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Le fils de Lasfer Saïd témoigne : « J’ai trouvé des traces de violences sur le visage de mon père »

 

Le fils de Lasfer Saïd témoigne : « J’ai trouvé des traces de violences sur le visage de mon père »

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diaporama | © D.R.
 

« J’ai trouvé mon père dans une situation critique. Sur son visage, des traces de violences et des bleus visibles même sur ses épaules.j’ai évacué mon père à l’hôpital alors qu’il vomissait du sang », lit-on dans une déclaration sur honneur signée par Lasfer Rédha, le fils deLasfer Said, le garde communale ayant succombé à ses blessures jeudi dernier dans un hôpital de la ville de Khemis Milan dans la wilaya de Ain Defla

Des membres de la coordination nationale de la garde communale, qui observent toujours leurs sit-in  devant le siège de la délégation de la garde communale de Blida, ont indiqué que des documents qui prouvent l’hospitalisation de leur collègue et des certificat médicaux  mentionnant les causes du décès ont été remis, ce samedi 14 juillet 2012,  au fils de la victime. Sur ce, deux certificats médicaux, mentionnant que Lasfar Said, âgé de 57 ans, a été admis à l’hôpital de Khemis Miliana le 10juillet dernier.

Dans un autre certificat signé par le médecin traitant de l’hôpital de Khemis Miliana,  il a été mentionné que la cause du décès du M Lasfar Said, est du à une hémorragies par accident. M Lahlou Aliouat, le délégué national, confirme que le fils de la victime était ce matin à Blida, ou il a longuement entretenu avec les gardes communaux, à propos de cette affaire qui continue de défrayer la chronique. Contacté par téléphone, M lahlou, qui a tenu à démentir la thèse évoquée par la direction générale de sûreté nationale (DGSN) à propos des circonstances de la mort du garde communal de Khemis Miliana, dira : « plusieurs collègues à nous ont assisté à cette scène et en plus des gardes communaux ont bel est bien constaté la présence de la victime dans la marche organisée lundi à Alger. Il était parmi nous et nous exigions une enquête approfondie sur ce cas ».

Et en guise de réaction au communiqué de la DGSN paru dans notre édition d’aujourd’hui, des éléments de ce corps de sécurité apportent leurs témoignages. Des documents signés par des éléments présents à la marche d’Alger écrivent dans des déclaration sur honneur : « je témoigne que Lasfar Said, né le 26 mars 1955 à Bordj Amir Khaled dans la daira de Khemis Miliana dans la wilaya de Ain Defla, a participé à la marche de protestation des gardes communaux organisée le 9 juillet dernier de Blida à Alger ou ce dernier a été tabassé par des éléments de forces de sécurité ».

La presse indésirable àl’hopital de khemis miliana

La polémique autour du décès du garde communal, Said Lasfer, originaire de la commune de Bordj Emir khaled (sud ouest du chef-lieu de wilaya de Ain defla) survenue dans la nuit de mercredi à jeudi dernier à l’hôpital de Khemis Miliana ne semble pas vouloir s’arrêter, alimentée encore  par des déclarations publiques des uns et des autres.

Voulant en savoir davantage sur les circonstances de la mort du garde communal, des fonctionnaires de la santé exerçant au niveau de ladite structure, nous tiendront au lendemain de l’incident, les propos suivants : « nous avons reçu des consignes strictes émanant d’un corps de sécurité de ne pas collaborer avec les représentants de la presse. Son collègue ajoutera : «nous ne savons absolument rien sur cette affaire ».

Il faut dire que l’affaire en question, était parvenue à l’opinion publique alors que la plupart des correspondants de presse étaient convoqués jeudi dernier donc par le chef de cabinet pour la couverture d’une rencontre avec des investisseurs, présidée par le wali dans le cadre du calpiref .

 

Une rencontre soi dit en passant, à laquelle n’a pas été conviée le journal Elwatan» pour  manque de collaboration avec les autorités de wilaya, expliquera, sans nous convaincre, le chef de cabinet.

Le même jour, c’est la cellule de communication de la sureté de wilaya  qui convoque l’ensemble des journalistes et correspondants  pour une conférence de presse relatif  bilan du 1er semestre de l’année en cours .la valse des journalistes allait se poursuivre avec la convocation dans la même journée, au environs de 18 h du jeudi, pour un troisième point de presse avec cette fois le chef de cabinet du wali.

A l'ordre du jour, selon ce dernier, joint par téléphone avant la tenue du point de presse « apporter la version  exacte et officielle, rapport médical  à l’appui, sur les circonstances  de  la mort du garde communal. »Y aura-t-il une suite à ce feuilleton  ,s’interrogent des observateurs alors qu’une partie de la population dans la wilaya de Ain defla, écrasée par une canicule exceptionnelle, est partagée entre l’envie de connaître toute la vérité sur cette affaire et celle de laisser reposer en paix le défunt.

                                                                             Aziza.l

Amar Fedjkhi

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