Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 2

  • Bavures : Ces dossiers qui n’avancent pas

     


     

    El Watan, 16 septembre 2011

     

    Promesses d’indemnisation, instructions toujours en cours, communication impossible avec le ministère de la Défense... Suite au drame de Fréha, El Watan Week-end a repris les dossiers des dernières bavures.

     

    L’impunité ne profite pas uniquement aux auteurs des bavures militaires ou policières : elle protège également, quel que soit le domaine, les dossiers «susceptibles d’être clos». C’est en faisant allusion aux affaires de corruption, crimes et délits impunis en Algérie, que le président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, Me Boudjemaâ Ghechir, tente d’expliquer pourquoi les dossiers judiciaires relatifs aux différentes bavures militaires n’aboutissent pas. Selon lui, «d’autres bavures ont été commises, auparavant, par des militaires, policiers et gendarmes dans le pays mais les plaintes demeurent, à ce jour, sans suite. L’impunité s’est ancrée dans la culture du pouvoir algérien jusqu’à déprécier la vie humaine», déplore-t-il.

     

    Dans la nuit de dimanche à lundi, Zahia Kaci, 55 ans, mère de 14 enfants, a été victime d’une «bavure militaire» dans la commune de Fréha, à Tizi Ouzou, à quelques mètres d’une caserne militaire. Des manifestations ont suivi cet évènement tragique succédant, à peine deux mois après, à un autre «accident» similaire survenu à Azazga dans la même wilaya. «Si la population se mobilise, en particulier en Kabylie, et réclame justice, c’est parce que les auteurs précédents n’ont pas été sanctionnés, réclame le président de la LADH. Or, un militaire ayant commis une bavure doit passer en justice. Mais là aussi, les choses ne sont pas gagnées d’avance car la juridiction militaire reçoit des ordres du commandement de l’armée».

     

    Pourtant, la loi prévoit des poursuites pénales à l’encontre des auteurs de crimes et délits contre les personnes. «Cette même loi prévoit aussi des excuses légales qui, tout en substituant l’infraction et la responsabilité, assure l’impunité (excuses absolutoires) ou une modération de la peine (excuses atténuantes), explique Me Salah Hanoun, avocat et militant des droits de l’homme. Le droit de mettre en mouvement l’action publique appartient, par un ordre de poursuites, au ministre de la Défense nationale qui peut le déléguer, sous son autorité, au procureur militaire de la République. Celui-ci ordonne l’ouverture d’une instruction préparatoire au moyen d’un ordre d’informer, en cas de qualification criminelle, ou ordonne la traduction directe de l’auteur de l’infraction devant le tribunal, si la qualification est correctionnelle ou si l’affaire est en état d’être jugée».

     

    Excès de zèle

     

    De son côté, Me Aïssa Rahmoun, membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme tire la sonnette d’alarme sur d’autres dépassements injustifiés en avançant que «selon des témoins, les militaires ont suivi les deux rescapées qui accompagnaient la défunte, jusqu’à chez elles, sans se priver de malmener les citoyens se trouvant sur leur chemin. Cet épisode, s’il reste impuni, fait craindre le pire, à savoir l’encouragement des éléments des services de sécurité à la multiplication de bavures et de comportements zélés vis-à-vis des citoyens», regrette Me Rahmoun. Excès de zèle qui pourrait refléter, selon Me Guechir, «le manque d’entraînement et le niveau de la formation militaire dont bénéficient les jeunes appelés, d’autant que la conjoncture actuelle ne permet pas ce genre d’actes», soutient-il. Nous avons tenté, à plusieurs reprises et auprès de plusieurs services, de joindre le ministère de la Défense. En vain.

    Lamia Tagzout

     

  • Violations des droits humains en Algerie

         

    PAR généraux,drs,voyous du drs, la police,gendarmerie, armée ect........

  • Algérie : le général Khaled Nezzar rattrapé en Suisse par une plainte pour « crimes de guerre »

     

    François Gèze (Ageria-Watch), Blog Mediapart, 25 octobre 2011

     

    Ce jeudi 21 octobre, le général Khaled Nezzar, 73 ans, ancien homme fort du pouvoir militaire algérien dans les années 1990, était à Genève pour affaires. Mais il n’y a pas dormi tranquillement, comme à son habitude, à l’hôtel cinq étoiles « Beau Rivage » : ce soir-là, il y a été « assigné à résidence, sous surveillance » par la justice suisse, après avoir passé la journée au poste de police du boulevard Carl-Vogt. Arrêté le matin même par la police, il y a été entendu par la procureur de la Confédération suisse sur son implication dans les « crimes de guerre » commis durant les années 1990, suite à la plainte de deux Algériens victimes de tortures à l’époque, plainte déposée par l’ONG TRIAL (Track Impunity Always), une association suisse qui lutte contre l’impunité des responsables de violations des droits humains. Nezzar a été remis en liberté vendredi soir, après avoir été « prévenu » (l’équivalent d’une mise en examen).

     

    Khaled Nezzar, l’un des principaux organisateurs du terrorisme d’État en Algérie

     

    Dans son communiqué du 21 octobre, TRIAL rappelle les faits : « Khaled Nezzar […] a occupé divers postes à responsabilités dans l’armée. Chef des armées terrestres en 1986, il a été promu chef d’état-major puis ministre de la Défense en 1990 [jusqu’en juillet 1993]. À ce poste, il est devenu l’homme de toutes les décisions au sein du pouvoir. De [janvier] 1992 à [janvier] 1994, il a été l’un des cinq membres du Haut Comité d’État (HCE), junte militaire de cinq membres remplaçant le président élu. M. Nezzar a été considéré comme l’un des hommes les plus puissants du régime au début des années 1990, alors que la “sale guerre” faisait rage. De nombreuses organisations de défense des droits humains lui reprochent d’avoir ordonné, autorisé et incité des militaires et des agents de la fonction publique à exercer des actes de torture, à commettre des meurtres, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et autres actes constitutifs de graves violations du droit international humanitaire. »

     

    Un constat froid et factuel, qui a le mérite de battre en brèche, une nouvelle fois, le discours de désinformation propagé depuis le coup d’État de janvier 1992 par le pouvoir algérien, jusqu’à ce jour : derrière la démocratie de façade instaurée par des « militaires républicains » qui prétendaient lutter contre l’« hydre islamiste », c’est en réalité un véritable terrorisme d’État, méticuleusement planifié, qui a frappé la société algérienne dans les années 1990, au prix de quelque 200 000 morts, dont au moins 20 000 victimes de « disparations forcées » du fait des « forces de sécurité ». Plus de dix ans après la fin de la « sale guerre », tous les organisateurs de cette effroyable « machine de mort » – pour reprendre les termes d’un rapport accablant et trop méconnu publié en 2003 par l’ONG Algeria-Watch – bénéficient toujours d’une totale impunité.

     

    Certains d’entre eux sont depuis morts de leur belle mort, sans avoir jamais été inquiétés. C’est le cas du général Smaïl Lamari (dit « Smaïn »), décédé en août 2007, qui fut à partir de 1990 le numéro deux de la police politique, le DRS (Département de renseignement et de sécurité). Et, à ce titre, l’un des pires criminels responsables de la machine de mort : ce digne héritier des pires pratiques de l’armée française contre le peuple algérien durant la guerre d’indépendance les a répétées à une échelle inédite, notamment avec l’ordonnancement des grands massacres de 1997 perpétrés par les « groupes islamiques de l’armée » (GIA) qu’il contrôlait. C’est le cas également du général Larbi Belkheir, le faiseur de rois dans l’Algérie des années 1980 et 1990 et l’un des principaux concepteurs du coup d’État de 1992 et de la guerre déclenchée ensuite contre la population : cet affairiste hors pair, homme clé des circuits de corruption de la Françalgérie, est mort dans son lit en janvier 2010. Ou encore du général Brahim Fodhil Chérif, ex-chef du Département des opérations au ministère de la Défense nationale et acteur de premier plan de la « sale guerre » antiterroriste des années 1990, décédé en juin 2008.

     

    Des centaines d’officiers auteurs ou complices de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité

     

    Mais les autres officiers algériens responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans les années 1990 sont toujours bien vivants. Certains d’entre eux ont été discrètement écartés par leurs pairs des sphères officielles de décision, souvent au prix de juteux fromages, même s’ils conservent dans l’ombre un pouvoir certain. Tel est le cas du général Khaled Nezzar, l’homme qui fait aujourd’hui l’actualité en Suisse et qui n’a plus de fonctions officielles depuis 1994. Ou des généraux Mohamed Lamari (ancien commandant des forces terrestres de 1989 à 1992, nommé en octobre 1992 à la tête des nouvelles unités antiterroristes, puis chef d’état-major de l’ANP – Armée nationale populaire – de juillet 1993 à juillet 2004) et Kamel Abderrahmane (chef de la Direction centrale de la sécurité de l’armée, l’une des branches du DRS, de 1990 à 1996, puis commandant de la 2e région militaire de 1996 à 2003) : tous deux ont été mis sur la touche en 2004, après avoir joué un rôle majeur dans le déploiement du terrorisme d’État depuis 1992. Nombre de leurs pairs ou subordonnés de l’époque sont en revanche toujours en poste aujourd’hui et sont les véritables « décideurs » dans l’Algérie de 2011.

     

    À commencer par le général Mohammed Médiène (dit « Toufik »), 72 ans, l’inamovible numéro un de la police politique, le DRS, depuis plus de vingt ans : il est toujours à ce jour le véritable « patron » du pays, en connivence plus ou moins conflictuelle avec le civil que lui et ses collègues des « services » et de l’armée ont chargé depuis 1999 d’incarner la façade pseudo-démocratique du régime, le président Abdelaziz Bouteflika, 74 ans. L’un et l’autre sont en cette fin 2011 bien malades, et les luttes de clan pour leur succession ont pris récemment un tour plus aigu que d’habitude.

     

    Derrière les bagarres publiques qui mobilisent depuis plusieurs années, sans conséquence, les vieilles marionnettes de la classe politique sur la scène médiatique algérienne, se déroule en effet dans l’ombre une autre bagarre, autrement décisive, au sein de la coupole dirigeante du DRS et de l’armée. Les enjeux : savoir qui mettra demain la main sur les tuyaux de la corruption liés au commerce extérieur (exportations des hydrocarbures, importations de biens de consommation) ; et qui sera capable de mater encore une société en pleine ébullition, où les émeutes violentes et les grèves dures des syndicats autonomes sont devenues quotidiennes. Les principaux acteurs de cette lutte féroce pour le pouvoir, attisée par la crainte de la contagion des « printemps arabes », sont les officiers (devenus colonels ou généraux) aujourd’hui quinquagénaires aux mains tâchées du sang qu’ils ont fait verser dans les années 1990, quand ils conduisaient méthodiquement contre la population leur guerre d’« éradication » de l’islamisme, y compris par la manipulation des groupes armés se réclamant de l’islam.

     

    Parmi les centaines d’officiers auteurs ou complices des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis durant cette période, on peut citer par exemple (liste en vérité interminable, toujours à compléter et préciser) :

     

    – le général Abdelmalek Guenaïzia, actuel « ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale », depuis 2005 ;

     

    – le général Ahmed Gaïd Salah, actuel chef d’état-major de l’ANP depuis 2004 ;

     

    – le général Othmane Tartag, dit « Bachir », qui dirigea de 1990 à 2001 l’un des principaux centres de torture et d’exécutions extrajudiciaires du DRS, le Centre principal militaire d’investigation (CPMI) de Ben-Aknoun, dans la banlieue d’Alger (Tartag est aujourd’hui donné comme l’un des possibles successeurs du général Médiène à la tête du DRS) ;

     

    – le général M’henna Djebbar, ancien patron du CTRI de Blida de 1991 à 2003, un autre centre majeur de torture et de tuerie du DRS, où au moins 5 000 « disparus » ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires ; il est depuis 2003 le chef de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA, l’une des branches du DRS) ;

     

    – le général Rachid Laalali, dit « Attafi », ancien commandant de la 4e région militaire (Ouargla) de 1994 à 2005 ;

     

    – le colonel Hamou, dit « Abdelwahab », ancien commandant du CTRI d’Oran (Centre Magenta) de 1988 à 1999 ;

     

    – ou encore les anciens commandants des régiments des forces spéciales dans les années 1990 qui furent alors le fer de lance du terrorisme d’État (et dont plusieurs occupent aujourd’hui des fonctions éminentes au sein de l’armée) : les (aujourd’hui) généraux Omar Tlemçani (ex-chef du 4e RPC), Amar Athamnia (12e RPC), Daoud (25e régiment de reconnaissance), Hassan Alayma (18e RPC) et Bendjenna (90e BPM).

     

    Le long combat des victimes et des ONG pour la vérité et la justice

     

    En octobre 2007, à Genève (déjà !), lors d’une session du Comité des droits de l’homme de l’ONU consacrée à l’examen du cas de l’Algérie, certains des crimes commis par ces hommes et ceux qui étaient sous leurs ordres ont été évoqués avec précision par plusieurs ONG de défense des droits humains, comme Algeria-Watch et Al Karama for Human Rights, ainsi que le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie. À cette occasion, l’un des experts de ce comité, l’éminent juriste britannique Sir Nigel Rodley, a qualifié ces violations de « crimes contre l’humanité », affirmant que ces milliers d’enlèvements, ces décès et ces massacres « ne se font pas par hasard ou par accident ».

     

    La plainte déposée à Genève contre Khaled Nezzar par TRIAL marque donc une étape importante dans le long combat engagé dès les années 1990 par des victimes et des militants des droits humains, membres d’ONG algériennes et internationales. En octobre 1988, Nezzar avait déjà été l’ordonnateur de la terrible répression déclenchée par l’armée, à la mitrailleuse lourde, contre les émeutes populaires qui avaient alors secoué le pays, au prix de centaines de morts – une répression dont les responsables sont depuis restés impunis. En 2001 et 2002, deux plaintes de victimes de torture avaient été déposées devant les tribunaux français – rapidement classées sans suite, raison d’État oblige – contre le général. En juillet 2002, il avait perdu à Paris son procès en diffamation contre l’ancien officier des forces spéciales Habib Souaïdia, lequel avait dénoncé dans un livre retentissant la « sale guerre » perpétrée par le régime. Depuis lors, dans l’indifférence assez générale des médias occidentaux, plusieurs ONG – comme SOS Disparus, le Collectif des familles de disparus en Algérie, Algeria-Watch, Al Karama ou TRIAL – ont poursuivi ce combat pour la vérité et la justice, marquant des points importants contre le régime algérien devant les instances onusiennes en charge du respect des droits humains.

     

    Une étape vers la saisine de la Cour pénale internationale ?

     

    En 2011, le général Nezzar est donc à nouveau rattrapé à Genève par la plainte, soutenue par TRIAL, de deux anciens membres du Front islamique du salut (FIS) aujourd’hui résidents en Suisse, Ahcène Kerkadi et Seddik Daadi : victimes de tortures en 1993 et au cours des années suivantes, leurs témoignages avaient déjà été rendus publics par Algeria-Watch, en 2003 pour le premier, en 2008 pour le second. Une lecture particulièrement éprouvante par ce qu’elle révèle (comme des milliers d’autres témoignages de ce genre) des atroces souffrances infligées aux Algériens depuis vingt ans par les généraux « janviéristes ». Tel est en effet le qualificatif accolé par la rue algéroise aux instigateurs du coup d’État de janvier 1992, dont Nezzar était l’une des principales figures.

     

    Lors de son interrogatoire par la justice suisse – dont le procès-verbal a été intégralement publié par le quotidien algérien El Watan et sur une page de Facebook –, les protestations de ce dernier, comme dix ans plus tôt lors des procès de Paris, relèvent du pur et simple négationnisme : « Je ne suis pas concerné par ce conflit [qui a touché l’Algérie durant les années 1992 à 1999]. Pourquoi me posez-vous cette question ? Je ne suis pas celui qui a déclenché ce conflit. J’étais ministre de la Défense. […] Je n’ai pas connaissance de cas de torture durant cette période. C’était d’ailleurs l’affaire des services de savoir comment ils obtenaient les informations. »

     

    Des déclarations proprement hallucinantes, au regard des preuves accablantes aujourd’hui disponibles quant au rôle de Nezzar et de ses pairs dans la terreur d’État à laquelle ils ont soumis la population algérienne depuis bientôt vingt ans. Grâce au courage des deux plaignants algériens de Genève et à la rigueur de TRIAL, le ministère public de la Confédération helvétique a maintenant la responsabilité de poursuivre l’instruction pour « crimes de guerre » qu’il a ouverte contre le général Khaled Nezzar. Alors que la perspective d’une action judiciaire devant la Cour pénale internationale de La Haye – régulièrement invoquée par les opposants algériens sur des milliers de blogs et de sites Web – semble encore éloignée (même si elle n’a rien d’irréaliste), la procédure engagée par TRIAL représente une brèche décisive en ce sens, pour tenter d’en finir avec l’insupportable impunité des criminels toujours au pouvoir à Alger.

     

    Le général Nezzar n’a en effet été remis en liberté, comme l’a souligné TRIAL, que « sur la base de promesses [de sa part] de se présenter durant la suite de la procédure ». L’avenir dira si le « prévenu » aura le courage d’honorer sa promesse ou s’il préfèrera courir le risque, fort possible, d’un procès par contumace en Suisse. Avec toutes ses conséquences...

     

  • tout ce qui provient de chine est cancérigene ,le plastique,la nourriture les voitures,les vetements ect...!!

    Le Nutella contient du PEHP le phtalate le plus dangereux !

    lire la suite:http://www.aboneobio.com/blog/post/2010/07/28/Le-Nutella-contient-du-PEHP-le-phtalate-le-plus-dangereux

  • URGENT : Noureddine BELMOUHOUB libéré par les «barbouzes»

     

     

     

     

    Alger le 26 octobre 2011. 3h 56. Le téléphone me réveille brutalement. C’est la voix de mon frère Noureddine Belmouhoub. Je ne savais plus en cette nuit froide si je rêvais ou pas.

     

    -         Où es-tu ? lui dis-je ? sans vraiment y croire.

     

    -         Ici, près du cimetière d’El Alia, sous les arbres. « Ils » viennent de me jeter là !

     

    Noureddine est sain et sauf ! El Hamdou Lillah. Il sera vite récupéré par son compagnon, celui-là même qui était avec lui lors de son kidnapping, quelques jours plus tôt.

     

    Selon son premier témoignage à chaud et malgré son état de délabrement physique et mental, il me racontera au téléphone qu’il a été enlevé selon lui par la police politique. Après avoir été embarqué de force dans le Caddy Volkswagen le dimanche 23 octobre à 11h, Noureddine se rappelle qu’ « ils » avaient pris la direction de la rue de l’ALN (ex-Moutonnière), vers El Harrach. En cours de route, l’un des civils lui intima l’ordre de baisser la tête sous le siège pour éviter qu’il sache où il est. Au bout de quelques minutes, le véhicule s’arrêtera près d’un fourgon de type Peugeot et Noureddine sera transféré vers ce dernier sans qu’il sache où il est et où il va. La seule chose qu’il pouvait deviner c’était que le véhicule empruntait une longue côte.

     

    Il fut débarqué en un endroit inconnu. Il fut accueilli et abreuvé d’insultes et de grossièretés. Il ne sera pas agressé physiquement. Ces « civils » lui reprochèrent d’avoir déposé une plainte contre le sieur Khaled Nezzar et lui intimèrent l’ordre de la retirer. Ils voulaient lui faire signer une déclaration « sur l’honneur » qu’il retirerait sa plainte, ce qu’il refusera de faire avec courage et dignité.

     

    Devant l’attitude stoïque de notre frère Noureddine et au vu des réactions nationales et surtout internationales, affolés, « ils » n’avaient d’autre solution que de le jeter dans la nature pour s’en débarrasser.

     

    Nous voilà ainsi revenus aux sombres années 90 où dans l’impunité la plus totale, la police politique faisait disparaitre des algériens.

     

    Tel est aujourd’hui l’Etat de non-droit où la police politique kidnappe en pleine rue de la capitale et en plein jour un citoyen de 64 ans, malade, le séquestre durant trois jours dans l’illégalité la plus totale, l’insulte, le terrorise pour avoir déposé une plainte contre un officier en retraite que Noureddine juge en son âme et conscience être responsable lorsqu’il était en fonction en 92, des tortures subies et de sa déportation au camp de concentration de Reggane.

     

    Je tiens à porter cette odieuse machination digne des temps staliniens à l’opinion publique, aux institutions judiciaires internationales et aux gouvernements démocratiques du Monde Libre.

     

    Je tiens à dénoncer ces pratiques terroristes de ce régime illégitime qui ne resteront pas impunies. Nous saisirons toutes les institutions internationales pour que ce crime soit sévèrement puni.

     

    De plus amples détails seront fournis ultérieurement par notre compatriote Belmouhoub qui a besoin actuellement de repos, vu son extrême fatigue physique et son état mental très affecté.

     

     

     

    Docteur Salah-Eddine SIDHOUM




  • Question de dignité !

     

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

     

     

    Hôpitaux paralysés, surtout à l’intérieur du pays, tribunaux «tournant au ralenti», la grève des praticiens spécialistes et des avocats semble avoir été largement suivie, hier, dans son premier jour, alors que les travailleurs de l’éducation se sont rassemblés devant le siège de l’UGTA, à Alger. La «Maison du peuple» a été transformée pour la circonstance en un véritable blockhaus et les environs quadrillés par un important dispositif policier. Avocats et médecins spécialistes ont emboîté le pas aux cheminots, aux travailleurs communaux et aux employés de l’éducation qui sont sur le point d’achever leur mouvement de contestation, lui aussi largement suivi. D’autres catégories socioprofessionnelles «rongent leur frein» et pourraient battre le pavé dans les prochains jours. La preuve que le mécontentement a gagné pratiquement tous les secteurs.

    Absence de statut, salaires et retraites insuffisants, fonction dévalorisée par une réglementation obsolète et totalement dépassée, tous ces mécontents ont conscience qu’ils mènent une bataille pour leur dignité face à des autorités qui les méprisent, qui les ignorent. Force donc est de constater que le ras-le-bol et l’exaspération se sont, malheureusement généralisés et n’épargnent que très peu de catégories de citoyens. Autant dire que «la paix sociale» recherchée par le pouvoir depuis une décennie et consistant à un saupoudrage «sonnant et trébuchant» grâce à la rente pétrolière – pour le moment assurée – ne suffit plus et ne comble pas le mépris manifeste à l’égard des différentes catégories de citoyens, surtout celles qui sont économiquement et socialement les plus exposées et la dévalorisation des autres. Double échec donc. Ni pacte social ni autre chose.

    Il n’est pas exagéré de dire par ailleurs que le contrat qui lie gouvernants et gouvernés est quelque part rompu, sans que les premiers ne s’en soucient, enfermés qu’ils sont dans leur isolement et entourés des seuls soutiens d’appareils politiques et policiers. Et surtout autistes aux revendications des différentes couches de la société, notamment de la jeunesse. On a vu des régimes s’effondrer pour moins que cela. C’est là, entre autres, un des enseignements des «révolutions arabes».

     

    Reda Bekkat
  • Les retraités perdent patience

    Grèves et protestations à travers le pays

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte


     

    Longtemps ignorés, les retraités algériens s’impatientent. Lassés d’attendre ce qui s’apparente à une «charité» des autorités, ils se révoltent.

    En effet, plusieurs centaines de retraités, d’Alger et d’autres wilayas, sont venus crier, hier, leur ras-le-bol devant la centrale syndicale et demander des comptes aux responsables de l’UGTA, après le report du traitement de leur dossier lors de la dernière tripartite. Défiant l’important dispositif policier mis en place dès les premières heures de la matinée, les protestataires ne veulent rien entendre. Ils exigent une réponse du responsable de la Fédération des retraités qui s’est engagé, selon eux, à négocier une augmentation des retraites avec le gouvernement. Mais c’est le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, qui se présente pour tenter d’écouter leurs doléances. Peine perdue.


    Il est pris à partie dès son apparition sur les lieux. Très en colère, les contestataires s’en prennent violemment à lui, l’accusant «de trahison et de mensonge». «Menteur !», «Nous n’avons pas besoin de toi», «Dégage !»…les protestataires n’ont pas lésiné sur les qualificatifs pour traiter le patron de l’UGTA, pris en tenaille au milieu de la foule qui l’empêche d’accéder au siège de l’UGTA. Il échappe de justesse à un lynchage. Cerné de partout, Abdelmadjid Sidi Saïd n’a même pas le temps de placer un mot. Ses collaborateurs éprouvent d’énormes difficultés pour lui frayer un chemin. Cela dure plus d’une vingtaine de minutes. Même en réussissant à entrer à l’intérieur du siège, le SG de l’UGTA peine encore à arriver à la salle de réunion, située au dernier étage de la bâtisse. Il est interpellé de partout. Une fois à l’intérieur de la salle de réunion, Abdelmadjid Sidi Saïd tente de reprendre son calme. Essoufflé, après avoir passé un sale quart d’heure, il prend quelques minutes de repos avant d’asséner à l’adresse des mécontents qui continuent de le huer : «Criez ! Criez ! Vous croyez que ça va changer quelque chose ? Je ne travaille pas chez vous. Je suis juste venu pour vous aider. Alors ne m’énervez pas !»


    «Une augmentation de 40% à partir du mois de novembre»


    Et de poursuivre : «Qu’est-ce que j’ai fait pour m’inquiéter comme ça. Je n’accepte pas les insultes. ‘Ana kheddam ntaâ redjala’ (je travaille pour des hommes).» «C’est votre droit de dénoncer les promesses. Mais votre revendication sera traitée», déclare-t-il en brandissant un document. «Voilà ! Je viens de demander une augmentation de 40% que vous toucherez en novembre. C’est un engagement de l’UGTA», assure-t-il. L’annonce n’apaise pas la colère des retraités, qui l’interrogent également sur le reste des revendications.
    Abdelmadjid Sidi Saïd ne répond pas. «Je ne suis pas un menteur. Je ne fais pas de fausses promesses», rétorque-t-il avant de descendre de l’estrade. Comme pour monter à la salle de conférence, Sidi Saïd est confronté encore à d’énormes difficultés pour descendre et rejoindre son bureau. En tout cas, les retraités ne sont pas rassurés. Ils dénoncent les pensions de misère qui leur sont accordées.

    «J’étais fonctionnaire à l’APC de Mohammadia (Alger) et je touche une pension de 11 000 DA après 15 ans de service. Je suis père de famille, j’ai 5 enfants qui sont tous scolarisés. Est-ce que je peux vivre avec une telle pension ?», interroge Bekhat Hassan.
    Un autre retraité enchaîne : «Je n’ai droit qu’à une pension de 12 000 DA après 26 ans de service.» «Tout le monde a eu droit à une augmentation, sauf nous. Pour augmenter les policiers et les cadres de l’Etat, les autorités n’avaient pas besoin d’attendre une réunion du Conseil des ministres. Mais pour les retraités, on nous fait patienter éternellement», dénoncent les protestataires.
    Outre la suppression de l’IRG pour les faibles retraites, les protestataires exigent aussi l’alignement des anciennes pensions sur les nouvelles. Ils demandent aussi une augmentation des retraites à hauteur de 80% et une majoration de la prime de la femme au foyer à 6000 DA.
     

    Madjid Makedhi
  • L’espoir tunisien

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Dans la scène de mise à mort de Kadhafi se concentrent tous les enjeux de la guerre de Libye.
    On y mesure le niveau de haine que son régime tyrannique a pu injecter dans la société libyenne, mais on y apprend aussi que les chefs de la rébellion, pas plus que l’Otan, n’avaient pas anticipé la gestion d’une éventuelle capture et que les deux n’ont donc pas favorisé l’hypothèse d’un procès de l’ancien “Guide”. On considère que, les images aidant, les Libyens ont, par procuration, infligé à leur tyran de quarante-deux ans de règne la fin qu’il méritait. L’impératif de justice et de vérité repassera.
    On peut y lire aussi l’impatience des pays intervenants à liquider un chef de guerre dont la simple survie pouvait remettre en cause le processus de transfert ; or, pour des chefs d’État pressés par des échéances électorales, il est devenu urgent de présenter à leurs opinions et à leurs électeurs la victoire extérieure qui compensent quelques échecs locaux.
    Cela rappelle qu’un dictateur déposé, même par la voie révolutionnaire, ne cède pas forcément la place à une forme de pouvoir plus évoluée. L’Afrique regorge d’exemples confirmant cette éventualité. On peut citer la succession “révolutionnaire” de Taylor à Doe, au Liberia. En Afrique du Nord et dans le monde arabe, la Libye constitue un cas inédit d’exécution “populaire” d’un autocrate déchu. Mais, auparavant, l’exécution a laissé l’impression d’une liquidation expédiée d’une tranche d’Histoire qui méritait plus qu’un procès de forme. Et le début de jugement d’un Moubarak alité et chargé par une accusation qui se télescope au prétoire donne l’impression d’un procès d’avance bâclé.
    Il y a une espèce de gâchis dans l’exécution d’un dictateur juste au moment où il est mis en situation de rendre compte de ses abus. D’autant que la forme n’est pas mise pour épargner la grandeur de la révolution qui en est venue à bout.
    L’incapacité de consacrer la révolution par un moment de solennelle et sereine vérité va-t-elle ternir, voire disqualifier le “Printemps arabe” ? Sûrement pas, car si l’image d’un lynchage en règle, d’un sanguinaire patenté soit-elle, peut écœurer, l’humanité ne regrettera tout de même pas l’élimination d’un Saddam ou d’un Kadhafi. Mais c’est justement cette humanité acquise au principe du droit à l’intégrité de l’être avant comparution que l’image du lynchage ou de l’exécution dérange.
    Il vaut mieux ne pas faire du cas libyen un cas exemplaire de transition démocratique. Ne serait-ce que parce qu’on n’est pas encore là, loin s’en faut. Les enjeux, qui pointaient avant même la victoire militaire, ne manqueront pas de compliquer la marche de ce peuple vers la liberté. On peut, heureusement, tourner notre regard vers le test plus décisif et plus prometteur de l’élection, aujourd’hui, de l’Assemblée constituante de Tunisie.
    Peut-être y trouverons-nous, enfin, un signe qu’il n’y a pas de fatalité culturelle de la violence en terre d’Islam et, comme Bourguiba a montré que la laïcité y est possible, la “révolution du Jasmin” nous prouvera que la démocratie n’y est pas une utopie.
    M. H.

    musthammouche@yahoo.fr

  • no moment

    Dilem du 23 octobre 2011

  • L'intégralité du PV d'audition de Khaled Nezzar par la justice suisse

     

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    source le matin dz

    Durant deux jours, 20 et 21 octobre passés, l’ancien ministre de la défense (1991à 1993), Khaled Nezzar, a été auditionné par le procureur fédéral suisse, Laurence Boillat suite à une plainte déposée contre lui pour «suspicion de crimes de guerre».

    L’audition a porté principalement sur le rôle du général à la retraite et celui de l’armée dans la gestion de la décennie noire et de la lutte antiterroriste.

    Des questions également sur le départ de Chadli Bendjedid, le rôle du Haut comité d’Etat (HCE).

    Le procureur fédéral suisse a interrogé aussi le prévenu au sujet de «la torture, les disparitions forcées, et les camps du sud.

    El Watan publie l’intégralité du Procès-verbal de l’audition.

     
    voir aussi en pdf
    L'intégralité du PV d'audition de Khaled Nezzar
     
  • Mr Noureddine Belmouhoub kidnappé à Alger


    URGENT : Mr Noureddine Belmouhoub kidnappé à Alger

     

     

    Je viens d’apprendre à l’instant du compagnon de Mr Noureddine Belmouhoub que ce dernier vient d’être kidnappé ce jour au niveau de la rue Hassiba Ben Bouali à 11h par 3 civils venus à bord d’un véhicule de type Caddy Volkswagen, de couleur blanche.

     

    Mr Belmouhoub circulait avec son compagnon lorsqu’il fut abordé par ces 3 individus qui l’ont forcé à monter dans le véhicule, sans aucune explication. Son compagnon n’a pas été inquiété.

     

    J’en appelle à toutes volontés dignes d’Algérie et du Monde libre à dénoncer ces pratiques odieuses de kidnappings et de terreur pour faire taire les hommes dignes.

     

    Dr Salah-Eddine SIDHOUM

     

    Alger le 23 octobre 2011

    M. Noureddine BELMOUHOUB, militant des Droits de l'Homme a été kidnappé à Alger

     

     

    Je viens d'apprendre que M. Noureddine BELMOUHOUB, militant des Droits de l'Homme et ancien interné des Camps du Sud Algérien, au début des années 90, a été kidnappé ce matin du dimanche 23 Octobre 2011 vers 11 heures, en plein centre d'Alger par 3 civils à bord d'un véhicule Wolksvagen de type CADDY.

    http://www.lequotidienalgerie.org/2011/10/23/urgent-mr-no...

    http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvrepr/belmouhoub_ki...

     

    Cette  nouvelle est TRES GRAVE parce qu'elle est liée à la récente arrestation en Suisse du Général à la retraite Khaled Nezzar, le chef de la junte qui a perpétré le putsch de Janvier 1992 contre la volonté du peuple algérien et qui reste toujours très influent sur la hiérarchie militaire qui exerce la réalité du pouvoir à Alger. En effet, M. Noureddine BELMOUHOUB figure en bonne place parmi les victimes de la torture qui ont déposé plainte formellement contre les membres de cette junte.et particulièrement contre la personne du général Khaled Nezzar. Cette plainte a été déposée depuis 2001 par devant le Tribunal d'Alger. Sans aucune réaction à ce jiour.

    Je voudrais exprimer ici, d'abord ma solidarité totale avec M. Noureddine BELMOUHOUB et sa famille.

    Ensuite, je me fais un devoir de conscience, de dénoncer à l'opinion publique nationale et internationale ces lâches méthodes de barbouzes, contraires à la morale la plus élémentaire, la notion de Droit ou de Justice n'étant plus de mise depuis si longtemps, au sein d'une Algérie devenue captive d'un pouvoir mafieux dont de nombreux barons –  le général Nezzar en tête – sont sous le coup de graves présomptions de Crimes Imprescriptibles.