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Infections nosocomiales : Un gouffre financier pour les hôpitaux

Une étude menée au sein du service de neurochirurgie à l’hôpital de Blida a montré qu’un patient infecté coûte cinq fois plus cher qu’un patient non infecté. Les infections nosocomiales sont les complications les plus fréquentes chez les patients hospitalisés. Elles augmentent le risque de décès et prolongent la durée d’hospitalisation. Ce qui induit automatiquement un gouffre financier important pour les établissements de santé. Les spécialistes estiment qu’il s’agit d’un sérieux problème de santé publique qu’il faut réellement prendre en charge « afin de rehausser la qualité et la sécurité des soins dans les établissements de santé », a souligné le directeur de Nosoclean, Dr Timsiline, à l’ouverture du 7e séminaire sur l’hygiène hospitalière organisé, hier, à l’hôtel Sheraton. Il signale que la formation des principaux acteurs de la prévention est primordiale dans la réduction des taux de ces infections. Lesquelles engendrent des surcoûts considérables. Une étude menée au sein du service de neurochirurgie à l’hôpital de Blida a montré qu’un patient infecté coûte cinq fois plus cher qu’un patient non infecté. Selon le Dr Atif du service d’épidémiologie et de médecine préventive dans cet hôpital, ces infections consomment 15% du budget annuel du service. « Ce qui est induit par la prolongation du séjour d’hospitalisation qui peut s’étaler jusqu’à un mois, la ré-intervention des patients et la surconsommation des antibiotiques », a-t-il précisé. Pour lui, l’utilisation d’une infime partie de ce budget à la prévention sera d’une grande contribution à la réduction de la prévalence de ces infections nosocomiales. « Nous pouvons avoir des résultats spectaculaires », a-t-il insisté. Une prévention qui doit être axée, en premier lieu, sur la formation du personnel et s’équiper de produits aux normes et des moyens adéquats afin d’instaurer une réelle sécurité des soins dans les établissements de santé. Le Dr Hamlaoui, le chef de l’unité réanimation pédiatrique à l’hôpital Parnet à Alger, a mis l’accent sur les mesures mises en place dans le service depuis trois ans. « Nous avons introduit de nouvelles méthodes, que ce soit chez le personnel de santé ou chez les parents d’enfants hospitalisés. Ce qui nous a permis d’enregistrer une réduction significative de l’incidence de ces infections qui était de 14% il y a trois années ainsi que la consommation des antibiotiques », a-t-il souligné. Le renforcement des textes réglementaires pour l’utilisation des produits chimiques est aussi un des points débattus lors de ce séminaire. Pour le Dr Annik Pichard, conseillère pour les affaires réglementaires et internationales à Iniris, il est important de se doter d’un outil d’évaluation efficace pour protéger la santé et l’environnement. Elle a présenté le règlement européen Reach en lien avec le règlement classification et étiquetage. Il constitue, a-t-elle souligné, un nouvel et unique outil d’évaluation au niveau international. « Les Etats-Unis sont sur le point de revoir leurs lois et l’Algérie peut s’inspirer de Reach afin de mieux contrôler les produits chimiques utilisés », a-t-elle expliqué. Par Djamila Kourta

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