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Si Amar, le Lucky-Luke du pardon !

Dernière minute ! Alger exige qu’Hollande présente des excuses en… chinois ! Tu vois, François, nous aussi, on a un sens de l’humour tordu ! Avant même que le Palais ne se prononce sur les regrets de Hollande, avant même que le ministre des Affaires étrangères, Lamamra, ne commente lui aussi les regrets de Flamby, il y en a un qui a dégainé plus rapidement que tout le monde, plus vite que son ombre. Et lui, Morris et Goscinny ne l’ont pas dessiné ! J’ai nommé Amar Saâdani ! Je peux bien vous l’avouer, je suis resté sur le derch’ devant l’extrême célérité mise par le patron désigné du FLN à applaudir des deux mains et du bendir le communiqué de l’Elysée balbutiant quelques regrets aussi minces qu’un filet de jambon casher à la soirée de gala du CRIF ! Je crois même que le secrétariat d’Hollande n’avait pas tout à fait achevé la rédaction dudit communiqué que Amar l’Artiste applaudissait déjà à tout rompre ! Bizarre tout de même, vous ne trouvez pas ? Que d’autres applaudissent vite, je comprendrais presque. Mais que le FLN pardonne aussi rapidement, à la vitesse de l’éclair, presque aussi vite que le métro de Paris et sa ligne 1, celle de Neuilly-sur-Seine, ça me turlupine un chouia ! Qu’est-ce qui a rendu aussi urgent le fait que Saâdani se sente dans l’obligation de dire tout haut tout le bien qu’il pense des regrets élyséens ? Ça vous aurait choqués, vous, amis lectrices et lecteurs, que le FLN de Saâdani reste quelques jours encore sur une ligne dure traditionnelle, celle qu’on lui connaît et qui aurait consisté à exiger, par exemple, de brûler l’ambassadeur de France à Alger sur un bûcher dressé Place de l’Emir Abdelkader ? Non, bien sûr ! Vous et moi, nous nous serions juste dit ce que nous nous disons à chaque fois, à chaque crise et à chaque bourrasque entre Alger et Paris : «Le FLN est fidèle à sa ligne !» Et là, non ! Entorse express à l’ADN historique du parti sur ces questions sensibles. Pour le coup, et à bien relire la satisfaction grasse de Saâdani après le communiqué de Hollande, j’entendrais presque Amar El Fennen nous engueuler pour ne pas avoir saisi toute l’étendue de la classe et de l’élégante repentance de Flamby. Mais pourquoi, bon Dieu ? D’où vient cette subite mansuétude Saâdanienne ? Qu’est-ce qui rend l’instrumentiste attitré du Palais aussi gentil avec Fafa, aussi compréhensif, aussi conciliant avec la France ? Je sais qu’il doit y avoir un truc. Oh ! Peut-être pas un gros truc. Peut-être même un machin pas très grand, ni trop petit non plus, mais malgré tout bien situé, de bon rapport, au cœur de tout, central, idéalement desservi, à proximité des commodités de vie, et d’excellent voisinage, un truc assez important pour justifier une onction aussi rapide et une absolution aussi preste de la mauvaise blague de Hollande. Ah ! Ben, c’est comme ça mon frère ! Quand on vit en copropriété, faut jamais vraiment se fâcher avec le chef des notaires ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. H. L.

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