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Sur CNN, Validimir Poutine admoneste les États-Unis

la fifa est corrupu ,coupe du monde  chez poutine!!!!!!et au quatar!!!malgres les revelations wikileak au detriment de britans et australie !!!!!


Par Laure Mandeville
Vladimir Poutine répondait, mercredi depuis Moscou, aux questions de Larry King, le journaliste vedette de la chaîne américaine CNN.
Vladimir Poutine répondait, mercredi depuis Moscou, aux questions de Larry King, le journaliste vedette de la chaîne américaine CNN. Crédits photo : RIA Novosti/REUTERS

Interrogé mercredi soir par le journaliste Larry King, le premier ministre russe a vigoureusement réagi aux révélations de WikiLeaks.

De notre correspondante à Washington

Mercredi soir sur CNN, c'étaient deux planètes situées à des années-lumière l'une de l'autre qui se rencontraient par liaison satellite. Vladimir Poutine, premier ministre d'une Russie muselée qu'il continue de gouverner d'une main de fer, même s'il a passé la main à Dmitri Medvedev, était l'invité de Larry King, la superstar de CNN aux célèbres costumes à bretelles, qui interviewe les grands de ce monde depuis des décennies. Le premier était sec et offensif. Le second décontracté, selon son habitude.

 

En pleine affaire WikiLeaks - cette fuite géante qui porte sur des centaines de milliers de câbles diplomatiques émanant du département d'État -, le vieux journaliste américain a immédiatement voulu savoir ce que le dirigeant russe pense du flot d'évaluations, plus embarrassantes les unes que les autres, sur le fonctionnement «mafieux» du régime russe, qui se déversent depuis dimanche dans les médias. La réponse de Poutine a été conforme à sa vision du monde. «Certains experts pensent que ces fuites ont pu être organisées pour discréditer WikiLeaks et l'instrumentaliser ensuite pour leurs propres buts poli­tiques», a-t-il lâché, sibyllin.

En d'autres termes, il y aurait complot. Mais de qui et dans quel but, Poutine n'en a dit mot. Le premier ministre russe a paru très agacé par l'image de «mâle dominant» contrôlant un président Medvedev à sa main, utilisée par une dépêche de l'ambassadeur américain à Moscou pour le décrire. «Ces termes visent à discréditer l'un de nous!» a-t-il dit, expliquant avoir toujours été conscient que des «forces» tentent de diviser le duo qu'il forme depuis 2008 avec Dmitri Medvedev.

 

Régime oligarchique

Affirmant qu'il déciderait «de concert» avec ce dernier quelle stratégie adopter pour la présidentielle de 2012, Vladimir Poutine s'est enflammé quand Larry King a mentionné un câble diplomatique dans lequel le ministre de la Défense américain, Robert Gates, affirme que «la démocratie a disparu» en Russie et qu'il s'agit désormais d'un régime oligarchique contrôlé par les services secrets. Poutine a répliqué, ironique, que Robert Gates avait été le patron de la CIA. «Si c'est votre meilleur expert en démocratie, je vous félicite», a-t-il dit, précisant que Gates «se trompe profondément».

Poutine a rappelé que les États-Unis avaient maints problèmes «systémiques» en matière de démocratie. «Quand j'en parle à mes collègues américains, ils me disent: n'interférez pas. Alors je voudrais vous conseiller la même chose: n'interférez pas dans les choix souverains du peuple russe», a-t-il lancé, abrupt.

 

Dans son interview, Vladimir Poutine a eu des mots chaleureux pour George W. Bush, évoquant un homme «sympathique et un bon partenaire… malgré les désaccords». Se refusant à caractériser Obama, il a dit lui être reconnaissant d'avoir «adouci la rhétorique des relations russo-américaines». Poutine a également mentionné la «bonne coopération» américano-russe sur l'Afghanistan, évoquant certains épisodes surprenants lors desquels des hélicoptères des services russes auraient sorti des militaires américains en difficulté du champ de bataille… Mais le dialogue de Poutine avec Larry King n'en était pas moins un reflet très parlant de l'état complexe et plein de défiance des relations russo-américaines, malgré le «redémar­rage» orchestré sous l'égide d'Obama et de Medvedev.

Comme le révèlent les fuites de WikiLeaks, derrière les sourires officiels, l'Amérique nourrit une vision très noire de l'évolution de la Russie et de Poutine, qu'elle perçoit comme un dirigeant «brutal», «cynique» et «corrompu», notait jeudi le New York Times qui consacre deux pages aux révélations de WikiLeaks sur la Russie. Les diplomates américains y évoquent la «fortune» de Poutine et s'y inquiètent de ses liens troubles avec le premier ministre Silvio Berlusconi, via l'entreprise gazière ENI et un parlementaire italien russophone nommé Valentino Valentino. Les câbles diplomatiques mettent aussi en évidence la frustration croissante que les Américains éprouvent dans leur dia­logue avec les militaires russes, étroitement surveillés par le renseignement militaire (GRU) et peu enclins à la réciprocité et à la confiance.

En matière de défense, Vladimir Poutine a d'ailleurs lancé sur CNN une sévère mise en garde aux Américains au sujet du bouclier anti-missile, confirmant, comme l'avait fait Medvedev la veille, que la Russie mettrait en place sur sa frontière ouest de nouveaux missiles ainsi que des technologies nucléaires si l'Occident ne l'associe pas audit projet. Vladimir Poutine a toutefois fini par sourire quand Larry King lui a annoncé son intention de venir à Moscou. «Je vous invite, vous allez aimer!» a-t-il répondu.

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