Entretien avec Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP
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“Un modèle de photo d’identité pour la femme qui porte le foulard a déjà été présenté : il laisse apparaître entièrement le visage y compris les yeux et la bouche, sans exiger de la femme de découvrir les oreilles ou les cheveux”, a expliqué le ministre.
“Il n'a pas été demandé à la femme d’enlever le voile pendant la prise de photo pour l'établissement de la carte d'identité ou du passeport.” Telle est la déclaration du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, en réponse à un député à propos de “l’obligation faite aux femmes par certaines daïras d’ôter leur foulard pour la prise de la photo d’identité”.
Abordant ce sujet à l’occasion d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, le ministre a indiqué qu’“un modèle de la photo d'identité pour la femme qui porte le foulard a déjà été présenté et qui laisse apparaître entièrement le visage, y compris les yeux et la bouche et sans exiger de la femme de découvrir les oreilles ou les cheveux”.
Pour réglementer cette question, le ministre a évoqué l'arrêté interministériel °139 du 11 décembre 1990 relatif à la délivrance du passeport et de la carte d’identité nationale et l’arrêté n°26 du 3 septembre 2000 amendant et complétant ledit arrêté, notamment l’article 3 relatif à l’obligation de fournir trois photos d'identité “laissant apparaître les sourcils, les yeux, le nez et la bouche”, dit-il. Des instructions de ses services, s’agissant de la mise en application de cet arrêté interministériel, ont té données, a-t-il indiqué à ce propos. Dans ce cadre, le ministre fait état de l’impératif de “s'adapter aux normes mondiales relatives aux services des douanes et de l’immigration notamment les nouvelles règles de l’Organisation internationale de l’aviation civile adoptant le contrôle magnétique des documents de voyage”. Sur cette question, le membre du gouvernement estime que “selon ces nouvelles techniques, la photo numérique était en vigueur en Algérie”.
Pour rappel, l’ancien ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, avait précisé alors qu’il était à la tête de ce département ministériel que la photo biométrique doit être prise conformément aux standards internationaux requis par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Pour plus de précision, M. Zerhouni avait indiqué que la photo doit couvrir le visage, du sommet du crâne à la base du menton, en faisant apparaître les oreilles. Pour ce qui est des femmes portant le voile, le ministre a indiqué qu’elles peuvent relever le voile jusqu’en haut du crâne pour la photo d’identité, observant qu’il s’agit d’une procédure qui "n'est pas en contradiction avec la religion”. Un personnel féminin est chargé de l’opération de prise de photo pour les femmes.
En outre, les services du ministère ont arrêté un programme de modernisation des documents d’identité visant notamment la généralisation prochaine de la carte et du passeport biométriques afin de contrecarrer les opérations de fraude et de falsification, note le ministre. Évoquant, par ailleurs, le projet de code de wilaya, le ministre de l'Intérieur a annoncé que le projet de code de wilaya sera soumis au Conseil des ministres, la semaine prochaine.
Selon le président de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l'Homme (LADDH), Mostéfa Bouchachi, la crise du logement risque de ne jamais être réglée. Et pour cause, "les fils des ministres, les secrétaires des DG et les amis des ministres sont les seuls à bénéficier des logements, alors que les simples citoyens se partagent les miettes", a-t-il dénoncé dimanche dans les colonnes de notre confrère El Khabar.
Au moment où Mme Raquel Rolnik, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le logement convenable en tant qu'élément du droit à un niveau de vie suffisant, doit effectuer dimanche une visite de travail à Alger, le président de la LADDH, maître Bouchachi, jette un pavé dans la marre et accuse publiquement des hauts responsables du gouvernement de détourner les logements distribués par l'Etat en Algérie.
Ainsi, selon maître Bouchachi, ce sont "les fils des ministres, les secrétaires des DG et les amis des ministres" qui partagent à eux seuls seraient "les logements" construits et financés par l'Etat dans le but de résorber la lancinante crise de logement. Une crise qui dure depuis des décennies en Algérie.
Mais si cette crise s'intensifie encore, le Président de la LADDH l'explique par l'accès limité des citoyens nécessiteux aux progremmes des logements sociaux concoctés par les Pouvoirs Publics. En réalité, selon Mostéfa Bouchachi, "les simples citoyens se partagent les miettes" de ces programmes en Algérie.
Il est clair que ces déclarations fracassantes ne laisseront pas indifférente Mme Raquel Rolnik dont la visite de travail en Algérie durera jusqu'au 19 juillet.
Rappelons enfin que dans le cadre de cette visite, Mme Raquel Rolnik effectuera aussi des déplacements dans les villes de Boumerdès, Oran et Ghardaïa où elle s'entretiedra "avec les différentes institutions gouvernementales en charge de la thématique de l'habitat et du logement, ainsi que les membres de la société civile activant dans ce domaine", souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Abderrahmane Semmar
Selon le président de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l'Homme (LADDH), Mostéfa Bouchachi, la crise du logement risque de ne jamais être réglée. Et pour cause, "les fils des ministres, les secrétaires des DG et les amis des ministres sont les seuls à bénéficier des logements, alors que les simples citoyens se partagent les miettes", a-t-il dénoncé dimanche dans les colonnes de notre confrère El Khabar.
Au moment où Mme Raquel Rolnik, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le logement convenable en tant qu'élément du droit à un niveau de vie suffisant, doit effectuer dimanche une visite de travail à Alger, le président de la LADDH, maître Bouchachi, jette un pavé dans la marre et accuse publiquement des hauts responsables du gouvernement de détourner les logements distribués par l'Etat en Algérie.
Ainsi, selon maître Bouchachi, ce sont "les fils des ministres, les secrétaires des DG et les amis des ministres" qui partagent à eux seuls seraient "les logements" construits et financés par l'Etat dans le but de résorber la lancinante crise de logement. Une crise qui dure depuis des décennies en Algérie.
Mais si cette crise s'intensifie encore, le Président de la LADDH l'explique par l'accès limité des citoyens nécessiteux aux progremmes des logements sociaux concoctés par les Pouvoirs Publics. En réalité, selon Mostéfa Bouchachi, "les simples citoyens se partagent les miettes" de ces programmes en Algérie.
Il est clair que ces déclarations fracassantes ne laisseront pas indifférente Mme Raquel Rolnik dont la visite de travail en Algérie durera jusqu'au 19 juillet.
Rappelons enfin que dans le cadre de cette visite, Mme Raquel Rolnik effectuera aussi des déplacements dans les villes de Boumerdès, Oran et Ghardaïa où elle s'entretiedra "avec les différentes institutions gouvernementales en charge de la thématique de l'habitat et du logement, ainsi que les membres de la société civile activant dans ce domaine", souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Abderrahmane Semmar
La Fête de l’indépendance a été triste, comme souvent. Pas de liesse, très peu d’expression de joie, de manifestations populaires et pas de commémoration festive dans l’allégresse d’une terre souveraine retrouvée. L’Algérien(ne), libre et indépendant(e) n’a pas tenu à souligner particulièrement ce jour. Dans un pays dépressif le reste de l’année, qui contraste avec tous les pays méditerranéens, africains ou même arabes, il y a de quoi se poser des questions. Pourquoi cette tristesse profonde ? Vient-elle d’une histoire profonde ? 49 ans après l’indépendance, l’Algérie a encore du mal à la fêter autrement que par des rendez-vous bureaucratiques qui placent la gloire placide et froide devant la liesse consensuelle. 49 ans après, la joie reste la voisine du diable, le loisir un cousin du mal et le plaisir toujours suspect ; une femme qui rit reste une manifestation de l’ennemi, une femme qui danse le symptôme d’un pays décadent.
Un bilan : en 49 ans, l’Algérie a connu 7 chefs d’Etat, 2 coups d’Etat, un assassinat de président et 2 guerres civiles (1963 et 1992), ce qui pourrait disqualifier ce pays à un concours d’aptitude au bonheur. En 49 ans, l’Algérie a connu 4 idéologies politiques sans changer de système. Un axiome, de base, ceux qui n’ont tiré aucune balle pendant la guerre d’indépendance sont ceux qui ont tué le plus d’Algériens après l’indépendance. Un autre axiome, les pseudo-libérateurs sont aujourd’hui les castrateurs d’une libération, arrachée par des hommes et des femmes qui ne sont paradoxalement pas au pouvoir aujourd’hui. Une seule bonne nouvelle dans le tas : pour ce 49e anniversaire du retour à soi, de la glorification des combattants pour la liberté, Mohamed Gharbi a été libéré. Sauf qu’il l’a été avec les vendeurs de drogue et les voleurs de sacs. Tel est le 49e message, adressé par les usurpateurs de l’indépendance aux descendants des libertaires.
Le chanteur de Rap Lotfi Double Kanon a défendu la mémoire de Matoub Lounès, assassiné le 25 juin 1998 en Kabylie. Lors d’un point de presse animé jeudi soir, en marge de son gala au stade Oukil Ramdane, dans le cadre du festival de danse arabo-africain, Lotfi Double Kanon a réfuté la thèse selon laquelle Matoub Lounès a insulté l’hymne national.
Selon lui, le Rebelle n’a fait que reprendre la musique de l’hymne national. Le conférencier a souligné que Kassamen a servi pour dénoncer la hogra que nos parents ont subi de la part du colonisateur français et la chanson Aghuru, reprise par Lounès Matoub dans son dernier album sert à dénoncer la hogra que les dirigeants algériens ont fait subir au peuple algérien depuis l’indépendance du pays. Matoub Lounès n’a jamais porté atteinte aux constantes nationales, a martelé Lotfi Double Kanon devant les journalistes.
« Matoub n’a fait que s’inscrire dans la même trajectoire que la génération de nos aïeux qui ont fait la révolution. Matoub a voulu transmettre le cri de la génération de l’indépendance. Il a également dénoncé l’injustice et la bureaucratie du système de l’Algérie indépendante » a-t-il ajouté. Lotfi Double Kanon a révélé, par ailleurs, la reprise d’une chanson de Matoub, dans son prochain album.
Sur un autre plan, il a dénoncé «les esprits malintentionnés qui œuvrent à semer la zizanie entre les kabyles et les arabes, à travers notamment des sensibilités politiques qui entretiennent la haine »
Par : Omar Ouali
Une question que ce pouvoir, au point où il en est aujourd’hui, ne se pose même plus. Pourvu qu’il reste aux commandes pour prolonger la politique de prédation nationale. Quitte à assumer, à sous-traiter (sans conviction bien sûr) le projet des islamistes qui peuvent dormir tranquillement sur leurs deux oreilles en attendant que le fruit tombe.
De concessions en reculade, on ne sait vraiment pas jusqu’où ce pourvoir est prêt à aller sur la voie de la compromission avec l’intégrisme conquérant. Le dernier fait en date dans ce sens nous est venu, jeudi, de cette ridicule Assemblée croupion où le ministre de l’Intérieur a montré patte blanche aux islamistes. Daho Ould Kablia les a, en effet, rassurés que, pour la photo du passeport biométrique, les femmes “enhidjabées” ne seront pas dans l’obligation d’ôter leur voile. Juste le front, les yeux et la bouche, et le tour de passe-passe est joué ! Et les cheveux ? Et les oreilles ? Des détails superfétatoires, pardi ! Et pour montrer qu’il ne badine pas, DOK a assorti sa prévenance à l’égard des islamistes d’un “engagement” à tous crins à la faire suivre dare-dare d’une instruction ferme aux services concernés. En agissant ainsi, le ministre de l’Intérieur en poste se met déjà en porte-à-faux avec son prédécesseur, Noureddine Yazid Zerhouni, qui avait au moins le mérite de la fermeté sur ce registre. Où est la cohérence ? Où est la continuité dans l’action de l’Exécutif, s’interrogeront certains esprits candides qui se piquent encore de logique. Une question que ce pouvoir, au point où il en est aujourd’hui, ne se pose même plus. Pourvu qu’il reste aux commandes pour prolonger la politique de prédation nationale. Quitte à assumer, à sous-traiter, (sans conviction bien sûr) le projet des islamistes qui peuvent dormir tranquillement sur leurs deux oreilles en attendant que le fruit tombe. Ce projet est en marche. Qu’on se souvienne de l’arrêté du wali d’Alger de procéder arbitrairement à des fermetures des bars au prétexte (ô combien fallacieux) qu’ils ne sont plus aux normes. Quelles normes ? Depuis quand on se soucie des normes dans ce pays ? Qu’on se souvienne aussi de la croisade menée, il y a quelques années, contre les couples au nom d’une moralité de Tartufe, pendant que ceux qui en ont les moyens vont s’encanailler sous d’autres cieux et loin des regards indiscrets. Aujourd’hui, ce projet est à ce point avancé que même à Alger, vitrine du pays, il devient un défi, voire un acte d’héroïsme pour des femmes de sortir en jupe sans prendre le risque de se faire insulter, de se faire agresser. C’est dire que si le terrorisme a reculé par la volonté des républicains de ce pays, l’intégrisme, lui, est en train d’avancer, se propageant dans les institutions et les espaces publics.
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![]() c'est 36 millions qui ne sont pas libres |
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rien n'a été fait au port d'alger wallou -comme avant,ou pire!!!
Comme chaque année, les autorités n’ont cessé de clamer que toutes les dispositions sont prises afin de faciliter l’arrivée et le départ des émigrés et des touristes algériens des ports et aéroports du pays.
Ce qui ne semble pas être le cas au port d’Alger, où les services de la douane ont jugé utile de n’ouvrir qu’un seul guichet pour les formalités de départ de centaines de véhicules devant embarquer sur les car-ferrys en direction de l’Espagne. Imaginez alors le temps que prennent ces formalités et, surtout, l’attente des centaines de familles devant embarquer.
la SAA, celui qui veut quitter L'ALGERIE c'est ok ,billet aller sans retour!!
Les produits d’assurance des personnes dont l’assurance- voyage sont disponibles et commercialisés à travers les agences directes de la Société nationale d’assurances (SAA).
La SAA précise que la filiale dédiée à l’assurance des personnes, la Société d’assurance de prévoyance et de santé (SAPS), créée en partenariat avec les banques publiques BDL et Badr et le mutualiste français Macif, est déjà opérationnelle et commercialise normalement ce produit. En ce sens, la SAPS et la SAA se sont liées par une convention de distribution à travers le réseau de l’assureur public. Cette convention a été signée et avalisée, jeudi dernier, par la commission de supervision des assurances auprès du ministère des Finances, précise-t-on au niveau de la SAA.
C. B.
la vérité si je mens,plus super menteur que boutef et oukharia,et le FLN , tu meurs!
Quarante-neuf ans après son indépendance, l’Algérie est encore à se chercher, hésitante, voire effrayée devant la perspective d’émancipation démocratique que les vents du changement qui soufflent sur les régions nord-africaine et moyen-orientale imposent pourtant comme une fatalité historique.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Plutôt que de prendre acte de la profonde aspiration populaire au changement et agir en conséquence, le pouvoir algérien et le système politique qu’il incarne, soucieux, l’un de sa pérennité, l’autre de sa survie, redoublent de ruses et de manœuvres pour maintenir le statu quo. A la revendication démocratique et du bien-être social, exprimée largement de manière assez résolue dans le sillage des révolutions arabes, le pouvoir a opposé une annonce de réformes politiques, dont la plus fondamentale devra consister en l’amendement du texte constitutionnel. Un amendement de plus et qui voit désormais l’Algérie prétendre, sinon détenir la palme des pays qui ont consommé le plus grand nombre de constitutions en moins de cinquante ans d’indépendance. L’instance Bensalah, qui tient sa lettre de mission du chef de l’Etat qui l’a instituée pour récolter les propositions autour des réformes politiques, fait partie de ces vieilles recettes auxquelles les pouvoirs successifs depuis 1962 ont recouru pour avorter en douce les aspirations populaires. Nombre d’acteurs politiques et d’analystes ont, à juste titre, souligné que la démarche participe d’une fuite en avant, laquelle ne ferait, en définitive, qu’ajouter de l’épaisseur aux sédiments de ratages cumulés depuis le recouvrement de l’indépendance nationale. Une indépendance qui, au demeurant, n’est plus célébrée en fanfare comme jadis, lorsque la gouvernance était au tout populisme. Le folklore sert de garniture à une date hautement symbolique mais que des contingences politiques intimement liées à l’exercice et au maintien au pouvoir ont fini par réduire à une escale ordinaire. Point donc de bilans d’étapes nécessaires pour les projections sur l’avenir. Point aussi de prospective clairement déclinée et ouvertement assumée. Le chef de l’Etat, à qui la fonction recommande de situer les rivages vers lesquels navigue l’embarcation Algérie, fait dans l’expression du vœu au moment où la nation attend de lui, au moins, de dissiper l’illisibilité politique ambiante. ` De même, la question de la repentance réclamée un moment de la France pour ses crimes coloniaux en Algérie semble remise dans les tiroirs. Il faut noter que de passage à Alger récemment, Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, a réaffirmé le niet définitif de l’Hexagone à la doléance algérienne. Bizarrement, les organisations se réclamant de la famille révolutionnaires se sont abstenues de remonter au créneau, elles, qui, auparavant, s’excitaient pour moins que ça. Le 5 Juillet 2011 aura donc été une journée sans grand relief politique. Tout juste une journée chômée et payée. Pourtant, que de situations interpellent en cette veille du cinquantenaire de l’Indépendance nationale, du social au politique en passant par l’économique. Pour l’exemple, en cinquante ans, la Corée du Sud, sans rente pétrolière, a réussi un essor de développement exemplaire. La Corée est à la pointe du développement technologique, alors que l’Algérie est encore à chercher sa voie.
S. A. I.
| Balayer devant sa porte avant de déclarer les poubelles du voisin puantes et nocives ! |
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Par Hakim Laâlam Email : laalamh@yahoo.fr |
| Nouveau rebondissement dans l’affaire Strauss-Kahn. L’une de ses camarades de l’école primaire va porter plainte contre lui. A l’époque, Dominique lui avait offert un bonbon dans la cour de récréation. Le vilain ! Je nous trouve quand même un brin culottés ! Et pas n’importe quelle culotte ! Une triple XL ! Comment bon Dieu peut-il encore se trouver parmi mes compatriotes certains futés qui osent gloser sur le dernier scrutin marocain ? Comment peut-on de notre côté de la mauvaise foi faire la fine bouche sur le processus de réformes engagé là-bas, ergoter sur les chiffres de cette élection, se pincer le nez et conclure avec un aplomb plombé «au vote truqué» ? Pas nous, yal' khawa ! Surtout pas nous, en matière d’élections abracadabrantesques, d’urnes opaques et bourrées jusqu’au viol, de résultats bidouillés à souhait et de quotas préparés à l’avance et dégageant des odeurs nauséabondes de surgelés mal décongelés. Tout le monde sauf nous sur ce registre-là de la fraude, s’il vous plaît ! Et puis, sur la teneur et la consistance des réformes engagées par le monarque marocain. Là aussi, pas nous ! De grâce, pas nous ! Parce qu’au moment même où mes «chers compatriotes» se riaient de la démocratie à la marocaine, des médecins résidents algériens se faisaient tabasser aux portes jamais atteintes du palais présidentiel, à El Mouradia. Alors, là aussi, camembert, mes frères ! Il ne s’agit pas de décréter à partir d’ici à l’exemplarité des réformes engagées par le Maroc. Mais sans aller jusque-là, la moindre des décences lorsqu’on vit sous un régime comme le nôtre, un régime qui exfiltre le fils d’un ambassadeur actuellement en poste, fils impliqué jusqu’au cou dans une très grosse affaire en l’envoyant respirer un air européen moins vicié que celui du pénitencier d’El Harrach, on n’a pas le droit ensuite de venir donner des leçons de moralité au Makhzen et au système de gouvernance et de gestion marocain. Bon Dieu ! Serions-nous plus royalistes que les responsables du Mouvement marocain du 20 février, lesquels à l’issue du dernier scrutin se sont retrouvés divisés sur la teneur de leurs revendications, certains d’entre eux estimant qu’un pas important avait été franchi par Mohamed VI ? Sans même entrer d’ailleurs dans ce débat maroco-marocain, évitons quand même de nous prendre pour des docteurs Maboulette et de prescrire à nos voisins des ordonnances de démocratie en gélules et en injectables, lorsque chez nous, cette pratique de la médecine est déclarée hors-la-loi, est interdite et peut conduire ses auteurs en taule. Juste ça. Sans plus ! En clair, balayons devant nos portes avant de déclarer les poubelles du voisin puantes et nocives ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. |
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sit-in avorté devant la présidence
Par : DJAZIA SAFTA, Liberté, 5 juillet 2011
“Nous ne demandons pas l’abrogation immédiate du service civil. Mais nous voulons qu’il y ait une discussion
de fond sur le sujet”, disent les futurs spécialistes.
Cent jours sont passés depuis le début de la grève ouverte des médecins résidents et toujours l’impasse. Pour célébrer ces cents jours de résistance, les futurs spécialistes ont tenté de tenir, hier, un sit-in devant la présidence de la République. Dès 10 heures, les protestataires ont commencé à rallier le point de rassemblement. Mais ils se sont vite heurtés à un impressionnant dispositif de sécurité. Les agents de police, présents sur place, effectuaient des contrôles d’identité, et dès qu’un résident était identifié, il était systématiquement embarqué. Et les interpellations ont été souvent musclées et opérées avec peu de discernement. Même des journalistes n’ont pas été épargnés, à l’exemple de celui du Soir d’Algérie qui a été arrêté dès son arrivée sur les lieux.
Au total, ce sont des centaines de médecins embarqués dans des fourgons de police, puis relâchés à la gare routière du Caroubier, à Rouiba, à Boufarik, ou encore au Ruisseau. Quelque cent d’entre eux ont été emmenés aux postes de police. Cette démonstration de force n’a pas réussi à intimider les rescapés de cette véritable rafle. Ils étaient, en effet, environ 200 à réussir leur marche d’El-Mouradia à l’hôpital Mustapha-Pacha. “C’est honteux de traiter un médecin comme un voyou. Plusieurs de nos confrères sont interpellés au niveau des barrages de police à Baba Ali, à Bouira et ailleurs”, dénonce, d’une voix tremblante de colère, le Dr Omar-Mohamed Sahnoun, porte-parole du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra). “Notre rassemblement était pacifique. Le sit-in d’aujourd’hui est venu pour réaffirmer que nos revendications ne sont pas pécuniaires. Nous ne sommes pas des tubes digestifs. Nous nous battons pour un meilleur système de santé pour nos malades. Rien ne nous arrêtera, nous continuerons jusqu’à l’aboutissement de cette revendication”, lâche le docteur.
Le résident insiste sur le fait que ses confrères sont toujours ouverts au dialogue. “Nous ne demandons pas l’abrogation immédiate du service civil. Mais nous voulons qu’il y ait une discussion de fond sur le sujet”, explique-t-il.
“Nous n’avons pas fait quatre mois de grève pour un statut particulier ou un régime indemnitaire. Nous refusons de revenir à la médiocrité”, ajoute le porte-parole du Camra.
Le Dr Yellès, pour sa part, s’interroge sur les raisons de “l’entêtement” des pouvoirs publics à maintenir le service civil du moment que des entités, telles que le Cnes, la commission de la santé du Sénat ou le témoignage des professeurs en médecine, ont attesté de l’inefficacité du service. “Cette année, 2 000 des 2 400 diplômés en résidanat ont été affectés au Nord. Et tous les recours ont eu une réponse favorable. Cette attitude de la tutelle démontre que le service civil a été vidé de sa substance. Alors pourquoi s’obstiner à le maintenir !” s’exclame le Dr Yellès. “Pour les zones enclavées et le Sud, l’État envoie des médecins étrangers, des Cubains et des Chinois. Mais à quel prix ? Y a-t-il des critères de sélection ?” s’interroge-t-il.
Après cet énième épisode de leur protestation, la détermination et la colère étaient visibles sur le visage des médecins résidents qui ont pu, tant bien que mal, réussir à rejoindre l’hôpital Mustapha-Pacha. Là aussi, ils n’étaient pas seuls. Un important dispositif de sécurité occupait les différents accès du CHU. La police antiémeute était présente jusqu’à l’intérieur même de l’établissement hospitalier, prête à intervenir à tout moment. Un procédé qui se veut dissuasif, mais qui n’a pas eu beaucoup d’effet sur les grévistes. Certains ont même proposé de “récidiver” et de marcher prochainement vers l’APN.
Rafik Tadjer
Nouvelle condamnation de l’Algérie dans un dossier lié aux droits de l’homme. Le Comité contre la torture (CAT) des Nations unies vient de condamner l’Algérie pour le décès sous la torture d’un citoyen algérien, annonce ce mardi 5 juillet l’association suisse de lutte contre l’impunité, Trial (Track Impunity Always). L’organe onusien a conclu à la violation par l’Algérie des articles 1, 2 § 1, 11, 12 13 et 14 de la Convention contre la torture. « La décision est la première jamais rendue par le Comité contre la torture concernant l’Algérie », affirme Trial.
Selon cette ONG basée à Genève, les faits remontent à l’année 1998. Djilali Hanafi, un commerçant de 32 ans, père de deux enfants, a été arrêté le 1er novembre 1998, par la gendarmerie à Mechraa Sfa. « M. Hanafi avait été relâché le 3 novembre suivant et était décédé quelques heures plus tard à son domicile des suites de tortures infligées à la brigade de la gendarmerie de Mechraa Sfa », précise Trial. Les plaintes en Algérie des proches de la victime n’ont pas abouti. Les autorités algériennes n’ont jamais ouvert une enquête. Selon Trial, elles ont affirmé que la victime était décédée de mort naturelle. Une affirmation que la famille avait contestée. Trial a saisi le Comité contre la torture des Nations unies.
Selon Trial, le Comité, dans sa décision datant de juin 2011 et qui vient d’être rendue publique, estime que les faits « sont bien «constitutifs de torture», au sens de la Convention, et que la mort de la victime en a directement résulté ». L’organe onusien a conclu également que «durant toute la durée de la détention de la victime et malgré des témoignages concordants selon lesquels elle aurait été torturée, les autorités n’ont diligenté aucune enquête ni demandé à un médecin de vérifier son état de santé alors que les codétenus ont alerté les gardes sur l’état critique de la victime. En outre, alors que le certificat de décès a révélé la "mort suspecte" de la victime, le parquet ne s’est à aucun moment saisi de l’affaire».
Le Comité onusien note aussi «qu’aucune enquête pénale impartiale et approfondie n’a été diligentée pour faire la lumière sur la mort du mari de la requérante et ceci encore 12 ans après les faits, ce que ne conteste pas l’Etat partie. L’absence d’enquête est d’autant plus inexplicable que le certificat de décès délivré en avril 2006 fait référence à la mort suspecte de la victime». Enfin, aucun élément des forces de sécurité impliqué dans cette affaire n’a été poursuivi ou puni.
Cette nouvelle condamnation intervient après les sept condamnations prononcées par le Comité des droits de l’homme de l’ONU pour des disparitions forcées durant les années de terrorisme. La dernière condamnation a été confirmée fin mai pour la disparition forcée de Brahim Aouabdia.

