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  • Attaque terroriste contre un convoi de l’ANP à Ain Defla : Au moins 11 militaires tués


    Au moins 11 militaires ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi, aux environs de 23h, dans une embuscade tendue par un important groupe terroriste près de la wilaya de Ain Defla, a-t-on appris de plusiuers sources. 

     

    Selon nos sources, un convoi de l’armée nationale populaire a été ciblé par une attaque terroriste perpétrée au lieudit Kerouche, sur les hauteurs de la commune de Ain Djendel distante d’une cinquantaine de kilomètres au nord du chef-lieu de wilaya de Ain Defla.

    C’est au retour d’une opération de ratissage touchant les maquis des communes de Ain Djendel, El Hachania et Amrouna, connus d’être le fief des groupes armés au début des années de terrorisme que les militaires ont été surpris par cette attaque.

    Cette attaque sanglante intervient deux jours après que l’organisation terroriste Daceh a diffusé un message promettant “une guerre inextinguible” à l’Algérie.


     

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  • Criminalité en hausse : 10 agressions par heure

    Couteaux, épées, sabres, lames, poignards, barres de fer… les coups et blessures volontaires à l’arme blanche se banalisent. Ils représentent 45% du volume global de la criminalité, en continuelle hausse.

    Pour tout et pour rien, clashs, agressions et bagarres explosent au quotidien. Les Algériens semblent à bout de nerfs. Ils cèdent de plus en plus facilement aux actes de violence. Les bilans de la police donnent une moyenne de dix cas de coups et blessures volontaires à l’arme blanche par heure. De plus en plus, la violence se banalise et fait grimper le taux de la criminalité qui était, il n’y a pas si longtemps, l’apanage des marginaux et des grands bandits. «Le taux de criminalité a augmenté ces deux dernières années de 2%», a révélé le commissaire principal, Chaâbane Soualhi, chef du service de recherche et analyse criminelle à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), dans une déclaration faite hier à la Radio nationale.

    Ce taux est expliqué par les actions préventives des services de police qui constatent une criminalité latente, ni affichée ou dénoncée», a-t-il encore expliqué. Et de rappeler que la moyenne annuelle d’infractions enregistrée varie entre 170 000 et 180 000 infractions, dont 45% sont des coups et blessures volontaires par arme blanche. Les atteintes aux biens représentent, quant à elles, 40% des infractions commises, suivies de la consommation de drogues et de psychotropes (6%). Un constat qui donne froid dans le dos.

    Pourquoi autant de violence ?

    Petit calcul pour mesurer l’ampleur de ce malaise social : plus de 80 000 cas de coups et blessures volontaires à l’arme blanche par an, soit plus de 6500 cas en moyenne par mois. Près de 220 par jour. Plus de 10 cas par heure. L’insécurité rythme la vie des Algériens et ne cesse d’évoluer sous diverses formes. D’où vient toute cette violence ? Des spécialistes ne cessent de décortiquer les raisons de ce malaise.

    «L’histoire tourmentée de notre pays et la violence qui a prévalu ces quinze ou vingt dernières années, la pauvreté grandissante du peuple et les inégalités sociales, l’injustice, la hogra, la corruption à tous les échelons de la société et dans la sphère du pouvoir, mais aussi la nature du système politique qui préside aux destinées de notre pays depuis l’indépendance, ‘un système qui bâillonne le citoyen, le prive de sa liberté, entrave son désir de s’organiser et de participer à la construction du destin commun’, sont les principaux éléments à prendre en compte pour bien comprendre le pourquoi de l’émergence et de la banalisation de la violence dans notre pays», expliquait récemment le docteur Boudarène, psychiatre et ancien député, dans un entretien accordé à El Watan. La violence sous toutes ses formes inquiète.

    Encore plus lorsqu’elle s’immisce dans les foyers. «Cette société est violente, secouée par des conflits dans ces lieux les plus intimes, alors que tous et toutes sont en quête de ‘hnana’ (tendresse) et de ‘qima’ (estime)», commentait pour sa part Fatma Oussedik, sociologue, membre du réseau Wassila. Pour le commissaire Soualhi qui s’exprimait hier sur les ondes de la Radio nationale, les causes de cette criminalité sont dues à, entre autres, «l’absence de l’autorité parentale, l’échec scolaire et l’oisiveté».

    Il a, à ce propos, mis en exergue «l’importance de construire des infrastructures de loisirs et de détente aux alentours des cités et des quartiers pour éviter ce genre de situations». En attendant, de nouvelles cités-dortoirs continuent à fleurir sur le territoire pour répondre à l’urgence qu’impose la crise du logement. Des cités-dortoirs qui approfondissent le terreau de toutes ces violences…

    Bouredji Fella
  • «L’Algérie est dans un statu quo mortifère»

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    - La tenue de ce colloque sur le Printemps arabe signe-t-elle la (re)connexion de l’université algérienne à la société et les débats qui l’agitent ? 

    Nous sommes très heureux que l’université algérienne s’ouvre. Elle doit s’ouvrir à la fois sur le monde et sur sa société. Parce que c’est à l’université qu’on produit du savoir, qu’on le reproduit et qu’on le transmet. Elle est l’observatoire et veille sur les sociétés du point de vue des changements sociaux.

    Ceci étant, l’université algérienne commence timidement à s’ouvrir, mais je regrette personnellement que les universités ne soient pas autonomes dans leur décision quand il s’agit d’organiser un colloque. Il faut en référer au ministère et sur la thématique et sur les gens à inviter. Qu’est-ce que c’est que cela ?

    Le ministère serait-il plus habilité à gérer les universités que les universitaires eux-mêmes ? Alors que dans le monde d’aujourd’hui, on est dans la décentralisation et la déconcentration, nous, au contraire, on est presque dans un schéma de parti unique qui gère l’université. Tenez, par exemple, au sujet des équivalences, c’est toujours le ministère qui s’en occupe et non pas les départements censés recruter les jeunes diplômés des universités étrangères.

    C’est aberrant ! Aussi dois-je souligner que les recteurs ne doivent pas être nommés sur des bases clientélistes et d’allégeance mais selon les seuls critères de compétences scientifiques.

    - Revenons à ce colloque que vous venez d’organiser sur les «mutations arabes». Quelles sont les principales conclusions que vous en avez tirées ?

    Comme je l’ai dit à la fin des travaux, il faut se garder de faire des appréciations éthiques ou morales sur ces transformations dans le Monde arabe. Je crois qu’il faut les analyser d’un point de vue sociologique et anthropologique. Que pourrait-on en tirer aujourd’hui ? Eh bien, je crois que ce sont des processus longs, c’est-à-dire que ce n’est pas demain la veille que les choses vont changer.

    Je pense qu’il faut intégrer la variable que c’est fait d’allers et retours, de progrès et de reculs. Cela dépend des prises de conscience des forces sociales dans chacun de ces Etats dits du Printemps arabe dans le sens du processus de démocratisation. Un des résultats en est qu’il faut conforter les analyses par des travaux de terrain pour connaître nos sociétés.

    Et les politiques ne doivent pas avoir peur de ces enquêtes et de ces travaux de recherche parce que ce sont aussi des instruments d’évaluation. C’est à travers les conclusions des travaux des laboratoires de recherche que les politiques prennent leurs décisions sur un sujet donné.

    - Quand on observe les dynamiques politiques au Maghreb, on s’aperçoit qu’elles sont très différentes. Le processus de réforme est ainsi long au Maroc, bloqué en Algérie et presque abouti en Tunisie. Pourquoi, selon vous ?

    Il y a une variation parce qu’il faut d’abord prendre en compte l’histoire de ces trois pays, qui est différente. Il faut souligner que le Maroc et la Tunisie étaient des protectorats alors que l’Algérie était une colonisation de peuplement. Donc comme vous le voyez, le rapport à l’Etat est différent. Mais il y a également la société. Par exemple, en Tunisie, il y a cette modernisation léguée par Habib Bourguiba et un système d’enseignement modernisé bien avant l’arrivée des Français, en 1881.

    Il y a eu des réformes dans l’éducation, mais aussi à l’institution la Zitouna qui est un centre de rayonnement. J’ajouterais que malgré l’arabisation, les Tunisiens ont adopté des politiques d’enseignement avant-gardistes. S’agissant du Maroc, il y a plus de 20 établissements d’enseignement supérieur internationaux de qualité. Ils ont mis en place un système d’enseignement de qualité qui contourne ces universités de masse. Le fait est que dans les grandes écoles françaises, il n’y a presque pas d’Algériens alors que les Marocains représentent 20% des étudiants étrangers.

    - Est-ce fait exprès, selon vous, pour permettre au régime de se régénérer à travers sa seule clientèle ?

    Je dirais que la classe politique en Algérie – j’entends par là le pouvoir – a fait l’impasse sur un système d’enseignement efficient et performant qui puisse produire des jeunes de leur temps, qui s’insèrent dans le tissu économique, social et politique. Finalement, l’arabisation a été conçue comme un système de relégation pour la classe moyenne, alors même que ceux qui l’appliquaient envoyaient leurs enfants à l’étranger parce qu’ils ne faisaient pas confiance à l’enseignement en vigueur.

    Le résultat en est que ce sont des multinationales qui travaillent en Algérie. L’automobile c’est Renault, l’eau c’est Suez, la gestion de l’aéroport et du métro ce sont ADP et Alstom, la téléphonie ce sont des étrangers, l’autoroute et les travaux publics ce sont les Chinois, l’expertise et même les coffreurs sont ramenés de l’étranger. Finalement, tout se passe comme si le pouvoir n’avait rien à faire de la formation ! Tout ce qu’il veut, c’est la paix sociale…

    Le ministère, censé réfléchir sur une stratégie de l’enseignement supérieur ouvert sur le XXIe siècle, en est réduit à gérer le déménagement de l’Ecole du commerce vers Koléa !

    - Cette faillite de l’université ne risque-t-elle pas d’impacter négativement l’évolution globale du pays, notamment dans son aspect politique ?

    Oui, on est hélas mal parti. Quand on recrute 25 000 enseignants qu’on «forme» en trois ou quatre jours et qu’on les injecte dans le système scolaire, on ne doit pas s’attendre à des miracles. Je pense qu’il faut réfléchir à une «révolution» dans l’éducation et ne pas se gargariser de mots en faisant du rafistolage. Si on continue comme cela, on va droit dans le mur.

    - Un système d’enseignement archaïque couplé à des élites démissionnaires va donc plomber complètement le changement…

    J’ai une grosse crainte que ce changement se fasse par la violence. Tous les observateurs le disent : la société algérienne a besoin de réformes et d’une oxygénation parce que tous les secteurs présentent des dysfonctionnements. Qu’il s’agisse de l’éducation, de la santé, des transports ou de l’administration, il y a, hélas, des signes non pas d’une explosion, mais d’une implosion, à Dieu ne plaise. Le pouvoir est mis en demeure de réformer sans plus attendre car l’Algérie est dans un statu quo mortifère.
     

    Hassan Moali
  • BOUTEF

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  • L’Observatoire des droits de l’Homme réagit à la recrudescence des enlèvements

     

    “Garantir la sécurité des citoyens est le devoir de l’État”

    Par : Kouceila Tighilt

    L’Observatoire des droits de l’Homme de la wilaya de Tizi Ouzou a réagi avant-hier, dans un communiqué rendu public, au climat d’insécurité qui prévaut dans la wilaya de Tizi Ouzou, une région qui enregistre une recrudescence inquiétante du nombre d’enlèvements et actes criminels. “L’ODH de Tizi Ouzou a appris avec consternation et surtout avec colère qu’un jeune âgé de 22 ans, K. Hocine, a été enlevé par un groupe armé, dimanche 9 février, dans la commune de Maâtkas. La wilaya de Tizi Ouzou enregistre son 77e kidnapping. Si Hocine a été libéré par ses ravisseurs, ce qui, malheureusement, n’a pas été le cas d’Amirouche Mebarek, un commerçant de 38 ans d’Ath Zmenzer, retrouvé mort mercredi 29 janvier, six jours après son enlèvement”, écrit l’Observatoire des droits de l’Homme, qui rappelle, au passage, le cas de Z. L., un chauffeur de taxi, retrouvé assassiné à Boghni mardi 4 février. Un acte criminel qui vient rallonger le nombre d’agressions et d’attaques à main armée dans la région, ajoute l’ODH, estimant que “la sécurité est un droit élémentaire consacré par les textes internationaux ratifiés par l’Algérie. Garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens est le devoir de l’État, comme le stipule l’article 24 de la Constitution algérienne. L’État est responsable de la sécurité des personnes et des biens. Il assure la protection de tout citoyen à l’étranger”. Avec ce 77e enlèvement, il apparaît que l’État algérien, ajoute l’Observatoire des droits de l’Homme, “a failli dans la protection de ses citoyens, engendrant un climat d’insécurité qui ne peut rester sans conséquence. Inquiet de cette situation, l’ODH de Tizi Ouzou dénonce avec vigueur le mutisme et le laxisme des autorités tout en les appelant à assumer leurs responsabilités, en garantissant la protection des citoyens et à mettre un terme aux enlèvements et à l’insécurité”.

  • L’Algérie, un pays prisonnier de l’absurde (Opinion)

     

     

    Bouteflika, lors de la signature de la LF2014

    Boutef ou Toufik ? Saadani a choisi son camp. L’Algérie aussi : elle nage dans l’absurde.

     

     

    Dans une Algérie en régression morale et politique, le ridicule n’est jamais loin. L’absurde non plus. Il tend même à s’installer partout, y compris à la présidence de la république, ainsi que dans les principaux centres de pouvoir, au sein des partis et dans la nébuleuse des réseaux qui gravitent autour de la rente. Ceux qui sont supposés diriger le pays et ceux supposés décider de son sort sont en effet installés dans une situation parfaitement ubuesque : ils se chamaillent pour savoir si un homme physiquement diminué, en très mauvaise santé, incapable de se mouvoir et de participer aux forums internationaux, incapable même de se déplacer et de participer aux réunions, doit rester au pouvoir pour un mandat supplémentaire de cinq ans.

    Ces hauts responsables sont, à priori, l’élite politique du pays. Ministres, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs, diplomates chevronnés, tous occupent des fonctions prestigieuses, roulent en luxueuse voiture officielle, touchent de salaires très élevés, et sont souvent entourés de gardes du corps et d’une multitude d’assistants formés dans les meilleures écoles. Mais ce n’est qu’une façade, car ces hauts responsables sont réduits à des considérations parfaitement ridicules, liées à une inconnue : gérer au jour le jour, en fonction de l’évolution de l’état de santé du chef de l’Etat. Ils ont oublié la politique, les projets, l’idéologie, la compétition, la démocratie. Ils sont absorbés par une seule hantise : Abdelaziz Bouteflika sera-t-il candidat ou non? Comment savoir, pour faire le bon choix, en vue de le soutenir en cas de candidature, ou prendre ses distances si jamais il est lâché ?

    Le premier ministre Abdelmalek Sellal concentre toutes ces contraintes. Cet énarque, qui a une longue carrière de fonctionnaire et de ministre, devrait être au top de sa carrière. Il en est à sa phase la plus humiliante : il est chargé d’entretenir le suspense sur la candidature de M. Bouteflika. Il le fait avec un zèle remarquable, mais il ne se prononce jamais clairement sur le sujet, même s’il montre la direction à suivre. Jamais la gestion du pays n’a été aussi approximative, mais il ne s’en préoccupe guère. Il joue un autre rôle, non prévu par la constitution : occuper la scène, faire des promesses, se rendre dans les wilayas, en attendant le grand jour, celui de l’annonce de la candidature de M. Bouteflika.

    Une nergie mal dépensée

    L’habileté de M. Sellal et de ses pairs, ainsi que leur savoir-faire politique, sont mobilisés autour de questions grotesques. En privé, ils doivent bien se rendre compte que leur comportement frise le ridicule. Mais en public, il faut assurer. Rester digne, ne pas perdre la face. Un exercice périlleux, impossible à accomplir: comment rester cohérent quand on est amené à organiser la campagne électorale d’un homme qui est lui-même physiquement incapable de faire campagne ? Comment soutenir, contre tout bon sens, que M. Bouteflika est en bonne santé, que son cerveau fonctionne mieux que celui des Algériens, selon la formule de M. Amara Benyounès, alors que les images de M. Bouteflika, diffusées par la télévision algérienne, sont si cruelles ?

    Les plus zélés au sein cette « élite » vont encore plus loin. Ils agissent pour neutraliser les adversaires du quatrième mandat, au sein du pouvoir et dans l’opposition. Et ils anticipent, en pensant aux moments les plus délicats. Ils réfléchissent déjà à la manière d’organiser la cérémonie de dépôt du dossier de candidature au conseil constitutionnel, où tout candidat devrait formellement se rendre. Ils mettent aussi en place le cérémonial pour la prestation de serment, lorsque le chef de l’Etat devra apparaitre devant les corps constitués et le corps diplomatique, pour jurer qu’il va respecter une constitution qui n’a plus de sens !

    Si le président Bouteflika est reconduit, cette prestation de serment sera précisément une épreuve particulièrement cruelle pour l’Algérie et les Algériens. La communauté internationale assistera, ce jour-là, à travers ses représentants, à une sorte de forfaiture collective. Elle sera le témoin d’une scène durant laquelle le pouvoir algérien scellera, en groupe, sa dérive. Une sorte de reddition en pleine campagne de la part d’une « élite » qui applaudit un parcours absurde. Et ce n’est pas l’intrusion de Amar Saadani dans cette situation grotesque qui va améliorer les choses. Bien au contraire. Elle va juste augmenter la confusion. Car au lieu de parler de l’absurde question de l’état de santé du président Bouteflika, on va parler du grotesque duel Boutef-Toufik.

  • DES VIEUX GAMINS SCHIZOPHRENES JOUENT DE L'AVENIR D'UN PEUPLE

    Amar Saâdani : « Toufik aurait dû démissionner … »

    propos recueillis par Katia Mehdi

    source:tsa

    Vous venez de mettre fin à la fonction de plusieurs Mouhafedhs, alors que l’ex-coordinateur du FLN Abderrahmane Belayat dit avoir atteint le quorum qui lui permet de convoquer un Comité central extraordinaire. Quelle est la situation réelle au sein de votre parti ?

    Le FLN est un parti stable. Ses instances, y compris le bureau politique, les Kasmas et les Mouhafadhas fonctionnent normalement. Mais un groupe, à sa tête, Abderrahmane Belayat, tente de le déstabiliser en vain. Ce groupe est connu pour son rôle dans les différents coups d’État scientifiques contre les chefs du FLN depuis Abdelhamid Mehri jusqu’à cette tentative de putsch qui vise ma personne.

    Vous accusez vos détracteurs d’être des chargés de mission. Si c’est le cas, ils le font au profit de qui ?   

    Belayat dit à son entourage qu’il est mandaté par « Si Ali » qui est le général Toufik. Belayat travaille sous les ordres de Si Toufik. Ce dernier est impliqué dans cette tentative de déstabilisation qui vise le parti et son secrétaire général.

    Personnellement, lorsque j’ai évoqué l’opportunité de séparer le DRS du politique, j’ai visé principalement le département de la sécurité intérieure et j’ai épargné les deux autres départements du DRS qui sont, la sécurité militaire et la sécurité extérieure.

    Il faut savoir que c’est le département de la sécurité intérieure qui a gardé toujours un lien et une proximité avec la classe politique, la presse et la justice. J’ai dit et je le répète, ce département a interféré dans le travail de la justice, des médias et des partis politiques. Pour le FLN, des colonels ont approché des membres du Comité central pour me destituer. La sécurité intérieure ne peut pas nier qu’elle agit sous les ordres du général Toufik. Ce département outrepasse ses prérogatives.

    Pour quel intérêt ?

    La présence de la sécurité intérieure dans toutes les institutions laisse une impression que le pouvoir en Algérie n’est pas civil. Les agents de ce département sont partout : dans les APC, la présidence, au sein des partis politiques. Cela ne peut pas contribuer à l’édification d’un État civil.

    Plusieurs partis ont été victimes des interférences de la sécurité intérieure. C’est le cas du FLN, le parti de M. Djaballah, le FFS. Cela se fait toujours sous les ordres de Toufik. C’est une réalité.

    Or, si nous évaluons les missions de la sécurité intérieure dans certaines affaires importantes, on constatera que ce service a multiplié les échecs. Malheureusement, au lieu de s’occuper de la sécurité du pays, ce département s’est occupé des affaires des partis politiques, de la justice et de la presse.

    Dans quels domaines ce département a-t-il échoué ?

    Les exemples sont multiples. Ce département avait failli dans la protection et la sécurité du président Mohamed Boudiaf. Il n’a pas su protéger Abdelhak Benhamouda, ni les moines de Tibehirine, ni les bases de pétrole dans le Sud, ni les employés des Nations unies en Algérie , ni le Palais du gouvernement. Cette direction n’a pas su bien protéger le président Bouteflika à Batna où il avait été la cible d’une tentative d’assassinat. A mon avis ,Toufik aurait dû démissionner après ces échecs.  

    Je répète, en ma qualité du patron du FLN, je refuse l’interférence de la sécurité intérieure dans les affaires du parti. Nous l’invitons à s’occuper des questions sécuritaires.  

    La place des militaires est dans la caserne. Que fait un colonel au Sénat? De quel droit assiste-il aux réunions du Comité central d’un parti?

    La présence de la sécurité intérieure dans les institutions n’est pas justifiée. Dans mon pays, le wali, les chefs d’entreprises sont contrôlés par des colonels. Je ne comprends pas pourquoi les téléphones des responsables sont mis sur écoute, alors que seul le juge est en droit d’ordonner ça. Je ferai l’impasse sur les enquêtes d’habilitation, qui empêchent des cadres d’exercer s’ils n’ont pas l’avis favorable du colonel.

    Qui est visé par « le plan de déstabilisation du FLN », Amar Saadani ou Abdelaziz Bouteflika ? 

    Nous, au FLN, on veut que le général Toufik cesse de s’immiscer dans les affaires du parti. En fait, lui n’est pas en position de dire oui ou non à la candidature du président Bouteflika à la prochaine présidentielle.

    Vous soutenez la candidature de Bouteflika. Pensez-vous qu’il est en mesure de relever les défis imposés aussi bien par la conjoncture à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays?

    Il y a des tentatives visant à déstabiliser le pays surtout dans le sud et sur la bande frontalière. Des mains étrangères et algériennes sont impliquées. Une raison pour laquelle nous disons que le président Bouteflika représente une garantie pour la stabilité et la sécurité du pays

    L’influence du frère d’Abdelaziz Bouteflika, Said, dans la gestion des affaires du pays est relevée par nombre d’observateurs...

    C’est une rumeur et un mensonge. On ne cesse d’inventer des histoires sur le cercle proche du président. Je vous fais remarquer que tous les cadres d’État ciblés par ces campagnes de dénigrement sont proches du président. C’est le cas du SG du FLN ou de Chakib khelil, l’ex-ministre de l’Énergie et des Mines

    Qui est à l’origine de ces rumeurs ?

    C’est le DRS. On a fait éclaté, soi-disant, le scandale de Sonatrach pour cibler Chakib khelil qui est l’un des cadres les plus intègres et les plus compétents de l’Algérie. C’est à son époque que Sonatrach a doublé sa production. Et que le pays a épuré sa dette.

    Vous défendez Khelil alors que la justice algérienne l’a incriminé?

    La justice algérienne a agi en dehors du cadre fixé par la loi. En fait, on l’a poussée à le faire. En Algérie, à chaque fois qu’on souhaite liquider un président on lui invente un scandale. En 97, c’était le Général Betchine et la cible fut Liamine Zeroual. En 2004, c’est l’affaire khalifa et la cible fut Bouteflika. En 2014, la cible est la même mais le scandale est différent, il s’agit de Sonatrach, sans omettre l’extradition de Khalifa Abdelmoumen.  

    Je suis en droit de poser les questions suivantes. Les colonels étaient bel et bien présents dans les sociétés qui avaient injecté leur argent dans la banque Khalifa. Quel a été leur rôle? Pourquoi ils avaient laissé l’argent sortir de la société vers la banque? Et qu’en est-il pour l’argent transféré à l’étranger par Abdelmoumen Khalifa ? Cet argent fut transféré soit par l’aéroport soit par le port. Deux infrastructures qui connaissent une forte présence des colonels du DRS. Où est l’argent de Khalifa ?

    C’est clair, cette affaire comme celle de Sonatrach ont pour but d’empêcher le président Bouteflika à briguer un nouveau mandat.

    Vous vous attaquez frontalement au Général Toufik. Pourquoi ?   

    Je milite pour la séparation des pouvoirs. Pour un État civil. Je dis par contre que si un mal m’arrive, ce sera l’œuvre de Toufik.   

    Quel est votre rapport avec Abdelmalek Sellal?  

    J’ai de bons rapports avec M. Sellal, c’est un homme de réconciliation.

    Du nouveau sur la révision de la Constitution?

    Ça sera fait après la présidentielle.

  • Un jeune tué « accidentellement » par des soldats de l’ANP près de Boumerdès

    Un jeune de 24 ans, répondant au nom de B.Saïd, a été tué « accidentellement », par des soldats de l’ANP, vendredi vers 21h, près de Bordj-Menaïel, à 25 km à l’est de Boumerdès, a-t-on appris de source locale.

     

     

     

    La victime a été atteinte par balle alors qu’elle traversait des buissons non loin de Lagenana, localité située à 3 km au nord de la ville, précise la même source.

     

    Les militaires y étaient, selon la même source, en embuscade et l’auraient pris pour terroriste, puis ils lui ont tiré dessus, le tuant sur le coup.

     

    Le corps de la malheureuse victime a été acheminé peu après vers la morgue de l’hôpital de Bordj-Menaïel, a-t-on encore indiqué. Il est à rappeler que cette bavure n’est pas la première du genre dans la région.

     

    En décembre 2012, deux citoyens roulant à bord d’une camionnette avaient été tués dans un barrage militaire à Naciria, toujours à l’est de Boumerdès.

     

      ce n'est pas un accident.

    Le Chef doit répondre à ce crime. l'adage dit "il vaut mieux un terroriste en fuite, que de tuer une personne inocente" Là, aucune justification pour se dérober.

     

  • Candidature de Bouteflika La fausse piste ?

     

     

    Les bruits autour de la candidature de Bouteflika à la présidentielle d’avril 2014 s’estompent, à mesure qu’approche l’échéance. Du chœur des thuriféraires appelant à cette candidature, il ne reste qu’une voix audible : celle solitaire et mal assurée d’Amar Saâdani, le secrétaire général du FLN. Le renoncement aurait-il été enfin perçu chez Bouteflika ?
    Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir)

    Depuis quelque temps, les appels à la candidature de Bouteflika se font moins insistants. Parmi le personnel politique qui s’était excité à réclamer une représentation supplémentaire au chef de l’Etat sortant, peu poursuivent encore d’enfourcher une telle perspective. A vrai dire, une seule voix continue à se faire entendre dans un soliloque pathétique : celle du secrétaire général du FLN, le premier à avoir tambouriné autour d’un quatrième mandat pour Bouteflika. Amara Benyounès et Amar Ghoul, chefs respectifs des partis MPA et TAJ, ne se distinguent plus dans les attitudes enthousiasmées qu’on leur a connues les mois passés.
    Abdelkader Bensalah, le secrétaire général par intérim du RND, personne pourtant proche de Bouteflika, ne s’est, lui, à aucun moment départi de sa position de prudence, apparaissant de ce fait comme le seul à avoir compris ou su avant tout le monde que le quatrième mandat pour Bouteflika est hypothétique.
    Bensalah a assurément raison de s’être gardé de mêler sa voix au tintamarre produit par ceux qui ont fait du maintien de Bouteflika à la magistrature suprême un leitmotiv. La maladie du chef de l’Etat et sa convalescence post-hospitalisation recommandaient pour le moins de ne pas précipiter la campagne autour de sa candidature.
    Une candidature qui, du fait de la maladie, aussi, passe mal aux yeux d’une opinion largement acquise au changement, surtout après qu’elle eut assisté à la floraison du printemps dit arabe dans son voisinage. Mais se pourrait-il que ce soit seulement Bensalah qui ait mesuré à son vrai coefficient la probabilité d’un retrait de Bouteflika de la course à sa succession ? Ça étonnerait que ce soit le cas.
    Les autres, qui ont insisté sur la candidature de Bouteflika, avaient peut-être plus à gagner à le voir rempiler que battre en retraite, notamment au plan de carrières personnelles et, peut-être, également en matière d’intérêts économiques. Et si leur campagne assidue n’a pas réussi à faire décider Bouteflika, elle a néanmoins étouffé les voix qui, dès juillet déjà, réclamaient une déclaration de son incapacité à assumer ses charges présidentielles.
    D’ailleurs, il n’est pas exclu que ce soit cette finalité qu’a couru tout le tapage qu’ils ont produit. Chose, au demeurant, réussie, puisque la perspective d’une élection présidentielle anticipée est à présent éloignée. Bouteflika est quasiment assuré d’aller jusqu’au terme de son mandat actuel.
    Quant à sa prétention à renouveler son bail pour après avril 2014, rien n’est moins sûr, voire la perspective même très incertaine. Même le Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui sillonne les wilayas pour une campagne électorale à peine dissimulée, se garde bien d’affirmer quoi que ce soit à propos de la candidature de Bouteflika.
    «C’est à lui de décider en toute âme et conscience», répondait-il récemment en présence de son homologue français Jean-Marc Ayrault.
    Analysée à l’aune des montages grossiers auxquels s’oblige la présidence de la République pour rassurer sur l’évolution de son état de santé, la déclaration de Sellal prépare plutôt à un renoncement à briguer un autre mandat.
    Auquel cas, on ne tarderait pas à assister à la mise en perspective d’un plan B et, du coup, à connaître la candidature de substitution que le système a choisi d’adouber.
    S. A. I.

  • Un magistrat américain enquête sur Chakib Khelil

    Corruption

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    le 12.12.13 | 10h00

     

    L’étau commence à se resserrer autour de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, accusé de détournement de deniers publics. «Le dossier Chakib Khelil est toujours ouvert, nous sommes en contact avec des ONG américaines, notamment Transparency International, qui nous ont révélé qu’un magistrat américain est en charge d’enquêter sur l’ancien ministre de l’Energie et des Mines», a indiqué, hier, lors d’une conférence de presse à Alger, Atoui Mustapha, président de l’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC).
                      

    Atoui Mustapha qui a préféré taire le nom de ce magistrat, n’a pas voulu s’étaler plus sur ce sujet au risque, a-t-il précisé, de gêner les investigations de la justice américaine concernant cette affaire. Il a toutefois tenu à assurer que «c’est un magistrat qui a déjà eu, par le passé, à gérer des affaires de corruption en Amérique latine et qui a donné des résultats».

    Cette information corrobore ainsi les révélations faites il y a quelques jours par l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, qui avait déclaré que la justice américaine divulguera bientôt des informations sur l’affaire Khelil.  «Ce n’est pas tout à fait un scoop», déclare, pour sa part, non sans une pointe d’ironie Djillali Hadjadj, président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AALC). Contacté par téléphone, celui-ci a considéré qu’il y a lieu d’ajouter des éléments d’information par rapport à cette affaire. «Le FBI était déjà au fait de l’affaire Chakib Khelil dans toute sa dimension. Le ministère de la Justice américain, patron du FBI, transmettait régulièrement au département d’Etat et à la Maison-Blanche des données sur cette affaire.

    Le FBI avait dressé un inventaire chiffré des biens immobiliers, des avoirs bancaires de Chakib Khelil, son épouse et ses enfants majeurs, aussi bien aux USA qu’en dehors», a-t-il indiqué. Selon Djillali Hadjadj, outre Chakib Khelil, sur instruction des magistrats américains, le FBI enquête aussi sur Farid Bedjaoui, également au cœur de l’enquête sur le scandale Sonatrach, et ce, en coopération avec les magistrats français, italiens et canadiens. A ce titre, le FBI et la Gendarmerie royale canadienne (GRC), qui est dotée d’une unité anticorruption, coopéraient, selon notre interlocuteur, à propos des deux mis en cause, Farid Bedjaoui et Chakib Khelil. Et dans cette affaire, précise Djillali Hadjadj, «les entreprises italiennes ENI et Saipem (filiale du groupe ENI) cotées à New York, avaient montré leurs dispositions à travailler avec le gendarme de la Bourse américaine, la SEC, afin de reconnaître qu’elles avaient versé des pots-de-vin à des dirigeants de la société Sonatrach, à Farid Bedjaoui et Chakib Khelil». Ce qui permettra à ces deux entreprises, a-t-il ajouté, «de s’en sortir avec une très forte amende de plusieurs dizaines, voire des centaines de millions de dollars».

    Par ailleurs, affirme notre interlocuteur, qui regrette que «la justice algérienne traîne la patte sur cette affaire», les magistrats américains travaillent avec leurs homologues français sur les avoirs en France de Chakib Khelil et Farid Bejaoui.
    Selon Djillali Hadjadj, le gouvernement américain a fait voter en 2010 un dispositif législatif (loi Dodd Frank) visant à garantir la transparence dans les industries extractives. En vertu de cette loi, il est fait obligation à toute les multinationales qui exercent dans les ressources minières et gazières, qui sont cotées à la Bourse de New York, de déclarer et d’afficher publiquement tout ce qu’elles versent financièrement dans les pays où elles ont des marchés, ce qui permettra, en termes de lutte anticorruption, d’avoir des instruments complémentaires. «Ce qui explique pourquoi Saipem avait montré sa disposition à travailler avec la SEC», selon Hadjadj.

    Le refus d’agrément, une décision politique :

    Le président de l’ANLC est revenu hier sur la décision du ministère de l’Intérieur portant rejet de la demande d’agrément de son organisation, créée voilà une année et demie. «En tenant compte des arguments fournis par le ministère de l’Intérieur, qui sont dénués de tout fondement, nous estimons que le rejet de notre demande d’agrément est une décision politique», a déclaré Atoui Mustapha.

    Les membres de cette association, qui affirment que «ce refus implique qu’il n’y a pas de volonté de lutter contre la corruption dans notre pays», comptent à ce titre saisir le Conseil d’Etat à l’effet de revoir leur dossier d’agrément.  «Nous allons saisir le Conseil d’Etat, nous espérons dans ce cas avoir un magistrat qui fasse preuve de sagesse et statuera en notre faveur», a indiqué Halim Feddel, secrétaire général adjoint de cette association, non sans avertir que «si la justice refuse de nous donner l’agrément, nous avons la possibilité de saisir les instances internationales et d’écrire aux chefs d’Etat étrangers».

    En dépit du refus d’agrément de leur association, ces militants ne sont pas restés les bras croisés, ils ont décidé de peaufiner une stratégie de lutte contre la corruption en recourant à des actions de sensibilisation, de dénonciation des cas de corruption et en prenant attache avec des ONG étrangères.

    Ainsi, pour Atoui Mustapha, «le problème de la corruption en Algérie est un problème de mainmise du pouvoir exécutif sur tous les pouvoirs». «Il y a des magistrats honnêtes, mais ils sont victimes du système car la justice n’est pas indépendante. Elle est impuissante», estime de son côté Halim Feddel, qui fait part de certains cas de corruption, dont une affaire de dilapidation du foncier à Alger par un ex-ministre dont il a refusé de divulguer le nom. «Ce ministre a acheté un grand hôtel au Canada», s’est-il contenté de dire.    

    R. B.