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L'AQMI et le cinéma

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En matière de terrorisme, où commence et où finit le cinéma ? C'est la semaine où le film "Des Hommes et des Dieux», avec Lambert Wilson et Michael Lonsdale, qui retrace la tragédie des moines de Tibéhirine enlevés et assassinés en Algérie en 1996, a passé le cap du million d'entrées que les Français ont décidé de se poser la question. Il faut dire que le renseignement fourni par Alger sur une femme voulant mener un attentat kamikaze à Paris, et qui a mobilisé dernièrement les services de sécurité français, s'est avéré finalement être un gag, et le directeur général de la Police nationale, Frédéric Péchenard, n'a que très modérément apprécié la plaisanterie.  «On m’a réveillé à 1h30 du matin, le 16 septembre, pour m’informer du renseignement d’un service ami sur un projet d’attentat à Paris le jour même. Nous avons pris toutes les mesures de vigilance accrues dans les lieux publics, les gares et aéroports. Evidemment, cette menace a perdu de sa crédibilité dans la mesure où il ne s’est rien passé», admet-il, un peu amer. Oui mais le cinéma a eu ses heures de gloire, avec le numéro surfait de Brice Hortefeux cherchant à persuader les Français de "l'imminence d'une attaque terroriste". Hortefeux qui aurait prolongé la parodie à Bamako où il aurait été le brillant auteur d'un lapsus pour le moins embarassant, si l'on en croit les informations de L'Express. En voulant rendre hommage au président Amadou Toumani Touré, le ministre de l'Intérieur l'aurait appelé par erreur "Sékou Touré", du nom de l'ancien dictateur guinéen.
En attendant, dans le vrai cinéma, «Des Hommes et des Dieux» devance «The Town», avec Ben Affleck en braqueur de banques.
Les gens préfèrent, finalement, le vrai cinéma.

G.L.

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