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  • Bill Gates et les ronronnements d’Alger

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    Les fantômes ne hantent que les coupables  Il est dit dans les légendes que les fantômes, sont les esprits tourmentés des victimes qui reviennent hanter les nuits des coupables de leur disparition aussi criminelle que prématurée. Dans le cas présent le sieur Ouyahia, est hanté non pas seulement par Le Matin, mais par toute voix discordante dans le concert de croassements qui servent de musique de fond à l’autosatisfaction béate, d’un personnage lui-même représentatif d’un régime englué dans une phase révolue de l’histoire de l’humanité.

    En ressassant ses fameuses fausse vérités étayées par des chiffres tout aussi faux que contradictoires, devant un parterre dont les notions de comptabilité se limitent à l’analyse d’une fiche de paye aussi longue qu’indue, il a précisé que ces fameuses vérités contredisent celle d’une certaine presse de l’internet, sans préciser de quel journal ou Blog il s’agissait, ils sont nombreux, mais on peut deviner que Le Matin est bien classé dans les cibles potentielles de cette remarque. Le mot étant dit, la presse de l’internet a cette particularité, malencontreuse pour les tenants d’un pouvoir sans projet précis, et dont le mensonge et le chantage, d’être insensible aux moyens de persuasion et de dissuasion que ce genre de régime utilise habituellement avec les gêneurs en tout genre.

    En effet ils ont détruit Le Matin, dans sa version vulnérable, et soumis le reste de la presse de l’époque à un chantage à l’impression, et à la fiscalité sans compter les cabbales judiciaires en tout genre montées contre les voix discordantes identifiées. Dans une deuxième phase, ils ont créé sur fonds publics mal orientés des canards boiteux, prétendus indépendants, dont l’unique taches est de polluer le paysage médiatique par les commérages de concierges et les faits divers cocasses Ets scabreux, en période creuse, et le passage à la manipulation de l’opinion par la calomnie et les guerres sans honneur en période de pleine, un de ces canards ayant même sans le vouloir coûté sa vie à Ali Tounsi par ses « révélations » aussi intéressées et manipulées qu’irresponsables.

    Avec ce genre de presse ou la place de journaliste se négocie avec l’officier traitant, ou dans un hôtel de la cote, et ou les commentaires même critiques passent à côté de l’essentiel et donnent même parfois raison au personnage critiqué, Monsieur Ouyahia est dans son monde et peut continuer à vendre sa poudre de perlimpinpin en guise de programme économique, et sa rhétorique de parfait courtisan comme une sorte de réalisme politique.

    Seulement un certain Bill Gates, qui n’a pas fait l’ENA de Boumediene, et qui n’était pas prévu sur les tablettes de notre système et de ses sous-produits, a eu l’heureuse idée en 1975 de se lancer dans la programmation informatique, en vue de mettre en forme des logiciels pratiques et accessibles au grand public en 1976, qui ont en l’espace de 34 ans changé la face du monde et ébranlé bien des certitudes qui n’ont survécu que faute de communication entre les hommes. Ayant à peu près le même âge que Bill Gates, notre Bill « Gatt local », a suivi le cheminement ,inverse en faisant une formation dans une grande école aux antipode de celle qui mène les nations au développement et les hommes à l’accomplissement, et c’est l’école dont il vient de se prévaloir celle de Boumediene, spécialisée dans la formation de courtisans ayant les aptitudes naturelles du chat de gouttière, qui consistent à miauler tout seul sur le toit le plus haut de la ville en pensant être au-dessus de tous de par sa position instable sur les toits d’autrui, et considérer comme un exploit le fait de retomber sur ses pattes à chaque chute sans être poursuivi par les locataires victimes de ses désagréments.

    Muni d’un tel viatique intellectuel, en symbiose avec une prédisposition génétique à la contorsionnite, ni ce personnage ni ses congénères qui forment l’essentiel du personnel politique du système, ne peuvent s’accommoder d’une communication ouverte et inaccessible à leurs moyens primitifs de contrôle des peuples par l’occupation opportuniste des nœuds traditionnels de communication que sont les journaux. Par sa capacité à offrir un espace d’échange d’idées et d’opinions, mais surtout de renseignements en temps utile, Internet fait de son utilisateur non pas seulement un lecteur ou auditeur passif comme à ses débuts, mais surtout un acteur de l’information qu’il reçoit, dissèque, compare et accepte ou rejette en le faisant savoir. Il multiplie le nombre de journalistes potentiels sans intérêt matériel évident en exponentielle, et permet cet échange libre d’information et d’idée, qui donne l’urticaire à tous les flagorneurs de la planète.

    N’étant pas dénué d’intelligence, Monsieur Ouyahia sait qu’il ne peut rien contre ce système de communication moderne, même par le contrôle et les blocages de sites, à moins de déconnecter définitivement le pays de la toile, ce qui est évidemment impossible, il sait aussi que les Algériens sont de nature curieuse et rebelle et heureusement en majorité non courtisans dans l’âme, ce qui lui permet donc de conclure que toute attaque frontale contre un site en particulier, entraine la prolifération de sites similaires et attise la curiosité sur ce site en particulier ; son ex ministre de l’intérieur a eu à vérifier à son détriment et avec les livres qui dérangent qu’à chaque saisie il faisait augmenter le tirage du livre objet de ses sollicitudes et des descentes de polices aussi ubuesques que contre-productive. Il a donc décidé encore une fois de retomber sur ses pattes, en se servant de la référence à ces sites internet sous l’angle de la dérision, en plaçant ses vérités et autres chiffres manipulés dans le cadre de la contradiction aux journaux électroniques « Fantomatiques » présentés à l’occasion comme les seuls contradicteurs de sa politique économique ou de ses chiffres, ce qui est encore une contre vérité, dans la mesure ou même les journaux en papier proches du sérail et s’abreuvant à la même source que lui ne sont pas toujours d’accord avec ses professions de foi , aussi conjoncturelles que contradictoires, pour ne pas dire souvent sophistes.

    La vérité est que quel que soit le support utilisé, l’unique différence morale entre un journal est un autre est l’objectivité, ce qui rend sans objet cette différenciation entre les différentes sources d’information sur la base du support pour une responsable qui n’a rien à cacher ni à craindre de qui que ce soit. Par contre pour un responsable habitué et même formé pour avoir le champs libre dans une communication à sens unique et de préférence avec un auditoire déjà acquis à ses thèses, toute espèce de communication ou tout canal d’information qui échappe à sa grille limitée de lecture ou aux fourches caudines d’un système de spoliation de décision orienté vers tout un peuple, est un danger pressant qu’il faut discréditer à défaut de pouvoir l’enrayer.

    Je rajouterais à l’inquiétude de ce monsieur, que la technologie avançant plus rapidement, dans la tête des hommes libres que dans celle des oppresseurs et autres serviteurs des maitres du moment, les innovations technologiques qui réduiront les besoins des gens aux connections contrôlées et autres câbles piégés feront que dans quelques proches années, internet sera capté sur n’importe quel récepteur satellite avec une antenne pas plus grosse qu’une dent de sagesse et pratiquement non interceptable par qui que ce soit. La technologie existe et ce qui retarde sa mise sur le marché, est son utilisation criminelle éventuelle par les terroristes islamistes et les grands criminels qui ont fait jonction avec eux, ce qui n’est pas pour déplaire aux pouvoirs fumeux principalement implantés dans le monde dit arabe, qui confirment leur communauté d’intérêt avec cette nébuleuse criminelle, si ce n’est une communauté d’objectifs et de stratégie, tant il est vrai que sans l’un l’autre ne tiendrait pas une semaine. L’Idéal serait que tout un chacun tire les conclusions qui s’imposent de ses échecs multiples, et pourtant consécutifs à des retournements tout aussi multiples.

    Au lieu de s’en prendre aux différents révélateurs de ses tares et avatars quels que soient leurs supports de communication, comme un lépreux qui veut casser un miroir. Les échecs répétitifs et multidimensionnels du régime depuis 1962, dans tout ce qu’il a entrepris et sous tous les oripeaux dont il s’est affublé, du socialisme spécifique au patriotisme économique comme dernière découverte en passant par l’économie de marché dirigée, ne sont pas une vue de l’esprit ou une création des sites incontrôlés, mais des faits évidents avoués même par le spécialiste en changements de cap qu’est Monsieur Ouyahia. Ils sont le résultat obligé, de la navigation à vue entre différents systèmes économiques et les différentes écoles idéologiques, par des gens qui n’en maitrisent aucun, mais qui ont quand même inventé le déguisement comme méthode de changement, l’essentiel étant de gérer des carrières sans autre finalité que la carrière elle-même. Comme les petites fissures qui vont en s’agrandissant dans une digue, la somme résultante de toutes ses fissures sera tôt ou tard un effondrement général du système gigogne qui égare ce pays un peu plus chaque jour. Charge à nous de faire en sorte que l’effondrement imminent de ce système incohérent et irresponsable, soit limitée à ses concepteurs et autres affidés racolés en cours de route et n’entraine pas tout le pays dans la chute programmée d’un régime qui s’apparente de plus en plus à un champ de mines ou les piégeurs prétendent être des artificiers. 

    AEGIS63

  • Opinion : Mon Général ! Soldat Sadi au rapport

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    Said Sadi prend attache avec le Général Toufik puis avec l’ambassade américaine, et ça ne surprend personne ? En réalité, savez-vous décoder  Wikileaks ? Il s’agit d’un exercice difficile, très compliqué !  C’est en tout cas, ce que l’on peut en conclure à la lecture de la presse qui a publié les informations sur les câbles diplomatiques confidentiels du gouvernement américain.

    Bien sûr, les lectures de premiers niveaux sont assez aisées. On peut ainsi noter que le câble daté du 19 décembre 2007, révélé jeudi 16 décembre 2010 dans  El Pais est particulièrement intéressant pour découvrir le dessous des cartes de la diplomatie américaine en Algérie.

    On y apprend dans un résumé des discussions et échanges que l’ambassadeur américain connait et  discute avec des personnalités de l’opposition et de la presse. Rien que de très normal, tout le monde en conviendra. On parle de la santé du président algérien, non parce que notre « invité du soir » s’inquiète pour Bouteflika mais parce que, de tout évidence, son décès ferait entrer le pays dans une nouvelle ère.

    Mais comme un invité mis en confiance et qui se révèle d’un coup bavard, on apprend que Said Sadi, président du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) a raconté aux Américains une conversation « récente » qu’il  avait eue avec le Général Mohamed Médiène, alias Toufik, patron du DRS (le sinistre Département du Renseignement et de la Sécurité).

    Tiens donc !  M. Sadi s’entretient avec le Général Toufik sur l’avenir de l’Algérie. Intéressant.
    Tiens donc ! M. Sadi peut même se prévaloir de rapporter les confidences de cet « élément clé » du régime. Intéressant.

    Tiens donc ! Le Général Toufik avoue à Saïd Sadi qu’il est conscient des problèmes du pays mais qu’il attend d’être « assuré que toute alternative politique serait viable et qu’elle ne déstabiliserait pas le pays ». Intéressant.

    Tiens donc ! Said Sadi se fait l’émissaire du Généralissime et en honorable correspondant fait passer aux Américains la recommandation de ne pas déstabiliser le pays. Intéressant.

    Même si les câbles de Wikileaks ne concernent que très peu le paysage politique algérien et la Kabylie, ils recèlent en filigrane une véritable mine d’or. Quels enseignements peut-on en tirer ?

    Tout d’abord que Said Sadi rencontre le Général Toufik. C’est déjà une information. Et que cela doit certainement se faire régulièrement. C’est probablement l’occasion pour lui de prendre ses informations auprès du Général et aussi ses consignes. 

    Dès lors, il est évident que la Kabylie n’est à leurs yeux qu’un instrument, une variable que l’on agite au gré des luttes de clans. Le Général avec ses affidés Sadi, Djaballah et consorts joue tantôt la carte des moquées en agitant ses pions islamismes, tantôt celle du monde arabe en ressortant les tenants de l’arabo-bathisme tantôt la carte de la Kabylie, de sa propension à l’agitation et à la revendication démocratique en exhibant le soldat Sadi.

    Aqlalas

  • Algérie : 2010, année de l’indignité

     
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    Pays délinquant. Comme un fait prémonitoire, l’année a commencé par le nom de l’Algérie dans une liste noire : en janvier 2010, la France et les Etats-Unis classent l’Algérie parmi les 14 pays les plus « délinquants » de la planète, et dont les voyageurs sont soumis à des mesures de contrôle drastiques dans leurs aéroports.

    « Pour un régime qui a fait de “la réhabilitation du pays sur la scène internationale” et du “recouvrement de la dignité de l’Algérien à l’étranger” une de ses justifications anticipées, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’y est mal pris , écrit Mustapha Hammouche dans Liberté. Individuellement, l’Algérien a intégré, dans sa vie quotidienne, l’habitude de se soumettre aux rigueurs de la prévention sécuritaire. Des résidences, des rues, des abords d’institutions sont barricadés. Le portique, voire la fouille au corps s’imposent à lui à l’entrée du moindre hôtel classé et de bien des bâtiments administratifs. Les activités officielles, toujours placées “sous haute surveillance”, avec leur cohorte de déviations, de blocages de circulation, l’ont au demeurant habitué au principe de la primauté de la sécurité institutionnelle sur le confort du citoyen.

    Il ne peut pas solliciter de l’étranger la considération qu’il n’a pas arrachée chez lui. Et un pouvoir serait mal inspiré d’exiger des autorités étrangères le tact qu’il ne s’impose pas lui-même à l’endroit de ses administrés.

    Où est passée la cause de notre “izza ouel karama” ? Tant de sacrifices de patriotes, puis tant de privations de libertés et enfin tant de concessions aux islamistes pour se retrouver dans cet étrange attelage où s’alignent les États qui “soutiennent le terrorisme”, comme Cuba, l’Iran, la Syrie et le Soudan, et des territoires qui échappent au contrôle de ce qui leur tient lieu d’État, comme l’Afghanistan, le Yémen ou la Somalie !

    Là comme ailleurs, la politique étrangère est le reflet de la politique intérieure. »

    Pays corrompu. La même semaine, l’Algérie se distingue comme faisant parmi les pays les plus corrompus aussi, et on entend ces scandales qui retentissent à Alger, impliquant des « hommes du président », histoires d’argent sale, de meurtres et de peuple trahi…

    Ce même janvier 2010, une enquête du DRS met Sonatrach au cœur du plus gros scandale de corruption qu’ait connu l’Algérie. Son PDG, Mohamed Meziane (soixante ans), et 10 cadres dirigeants dont trois vice-présidents ont été inculpés par la justice pour divers affaires présumées de corruption. Deux des vice-présidents, un ancien PDG de la banque publique, le Crédit populaire d’Algérie (CPA), et son fils, dirigeant un bureau d’études, ainsi que les deux enfants de M. Meziane et un entrepreneur privé ont été placés sous mandat de dépôt. Tous accusent le ministre de l'Énergie, proche du président Bouteflika

    Pays évité. Alger est évité. Hilary Clinton se rend en visite au Maroc mais ignore l’Algérie. Plus aucune figure du monde occidental ne s’aventure à s’afficher aux côtés de Bouteflika.

    Même Sarkozy préfère annuler la visite d’Etat programmée une première fois en juin 2009 ( et reportée pour « proximité » avec des élections « pharaoniques »), puis fixée en début d’année 2010, et jamais effectuée.

    Le camouflet français. Cela n’empêche pas le président algérien de se déplacer jusqu’à Nice pour assister au 25e sommet Afrique-France à Nice les 31 mai et 1er juin. «Je lui ai téléphoné spécialement pour lui dire : «Je t’en prie, viens, c’est important que tu sois là», a confié Nicolas Sarkozy à la presse française. Bouteflika a tenu le rôle de « convive de secours ». Sarkozy l’a ignoré superbement. Aucun tête-à-tête n’a eu lieu.

    La fausse loi pour criminaliser la colonisation. Un collectif de 125 députés de presque tous les partis représentés à l’Assemblée nationale dépose une proposition de loi pour la criminalisation de la colonisation française. Bouteflika hésite à fâcher l’ancienne puissance colonisatrice. Il donne l’ordre aux députés de se désavouer. Leur projet n’aboutira pas. Le président de l’Assemblée nationale algérienne, Abdelaziz Ziari, annonce fin septembre que cette proposition sera mise sous le coude pour des «considérations diplomatiques et juridiques».

    Air Algérie dans le collimateur de la sécurité aérienne. Le Comité de la sécurité aérienne publie, le 5 juillet, au Journal officiel de l’Union européenne, le compte rendu de sa dernière réunion, où il est traité du «cas» Air Algérie. Menacée d’interdiction de vol, en raison d’un certain nombre de griefs, la compagnie a jusqu’à début novembre pour se mettre au diapason des normes de sécurité requises par l’Union européenne. En décembre, la Commission s’estime convaincue que «les choses sont sur la bonne voie» et devrait donc éviter de classer Air Algérie dans sa nouvelle «liste noire» des compagnies aériennes interdites de vol dans l’UE. Une mission d’assistance technique se rendra en Algérie en février pour vérifier.

    Wikileaks, et les "rapaces" du clan Bouteflika. Un document de WikiLeaks rapporte un entretien entre les ambassadeurs américain et français. Il ressort que contient tout un chapitre sur le corruption. Le clan Bouteflika a été décrit dans le câble comme étant "le Gang de Tikrit" par analogie au clan de Saddam Hussein qui maintenait le pouvoir en Irak. Selon ce câble qui rapporte les dires de l'Ambassadeur de France à Alger,"l'Algérie vivra dans plus d'instabilité durant les prochaines années. Il rajoute qu'il y a eu "très peu d'évolution positive en Algérie et que la corruption a atteint un niveau très élevé atteignant les frères Bouteflika et compromettant le développement économique". Le document cite aussi les frères Bouteflika, comme étant les plus "rapaces". D'un autre coté, certains rapportent que les prix du pétrole ayant atteints des niveaux très élevés mais que cela ne profite en rien au peuple : "L'Algérie est riche, mais le peuple est pauvre".Il rapporte aussi le partage de la rente des entreprises pétrolières algériennes sous la houlette de la Sonatrach, entre les barons militaires et l'entourage Bouteflika. C'est avec l'aide et après l’approbation des leaders des services de sécurité Algériens que Bouteflika a pu se représenter pour une troisième fois en 2009.

    A.F

  • MONTAGE, LICENCES, CARBURANT, VIGNETTE ET CRÉDIT À LA CONSOMMATION Automobile : ce qui va changer en 2011

     

    Par : Farid Belgacem

    Le créneau de l’automobile en Algérie connaîtra sans doute beaucoup de changements dès janvier à en croire les professionnels du secteur qui appréhendent la prochaine rentrée, surtout que le Salon international de l’automobile pointe déjà son nez.

    De l’annonce de la première voiture made in Algeria au carburant aux normes Euro-5, en passant par les augmentations probables de la vignette et du carburant, le consommateur n’arrive plus à cerner le sujet, même si le concessionnaire s’accorde à trouver, à chaque nécessité, un palliatif pour que son produit ne prenne pas un millésime de plus dans les dépôts.
     
    Renault, Volkswagen, SNVI et les Chinois, qui produira la première voiture “made in Algeria” ?
     Si le processus de production d’un véhicule particulier, à partir de 2011, à la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) est déjà en cours, sans préciser pour le moment l’identité du partenaire, il faudra savoir qu’un comité technique étudie, actuellement, la possibilité d’utiliser les capacités industrielles installées dans un processus d’industrialisation d’un véhicule particulier et qui sera homologué et labellisé en Algérie. Parallèlement, Renault, selon les autorités algériennes, est prêt à monter la première voiture made in Algeria. La chose se précise, mais les négociations se poursuivent avec un autre concurrent aussi puissant, en l’occurrence Volkswagen qui a manifesté son intention de s’installer en Algérie. Mais la surprise pourrait venir des Chinois qui avaient manifesté, également, leur intention d’installer des usines de montage dans l’Oranie. Mais quel que soit le constructeur, les négociations sont en bonne voie du côté du ministère de l’Industrie.
     
    Licence automobile :  Les veuves de chahid et les ayants droit bénéficiaires
    L’année 2011 sera marquée par la mesure inscrite dans le projet de loi des finances 2011, adopté le 14 novembre 2010, par l’Assemblée populaire nationale (APN) où figure un article qui élargit la licence d’achat de véhicules touristiques neufs aux veuves de chahid et ayants droit. Selon ce texte de loi, ces deux catégories bénéficieront, en effet, de l’exonération fiscale (droits et taxes) pour l’achat ou l’importation de véhicules neufs. La durée dudit droit est valable pour cinq ans avant qu’il ne soit renouvelé. Ainsi, les enfants de chahid (ayants droit), qui bénéficieront désormais de cette nouvelle mesure, auront droit à une exonération des droits et taxes de 60 %, comme les moudjahidine dont le taux d’invalidité dépasse 60 %. Une revendication que les organisations des ayants droit avaient porté au plus haut niveau de l’État et qui est désormais satisfaite et applicable à partir du nouvel an.
     
    Carte jaune :  les prolongations, c’est fini !
    La prolongation par les concessionnaires de la carte jaune, généralement valable 60 jours à partir de la mise en circulation d’un véhicule neuf, ne sera plus de mise à partir de janvier 2011. C’est la décision de la direction de la réglementation des affaires générales et du contentieux de la wilaya d’Alger qui, dans une note destinée aux concessionnaires et aux importateurs de véhicules, interdit tout renouvellement de la carte jaune une fois les 60 jours, autorisés à compter de la date de livraison indiquée par le concessionnaire ou l’importateur, consommés.
    La note publiée par auto-utilitaire.com précise que les services concernés estiment que les 60 jours suffisent amplement à préparer et remettre le dossier final du véhicule au client. Mais est-ce le cas une fois la note entrée en vigueur ? Pas évident ! Pourtant, précise-t-on, ladite loi existe depuis le 3 mars 2004. On pouvait ainsi lire : “La durée de validité du récépissé provisoire carte jaune, une fois le véhicule vendu à son acquéreur, est de 60 jours, non renouvelable, à compter de la date de livraison indiquée par le concessionnaire et/ou l’importateur, pour permettre la constitution de dossier de demande d’immatriculation et son dépôt auprès du service territorialement compétent, chargé de la délivrance des cartes grises.” Du coup, seuls les véhicules, dont l’année civile est en cours de validité et dont les commandes sont annulées, bénéficient de cette prolongation.
    Cela va sans dire que “le récépissé de mise en circulation provisoire ne peut, en aucun cas et sous aucun prétexte, être remplacé par un document de substitution à l’initiative des services du concessionnaire et/ou de l’importateur, ni remis à l’acquéreur du véhicule raturé ou surchargé et ce, à l’effet d’éviter les rejets de dossiers de demande d’immatriculation”. Autrement dit, les récépissés délivrés par les agents vendeurs sont nuls et non avenus.
     
    Vous roulez en GPL, vous êtes exonérés de la vignette auto !
    L’année 2011 se veut une “année verte” en Algérie. Et tant mieux et pourvu que ça dure ! C’est ainsi que le projet de loi des finances 2011 a plaidé pour l’exonération de la vignette automobile pour les propriétaires de véhicules équipés en GPL/C.
    Le projet, présenté à l’APN inscrit cet article dans une approche de protection de l’environnement. Le texte du PLF consacre également “l’obligation de transmission” par les sociétés et compagnies d’assurance ou de réassurances ou d’autres intervenants d’un état des polices d’assurance contractées par les personnes physiques, morales et les entités administratives au profit de leurs véhicules. Reste à savoir le suivi de cette décision par les autorités concernées.
     
    Naftal prépare le carburant aux normes Euro-5
    L’autre bonne nouvelle viendra de la Société de production et de commercialisation des carburants, gasoil et essence. Longtemps souhaité par les concessionnaires et les automobilistes, le nouveau carburant aux normes Euro-5 devra être commercialisé à partir de l’année 2011, rassure-t-on. Naftal, longtemps critiquée sur ce chapitre, a mis le paquet et dans la recherche et dans l’investissement.
    Du coup, la balle est dans le camp des concessionnaires appelés à adapter leurs commandes et à s’adapter aux nouvelles règles. Car, dans un passé récent, des véhicules neufs ont carrément coulé à cause de la nature des carburants, selon des concessionnaires. Mais, diront ces derniers, une fois le carburant Euro-5 arrivé dans nos pompes ? C’est juste une question…
    Pièces de rechange : obligation de provenance du pays d’origine
    Il y a plus d’une année, les pouvoirs publics avaient promulgué la loi du 2 novembre 2009 interdisant l’importation de la pièce de rechange automobile qui ne proviendrait pas du pays d’origine. Décidée par le ministère du Commerce, cette loi avait suscité autant d’appréhensions que de craintes chez les concessionnaires. Pour preuve, son interprétation donnera lieu à des dégâts, notamment au niveau de son application. Et pour cause, la contrefaçon sévissait et la pièce de rechange usagée, interdite en 2007, continuait à inonder les étals des marchés de gros comme de détails ! Ce n’est que quelques mois après que cette loi donnera ses premiers effets.
    À titre illustratif, durant les neuf premiers mois de l’année 2010, les importations d’accessoires automobiles ont baissé de 30,87 % et celles des pneumatiques de 63,37 %, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS). Du coup, la tendance est à la généralisation de cette loi à partir de janvier 2011 pour donner un véritable coup de pied dans la fourmilière et juguler la phénomène de la contrefaçon qui tue sur nos routes.
     
    Les administrations mettent le cap sur la sécurité
    Désormais, les administrations appelées à soumissionner pour l’acquisition de véhicules neufs, que ce soit dans le cadre du renouvellement des parcs roulants ou de mesures d’accompagnement, doivent exiger des garanties en matière de sécurité. C’est ainsi qu’une nouvelle mesure a été introduite afin que les véhicules acquis par les administrations (ministères, daïras, wilayas, services de sécurité, hôpitaux, écoles…) devront être équipés d’airbags, d’ABS, de ceintures de sécurité adaptables aux normes de sécurité et homologués par l’administration des mines. Faute de quoi, la commande fera l’objet d’une annulation au préjudice des concessionnaires. Sur ce point précis, ces mesures ont également été introduites dans les cahiers des charges et tout véhicule ne répondant pas aux normes de sécurité exigées sera soumis à expertise avant de faire l’objet d’un dossier de contentieux.
     
    Retour du crédit à la consommation :  Qu’en est-il exactement ?
    Au stade de la rumeur depuis le mois d’avril dernier, c’est-à-dire à la veille de la copie finale de la loi des finances complémentaire 2010, le retour du crédit à la consommation, chapitre crédit véhicules, constitue le souhait de tous. D’abord des concessionnaires, ensuite des consommateurs. Côtés représentations des firmes automobiles installées en Algérie, on estime que le retour de cette mesure ne pourrait être que salutaire pour le secteur. Côté acheteurs, l’engouement est plus qu’une bouffée d’oxygène. “Nous avons entendu parler du retour du crédit à la consommation, mais rien d’officiel ! De toutes les façons, le retour du crédit à la consommation, de manière générale, est inéluctable. Reste à savoir sous quelles formes le gouvernement le fera”, nous confie-t-on dans le milieu des professionnels de l’automobile.
    Depuis sa suppression, le parc automobile s’est stabilisé autour de 230 000 et
    240 000 véhicules importés contre 270 000 pendant l’année 2009. Mais le problème n’est pas là puisque les entreprises bénéficient de la formule du leasing alors que le particulier semble le plus visé par ces mesures d’interdiction. Le premier perdant dans cette affaire reste le secteur bancaire où l’anarchie régnait dans l’octroi des crédits. En seconde position, les concessionnaires et les consommateurs qui, dans un monde de libéralisation des services, se retrouvent dans une position de wait and see.
     
    Le site Internet de l’association AC2A
    Dotée d’un site web, à savoir
    www.ac2a-dz.com, l’Association nationale des concessionnaires automobile (AC2A) continue de publier en temps réel les statistiques des ventes par marques, par modèles et par segments de tous les concessionnaires qui lui communiquent leurs chiffres mensuels. De l’info du jour, en passant par l’analyse du marché, ce site se décline en plusieurs rubriques, à commencer par la présentation de l’AC2A, ses objectifs et son combat quotidien pour préserver un marché aussi névralgique que celui de l’automobile.
    Du multimédia et de l’actualité, ce site a également consacré une rubrique pour le contrôle technique des véhicules. “Défense, services, prospective, ces trois missions, seul l’association des concessionnaires de l’automobile est aujourd’hui capable de les mener avec pragmatisme, objectivisme et efficacité. “L’association, c’est de la valeur ajoutée pour votre entreprise dans le respect des valeurs qui font notre profession”, lit-on dans la présentation de l’AC2A.

  • WikiLeaks : Ces trois syllabes qui ont ébranlé le monde

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    zoom | © D. R.
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    Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est devenu une superstar mondiale.

    Incontestablement, WikiLeaks a bousculé, en cette fin d’année 2010, la hiérarchie des grands événements qui ont marqué le monde. Ce site internet, quasi inconnu il y a à peine deux mois, ainsi que son fondateur l’Australien Julian Assange, ont ravi la vedette. Les notes et les câbles diplomatiques américains mis en ligne par le site WikiLeaks ont provoqué une tempête dans le monde de la diplomatie. Une bombe virtuelle à fragmentation réelle assimilée par certains à un «11 Septembre diplomatique».
    Le monde entier épie, chaque jour, les nouvelles indiscrétions et les révélations pas trop gentilles et parfois «hard» qu’échangeaient les diplomates américains des quatre coins du monde avec leurs homologues. Mine de rien, le monde découvre que rien ne se cache, voire que tout se sait, finalement,  par la magie de WikiLeaks !

    Des observateurs craignent même le pire car certaines révélations pourraient constituer le détonateur d’un conflit entre deux pays. WikiLeaks a montré au monde entier la face cachée de la diplomatie.Et, par endroits, il a donné un aperçu des visages et des positions en «off» de ceux qui nous gouvernent. Pour les journalistes du monde, les câbles de WikiLeaks sont tout simplement du pain béni même si certains croient y déceler une fuite organisée du gendarme américain. Les diplomates, eux, crient au scandale. Cela se comprend de leur part en ce sens qu’ils auraient souhaité continuer à vivre tranquilles en restant cachés… Mais WikiLeaks a levé la feuille de vigne qui cachait les feuilles de route de certains diplomates-espions qui s’en vont fouiner dans les poubelles des pays où ils travaillent. Depuis fin novembre dernier, date du début de la publication de plus de 250 000 télégrammes diplomatiques, le monde a un peu changé. Il a désormais l’avant et l’après-WikiLeaks !

    La mise à nu

    Les avis divergent évidemment sur les bienfaits et les méfaits de WikiLeaks selon qu’on soit diplomate ou Monsieur Tout-le-monde. Clay Shirky, spécialiste américain des questions sociales et économiques liées à Internet, résume bien ce sentiment nuancé : «Comme beaucoup, je suis partagé (…). Il est clair que les citoyens d’une démocratie doivent être en mesure de savoir ce que fait et ce que dit leur pays en leur nom. Et WikiLeaks remplit pleinement ce rôle.» «Mais d’un autre côté, tout ne peut pas rester parfaitement transparent», précise-t-il en référence au secret diplomatique. Au final, qu’il ait bien fait ou non, le fondateur de WikiLeaks est devenu une superstar mondiale qui devrait avoir plus d’amis en ce bas monde que d’ennemis. Les officiels.

    En attendant de savoir si cette formidable mise à nu a été préméditée ou pas, nous sommes sans doute des millions de citoyens du monde à attendre impatiemment les prochains câbles de… WikiLeaks. Julian Assange nous a promis une bonne année 2011, très riche en révélations croustillantes.

    Hassan Moali
  • no moment


    Dilem du Mardi 04 Janvier 2011 | Vu 4322 fois

  • L'Algérie épinglée par le "Quality of Life Index 2011"

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       	Le Quality of Life Index 2011, réalisé chaque année par le magazine irlandais International Living, classe l'Algérie au 139e rang sur 192 pays ! 

    zoom | © internationalliving.com

    Le Quality of Life Index 2011, réalisé chaque année par le magazine irlandais International Living, classe l'Algérie au 139e rang sur 192 pays ! 


    C'est un constat amer qui prévaut depuis plusieurs années : l'indice de la qualité de la vie persiste à reculer en Algérie. Le "Quality of Life Index 2011", réalisé chaque année par le prestigieux magazine irlandais International Living, vient encore une fois de classer l'Algérie dans la seconde moitié du tableau, si ce n'est pas dans ses profondeurs.  

     Il n’y a pas de quoi en être fier. Sur 192 pays au monde, l'Algérie figure au 139e rang selon le "Quality of Life Index 2011". Ce rapport international qui passe en revue chaque année le coût de la vie, les libertés, les qualités des infrastructures, la culture et les loisirs, la prise en charge par les établissements de santé ainsi que le climat sécuritaire, délivre à l'Algérie des notes catastrophiques.

    Pour le magazine "International Living", réputé dans le monde entier, l'Algérie est encore loin de pouvoir répondre aux aspirations de sa population. Force est, en effet, de constater que pour cette dernière, la qualité de la vie demeure, au quotidien, un mythe qui ne produit que des illusions.

    Et si les statistiques ne reflètent pas à chaque fois la réalité, ils n'en demeurent pas moins que les notes récoltées par l'Algérie dans ce nouveau classement expliquent, on ne peut plus clairement, pourquoi l'Algérien n'arrive toujours pas à jouir d'une vie confortable. 

    A ce propos, le "Quality of Life Index 2011"  remarque que le coût de la vie en Algérie reste très élevé. Avec 62 points sur 100, l'Algérie s'illustre par sa cherté de la vie par rapport aux autres pays arabes et africains.  

    Et en dépit des milliards de dollars investis par les pouvoirs publics pour équiper le pays en infrastructures dignes de son nom, le "Quality of Life Index 2011" estime que l'Algérie accuse encore un grand retard dans ce domaine et ne lui octroie qu'une note de 27 points ! 

    Mais l'autre point faible, qui entraînent la moyenne de l'Algérie vers le bas et l’empêchent de rejoindre, en terme de qualité de la vie, les pays à niveau de développement comparable, est la liberté. En vérité, l'Algérie est épinglée par les rédacteurs de ce rapport avec une note de 25 points concernant le respect des libertés publiques. 

    S'agissant du volet sécuritaire, l'Algérie s'en sort avec une moyenne de 50 points. Par ailleurs, pour le "Quality of Life Index 2011", les performances économiques de notre pays ne sont pas impressionnantes au regard des potentialités existantes. De ce fait, l'Algérie ne récolte sur ce chapitre que 57 points.  

    Dans ce contexte, l'Algérie se retrouve, une nouvelle fois, dépassée par le Maroc (71e) et la Tunisie (69), considérés comme des pays ayant accompli d'importants progrès dans l'amélioration de leur qualité de la vie.

    Enfin, dans le Monde Arabe, la Libye et Syrie (143e), la Mauritanie (168e), Irak (171e, 45 points), Djibouti (175e, 44 points), le Soudan et le Yémen (191e, 36 points) ferment la marche dans ce classement international.  

    Abderrahmane Semmar
  • Violations lors des gardes à vue : les promesses de Hamel et le scepticisme des défenseurs des droits de l'homme

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       	En Algérie, les personnes placées en garde à vue subissent parfois des sévices et autres brutalités et sont soumises à de fortes pressions psychologiques n’ayant aucun rapport avec les faits qui leur sont reprochés.

    zoom | © D.R

    En Algérie, les personnes placées en garde à vue subissent parfois des sévices et autres brutalités et sont soumises à de fortes pressions psychologiques n’ayant aucun rapport avec les faits qui leur sont reprochés.


    En visite d'inspection lundi à Biskra, le Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), le général-major Abdelghani Hamel, a promis de "veiller au respect des droits de l'homme lors du  placement de toute personne en garde à vue". Une promesse que les Algériens prennent toujours avec des pincettes car dans les commissariats, les maltraitances et les abus sont encore légion. 

    Au cours d'une conférence de presse tenue au siège  de la 8ème sûreté urbaine de la cité Sidi Ghazal, à Biskra, Abdelghani Hamel est revenu encore une fois sur les conditions de la garde-à-vue. Conscient de la mauvaise image dont jouit la police au sein de la population Algérienne, le Directeur général de la DGSN s'est engagé, une nouvelle fois, à lutter fermement contre toutes les dérives "déshonorantes". 

    Mais pour les organisations de défense des droits de l’homme qui ont rendu public plusieurs rapports accablants sur les graves violations commises dans les commissariats, le scepticisme est de mise puisque les promesses tardent toujours à voir le jour. A travers tout le pays, les abus se multiplient et les sanctions disciplinaires lourdes se font toujours rares sauf si les violations relatives à la garde-à-vue ont fait éclater des scandales relayés par la presse indépendante.

    Pour mettre fin à tous les dépassements,  des commissions d'enquêtes de la DGSN ont été dépêchées ces derniers mois dans tous les postes de police du pays pour surveiller et améliorer les conditions de garde-à-vue. Néanmoins, le patron de la DGSN n'a donné aucun bilan des activités d'enquêtes de ces commissions. Ont-elles réellement permis d'inculquer la culture du respect des citoyens aux policiers ? Ont-elles contribué à faire cesser le recours aux diverses formes de torture ? Pour l'heure, ces questions demeurent sans réponse. 

    Et jusqu'à présent, ce sont les émeutes déclenchées par les citoyens qui ont acculé les pouvoirs public à enquêter sur les sévices et autres brutalités auxquelles sont soumis les Algériens placés en garde à vue. Pour s'en convaincre, il suffit de revenir sur les cours des évènements qui ont mené à l'éclatement du scandale de la mort d’un homme, le 17 décembre dernier, dans un commissariat de Constantine. 

    Après plusieurs jours d'affrontements avec des citoyens en colère lors des protestations populaires déclenchées dans les rues, une commission d’enquête dépêchée par la DGSN s'est rendue sur les lieux pour avouer enfin qu'il y a eu bel et bien "des fautes très graves constatées".  Des sanctions ont été prises par la suite et un procès-verbal a été établi et transmis à la justice. 

    Ce scénario risque-t-il de se répéter ? Certainement oui car la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH) n'a pas manqué de tirer la sonnette d'alarme en affirmant tout haut que dans les cellules de garde à vue, "les droits des Algériens, tels que prévus par le code de procédure pénale, ne sont pas respectés" ! 

    Pour la CNCPPDH, le salut des citoyens viendra d'un amendement du code de procédure pénale pour une "protection effective" des droits de la personne gardée à vue "dont l’intégrité ne doit être violée ni par l’officier de la police judiciaire ni par les agents de ce service". 

    A défaut d'un contrôle sérieux des lieux de la garde à vue, seul cet amendement permettra de veiller à ce que les droits de la personne gardée soient respectés. C'est dire enfin que dans ce contexte, les promesses Abdelghani Hamel risque donc d'être un coup d'épée dans l'eau... 

    Abderrahmane Semmar
  • Et la tragédie se poursuit …

     

    URGENT

           nous sommes aujourd’hui le lundi 03 01  2011, correspondant à la seizième journée de grève de faim, du jeune Mohammed Baba Nadiar , son frère Abdelaziz l’ a visité aujourd’hui ; l a trouvé dans un état de sante très grave au point ou il a été porté par deux gardiens pour voir son frère et parlais difficilement.
    nous attirons l’attention de tous sur la gravité de la situation du jeune du Mohammed Baba Nadjar -le prisonnier politique qui n'a pas accepte ni de négocier sur ses principe, ni de mentir pour sauver sa vie- à la prison de Babar à Khenchela,
     Mohamed soufre et risque une mort lente cruel, en su et vu de  l'administration pénitentiaire et de le appareil judicaire algérien, et de l’opinion national et international.   
     nous lançons encors cet appel urgent et insistant a tous, pour une intervention rapide  dans les plus brefs délais pour mettre fin à cette  tragédie  humaine  avant qu'il ne soit trop tard.

    Signée :
    Dr Kameleddine FEKHAR

  • LES PRIX DES PRODUITS DE LARGE CONSOMMATION FLAMBENT

     

    Des hausses pour souhaiter la bonne année

     

    A peine la nouvelle année entamée que les prix des produits alimentaires ont augmenté. Sur les étalages des commerces, l’huile, le sucre, la farine et la margarine ont subitement flambé.
    Rym Nasri – Alger (Le Soir) - Dans son étroit commerce au sein du vieux marché de Belouizdad à Alger, connu beaucoup plus sous l’appellation de marché T’nache, Rabah, l’épicier, ne cache pas son mécontentement quant à la subite hausse des prix de plusieurs produits de large consommation. «Je suis parti m’approvisionner hier -ndlr samedi au marché de gros de Semmar, et j’ai été très surpris par les prix affichés par les grossistes. Vous vous rendez compte, le prix d’un bidon d’huile de 5 litres a connu une augmentation de 100 DA. Il est passé de 630 à 730 dinars. Le sac de farine de 50 kg a grimpé de 1 080 à 1 450 DA, le kilo de sucre est passé de 96 à 105 DA et le pot de margarine de 1,8 kg cédé auparavant à 320 DA a atteint 455 DA. Devant des prix aussi vertigineux, j’ai dû me résigner à revenir bredouille sans avoir fait aucun achat», tonne le quinquagénaire. En effet, les étalages de son épicerie en témoignent. Ils sont presque vides. Rabah dénonce ainsi l’absence des autorités concernées, censées assurer le contrôle des prix dans les différents marchés. «Il faut qu’il y ait des lois qui régissent les marchés de gros et de détail. Le contrôle permanent des marchands s’impose également pour mettre fin à toutes sortes de spéculation», suggère- t-il. Dans un magasin d’alimentation générale, à proximité dudit marché, Hakim, un jeune vendeur, confirme les prix. Les étiquettes collées aux étalages affichent de nouveaux prix. Ici, le sucre est proposé à 120 DA le kilo, contre 100 DA il y a à peine deux jours. Le pot de margarine de 1,8 kg a grimpé de 350 à 400 DA et l’huile a connu une hausse de 20 DA le litre. Certaines marques de produits laitiers, notamment les yaourts, ont connu une augmentation de 1 à 2 dinars. «Les boissons gazeuses, elles aussi, ne vont pas tarder à connaître des hausses de prix. Mes fournisseurs m’ont informé d’une prochaine augmentation », dit-il. Il se retourne vers les étagères de son magasin comme pour vérifier sa marchandise et poursuit : «D’ailleurs, tous les autres produits vont certainement suivre.» Révolté par «l’anarchie » qui règne dans ce secteur d’activité, et qui touche directement le citoyen, le jeune commerçant lance amèrement : «On mérite ce qui nous arrive.» Côté fruits et légumes, la mercuriale n’a pas bougé. Même si les prix de certains légumes ont sensiblement baissé, ceux des légumes dits hors saison sont toujours hors de portée pour de simples citoyens. A l’exemple de la courgette cédée à 170 DA, des poivrons à 160 DA et de la tomate à 70 DA. «Au marché de gros, les haricots sont proposés à 240 DA. A quel prix, je pourrais les céder sur mon étal ?», s’interroge Mustapha, marchand de légumes. Dans les boucheries, la viande connaît également le même sort. Son prix n’a pas bougé d’un iota depuis plusieurs semaines. Désormais, faire ses emplettes, c’est devenu une mission difficile, voire dans certains cas impossible. Les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer.
    R. N.

  • bonne et heureuse année 2011

  • Selon le réseau méditerranéen des droits de l'homme (REMDH)

     

    Les réfugiés subsahariens victimes d’abus en Algérie

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    Sans se départir de sa prudence «diplomatique» coutumière, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (Remdh), basé à Copenhague (Danemark), vient de clôturer l’année 2010 par un véritable réquisitoire dressé à l’encontre de l’Algérie.

    Cette fois-ci, c’est la situation des migrants, demandeurs d’asile et autres réfugiés vivant dans notre pays, qui a suscité son intérêt. La prudence du réseau danois est clairement affichée dans son étude de fin décembre, où il est, en effet, précisé que  même si elle a pu être réalisée grâce au «généreux» soutien de la Commission européenne, le contenu de ce rapport ne peut en aucun cas être perçu comme reflétant la position de l’Union européenne.

    Cette prudence est d’autant  plus légitime, eu égard aux graves et multiples dépassements dont est accusé notre pays. Manquements aux engagements internationaux, non-respect de ses propres lois, discrimination, racisme et manipulation des données présentées aux institutions onusiennes, en passant par les violations des droits de l’homme. Grâce à des enquêtes et des recherches effectuées sur le terrain (en Algérie) avec également l’apport financier de la fondation Ford, l’agence danoise d’aide au développement international (Danida) et de l’agence internationale suédoise de coopération au développement (Sida), l’étude est axée sur le cas des demandeurs d’asile et des réfugiés subsahariens.
    Ceux-ci sont maintenus dans une situation de non-droit, considère le Remdh.

    En cause, le Bureau algérien pour les réfugiés et les apatrides (Bapra), en place depuis 1963 et relevant du ministère des Affaires étrangères. Bien que celui-ci ait la compétence exclusive pour se prononcer sur les demandes d’asile et reconnaître le statut de réfugiés aux personnes reconnues comme telles par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), le taux de reconnaissance pour les demandeurs d’asile subsahariens est invariablement de 0%, souligne le Remdh.
    Interpellées sur la question, les autorités algériennes ont reconnu que la procédure de reconnaissance de la qualité de réfugié était conduite avec l’assistance du HCR, tout en se gardant d’aborder le rôle du Bapra, des modalités et des critères présidant à la détermination du statut de réfugié en Algérie, note le rapport.

    D’où la réforme de cette institution, en préparation. Le nouveau texte réglementaire vise à rénover le Bapra et à redéfinir ses attributions, sans pour autant préciser en quoi consisteraient les modifications attendues, ni indiquer d’échéance pour l’adoption de ce règlement, relèvent les auteurs de l’étude. Plus «clément», le Remdh a parfois recours à la mise en exergue de certains points positifs à travers lesquels notre pays veut projeter l’image d’un pays respectueux des droits de l’homme. Ainsi, écrivent les rapporteurs, les conventions sur l’asile (convention de 1951 et convention de l’OUA) font partie du droit positif algérien. L’article 132 de la Constitution stipule que «les traités ratifiés par le président de la République, dans les conditions prévues par la Constitution, sont supérieurs à la loi».


    En revanche, il est fait état de l’absence de disposition spécifique sur l’asile dans la Constitution, excepté l’article 69, qui interdit l’extradition des réfugiés. Même l’opinion publique et la presse nationale n’ont pas été épargnées par les critiques du Remdh.
    Il leur est surtout reproché d’entretenir l’amalgame entre l’immigration, l’asile, le trafic de drogue et la criminalité. Ainsi, outre la barrière de la langue pour les anglophones, les migrants subsahariens pâtissent du racisme des Algériens qui ont des réactions négatives à leur égard, car associant migrants et sida.                                                                            

    Naima Benouaret