Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Des projets arabes douteux relancés par Bouteflika (PARTIE 2) : La volte-face d'Ouyahia et le poids des mafias

image

Bien qu'il ait jugé "douteux" les projets arabes, le chef du gouvernement vient de faire marche arrière. Hamid Chebira, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Algérie aux Emirats Arabes Unis, a déclaré à Khaleej Times, que le Premier ministre Ahmed Ouyahia a donné le feu vert au groupe EIIC pour reprendre les travaux du fameux projet Dounya. EIIC avait annoncé également son intention de mettre sur pied une usine de ciment et de fer à Oran d’un montant de 8,5 milliards de dollars. Le groupe émirati s’était également engagé dans un projet agricole qui consiste à réaliser une ferme laitière, la plus grande d’Afrique, de 24.000 têtes et 12.000 vaches laitières. A citer également le projet touristique à Aïn Taya, un hôtel à Moretti et un autre projet à Bab Ezzouar. A cela s’ajoute, selon des sources proches du groupe, un projet touristique et écologique à Henaya et une usine d’aluminium. L’investisseur émirati avait estimé l’enveloppe globale de ses projets en Algérie à quelques 20 milliards de dollars.
Fini le temps où Ouyahia découvrait la "supercherie" arabe et s'opposait à Bouteflika
La visite officielle de deux jours, en Algérie, du président du conseil national de la fédération des Emirats Arabes Unis, Abdelaziz Abdallah El Ghoreir, reçu mercredi 13 octobre par le président Abdelaziz Bouteflika et l'annonce du retour des "investisseurs" arabes marque bien une nouvelle étape dans la lutte des clans en Algérie.
Après quelques mois de flottement et de malentendus suite à la fermeture du bureau d'Emaar en Algérie en juillet 2009, les relations commerciales bilatérales semblent vouloir reprendre leur cours.
Dans cette affaire, la connexion entre les groupes de pression mafieux n'est pas à écarter.

Expropriations et mépris des lois

Les projets remis en route par Bouteflika reposent sur des extorsions, dans l’algérois, de terres, à grande échelle, parfois à coups de massacres de villages entiers. Personnage emblématique de cette frénésie, M. Melzi, directeur de SIH (Société d’investissement hôtelier), SSDVA et Club des Pins, trois sociétés immobilières dépendant de la présidence (donc de Larbi Belkheir). Le domaine Bouchaoui, ex-Borgeaud, est livré à une véritable « orgie » dilapidatrice... Djillali Mehri, propriétaire de Pepsi-Cola-Algérie, Abdelmalek Nourani (wali d’Alger), Brahim Hadjas, PDG Union Agro, filiale d’Union Bank, et combien d’autres hommes derrière lesquels œuvrent dans une sorte d’anonymat ostentatoire Larbi Belkheir et autres généraux, se disputant les ultimes lambeaux de terres agricoles du pays le long du littoral...  « Les investisseurs du Moyen-Orient et du Golfe s’intéressent de près au secteur du tourisme en Algérie. Plusieurs de leurs projets ont été retenus par la Société d’investissement hôtelier (SIH), une société par actions basée à Club des Pins et rattachée directement à la Présidence de la République. Pour les investissements lourds, “les hommes d’affaires étrangers peuvent directement négocier avec la SIH”, affirme M. Wardi, responsable [...] au ministère du Tourisme. Une démarche suivie par les investisseurs arabes, le ministère de tutelle étant tenu quasiment à l’écart. Pour preuve, alors que le ministère attend les conclusions de l’étude devant déterminer la nature de l’investissement approprié à la plage Les Dunes, les terres ont déjà été clôturées pour accueillir un gigantesque complexe de l’homme d’affaires libanais Mustapha Hariri, cousin du Premier ministre Rafik Hariri. [...] Pas loin des Dunes, à Sidi Fredj, le milliardaire émirati Cheikh Hammed prévoit de construire un hôtel cinq étoiles. [...] Un autre Émirati, avons-nous appris, ambitionne d’investir près du complexe de Zéralda. [...] Les Saoudiens ne sont pas en reste. Un important complexe touristique, avec centre commercial, est prévu dans la région de Boumerdès» Et pour s’approprier les terres, les prétendants ne font pas dans la dentelle : « Des haies de tôle et de parpaing ont délimité 20 hectares des EAC sur arrêté du wali d’Alger, Abdelmalek Nourani, signé le 19 octobre 2002. Des agents de la résidence Sahel veillent sur la surface reprise, désormais interdite à la production agricole. Melouk Rabah, agriculteur de père en fils, assiste impuissant au grignotage de 3 hectares sur les 12 que compte l’EAC n°59 dont il fait partie [...]. “Il y a deux mois, des agents de la sécurité à Club des Pins, en compagnie d’ouvriers chinois, et assistés par la gendarmerie, sont venus dresser une clôture”, témoigne-t-il. Les agriculteurs ignorent tout de l’instruction interministérielle et de l’investissement prévu. Ils ignorent tout de leur avenir, espérant un “retour à la raison” du wali d’Alger. 74 familles sont priées de plier bagage, après indemnisation. Les haies dressées sillonnent les EAC et courent le long de la RN11. L’EAC n°37 a été amputée des cinq sixièmes de sa superficie (5 ha sur 6). À terme, toutes les exploitations disparaîtront pour céder place à un projet d’investissement touristique, qualifié par l’État d’“utilité publique”. “Seuls les routes, écoles, hôpitaux, aéroports peuvent être d’utilité publique”, estime un expert. “On m’a pris la quasi-totalité des terres [...]”, affirme un vieil agriculteur. Mais ni le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme, classant ces assiettes foncières en “zone non urbanisable”, ni la loi 87-19 [...] ne peuvent lui être d’un quelconque secours. Dans la cacophonie des textes, le wali délégué de Chéraga, M. Benmansour, a adressé, le 25 décembre 2002, un arrêté à toutes les autorités locales, notamment à la gendarmerie, afin “d’engager les actions nécessaires pour arrêter immédiatement les travaux et la remise en l’état initial des lieux”. En vain. M. Benmansour qualifie la clôture d’“illégale”. Après la vente des villas de Moretti à des particuliers, notamment à des dignitaires du régime, la reprise de Club des Pins par l’État et sa fermeture au public, voici le béton menaçant les 76 hectares qui ont pu jusque-là lui résister. [...] “Ils ont profité de notre crédulité. Le meilleur d’entre nous a un niveau primaire. On ne savait pas ce qu’on signait” » se lamente un agriculteur dépossédé de ses terres. Ces affairistes du Golfe auraient été sollicités par Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis pour pallier « la frilosité des investisseurs occidentaux ». En effet, pour masquer la mainmise d’une ultra-minorité sur le pays, il importe de la diluer dans une présence étrangère. Les émirs du Golfe sont ainsi des candidats parfaits pour l’univers économique de Larbi Belkheir, parrain discret de ces transferts de propriété : moins regardants sur les principes, ils présentent des profils qui permettront, le moment venu, de leur reprendre d’une main ce qui leur a été cédé de l’autre. On pourrait pourtant considérer que tout investissement est bon à prendre. Mais ces « investissements » grèvent plus qu’ils ne soulagent les finances algériennes. Il en va ainsi de cet Émirati, ami d’Abdelaziz Bouteflika, Al-Shorafa, un escroc notoire, impliqué dans les plus grands scandales de ces dix dernières années. L’ambition qu’affichait sa société United Easter Group (UEG) était pourtant digne d’un plan Marshall : « Procéder à la construction d’une nouvelle aérogare à Alger et restructurer l’aéroport international, rénover les ports d’Alger et de Djendjen, construire des logements en coopération avec la CNEP, rénover le réseau de raccordement des eaux, améliorer la qualité de couverture en électricité, procéder à l’acheminement des produits dérivés du pétrole ». Au final, ses relevés de compte montrent que « trois ans après l’ouverture de ses bureaux en Algérie, Al-Shorafa possédait moins de 100 dollars en banque. » Et lorsque les banques publiques refusent de lui accorder des prêts, « des ordres venus directement de la présidence [les] contraignent à débourser l’argent demandé », fonds qui « n’aident même pas au démarrage du plus simple projet ».

Lamine S.

Commentaires

  • Au debile mental qui a ecrit ce torchon Donc pour toi on ne doit pas developper le tourisme sur le littoral ah oui et fait la culture de la pomme de terre aux portes de la capitale donc le tourisme a hassi bahbah c'est tellement debile et sot que ca se passe de commentaires

  • il faut marcher le 12,après nous discuterons sur le tourisme au sahara, nous avons un complexe touristique ,toutes options ,sur -équipés à tamanrasset, du coté du sahel base américaine,qui font du trafique avec aqmi. pour le littoral 1300km de cote aprés......... trops de magouilles.
    L’ALGÉRIE SOUS CONTRÔLE AMERICAIN
    Septembre 2003



    Dans l'article "Qui a enlevé les otages du Sahara?" nous mettons en évidence la convergence d’un faisceau de raisons nous amenant à soupçonner un service officiel algérien d’avoir ordonné la récente prise d’otages dans le Sahara.
    Employant un conditionnel bien inutile, le "Quotidien d’Oran" du 20 juillet 2003 révélait: "Parmi les nombreux projets antiterroristes américains en Afrique, figurerait l’installation d’une base militaire dans le sud algérien..."


    UNE BASE AMÉRICAINE DANS LE DÉSERT ALGÉRIEN
    La base existe déjà. Elle est située à côté de l’oasis d’Ihérir, à 110 km nord-ouest de Djanet, et à 220 km de la frontière libyenne dans le Tassili des Adjer. A 120 km au nord, se trouve la bourgade d’Illizi, l’endroit où les touristes, pour la plupart allemands, ont été enlevés au début de l’année et rendus pour les derniers le 18 août (1).


    D’après des témoins, des bulldozers ont été aperçus déplacés sur des camions dans la région d’Illizi. D’autres personnes affirment avoir vu passer des porte-chars chargés de grosses boules brillantes et de paraboles de radars. Elles parlent d’un grand nombre de véhicules et d’hélicoptères survolant le convoi. Sur le passage de ce dernier, la population des agglomérations traversées étaient consignée dans les maisons et tous les commerces fermés.


    Deux généraux algériens jouent un rôle essentiel dans l’installation de la base américaine d’Iherir.

    gLe général Kamel Abderrahmane, ancien colonel à la DRS (2) du CPMI (3). Il dirige aujourd’hui la deuxième région militaire, celle d’Oranie. Il a été chargé de la couverture médiatique de l’affaire des otages et de celle de l’installation de la base américaine. Il aurait acheté le "Quotidien d’Oran" en se servant d’un prête-nom. Ceci expliquerait les "révélations" faites par ce journal sur le prétendu plan anterroriste américain.

    gLe général Abdelmajid Saheb dirige depuis 1999 la 4ème région militaire, comprenant Ouargla et Djanet. Il a reçu pour mission d’assurer la coordination du transport des engins et équipements nécessaires à l’installation de la base. Chef de la région depuis quatre ans, il la connaît bien pour avoir été l’adjoint du commandant précédent. Il a en outre effectué plusieurs déplacements aux Etats-Unis pour recevoir des instructions.

    Il y a plus surprenant. L’armée américaine ne peut suffire à la tâche, assignée par le commandement, de quadrillage de la planète. Ceci explique le recours à une entreprise, fournissant des mercenaires, pour assurer la sécurité de la base.

    Il s’agit "d’Executive Outcomes," ou du moins de ses héritiers. Cette société jouit d’une unité de travail à la caserne algéroise de Ben Aknoun, là où se tient la DRS (2). Elle dispose aussi d’un bureau de liaison à Ouargla, siège de la 4ème région militaire dirigée par le général Abdelmajid Saheb.

  • ta qu'a le developper toi meme, tout est vérouille' avec le régime de bananes qui nous gouverne,point barre .

Les commentaires sont fermés.