politique”, réduite d’ailleurs à “un discours politique” et “de bonnes intentions” (qui) à eux seuls ne suffisent pas.
Le rapport confirme l’origine politique de la pratique de la corruption en Algérie et confirme que nous sommes bien dans le cas d’un État soumis, dans son fonctionnement, à la production de la corruption.

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samedi, 25 août 2012

La baraka de l'argent sale

Par Le Matin DZ |

"Qu’es-tu esclave, si ce n’est une âme portant un cadavre et un setier de sang ?"

L'argent sale est dans tous les circuits de l'économie.

D’où viennent les richesses qui ont financé la révolution industrielle alors que nos arrières-arrières-arrières grands-parents n’étaient que de pauvres bougres survivant à peine aux produits d’une terre ingrate sujette aux caprices des saisons ? Dans son livre Les Nouveaux Pouvoirs, Alvin Toffler se pose la question et y répond : il provient de l’argent sale. Un argent trempé dans le sang des guerres génocides de l’esclavage de la colonisation du banditisme pirateries et moult barbaries. Petit à petit ce pain béni perdait son pourpre devenait rose et finissait plus blanc que le blanc de la lessive à la Coluche. Il faut donc croire nos vieux quand ils évoquent la malédiction des aïeux. En Italie, c’est la maffia qui est en train d’acheter les bijoux en or des Italiens ruinés par la crise pour blanchir son pactole. Demain, les grands mécènes de l’humanité seront les argentiers "nettoyés" d’aujourd’hui. En 2008, d’après un rapport sur la richesse mondiale, la banque Merrill Lynch estimait à 95000 individus, (à peu prés la population d’une petite ville de chez nous) qui possèdent 13000 milliards de dollars (à peu près le PNB des USA) soit un quart du capital des 6, 7 milliards d’humains (2). Qui sont ces nababs ? Qu’ont-ils faits pour rafler tout cet argent et faire de ce 21e siècle un tremplin vers le suicide et la mendicité ?

On peut chercher en vain dans ces "novas" un humaniste, un savant, un sage, un être qui mérite que des millions de personnes s’appauvrissent pour l’enrichir parce qu’il les a sauvés d’une  maladie, d’un génocide, d’une catastrophe naturelle, a inventé quelque chose, écrit un livre, trouvé des astuces pour adoucir leur vie. En 1962, les biens d’un Algérien se limitait à un hammam, un café maure, un lopin de terre, quelques louis en or, en somme une modeste aisance fruit d’un dur labeur. A la fin du régime socialiste de Boumediene censé traiter tout le monde à égalité et réparer les injustices du colonialisme, qui avait les moyens d’investir dans une économie révolutionnaire" qui s’ouvrait au capitalisme ? Au bled des Mille et une Nuits sans le charme de Shahrazade, le génie n’a pas besoin de sortir de sa bouteille pour offrir sa baraka.

Qui est capable aujourd’hui de financer l’après-pétrole sinon ceux qui ont amassé des fortunes colossales en catimini sans payer un dinar aux impôts, ceux qui ont pris le pétrole pour un héritage familial, ceux au-dessus des lois qui ont détourné des sommes colossales et qui ne seront jamais inquiétés ? Des flen et felten qui veilleront à transmettre leur magot à leurs rejetons qui joueront le même rôle auprès des nôtres. Sans oublier d’ajouter à la liste dorée tous ces émirs repentis reconvertis dans les affaires grâce aux récompenses étatiques. Demain quand les turbulences dans le désert s’essouffleront, la drogue le rapt la terreur auront fait d’un Aqmi et de ses descendants riches comme Crésus, la politique saura reconnaitre les siens en leur ouvrant ses portes et pourquoi pas le fauteuil du Raïs.

Que voudra demain le fils ou le petit-fils d’un garde communal qui mendie aujourd’hui la réévaluation d’une misérable pension en faisant corps avec le pavé. Partout et de tout temps, la richesse a été à l’origine d’une injustice d’un meurtre d’un vol. Les sociétés primitives ont commencé à tout partager à égalité quand l’un a voulu prendre la part de l’autre, bonjour les problèmes. Mais jamais le mariage de la politique et de l’argent n’a si bien fonctionné qu’avec l’explosion des moyens de communication. Aux USA, en France, les milliardaires financent les élections des leaders à répétions gauche-droite, ce qui explique cette paralysie face à la crise causée par les riches et payée par les pauvres. Les réunions internationales  se font entre potes à la mode de chez nous :  blabla mangeaille  et bye-bye. C’est compliqué de scier la branche quand elle soutient la main. Obama en fin politicien rêvant de réélection n’en a jamais douté lui qui a dépensé pour se faire élire plus qu’aucun président américain avant lui.

Quand la télé nous annonce avec fierté qu’une enquête officielle vient de prouver que les plus grandes banques américaines, c'est-à-dire mondiales, ne s’embarrassent d’aucun principe universel pour dépolluer l’argent mafieux, elle défonce des portes qui n’ont jamais existées. Si des anges étaient aux commandes, des quatre coins cardinaux, on verrait leurs ailes depuis belle lurette. Quand nos dictateurs déposent leurs milliards en Suisse, un pays occidental démocratique où les lois veillent à l’honnêteté des avoirs des autochtones, qui aura l’idée saugrenue de dire à ces étrangers qui dépouillent leur peuple et provoquent la famine, l’émigration, le terrorisme, les guerres civiles en un mot la pagaille partout : "D’où ? Comment ?" Tout est légal, la démarche les lois les contrats, un enchantement une harmonie beethovenienne. Il faut donc penser  à revoir les leçons idiotes apprises à l’école. Toujours, le méchant est puni et le bon est récompensé. La réalité c’est qu’on peut  voler un bœuf puisque c’est celui qui n’a même pas su voler un œuf qui va payer. Il faut changer l’éducation de nos enfants comme on l’a fait avec les jouets : des poupées Barbie aux filles et des armes aux garçons. Une jeunesse déboussolée par nos contradictions qui mènent à la drogue, la criminalité, la prostitution, le suicide, la violence, comme l’a souligné le grand conseiller en éducation William Classer. Il faudrait que la qualité première du texte soit la franchise à l’image de l’Histoire qui ne reconnait que le verseur de sang comme héros.

Par exemple quand on parle de la 2eme guerre mondiale et de l’extraordinaire résistante des Anglais face au bulldozer allemand, on pense à Churchill qui a prédit que les guerres à l’avenir ne se feront pas avec des muscles mais avec de l’esprit. Le Sir était bien placé pour  jouer au devin car en réalité la victoire de sa gracieuse majesté n’a été possible que grâce à un seul homme, Alan Turing, l’homme au cerveau mécanisé qui a inventé l’ordinateur pour déchiffrer tous les messages nazis. Non seulement il n’a pas été récompensé, ni enrichi, ni porté en héros mais emprisonné, contraint au suicide avec une pomme au cyanure parce qu’il était homo et athée. Les hommes qui contribuent vraiment au bien de l’humanité par leur génie leur labeur leur sacrifice n’ont pas le temps de penser à l’argent encore moins d’amasser des fortunes et revendiquer une célébrité bien  méritée. Chez nous, celui qui a découvert notre pétrole a fini assassiné dans une sordide chambre d’hôtel en 1950. Le géologue Conrad Killian envoûté par la beauté de notre désert est l’"inventeur" du pétrole algérien. Il le découvre et précise même les endroits : "Je vois dormir des milliards de barils de pétrole, dans un vêtement de sable du Sahara… des coffres-forts enterrés." Les Français l’ont pris pour un illuminé et sa carte au trésor a fini entre les mains des Anglais et Américains.

En ce qui concerne l’or noir de la partie orientale du Sahara, le Fezzan, on a crée une Libye indépendante afin de l’arracher aux Italiens. Conrad n’a pas fait sa fortune encore moins celle de la populace algérienne et libyenne mais celle de Standard Oil of New Jersey et des roitelets made in bled. Il est loin 1929 où la crise a mis 3 mois pour faire le tour de la planète maintenant en quelques secondes tout est contaminé. Il n’y a plus de cloisonnement qui ralentit la catastrophe. Ajouter un milliard aux milliards existants de la cagnotte ne changera pas la vie d’un homme, ça n’a même pas de sens pour les calculs de son cerveau, de ses fantasmes les plus fous, mais par contre ça multiplie le déséquilibre tout autour, ça génère les conflits, ça donne au paradis son infernal instabilité. On le voit dans le monde des stars de la finance, du foot, du cinéma… dès que le salaire devient mirobolant les performances se dégradent et le mental en pâtit. Les grands banquiers récoltent des bonus pour fabriquer des bulles au lieu de régler avec courage une crise qui dure depuis 1929. Leur astuce, s’accoquiner aux politiciens pour faire des lois afin de s’assurer légalement de la "culpabilité" de ceux qui payent la facture sans avoir aucune responsabilité dans le désastre.

Dans le monde arabe, c’est encore plus complexe puisqu’on a hérité de tous les tares sans aucune expérience bonne ou mauvaise que celle de la docilité. Dans ce bouillon d’ogresse, on se demande comment le mouvement des "Indignés" peut montrer son petit pouce et se faire entendre. Car les situations anormales qui durent peuvent modifier nos gènes, c’est le prix Nobel de neurobiologie 1997, Victor Ransome qui l’a démontré. En enlevant à des chats une masse de matières grise en forme d’amande, l’amygdale cérébrale qui contrôle les sensations chez les mammifères, il a constaté que ceux qu’ils n’avaient pas opérés ont fini par acquérir les mêmes symptômes que les vrais cobayes  simplement en cohabitant avec eux. Cette expérience révèle la facilité à transformer en légumes des êtres vivants équilibrés. On le constate de jour en jour cette atrophie qui envahit notre cerveau apparemment intact. Être honnête n’est plus à la mode, ça effraie ça isole, ça démolit. Mais la morale dans la gouvernance ne relève ni du romantisme, ni de la peur divine mais bien de la survie de l’espèce humaine. Aucune civilisation n’a tenu sans une certaine éthique et n’a survécu à sa perte. Les barbares n’ont réussi à démolir l’empire romain que quand il a commencé à pourrir de l’intérieur.

Châteaubriant affirme : "Les catastrophes terribles n’ont jamais manqué de suivre la corruption des mœurs. Dieu a peut-être combiné l’ordre physique et moral de l’univers de manière qu’un bouleversement de ce dernier entrainât des changements nécessaires dans l’autre."     

Mimi Missiva

(1) Epictète

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mercredi, 27 juin 2012

L’Algérie, un modèle pour les armées arabes

Les janviéristes algériens sont-ils des héros pour les régimes arabes?

 

Kamel Daoud

 

In SlateAfrique

 

26 juin 012

 

C’est simple. Les octobristes sont les milliers de jeunes Algériens (moyenne d’âge entre 15 et 25 ans) qui se sont soulevés le 5 octobre 1988 contre le régime algérien. A l’époque, l’armée avait tiré sur eux, les islamistes les ont récupérés. Durant ce mois, des émeutes et des rebellions éclatent dans les principales villes de l’Algérie.

 

Les jeunes s’attaquent aux symboles du régime, les Souk El-Fellah (grandes surfaces socialistes de grande distribution alimentaires, sur le model URSS), les commissariats et les sièges du parti unique, le FLN. Le régime proclame alors l’état de siège le 6 octobre, tire sur la foule et un général prend les rênes du pays: Khaled Nezzar. Embusqué derrière un président affaibli, presque «dégagé» et qui le sera quelques années plus tard: Chadli Benjedid.

 

Bilan du «printemps algérien»?

 

Presque 500 morts, des milliers de torturés, arrêtés et les premiers «disparus». Le traumatisme est lourd: l’armée qui dit avoir libéré le pays des Français, tire sur le peuple qui l’admirait. Les octobristes sont donc ces jeunes d’octobre 88. Aujourd’hui, ils sont vieux, blessés ou consternés. Pour rappel, le régime les a indemnisé, mais sans jamais reconnaitre ses torts: les jeunes d’octobre ou leurs familles sont classés sous la rubrique «accident de travail» par les services sociaux et indemnisés en tant que tel. Les généraux qui ont tiré sur la foule ne seront pas inquiétés ou jugés. Jamais.

 

Les novembristes? Se sont les plus vieux. Ceux qui ont fait la guerre de libération déclenchée le 1 novembre 1954. Novembre est donc un mois sacré, comme le ramadan. L’un par l’histoire, l’autre par la religion. Novembre représente les vétérans de guerre, les anciens moudjahiddines, les conservateurs, le temple, le capital idéologique du régime, le nationalisme et la caste des plus de 70 ans aux leviers de commande.

 

Les novembristes ont des rentes immenses, l’un des plus gros budgets de l’Etat à chaque loi de finance, des monopoles commerciaux, des licences d’exploitation. Dans les grandes écoles et pour les concours d’accès universitaires ou d’emploi, la loi leur donne ou donne à leurs descendants la priorité et une «avance» de points.
Scandale des faux combattants

 

Lors des grandes compressions et des licenciements de travailleurs par milliers durant la crise des années 1990, les novembristes et leurs enfants étaient les derniers, sinon jamais, licenciés ou obligés à quitter les entreprises publiques moribondes. Combien sont-ils? Grand débat en Algérie: c’est le seul pays où le chiffre des anciens qui ont fait la guerre augmente avec le temps, au lieu de diminuer. D’où ce scandale mou algérien: celui des faux anciens combattant, et qui n’a jamais été suivi d’enquête sérieuse: le régime est assis sur cette branche justement. Un algérien, fonctionnaire de la justice osera en rendre publique les dossiers: Benyoucef Mellouk le payera lourdement par un harcèlement judicaire qui dure depuis 18 ans!

 

Les janviéristes? Se sont une poignée de généraux et de hauts officiers de l’armée algérienne qui ont « démissionné » Chadli Benjedid en janvier 1992, et décidé de dissoudre le parlement islamiste issu des élections de 1991, et d’interrompre le processus électoral qui a vu les islamistes du FIS (front islamique du Salut ) se faire élire par les Algériens post 0tobre 1988. C’est-à-dire après le printemps algérien de cette époque comme on le dit aujourd’hui.

 

Qui sont-ils au juste les janviéristes? Les têtes de liste: Khaled Nezzar patron de l’armée quand l’armée a tiré sur les algériens en octobre 1988. Ensuite d’autres: Mohammed Medien, alias Toufik encore au commande du pays aujourd’hui. Larbi Belkheir, alias «le cerveau» selon l’humour algérien, décédé en janvier 2010 après avoir été éloigné comme ambassadeur au Maroc.

 

Mohammed Lamari, présenté comme le chef de file de l’aile la plus anti-islamiste de l’Algérie. Il sera éloigné lui aussi après l’élection de Bouteflika. Il meurt lui aussi février 2012. On peut aussi joindre à la table du salon Abdelmalek Guenaizia, qui sera nommé vice-ministre de l’armée algérienne, puisque le ministre est un Bouteflika méfiant qui refuse qu’il existe un ministre de la défense justement, capable de le renverser. Et, en dernier, Mohammed Touati. Le cercle a un nom selon la culture politique algérienne : les décideurs. Ceux qui décideront du départ de Chadli, de la décennie noire, de faire la guerre ou pas, de fabriquer un président ou de le renvoyer.

 

Dans la culture politique algérienne donc, il existe le cercle large des ministres et autres fonctionnaires de l’Etat-écran. Puis le cercle de la Présidence et des siens. Puis le cercle des décideurs: le salon algérois, le clan, les généraux ou pas. Les Décideurs ramènent le Président qu’ils veulent et le placent avant que les algériens ne l’élisent.
Janviéristes: héros du monde arabe

 

Pourquoi les janviéristes sont-ils des héros pour les autres régimes arabes? A cause du manuel de la méthode: «Comment faire crasher une démocratisation, chasser un président, discréditer des islamistes, garder le pouvoir et pousser le pays à la guerre». Le titre est long mais le manuel est court.

 

Curieusement en effet, la méthode des janviéristes algériens semble être de mode aujourd’hui en Egypte: l’armée lâche Moubarak face à la rue qui se soulève contre lui. Ensuite des islamistes récupèrent la rue égyptienne, se font élire et se présentent comme les architectes de la révolution. Le conseil militaire du général Mohammed Hussein Tantaoui attend un peu, puis commence à récupérer les pans perdus du pouvoir puis se décide de dissoudre le parlement.

 

En langage algérien: les octobristes sont récupérés par les islamistes pour chasser les novembristes mais ce sont les janviéristes qui gagnent à la fin. L’Egypte commence par s’installer dans le casting algérien comme on aime le croire ici: un président sans pouvoir, l’actuel candidat gagnant des frères musulmans, une armée qui décide de tout par le bais de «décideurs», une révolution devenue un «accident de travail», des islamistes poussés à se radicaliser pour mieux être décimés.
Et si le Caire prenait le chemin d’Alger?

 

Le coup d’Etat en cours en Egypte ressemble à s’y méprendre à celui de l’Algérie en 1992 et avec la même couverture internationale de l’Occident qui ne veut pas de barbus intempestifs au cœur du monde arabe. Les janviéristes égyptiens «avancent» aussi avec le soutien tacite des classes économiques libérales et patronales et des élites qui ont peur des islamistes.

 

En Algérie, à cette époque, le coup d’Etat contre Chadli (Chadli Bendjedid, troisième président de la République égyptienne 1979-1992) s’est accompagné par la création d’un «Comité national pour la sauvegarde de l’Algérie», alias la vitrine civile. Dedans, ont y retrouvait les hommes du régime, ses amoureux du régime, des profiteurs du régime, des idéologues du régime et des partisans sincères du sauvetage de l’Algérie. En face, les islamistes.

 

La bipolarisation a crée deux familles politiques algériennes: les dialoguistes et les éradicateurs. La guerre civile étant déclenchée dès l’interruption du processus électoral, les islamistes ayant été poussés et ayant choisi la violence, les «dialoguistes» étaient donc ceux qui prônaient le dialogue, les «éradicateurs», ceux qui prônaient la guerre. L’Egypte n’en n’est pas là encore mais en Algérie, on voit déjà l’avenir.

 

Aujourd’hui donc, les janviéristes algériens semblent inspirer des militaires arabes qui veulent stopper une révolution, stopper les islamistes et faire du « coup d’Etat » utilitaire, consentis et presque souhaité par la moitié de leurs populations. Un coup d’Etat « passe » quand il vise à sauver le pays des islamistes et pas à, prendre le Pouvoir. Les janviéristes algériens avaient presque inventé la formule.
Et la Syrie?

 

En Syrie, les janviéristes sont aussi à la mode. La méthode pour gérer une guerre civile est algérienne malgré ce que l’on peut crier, scandalisé. Le mode opératoire est le même: avancer dans le déni absolu (ce n’est pas une révolution mais du terrorisme). Terroriser les populations indécises entre les deux partis («Il n’y pas de nationalisme gris, entre le blanc et le noir», a dit Bachar El Assad durant son dernier discours). Augmenter l’indice de confusion (qui tue qui finalement? La question, dès qu’elle se pose paralyse les initiatives et les pressions internationales).

 

En Syrie, le régime vise les têtes «laïques» de la révolution et épargne presque les têtes barbues: le but est d’islamiser la révolution et donc de la «qaïdiser» et donc de la criminaliser et de l’isoler. Forcer les élites à choisir leurs camps, celui de la survie ou de l’exil. Faire éclater l’opposition et empêcher toute union. Créer de fausses oppositions islamistes. Punir la passivité des populations autant que les rebelles. Ne jamais reculer sur le front de la diplomatie internationale et gagner du temps et du temps: les guerres longues usent même ceux qui la regardent.

 

Continuer la fiction institutionnelle comme si de rien n’était: élections, dialogues, «multipartisme» de façade, appel à «sauver le pays» de la menace…etc. Le cas syrien rappelle étrangement à des Algériens leur guerre civile, leur éradicateur et leurs dix ans de morts et de tromperies politiques. La guerre en Syrie rappelle la méthode seulement car le casting n’est pas le même, ni les intentions. Bachar a compris l’essentiel de la méthode des janviéristes algériens: persister et continuer.
Comment l’histoire de l’Algérie aide à comprendre celle de la région

 

Les janviéristes algériens sont donc peut-être un modèle panarabe. Ce qu’ils ont fait il y a vingt est à la mode aujourd’hui dans le reste du monde arabe. Et c’est avec amusement que les Algériens regardent aujourd’hui l’élection d’un islamiste président de l’Egypte mais sans aucun pouvoir réel: depuis vingt ans l’Algérie est ainsi. Ses présidents sont là, mais on sait qu’ils n’ont aucun pouvoir. Sauf celui d’apparaitre et de recevoir les hommes forts et faibles du reste du monde ou de faire des discours. Le 29 juin 1992, Mohammed Boudiaf, l’un de ces présidents algériens parachuté, sera même assassiné en live, à Annaba. Le suivant a démissionné, le suivant du suivant (Abdelaziz Bouteflika) parle à peine et regarde partout, avec méfiance.

 

Une formule désigne le Caire comme «la mère du monde» arabe (Oum Eddounia). Les Algériens disent souvent que l’Algérie est «son père».

 

Kamel Daoud

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Lettre ouverte au général régnant de l’Algérie, Mohamed Médiène : « DRS, dégage ! »

         

par Habib Souaïdia, auteur de La Sale Guerre, Algeria-Watch, 5 mars 2011

Mon général, je veux vous signifier par la présente que votre règne mortifère est à bout de souffle. Que le monde a changé, que la situation politique et sociale de l’Algérie a changé, que les Algériens ont changé depuis 1992. Les Algériens n’ont plus peur de l’épouvantail islamiste que vous brandissez à chaque occasion pour soumettre le peuple. Au cours des vingt ans que vous avez passés à la tête du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), l’Algérie a payé le prix fort du sang et des crimes économiques et sociaux. Vous êtes le principal responsable des maux de notre pays.

Votre régime de terreur doit prendre fin. Vos jours ont été déjà comptés et vous appartenez désormais au passé. C’est ce qui me permet de vous suggérer de vous rendre à l’évidence et de préparer en douceur votre départ pour éviter un autre bain de sang. Aujourd’hui, vous êtes vieux et malade, vous appartenez à un monde révolu qui n’est plus celui de l’Algérie réelle, celle d’une jeunesse majoritaire et en révolte. C’est pourquoi votre tentative actuelle d’opérer un ravalement de façade de votre système de pouvoir, avec l’aide de pseudo-démocrates, serait un autre crime contre le peuple algérien.
Il est trop tard pour un « ravalement de façade » de votre régime

Pour accaparer à votre profit et à celui de vos obligés les richesses du pays, les revenus de son gaz et de son pétrole, vous avez utilisé votre police politique afin de maintenir notre peuple dans la misère et la hogra. Et vous avez fait torturer et tuer des dizaines de milliers d’hommes et de femmes. La gégène et le chiffon sont devenus vos instruments ordinaires de pouvoir, faisant de vos agents autant de criminels – souvent devenus des psychopathes et des névrosés.

Votre gestion du pays est devenue si désastreuse qu’on peut se demander s’il pourra retrouver un jour ses lettres de noblesse, le respect et sa place éminente dans la sphère des nations. Et si le sort que vous lui préparez n’est pas celui de la Somalie. Vous avez, paraît-il, déclaré à Bouteflika, à Saïd Sadi et à l’ex-Premier ministre Mouloud Hamrouche que « l’Algérie va mal », le DRS ayant fait un sondage auprès du peuple algérien pour mesurer le mécontentement de la rue. Mais les Algériens n’ont pas besoin de sondages du DRS ou de tout autre organe du pouvoir pour connaître leur désarroi. La misère sociale et le sentiment d’injustice s’étalent dans les rues depuis des années. C’est pourquoi les émeutes de janvier 2011 vous ont fait paniquer : plus violentes et massives que celles qui secouent presque quotidiennement le pays depuis dix ans, elles vous ont amené à tenter de « prendre les devants », parce que, en effet, vous risquez gros.

Il y a trois sortes de généraux dans le monde arabe, selon leur place dans l’appareil de pouvoir. Il y a la version des régimes de Ben Ali ou Moubarak, qui n’ont jamais eu affaire à une révolte de grande ampleur de la rue : pris de panique, ils ont multiplié les discours pour tenter de calmer le peuple et de négocier, avant de vouloir faire sortir l’armée dans la rue pour faire peur – mais ses chefs sont restés en retrait. Et il y a la version Nezzar ou Kadhafi, ceux qui ne parlent pas, mais qui tirent sur la foule à balles réelles quand elle les menace. Vous incarnez sans doute la troisième catégorie, variante perverse de la précédente : après avoir usé de la pire violence, avec votre coup d’État de 1992 et le « fleuve de sang » qui a suivi, vous avez instauré la manipulation et le mensonge pour « gérer le peuple ». Pour tenter de mater le peuple qui bouge, le peuple qui vibre, le peuple qui se révolte, le peuple qui hurle son besoin de démocratie, vous avez organisé le simulacre d’une opposition entre des partis clonés et un président cloné.

Depuis votre coup d’État de 1992, on ne voit plus le bout du tunnel. Chaque jour apporte son lot de désolations. Rien n’a changé. Pire, on assiste dix-neuf ans plus tard à un reformatage de la vie politique pour remettre en selle des barons qui ont violé l’intimité de ce pays à la place d’un autre déclinant. Mais tenter un ravalement de façade avec un Mouloud Hamrouche, un Saïd Sadi ou un autre, par des manœuvres déjà mille fois vues pendant les années noires ne changera rien à l’aspiration du peuple au changement radical de la République.

Le peuple algérien ne se contentera pas du départ de Bouteflika, il veut la fin de la police politique qui l’a amené au pouvoir. Et le prétendu bras de fer qui oppose la façade du « pouvoir » algérien incarné par ce dernier à la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNDC) n’est certainement pas la voie pour y parvenir. Certes, au sein de la coordination, il y a des hommes et des femmes qui méritent le respect de tous les Algériens. Mais on pourrait faire remarquer, au regard de sa faible capacité de mobilisation, que cette coordination comprend aussi des éléments visant clairement à tirer vers le bas le mouvement de révolte et qui se distinguent par leur complaisance avec vos desseins.

Car hélas, vos agents sont partout. Pour vous maintenir au pouvoir, vous avez choisi en effet de vous appuyer sur votre police politique, ciment principal d’une alliance rentière et prédatrice, qui a gangrené tout le système politique algérien. Preuve en est le vide politique créé par une décennie sanglante durant laquelle le DRS, par son entreprise de destruction, a privé le pays de toute expression démocratique.
L’intolérable impunité des généraux criminels à la tête de l’ANP

En janvier 1992, une partie du peuple algérien pensait renouer avec l’espoir après le retour du président Boudiaf, puis elle a assisté six mois plus tard à son assassinat en direct. Votre justice aux ordres a ensuite qualifié l’assassinat d’« acte isolé », mais les responsables des services de renseignement chargés de la protection du président ont été promus et mutés vers d’autres unités. Mohamed Boudiaf a payé de sa vie son refus de jouer le jeu de votre mentor, le général Larbi Belkheir. Boudiaf était l’une des figures de la révolution algérienne, mais son histoire ne l’a pas protégé contre vos ambitions : vous avez oublié ce qu’il a été avant, pendant et après la révolution. Puis fut le temps de Liamine Zéroual, un général que vous avez « bricolé » dans vos laboratoires pour en faire un président ; et, encore une fois, cela n’a pas marché. Son mandat s’est achevé avec les massacres de masse de 1997, instrumentalisés par vos services pour le déposer définitivement.

Mon général, sachez que l’intolérable impunité des « forces de l’ordre » a ébranlé le pays au plus profond de son âme. Car elle dit l’extrême violence, la corruption et le chaos qui règnent dans l’Algérie d’aujourd’hui. Pour mesurer l’ampleur du mal, il faut connaître le niveau d’implication de la nouvelle hiérarchie militaire dans les crimes contre l’humanité commis durent la « sale guerre » des années 1990. Toute la chaîne du commandement militaire actuel est composée de criminels, jusqu’au sommet. De surcroît, chacun « touche » à chaque étage, et chaque fois plus. C’est pourquoi un poste élevé au ministère de la Défense et à l’état-major se vend à celui qui à bien « bossé » dans les unités de « lutte antiterroriste ».

Cette lutte antiterroriste, qui a transformé progressivement chaque soldat en animal, a aussi transformé des sous-lieutenants et des lieutenants en lieutenants-colonels. Et elle a promu des chefs de section en commandants de régiment, des lieutenants-colonels en généraux-majors, commandants de région militaire ou commandant des forces terrestres. Et à chaque fête nationale, la presse algérienne nous a gavés des noms d’assassins promus à des grades supérieurs – des hommes que mes années de jeune officier en exercice dans les forces spéciales, de 1990 à 1995, m’ont parfois permis de connaître de près.

L’un de ces militaires, aujourd’hui général-major et commandant des forces terrestres – le second dans la pyramide après Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée – est le général-major Kadour Bendjemil. Cet artilleur, originaire d’Annaba, n’a cessé depuis son arrivée au commandement fin 1993, de se mouler dans le personnage militaire d’un homme qui ne recule devant rien. À l’époque, sa rage purificatrice n’a épargné personne dans son secteur d’intervention de Bouira (le « SOB »). Il a alors constitué une sorte de garde prétorienne composée de quelques officiers et sous-officiers de l’ANP et d’officiers du DRS, pour, d’après ses dires, « rétablir l’ordre » : au hasard des rafles qui avaient lieu, le jour dans les rues, la nuit dans les maisons, de jeunes Algériens étaient entassés dans des fourgons banalisés, enchaînés pour terroriser la foule et montrer comment l’armée traitait ses ennemis. Et beaucoup de soldats, de sous-officiers et d’officiers ont également perdu la vie à cause de la fameuse règle militaire selon laquelle le chef a toujours raison, même s’il a tort.

D’autres noms ? La liste est longue, mon général, de vos officiers criminels occupant aujourd’hui les plus hauts postes de notre ANP ! Je pourrais en citer, hélas, des dizaines… Comme le général Abdelkader Benzerkhoufa, ex-commandant du 11e RIM, régiment d’infanterie mécanisé stationné entre 1993 et 1997 à La Gare Omar (Bouira). Ou le général Noureddine Hambli, parachutiste commandant du 25e régiment de reconnaissance, l’un des responsables du massacre du 5 octobre 1988 à Alger. Ou encore le général-major Habib Chentouf, aujourd’hui commandant de la 1re région militaire ; le général-major Omar Tlemçani, commandant de la 2e région militaire, ex-commandant du 4e régiment de parachutiste (4e RAP) ; le général-major Amar Athamnia, 3e et 6e région militaire, ex-commandant du 12e régiment de para-commandos (12e RAP) ; le général Maamar Boukhenoufa, commandant du régiment d’infanterie mécanisé stationné à l’époque à Dar El-Beida ; le général Tirech, ex-capitaine à l’Académie militaire ; le général Rachid Guetaf, le général Abed Litim, commandant parachutiste, ex-capitaine aux 4e et 18e RAP, aujourd’hui commandant de l’École d’application des forces spéciales à Biskra ; le général-major Saïd Chengriha, ex-commandant de la 1re division blindée puis commandant de la 8e division blindée, aujourd’hui commandant de la 3e région militaire ; ou aussi les pires criminels que sont le général-major Mhenna Djebbar, ex-commandant du CTRI de Blida aujourd’hui chef de la DCSA, le général-major Bachir Tartag ou le général-major Abdelrazek Chérif, parachutiste commandant de la 4e région militaire.

Tous ces généraux ont été et sont toujours les acteurs d’une gigantesque entreprise de prise en otage d’un peuple entier. Avec demandes de rançons, chantage et détresse de dizaines de milliers de familles. De 1992 à 1999, ils ont conduit une « sale guerre » ciblant de manière délibérée des civils désarmés dans les zones sensibles, qui a fait 200 000 morts. Et en 2000 encore, ils ont lancé la terrible opération « Saïf El-Hadjaj » (« L’épée de El-Hadjaj »), dont le nom est le symbole même de la mort et de la terreur pour tous les musulmans. Avec vos pairs, vous avez ainsi mis en œuvre les principes de la « guerre psychologique » tels qu’ils ont déjà été appliqués pendant la guerre de libération par l’armée coloniale française, ou au Viêt-nam et en Amérique du Sud par les militaires américains et leurs alliés. Des méthodes qui incluent le bouclage physique des villes et des villages, la prise en otage de civils, les exécutions extrajudiciaires, l’enlèvement et la torture de toute personne soupçonnée d’appartenir à un groupe d’opposition.

D’où la fameuse question qui vous taraude aujourd’hui, avec vos complices : « Si nous lâchons le pouvoir, nous serons jugés pour crimes contre l’humanité ou crimes de guerre. » Vos généraux ont donc en permanence à l’esprit un kit de survie psychologique, et ils font tout pour respecter le pacte criminel qui les unit.
« DRS, dégage ! »

Aujourd’hui, mon général, en Algérie comme à l’étranger, vos émissaires sont sur tous les plateaux de télévision. Ces charlatans et pseudo-démocrates prétendent nous expliquer « comment devenir des opposants ». Ils veulent nous montrer la voie du « salut » par des discours démagogiques tout droit sortis de vos laboratoires de désinformation. Or que représentent-ils réellement dans la société algérienne ? Est-ce qu’un « démocrate » qui va manifester avec des gardes du corps de la police est crédible ?

Cette comédie peut peut-être abuser encore un temps des médias occidentaux – et français en particulier – qui ont depuis si longtemps renoncé à comprendre la perversité de votre système de pouvoir. Et vous avez su avec efficacité, à coups de prébendes et de désinformation, les encourager en ce sens pour vous soutenir. Mais vous ne pouvez plus abuser l’immense majorité du peuple algérien, qui est parfaitement lucide sur vos crimes et qui ne pense qu’une seule chose : « DRS, dégage ! »

Je sais comme tout le monde que votre souci principal est de ne pas se retrouver devant un tribunal pénal international, pour les crimes que vous avez commis depuis 1991. Chaque Algérien sait aussi que votre poulain Bouteflika est âgé et malade et qu’il a, tout au long de son mandat, abusé des circuits de corruption que vous lui avez laissés. L’affaire Sonatrach, devenue votre cheval de bataille pour brider celui qui prétend contester votre emprise sur ces circuits, est un révélateur de l’état de l’Algérie : de ses inégalités, de ses injustices sociales, de ses déséquilibres institutionnels, des abus d’un président sans contrôle comme de ceux de votre propre clan.

Dans votre régime en fin de règne, ces querelles misérables ne révèlent rien d’autre que la complicité conflictuelle qui vous lie, vous et votre président de façade, pour piller notre peuple. Ainsi, le DRS enquête et met à nu des réalités qui dévoilent les impostures et les mensonges d’un tout petit monde, qui par la faveur de votre pouvoir s’approprie la richesse nationale. On se souvient de ces grands titres de la presse dite « libre », mais très manipulée, qui révèlent telle ou telle affaire et de la fébrilité puis de la panique qui se sont emparées du cercle de votre président… Autant de faux-semblants d’une prétendue « lutte anticorruption » dont le seul objet est de préserver les pires pratiques de corruption.

Voyez par vous-même, mon général : ce qui était impensable il y a encore quelques semaines en Tunisie et en Égypte, peut bientôt se reproduire en Algérie. Des dictateurs ont plié bagage devant la colère de la rue. Mais soyez-en sûr, l’intifada fondatrice ne sera pas organisée par les faux opposants.

J’ignore ce qui va se passer maintenant. Nous avons des jours difficiles devant nous. Tout ce que je sais, c’est que l’Algérie a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes profondément loyaux et intègres, et non pas de ceux qu’on achète et qui se vendent. Des hommes et de femmes qui défendraient la justice et la vérité même si l’univers s’écroulait. Qu’il ne soit jamais dit que les Algériens n’ont rien dit, n’ont rien fait contre la bête immonde qui détruit notre nation. Les événements de ce début d’année 2011 dessinent une trajectoire fatale qu’il faut identifier et contrer pour préserver notre pays. Y a-t-il encore quelqu’un pour écouter la voix d’un Algérien ? Avons-nous peur de nos responsabilités ? Que deviennent-ils, les fils et les filles de l’indépendance ? De la guerre de libération ? L’Algérie est notre mère patrie, elle souffre d’un interminable cancer. C’est pour cela que je propose un congrès de la vraie opposition, une sorte de nouveau Sant’Egidio, parce que nous arrivons à un moment critique de notre histoire, à une époque d’incroyables défis à relever.

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samedi, 10 mars 2012

Le régime de Bouteflika devient-il fou ?

 

Par Free Algérie |

 

Bouteflika

Le pouvoir de Bouteflika, on le savait irrationnel, inconséquent, rusé et, en définitive, suicidaire. La suite.

 

Examinons rapidement ces lois que propose le pouvoir sénile et moribond de M. Bouteflika.

 

Loi sur l’information

 

Cette loi, rétrograde l’Algérie au siècle du cens et de l’imprimatur, véritable "imprimi potest" quand il s’agira d’écrire sur "les valeurs nationales, la diplomatie, l’économie nationale, la révolution et l’Histoire officielle des tutti quanti des propriétaires sans titres de l’Algérie des généraux". Ainsi, si un journaliste algérien écrit dans un journal algérien, que Abane Ramdane a été assassiné par des tueurs du FLN de Boussouf, si un journaliste algérien écrit dans un journal algérien que les colonels Amirouche, Haouès et Lotfi ont été trahis et donnés par les leurs, Boukharouba en tête, ces journalistes là, en application de la nouvelle loi, seront passibles de poursuites judiciaires. Il y a pire : si un journaliste algérien écrit que M. Medelci, ministre algérien des AE de la RADP a commis un grave impair, peut-être une forfaiture, en informant en exclusivité le parlement français avant le parlement algérien sur le programme politique algérien, ce journaliste là sera puni par la loi de M. Mehal. Il y a encore pire que le pire. L’ancienne loi, dite la loi Hamrouche de 1991, prévoyait le simple régime déclaratif de véracité pour créer un organe de presse. C’est ainsi que sont nés plus de cent titres de presse privés dont quelques titres de la presse indépendante.

 

L’Etat voyou: lire la suite-http://www.freealgerie.com/forum-libre/225-le-regime-de-b...

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