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raffarin

  • la france vient en algerie pour prendre la chippa des élections pisidentielles

  • on y croit pas ..depuis 50 ans que ça dure,on change pas une équipe qui perd!!!

    Pas de seconde lecture et élections transparentes

    Bouteflika tient à ses réformes

    Par : Azzeddine Bensouiah

    Le président de la République a tranché en Conseil des ministres : pas de seconde lecture des réformes tant décriées par l’opposition. Pour lui, le Parlement a décidé, en toute démocratie, des aménagements et autres renoncements.

    En annonçant la fin de mission du Parlement, juste à la fin de la session en cours, le président Bouteflika aura attendu l’ultime quart d’heure pour le faire. Que signifie, en fait, cette dissolution qui intervient quelques semaines seulement avant la fin de mandat de l’APN ? Il est clair que le vent de révoltes, qui souffle sur le monde arabe, y est pour quelque chose. Le président Bouteflika tient à montrer à l’opinion internationale qu’il tient à ses promesses d’engager des réformes politiques. Sans attendre que le corps électoral soit convoqué, le gouvernement avait déjà entamé les préparatifs matériels pour ce scrutin. Le début de l’année prochaine sera marqué par le lancement d’une campagne de sensibilisation à travers les médias publics. Le corps électoral sera convoqué au lendemain de la fin de l’actuelle session parlementaire. Les élections législatives se tiendront, donc, à la fin mars, début avril. Les partis de l’Alliance présidentielle, chacun de son côté, sont déjà entrés en campagne, alors que les nouveaux partis attendent toujours leur agrément. Bonne nouvelle pour eux, puisque le président Bouteflika a confirmé que ces partis prendraient part au scrutin législatif. Le président Bouteflika a exprimé sa satisfaction pour le respect observé jusqu’ici du calendrier arrêté pour la mise en œuvre des réformes qu’il a annoncées le 15 avril dernier. “Le gouvernement a été au rendez-vous en déposant sur le bureau du Parlement l’ensemble des projets de loi relatifs à ces réformes. Le Parlement finalise, quant à lui, en ce moment, souverainement et démocratiquement, sa prise de décision sur ces projets de loi, dont ceux revêtant un caractère organique qui feront l’objet d’avis du Conseil constitutionnel”, a indiqué le président de la République. Donc, pas de seconde lecture des réformes sauf si le Conseil constitutionnel en décide autrement. Le président de la République tient à sa promesse de révision de la Constitution “comme je l’ai déjà annoncé en avril dernier, je soumettrai au Parlement le projet de révision de la Constitution dans le respect des dispositions énoncées par cette loi fondamentale”. Cette révision interviendra avec l’élection d’une nouvelle assemblée. Une sorte de constituante qui ne dit pas son nom. Le chef de l’État se veut rassurant quant à la bonne tenue des législatives du printemps prochain. “Je me réjouis de la prochaine tenue des élections législatives dans une pluralité sans précédent, avec la participation d’une classe politique qui sera renforcée par de nouveaux partis et les facilitations que la loi a mis en place en faveur des candidats indépendants.”
    Le président de la République a également réitéré sa détermination à veiller à la réunion de toutes les garanties de transparence des prochaines élections législatives, annonçant que l’Algérie fera appel, à cette occasion, aux observateurs internationaux. Ces garanties et des gages de bonne foi vont-ils suffire pour convaincre les opinions nationale et internationale ? Déjà certaines voix, de l’intérieur commencent à douter de la volonté d’ouverture affichée par le pouvoir. Le printemps, comme par hasard, sera déterminant pour l’avenir de l’Algérie. On verra bien si le changement en douceur prôné par le pouvoir donnera ses fruits, ou si, au contraire, montrera toutes ses limites.
    Azzeddine Bensouiah