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Départ de 2000 médecins vers l’Hexagone depuis 2008

AUCUNE MESURE N’A ETE PRISE PAR LES POUVOIRS PUBLICS POUR LES DISSUADER
Départ de 2000 médecins vers l’Hexagone depuis 2008

El Khabar, 6 février 2010

Plus de 5000 médecins algériens exercent actuellement dans les hôpitaux français, dont 2000 ont quitté le pays pendant les deux dernières années. Une situation qui requiert l’intervention immédiate des pouvoirs publics, afin de mettre fin à la « fuite de cerveaux ».
Selon les derniers statistiques fournies par le Conseil de l’ordre des médecins algériens, le nombre des médecins algériens exerçant en France, est passé de 3000 à 5000 médecins, juste pour les deux dernières années. Le départ des médecins, à la recherche de meilleures conditions de vie, pourrait avoir des retombées désastreuses sur le trésor public, puisque leur formation nécessite des investissements énormes de la part de l’Etat, sans qu’elle puisse, en contre partie, bénéficier de leurs compétences.

A cet égard, le président du conseil national de l’ordre des médecins, M. Bekat Berkani, a estimé que les médecins qui ont quitté le pays pour aller s’installer à l’étranger sont les meilleurs dans leurs spécialités, puisque les pays occidentaux n’admettent que les bons médecins. Le phénomène de la « fuite » de médecins algériens, ajoute-il, a atteint des niveaux alarmants, indiquant que ceux qui sont en cours de formation, se préparent eux aussi à rejoindre leurs compatriotes déjà installés à l’étranger.

Selon M. Begat, la France la première destination de nos médecins, suivie par le Canada, puis les autres pays, à l’instar des Etats Unies, la Suisse, la Belgique et autres. Il s’agit d’un sabotage organisé contre notre médecine, martèle-t-il, toute en responsabilisant les pouvoirs publics, qui restent toujours indifférent vis-à-vis ce phénomène.

Ils ont quitté l’Algérie pour diverses raisons. La plupart ont été forcé de quitter le pays, à cause du manque flagrant des motivations et des privilèges sociaux, à l’exemple d’une rémunération digne de leur rang social et leurs compétences. C’est d’ailleurs, la raison principale qui pousse les syndicats de médecines de mener des grèves, depuis quelques mois.

En effet, si l’on compare les salaires de médecins algériens et ceux perçus par leurs homologues tunisiens et marocains, on constatera les salaires de nos médecins ont inférieurs. Selon M. Begat, qui a dénoncé la signature de contrats avec des médecins étrangers, notamment des cubains, chargés d’effecteur des interventions chirurgicales contre  des sommes faramineuses, au moment où nos compétences sont « bradées » pour d’autres pays.



06-02-2010

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