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  • Hattab, El Para et Droukdel : Le procès reporté pour la millième fois, une fois pour toute execute' les haut et fort sans procès



    Le tribunal criminel près la cour d’Alger a reporté, hier, le procès de 12 terroristes – dont Hassan Hattab, Saïfi Ammar (alias El Para) et Droukdel Abdelmalek – poursuivis pour formation et adhésion à un groupe terroriste, notamment pour implication dans des enlèvements, assassinats et attentats à l’explosif contre des lieux publics. Le procès a été reporté à la prochaine session criminelle en raison de l’absence de la défense du principal mis en cause, T. Mohamed. Les faits remontent, selon la défense d’un des accusés, à 2006 lorsqu’un accrochage a eu lieu entre les services de sécurité et des terroristes dans la région de Haïzer à Bouira. Les services de sécurité avaient éliminé quatre terroristes et arrêté T. Mohamed, qui a reconnu pendant l’enquête son appartenance à un groupe terroriste activant à Bouira et révélé les noms de ses acolytes. Il a également reconnu son implication et celle de son groupe dans d’autres actes terroristes, dont des attentats à l’explosifs, des assassinats et des enlèvements.



    Par APS

  • Fort taux de refus de visa aux demandeurs algériens : Le consul général de France à Alger évoque le « risque migratoire »

     




    Fort taux de refus de visa aux demandeurs algériens : Le consul général de France à Alger évoque le « risque migratoire »

    Fort taux de refus de visa aux demandeurs algériens : Le consul général de France à Alger évoque le « risque migratoire »

    Après les révélations, voilà les explications ! Le rapport « visa refusé » de la Cimade, qui accable les consulats de France en Algérie sur le taux trop élevé des refus de visa, oblige les responsables de l’ambassade de France à Alger à s’expliquer. Elle justifie le constat en évoquant le risque migratoire.



    Ce taux reste élevé en raison du risque de détournement de l’objet du visa soit pour rester illégalement en France, soit pour profiter indûment de prestations médicales », estime le consul de France à Alger, Michel Dejaegher, lors d’une conférence de presse animée hier à Alger. Selon lui, « le risque n’est pas théorique ». « Chaque jour, des préfectures prennent contact avec le consulat pour signaler le dépôt d’une demande de titre de séjour par des ressortissants algériens auxquels le consulat avait délivré un visa pour une courte visite familiale. Chaque semaine, les hôpitaux nous signalent des impayés. Ce point a été évoqué lors des négociations récentes de l’accord bilatéral sur la sécurité sociale. Le consulat doit en tenir compte dans son appréciation des risques de fraude », explique-t-il. L’Algérie, rappelons-le, est classée dans la liste noire des pays à risque migratoire. Une liste sur laquelle figurent notamment des pays maghrébins et africains.

    Ensuite, le consul général, qui trouve le rapport de la Cimade « élogieux », confirme et reconnaît la véracité des chiffres contenus dans ce document, publié jeudi 8 juillet 2010. « En effet, le taux moyen de refus pour l’ensemble des nationalités tourne autour de 10%, alors qu’il était de 10,84% en 2009. A Alger, il était en mai 2010 de 27,07%. En 2006 et en 2009, les taux de refus de visa étaient respectivement de 43,98 et de 29,68% en 2009 », déclare-t-il. En 2010, la situation s’est améliorée. « Ce taux de refus ne doit pas éclipser le taux de délivrance de visa, qui était de 72,93% en mai 2010 », dit-il. Et d’ajouter : « Le taux de visas de circulation obtenus par les Algériens en 2009 était de 31,98%, alors qu’il était de 27,98% en 2008 et de 21,87 en 2007. » Selon lui, le consulat de France à Alger a délivré, en 2009, 24 448 visas à entrées multiples d’une durée de validité d’au moins un an.

    Pas de quotas de visas

    « Le taux de refus a baissé en grande partie grâce à l’externalisation. Les dossiers parviennent généralement complets au consulat et conformes à la liste des pièces à produire diffusée sur le site internet du prestataire », précise-t-il. Poursuivant ses explications, M. Dejaegher infirme l’existence de quota de visas à délivrer annuellement aux Algériens. « Il n’y a pas de quota », assure-t-il. La délivrance de ce sésame se fait selon les dossiers. Et le traitement de ces derniers « n’est pas arbitraire ». « Il se fait en application du Code communautaire des visas (CCV) qui contient des règles à respecter et qui prévoit, entre autres, la communication du motif de refus à compter du 5 avril 2011 », souligne-t-il. Dans ce sens, il explique que seuls les dossiers incomplets sont rejetés. « Les dossiers incomplets sont rares et les demandeurs de visa en sont conscients puisqu’ils signent une attestation reconnaissant qu’ils transmettent un dossier incomplet au consulat. Les refus pour dossier incomplet sont donc devenus, eux aussi, rares », note-t-il. Sur la question de la possibilité de recours qui reste inconnue chez les demandeurs algériens, le premier responsable du consulat affirme avoir pris en compte les critiques de la Cimade. « Nous avons placé cette information dans la page ‘foire aux questions’ placée à la une du site. Mais le contenu de cette foire aux questions a vocation à être repris dans des pages thématiques. J’ai donc créé une nouvelle rubrique (‘en cas de refus’), qui contient une page spécifique sur la commission des recours contre les décisions de refus de visa », explique M. Dejaegher. Le consul précise aussi que « les données personnelles des candidats au visa sont détruites juste après la remise du passeport à son titulaire ».



    Par Madjid Makedhi

  • Tunisie : Sihem Bensedrine à Ben Ali : Partez Monsieur le Président !

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    Monsieur le président, partez

    Lettre ouverte au président Ben Ali

    Monsieur le président;

    Vous avez mal gouverné la Tunisie durant plus de vingt ans et vous venez de vous octroyer cinq autres années de pouvoir absolu sur nos vies et notre avenir. Votre règne reste aux yeux des Tunisiens celui de l’injustice, des atteintes à la dignité du citoyen, du népotisme, du développement de la corruption et de la dilapidation des ressources humaines et matérielles de notre pays.
    La Tunisie va aujourd’hui à la dérive, menée par on ne sait quelle force occulte face à un Etat absent et marginalisé.
    Vous vous êtes affranchi de cette morale tacite qui faisait qu’en Tunisie les puissants ne pouvaient pas être trop puissants et les pauvres trop misérables, générant ainsi une forte classe moyenne et faisant de la Tunisie un pays prospère et équilibré. Votre régime qui tablait sur le «consommez et taisez-vous», a rompu ce deal et permis tous les excès, plongeant de larges franges de cette classe moyenne dans le dénuement et favorisant l’enrichissement illicite de quelques bénéficiaires du clientélisme d’Etat. La rébellion du bassin minier n’est, au bout du compte, qu’une saine réaction symptomatique de ce naufrage qui n’a épargné aucun secteur de l’économie.

    Cette politique prédatrice a inexorablement entaché les acquis qui faisaient la fierté des Tunisiens.
    Nos universités et nos écoles qui soutenaient la concurrence avec nombre d’institutions européennes ont périclité sous l’effet du nivellement par le bas et la marginalisation des compétences insoumises.
    Nos hôpitaux et structures de soins tombent en ruines et les cadres performants sont découragés.
    Nos institutions républicaines ont été dévoyées et la Justice est désormais un lieu où le droit se vend et s’achète, réduite à une annexe de la police politique qui lui dicte des « injonctions ». Les juges intègres qui résistent encore à cette dégénérescence sont marginalisés et sanctionnés.
    Le parlement nommé par vos services à l’issue d’une farce électorale est devenu une machine à produire des lois vidées de tout sens du droit.
    Notre presse est naufragée par l’action conjuguée de la censure et de cette « presse-poubelle » qui pollue l’espace médiatique et déprave ses mœurs.
    Les compétences fuient le pays comme on fuie une jungle qu’aucun droit ne régule.
    Cette Tunisie qui a tant d’atouts pour figurer en bonne position dans le peloton des pays développés est aujourd’hui prise en otage par les clans qui vous entourent et son élan bridé.
    Votre police tire sur tout ce qui bouge, moleste, insulte, arrête et terrorise les voix pacifiques qui tentent d’alerter sur cette dérive.

    Vous êtes affaibli et la guerre pour votre succession est ouverte dans votre sérail, sans que les citoyens tunisiens n’aient la moindre idée sur comment la transition sera assurée ou si les lois de la République seront respectées. Votre épouse, introduite en contrebande dans notre paysage politique, a aujourd’hui l’ambition de diriger notre pays. C’est une perspective effrayante. Non pas que nous ne voudrions pas être dirigés par une femme – des femmes d’envergure et intègres existent dans notre pays et je serais fière de voir l’une d’elles à la tête de la Tunisie - mais votre femme a eu des comportements peu éthiques qui ne rassurent pas sur sa capacité à préserver le patrimoine public du pillage des siens. Son sens du droit et de l’intérêt public semble déficient et je doute qu’il y ait beaucoup de Tunisiens qui en veulent pour dirigeante.
    Je crains que son ambition n’expose la paisible Tunisie à un cycle de violences dont personne n’est capable d’en présager l’issue.

    Monsieur le président;

    je ne vous félicite pas pour ce 5e mandat ; Vos services ont dû vous le rapporter, cette mascarade électorale n’a convaincu personne, pas même les troupes du RCD essoufflées et à court d’imagination. Leurs bannières vous glorifiaient comme un Dieu, mais le cœur manifestement n’y était plus. Voyez-vous monsieur, un cinquième mandat, ce n’est pas vraiment convaincant !
    « A vaincre sans péril on triomphe sans gloire », disait Corneille. Il n’y a pas eu de compétition, ni d’arbitre, encore moins un scrutin où la volonté populaire était respectée contrairement à ce que vous avez dit dans votre discours d’investiture. Tout juste une mise en scène sans génie avec de faux témoins.
    Vous avez clôturé votre campagne par un discours fait d’avertissements et de menaces à l’adresse de ceux qui avaient osé mettre en doute la sincérité du processus électoral. Vous avez repris ces mêmes menaces dans votre discours d’investiture où vous aviez dénié patriotisme et honneur à tous ceux qui ne vous font pas allégeance.
    En sortant de votre obligation de réserve, vous avez pris le parti de vous afficher comme le président d’un clan. Vous avez déclaré la guerre à tous les Tunisiens qui vous reprochent d’avoir mal gouverné la Tunisie, dilapidé ses ressources et hypothéqué son avenir après avoir bâillonné ses medias et asservi sa Justice.

    Monsieur le président;

    Ces Tunisiens n’ont pas de leçons de patriotisme à recevoir des clans qui parasitent l’Etat et son administration, propageant des mœurs politiques indécentes qui insultent notre civilité et nous font honte.
    Ces Tunisiens, monsieur, ont résisté durant vos 22 ans de règne absolu aux lâches attaques de votre police politique, aux représailles familiales, à la faim à laquelle vous les avez réduit, les privant de leurs droits élémentaires à une vie digne, à un toit, à un travail, à la liberté de se déplacer.
    Vous avez fait tout cela en proclamant votre respect pour les droits humains et en ratifiant les conventions internationales qui les protègent. Mais vous n’avez pas réussi à les réduire au silence. Ils ont survécu à vos bulldozers et trouvé un soutien auprès des sociétés civiles algériennes, marocaines et plus largement arabes et internationales, qui ont tissé un véritable bouclier de solidarité autour d’eux. C’est ce que vous qualifiez d’« appui sur les forces étrangères »; Cela n’est pas pour vous plaire évidemment!
    Vous aviez déclaré que « le vrai patriote est celui qui répugne à porter son différend avec son pays hors des frontières nationales ». Notre différend, monsieur, n’est pas avec notre pays que nous aimons si fort que nous sommes prêts à braver votre sinistre machine répressive pour le défendre. Notre différend est avec vous et votre régime qui étouffe la Tunisie et hypothèque son avenir.
    Dites moi, quand avez-vous accepté de dialoguer avec vos contradicteurs ? Le seul outil de « dialogue » que vous avez consenti à manier est le bâton de vos policiers et la violence verbale de vos barbouzes de la plume. Non seulement vous avez dénié le droit à l’existence légale à toutes les ONG indépendantes, mais même les associations professionnelles qui avaient osé manifester des velléités d’indépendance ont subi des putschs et les membres des bureaux légitimes ont été persécutés, comme cela a été le cas pour les magistrats et les journalistes. Vous avez empêché la LTDH, la plus ancienne ONG de droits humains, de remplir son mandat d’observatoire vigilant du respect des droits humains.

    Vous avez toujours perçu la posture citoyenne comme une attitude hostile et le devoir de vigilance propre à toute société civile comme une menace sur la pérennité de votre régime qui fonctionne dans l’opacité la plus totale couvert par la loi de l’omerta. Et vous avez certainement raison, car votre régime est perçu par nous tous comme l’ennemi de notre pays.

    Monsieur le président;

    Ces étrangers que vous nous accusez de chercher à introduire dans votre « forteresse » et qui menacent votre « souveraineté » ne les aviez vous pas qualifié tantôt d’amis ? La France que vous stigmatisez aujourd’hui, n’est-t-elle pas le principal soutien à votre régime ? N’est-elle pas la principale puissance européenne qui vous « protège » du devoir de rendre compte de vos manquements à vos engagements pris dans le cadre des accords d’association avec l’Union Européenne, dont vous réclamez aujourd’hui le statut avancé ?
    Renierez-vous maintenant ces accords par lesquels vous êtes engagé à promouvoir l’Etat de droit et la démocratie en Tunisie et en vertu desquels vous acceptez une évaluation périodique de l’état d’avancement de cette démocratie? Lorsque le président de la France déclarait contre toute évidence que « l'espace des libertés progresse» en Tunisie, vous n’avez pas à ce moment là crié à l’ingérence ! Par contre lorsque le ministre des Affaires étrangères du même pays se dit « déçu par les arrestations de journalistes en Tunisie », les jugeant « inutiles», là vous criez à l’ingérence !
    Lorsqu’un Eric Raoult (fréquemment invité par l’ATCE à effectuer des séjours dans les palaces tunisiens) se fond en flagorneries sur votre politique éclairée, il ne fait pas de l’ingérence. Mais lorsqu’une Florence Beaugé fait sereinement son travail de journaliste, elle est accusée de nostalgie colonialiste. L’apologie serait donc la bienvenue et la critique illicite !

    Monsieur le président, je ne vous félicite pas;

    Vous avez perdu la bataille médiatique et vous en attribuez, à juste titre, la victoire à Taoufik Ben Brik. Vous aviez cru qu’elle se gagne par vos posters géants qui envahissent nos murs et les articles commandés aux mercenaires de la plume à l’étranger. C’est ainsi que vous percevez vos élections, une simple joute médiatique !
    Mais le langage de la vérité triomphe toujours, vous savez ! Vous avez entamé votre cinquième mandat en embastillant mon ami Taoufik Ben Brik et vous vous êtes vengé de lui en le détenant dans des conditions dégradantes.
    Personne ne croit à ce montage juridico-policier mal ficelé où une pauvre bougre prétend avoir été agressée par Taoufik devant une école primaire où elle n’avait aucun enfant à chercher.
    Si le sort des femmes violentées vous préoccupe tant, monsieur le président, vous auriez commencé par interdire à vos policiers de violenter les femmes défenseures de droits humains et surtout, vous auriez laissé votre justice poursuivre les coupables et statuer sur leurs multiples plaintes classées sans suite.
    Nul n’ignore que ce sont les écrits de ce poète qui vous ont tant irrités et qui lui valent votre lettre de cachet. Dans les pays démocratiques, ce genre d’articles sont monnaie courante et ne conduisent pas en prison ; « On ne met pas Voltaire en prison » monsieur !
    En agissant ainsi vous révélez la grande fragilité de votre régime caché derrière un masque en carton pâte, reconstruit chaque jour par votre agence de propagande, l’ATCE, à coup de milliards par an, pour reproduire par le verbe mensonger, une image artificielle d’un miracle économique et politique auquel vous êtes seul à croire.
    Les jeunes, monsieur le président, ont voté pour votre miracle en fuyant le pays par milliers. Les plus récents, ce sont ces 4 sportifs qui ont déserté l’équipe nationale pour se réfugier au Canada portant ainsi à 140 le nombre de sportifs de haut niveau qui ont fui la Tunisie. Sans parler des dizaines de milliers qui traversent la méditerranée au péril de leur vie pour échapper à un avenir confisqué. Une véritable réussite économique, monsieur, attire plus qu’elle ne fait fuir.

    Monsieur le président ;

    Vous avez lâché vos cerbères sur tous ceux et celles qui sont l’honneur de ce pays. Ces barbouzes de la plume payés par l’argent public insultent, diffament à longueur de colonnes en des termes qui déshonorent la presse tunisienne et avilissent nos mœurs. Jamais nous n’avons été si bas dans la gestion de l’espace public que vous monopolisez vous et vos proches.
    La fiabilité est la première qualité d’un Etat qui se respecte. Sous votre règne, le mensonge d’Etat est devenu un sport national pratiqué par nombre de vos ministres et commis. Vos policiers de la plume sont passés maîtres dans l’art du faux et de l’usage de faux. Voila maintenant qu’ils nous accusent d’être des espions d’Israël recherchés par les Palestiniens et les Libanais. Cet appel au lynchage vous discrédite. Notre honneur de défenseurs des valeurs universelles de liberté et de droits fondamentaux est intact. Les Palestiniens et les Libanais qui nous connaissent, pour avoir vérifié notre attachement à leurs justes causes sur le terrain et sous les bombes israéliennes, le savent et vous aussi vous le savez pertinemment. Cette manière d’abuser d’une cause juste pour trainer des citoyens dans la boue est indécente et témoigne du peu de cas que vous faites de cette cause.
    Si l’un de vos barbouzes attente à notre vie, tout le monde sait que vous en serez seul tenu pour responsable.

    Monsieur le président, partez;

    Les Tunisiens n’espèrent plus rien de vous, sinon votre départ et celui des clans qui vous entourent.

    J’en appelle à la conscience citoyenne des responsables politiques intègres ;
    J’en appelle à la conscience citoyenne des cadres intègres du RCD ;
    J’en appelle à la conscience citoyenne des cadres intègres de notre administration ;
    J’en appelle à la conscience citoyenne des magistrats intègres au sein de l’institution judiciaire ;
    J’en appelle à la conscience citoyenne des cadres intègres dans les corps de la police et de l’armée ;
    J’en appelle à la conscience citoyenne des militants des vrais partis d’opposition ;
    J’en appelle à la conscience citoyenne des acteurs courageux de la société civile, femmes, syndicalistes, artistes, journalistes, défenseurs de droits humains ; à tous les démocrates et tous ceux que le devenir de notre patrie importe ;

    Sauvons notre pays, sauvons la Tunisie, avant qu’il ne soit trop tard.

    Sihem Bensedrine

  • Bakchich et « Notre ami Bouteflika » : Algérie, Absurdistan…

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    L’hebdomadaire satirique « Bakchich » consacre un dossier au dernier livre « Notre ami Bouteflika » dont il publie les bonnes feuilles. Il écrit :

    « L’ouvrage collectif Notre ami Bouteflika, de l’État rêvé à l’État scélérat, écrit sous la direction du journaliste Mohamed Benchicou, emprisonné pendant deux ans, décrit une Algérie en pleine régression où Bouteflika, après plus de dix ans de règne, contrôle tout. Dix ans de règne, ça se fête. Pour marquer le coup, en avril 2009, Abdelaziz Bouteflika entame un troisième mandat présidentiel.Il modifie, au passage, la Constitution et procède à l’émasculation du pays. Une longue transformation en un Absurdistan où tout n’est que luxe, calme et avidité. L’Algérie pointe aujourd’hui à la 111e place (sur 180) des pays les plus corrompus, selon l’ONG Transparency. Frustré de ne pas avoir accédé au pouvoir dès 1979, quand il s’estimait à même de succéder à Houari Boumédiène, Boutef ’ savoure sa revanche. Contre ces autres généraux d’Alger, putschistes post-coloniaux qui tiennent encore une partie du pouvoir. Contre les Algériens, ce peuple qu’il n’a jamais respecté et qui fuit le pays (lire « les Harragas »). Contre les milieux d’affaires, qu’il a confisqués au profit de ses proches.

    Même malade, même acculé, ce « civil à l’âme militaire » continue à vouloir tout diriger dans un pays qui ne cesse de reculer. À dessein. Comme les contre-révolutionnaires qui résumèrent leur programme à une date, 1788, Bouteflika veut revenir à 1988. Avant le soulèvement d’octobre qui brisa l’hégémonie du parti unique, le FLN, et du parti d’État. Avant que le peuple essaie de se réapproprier le pays, que le pouvoir soit partagé et la liberté de la presse consacrée.Un réquisitoire implacable, Notre ami Bouteflika, de l’État rêvé à l’État scélérat, taillade ce constat. Un ouvrage placé sous la férule de Mohamed Benchicou, journaliste fort énervé : deux ans de prison, ça agace. Surtout quand le fallacieux prétexte d’« infraction régissant le contrôle des changes et les mouvements des capitaux » sanctionne la sortie d’un précédent brûlot contre Boutef ’, Une imposture algérienne (2004)."

  • Elle décline l’invitation de l’ambassade d’Égypte Djamila Bouhired exige des excuses officielles



    Djamila Bouhired, l’icône de la Révolution algérienne, a refusé de recevoir chez elle un émissaire de l’ambassade égyptienne, dépêché afin de lui remettre une invitation pour une cérémonie qui aura lieu le 15 juillet

  • vote de la loi anti-burka en france

  • la harba youpi!!!!!!!!

  • no moment

  • La marche des fils de chahid empêchée

     

    Tizi Ouzou

    La marche sur Alger à laquelle a appelé la Fédération des fils de chahid (FFC) pour hier à Tizi Ouzou, a été empêchée par les forces de l’ordre.



    Deux heures avant le coup d’envoi de la marche, prévue à 9 h, près du marché de gros de la ville des Genêts, un imposant dispositif de sécurité a été déployé pour empêcher la manifestation.

    Une dizaine de camions de CNS ont été dépêchés sur les lieux. « Pour éviter l’affrontement avec la police, nous avons décidé de reporter notre action à une date ultérieure », dira le président de la FFC, Mustapha Oudiai. « Des bus transportant des enfants de chahid venus de Bejaia et de Bordj Menaiel ont été bloqués sur la route par des barrages des services de sécurités », a-t-il déploré par ailleurs. Par cette action de protestation, les fils de chahid entendaient protester contre la situation sociale et les problèmes qu’ils vivent.



    Par Ahcène Tahraoui

  • Éclaboussé par l’affaire L’Oréal : Le grand oral de Sarkozy devant les Français


    Éclaboussé par l'affaire L'Oréal : Le grand oral de Sarkozy devant les Français


    Face aux caméras de France 2, M. Sarkozy entend surtout parler, selon son entourage, des « problèmes réels des Français », à savoir la crise économique, les mesures de rigueur pour réduire les déficits publics et la réforme des retraites (projet phare de la fin de son quinquennat) et sur la réussite duquel il veut baser une nouvelle candidature en 2012.



    Le chef de l’Etat doit encore convaincre les Français, sceptiques sur la justice de cette réforme, dont l’élément central est le recul de 60 à 62 ans de l’âge minimal de départ en retraite. Le texte sera présenté le lendemain en Conseil des ministres. Cette interview sera surtout l’occasion pour M. Sarkozy de réitérer son soutien à son ministre du Travail, Eric Woerth, chargé de cette réforme mais très affaibli par « l’affaire Bettencourt » dont les rebondissements font la une depuis un mois et sur laquelle il sera interrogé pour la première fois. Visé par des accusations de « conflit d’intérêts » en raison de la proximité de son couple avec la richissime héritière des cosmétiques L’Oréal, Liliane Bettencourt, M. Woerth est aussi soupçonné de financement politique illégal après des accusations fracassantes de l’ex-comptable de la milliardaire.

    Celle-ci accuse le gérant de fortune de Mme Bettencourt de lui avoir demandé d’aller chercher 150 000 euros à la banque en mars 2007 pour les remettre à M. Woerth, alors trésorier du parti majoritaire UMP, pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Des accusations rejetées par M. Woerth, qui pourrait être bientôt auditionné par la justice dans le cadre des trois « enquêtes préliminaires » ouvertes sur les différents aspects de ce dossier. Cette affaire est le point culminant d’une série de scandales qui ont déjà entraîné la démission de deux ministres et contraint M. Sarkozy à annoncer des mesures pour réduire le train de vie de l’Etat dans un climat délétère où près des deux tiers des Français, selon un sondage, jugent leurs dirigeants corrompus.

    Ça passe ou ça casse !

    Face à cette crise de confiance, M. Sarkozy ne devrait pas pour autant suivre les appels, à gauche mais aussi à droite, à anticiper un remaniement ministériel prévu pour l’automne. « Notre priorité politique, ce n’est pas le remaniement », a assuré le Premier ministre, François Fillon, mercredi dernier. Le Président ne veut pas donner l’impression de céder à la presse, accusée par ses proches de « manipulations », voire « de méthodes fascistes » dans l’affaire Bettencourt. Pour soutenir Eric Woerth, Nicolas Sarkozy compte sur la publication, aujourd’hui, d’un rapport administratif interne sur la gestion du dossier fiscal de Liliane Bettencourt, dont M. Woerth est soupçonné d’avoir couvert de possibles fraudes lorsqu’il était ministre du Budget (de 2007 à mars 2010). M. Woerth est critiqué pour des « conflit d’intérêts », car non seulement il était trésorier de l’UMP à cette époque, mais son épouse Florence gérait une partie de la fortune de Mme Bettencourt.

    Des enregistrements clandestins de conversation entre Mme Bettencourt et ses conseillers suggèrent des opérations d’évasion fiscale vers la Suisse et laissent entendre que Florence Woerth a été embauchée à la demande de son mari. Le climat de suspicion est d’autant plus pesant que les différentes enquêtes en cours sont pour l’instant menées par le parquet, hiérarchiquement dépendant du pouvoir. Ce qui pousse l’opposition, mais aussi avocats et syndicats de magistrats, à réclamer la désignation d’un juge d’instruction indépendant de l’exécutif.



    Par R. I. Agences