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  • Médecins grévistes : «Ould Abbès est un homme de guerre»

    El Watan, 20 mai 2011

    «Notre suspension prouve que le ministère est dans le désespoir total».

    C’est ainsi que Monira Kahoul, chirurgien-dentiste, à la polyclinique Nécira Nounou de Sidi M’hamed, Alger, réagit à sa suspension décidée mercredi dernier par le ministère de la Santé, suite à la grève des médecins. Elle explique qu’il s’agit «d’une suspension abusive et non justifiée. Le ministère est dans le désarroi, il veut couper la tête au syndicat, car il ne contrôle plus rien». Sa collègue, de sous-secteur d’Alger-Centre, Yamina Ghanem, également suspendue, dit être «fière d’avoir accompli sa mission. Je suis convaincue de la justesse de ma cause. La décision du ministère prouve que notre syndicat est fort et face à toute sa mobilisation, le ministre sort sa grosse machine de répression». Une décision qui n’a pas intimidé les syndicalistes suspendues, même si une autre suspension se profile déjà à l’horizon et concernerait le porte-parole du syndicat, Lyès Merabet. Pour l’instant, rien n’est encore notifié, apprend-on.

    Le Syndicat national des praticiens de santé publique déplore la «terrible pression» que subissent les médecins grévistes, selon le porte-parole. «C’est un ministre de guerre. Alors qu’il a affiché, en direct à la télévision, sa disponibilité au dialogue, voilà qu’il chasse les syndicalistes. C’est un message flagrant qu’il veut faire passer. Il veut nous écraser alors que nous demandons seulement nos droits», explique Merabet. Et d’ajouter : «La répression bat son plein. C’est tout ce que propose Djamel Ould Abbès jusqu’à présent. Nos délégués syndicaux subissent les pires chantages» Que prévoit la loi ? La loi 90-14 du 2 juin 1990, article 53, stipule qu’aucun délégué syndical ne peut faire l’objet, de la part de son employeur, d’un licenciement, d’une mutation ou d’une sanction disciplinaire de quelque nature que ce soit, du fait de ses activités syndicales.

    Nassima Oulebsir