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  • «J’accuse Khaled Nezzar d’être responsable des tortures que j’ai subies»

    Compte rendu de l’audition des plaignants

     

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    On m’a enlevé mes vêtements, mis un bandeau sur les yeux et menotté. On m’a allongé sur un banc et on m’a frappé avec une barre de fer sur les orteils, sur les parties génitales et sur le torse.

    Pendant que quelqu’un versait de l’eau sur ma bouche couverte par un chiffon. Lorsque j’ai perdu conscience, ils m’ont brûlé avec un chalumeau pour me réveiller.» C’est là un extrait du rapport détaillé de l’audition qui s’est tenue vendredi à l’hôtel de police de Genève dans le cadre d’une instruction ouverte à l’encontre du général à la retraite, Khaled Nezzar, pour un soupçon de crimes de guerre.
    Le récit est celui de Daadi Seddik, un des deux plaignants, qui raconte avec précision, lors de cette audition et en présence de l’accusé, les pires moments de la torture subie pendant son arrestation à Alger le 17 février 1993 à 2h du matin.

    «Après cette première séance de torture, ils m’ont laissé une journée dans un couloir puis ils m’ont placé dans une cellule pour 11 à 12 jours et chaque jour je subissais la même séance de torture qui durait 3 à 4 heures, le dernier jour ils m’ont torturé près de 5 heures puis ils m’ont violé (…)», est-il précisé dans le document dont El Watan a pu se procurer une copie. Pourquoi cette plainte est déposée contre l’ancien membre du Haut Comité d’Etat (HCE) et ministre de la Défense de 1991 à 1993, Khaled Nezzar ? «C’est lui qui dirigeait l’Algérie à cette époque. J’accuse Khaled Nezzar d’être responsable de la torture que j’ai subie en Algérie. S’il dit qu’il n’a pas donné d’ordre, pourquoi n’a-t-il pas jugé ces gens ?» répond Daadi Seddik en présence des avocats, du procureur fédéral assistant et du procureur fédéral suppléant. Ancien employé de daïra, militant au sein de l’ex-FIS, Daadi Seddik, qui était recherché lors des événements d’Octobre 1988, a été emprisonné durant une année après ce fameux 17 février 1993. Après quoi, il a pu quitter le territoire pour fuir le harcèlement policier qui lui a été imposé, raconte-t-il, allant d’arrestation en arrestation après sa libération.
    Rentré de Suisse en 1995, il subira une énième arrestation qui finira encore une fois en séance de torture de 43 jours. Il a quitté définitivement le pays quand il a été relâché pour se réfugier une seconde fois en Suisse.


    Supplice du chiffon mouillé


    «En 1993, j’ai été arrêté trois fois par la police pour des interrogatoires jusqu’au soir où des parachutistes sont arrivés chez moi et fouillé partout. Une dizaine de personnes portant des cagoules m’ont embarqué. (…) On m’a demandé de me déshabiller, on m’a ligoté les pieds et les bras, on m’a mis un morceau de tissu sur le visage et on y a versé de l’eau pour m’obliger à dire que je soutenais des groupes armés. J’ai inventé des réponses fausses pour échapper au supplice après dix jours de torture», raconte pour sa part Ahcène Kerkadi, chirurgien dentiste anciennement installé à Meftah, également sympathisant du FIS et ancien maire adjoint.
    Ce deuxième plaignant lors de la même audition, mettant en cause le général à la retraite, Khaled Nezzar, a lui aussi pu quitter l’Algérie après avoir été libéré pour se réfugier en Suisse.


    Cette déposition est donc une première étape dans la procédure faisant suite au dépôt de plainte de ce 20 octobre par Daadi Seddik et Ahcène Kerkadi, en qualité de partie plaignante dans le cadre d’une instruction ouverte à l’encontre de Khaled Nezzar par le ministère public de la Confédération, en date du 19 octobre, «pour soupçon de crimes de guerre commis en Algérie durant le conflit armé interne de 1992 à 1999».
    L’ancien homme fort du régime a été interpellé suite à une demande du parquet jeudi matin, alors qu’il était en visite dans la capitale helvétique pour des soins.
    Il a été auditionné par le procureur après que ces deux plaignants eurent déposé leur plainte. Il a été libéré vendredi soir après avoir garanti qu’il resterait à la disposition de la justice suisse à partir d’Alger. Mais les deux plaignants ne semblent pas avoir dit leur dernier mot. «Je dispose d’éléments contre le général Khaled Nezzar, mais je ne peux pas les dire en sa présence. Il y a des militaires dissidents qui ont beaucoup de choses à dire, si la procédure se poursuit», a précisé Ahcène Kerkadi lors de cette audition.

    Fella Bouredji
  • Champ de manoeuvres

    Par

    «La politique est plus dangereuse que la guerre... A la guerre vous ne pouvez être tué qu'une seule fois. En politique, plusieurs fois.» Winston Churchill

    C'est la raison pour laquelle on a souvent affaire à des revenants qui ne viennent que pour se venger et qui font ainsi des dommages considérables. Mais ce n'est pas le propos d'aujourd'hui. Tout le monde connaît les théories de Carl Von Clausewitz sur l'art de la guerre pour la simple raison que ce brillant officier prussien a servi des armées qui ont considérablement réduit le rôle de l'armée française sur le continent européen. Ensuite, c'est parce que c'est un Occidental. Mais peu de gens ont entendu parler de Sun Zi, un théoricien génial contemporain de Lao-Tseu et qui contribuera à développer la science militaire et le concept de guerre asymétrique dont s'inspirera Mao Zédong. Lao-Tseu disait: «Rien n'est plus souple et plus faible au monde que l'eau. Pourtant, pour attaquer ce qui est dur et fort, rien ne la surpasse et personne ne pourrait l'égaler. Que le faible surpasse la force! Que le souple surpasse le dur.» Ce concept sera repris et répandu par Wesley Clark, général américain lors de l'intervention de l'Otan au Kosovo, dans un article traitant de la seconde intifadha écrit pour Time Magazine. D'une façon générale, une guerre asymétrique est une guerre du faible au fort, avec une cible collatérale faible et sans défense, comme le fils pour le père ou la population et l'administration civile pour une autorité contestée avec ses forces policières et militaires. Ce qui la différencie d'une guerre dissymétrique, du fort au faible, avec des cibles militaires dans des opérations militaires. La guerre asymétrique est mieux représentée par le couple terrorisme et propagande. Ce sont surtout les guerres d'indépendance qui offrent ces exemples de disproportions des forces en présence. Indochine, Algérie, Vietnam, Sri Lanka, Tchétchénie, Afghanistan, Irak... La guerre asymétrique est omniprésente dans l'histoire du monde post-1945 comme dans l'actualité brûlante. Affrontement de deux entités de force et de niveau technologique différents, son omniprésence actuelle procède directement des mutations du système international, même si son existence est attestée depuis les temps les plus reculés de l'histoire. Ce sont soit les institutions gouvernementales et leurs représentants qui sont visés (comme la Résistance en France durant l'occupation allemande ou encore la lutte pour l'indépendance du peuple basque), soit dans certains cas, la population civile visant le pays en position de supériorité militaire (comme les Palestiniens vis-à-vis d'Israël). Les guerres asymétriques ne sont pas forcément délimitées à la surface d'un État, mais peuvent englober le monde entier, partout où le pays visé est représenté.
    Certains spécialistes des guérillas préfèrent néanmoins le terme de guerre irrégulière, soulignant que face aux sociétés traditionnelles demeurant capables de payer le «prix du sang», la détention de la supériorité technologique par les sociétés modernes nécessite d'être relativisée. «Irrégulière» renvoie alors aux modes d'action de ces guerres qui contournent les voies légales du combat instituées par le droit des conflits armés. Tout le monde se souvient de la célèbre répartie de Larbi Ben M'hidi à Bigeard: «Donnez-nous vos avions et vos chars, nous vous donnerons nos couffins...» En effet, à l'exception des guerres menées par les mouvements de libération nationale durant la décolonisation et par les mouvements de lutte anti-apartheid, les méthodes des guerres irrégulières sont généralement prohibées par le droit international. Pourtant, Hamas, qui est classé par les pays occidentaux comme organisation terroriste, vient de se faire reconnaître officiellement comme interlocuteur valable en faisant libérer 1027 prisonniers palestiniens contre le soldat Gilad Shalit qui a la chance d'avoir deux nationalités: la française et l'israélienne. Ce qui suppose une forte participation de la partie française aux marchandages. La disproportion des termes de l'échange (1027
    contre 1) traduit le rapport des forces dans cette région. Puisque Gilad Shalit est aussi français, Sarkozy devrait dédommager à son tour les Arabes: en offrant des cartes de séjour à 1027 demandeurs d'asile! Pourquoi pas?

  • L’Algérie de Tom et Jerry

     

    Par Rochdi Siddiq
    Durant trente ans de vie politique stable, l’Algérie a baigné dans le scénario de « Popeye ». Chacun des acteurs sociaux trouvaient son compte dans la redistribution sociale. La manne  financière issue des recettes pétrolières de l’époque n’avait pas l’élasticité à la hausse que nous vivons aujourd’hui. Malgré cette contrainte, l’endettement extérieur et le recours massif à la planche à billet, permettait de donner à tout un chacun du moins le minimum vital sinon un revenu suffisant pour se remplir la panse à la Popeye. L’Etat providence était craint, quoique honni en cachette, et subventionnait tous les produits de large consommation à la satisfaction de toutes les couches sociales. Un régime de cette sorte, insouciant et dépensier aurait pu tenir 100 ans sans être inquiéter réellement sur sa politique économique, car les agrégats économiques n’avaient de valeur que par leur côté philanthropique, et les représentants de l’Etat n’avaient de compte à rendre qu’à l’intérieur d’un satisfécit général de leur bilan annuel qu’on remettait jamais en doute. Il a fallu attendre l’écroulement du bloc soviétique qui constituait la bouée de soutien du régime de popeye algérien pour voir nos dirigeants renouer avec les réalités économiques, craignant de ce fait les mauvaises notes du FMI qui les a embrigadés à l’intérieur de ses fourches caudines ( entendre par là leur faire subir un traitement humiliant avec son fameux plan de réajustement structurel). Ce plan a mis fin  au cycle de vie du régime Popeye.
    Par la suite les fameuses réformes initiées sous l’égide du FMI ont visé à renverser la tendance du passé. Désormais l’économie est plus ouverte, le secteur public qui distribuait la rente au profit d’une large population s’est rétrécie après son démantèlement touchant presque tous les secteurs. L’aisance, au profit des masses, vécue jusqu’à l’écroulement de l’ère socialiste, a disparu pour laisser place à une économie s’appuyant sur la recherche du gain pour survivre coûte que coûte. Une large majorité de la population a fini dans le labyrinthe de l’économie informelle. Cette économie savoure les fondements de l’import-import au profit d’une caste de nouveaux affairistes invisibles et où seuls émergent  les réseaux de revendeurs issus des couches populaires, rejetés par le secteur public et/ou recalés par l’école (suite au désastre de l’éducation).
    Dans ce scénario, les pouvoirs publics qui ne peuvent pourvoir aux besoins de cette population, avec la carte périmée de Popeye, laisse faire indéfiniment selon la conjoncture, tout en maintenant leurs privilèges extravagants. Alors de quoi s’agit-il.
    Dans un pays où l’Etat est fort et accomplie sa gouvernance selon la règle de la démocratie, c’est à dire redevable devant les électeurs, c’est-à-dire le Peuple, le phénomène de l’informel appelé l’économie sous-terraine (underground en anglais) représente entre 5 et 7% de l’économie nationale.
    Dans le cas de l’Algérie, nous savons que notre économie ne repose sur un mono-produit que sont les hydrocarbures exportées, le reste est quasiment nul et tributaire des produits importés. L’Etat ne peut donc assurer un revenu à tous sur la base d’un plein emploi du secteur économique réel. Le résultat est qu’il laisse faire. L’informel de nos jours a pris le pas et s’est donné pignon sur rue. Qu’il s’agisse de l’économique ou du politique, à chaque fois que l’Etat est dans l’impuissance de satisfaire toutes les revendications l’informel se manifeste de manière inopinée.
    On assiste de nos jours à un nouveau cycle de Tom et Jerry qui s’est substitué au cycle de Popeye.
    Qu’en est-il du légendaire Tom et Jerry et bien ceci :
    « Le scénario de chacun des épisodes est basé sur les tentatives infructueuses de Tom pour attraper Jerry et le chaos que leurs bagarres engendrent. Les raisons qui poussent Tom à pourchasser Jerry vont de la faim purement féline au simple plaisir de tourmenter plus petit que soi, en passant par un désir de revanche pour avoir été ridiculisé. Tom ne réussit cependant jamais à s’emparer de Jerry, en particulier à cause de l’intelligence de la souris. La série est célèbre pour l’utilisation de gags parmi les plus destructifs et violents jamais utilisés dans un dessin animé : Jerry découpant Tom en deux, Tom utilisant toutes les armes et artifices à sa portée pour tenter d’assassiner Jerry ».
    Ceci pour illustrer notre régime qui gouverne les algériens depuis 1962, après le cycle de Popeye, mort et enterré, il est devenu par la force des choses le Tom du peuple algérien qui lui s’apparente à Jerry.
    Chaque jour que Dieu fait nous assistons à un épisode légendaire de Tom et Jerry dans les rues des villes et villages algériens (rapportée par la presse nationale) et cela depuis la décennie noire (répression du pouvoir contre les révoltes de la faim subie par le Peuple, revendication réprimée d’un toit, d’une amélioration du pouvoir d’achat, révolte réprimée contre la mal-vie, contre la hogra, revanche du pouvoir contre la révolte de 1988 et le vote massif pour le fis. Relâchement du pouvoir pour calmer les soubresauts du Peuple (dispositif ansej, micro-crédit, laisser-faire, logement social en bataille rangée etc.). Le pouvoir Tom croît qu’il est plus fort avec sa police usant de matraque et de gaz lacrymogène, mais le peuple Jerry lui prouve chaque jour qu’il ne l’entend pas de cette oreille. Parfois il lui donne l’impression que sa faim est assouvie, mais le temps de faire durer le plaisir et le revoilà dans sa quête de sa part de gâteau, allant jusqu’à extérioriser sa colère dans la destruction et la violence incontrôlable.
    Le pouvoir actuel n’a pas encore compris qu’il ne pourra se débarrasser de Jerry que lorsqu’il acceptera de se retirer de sa vue définitivement. La raison est simple : un pouvoir impuissant (incapable d’unir tous les algériens, à leur assurer un avenir pour leurs enfants, un toit familial, un emploi productif, une éducation exemplaire, une justice sociale, une démocratie sociale, toutes ses valeurs fondamentales nécessaires à la vie décente d’un peuple) ne peut pas battre Jerry qui est toujours en train d’imaginer les astuces pour le ridiculiser publiquement, car il y va de sa survie. Attention la télévision est mondiale de nos jours.
    « Un pouvoir tyrannique sera abandonné, inéluctablement,  par son peuple sur le champ de bataille».
    Rochdi Siddiq

     

  • no moment: sarko

    Dilem du 22 octobre 2011

  • Lettre ouverte à Maître Bouchachi, président de la Laddh sur le cas de Mouhib Khatir

     

    Par
     Mouhib Khatir, maire de Zéralda, victime d'un cabale croupit en prison.

    Mouhib Khatir, le maire élu de Zéralda, croupit en prison sous des accusations fallacieuses. Il est à sa deuxième grève de la faim. L'administration pénitentiaire le soumet d'une façon ignoble à un chantage. Aussi, Maitre Bouchachi est interpellé dans cette lettre sur son silence.

    Cher maître,

    J’ose vous rappeler que lorsque notre société, il y a quelques années de cela a viré vers le terrorisme dit "islamiste", elle s’est étonnée de voir ses fils en tenue afghane égorger le fœtus dans le ventre de sa mère. C’est à ce moment même que les sociologues nous rappelaient qu’il n’y a pas de peuple pire qu’un autre. Qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle s’est retournée vers les fuqahas, Ahl El’ilm pour l’orienter, pourquoi ? Parce que face à ces horreurs, elle perdit ses références. Ces oulémas se sont exprimés et les sociétés dans le monde en général et l’Algérie en particulier "se purgent" petit à petit. D’énormes progrès ont été réalisés sur cette question.

    Votre silence sur le cas Khatir interroge

    Il se trouve qu’aujourd’hui, on est en face d’un phénomène similaire dans notre système judiciaire. Dans tous les pays du monde, il existe des dérives judiciaires, la question est de connaître son degré et qui œuvre pour son équilibre ? L’opinion publique qui a suivi durant l’été dernier le feuilleton du maire de Zéralda a pris connaissance par la presse nationale et internationale que vous avez été interpellé sur ce cas. Accompagné d’un médecin, vous vous êtes déplacé jusqu’à la prison de Hadjout. Vous vous êtes entretenu avec ce prisonnier en grève de la faim. Vous l’avez convaincu de se nourrir et il l’a fait. Etant lui-même militant de la cause de la défense des droits de l’homme, il y a cru. Depuis, plus rien, aucun communiqué n’est sorti de votre section jusqu’à faire douter l’opinion publique qui attendait votre verdict. Les questions sont nombreuses mais nous nous limiterons à celles d’ordre général et qui peuvent arriver à n’importe quel citoyen. On se base sur le principe que la loi est la même pour tous les citoyens et que nul n’est au-dessus d’elle.

    Est-il concevable d’arrêter un citoyen par une brigade anti-terroriste à l’insu de sa famille, l’humilier pour juste le présenter comme témoin devant un juge d’instruction ? C’est justement ce qui est arrivé au citoyen Khatir Mouhib.      

    Trouvez-vous normale qu’après son acquittement public sur cette affaire grave, il retourne en prison pour une broutille de 3 portables.   

    Trouvez-vous logique que l’accusé qui crie haut et fort son innocence et insiste sans concession pour être jugé en public sur cette affaire de portables ne trouve aucun écho à son appel depuis le 8 septembre 2011.

    Trouvez-vous normal qu’en dépit d’une ferme sommation du président de la cour de Blida, une simple juge se dérobe à ses responsabilités sous des prétextes fallacieux (maladie de sa mère, congé de son greffier, son congé etc.) pendant que l’accusé croupit en prison ? Confirmez-vous que nos juges sont indépendants au point de désobéir aux ordres de leur hiérarchie ? Si tel est le cas, alors on n'a plus rien à craindre de pire. A moins que le système ressemble au troupeau sans berger.

    Trouvez-vous réglementaire que maintenant qu’il entame sa deuxième grève de la faim et que dans son quinzième jour l’autorité pénitentiaire le fasse chanter "ou il se nourrit ou il n’est plus autorisé à recevoir de la visite".

    Est-il admissible comme dit l’adage populaire lorsqu’on n’arrive pas à atteindre le propriétaire on s’en prend à son âne. La partie civile qui visiblement perd du terrain sur le fond de toutes les affaires dont on accuse le maire s’en prend à son épouse. Qui y a-t-il d’anormal de réagir face à une injustice quitte à utiliser la tribune d’une chaîne étrangère pour défendre l’honneur de son époux ? Aujourd’hui, on reproche à cette mère de six enfants, opérée du cœur avec un double pontage coronarien, d’avoir touché à la dignité de la dame qui gère cet hôtel, objet de toute cette mascarade. Le harcèlement saute aux yeux, sinon comment  quelqu’un en position de force qui se sent touché dans sa dignité et qui le brûle de l’intérieur attend plus de trois mois pour se manifester. Cette dame est très au courant de l’état de santé de l’épouse du maire et si des propos l’ont atteint, elle aurait pu utiliser la citation directe pour éteindre ses blessures morales. Non ! Elle a préféré utiliser des procédés langoureux pour achever une femme fragile. 

    Vers qui voulez-vous que l’opinion publique se tourne sinon vers le type d’organisation que vous présidez pour se rassurer de la situation du développement de notre système judiciaire ? Sur quelle base le citoyen peut-il avoir une référence, s’il n’y a aucune communication sur ces cas ? Devrons-nous nous résigner ou nous réfugier dans des fatalités ? Ou espérons-nous un petit signe de votre part pour comprendre ce qui se passe autour de nous ? Sommes-nous dans la voie de l’équilibre ?

    En clair, l’opinion publique est en droit de connaître votre expertise de l’affaire du maire de Zéralda.

    Conscient des difficultés de la tâche qui est la vôtre face à un pouvoir sourd, je reste convaincu du progrès.

    Ce n’est pas à vous, cher maître, de vous apprendre que c’est  Franklin Roosevelt qui a inspiré la Charte des Droits de l’Homme. Lors de la signature de la lecture de la Déclaration, ce grand bienfaiteur de l’humanité a insisté pour que tous les membres du Comité signent avec lui la Déclaration d’Indépendance des USA en 1776 dont il était pourtant le principal artisan, en se justifiant : "Oui, nous devons tous serrer les coudes si nous nous voulons pas qu’on nous serre le cou à chacun séparément".

    J’espère que mon message trouve un écho favorable de la part de l’institution que vous présidez et qui représente le dernier espoir pour beaucoup d’innocents qui sont en train de pourrir en prison dans l’indifférence totale.

    Bien à vous

    Reghis Rabah, chercheur-universitaire

  • Grève et blocage des routes

     

    Par |

     

     

    Revendications d'un meilleur cadre de vie, dénonciation d'un chômage endémique voire mauvaise gestion d'entreprise, tout est prétexte à sortir dans la rue et à paralyser un secteur donné.

    En l'absence de cadres de dialogue et de structures de médiation pour résoudre ou déminer les nombreux conflits qui traversent la société, les Algériens n'ont plus que la manifestation de rue comme moyen d'expression. Déjà largement instrumentalisée par le pouvoir politique, la justice est incapable de faire face aux nombreux problèmes qui surgissent à tous les niveaux de la société et surtout pourrissent la vie des citoyens. Les dépassements et autres injustices sont criants pour fermer les yeux.

    Le précédent de la jeune femme qui a préféré se suicider, samedi à Oran, que de se retrouver dans la rue est la parfaite illustration de ce manque de dialogue et de l'absence de structures intermédiaires (médiateurs) capables de répondre aux questions urgentes des citoyens. Pas seulement, puisque le retard pris à tous les étages de l'Etat pour répondre aux besoins des citoyens fait démultiplier l'exaspération générale.

    La paix sociale ce n'est pas seulement la distribution de l'argent public, mais c'est surtout la patiente construction de l'édifice social sur des bases solides. Et ce, en commençant par les communes, sources de captation des problèmes les plus pratiques.

    La violence récurrente dans la rue est d'abord l'expression d'un abandon de l'Etat de ses charges et missions. Les mouvements de manifestations sont nombreux aux quatre coins du pays. Ils ne sont pas le fruit d'une région ou d'un groupe social, mais le résultat d'une fracture entre tout ce qui représente l'Etat et la société. Ce dos à dos est le meilleur contre-exemple à tous les discours politiques avec lesquels nous abreuvent le gouvernement et ses relais traditionnels.

    Florilège de foyers de tensions :

    Tizi Ouzou : la laiterie de Draa Ben Khedda paralysée

    La laiterie privée de Draa Ben Khedda, 10 km à l'ouest du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, a été paralysée hier par un mouvement de grève initié par des travailleurs pour protester contre la "dégradation des conditions de travail" au sein de leur unité. 

    En effet, les protestataires ont décidé de monter au créneau après une assemblée générale tenue la semaine dernière pour revendiquer que leur entreprise "repasse aux mains de l'Etat après moins de quatre années de sa privatisation" car, pour eux, l'ex-Onalait est devenue méconnaissable depuis que leur employeur a changé. Ils dénoncent la perturbation dans le fonctionnement de leur usine et notamment l'indisponibilité de la poudre de lait pour la fabrication du lait pasteurisé en sachet. 

    A l'action des travailleurs se sont joints des distributeurs privés du lait qui les soutiennent du moins dans l'approvisionnement du marché en lait qui connaît de nombreuses perturbations. Les protestataires n'entendent pas s'arrêter à leur action d'hier et menacent de radicaliser leur mouvement de protestation dans l'espoir que les pouvoirs publics interviennent pour "remettre de l'ordre" dans leur unité. 

    Naït Ali H.

    Colère à Chbaïta et Hattatba (Tipaza)

    Les habitants de haouch Gabi, dans la commune de Chaïba à Tipasa, ont investi et coupé la route en installant toutes sortes d’obstacles sur plusieurs kilomètres paralysant, samedi, la circulation au niveau de la RN 67 sise à l’est de la ville de Koléa. Cette action avait immobilisé tous les véhicules, ne prenant fin qu’à la venue de la brigade d’intervention rapide de la gendarmerie de Koléa qui a pu disperser les manifestants dont la moyenne d’âge varie entre 18 et 25 ans. Cette manifestation a contraint les camions lourds transportant des fruits et légumes qui se dirigeaient vers le marché de gros de Hattatba à faire demi-tour et aller vers les autres marchés de gros à l’instar de ceux de Bougara, des Halles d’Alger ou des Eucalyptus. La déception des grossistes a été perceptible à telle enseigne que certains d’entre eux n’ont pas hésité à qualifier ces jeunes manifestants de drogués.

    Au marché de gros de Hattatba, un mandataire nous a déclaré : "Ce sont des inconscients, des drogués qui guettent les automobilistes esseulés pour les délester de leurs bijoux, de leurs portables ou de fortune». Ce ne sera pas l’avis des jeunes du village haouch Gabi, lieu d’où est partie la contestation. En effet, le jeune R. Ahmed, 25 ans, nous dira en substance : "Ces manifestants sont des jeunes du village haouch Gabi, assistés par des jeunes de Hattatba et de Chaïba, qui ont été solidaires avec les résidants de ce haouch pour sensibiliser les autorités locales sur leurs préoccupations et leurs problèmes, notamment le bitumage de la voirie du village, l’absence de l'éclairage public, l’élimination des ornières géantes causées par les dernières pluies et les eaux saumâtres constituées par une absence de réseau d’évacuation des eaux usées ainsi que la quasi-absence de moyens d’évacuation des déchets urbains."

    Un sexagénaire résidant dans ce hameau, que les jeunes appellent affectueusement si El Hadj Amar, intervint pour dire : "Avant le mois sacré du Ramadan, nos jeunes ont demandé avec insistance de prendre en charge nos préoccupations et ils avaient coupé la route symboliquement durant quelques minutes. Nos élus se désintéressent de nos préoccupations et font la sourde oreille. Aujourd’hui, nous avons levé les barricades, mais si ce mépris et ce désintérêt persistent pour nous ignorer, alors là, la mobilisation sera plus grande et plus violente", martela avec menace ce vieil homme. Certains élus de la commune de Chaïba dépendant administrativement de Koléa fustigent ces actes dignes des hooligans et estiment, pour leur part, que "l’essentiel des problèmes recensés ont été pris en charge depuis longtemps. L’action spectaculaire de ces manifestants est beaucoup plus une initiative isolée de groupuscules douteux, ayant pour seul but de délester les automobilistes et les gros camions de leurs charges de fruits et de légumes. Ces meneurs ont été identifiés", nous confie l’un d’eux qui souhaite garder l’anonymat. Ce dernier, questionné pour confirmer la déclaration d’un mandataire de Hattatba, répond sans hésiter : "Non, ces manifestants ne sont pas des drogués et n’ont pas agi sous l’influence de psychotropes. Il s’agit de quelques cas isolés, pour la plupart chômeurs, demandeurs de logements, d’emplois ou motivés par des intérêts individuels, à l’instar de lots de terrain, de locaux commerciaux ou autres." 

    L H.

    Gouraya : des manifestants bloquent la RN11

    La route nationale 11 menant d’Alger à Ténès a été coupée à la circulation par un important groupe de manifestants, en fin de la semaine écoulée. Cette manifestation, qui s’est traduite par des barricades dressées sur la RN 11 à hauteur de l’agglomération de Bois Sacré, située à l’extrémité ouest de la ville de Gouraya, daïra de la wilaya de Tipasa, a eu pour origine le décès, jugé suspect, d’un jeune résidant du quartier répondant aux initiales K. Kh., âgé de 26 ans, près de la mosquée du quartier. Les conditions de sa mort ne sont pas clairement élucidées selon les manifestants. A Gouraya, les manifestants ont eu recours aux pneus brûlés, aux grosses pierres et à des troncs d’arbres, à proximité de l’agglomération de Bois Sacré, sise sur la RN 11, pour exprimer leur mécontentement quant aux résultats des investigations menées. Toujours d’après nos sources, les jeunes manifestants continuent à exiger qu’une commission d’enquête juste et impartiale soit désignée dans les meilleurs délais en vue de punir les auteurs de ce crime, ajoute notre source. 

    L. H.

  • Les dictateurs finissent dans un trou à rats ou une conduite d'eaux usées !

     

    Par

    Mebrouk peuple frère libyen!

    Mebrouk listiqlal ! Une histoire de révolution populaire, une date historique et un exemple de courage et de bravoure d’un peuple pour le reste des peuples opprimés.

    Ces minuscules dictateurs, par leur attachement égocentrique au pouvoir, leur amour au commandement sans partage, leur défaillance intellectuelle, l’estime de soi, leur incapacité à comprendre l'évolution du monde dans l’espace de concepts nouveaux de gestion politique et stratégique de la planète terre après le 11 septembre, leur état d’Alzheimer, le non-respect de leur peuple, leurs manœuvres diaboliques et machiavéliques pour se maintenir au pouvoir dans l’armature de la dictature et de la répression, victime de leur ignorance, ces dictateurs des républiques arabes tombent comme des mouches, rattrapés par le cours de l’histoire de leur peuple et finissent dans un trou à rats ou dans un conduit des eaux usées.

    La découverte de Saddam dans un trou à rats et Kadhafi dans un conduit des eaux usées sont des preuves tangibles qui expriment le besoin des peuples arabes à faire le grand ménage pour sortir du sous-développement et retrouver la paix, la joie de vivre, la justice, le bien être, le partage et l'épanouissement. Le nettoyage au Karcher au sommet du pouvoir de ces républiques bananières est imminent pour éviter une guerre civile à ces peuples qui vivent encore sous ces régimes qui pratiquent la politique de la terre brûlée.

    Il est plus intelligent et sage de remettre les clés du pouvoir aux enfants de la nation dans le cadre des mécanismes démocratiques et du respect de la loi par voie pacifique et présenter des excuses aux victimes de la répression et de l’injustice que de recevoir une mise en demeure d’expulsion par des forces étrangères pour quitter le royaume de nuit sous la menace de la perte de l'intégrité physique de la patrie et de la cohésion nationale.

    Mebrouk au peuple frère libyen ! Votre courage, vos sacrifices et votre engagement indéfectible a retrouver el aâz wal karama vous ont conduits à la libération de votre pays de la tyrannie et de la négation du pouvoir.

    Votre voisine saigne à vif, l’Algérie souffre le martyre devant l’impuissance de ses enfants à faire face à un gangstérisme politique ; elle demeure le dernier bastion de la dictature après la Syrie. Elle est dans un état d’attente pré-insurrectionnel, pour un sursaut final, une déconnexion de cette secte sans origine biologique, ni traçabilité historique, ni appartenance généalogique qui a envahi notre territoire à l’aube de notre indépendance, une secte qui a fondé une dynastie à l’image d’un royaume sans roi, de Boumediene à Bouteflika via des transactions hors taxe.

    De l’autorisation de sortie du territoire à l’interdiction d’entrée au territoire, de la confiscation de l'indépendance à la confiscation de la démocratie, de l’interdiction de pensée à l’interdiction de se manifester, de coup d’Etat à l’état d’urgence, de la pauvreté sociale à la pauvreté intellectuelle, de la torture individuelle aux assassinats politiques, de la division du peuple à l’explosion de la nation, un menu de pratique d’un demi-siècle de génocide.

    Les ingrédients pour rejoindre les peuples libres sont présents et les arguments d’ingérence, source de manipulation du pouvoir, sont façonnés pour une glissade vers le monde de l’inconnu.

    Démos

  • la blague du jour

     ca se passe en Algerie:source le soir dz

    ELLE A FORTEMENT DÉNONCÉ SON EXÉCUTION
    La SG du PT pleure El Kadhafi

    Pour la secrétaire générale du Parti des travailleurs, c’est l’Otan qui a repéré El Kadhafi et chargé les révolutionnaires de le liquider, de peur qu’il ne dévoile des secrets, qu’ils ont enterrés avec lui. «Pourquoi n’a-t-on pas jugé El Kadhafi ?
    A-t-on eu peur qu’il révèle les financements clandestins qu’il a assurés à certains présidents occidentaux en poste… Je pense qu’il avait beaucoup de choses à dire sur leur compte et c’est pour cela qu’ils ont d’ailleurs choisi la voie la plus facile et la plus lâche pour enterrer à jamais leurs bourdes avec lui», a-telle clamé. Par ailleurs, abordant l’actualité nationale, Louisa Hanoune s’en est, encore une fois, pris à l’Assemblée populaire nationale, plus particulièrement les députés FLN. Elle voit dans leur manœuvre d’annuler le texte obligeant les ministres à démissionner trois mois avant les échéances électorales, une entrave aux réformes politiques engagées par le président de la République.
    M. M.

  • « Le pouvoir algérien est très mauvais, il a détruit la société»

     

    Karim Tabou à Bouira :

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    Le premier secrétaire du Front des Forces Socialistes (FFS), Karim Tabou, qui a animé, dans l'après-midi de ce samedi 22 octobre, un meeting à Bouira, est revenu sur sa rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, qui a effectué mardi dernier une visite de travail en Algérie.

    «C’était une occasion de lui expliquer que cela fait 20ans que le pouvoir algérien vend un discours qui garantit les intérêts des étrangers», dira-t-il. 

    Ainsi, Tabou aurait soufflé à son interlocuteur que « le régime en place est basé sur des personnes». Le premier secrétaire du FFS a accusé le pouvoir d'être derrière le climat d’insécurité qui règne dans le pays, estimant que «cela fait 20ans qu’il(le pouvoir, ndlr) passe son temps à détruire la société».

    «C’est un pouvoir très mauvais», a lâché le secrétaire national du plus vieux parti d’opposition. Pour étayer ses propos, Karim Tabou cite les derniers attentats ayant ciblé ces dernières années Alger et ses environs, notamment celui qui a visé l’académie militaire de Cherchell.

    « Soit c’est eux (le pouvoir ndlr), qui font de la violence, soit ils sont incompétents», dénonce-t-il. Ainsi, le retour de l’islamisme inquiète le FFS. Selon l’orateur, « les plus grands marchés de l’informel sont aujourd’hui détenus par des islamistes et des repentis».

    Il n’a pas manqué de fustiger également certaines formations politiques, en les qualifiant, de « faux partis qui ont aidé le régime à maintenir le statu quo».

     

     

    Amar Fedjkhi
  • Les responsables algériens face à la menace de la justice internationale

    Après la convocation de Nezzar par la justice suisse

    ani

     

    Le général‑major à la retraite Khaled Nezzar a été auditionné, vendredi 21 octobre, par la justice suisse après une plainte déposée par deux Algériens résidents en suisse pour « crime de guerre et violation des droits de l’homme ». Ce n’est pas la première fois que l’ex‑ministre de la Défense et homme fort du pouvoir dans les années 1990 se retrouve face à une justice étrangère sur des faits qui se sont déroulés en Algérie. En 2001, neuf ressortissants algériens avaient déposé une plainte en France pour des faits de torture. Le général Nezzar avait quitté précipitamment la France pour éviter d’avoir à répondre à une convocation inévitable de la justice, soulevant un tollé d’indignation de la part des associations de défense des droits de l’homme. La plainte avait ensuite été classée sans suite.

     

    Le général Nezzar n’est pas le seul responsable algérien à être ainsi menacé par des procédures  judiciaires à l’étranger. En 2009, le président du MSP Aboudjerra Soltani, avait lui aussi été convoqué par la justice suisse pour des fait de torture. Il avait réussi à quitter le pays. L’association Trial, de lutte contre l’impunité, à l’origine de la plainte contre Khaled Nezzar en Suisse, était déjà derrière la procédure contre M. Soltani.

     

     

     

    Mais l’affaire sans doute la plus emblématique est celle de l’assassinat des moines de Tibehirine. L’enquête menée par la justice française envisage toutes les pistes, notamment celle d’une responsabilité des services de sécurité algériens, des responsables civils en poste au moment des faits et qui sont toujours au pouvoir. Aucun dirigeant ou responsable de haut rang algérien n’a été convoqué, mais cela pourrait être envisageable.

     

     

     

    En fait, ces affaires mettent l’Algérie face à sa propre gestion des années de terrorisme. En décidant de solder les comptes de la décennie noire par la politique de réconciliation nationale,  Abdelaziz Bouteflika et ses partisans espéraient prémunir le pays des conséquences d’un processus judiciaire. En d’autres termes, éviter les douloureuses étapes de procès impliquant les responsables d’actes terroristes, leurs victimes, mais aussi des responsables militaires ou civils qui pourraient être poursuivis.

     

    Cette stratégie a fonctionné un temps, même si certaines familles, notamment celles des disparus, ont toujours réclamé la justice et la vérité sur le sort de leurs proches. Mais elle ne pouvait suffire à long terme. Car aujourd’hui, la communauté internationale a bâti des règles, dans le cadre de l’ONU, qui permettent aux personnes se disant victimes de certains crimes, comme la torture, les génocides, etc., de porter plainte n’importe où dans le monde et contre n’importe qui. 

     

     

    Pour les responsables algériens qui ont été au pouvoir pendant des années troubles de l’histoire du pays, cette nouvelle donne est impossible à ignorer. D’autant que beaucoup d’entre eux, souvent en déplacement à l’étranger, pour leur santé, pour voir leur famille expatriée, etc., ne sont plus protégés par une immunité diplomatique.
  • Celui qui veut etre candidat doit démissionner ,c'est une loi intérnationale

    LES MINISTRES-CANDIDATS NE SONT PLUS TENUS DE DÉMISSIONNER
    Le coup de force de Belkhadem

    La commission des affaires juridiques de l’Assemblée populaire nationale a décidé, lundi soir, de supprimer l’article du projet de code électoral obligeant les ministres à démissionner avant de se porter candidat aux législatives.
    Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Coup de théâtre à l’Assemblée ! Le projet de loi organique portant code électoral a été débarrassé d’une importante disposition. Inscrite dans l’article 93, la mesure devait obliger les membres du gouvernement qui souhaitent se présenter à l’élection législative de démissionner de leurs postes trois mois avant le scrutin. «C’est une véritable machination. Cette mesure a été supprimée dans la plus totale clandestinité», assure un des membres de la commission qui a requis l’anonymat. «Nous étions en train d’étudier les amendements introduits par les députés. Tout se déroulait normalement. Lorsque le tour de l’article 93 est arrivé, le président de la commission a demandé de reporter l’étude de cette disposition. Mais au cours de la réunion, le président est sorti à plusieurs reprises de la salle pour répondre à des appels téléphoniques. Finalement, il est revenu pour nous annoncer que l’article 93 devait être supprimé », affirme notre source. Selon lui, le président de la commission des affaires juridiques n’a pas «soumis l’abrogation de l’article 93 au vote comme l’exige le règlement intérieur». «Les membres ont été sommés de donner leur avis lors d’un simple tour de table. Le plus étrange, c’est que les députés du Rassemblement national démocratique (RND) ont donné leur quitus alors qu’ils étaient totalement contre cette abrogation. A mon avis, il a dû y avoir un deal entre les représentants des partis de l’Alliance présidentielle. D’ailleurs le lendemain, la décision de la commission a été présentée comme étant une instruction du président de la République par deux journaux appartenant à des partis de cette Alliance.» Une version que dément Chérif Nezzar, le président de la commission des affaires juridiques de l’Assemblée populaire nationale. «C’est totalement faux. Les membres de la commission, dans leur majorité écrasante, ont adopté la suppression de cette disposition car ils l’ont jugée anticonstitutionnelle. L’opération s’est déroulée dans la plus totale démocratie et dans le respect du règlement intérieur. D’ailleurs, tout a été retranscrit dans le procès-verbal de réunion», a affirmé Chérif Nezzar. Ce dernier nie également avoir été en contact permanent avec «une tierce personne» au téléphone. «C’est totalement faux.» Aujourd’hui, la véritable question est de savoir qui a intérêt à supprimer cette disposition ? Dans le contexte politique actuel, les regards se tournent naturellement vers le Front de libération nationale. Il suffit de reprendre les déclarations de son secrétaire général pour s’en rendre compte. «L'article 93 de la loi électorale, obligeant les ministres à démissionner de leur poste trois mois avant la date du scrutin, pose un problème constitutionnel de fond, car il ne peut y avoir aucune interférence entre le pouvoir législatif et exécutif, et même le chef de l'Etat ne peut pas faire démissionner ses ministres dans ce cas. Comment faire au cas où le chef de l'Etat veut se porter candidat à sa succession ? On va lui demander de démissionner ? Ce n'est pas possible», a récemment martelé Abdelaziz Belkhadem sur les ondes de la Chaîne III. D’un autre côté, les députés FLN qui souhaitent rempiler pour un nouveau mandat (ils sont très nombreux) ont tout intérêt à être classés sur une liste où figure un ministre en activité. A ce titre, il est utile de rappeler que lors des législatives de 2007, les listes portées par les 19 ministres-candidats ont toutes obtenu d’excellents résultats. Mais la suppression d’une disposition aussi importante, inscrite dans une loi organique adoptée en Conseil des ministres, réuni sous la présidence du chef de l’Etat, peut être assimilée à une forme de «défiance» des députés. Les membres de la commission juridique, sous l’influence du FLN version Belkhadem, sont allés contre une proposition de Abdelaziz Bouteflika.
    T. H.

  • Les professeurs de l’enseignement paramédical déposent un préavis de grève

    SANTÉ

    Le Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical (SN-PEPM) a déposé, hier, le préavis d’une grève de dix jours à partir du 30 octobre prochain.
    S’estimant lésée par le nouveau statut particulier des paramédicaux qui n’inclut pas, selon leurs termes, «des dispositions particulières applicables aux corps des professeurs d’enseignement paramédical», cette corporation y a annexé une plateforme de revendications, exigeant de la tutelle de revoir plusieurs volets à caractère statutaire et indemnitaire. Elle revendique surtout de revoir à la hausse, les indemnités de qualification, d’expérience pédagogique, de documentation, d’encadrement ; d’instaurer une indemnité d’encadrement des mémoires de fin d’études, une prime de contagion et une autre d’accompagnement et de soutien pédagogique. Et que le tout, conclut-on, doit être «servi» avec un effet rétroactif à compter de janvier 2008. Les professeurs d’enseignement paramédical menacent, ainsi, d’entrer en grève dans le cas où «cette plateforme de revendications n’est pas satisfaite».
    L. H.

  • Alors que la France officielle observe le silence

     

    17 Octobre : la reconnaissance passe par Paris

    Par : Ameur OUALI

    Comme il y a cinquante ans lorsqu’ils avaient répondu à un appel de la Fédération du FLN à défier un couvre-feu à “caractère raciste” imposé aux Algériens par Maurice Papon. Certains s’appuyaient sur leur canne. Des femmes étaient recouvertes de l’emblème national. Hier, à la même heure où les Algériens avaient été appelés à braver la mesure de Papon, des milliers de personnes se sont retrouvées au boulevard Bonne-Nouvelle, à hauteur du cinéma Le Rex où des balles avaient fauché des manifestants. Ils demandent aux plus hautes autorités françaises que cette répression soit reconnue comme un “crime d’État”. Ils avançaient derrière un camion diffusant des chants patriotiques algériens ponctués par des youyous. Une partie de la foule criait “17 Octobre 1961”. L’autre répondait en écho “crime d’État”. C’est le sens de toutes les manifestations organisées depuis deux semaines un peu partout en France à l’occasion du cinquantenaire de la tragédie. Avant la manifestation au cœur de Paris, des dizaines de personnes, dont des élus de gauche des Hauts-de-Seine et du Val-d’Oise mais sans le maire de Neuilly-sur-Seine, se sont rassemblées lundi à la Défense, face au pont de Neuilly, emprunté par les manifestants il y a cinquante ans. “À l’image du maire de Neuilly, qui nous refuse l’accès au pont de Neuilly, c’est tout une partie de la France qui continue de nier cette histoire”, a déclaré le maire Patrick Jarry. Le maire de Neuilly, la ville du président Nicolas Sarkozy, a en effet refusé de s’associer aux cérémonies. “L’oubli et la négation ne peuvent être les postures adéquates pour regarder notre passé, aussi douloureux soit-il”, déclare son collègue Philippe Sarre, maire de Colombes. Le pont de Clichy a abrité une autre cérémonie en soirée après laquelle un policier qui avait dénoncé Maurice Papon devait être décoré par Halim Benatallah et le consul d’Algérie à Nanterre, Abdelkader Dehendi. À Nanterre, un boulevard au non du 17-Octobre 1961 a été inauguré dimanche. Et une place du même nom au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis.
    En milieu de journée, une autre cérémonie s’est déroulée sur le pont Saint-Michel. Organisée par le maire socialiste de Paris, elle a rallié des centaines de personnes mais aussi l’ambassadeur Missoum Sbih, le consul général, Rachid Ouali et des responsables de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur et Abdallah Zekri. “J’ai voulu que ce crime couvert ou décidé par les autorités de la France, dont je considère que c’est une faute politique et morale, soit au moins reconnu par la capitale de la France”, a déclaré
    M. Delanoë. “Ce 17 Octobre 1961 avait vu une répression terrible et se commettre le crime abominable qui avait vu la mort de très nombreux Algériens qui manifestaient pacifiquement”, a rappelé le maire. “Il faut que la vérité (sur les crimes coloniaux) cesse d’être niée. Le colonialisme est une faute, il est la domination d’un peuple par un autre. Je ne l’accepte pas au nom de mes convictions personnelles, et au nom de l’idée que je me fais de la grandeur de l’âme de la France”, a-t-il ajouté.
    À Clichy-la-Garenne, une plaque commémorative à la mémoire des milliers de victimes a été dévoilée en présence de M. Benatallah et de François Hollande. Le dirigeant socialiste a effectué là sa première sortie après sa victoire aux primaires qui ont fait de lui le candidat du PS à l’élection présidentielle de 2012. M. Hollande a parlé de “tragédie” pour le 17 Octobre 1961. “Je l’ai reconnu, j’ai signé des pétitions dans ce sens et par ma présence aujourd’hui à cette cérémonie. Je marque là notre reconnaissance, au PS, ensuite ce sera à la République de dire aussi ce qui s’est passé. Pour le moment, je le fais comme socialiste”, a-t-il dit. Au Sénat, une proposition de loi pour la reconnaissance de la tragédie a été déposée par le groupe communiste républicain et citoyen (CRC).
    La présidente du groupe au Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, a annoncé dans la presse qu’elle venait de déposer, “pour la troisième fois”, une proposition de loi “qui dispose que la France reconnaît le massacre de centaines d’Algériens, perpétré par la police française sur ordre de ses supérieurs, lors de la manifestation du 17 Octobre 1961”. Mais le silence des autorités politiques n’a pas été rompu. “La France ne doit certainement pas présenter des excuses. Cela dit, elle doit faire face à son passé”, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.
    A. O.

  • no moment

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  • Des nouvelles de la fausse réforme

     

    Par : Mustapha Hammouche

    L’Intérieur vient de proclamer qu’il n’y aura pas d’agrément de parti avant la promulgation de la nouvelle loi. Mais, auparavant, son ministère avait déjà réceptionné un dossier de création de parti politique.
    Le cafouillage qui entoure ce rabibochage de textes de loi que le pouvoir nous présente comme un prélude à la réforme démocratique illustre l’indécision politique  qui règne au sommet de l’État. Le marchandage autour du quota de femmes montre aussi que le pouvoir n’a pas programmé l’étendue des rafistolages qu’il fait passer pour des révisions devant nous prouver que le régime est en train de changer de nature.
    Les députés, qui n’ont pas l’habitude de discuter les implications politiques des textes qu’on leur soumet, pinaillent, cette fois-ci, sur
    des pourcentages ! Le Président,  initiateur de “la réforme”, tient-il
    vraiment à sa réforme qu’il disait nécessairement “approfondie” ? Déjà que le contenu, notamment du projet de loi sur les partis et du projet de loi électorale, n’augure d’aucune évolution qualitative dans la pratique politique. Mais, pire, il semble s’abriter derrière le conservatisme exprimé par le travail de la commission de consultations et les réticences des élus de la coalition au pouvoir.
    En définitive, il compte sur l’indigence des propositions de textes du gouvernement et sur les errements institutionnels que ces textes sont en train de connaître pour vider sa “réforme” de son sens, si tant est qu’elle devait en avoir. Entre-temps, il aura tout le temps de voir venir, et avisera selon le climat sociopolitique du moment. Le changement nous occupe plus qu’il n’est à l’ordre
    du jour ! Les ministres sont préoccupés par s’assurer qu’ils pourraient faire campagne avec les moyens de l’État et à partir de leur position d’autorité et les députés tentent de se garantir les conditions de rééligibilité les plus favorables ; et on appelle cela un débat sur les lois de la réforme ! Et comme la réforme ne doit pas menacer la continuité, on n’a pas oublié de conjurer le traumatisme d’un Président mal élu pour
    cause de démission de concurrents : désormais, il sera interdit aux candidats à la magistrature suprême de se retirer en cours de route. Le régime utilise la “réforme” pour consolider ses assises en même temps qu’il s’en sert pour gagner du temps ; et les députés s’emploient à en perdre. Ce qui, en pratique, revient au même.
    Dans les derniers jours de la session, chacun essayera de glisser, dans les textes, l’assurance de sa durée. Les ennuyeuses péripéties des projets de loi  “politiques” nous donnent un avant-goût du scénario de la révision constitutionnelle.
    Le pouvoir croit vraiment qu’il balade les Algériens dans la croisière d’une mise en scène réformatrice. Peut-être a-t-elle servi à modérer la pression de ses partenaires étrangers, mais le commun des citoyens ne vit pas au rythme de la vie parlementaire. Il n’en a toujours pas attendu beaucoup.
    L’Algérie attendra encore sa réforme. Qui ne peut pas dépendre de la volonté du système.
    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr

  • Dysfonctionnements

    Par Selim M'SILI -
     

    «Le premier qui dit la vérité Il sera exécuté!» Guy Béart

    Chaque jour nous ramène son flot nouveau d'informations nouvelles qui vous font douter de vous-mêmes et vous plongent dans des rétrospectives lointaines qui vous ramènent à cette époque obscure où toute communication était sévèrement contrôlée et où la propagande faisait office d'information. Dieu merci, l'Histoire ne s'arrête pas de s'écrire et ceux qui s'étaient fait un devoir de réserve hier, ou se sont réfugiés pour diverses raisons dans un mutisme complet, ont retrouvé l'usage de la parole pour éclairer les survivants de ce qui se passait en coulisses pendant que, sur scène, des acteurs professionnels amusaient la galerie. Et ce qu'on apprend ferait basculer de leur socle les statues élevées sur du vent. Ainsi apparaissent les véritables causes de ce sempiternel marasme qui sévit sur un pays qui, cinquante années après l'Indépendance, est toujours en train de chercher sa voie. Comme le disait un ancien cadre retiré des affaires, les échecs répétés ne peuvent s'expliquer que par l'échec du système lui-même. Mais pourquoi attendre la retraite pour le dire? Il est vrai que les gens bien élevés ne parlent pas la bouche pleine! L'ambition démesurée des uns, la cupidité des autres, le tribalisme, la coterie vont dénaturer des rapports qui étaient censés être réglés par l'une des plus belles déclarations de foi imprimées sur la plus belle page d'histoire: «Vous qui êtes appelés à nous juger...». C'est ainsi, tout droit sortie de la ronéo planquée chez les Zamoum, que débute la profession de foi de ceux qui avaient fait le serment solennel de libérer le pays d'un système inique et de redonner à chacun une dignité perdue depuis la nuit des temps. Il est curieux qu'aucun des rédacteurs de cette merveilleuse promesse n'ait eu l'occasion de la concrétiser. C'est le sort de toutes les révolutions: les opportunistes, les planqués ou les attentistes sont aux aguets, prompts à sauter sur la moindre occasion. A la fin des années 1980, un journaliste soviétique, qui était entré en polémique avec un homologue français, avait donné rendez-vous à ce dernier à Paris, rue Robespierre. Or la capitale qui a donné des noms à tous les bouchers qui ont fait couler le sang des pauvres, a oublié celui qui menait la lutte avec la plus grande des rigueurs. Les gens entachés de corruption ou empêtrés dans les compromissions ne lui ont pas pardonné d'avoir fait tomber des têtes à perruques. Ceux qui n'ont jamais tiré une seule balle contre l'ennemi se sont empressés de tout confisquer, et la liberté, et la dignité et les biens. Il n'est pas besoin de faire l'autopsie de tous les complots qui ont dénaturé le cours d'une guerre de Libération qui s'était pompeusement affûblée du titre de Révolution. Or, pour toute révolution, il n'y a eu que celle de 1962, quand Kaddour remplaça Marcel aux affaires. C'est la seule explication qui reste plausible quand les scandales éclatent un peu partout, çà et là, n'épargnant aucun secteur et mettant à nu toutes les imperfections d'une administration qui refuse de se corriger parce que dans les multiples dysfonctionnements, il y a des gens qui trouvent leur compte. Il n'est nul besoin de faire appel à Jean Ziegler pour faire la liste de ceux qui ont pillé ce pays au nom de ceux qui ont donné leur vie. Il n'y a qu' à considérer le fossé qui sépare les rentiers des indigènes et de compter le nombre de boat-people. Il faudrait simplement ne pas oublier de rajouter à la biographie surfaite de certains militants: mort dans une clinique parisienne. Alors, vous comprendrez pourquoi l'hôpital algérien est malade.

  • Huis clos

    Par Selim M'SILI -
     

    «Le monde est un grand bal où chacun est masqué.» Vauvenargues «Au moindre revers de fortune, le masque tombe: l'homme reste et le héros s'évanouit.» Jean-Baptiste Rousseau

    Je me doutais qu'on apprenait au lycée que les rudiments qui serviraient plus tard à acquérir d'autres savoirs, à l'école de la vie ou à l'université. Je m'en suis aperçu en buvant les paroles de notre professeur de l'Histoire de l'art qui possédait une culture universelle et qui aimait prononcer les noms des génies avec l'accent et la prononciation de leur langue d'origine. Ainsi De Vinci devenait, à notre grand étonnement, Da Vintchi. C'était mettre les pieds dans l'universalisme limité artificiellement à l'école française. Notre regretté professeur essayait de nous expliquer les recettes pour écrire un bon scénario et il s'appliquait à faire rentrer dans les cerveaux qui avaient à peine assimilé les trois règles du théâtre classique, les notions de dramaturgie et les artifices employés pour étonner le spectateur naïf. Il nous disait toujours que le modèle exemplaire demeurait le huis clos: c'était une pièce ou un espace fermé sans contact avec l'extérieur. Cela peut être un ascenseur, une tour infernale, un avion, un autobus, une grotte, une geôle... Des personnages réunis par diverses circonstances entretiennent des relations normales selon les codes de leur environnement. Un événement subit (le feu, une dispute, une résurgence du passé, un accident, un évènement dramatique) va créer une crise qu'affronteront les protagonistes, chacun avec sa personnalité, son caractère et son histoire. C'est au sommet d'une crise que vont commencer petit à petit à tomber les masques dont se sont affûblés des personnages ordinaires: le matamore fait place au pleutre, le riche devient mesquin, le couple uni se déchire et le plus obscur d'entre tous devient un héros. Certains auteurs policiers comme Agatha Christie en ont fait la base même de leurs romans: un meurtre est commis dans une communauté restreinte et tous les acteurs du drame deviennent des suspects en puissance (le crime de l'Orient-Express, Mort sur le Nil). Le cinéma a produit des chefs-d'oeuvre de la même veine: La Tour infernale, 12 Hommes en colère, Le Trou... Celui qui a laissé le plus de traces en moi fut sans nul doute Marie-Octobre. Je l'avais lu dans la période où j'étais passé de la lecture des bandes dessinées à celle des romans-photos qui remplaçait avantageusement le cinéma absent des douars. Ce film fut réalisé en noir et blanc dans sa première version, par Julien Duvivier. Des acteurs de premier plan comme Danielle Darrieux avaient donné à ce film une aura qui dura des années, tant qu'ont demeuré dans la mémoire française les exploits de la Résistance intérieure, telle que la menèrent des gens issus des diverses couches de la société mais unis par un même idéal: combattre l'envahisseur. Cependant, la liberté retrouvée, les membres du réseau clandestin vont connaître des destins différents. Comme dans le chef-d'oeuvre italien Nous nous sommes tant aimés, certains oublieront les principes pour lesquels ils se sont battus et se contenteront de se faire une place douillette au soleil tandis que d'autres resteront fidèles à leurs premiers engagements. Il en est ainsi dans toutes les guerres asymétriques qui confinent le plus faible à la guérilla et à la clandestinité. On fait souvent étalage des exploits héroïques des gens du commun, mais on tait souvent les petites lâchetés inhérentes à l'homme, où les intérêts particuliers sont opposés à l'intérêt collectif et où les passions humaines étouffent le patriotisme. Marie-Octobre est l'exemple même de l'arène où des anciens camarades de combat vont se transformer en fauves et s'entre-déchirer avant la scène finale où le traître sera démasqué. Les traîtres existent dans toutes les luttes clandestines: il y en a qui trahissent avant, il y en a qui trahissent après la victoire finale. Le plus grave est le fait de ces derniers qui piétinent le serment fait aux martyrs.

  • Mieux vaut tôt que tard

    Par Selim M'SILI -

    «Le temps révèle tout et n'attend pas d'être interrogé.» Euripide

    Heureusement que les livres d'histoire ne durent pas très longtemps! Je veux parler de ces manuels concoctés par de doctes personnes agréées par l'Académie et qui vont contribuer à encombrer durant une période les cerveaux surchargés d'écoliers attentifs.
    Heureusement que l'écriture de l'Histoire est un peu comme les modes: elle s'effectue au gré des changements politiques mondiaux ou locaux. Les anciens manuels passent à la trappe, remplacés par de nouveaux livres mieux documentés, avec des couleurs plus séduisantes mais toujours avec des vérités provisoires à faire avaler aux jeunes consciences. Les durées de vie des mensonges historiques durent ce que durent les systèmes qui les imposent. Un beau jour ils s'écroulent sous les coups des luttes politiques ou sous les arguments de chercheurs entêtés. Il faut compter environ une bonne moyenne de cinquante ans pour qu'une nouvelle vérité apparaisse sous forme de révélations. Ainsi, il aura fallu attendre un bon demi-siècle pour que les Français, ébahis, apprennent que, pendant que leurs «poilus» vivaient le calvaire de la guerre des tranchées, des marchandages avaient lieu au-dessus de leurs pauvres têtes: les patrons allemands (Krupp, ceux-là mêmes qui fabriquaient les munitions pour l'armée allemande) des usines lorraines avaient demandé au gouvernement français de bien vouloir épargner leur gagne-pain. Demande à laquelle le généreux gouvernement a répondu positivement en ordonnant à l'état-major de pointer ses canons vers d'autres cibles... D'ignobles et odieux marchandages ont lieu entre des parties qui, officiellement, se vouent mutuellement à l'enfer. La liste des exemples s'allonge au fur et à mesure que les langues se délient. Chaque jour amène son lot de révélations sulfureuses et les progrès de la communication liés à une certaine démocratisation, rendent les dossiers plus transparents.
    Il n'y a pas longtemps, d'anciennes barbouzes belges avouaient publiquement devant les caméras leur participation à l'ignoble conspiration montée par la CIA pour éliminer de la scène politique Patrice Lumumba. Des assassins de l'OAS ont donné les véritables raisons du meurtre de Mouloud Feraoun.
    Des journalistes audacieux démontent à coups d'interviews et de documents d'archives les perfides calculs des gouvernements américains et les innombrables mensonges répandus à la suite des essais nucléaires et des expériences sur l'effet de la radioactivité sur des cobayes humains. Il faut dire que les criminels de guerre qui ont expérimenté la bombe atomique sur des centaines de milliers de civils n'ont rien à envier à ceux qui envoyaient des innocents vers les chambres à gaz. Le patriotisme des nazis allemands vaut moins que celui des politiciens américains qui ont fabriqué des mensonges éhontés pour assurer à l'industrie américaine sa suprématie sur le monde et aussi pour permettre à l'Américain de vivre chaque jour au-dessus de ses moyens. Les guerres d'Irak et de Libye sont encore présentes pour nous rappeler que les méthodes employées par les pays dominants sont toujours les mêmes: il n'y a que les prétextes qui changent. Demain, peut-être, dans un de ces documents comme ceux publiés par WikiLeaks, on apprendra que le 11 septembre est sorti tout droit des cerveaux maléfiques du brain-trust du lobby militaro-industriel américain...
    Cependant, les mensonges des chefs des pays impérialistes paraîssent moins graves que ceux qu'entretiennent les politiciens du tiers-monde qui leur sont dévoués corps et âme et biens. On a appris bien plus tard que feu le roi Fayçal d'Arabie n'avait pas respecté l'embargo pétrolier décidé par «les frères» arabes et que c'est avec la complicité du Koweït que les prix du pétrole ont chuté pour mettre en difficulté certains régimes arabes endettés. On apprend chaque jour la désinvolture avec laquelle un pays a été géré. Demain, d'autres révélations sont attendues: on saura peut-être pourquoi certains secteurs économiques stratégiques ont été livrés à une bande de pilleurs qui mènent sous d'autres latitudes une vie de rentiers.

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  • Et le vainqueur est... Hollandréou

    Source : Canaille rouge Martine Aubry première secrétaire d’un des principaux parti de l’internationale socialiste a donc félicité sont concurrent François Hollandréou dont l’inclination à impulser les préconisations de l’UE co-élaborées avec cette I.S. vont vite conduire les ennemis (à juste titre) du programme de Fa# à goûter le même brouet édulcoré à la gelée de rose que l’I.S. fait ingurgiter au peuple grec. Hollandréou a une légitimité d’appareil (...)
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    LE « PRINTEMPS OCCIDENTAL » : Les « indignés » relèvent la tête

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  • Algérie : mais où est donc passé le président Bouteflika ?

     

    Farid Alilat
    DNA-Algérie

     

    (D'Alger) Sa dernière apparition publique remonte au mercredi 13 juillet. Ce jour-là, il remettait des diplômes d'honneur aux nouveaux bacheliers. Depuis, le président algérien Abdelaziz Bouteflika n'a plus donné signe de vie. Plutôt si. Mardi 2, mercredi 3 et jeudi 4 août, trois longues dépêches de l'agence officielle APS annoncent que le président a tenu trois audiences avec les ministres des Finances, celui de l'Energie et des Mines et de l'Intérieur. Le soir, dans le JT de 20 heures, les informations sont reprises en ouverture. Mais point d'images de ces audiences.

    Etait-il en vacances ? A-t-il vraiment repris le travail ? Ou est-il souffrant comme le laissent entendre des rumeurs à Alger ?

    Officiellement, le président algérien a repris le travail. Depuis mardi 2 août, il entame le rituel des consultations du mois de ramadan consacrées à l'évaluation du travail de ces ministres. Trois ont déjà passé l'examen oral en attendant les autres.

    Ce mode de gouvernance, instauré par le président Bouteflika depuis quelques années, étant devenu un rituel immuable, la communication orchestrée autour de cet événement a fini par lasser l'opinion.

    Certes. Sauf qu'il existe aucune image de ces audiences tenues mardi, mercredi et jeudi. Sur le site de l'agence officielle APS qui publie les communiqués de la présidence concernant ces consultations, les images qui illustrent les articles sont puisées dans les archives. Idem pour la télévision publique.

    Si le journal télévisé de 20 heures reprend intégralement les communiqués, il y a point d'images. Ni de l'audience du mardi, ni de celle de mercredi, encore moins de celle du jeudi. Pas la moindre image du président recevant ses ministres.

    Même le quotidien gouvernemental El Moudjahid se contente d'images d'archives pour illustrer ses articles sur les audiences ramadanesques du chef de l'Etat.

    Une éclipse de 20 jours

    Sur le site de la présidence de la république, l'activité présidentielle est actualisée à partir du mardi 2 août avec la réunion restreinte tenue avec le ministre des Finances. Entre le 13 juillet et le 2 août, un immense blanc. Une éclipse qui aura duré 20 jours.

    Le président s'est-il octroyé des vacances ? Les autorités n'ont pas communiqué officiellement sur le sujet. Au siège de la présidence, personne ne souhaite s'exprimer. Le sujet est tabou.

    En off, des fonctionnaires de la présidence affirment que le chef de l'Etat était en vacances dans sa résidence de Zéralda, sur le littoral ouest d'Alger. Il aurait donc repris ses fonctions mardi 2 août. Oui, sauf que ces audiences souffrent d'images.

    C'est alors que l'absence des ces images de Bouteflika recevant ses ministres pour les audiences du ramadan donnent corps aux rumeurs.

    Depuis la fin du mois de juillet dernier, rumeurs et indiscrétions vont bon train dans les rédactions d'Alger, dans les chancelleries occidentales, au sein du personnel politique algérien. Les rumeurs, tout le monde en parle.

    Le président aurait été victime d'un sérieux malaise au cours de la dernière semaine du mois de juillet. Son état de santé se serait brusquement dégradé. Le président aurait été hospitalisé en urgence à l'hôpital militaire de Ain Naadja, sur les hauteurs d'Alger. Il aurait été évacué à l'étranger pour des soins. Il serait en convalescence dans la résidence d'Etat de Zéralda, équipée de matériel de soins ultramoderne. Bref, que des rumeurs !

    Beaucoup de rumeurs, aucune certitude.

    Selon des informations obtenues par DNA de sources anonymes auprès de l'hôpital militaire de Ain Naadja, le président aurait effectué une visite de routine à la fin du mois de juillet avant de quitter l'hôpital.

    Lorsque le chef d'Etat y passe plus d'une journée, arguent ces sources, l'aile où il est admis est totalement sécurisée par les forces spéciales pour des raisons évidentes de sécurité.

    Or, selon nos informations, cela n'a pas été le cas en cette fin de mois de juillet à Ain Naadja. L'hôpital a fonctionné normalement sans connaitre une agitation particulière. Bouteflika aurait donc fait une brève visite de routine avant de quitter Ain Naadja.

    Les rumeurs sur la santé de Bouteflika ? Un sujet récurrent

    C'est un sujet récurrent les rumeurs sur l'état de santé d'Abdelaziz Bouteflika, aujourd'hui âgé de 74 ans, au pouvoir depuis avril 1999.

    Depuis son opération d'un cancer de l'estomac -officiellement il a été opéré d'un ulcère hémorragique-, à l'hôpital du Val de Grâce, à Paris, en novembre 2005, l'état de santé du chef de l'Etat algérien fait cycliquement l'objet de spéculations et de supputations.

    Il suffirait que Bouteflika apparaisse le teint cireux, la démarche hésitante pour qu'elles resurgissent. Il suffirait aussi qu'il n'apparaisse pas pendant quelques jours devant le perron du siège de la présidence ou au journal télévisé pour que les rumeurs refassent surface. Et c'est bien le cas aujourd'hui.

    Depuis mercredi 13 juillet, le chef de l'Etat n'est plus apparu en public. Il aurait donc repris ces audiences avec les ministres au siège de la présidence mardi 2 août.

    Oui. Sauf qu'il n'y a aucune image de Bouteflika depuis ce mercredi 13 juillet. Etranges ces absences d'images ! Très étranges.val de grace hopital!!!!

  • le vrai probleme c'est FLN ,alors FLN AU MUSE'E et d'autres partis satellitaires qu'on agrée

    Le PPA au musée, le FLN toujours au pouvoir !

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    Dahou Ould Kablia, ministre de l'intérieur

    Dahou Ould Kablia, le ministre de l’intérieur, a souligné hier qu’il était interdit d’utiliser les sigles de partis ayant existé avant 1962. Il faisait référence à ces anciens militants du Parti du peuple algérien (PPA) qui souhaitent voir leur parti légalisé pour revenir sur la scène politique.

    Mais alors, quelle est le fondement législatif sur lequel s’appuie le ministre de l’intérieur pour interdire le retour du PPA tout en laissant le FLN poursuivre ses activités ? Ce deux poids deux mesure interpelle et interroge. Le Front de libération nationale n’est-il pas né avant 1962 ? Mieux encore : le sigle FLN qui représente la lutte pour l’indépendance du peuple algérien ne mérite-t-il pas qu’il soit rendu aux Algériens ? Que Belkhadem et ses groupies n’en fassent plus leur fonds de commerce comme l’ont fait au demeurant les sinistres hérauts de l’article 120 par le passé ?  

    Le  FLN fait partie du patrimoine de l’Algérie sans exclusive. A contre-emploi, depuis 1962, il a servi de courroie de propagande pour les régimes successifs ; il a essuyé les inconséquences, errements et autres mensonges des féodalités politiques qui ont mis sous séquestre l’Algérie et son histoire.

    Un demi-siècle après l’indépendance, il est temps de le rendre aux Algériens.

    La semaine dernière, une vingtaine de députés ont déposé un projet de loi pour ajouter le FLN/ALN aux neuf autres symboles de la Révolution déjà consacrés, à savoir l’hymne national officiel, le chahid, le moudjahid, la veuve de chahid, les cimetières de chouhada, les musées du moudjahid, les hauts faits historiques, les places et lieux abritant les stèles commémoratives. "L’objectif de cette initiative, expliquait Ali Brahimi, un des signataires du projet de loi, n’est pas d’effacer toute trace de la Révolution nationale, mais de préserver la mémoire et de l’extraire aux jeux politiciens".

    Les nouveaux partis doivent patienter

    Les réformes avancent au rythme que veut bien leur donner le gouvernement et le président Bouteflika. Très lentement.

    "L’agrément de nouveaux partis politiques se fera une fois le projet de loi (organique relative aux partis politiques) adopté par le Parlement avec ses deux chambres", a déclaré M. Ould Kablia. Le ministre des l’Intérieur a invité toute personne ou partie désireuse de créer un parti politique à "se préparer" à cet effet en constituant le dossier avec les pièces administratives requises. Il a ajouté que si le dossier était conforme à la loi, le parti postulant obtiendrait l’agrément.

    Si nous n’étions pas habitués aux louvoiements de langage et autres tête-à-queue des officiels algériens, nous aurions applaudi la déclaration. Mais, il n'y a aucun signe emprunt de cette volonté sincère d'ouverture. Les preuves ? Elles sont nombreuses. Comme cette promesse faite par le ministre de la Communication d'ouvrir la télévision et la radio aux acteurs de la vie politique et sociale.

    En attendant que le projet de loi passe, certains nouveaux partis ont déjà déposé leur dossier au ministère de l'intérieur. Avec quelques mésaventures comme Jil Jadid. Cependant au rythme où vont les "réformes", il  est fort à parier que toutes ces formations politiques en devenir risquent de ne pouvoir prendre part aux prochaines élections législatives prévues au printemps.

    Sofiane Ayache