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Vous avez assez sali comme ça, vous ne croyez pas ?

 

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Personnellement, je soutiens la désignation d’Amar
Saïdani à la tête du FLN. Ce personnage est un gage sûr
pour la survie et la pérennité de cette…

… chronique !

Après Sonatrach 1 Algérie, après Sonatrach 2 Italie, nous voilà donc bien en face d’un troisième volet, Sonatrach 3 Canada. Je savais Sonatrach une grande entreprise internationale, mais là, vraiment, je ne suis pas déçu ! C’est une vraie multinationale, notre Sonatrach. D’ailleurs, avons-nous encore le droit de dire «notre Sonatrach» ? J’en doute, tellement l’actualité de cette firme, son fil d’actu, son flux RSS, c’est à l’étranger qu’il faut aller en prendre connaissance. Grâce à Sonatrach, nous apprenons d’abord à compter. Et pas que jusqu’à 3, selon mon petit doigt, puisque d’autres affaires Sonatrach devraient éclater à travers le globe dans les tout prochains jours. Et toujours grâce à Sonatrach, nous pouvons enfin mesurer du dynamisme entrepreneuriale des «enfants de et des neveux de». Ça fait plaisir tout de même de voir qu’ils peuvent aller partout sur la planète pour y laisser de larges et grandes traces marron foncé sur le sol, marques de leur passage maffieusement fécal ! Grâce à eux, nous sommes en mode traçabilité établie. Demain, des limiers enquêtant au Vanuatu signaleront les agissements d’un rejeton de ponte algérien ayant là aussi laissé la trace marron sale sur leur sol. Et nous rajouterons alors un nouveau volet à la saleté que nous sommes en train de disperser un peu partout sur terre. Mon Dieu ! Et là, face à ces avalanches d’affaires Sonatrach qui métastasent la planète, l’image m’est apparue dans tout son contraste. L’initiative Nabni ! D’un côté, les «enfants de», les «neveux de» qui ont reçu le pays en héritage divin et qui s’empiffrent à n’en plus pouvoir, toujours de ce même côté dégueu, une succession au FLN dont le profilé pourrait avoir les traits d’un Saïdani, donc d’un système qui se régénère à travers un cannibalisme au dynamisme effarant, et de l’autre côté, en face, très en face, des enfants bardés de diplômes, ne laissant derrière eux aucune traînée marron foncée, mais travaillant comme des forçats à proposer des voies propres et saines de sortie de crise à l’Algérie. Voilà le contraste dans sa représentation terrible, crue. Si nous voulons réellement d’un demain pour l’Algérie, ce demain-là ne pourra jamais faire l’économie de cette question, et surtout de la réponse à y apporter : devons-nous continuer avec les «enfants de» et «les neveux de», poursuivre avec cet alignement fécal des affaires Sonatrach dans le monde, ou alors allons-nous enfin donner les clés de l’espoir à des enfants comme ceux de l’initiative Nabni ? Messieurs qui obligez tous les jours de jeunes chômeurs universitaires à sortir dans les rues du pays pour y brûler leurs diplômes répondez juste à cette question. Les neveux de ou les enfants de Nabni ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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