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  • L’Algérie très critique à l’égard du Mali

    Lutte contre les crimes transfrontaliers au Sahel

    ils s'enfoutent de leur population comment veux tu le mali!!!!! ou un autre pays!!!!

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    Le problème se trouve au Mali», a déclaré Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, lors d’une rencontre avec Vicki Huddleston, sous-secrétaire adjoint américaine à la défense pour l’Afrique, qui était en visite en Algérie en octobre 2009, cité dans un câble de l’ambassade des Etats-Unis, daté du 25 octobre 2009, et publié par le site WikiLeaks.

    Le ministre algérien évoquait le manque de volonté de la part des autorités de Bamako dans la lutte contre les groupes armés qui activent dans le Sahel saharien. Le directeur  de la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE), le général- major Lallali a estimé que l’Algérie attendait un signal de Bamako qui montre son engagement  à contrer le terrorisme. «Les Maliens souffrent de ce fléau, mais quand des populations locales essayent de résister, les autorités sévissent contre elles», a-t-il noté. Selon lui, le Mali a facilité des paiements de rançon d’otages. Il a parlé d’une banque, dont le nom a été gommé dans le câble, qui serait «la banque des terroristes». «Nous devons supprimer cette banque où la connexion entre le trafic de drogue et le financement du terrorisme est établie», a-t-il affirmé.  Le général Lallali a indiqué que l’effort de l’Algérie de faire criminaliser le payement de rançons, à travers l’ONU, vise à contenir le rôle de la corruption dans la propagation du terrorisme.

    Guenaïzia a soutenu que l’Algérie a apporté une aide technique au Mali sans lui fournir d’armes de peur qu’ils ne fassent l’objet de trafic en Côte d’Ivoire ou en Guinée. «Bamako a un double langage», a-t-il assuré. «Nous pouvons apporter notre aide en discutant avec le Mali et avec ceux qui ont de l’influence sur le Mali pour assurer un certain niveau de volonté politique», a promis Vicki Huddleston. La situation au nord du Mali est, pour le responsable algérien, un grand obstacle devant la lutte contre le terrorisme. Il a évoqué la connexion entre l’action armée, le trafic de drogue et la contrebande dans cette zone ouverte. M. Guenaïzia a ajouté que les terroristes utiliseront n’importe quels moyens disponibles pour financer leurs activités, y compris la corruption et la prise d’otages. Vicki Huddleston a confié à son interlocuteur que les Etats-Unis sont préoccupés par le trafic de drogue  colombienne en Afrique du Nord et au Sahel. Selon elle, ce trafic a tendance à élargir son périmètre géographique et à faciliter le recrutement de terroristes. Elle a cité le cas du groupe Boko Haram au Nigeria. M. Guenaïzia a indiqué que les narcotrafiquants sont bien organisés et ont une formation militaire. Il a reproché au Maroc de ne pas fournir d’efforts pour traquer les trafiquants. «Il faut une politique implacable pour neutraliser les terroristes et leurs supports», a-t-il préconisé.

    Le ministre délégué à la Défense nationale a annoncé, déjà à l’époque, l’intention des pays du Sahel saharien de créer un commandement conjoint d’état-major à Tamanrasset. Dès le départ, le Mali, le Niger et la Mauritanie avaient accepté l’offre algérienne. Il a révélé que la Libye, le Burkina Faso et le Tchad étaient intéressés à se joindre à ce commandement. «Il s’agit de coordonner des efforts contre des menaces terroristes en respectant la souveraineté de chaque pays. Des efforts militaires communs sont nécessaires pour empêcher Al Qaîda au Maghreb (AQMI) de s’implanter dans la région», a-t-il soutenu en parlant de «défi fondamental». Qualifiant la création du centre de Tamanrasset de pas positif, il a prévenu que les résultats ne se feront pas sentir dans l’immédiat. «Ce que l’on ne pourra pas trouver entre nous, on le cherchera parmi nos amis », a-t-il ajouté. Néanmoins, il a pris soin de souligner que la réussite opérationnelle dépend de la conjonction des efforts militaires et politiques. «Les leaders militaires régionaux ont fait leur travail, maintenant il appartient aux leaders civils de la région de se manifester et d’agir», a appuyé M. Guenaïzia. Il a évoqué le sommet qui s’est tenu fin 2009 à Bamako et qui avait réuni plusieurs responsables des pays du Sahel et du Sahara pour coordonner leurs efforts de lutte contre le terrorisme.


    Les propos du responsable du ministère de la Défense ont été relayés publiquement, de manière diplomatique, par Vicki Huddleston lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’ambassade américaine à Alger : «Les Etats-Unis apprécient le rôle que l’Algérie joue dans la région. Un rôle que nous avons toujours encouragé, car utile pour faire face au phénomène du terrorisme dans la région du Maghreb et au nord du Mali. Nous souhaitons voir davantage de volonté politique de la part des gouvernements des pays de l’Afrique subsaharienne pour affronter ce fléau.» Le partage de renseignement est, pour Abdelmalek Guenaïzia, le meilleur moyen pour les Etats-Unis d’aider l’Algérie, et les pays de la région, à lutter contre l’action de type terroriste. «Il y a quelques années, l’Algérie a accepté une fois le survol de son territoire par des  avions de reconnaissance américains, mais l’expérience a rapporté peu de résultats positifs pour l’Algérie bien que les renseignements rassemblés étaient liés directement à la sécurité nationale», a-t-il regretté. Vicki Huddleston a répondu que les Etats-Unis et l’Algérie partageaient déjà la plupart des renseignements. Elle a indiqué que chaque mission de reconnaissance coûte 50 000 dollars.  «Donc, nous devons à chaque fois être sûr des résultats», a-t-elle affirmé conseillant à M. Guenaïzia de poser le problème devant le commandant du Commandement américain pour l’Afrique (Africom).


    Le général William Ward était venu à Alger presque un mois après cette rencontre. Guenaïzia a expliqué que l’Algérie a besoin de certains équipements électroniques pour récolter les renseignements et brouiller les communications. Il a indiqué que des groupes armés utilisaient des téléphones portables pour faire exploser à distance des engins explosifs. «Cela entraîne des pertes humaines. Malgré cela, les partenaires de l’Algérie sont lents à répondre à nos demandes d’achat de brouilleurs», a-t-il assuré citant l’exemple du Portugal. Il a également parlé de la visite de la délégation du groupe aéronautique stratégique américain Northrop Grumman pour discuter d’un projet de plateforme Awacs à monter sur un Boeing 737. «La communauté internationale a mal compris la portée du problème et laissé l’Algérie seule se battre contre le terrorisme dans les années 1990. L’Algérie a fait face à un embargo international. Malgré cela, elle a relevé le défi de protéger un pays de 2,3 millions de kilomètres carrés et une population de 34 millions », a estimé M. Guenaïzia. Selon lui, la situation s’est améliorée considérablement. «Mais les restes du terrorisme constituent une menace sérieuse et l’Algérie maintiendra le même niveau de pression dans sa lutte contre le phénomène. Comme un boxeur habile, il doit garder la pression sur son adversaire et augmenter sa capacité de manœuvre», a-t-il ajouté, soulignant que le terrorisme menace toute la région. Il a indiqué que l’Algérie veut que le combat contre le terrorisme soit mené au-delà de ses frontières.

    «L’Algérie ne tolérera pas que AQMI ou d’autres groupes armés établissent des camps pour la logistique le long de sa frontière avec l’intention de faciliter l’entrée d’insurgés formés, d’armes et d’explosifs dans le pays», a-t-il précisé. La responsable américaine a eu des discussions également avec le secrétaire général du ministère de la Défense, le général-major Ahmed Senhadji, le directeur de la coopération et des relations extérieures, le général Mekri et le colonel Mohamed Benmousset, directeur de projet auprès du général-major Senhadji. Elle a déclaré à ses interlocuteurs que les Etats-Unis reconnaissent «le rôle leader» de l’Algérie en Afrique. «L’Algérie a soutenu les mouvements de libération en Afrique et contribué à la promotion du développement social et économique dans le continent », a-t-elle souligné.               

    Fayçal Métaoui
  • Les élèves abandonnés à leur triste sort

     

    Manque de chauffage, de bus et surcharge des classes

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       	Des élèves dans la cour de récréation

    zoom | © Lyes H.

    Des élèves dans la cour de récréation

    Le transport scolaire est presque inexistant, le chauffage est défectueux ou jamais installé et les classes sont surchargées.

    Trois mois après la rentrée des classes, les problèmes que connaissent les élèves ne sont toujours pas  résolus. Les parents sont éprouvés par cette situation qui ne change pas malgré leurs appels incessants. «On a dû batailler ferme pour avoir l’école pour nos enfants. Mais même avec des classes, ils ne disposent pas du chauffage. L’état de santé des enfants s’en ressent gravement», s’indigne un résidant du site AADL de Ouled Fayet, sur les hauteurs d’Alger. Même indignation des parents au site AADL de Sebbala (El Achour).

    «Les élèves sont libérés plus tôt que prévu en raison des coupures d’électricité», regrette une enseignant qui trouve que le nouveau site d’habitations, comme plusieurs autres à travers les communes d’Alger, ne dispose pas des équipements nécessaires ou carrément d’infrastructures scolaires. «N’aurait-il pas fallu penser à construire les écoles et bien les doter en même temps que la cité ?», relèvent, à raison, les résidants des nouvelles cités. «Les élèves du CEM, du lycée des Vergers et de Zonca à Birkhadem sont désemparés en raison du manque de transport.

    Les filles sortent le soir à 17h30 et ne trouvent pas facilement des bus pour rentrer chez elles. Les parents n’ont jamais vu les bus de la solidarité dont le siège se trouve pourtant à 200 mètres de l’établissement scolaire», se désole Rouani Djemal, syndicaliste de l’éducation. La situation, dénoncée par les parents et les enseignants, est plus désastreuse dans les communes rattachées «nouvellement» à Alger. «Les élèves des haouchs enclavés de Baraki viennent à pied. Ils parcourent une distance de 10 km à l’aller comme au retour, pour arriver agacés au collège de Bentalha. La vie des écoliers est dure, surtout en hiver. D’ailleurs, les moins coriaces ou les plus laxistes préfèrent s’absenter plusieurs jours», s’indigne le gardien d’un collège de la cité des 700-Logts de Bentalha, qui voit arriver, chaque matin, une cohorte d’enfants haletants sous la charge et les bottines alourdies par la gadoue.

    Le président de l’Union des associations des parents d’élèves, Ahmed Khaled, tire sonnette d’alarme : «La situation est désolante à l’ouest d’Alger qui accueille les nouveaux résidants venus du Centre et de l’est de la capitale relogés. Les élèves s’entassent à 60 dans une seule classe.Le transport scolaire est presque inexistant, le chauffage est défectueux ou jamais installé et les classes sont surchargées. Les régions déshérités comme Souidania, Saoula, Tassala el Mardja, Birtouta ou Baba Hassen sont les moins bien loties.»

    Selon les chiffres de la direction du logement, 28 315 places pédagogiques  sont disponibles dans les nouveaux sites. «Ce chiffre reste insuffisant», lâche le représentant des parents d’élèves. Selon notre interlocuteur, le ministère de la Solidarité est «absent». «Je n’ai jamais vu de bus ’’tadhamoun’’. Le ministère des Transports aurait pu s’impliquer et aider les jeunes à monter des coopératives, dans le cadre de l’ANSEJ», suggère le président de l’Union.L’APW d’Alger, notons-le, consacre la session ordinaire d’aujourd’hui et de demain aux différents sujets liés aux cantines scolaires et au chauffage au niveau des établissements scolaires.

    Gale et poux dans les écoles

    Les élèves des établissements scolaires sont atteints de maladies supposées disparues. Poux et gale  sont signalés ces jours-ci dans des endroits insoupçonnés de la capitale. La raison de cette situation est le manque de prise en charge. «Le nombre d’unités de dépistage et de suivi (UDS) est insuffisant : 1703 UDS seulement pour 8 millions d’élèves à travers les 25 000 établissements scolaires du pays.

    Le peu qui existe ne dispose pas d’un bon encadrement  et  se trouve mal équipé ou manque carrément de médicaments», assure Ahmed Khaled, président de l’Union des associations de parents d’élèves. Selon les chiffres du ministère de l’Education nationale, 25 000 élèves sont atteints de maladies contagieuses, dont 10 000 sont tuberculeux.

    «Les pourcentages ne reflètent pas la réalité effarante. Les cas de poux d’énurésie et de gale sont autrement plus importants. Même les élèves ne sont pas tous vaccinés et ne disposent pas de psychologues, dont le nombre est pourtant important à l’université», relève M. Khaled.

  • La Dynastie Ben Ali : une "quasi-mafia" passée au crible par Wikileaks

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       	       	Dans un câble daté de juin 2008, sous le titre "Ce qui est à vous est à moi", l'ambassade américaine à Tunis décrit la corruption organisée par l'entourage familial du chef de l'Etat tunisien. 

    zoom | © http://nawaat.org

     

    Dans un câble daté de juin 2008, sous le titre "Ce qui est à vous est à moi", l'ambassade américaine à Tunis décrit la corruption organisée par l'entourage familial du chef de l'Etat tunisien. 

       

    La Tunisie, une "mafiocratie" dirigée par un seul clan ! C'est ce qui ressort clairement et nettement des derniers mémos américains transmis par l'ambassade américaine à Tunis au Département d'Etat à Washington. 

    Dans un câble daté de juin 2008, sous le titre "Ce qui est à vous est à moi", l'ambassade américaine décrit crûment  la corruption organisée par l'entourage familial du chef de l'Etat, Zine el-Abidine Ben Ali. Une famille que les américains n'hésitent pas à qualifier de "qausi-mafia". 

    "Les Trabelsi sont partis très loin", rapporte le télégramme américain qui fait état des "magouilles" du clan du président Ben Ali et sa femme Leila.  Parmi les mutiples exemples de corruption et de détournements cités par ce mémo, on peut retenir cette "opération" mafieuse qui a permis à l'épouse du président de construire un établissement scolaire privé sur un terrain, viabilisé, accordé gratuitement par l'Etat ! 

    Quant au gendre du Président, Sakhr Materi, il récupère "un immense manoir tape-à-l'œil", relate le mémo, construit sur un terrain exproprié par l'Etat, officiellement pour les besoins de l'Agence de l'eau ! Et le frère de madame Leila, Belhassen Trabelsi exploite, lui aussi, avec des deniers de l'Etat,  un "vaste" empire comprenant "une compagnie aérienne, plusieurs hôtels, deux stations de radio privées, etc." 

    "Ben Ali a sept frères et sœurs, dont son défunt frère Moncef était un trafiquant de drogue connu, condamné par contumace à 10 ans de prison devant les tribunaux français. Ben Ali a trois enfants avec sa première femme Naima Kefi: Ghaouna, Dorsaf et Cyrine. Elles sont mariées respectivement à Slim Zarrouk, Slim Chiboub, et Marouane Mabrouk qui sont tous de  puissants hommes d'affaires", rapporte encore le câble diplomatique de l'ambassade US à Tunis qui décrit minutieusement les tentacules inimaginables de cette mafia.  

    Et pendant que le "clan" s'en met plein les poches, les pauvres tunisiens restent "frustrés par le manque de liberté politique et en colère contre la corruption de la famille de la première dame". En plus,  "le taux de chômage élevé et les disparités régionales" alimentent, selon les américains,  "l'extrémisme" qui "reste une menace".

    "Confronté à ces problèmes, le gouvernement n'accepte ni critique ni conseil, qu'il vienne de l'intérieur ou de l'extérieur. A l'inverse, il ne cherche qu'à imposer un contrôle plus strict, souvent en s'appuyant sur la police", relève en dernier lieu le télégramme de l'ambassade US à Tunis qui s'étonne  de la passivité, pour ne pas dire le soutien, "des pays comme l'Italie et la France" devant ce régime "corrompu". 

    Abderrahmane Semmar
  • Des bandes de délinquants font régner la terreur la nuit à Alger

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       	Le centre-ville Algérois a été dans la soirée du mardi, le théâtre d’un accrochage violent entre bandes rivales issues de différents quartiers de la capitale. 

    zoom | © D.R

    Le centre-ville Algérois a été dans la soirée du mardi, le théâtre d’un accrochage violent entre bandes rivales issues de différents quartiers de la capitale. 

    Les gangs et les délinquants sèment la terreur la nuit au centre d'Alger. Et mardi soir, le centre-ville Algérois a été, encore une fois, le théâtre d’un accrochage violent entre des bandes rivales issues de différents quartiers de la capitale. 

    Mardi soir, à 21h30, une horde de voyous, munis d’armes blanches,  et d’instruments pyrotechniques dangereux, ont fait irruption à "Meissonnet", rue  Khelifa Boukhalfa, semant la terreur parmi les riverains et autres badauds. Dans leur furie, ces délinquants s’en prennent, sans distinction aucune,  aux passants, répandant un effroi terrible  et une panique indescriptible chez les malheureux spectateurs, malencontreusement présents à ce moment là dans les ruelles de ce quartier d’ordinaire tranquille.

    Les voyous perpètrent une série d'agressions et dépouillent des résidants sans défense. Cette razzia, ponctuée par des accrochages et des bagarres très violentes, durera plusieurs minutes avant que les forces de l’ordre n'interviennent pour prendre les choses en main. Mais cela n'a guère empêché  certains jeunes, premières cibles des assaillants, notamment prés de l’institut Cervantès, de se rassembler  pour en découdre et riposter à leurs "ennemis".

    Fort heureusement, le bilan de cette bataille de rue n'est nullement dramatique même si on déplore les blessures graves d'un jeune habitant du quartier. Selon plusieurs témoins oculaires, le pire a été évité de justesse car les bagarres auraient facilement pu dégénérer et laisser pour morts les "belligérants".   

    Ceci dit, les habitants de "Meissonnet" demeurent encore sous le choc et la peur noue désormais tous les ventres. Malheureusement, les descentes punitives orchestrées par des bandes de délinquants se multiplient la nuit dans les quartiers d'Alger centre. Pour preuve, la veille de cette bataille rangée, un autre accrochage avait opposé des jeunes du quartier dit Closel à d’autres voyous,  issus du quartier d’El Harrach, selon les témoignages des riverains. 

    Aujourd'hui, très peu d'Algérois osent s'aventurer la nuit dans la rue car l'insécurité et la terreur que font régner des bandes mafieuses étouffent les habitants de plusieurs quartiers de la capitale dans leurs maisons. 

    Abderrahmane Semmar
  • L’amérique, le terrorisme et nous

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Les premières fuites WikiLeaks, si elles ne contiennent aucune révélation notable pour ce qui concerne l’Algérie, révèlent que la coopération sécuritaire avec les États-Unis a été portée à un niveau bien plus élevé que celui avoué jusqu’ici. Elle dépasse le cadre de la formation et de l’équipement dont il est souvent question dans les déclarations diplomatiques. À peine quelques résistances “bureaucratiques” à un “échange de renseignements” qui, finalement, va des techniques d’infiltration à la surveillance aérienne des groupes terroristes dans le Sud.
    En la matière, il n’y a pas de bon niveau de coopération. Tout est question de partage d’objectifs, de convergence stratégique, de confiance… Et de ce point de vue, les États-Unis et l’Algérie étaient prédestinés à une jonction dans la lutte contre le terrorisme islamiste pour la simple raison que les deux États ont constitué les premières cibles de groupes islamistes : le premier attentat d’Al-Qaïda est perpétré en 1993 contre l’Empire State Building ; seule l’Algérie l’avait précédé comme cible du terrorisme islamiste avec l’attaque de la caserne de Guemmar en 1991 par le MIA, ancêtre du GIA, ancêtre du GSPC, ancêtre… d’Al-Qaïda au Maghreb (si l’on excepte les attentats perpétrés antérieurement par des organisations directement liées à l’Iran et inspirées par lui). Les attentats des Twin Towers, après plusieurs attaques d’intérêt et de personnels américains à l’étranger, survinrent après que l’Algérie eut longtemps éprouvé seule les dégâts d’un doute largement partagé sur l’identité du véritable agresseur et du véritable agressé. Le 11 septembre, en enterrant le “qui-tue-qui”, malgré quelques résurgences occasionnelles, aurait dû promouvoir la lutte contre le terrorisme au rang de cause humanitaire. Les calculs tactiques et les considérations de politiques intérieurs des gouvernements ne le permettent pas encore.
    Dans les pays musulmans, y compris dans ceux victimes du terrorisme, certains dirigeants intègrent l’idéologie qui légitime le terrorisme et d’autres la soutiennent par calcul politicien. Écartelés entre la nécessité de se défendre contre l’agression et le désir de se concilier avec  l’agresseur, ils sont inaptes à formuler une attitude cohérente contre un terrorisme qu’ils veulent dissocier de sa doctrine. En face, l’approche “communautariste” du monde musulman, aggravée avec l’avènement d’Obama rend d’abord service aux islamistes, alliés du terrorisme, en facilitant la confusion entre islamiste et musulman. Sans compter que la position pro-israélienne s’avère constitutive de l’identité américaine aux yeux du monde musulman et rend coupable toute franche entente avec les États-Unis.
    Outre qu’un ennemi commun ne suffit pas à légitimer une alliance, l’Algérie, bien qu’étant la cible prioritaire du terrorisme islamiste, reste le creuset de l’anti-américanisme de discours. Dans ces conditions, une coopération algéro-américaine, apparemment nécessaire, est forcément vécue par le pouvoir comme acte honteux. Et la question palestinienne étant surdéterminante dans la relation avec les États dits arabes — elle en fixe les limites —, l’Amérique est condamnée, dans cette zone, à des alliances partielles, circonstancielles et, surtout, clandestines.

    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr

  • no moment

  • Reconnaissance d'un Etat palestinien par l'Argentine: Israël déplore, Abbas "fier"

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    Israël a jugé lundi "regrettable" la décision de plusieurs pays d'Amérique latine de reconnaître la Palestine "comme un Etat indépendant" tandis que le président palestinien Mahmoud Abbas faisait part de sa "fierté".

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    Israël a jugé lundi "regrettable" la décision de plusieurs pays d'Amérique latine de reconnaître la Palestine "comme un Etat indépendant" tandis que le président palestinien Mahmoud Abbas faisait part de sa "fierté".
    "Cette décision regrettable ne contribuera en rien à changer la situation entre Israël et les Palestiniens", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères après l'annonce par l'Argentine de la reconnaissance de la Palestine comme "un Etat libre et indépendant à l'intérieur des frontières de 1967".
    Les Palestiniens demandent que leur futur Etat s'inscrive sur les frontières d'avant la guerre israélo-arabe de juin 1967, avec comme capitale Jérusalem-Est annexée par Israël.
    "C'est une déclaration décevante qui est contraire à l'esprit des accords entre Israël et Palestiniens et de la négociation de paix", a souligné le porte-parole, Yigal Palmor, estimant que "si l'Argentine avait voulu faire une véritable contribution à la paix, il y a d'autres moyens que ce geste purement rhétorique".
    Le Brésil avait pris vendredi une décision identique et l'Uruguay a fait savoir lundi soir qu'il prévoyait de reconnaître la Palestine comme Etat en 2011.
    Selon les Israéliens, ces déclarations ne contribueront pas davantage à surmonter la division entre les Palestiniens de la bande de Gaza, sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, et ceux de la Cisjordanie, dont les zones autonomes sont sous le contrôle de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.
    Le ministère israélien des Affaires étrangères avait déjà exprimé samedi ses regrets et "sa déception" au lendemain de l'initiative brésilienne.
    Côté palestinien, le président Mahmoud Abbas, en visite à Ankara, a fait part de "son orgueuil et de sa fierté" après la décision de Buenos Aires, selon un communiqué officiel.
    Le ministre des Affaires étrangères Riyad Al-Malki a déclaré à l'AFP que les Palestiniens s'attendaient à ce que "le Paraguay et tous les autres pays d'Amérique latine prennent des décisions similaires".
    Il y a un an, le président Abbas avait effectué une tournée remarquée en Amérique latine, visitant le Brésil et l'Argentine, afin de rallier leur soutien à la cause palestinienne.
    Le 15 novembre 1988, la direction palestinienne, sous l'égide de son chef historique Yasser Arafat, avait proclamé l'établissement d'un Etat de Palestine qui avait été reconnu par de nombreux pays.
    Depuis, les négociations de paix israélo-palestiniennes, initiées par les accords d'Oslo (1993), portent sur la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël. Mais le processus de paix est aujourd'hui dans une impasse totale.

    AFP
  • Corée du Nord: Washington réunit ses alliés et isole la Chine

     

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    Washington a réuni lundi ses alliés japonais et sud-coréen afin de cimenter ses alliances en Extrême-Orient après l'attaque de la Corée du Nord, isolant la Chine que le président Barack Obama a appelé à faire pression sur Pyongyang.
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    Washington a réuni lundi ses alliés japonais et sud-coréen afin de cimenter ses alliances en Extrême-Orient après l'attaque de la Corée du Nord, isolant la Chine que le président Barack Obama a appelé à faire pression sur Pyongyang.
    "Nous sommes tombés d'accord pour dire que la Corée du Nord serait confrontée à de graves conséquences en cas de nouvelles provocations", a déclaré le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Kim Sung-Hwan, à l'issue d'une réunion à Washington avec ses homologues américaine Hillary Clinton et japonais Seiji Maehara.
    Les trois ministres avaient affiché leur unité en entamant leur réunion par une minute de silence en mémoire des quatre Sud-Coréens tués le 23 novembre lors du bombardement de l'île de Yeonpyeong.
    La rencontre de Washington apparaît comme un camouflet adressé à la Chine, qui avait proposé de réunir début décembre les six participants aux discussions sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne (les deux Corées, Japon, Russie, Chine, Etats-Unis) dans l'espoir de désamorcer la crise.
    Mais Washington, Tokyo et Séoul ont décliné l'invitation de Pékin, seule puissance qui s'est abstenue de condamner Pyongyang après le bombardement. Les trois pays ont en outre organisé des manoeuvres militaires au large des côtes nord-coréennes, un geste qui a déplu aux Chinois.
    Mme Clinton a appelé la Corée du Nord à améliorer ses relations avec la Corée du Sud avant une éventuelle reprise des discussions à Six. "La Corée du Nord doit améliorer ses relations avec la Corée du Sud et mettre un terme à son comportement provocateur", a-t-elle déclaré.
    Le président Barack Obama a appelé son homologue chinois Hu Jintao pour lui demander de signifier clairement à la Corée du Nord que ses provocations étaient "inacceptables", a annoncé la Maison Blanche dans la nuit de dimanche à lundi.
    A Pékin, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que le président Hu avait insisté, lors de cette conversation téléphonique, sur la nécessité d'apporter une réponse "calme et rationnelle" à la crise.
    La Corée du Sud a menacé de riposter par des frappes aériennes si le Nord venait à récidiver.
    Le Washington Post a évoqué lundi un changement d'approche à l'égard de la Chine de l'administration Obama, qui aurait commencé à accuser en privé Pékin de permettre à la Corée du Nord de lancer son programme d'enrichissement d'uranium et de lancer des attaques contre le Corée du Sud.
    Citant un responsable américain de haut rang, sans le nommer, le quotidien indique que Washington est en train de redéfinir ses relations avec la Corée du Sud et le Japon, ce qui pourrait aboutir à un front anti-chinois en Asie du nord-est.
    Le Pentagone a annoncé lundi que le plus haut gradé américain, l'amiral Michael Mullen, effectuerait mardi et mercredi une visite à Séoul pour réaffirmer le soutien des Etats-Unis à la Corée du Sud, où les Etats-Unis disposent de plus de 28.000 hommes.
    De son côté, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a estimé lundi que les récentes "provocations" de la Corée du Nord visaient à renforcer la position du futur homme fort du régime.
    "Je pense que le sentiment général est que ce que nous observons dans ces provocations en Corée du Nord fait partie de la succession, au moment où Kim Jong-Il prépare son fils à prendre sa place", a dit M. Gates de Kim Jong-Un, récemment promu général et vice-président de la Commission de défense nationale.

    AFP
  • 10 mille palestiniennes emprisonnées par Israël depuis le début de la colonisation

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       	Le nombre de femmes palestiniennes emprisonnées par  Israël, depuis la colonisation, dépasse les 10 mille détenues, dont 56 croupissent  toujours dans les geôles. 

    zoom | © newmedia.lu

    Le nombre de femmes palestiniennes emprisonnées par ...

       

    Le nombre de femmes palestiniennes emprisonnées par  Israël, depuis la colonisation, dépasse les 10 mille détenues, dont 56 croupissent  toujours dans les geôles, indique un décompte établi par le Front populaire  pour la libération  de la Palestine (FPLP).     

    Rendu public à l'occasion de la tenue du Forum arabe et international  de soutien aux détenus palestiniens, organisé à Alger, ce décompte précise que la période allant  de 1968 à 1986, ainsi que durant la première Intifadha, ont été les périodes ayant connu le plus grand nombre d'arrestations de femmes palestiniennes.  

    Le document du FPLP indique, encore, que des mineures ont été mises  en prison, comme c'est le cas de Saoussan Abou Zaki (15 ans et originaire dÆEl  Khalil), Rabaa Hamail (13 ans et originaire de Naplouse et Sanaa Amrou  (14 ans-originaire d'El Khalil). Parmi les détenues, il y avait aussi des femmes enceinte qui avaient  accouché dans les prisons israéliennes. 

    Les détenues palestiniennes ont recouru, à plusieurs reprises, à des  grèves de la faim pour faire valoir leurs droits, dont la grève de 18 jours en 1984, la grève de 15 jours de 1992 ainsi que la grève de 1996, pour exprimer  leur refus la libération partielle d'une partie des détenues suite aux accords  de Taba. La grève de la faim de 1996 a poussé les autorités israéliennes à libérer,  en 1997, l'ensemble des détenues palestiniennes.

    Aujourd'hui encore, pas moins de 56 Palestiniennes sont maintenues en détention. 

    El Watan.com
  • Maghnia : 1 tonne de drogue saisie,qui dit mieux!!!!!!

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    Une prise record de résine de cannabis a été enregistrée sur la bande frontalière ouest dans la nuit de dimanche 05 novembre par les services de la douane de Maghnia.

    En effet, dimanche au milieu de la nuit, une patrouille de la division des douanes de Maghnia a réussi à intercepter un véhicule de type Mitshubishi Pajero immatriculé à Biskra (qui s’avérera, après contrôle, un véhicule importé du Maroc) à bord duquel se trouvaient minutieusement dissimulés plus d’une tonne de kif.

    Les trafiquants dont on ignore le nombre, ont pu prendre la fuite à la faveur de la nuit. Cette opération jamais réalisée dans l’extrême ouest du pays, survient après d’autres de moindre importance, effectuées ces six derniers mois. Mais ce qui suscite l’interrogation chez nombre de citoyens et d’observateurs, c’est toutes ces saisies de drogue qui se font loin du tracé frontalier.

    Les trafiquants se font toujours choper sur la route Maghnia-Oran. "Comment avec tous les moyens dont disposent les GGF, les narcotrafiquants réussissent à acheminer leurs produits mortels du Maroc jusqu’à la sortie de la ville de Maghnia ?", s'interrogent de nombreux observateurs. Et dire que pour aller rendre visite à des proches sur le tracé frontalier, les garde-frontières vous contraignent à déposer vos documents d’identité pour les récupérer au retour…

     

    Chahredine Berriah
  • WikiLeaks: la Poste suisse a fermé le compte bancaire de Julian Assange

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    Postfinance, la filiale bancaire de la Poste suisse, a annoncé lundi avoir fermé le compte du fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, en raison de "fausses indications sur son lieu de domicile".

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    Postfinance, la filiale bancaire de la Poste suisse, a annoncé lundi avoir fermé le compte du fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, en raison de "fausses indications sur son lieu de domicile".
    L'institut bancaire a "décidé de mettre un terme à ses relations d’affaires" avec M. Assange, estimant qu'il "avait donné de fausses indications sur son lieu de domicile lors de l’ouverture de son compte", selon un communiqué.
    Le fondateur du site WikiLeaks avait "indiqué être domicilié à Genève, ce qui s’est révélé être faux lors de l’examen des données", a souligné Postfinance.
    Comme M. Assange n'était "pas en mesure de prouver son établissement en Suisse", il "ne remplit pas la condition requise pour des relations commerciales" avec Postfinance.
    La branche bancaire du service postal suisse avait déjà annoncé dimanche qu'elle vérifiait l'adresse en Suisse donnée par le fondateur de WikiLeaks, au sujet de laquelle des doutes sont apparus.
    WikiLeaks, au centre d'un scandale diplomatique en raison de ses dernières révélations, fait figurer sur son site internet une adresse bancaire sous le nom d'"Assange Julian Paul, Genève", un compte ouvert à Postfinance. Ce compte est destiné aux "dons directs au Fonds de défense de Julian Assange et d'autres membres de l'équipe WikiLeaks", selon le site.

    AFP
  • Israël USA- Corruption impliquant des Rabbins : Le Triller du New Jersey

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  • Une Justice indigne de son nom

       Me Ahmed Simozrag

    Avocat.

    On assiste ces jours-ci à deux événements qui ont défrayé la chronique judiciaire et suscité au niveau de l’opinion joie et amertume à la fois. Il s’agit de la mise en liberté par suite d’acquittement de l’ex-PDG de la Compagnie nationale de navigation (CNAN), Ali Koudil et ses collaborateurs, impliqués dans le naufrage des navires le Béchar et Batna, d’une part, et d’autre part des cadres de  l’entreprise de gestion touristique (EGT-Centre), dont le Président-directeur général  Senni Salah Eddine est décédé en prison le 14 novembre dernier, soit deux semaines avant son acquittement.

    La libération des cadres de la CNAN est intervenue après qu’ils aient passé près de six années en prison. Ces événements tragiques nous interpellent à plus d’un titre. Ils éveillent chez certains l’émotion certes, mais aussi la curiosité de savoir ce qui se passe dans ce secteur aussi mystérieux que vital et primordial qu’est la justice.

    On décrit souvent les tares de la justice algérienne en la présentant comme une justice alibi, une justice aux ordres, une justice à 2 vitesses, une justice inopérante quand il s’agit des crimes du pouvoir.

    En un mot, la justice algérienne est atteinte d’une maladie chronique semblable à celles affectant les systèmes totalitaires. Dans un État de non droit, la notion de justice est vidée de sa substance et totalement incomprise. Cette maladie est-elle innée ou acquise ? Elle est en partie innée et en partie acquise. Ce qui est inné s’explique par le fait que la culture, les conceptions et les mentalités issues de la révolution, vécues par nos frères aînés, enseignées  et transmises aux générations de l’indépendance ne sont pas de nature à favoriser ni le respect, ni la compréhension du droit et de la justice dans le sens vrai du terme. Quant à la partie acquise, elle est due à certains comportements arbitraires et à une certaine législation scélérate introduite durant la décennie noire.

    Il n’est donc pas étonnant si nous assistons aujourd’hui à des aberrations telles que la condamnation d’innocents, l’impunité des coupables, la torture, la mort et les tueries en prison, le prolongement de la garde à vue et de la détention provisoire au-delà des délais légaux, la lenteur des procès et bien d’autres pratiques en rapport avec une justice aux ordres, loin des droits et des libertés qu’elle est censée défendre.

    L’indépendance de la justice est un principe fondamental inscrit dans toutes les constitutions algériennes, alors qu’il est constamment violé en pratique.

    La première constitution de l’Algérie indépendante, élaborée en 1963, proclame en son article 62 : « Dans l’exercice de leurs fonctions, les juges n’obéissent qu’à la loi et aux intérêts de la Révolution socialiste. Leur indépendance est garantie par la loi et par l’existence d’un Conseil supérieur de la magistrature ».

    La révolution socialiste ayant cessé d’exister, il reste l’obéissance à la loi seule, principe réaffirmé dans les textes des constitutions subséquentes.

    «  Le juge n’obéit qu’à la loi », affirment l’article 172 de la constitution de 1976, l’article 138 de la constitution du 23 février 1989 et l’article 147 de la constitution du 28 novembre 1996.

    « Le pouvoir judiciaire est indépendant », disposent l’article 129 de la constitution du 23 février 1989 et l’article 138 de la constitution du 28 novembre 1996.

    « La justice garantit à tous et à chacun la sauvegarde légitime  de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux », énonce l’article 164 de la constitution de 1976. Ce principe est repris par l’article 130 de la constitution du 23 février 1989, et 139 de la constitution du 28 novembre 1996 sous une autre formulation introduisant le mot « protège » : « Le pouvoir judiciaire protège la société et les libertés. Il garantit à tous et à chacun la sauvegarde de leurs droits fondamentaux ».

    Ces principes ainsi que d’autres non cités par souci de concision, s’ils étaient régulièrement appliqués, seraient largement suffisants pour faire de la justice algérienne une justice idéale et de l’Algérie un État de droit.

    Qui doit appliquer ces principes et pourquoi ne sont-ils pas appliqués ? Il incombe essentiellement aux magistrats de le faire et d’agir en sorte que la justice soit une véritable justice indépendante, gardienne des droits et des libertés comme l’exige la constitution.

    Certes, les ingérences du pouvoir sont l’une des causes des dérives de la justice, mais ces ingérences, quelle que soit leur importance, ne dispensent pas les magistrats de leur responsabilité devant Dieu et devant le peuple à moins d’être dépourvu de conscience.

    Ce sont les juges qui violent les textes, estime la plupart des juristes :

    « Les magistrats algériens, civils et militaires, sont prompts à violer le texte et la norme, la forme et le fond, la proclamation et le principe, et souvent, leur propre jugement prononcé au nom du peuple algérien. Trop souvent, les accusés à tort ou par malchance sont aujourd’hui détruit quand même. Dés lors, face à des juges en service commandé, et avec des lois nationales – instruments, modifiables et interprétables à volonté dans le sens des ordres de mission donnés aux magistrats plus girouettes que boussole » [i]

    Les juges, censés être indépendants, n’obéissant qu’à leur conscience et à la loi,  sont soumis aux influences du ministère de tutelle, du DRS, des généraux et que sais-je encore ? Si on prend l’exemple d’une affaire pénale, n’importe laquelle, on peut constater des irrégularités à tous les niveaux. Toute la procédure repose sur un seul son de cloche.  L’on n’accorde pas beaucoup d’importance à la manifestation de la vérité, les droits de la défense, s’ils ne sont pas carrément violés, ne sont pas entièrement respectés, ce qui conduit souvent à la condamnation d’innocents.

    En principe, la recherche de la vérité n’a quasiment pas de limites dans un procès. Elle ne se réduit ni à l’enquête préliminaire, ni à l’instruction. Elle s’étend jusqu’au jugement et à l’appel. A telle enseigne que la loi autorise la révision d’un procès au cas où apparaît un fait nouveau de nature « à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné ». C’est dire que les juges doivent s’entourer de toutes les garanties pour ne pas condamner un innocent. L’adage qui tend à devenir une règle juridique dit : Il vaut mieux acquitter un coupable que de condamner un innocent.

    Or, en Algérie, l’objectif n’a jamais été la recherche de la vérité. L’enquête préliminaire menée par les agents et les officiers de police judiciaire (DRS, Police, Gendarmerie et autres), même obtenue par l’usage de moyens illégaux comme la torture, la violence, le chantage et autres formes de pressions et de contrainte, continue d’être considérée comme étant la pièce maitresse dans toute la procédure.

    L’instruction presque toujours à sens unique, c’est-à-dire à charge vient souvent confirmer les faux rapports et les procès-verbaux établis par ces mêmes agents et officiers qui ont le feu vert naturellement de leurs chefs hiérarchiques et du parquet représentant, non pas la société comme on le prétend, mais le pouvoir. La chambre d’accusation, légalement habilitée à exercer un contrôle sur leurs activités et faire cesser ou limiter leurs abus, n’intervient et ne procède que très rarement à l’exercice de ce contrôle, malgré les multiples violations de la loi. Vous comprendrez que si le pouvoir veut casser un opposant, il suffit de le traîner en justice.

    « Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice ». Montesquieu

    Ce qui semble échapper aux magistrats est le fait que la justice représente en elle-même une force capable de s’opposer à celle du pouvoir pour l’empêcher d’exercer sa tyrannie et de violer la loi. La conscience de la confiance en soi et en la puissance de la justice que l’on doit servir et rendre au nom du peuple fait malheureusement défaut chez beaucoup de nos magistrats.

    A l’origine de ce phénomène, on peut trouver différentes causes, notamment la peur, l’ambition, l’ignorance ou l’indigence spirituelle. La peur de l’uniforme s’est substituée à la crainte de Dieu. Le désir d’obtenir des avantages, des grades et des promotions rend le juge peu scrupuleux, insensible au devoir et l’incite à faire des concessions, accepter des marchandages sur les principes et les exigences de sa mission. L’indigence spirituelle aidant, il dévie facilement du chemin du droit, ou du droit chemin et devient l’adversaire de la justice, du droit, de la vérité et de sa propre personne.

    J’entends par indigence spirituelle la cécité, l’aveuglement des cœurs selon les termes du Coran : « Ce ne sont pas les yeux qui s’aveuglent, mais, ce sont les cœurs dans les poitrines qui s’aveugles » s22 v146 فإ نها لا تعمى الأبصار ولكن تعمى القلوب التي في الصدور

    Si les juges ne reçoivent pas les ordres de leurs supérieurs hiérarchiques sur la marche à suivre dans un procès, « ils font ce qu’ils pensent être la volonté du pouvoir » comme l’avait justement affirmé notre confrère Amar Bentoumi. Il en est même qui demandent l’avis ou le feu vert d’un général avant d’engager une procédure contre une personnalité. [ii]

    Pendant la décennie noire, le peu de progrès réalisé en matière de droits et de libertés est battu en brèche par une sorte de législation de guerre qui a pris le droit en otage et dressé contre le peuple une justice rendue au nom du peuple.

    Comment se fait-il que des civils, comme c’est le cas des dirigeants du FIS soient traduits devant un tribunal militaire et des militaires comme Boumarafi, l’assassin présumé de Boudiaf, soit traduit devant une juridiction civile ?  Que cache ce paradoxe ?

    « Il suffit d’ajouter « militaire » à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n’est pas la justice, la musique militaire n’est pas la musique ». Georges Clemenceau

    Les crimes du pouvoir n’ont jamais été élucidés ni poursuivis et ce, depuis l’indépendance. Il n’est pas faux de parler d’une justice à sens unique, qui ferme les yeux devant les tortures, les assassinats, les disparitions et les massacres y compris le massacre de prisonniers placés sous sa protection.

    C’est le cas de la prison de Berrouaghia où plusieurs centaines de prisonniers trouvèrent la mort en novembre 1994. C’est également le cas de la prison de Serkadji où 109 détenus ont été massacrés en plein mois sacré de Ramadhan le 21 et le 22 février 1995. Cette tragédie fait suite à une mise en scène orchestrée par le pouvoir pour liquider les prisonniers.

    Cette mise en scène a été dévoilée tant par les faits que par les témoignages des gardiens de prison. Peu avant la tragédie, il fut procédé à un transfert sélectif de prisonniers d’El-Harrach, Berrouaghia et Chlef vers Serkadji. D’habitude c’est l’inverse qui se passe, affirme maître Ali-Yahia Abdennour, précisant « les condamnés à mort détenus dans les prisons de Serkadji et d’El Harrach sont transférés vers les prisons centrales, après leurs condamnations ».[iii]

    Cette fois-ci,  des condamnés à mort sont maintenus à la prison de Serkadji, contrairement à la réglementation pénitentiaire, et on y a ramené d’autres.

    Mon fils Mohammed Yacine faisait partie des détenus transférés depuis El-Harrach.[iv] Son avocat Mahmoud Khelili fit plusieurs va-et-vient ce jour-là entre les 2 prisons El Harrach et Serkadji pour voir son  mandant mais en vain ; il fut atrocement torturé, soit à la prison de Serkadji, soit à celle d’El Harrach du fait, paraît-il, d’avoir résisté au transfert, « il n’était pas présentable ».

    « Lors d’un transfert d’une prison à une autre, les détenus subissent au départ et à l’arrivée des châtiments les plus divers par les comités d’accueil composés de gardiens de prison armés de gourdins : 27 prisonniers politiques sont morts étouffés dans le fourgon cellulaires qui les transportait de la prison de Tizi-Ouzou à celle de Relizane ». [v]

    J’étais déjà en exil au Burkina Faso quand j’ai appris le transfert, j’ai pressenti le drame. Le contact avec maître Khelili était difficile, il n’y avait pas de téléphones portables à l’époque, mais j’appris enfin qu’après le transfert, maître Khelili n’a plus revu son mandant… (Que Dieu les bénisse tous).

    « La plupart des témoignages de prisonniers survivants sont formels : ils ont été réveillés par des civils armés et cagoulés, portant pour la plupart des chaussures de sport, certains des jeans, et ce entre 3 et 4 heures du matin, avant l’adhan du fedjr (prière de l’aube). « Nous avons été brusquement réveillés avec l’ouverture soudaine des portes par des hommes cagoulés et chaussés de baskets. Leurs voix nous étaient étrangères.

    Ce n’étaient ni celles des gardiens, ni celles de nos compagnons. D’un ton autoritaire et menaçant, ils nous ont demandé de sortir et de gagner la cour », raconte un survivant à son avocat. « Ils nous ont menacés de leurs armes. Ils étaient fébriles dans leurs gestes, comme s’ils étaient pressés. L’un d’eux avait un trousseau de clés. Ils étaient 5 ou 6 tous cagoulés… » a dit un survivant de la salle 30 à sa famille. Un détenu de la salle 26 a relaté à ses avocats que deux inconnus cagoulés et armés se mirent à forcer la serrure de sa cellule, car leurs clés ne semblaient pas correspondre à la serrure.

    Des centaines de détenus, éberlués, libérés « spontanément », dont en tout premier lieu ceux du quartier des condamnés à mort se sont retrouvés dans la cour à se regarder et à se demander ce qui se passait. Les survivants sont formels : ces hommes cagoulés ont disparu aussi rapidement qu’ils sont apparus (…).

    Vers 5 heures du matin sont arrivés les premiers renforts militaires et policiers. Les sirènes de leurs véhicules déchiraient le silence de la haute Casbah. Selon les habitants, tout le quartier a été bouclé. Selon de nombreux témoins qui se trouvaient dans la cour, des militaires cagoulés et munis de fusils à lunettes se sont alors postés sur les toits et les terrasses. Il était 6 heures 30 environ quand le premier coup de feu a éclaté. Un des militaires postés sur le toit a tiré sur le détenu Mechrouk Mohamed qui se trouvait dans la cour. La prison était en ébullition. Chacun se demandait ce qui se passait ».[vi]

    « Le témoignage du gardien de prison Bendebagh Abdelaoui au procès est éloquent (le journal de la Tribune en date du 6.01.1998) : »Lors de l’assaut et après la mise hors d’état de nuire des insurgés, 40 détenus ont été tués alors qu’ils étaient à l’intérieur de leurs cellules ». Il a affirmé « avoir participé à l’évacuation des blessés à l’issue de l’assaut et assisté à leur achèvement systématiques par balles ».[vii]

    Pour faire court, je conclus en posant ces questions :

    Est-ce que la justice change avec le changement du régime ?

    Indépendamment du changement du régime,  comment et que faut-il faire pour changer la justice et la rendre réellement indépendante? Car on peut réaliser le changement et voir continuer ces pratiques avec une justice encore plus inféodée au pouvoir.

    Peut-on aspirer à une justice qui ose appliquer les lois et juger les gouvernants ?

    Ahmed Simozrag


    [i] Brahim Taouti : les juges de l’éradication, Algérie-Watch : http://www.algeria-watch.org/farticle/dossier/dossier3.htm

    [ii] Khaled Nezzar fut consulté par un juge sur le cas du wali de Bechar, impliqué dans une affaire douteuse d’assainissement à Tindouf :   http://www.algeria-watch.org/farticle/88/nezzar.htm

    [iii]Abdennour ALI-YAHIA : la dignité humaine, INAS Editions, page 80

    [iv] Mon fils était âgé de 22 ans, célibataire, il résidait en France mais j’ai décidé de le rapatrier ayant pensé qu’en Algérie il pourrait se faire une situation meilleure qu’en France. Il venait de se lancer dans l’exportation des dattes, activité qui était sous monopole de l’Etat avant la libéralisation du commerce extérieur.

    [v] Abdennour ALI-YAHIA : op. cité, page 81

    [vi] Livre blanc sur la répression en Algérie, T2, Hoggar, pages 189,190

    [vii] Abdennour ALI-YAHIA : op.cité, page 79




  • Hizb Echkara ,parti musé ,parti khortifen,partri décédé!!!!!!!!

      Le Soir d’Algérie 05 décembre 2010

    RESTRUCTURATION DES KASMAS DE LA WILAYA D’ALGER
    Quand le FLN se donne en spectacle

    Les militants du FLN ont transformé, hier, l’hôtel El-Riad de Sidi-Fredj en un véritable terrain de rugby en se livrant à des bousculades et des insultes, pour le moins inattendues en ce lieu.
    Mehdi Mehenni – Alger (Le Soir) – Il est 15h30. Les militants du FLN arrivent en grand nombre à l’hôtel El-Riad de Sidi- Fredj pour prendre part à la rencontre d’évaluation de la restructuration des kasmas du parti de la wilaya d’Alger. Or, il s’est avéré que la liste des participants était déjà close en fonction des résultats de la restructuration. Les adhérents qui ne figurent plus sur les listes des kasmas de la wilaya d’Alger sont interdits d’accès. Ce qui donne lieu à une véritable pagaille qui a failli gâcher le rendez-vous. Les organisateurs peinent à remettre de l’ordre et à distribuer les badges. A tel point que certains adhérents qui figuraient pourtant sur la liste des participants mais qui, une heure après l’horaire prévu du début de la rencontre, demeuraient encore dans le parking de l’hôtel. La tension n’a cessé de monter chez les uns et les autres, avant que les militants mécontents n’explosent et n’envahissent la porte d’accès à la salle de conférence de l’hôtel. Du coup, une grande bousculade s’ensuit entre les «indésirables » et les organisateurs, qui sont contraints de faire appel aux agents de sécurité de l’hôtel et les gendarmes qui sont déjà sur les lieux. Les insultes fusent de tous les coins et certains en arrivent même aux mains. A l’intérieur de la salle de conférence, l’atmosphère n’est pas moins bouillonnante. Certains participants qui plaidaient en faveur de leurs amis interdits d’accès n’ont pas mis longtemps avant de provoquer la colère des organisateurs. Des agents de sécurité, à la demande de ces derniers, ont même dû recourir à la force pour mettre à la porte les agitateurs. Ce qui n’a pas manqué d’exacerber la colère des militants qui voulaient à tout prix rejoindre la rencontre pour soulever leurs préoccupations au coordinateur du FLN de la wilaya d’Alger, Abdelaziz Ziari. Il était 16h30 passées et ce dernier, qui devait présidée cette rencontre, n’avait pas encore rejoint la salle. Ce n’est qu’à 16h45 que l’hymne national a été lancé, annonçant l’entrée de Abdelaziz Ziari, sous la pression des militants interdits d’accès qui chantaient sous les fenêtres de la salle «Bab-El-Oued chouhada, Belouizdad chouhada, «Hizb Echkara…».
    M. M.

  • Les révélations de WikiLeaks : Ainsi les derniers masques viennent-t-ils de tomber ?

      Par Khoukoum Samy.

    « Au fur et à mesure que le grand âge vient, des lambeaux du passé remontent à la surface, ou, pour parler autrement, des boucles se referment. »

    C. Lévi-Strauss (De près et de loin)

    Même si beaucoup d’entre nous doutent encore des véritables mobiles et des intentions qui se cachent derrière les ‘‘fuites’’ de Wikileaks, et que les secousses telluriques provoquées par la diffusion de ces documents continuent à agiter la scène diplomatique et les  chancelleries occidentales force est de constater que nous avons du mal à nous défaire complètement de l’autre partie de notre sentiment ambivalent vis-à-vis de cette événement sans précédant dans l’histoire de la diplomatie et de l’information. Autrement-dit, on est tout aussi partagé entre le « désir » de savoir et de s’informer d’avantage de ce qui ce trame dans les centres de décisions des gouvernements des pays arabes (Maghreb et Moyen orient), et tout aussi « répugnant » de découvrir le pire !

    Il est vrai que ces télégrammes venus des 270 ambassades et consulats américains n’apportent, en réalité, rien de si fracassants en matière des grandes questions internationales. Et qu’aucune révolution « copernicienne » de type politique et démocratique n’est à envisager à l’horizon proche ! Et encore moins dans nos pays qui occupent le top 100 mondial des plus « mauvaises gouvernances ».

    Nos populations continueront à s’enfoncer en douceur dans l’abime de l’autoritarisme des régimes. Des masses entières abreuveront par leur résignation le cynisme d’une génération de dirigeants qui n’en finissent pas de se ressusciter comme ces « chats de légendes » qui ne meurent jamais, car possédant non pas, une, mais bien « sept âmes »…! Ma grand-mère me racontait cela dans le temps (j’étais enfant) à la faible lumière de la bougie me donnait quelques frissons avant d’aller me coucher. Mais très rassuré que ces « êtres » vraiment « extra » ne pouvaient exister que dans l’imaginaire ‘‘vieillissant’’ de celle qui me promettait que la « force de l’espoir, c’est qu’il fait vivre la volonté des petites gens qui continueront à combattre dans un monde pétri d’injustice humaine…». En effet, une fois le jour s’est levé que mon angoisse disparaît aussitôt, au contact de la vie diurne et aux senteurs de la fraicheur matinale comme pressée de m’accueillir joyeusement !

    Aujourd’hui, le sort des peuples aux libertés infiniment castrées par cette génération de dirigeants me fait croire tout le contraire de ce que je croyais être juste une « légende » ! Il existe bel et bien des « êtres » qui n’ont pas une seule ‘‘âme’’ mais bien plus ! Combien de millions de citoyens ont péri depuis plus d’un demi-siècle, sans jamais entrevoir l’ombre de ce que pourrait être une vie politique et sociale dans un pays où l’on respecte sa dignité d’homme libre ? Combien de millions de personnes qui n’ont  jamais pu exercer le moindre des droits fondamentaux dans leur courte vie de ‘‘citoyens’’ ? Et pourtant ces mêmes dirigeants sont encore là, et toujours à l’œuvre. Comme si tout pouvait changer ou périr sauf les « places » qu’ils occupent illégitimement. Les faire bouger de leur « trône » défit toutes les lois y compris celles de la biologie. Ils meurent, ils disparaissent…et pourtant on recommence toujours avec les mêmes ! Ils s’auto-génèrent à travers d’autres corps qui nous dirigent avec les mêmes âmes ! Louange à Dieu !

    En fait, si les ‘‘fuites’’ de Wikileaks portent un coup, certes terrible, à la crédibilité des Etats-Unis, car non seulement ils remettent en cause la culture du « secret » qui caractérise le fond de la diplomatie, mais aussi, en montrant au grand jour et à l’état brut l’ « idée » que se font certains diplomates (US) et de ce qu’ils pensent des dirigeants de la planète  (Sarkozy « susceptible et autoritaire », David Cameron manquerait de profondeur tandis qu’Angela Merkel ne brillerait pas par son imagination..etc.).

    Mais, le plus déconcertant dans tout ce magma d’informations, est surtout l’image dégradante qu’ils nous livrent et la faiblesse psychologique des dirigeants de la plupart des pays arabes. Tous les coups sont permis contre leurs voisins, leurs frères leur coreligionnaires, leurs peuples…et même contre les intérêts de leurs propres pays pour gagner la complaisance de leur Maîtres et échapper à leur châtiment,  les gouvernants américains… ! Rien ne les arrête pour conserver leur trône. On découvre (même si on n’en avait pas de doute) la nature triviale de leur structure caractérielle, leur lâcheté dans des décisions pouvant même hypothéquer l’avenir et la sécurité des millions de leurs citoyens. Toute leur énergie craintive tourne autour de leur besoin névrotique de domination locale et conserver leurs privilèges au détriment de la vie de leurs compatriotes défiant tous les raisonnements.

    Un véritable pêle-mêle, fait d’hypocrisie, de traitrise et de mensonges tellement ahurissants qu’on n’ose à peine y croire. A tel point, que les supposés ‘‘ennemis’’ de chaque pays est désigné non pas en fonction des intérêts internes (ou de leur menace externe), mais de la vision unilatérale de l’administration américaine aux lobbies bien connues et aux intérêts si chers aux yeux de la première puissance mondiale. Ainsi l’Iran est considéré comme la « tête du dragon à couper » par le royaume wahhabite. Sanaa (pouvoir central du Yémen), a même « prétendu qu’un drone espion, selon un document du département américain daté de 2007, s’est craché en mer, près de ses eaux territoriales, et que l’engin sans pilote appartenait aux forces armées iraniennes, malgré des informations en la possession du gouvernement Yéménite prouvant que l’appareil appartenait à l’armée américaine » !

    Selon ces « câbles » diffusés par Wikileaks, la plupart de ces pays du Golfe n’ont qu’une obsession : en finir au plus vite avec les ambitions et infrastructures nucléaires iraniennes. Peu importe la méthode, ou les auteurs de cette mission. Qu’importe si c’est les américains ou israéliens ou les deux ensembles qui feront la sale besogne. Tous convaincus qu’une guerre est le seul moyen de stopper la menace « supposée » du ‘‘dragon’’… !

    Certaines capitales arabes sont même allés très loin dans leur délire paranoïaque et à raisonner par l’absurde, en soutenant (royaume du Maroc) qu’une « arme nucléaire chez les iraniens est synonyme du développement d’une arme similaire chez leur voisin de l’est (Algérie) » !

    Bref, que de cascades kafkaïennes et des scénarios imaginaires dignes des thrillers Hollywoodiens pour anéantir les rares subsistances de longue Histoire commune, censée, unir les peuples de deux pays frères.

    Que les responsables à Tel Aviv ou à Washington soient rassurés d’emblée… après ces « révélations » ; Ils n’ont aucun souci à se faire de nos peuples qui les ‘‘chérissent’’ tant, car ce sont les dirigeants de ces mêmes pays aux régimes totalitaires qui s’occuperont de ces citoyens « très récalcitrants » et hostiles à leur injustice. Ils font déjà assez bien leur ‘‘boulot’’ à leur place et même mieux ! Ils n’ont pas besoin de faire la guerre, les pouvoirs en place la feront mieux car, déjà très habitués aux différentes techniques de répression. Et ils le feront aussi longtemps qu’ils le pourront. Tant qu’ils ne seront pas chassés des commandes de ces pays.

    Mais que feront ces dirigeants si une guerre venait à éclater ? N’est-ce pas une erreur d’appréciation monumentale des conséquences d’un tel scénario ? Notamment, les retombées sur les populations civils ? Voudraient-ils un régime en Iran qui viendrait ‘‘libérer’’ ce soi-disant « dragon » par des nouveaux responsables aux tendances encore plus fanatiques, héliportés ou sur des chars américains pour exercer de nouveau le rôle du « gendarme » du Moyen-Orient et qui sera l’allié, par excellence, des dirigeants d’une Etat occupant les terres arabes et aux capacités immensément nucléaires (Israël) ? Combien même, leur crainte pouvait être « justifiée », pourquoi ces dirigeants ne font-t-ils pas le ‘‘boulot’’ par eux-mêmes ? Manquent-ils de courage ou par soucis d’économie des centaines de milliards en dépenses militaires dilapidés chaque année pendant que leurs populations agonisent dans l’analphabétisme et les misères de tout genre ? En plus, ce sont ces mêmes dirigeants qui ne ratent pas une seule occasion pour donner des leçons de morale et de patriotisme et supposé « souveraineté » !

    Maintenant que les derniers masques viennent de tomber derrière des façades officielles rudement mises à l’épreuve par ce déballage en cascade, serait-il aussi le signe d’une nouvelle ère ? Je veux dire l’ère d’un besoin d’une transparence qui forcerait nos populations à passer à d’autres étapes à l’avenir ? Aller vers cette étape historique tant attendue qui est celle des « recouvrements des libertés » après les « phases d’indépendances » ? Et si c’était aussi une occasion  d’une prise de conscience réelle généralisée pour opérer un élan de changement au niveau des pays arabes comme un effet de dominos ? C’est le seul mal qu’on puisse se souhaiter et à notre progéniture…

  • Wikileaks : Le DRS : paranoïaque, incompétent et sclérosé

      In Radio Kalima

    Lundi 06 décembre 2010

    Le câble qu’aucun média algérien n’a voulu voir : Le DRS : paranoïaque, incompétent, sclérosé et qui utilise la relation avec les américains dans les luttes internes.

    ALGER 00000198 002 de 004
    de programmation.)
    Problème du terrorisme : PAS UNE MENACE POUR LA STABILITÉ
    ——————————————-
    4. (S / NF) Le mécontentement social permet à al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) de trouver régulièrement des nouvelles recrues, mais cela ne suffit pour menacer la stabilité. Il y a des attaques terroristes presque tous les jours maintenant, le plus souvent dans les montagnes à l’est d’Alger. (Il y a des attaques occasionnelles
    au sud et et à l’ouest de l’Algérie.) L’AQMI et d’autres
    extrémistes islamistes frappent habituellement les forces de sécurité algériennes, mais il y a régulièrement des menaces contre les intérêts occidentaux,en particulier français et américains. Les tactiques des terroristes ont beaucoup changé: neuf attentats-suicides à la voiture piégée depuis avril 2007. L’AQMI ne peut pas menacer la stabilité du gouvernement, mais elle nui à la
    crédibilité du programme de Bouteflika de réconciliation nationale, et l’affaibli probablement dans les débats internes face aux tenants de la ligne dure à l’intérieur de la direction des forces de sécurité. Cela nuit également à la crédibilité des forces de sécurité algériennes face à l’opinion publique et face à la communauté occidentale. Cela est, notamment, le cas lors de l’attaque du 07 Décembre 2007 qui a détruit le siège de l’ONU à Alger. Cette attaque a profondément embarrassé le gouvernement algérien. Lorsque l’ONU a déclaré qu’il procéderait à sa propre enquête sur les lacunes de sécurité avant l’attentat, les
    autorités algériennes, hypersensible, ont réagi avec véhémence et
    contraint l’ONU à faire marche arrière. Cette réponse cassante, a engendré une nervosité chez les entreprises occidentales et les ambassades. Beaucoup disent qu’ils attendent des signaux avant d’envoyer des expatriés. Il n’y a eu aucun autre incident à Alger depuis le 11 Décembre mais il y a des informations, à travers des canaux sensibles, qui confirment que la menace est constante.

    La coopération contre le terrorisme : TRES BONNE
    ————————————
    5. (S / NF) Alors que la menace AQMI augmente, nous avons augmenté notre collaboration avec les services de renseignements militaires algériens. C’est un groupe épineux et paranoïaque avec lequel il est très difficile de travailler mais nous avons mis, avec eux, en place un travail pour infiltrer les réseaux qui ont envoyé des  Djihadistes algériens en Irak. Selon les informations provenant d’une cellule d’al-Qaida Irak, 64 combattants algériens ont rejoint l’Irak entre août 2006 et août 2007. Ainsi, notre travail collectif n’est pas parfait, mais le nombre d’Algériens en Irak aurait probablement été beaucoup plus élevé si nous n’avions pas travailler en étroite collaboration. Nous avons également aidé le gouvernement algérien à infiltrer les réseaux de l’AQMI qui veulent préparer des attentats en Algérie. Les autorités algériennes ne veulent pas reconnaitre notre coopération contre l’AQMI publiquement. Au lieu de cela, ils se limitent, eux-mêmes, à dire qu’ils coopèrent avec les États-Unis et les autres nations contre les réseaux terroristes internationaux. Nous avons, récemment ouvert un nouveau bureau du FBI à l’ambassade et nous espérons mettre en place des programmes de collaboration avec le ministère de l’Intérieur, mais les Algériens ne se précipitent pas pour coopérer.

    Entre militaires: il faut être patient
    —————————————–
    6. (S / NF) Les Algériens ne se précipitent pas pour développer notre relation militaire-militaire. L’évolution est lente. Pour la première fois depuis début de 2007 les Algériens, eux-mêmes, ont proposé des activités conjointes, et nous avons entrepris des exercices de formation ici, impliquant la marine et    l’aviation. L’AFRICOM a offert beaucoup plus, mais les Algériens ont gardé volontairement un pied sur le frein.
    Ils veulent éviter la dépendance, dans leurs relations militaires, de sorte et éviter que des informations sur leurs activités se propagent parmi les partenaires étrangers. Ils ont des capacités administratives limitées, et les agents qui travaillent sur les activités bilatérales avec la France ou l’Allemagne ou la Russie sont les les mêmes qui travaillent avec nous. Ils sont incompétents lorsqu’ils s’agit des taches polyvalentes. Pour cacher leur méfiance et leur paranoïa, ils utilisent des astuces bureaucratiques. Contrairement à nos programmes  avec d’autres pays, les services de renseignements militaires algériens effacent toutes traces de nos activités bilatérales militaires.
    (Ils sont intéressés de chercher à renforcer leur propre position au sein de la structure du pouvoir algérien en utilisant le contrôle de la relation de sécurité avec les États-Unis). En outre, les personnes des services de renseignements algérien sont exceptionnellement prudents dans leurs contacts avec les
    étrangers en raison de leurs préoccupations interne. Probablement parce que les Renseignement de l’armée algérienne n’étaient pas prêts, les Algériens ont perdu une occasion d’avoir des relations militaires de haut niveau bilatéral lors de la réunion au comité au Pentagone en avril 2008 au cours de laquelle ont été élaborés des plans pour les activités de 2009. L’échec vient de leur volonté de ne pas fixer de dates (Avril) en voulant probablement repousser cette réunion à l’automne ou même attendre la prochaine administration.
    Nous les avons averti clairement, mais leur propre système était trop sclérosée pour nous répondre.

  • WikiLeaks publie une liste d'installations sensibles à protéger

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    Le site WikiLeaks a publié une liste secrète de sites industriels et infrastructures sensibles à travers le monde que les Etats-Unis veulent protéger d'attaques terroristes, car leur perte, selon le département d'Etat, "affecterait de manière significative" la sécurité américaine.

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    Le site WikiLeaks a publié une liste secrète de sites industriels et...
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    Le site WikiLeaks a publié une liste secrète de sites industriels et infrastructures sensibles à travers le monde que les Etats-Unis veulent protéger d'attaques terroristes, car leur perte, selon le département d'Etat, "affecterait de manière significative" la sécurité américaine.
    Un câble du département d'Etat datant de février 2009 demande aux représentations diplomatiques américaines de recenser les "infrastructures sensibles et ressources clés" à l'étranger "dont la perte affecterait de manière significative la santé publique, la sécurité économique et/ou la sécurité nationale des Etats-Unis".
    La mise à jour de cette liste visait à "prévenir, dissuader et neutraliser ou atténuer les effets d'actes terroristes visant à détruire, bloquer ou exploiter" ces infrastructures.
    Dans cette liste publiée dans la nuit de dimanche à lundi et qui couvre de nombreux pays, à l'exception des Etats-Unis, figurent des câbles sous-marins de télécommunications, des ports, des barrages, des oléoducs et gazoducs, des mines et des entreprises fabriquant notamment des produits pharmaceutiques importants pour la santé publique.
    Contenant des centaines de sites et infrastructures sensibles, la liste couvre tous les continents. Outre des infrastructures stratégiques, elle recense entre autres le canal de Panama, une mine de cobalt au Congo, d'autres mines en Afrique du Sud ou en Amérique latine ainsi que des entreprises pharmaceutiques produisant des vaccins au Danemark, en Italie, en Allemagne ou encore en Australie.
    Concernant la France, la liste cite les groupes pharmaceutiques Sanofi-Aventis, EMD Pharms et GlaxoSmithKline à Evreux (Eure) ainsi que le groupe industriel Alstom et les points d'arrivée de câbles de télécommunication transatlantiques, à Plérin et Lannion (Côtes d'Armor).
    Toujours pour la France, la liste évoque également la société pharmaceutique Diagast (réactifs pour les groupes sanguins, ndlr) ou encore Sanofi Pasteur à Lyon qui produit, précise la liste, des vaccins contre la rage.
    Deux sites outre-Mer, points d'arrivée du câble sous-marin Americas-II, sont évoqués: l'un à Cayenne en Guyane et l'autre au Lamentin, en Martinique.
    Pour Malcolm Rifkind, ancien secrétaire d'Etat britannique à la Défense et aux Affaires étrangères, l'attitude de WikiLeaks est "irresponsable" dans la mesure où cette liste peut aider des groupes terroristes.
    "C'est une preuve de plus qu'ils (WikiLeaks) ont un comportement irresponsable, presque criminel. C'est le genre d'informations qui intéressent les terroristes", a-t-il déclaré à la presse britannique.
    WikiLeaks, site créé par l'Australien Julian Assange, spécialisé dans la révélation de documents secrets, a commencé le 28 novembre la diffusion progressive de 251.287 télégrammes diplomatiques américains.
    Les fuites ont provoqué l'émoi dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis, qui les ont qualifiées de "criminelles" et étudient la possibilité de poursuites contre M. Assange.
    La traque de M. Assange, recherché dans une affaire de viol en Suède, semble avoir "des motivations politiques", a estimé dimanche un de ses avocats, Me Mark Stephens, ce qu'a contesté le procureur suédois.
    Me Stephens s'est aussi dit inquiet d'une possible extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis, une fois qu'il aura été arrêté et confié à la police suédoise.

    AFP
  • Ce qui fait courir les Américains

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    zoom | © APS

    Selon le département américain du Commerce, en 2008, l’Algérie occupait le 72e rang du classement des marchés les plus rentables pour les produits et services américains, le Maroc 69e et la Tunisie 93e. Autant dire que pour les Etats-Unis, le marché maghrébin était, jusque là du moins, loin de constituer une priorité.

    Si les échanges commerciaux entre ce pays et le Maghreb ont été multipliés par trois durant les cinq dernières années, ils demeurent très marginaux en comparaison avec l’importance des échanges qu’entretiennent les pays du Maghreb avec l’Union européenne.
    D’ailleurs, pour le pays de l’oncle Sam, les échanges avec le Maghreb ne constituent que 1% de leur commerce global, alors que pour les pays du Maghreb, il représente 10% de l’ensemble de ses échanges.

    Une étude publiée cette année par l’Institut français des relations internationales (IFRI) sur la présence économique américaine au Maghreb notait que pour les Etats-Unis, les pays de cette région, à l’exception de l’Algérie, «ne constituent pas des marchés à part entière. Ce sont pour l’instant des localisations, des portes vers d’autres contrées plus riches. Les groupes industriels américains mettent clairement les pays du Maghreb en concurrence en les considérant comme autant de localisations substituables».
    D’ailleurs, en matière d’investissements directs, les données ne sont guère meilleures. D’après le dernier rapport sur les IDE du réseau Anima, le Maghreb a enregistré entre 2003 et 2009 plus de 60 milliards d’euros de flux d’IDE dont moins de 10% sont originaires d’Amérique du Nord (contre 45% d’Europe et 15 des pays du Golfe).  

    Si le Maghreb peut s’estimer marginalisé par les Etats-Unis, ces derniers comptent bien faire le nécessaire pour remédier à cela. La tenue la semaine dernière à Alger d’un forum américano-maghrébin sur l’entreprenariat en dit long sur leurs ambitions en la matière. Ils ont d’ailleurs clairement affiché leur volonté de concurrencer sur le marché maghrébin les puissances économiques déjà sur place.
    Abdelkader Bousselham, ancien ambassadeur de l’Algérie aux Etats-Unis, explique : «Les Etats-Unis sont une grande puissance qui a des difficultés énormes et qui est à la recherche d’opportunités n’importe où pourvu que ça rapporte de l’argent.»

    Dans ce sens, les pays d’Afrique du Nord ont dans le bassin méditerranéen «une position stratégique et capitale». Ils représentent «l’eldorado aussi bien pour les industriels américains, européens que chinois» et «on ne peut pas laisser tomber un marché pareil surtout que nous avons les clés de l’Afrique subsaharienne». Pour sa part, Majdi Hassen, conseiller exécutif de l’institut arabe des chefs d’entreprise, estime, quant à lui, que «les grandes entreprises cherchent des relais de croissance et ces derniers se trouvent aujourd’hui en Afrique et au Maghreb».

    Que recherche l’Algérie ?   

    En arrivant à Alger dans le cadre du forum sur l’entreprenariat, José Fernandez, secrétaire d’Etat adjoint américain à l’Econome, à l’Energie et aux Affaires commerciales, a indiqué que ce que les compagnies américaines recherchent au Maghreb c’est de pouvoir «entrer en compétition avec d’autres entreprises qu’elles soient d’Asie ou d’Europe». Seulement devant le poids des relations historiques avec l’Europe, les pétrodollars des pays du Golfe et le forcing des Chinois, il n’est pas facile de se frayer un chemin.
    Au cours des dernières années, l’ascension de la Chine a été telle dans les flux commerciaux avec les pays du Maghreb qu’elle fait peur aux autres partenaires de la région. Pour l’Algérie par exemple, elle est devenue l’un de ses trois premiers fournisseurs et notre pays est classé parmi les 10 premiers partenaires commerciaux de la Chine. Selon l’ancien diplomate M. Bousselham, pour les Etats-Unis «le grand rival de demain, ce n’est plus l’Europe, mais c’est la Chine». Autrement dit, le marché maghrébin est ouvert, mais pour quel type de coopération ?

    Pour l’Algérie, la réponse est assez simple. Car comme l’a indiqué l’étude de l’Institut français des relations internationales (IFRI), «les opérateurs privés américains demeurent intéressés essentiellement par le secteur des hydrocarbures», alors qu’aujourd’hui, les Algériens veulent plus, encore faut-il que le cadre juridique régissant les investissements étrangers soit «transparent et prévisible», comme l’a souligné M. Fernandez. La communauté scientifique algérienne veut davantage de partenariat dans ce qui constitue les secteurs d’avenir, à savoir les métiers de l’innovation, les énergies renouvelables, le développement durable.

    La communauté d’affaires voit, quant à elle, dans le renforcement des relations dans le domaine de l’expertise bancaire et financière un des créneaux prioritaires. C’est d’ailleurs la conclusion de l’étude de l’IFRI selon laquelle «une étude approfondie de «l’investissement indirect étranger» américain au Maghreb, dont les indicateurs se situeraient dans les secteurs de la formation, des infrastructures, des systèmes bancaire, fiscal, juridique serait tout à fait pertinente».

    L’inévitable question de l’intégration économique maghrébine

    Si l’Algérie a ses propres besoins en matière de coopération, ils ne sont certainement pas les même que ses voisins maghrébins. C’est d’ailleurs pour cela que les Etats-Unis sont perçus comme «un catalyseur du potentiel de partenariat qu’il peut y avoir entre les pays du Maghreb», nous dit Omar Chaâbi, chef d’entreprise marocain. Pour lui, «les économies maghrébines sont complémentaires et pas antagonistes» et pour mettre à profit cette complémentarité, il est nécessaire d’éliminer «cette phobie qui fait qu’un Algérien qui va investir au Maroc est perçu comme un danger et vice-versa». Pour M. Chaâbi, «la compétition dans notre région du monde n’existe pas encore» d’où l’intérêt de rechercher l’unité.

    L’absence d’une intégration maghrébine est aujourd’hui «un handicap pour nous, car si on n’a pas cette force de négociation commune et qu’on se présente individuellement, il est évident que nous ne représentons pas un grand poids», argumente M. Hassen.                               

    Safia Berkouk
  • Washington a exigé que la Croix -Rouge visite les ex-détenus de Guantanamo à Alger

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    L’Algérie n’avait aucune objection au transfert des détenus algériens de Guantanamo Bay vers leur pays d’origine ou dans «un autre pays de leur choix».

    Un câble de l’ambassade des Etats-Unis à Alger, datant de mai 2007, révélé par WikiLeaks, a rapporté qu’Alger avait exigé que «la nationalité algérienne» de ces détenus devait être établie avant tout transfert.
    Cela avait été dit à John Clint Williamson, ambassadeur en charge des crimes de guerre au département d’Etat, lors d’une visite à Alger, en avril 2007. Il était accompagné de représentants du département de la Défense et du National Security Council (NSC). On apprend que Washington avait demandé des «garanties écrites» pour que les détenus transférés ne subissent pas de mauvais traitements et que leur liberté de circulation ne soit pas entravée.


    La délégation algérienne menée par Kamel Rezag-Bara, conseiller du président Abdelaziz Bouteflika, a indiqué que de telles mesures ne seront prises que dans le cas de «force majeure». Washington craignait que les ex-prisonniers de Guantanamo ne puissent plus quitter le territoire national une fois transférés. Une liste de ces ex-détenus est publiée dans le câble. Il s’agit de Trari Mohamed, Feghoul Abdelli, Hamlili Mustapha, Abbar Houari, Ghallab Bachir et Hadj Arab Nabil. John Clint Williamson a évoqué le cas particulier de Sofiane Haderbache, qui souffrait d’une dégénérescence cérébrale après une blessure en Afghanistan. «Ce détenu ne présente aucune menace pour la sécurité de l’Algérie et a besoin d’une prise en charge médicale dans son pays, près de sa famille», a-t-il demandé. M. Rezag-Bara a promis une évaluation sanitaire de ce cas.  
    La délégation algérienne a évoqué les différentes conventions internationales, comme celle relative à la lutte contre la torture, et s’est engagée à respecter la loi. M. Rezag-Bara a noté que l’Algérie criminalise tous les actes terroristes, même s’ils ne sont pas commis contre l’Algérie.


    M. Williamson a demandé que des représentants de la Croix-Rouge internationale accèdent dans les prisons dans le cas où ces détenus y étaient maintenus après leur retour en Algérie.
    M. Rezag-Bara a confié que chaque détenu devait subir un interrogatoire par un juge d’instruction. «Nous ne voyons aucun inconvénient à ce que des informations soient mises à la disposition de la Croix-Rouge. Cette organisation doit établir un accord avec le gouvernement algérien. Chaque mois, des représentants de la Croix-Rouge, basés à Tunis, visitent des prisons algériennes», a-t-il dit. Mohamed Amara, directeur des affaires juridiques au ministère de la Justice, a affirmé à la délégation américaine que l’Algérie était «très fière» de travailler avec la Croix-Rouge. «Cette organisation peut accéder librement aux prisons algériennes et a le contact facile avec les détenus. Notre but est de s’assurer que l’Algérie respecte les standards internationaux en la matière», a-t-il dit.  
    «Le diable dans le détail» est un titre donné à un chapitre du message dans lequel il est mentionné que des différences existaient entre les versions anglaise et française des «minutes» des discussions entres les deux délégations par rapport aux garanties demandées par les Etats-Unis. Kamel Rezzag-Bara a affirmé que les services de sécurité algériens ne pouvaient pas être totalement sûrs que les ex-détenus de Guantanamo n’allaient pas rejoindre des groupes armés une fois de retour au pays.  


    Dans le même câble, Washington et Alger s’étaient engagés, dans le cadre des résolutions de l’ONU (la 1373), de renforcer l’échange de renseignements pour prévenir que les ex-détenus de Guantanamo ne soient pas impliqués dans des activités terroristes. Par ailleurs, le président Bouteflika a, en recevant le général américain William Ward, responsable du Commandement militaire pour l’Afrique (Africom), en novembre 2009, exprimé ses inquiétudes sur le développement du terrorisme en Afrique. «La situation en Somalie est sans espoir. La région du Sahel fait face à une foule de questions complexes. Les pays de la région ont la capacité de lutter contre la menace s‘ils travaillent ensemble», a-t-il dit, critiquant l’ambiguïté de la position malienne sur la question. 

    Fayçal Métaoui