Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • Des émirs du Golf voleurs et braconniers en Algerie

    Des émirs du Golfe de retour pour braconner l’outarde en Algérie
    Par Le Matin DZ/Elwatan |

    images.jpeg
    l'outarde] Les braconniers moyens-orientaux apprécient la chasse à l'outarde

    Selon une source digne de foi, trois avions d’un émir saoudien de haut rang ont atterri, mardi dernier, à l’aéroport international Mohamed Khider de Biskra.

    Les émirs du Golfe ne s'embarrassent pas des lois de protection des oiseaux. Ils n'ont pas l'âme écologique. Leurs hôtes algériens non plus. Bouteflika, "grand ami" dit-on des puissants du Golfe, leur ouvre grandes les portes du pays pour venir braconner à loisir les richesses faunesques du pays. Une forte délégation saoudienne est actuellement en Algérie pour tirer de l'outarde. Il s’agit, selon notre source, du ministre de l’Intérieur, Nayef Ben Abdelaziz, qui était accompagné d’une délégation d’une cinquantaine de personnes dont des proches, amis et personnalités de la péninsule arabique. En visite privée, mais reçu comme il se doit par les autorités locales et l’ambassadeur d’Arabie Saoudite venu expressément d’Alger la veille, il avait regagné sa base-vie installée à une trentaine de kilomètres de la ville de Biskra.

    De là, et chaque jour que Dieu fait, les gens voient passer la caravane de véhicules tout-terrains du prince et de sa suite qui font des incursions dans la région giboyeuse de Ras El Miad, renommée notamment pour ses outardes dont la chair serait aphrodisiaque. L’outarde, dont l’envergure peut atteindre 1,5 m pour environ 2,2 kg, privilégie la marche et la course lors de ses déplacements et prospections alimentaires. Ce qui la rend extrêmement vulnérable.

    D’ailleurs l’outarde est menacée d’extinction. Selon les estimations de 2000 de Birdlife International, une association ornithologique, il ne resterait que 10 000 outardes en Afrique, dont 50% en Algérie. Même si la présence de ces visiteurs de marque dynamise le secteur touristique local et les commerces y afférents, beaucoup d’autochtones ne se privent pas de faire remarquer les agressions causées à l’environnement local et la dégradation du biotope naturel des outardes du fait de ces séances cynégétiques la ciblant.

    On a beau leur rappeler que des Emiratis ont chapeauté, à travers le Centre national de recherche aviaire (NARC) d’Abu Dhabi, une vaste opération de réintroduction de 500 spécimens d’outardes dans la région d’El Bayadh en octobre 2011 et que des opérations similaires sont programmées pour Biskra, leur colère et leur consternation ne retombent pas.

    Le massacre continue à El Bayadh

    Par ailleurs, également venus des pays du Golfe voilà quelques semaines, des émirs braconniers se sont installés dans de vastes espaces de la région de Lebnoud (wilaya d’El Bayadh) avec tout l’attirail que la cynégétique exige. Ces princes sont venus chasser cette proie royale qu’est l’outarde houbara, mais aussi la gazelle dorcas.

    Depuis quelques années déjà, à cette même saison, dans un climat agréable et habituellement favorable à la chasse, l’immense espace dévolu à leur plaisir se situe entre les wilayas d’El Bayadh et de Béchar, aux lieudits Lebnoud et Oued Namous se partageant cette vaste région du sud-ouest du pays. Ces braconniers s’accompagnent d’une logistique destinée à un fastueux campement royal. Des princes arabes par les privilèges dus à leur majesté privilégiés ont, au fil des ans, décimé par fauconnerie les populations d’outardes du pays.

    Une espèce pourtant protégée par des conventions internationales et en Algérie par le décret n°083-509 du 20 août 1983 renforcé par l’arrêté du 17 janvier 1995. L’outarde houbara (chlamydotis undulata), vraisemblablement en voie d’extinction, est un bel oiseau coureur de 60-65 cm, haut sur pattes, dont le plumage tacheté reproduit l’ocre de la steppe, par un mimétisme qui lui permet d’échapper à ses prédateurs, mais sûrement pas à ces braconniers de luxe.

    En effet, ces émirs affectionnent le pillage des nids d’outarde, ne laissant aucun moyen à cette espèce de reconstituer sa population. L’exercice se fait dans le plus grand secret mais sans doute avec la bénédiction des autorités algériennes. Celles-ci, jusqu’à présent, ne se sont jamais réellement prononcées sur la question, laissant libre cours à toutes les supputations.

    Bachir Mebarek

  • “Des pâtes, des pâtes… oui, mais des Panzani”

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Des partis en cours de constitution auraient pris la liberté de programmer leurs congrès constitutifs. Il n’en fallait pas plus pour que le ministère de l’Intérieur, pour qui ils n’existent pas encore, leur signifie qu’ils ne peuvent rien organiser. En passant, Ould Kablia leur rappelle que c’est l’administration qui gère la vie politique.
    Il était convenu que les agréments allaient être délivrés dans le mois suivant le dépôt des dossiers ; il est fort probable qu’aucun de ces aspirants partis n’ait programmé ses assises dans un délai plus court. Mais les choses semblent ne pas devoir se passer comme prévu. La transition entre deux lois sur les partis s’avère plus laborieuse que ne voulait le faire croire la campagne de promotion pour la nouvelle législation. Celle-ci connaît donc son premier incident d’application.
    Pour de nouvelles formations qui comptent prendre part aux élections législatives prévues en mai prochain, la nouvelle n’est pas encourageante. Dans un contexte où l’administration est au service du pouvoir politique en sous-traitant pour lui la régence de la vie politique, on ne leur donne pas plus de quatre mois pour naître, croître, occuper l’espace social, recruter des militants et des candidats et les faire élire à l’Assemblée nationale.
    Comme quoi, il faut faire mieux que le RND en 1997. Pour réaliser cette gageure, il faut pouvoir aller se ravitailler dans les administrations et les casernes en personnels instruits pour remplir les salles de congrès, de meetings, puis les urnes et les sièges.
    Ce genre d’élections organisées, nous en avons connu. Même si la réforme est censée les faire oublier. Nous avons une certaine expertise dans ces exercices où l’État remplit seul ces fonctions d’organisateur de scrutins et d’électeur et les préposés aux rassemblements de foules et à l’alignement de colonnes de votants n’ont certainement pas perdu la main.
    Paradoxalement, une réforme qui traîne en longueur, depuis son annonce, le 15 avril dernier, fait désormais dans la précipitation pour un remplacement contrôlé de l’Assemblée sortante.
    Il y a comme une indécision sur les suites à donner à la loi sur les partis : rien n’est donc précisément prévu. Sinon, en vertu de quelle prérogative le ministère de l’Intérieur se préoccupe-t-il de ce que les probables futurs nouveaux partis ne font qu’envisager de faire ? À chacun son rôle, et si les partis en formation vont plus vite que la musique, ils auront à faire l’effort de s’adapter au rythme légal. À moins que l’administration ne se sente coupable de cafouillage.
    Comment pourrait-on prétendre à la transparence si l’on n’arrive pas à prévenir la séquence de mise en œuvre de la principale loi préparatoire aux “réformes approfondies” et si l’on doit se contraindre à contourner une loi en vigueur pour s’inspirer d’une  loi  en  attente de promulgation ? Les partis à naître sont bien obligés de faire comme le gouvernement : appliquer une loi à venir.
    Tout cela est annonciateur de contorsions politiques et administratives spectaculaires : comment faire, en effet, pour présenter comme une réforme démocratique une opération de reprise en main plus autoritaire de la vie publique ? C’est difficile de prétendre en même temps à la démocratie et au maintien de l’ordre autocratique : cela revient à appliquer à notre réforme ce paradoxal choix alimentaire résumé par la célèbre formule :   “des pâtes, des pâtes… oui, mais des Panzani”.


    M. H.
    musthammouche@yahoo.f

  • no moment

    Dilem du 10 Janvier 2012