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Une société étrangère s’empare de l’or algérien

Echourouk Al Yaoumi 2011.07.16 Abdelwahab Boukrouh/ Version française Madjid.D
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Les actions de la société australienne Gold Mining Algeria (GMA) ont enregistré une dégringolade au niveau de la bourse de Londres. Cette société est boycottée par les investisseurs britanniques et internationaux après la découverte du scandale de l’étude infondée qu’elle a faite au gouvernement algérien.

Cette étude avait conclu que les mines de Tirek et d’Amesmessa à Tamanrasset dans l’extrême sud algérien pouvaient produire entre 3000 et 4000 kg d’or par an, soit 250 kg par mois. Cependant, il s’est avéré que ces mines ne peuvent en réalité produire qu’environ 20 kg d’or/mois. Ainsi, l’annonce qui a été faite par le P-DG de GMA ayant fait part de la découverte de la plus importante mine d’or en Afrique après le Congo. Cette annonce n’a été en fin de compte qu’un grand mirage dont l’objectif était d’escroquer l’ État algérien. Pour rappel, le P-DG de GMA avait annoncé en mois de janvier 2007 depuis Londres que les mines de Tirek et d’Amesmessa pouvaient produire environ 28,5 grammes d’or de chaque tonne de terre et de roche. Toutefois, il s’est avéré par la suite que ces mines ne peuvent produire en réalité qu’environ trois grammes d’or pour chaque tonne de terre et de roche. La société australienne GMA a reçu un coup dur au niveau de la bourse de Londres après l’éclatement de cette vérité. Un document en possession d’Echorouk révèle que l’ancien directeur régional de la société exploitation des mines d’or avait avisé l’ancien ministre de l’ Énergie et des Mines, Chakib Khalil,  le Groupe Sonatrach et les experts de la Banque extérieure d’Algérie que la déclaration du P-DG de GMA est infondée et que son objectif était d’arnaquer le gouvernement algérien. Après l’annonce de l’appel d’offres, des sociétés canadiennes, britanniques, koweïtiennes et sud-africaines ont montré un intérêt à investir dans les mines de Tirek et d’Amesmessa. Cependant après avoir obtenu les cahiers des charges et les données techniques du projet, ces entreprises ont changé d’avis après avoir découvert l’escroquerie. La société australienne a demandé à la Banque extérieure d’Algérie un prêt de 67 millions de dollars. Cette dernière a désigné un bureau d’études et des experts qui se sont rendus à Tamanarsset pour vérifier les données fournies par la société australienne. Les résultats de ce bureau ont montré que les mines de Tirek et d’Amesmessa ne peuvent pas produire 3 tonnes d’or par an. Pire encore, ils montrent que l’investissement dans ces régions est infructueux. En dépit de ces résultats, la société a obtenu un prêt. Une fois dans sa poche, elle a quitté l’Algérie et s’est installée au Congo.

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