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  • en Algerie les dévises s'echange en pleine air au square port said au su et au vu des policiers

    Blanchiment d’argent : 600 déclarations de soupçon enregistrées

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    La Cellule de traitement du renseignement financier  (CTRF) a reçu 600 déclarations de soupçons de blanchiment d’argent durant les  six premiers mois de l’année 2011. Ainsi, le nombre de déclarations établies entre 2010 et le premier trimestre 2011 s’élève à 3 000.

    Intervenant en marge de la réunion  du groupe d'action financière du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Gafimoan), le  président de la CTRF M. Abdennour  Hibouche repris par APS a indiqué  que « pratiquement toutes les 3.000 déclarations  reçues jusqu’ici, concernent des opérations financières inhabituelles qui peuvent  ne pas s'avérer forcément comme des opérations de blanchiment d’argent ».

    Il est à noter que les institutions financières sont tenues en vertu  de la loi de 2005 sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme,  de faire une déclaration de soupçon à la CTRF en cas d’opération financière  apparaissant inhabituelle ou sans justification économique.

    Le blanchiment d’argent en Algérie est particulièrement soutenu par l’utilisation du cash dans presque toutes les transactions financières. Cette pratique consiste, pour rappel, à intégrer dans des circuits financiers  et bancaires des sommes d’argent, dont la provenance est illégale, de manière à leurs attribuer, après retrait, une apparence licite.

    Le dernière interpellation en date remonte à octobre dernier quant un grand réseau de trafiquants de devises et de blanchiment d’argent, disposant de bureaux de change clandestins a été démantelé à Alger. 17 personnes ont été placées sous contrôle judiciaire et 10 millions de Dinars et 20.000 Euros on été  alors saisis.

    Le ministre des finances avait, faut il le rappeler, indiqué récemment devant  le Conseil de la Nation que pas moins de 2.533 rapports confidentiels ont été établis par la CTRF lors des 9 premiers mois de l’année 2011, soit du mois de janvier au mois de septembre.

    El Watan avec APS
  • trop de betises et accidents de l'armée algerienne à tizi-ouzou

    Tizi Ouzou : Un chasseur tué et un autre blessé par des militaires à Akerrou

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    Un chasseur  a été tué et un autre blessé, mardi, 29 novembre,  par des militaires qui ont tendu une embuscade à un groupe terroriste dans la commune d’Akerrou (daïra d’Azeffoun), à une cinquantaine de kilomètres à  l’est de Tizi Ouzou.

    Le drame s’est produit aux environs de 14 heures, près du village Tigounatine, au moment où des éléments de l’ANP qui attendaient, selon des sources concordantes,  un groupe d’islamistes armés signalé dans les environs, ont  ouvert le feu sur  les deux citoyens  qui étaient de passage sur les lieux.

    Nos sources ajoutent  aussi que l’un des deux chasseurs a rendu l’âme sur le coup alors que l’autre a été grièvement blessé.

                                                                               

    Hafid Azzouzi
  • C’est un chiffre effarant : 21% des produits analysés durant le premier semestre 2011 ne sont pas conformes aux normes et ne répondent pas aux règlements en vigueur.

    21% de nos produits alimentaires ne répondent pas aux normes

     

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    C’est en tout cas ce que révèlent des analyses microbiologiques sur un échantillon de 5490 produits alimentaires effectuées durant le 1er semestre par le centre algérien de contrôle de qualité et de l’emballage (CACQE).

    Les produits alimentaires incriminés sont les eaux, les boissons, les laits, produits laitiers, les produits carnés,  les sucreries, et les  céréales et dérivés.

    Les analyses physicochimiques, ont révélé que 19 % de ces échantillons sont non conforme aux normes. Les produits incriminés sont les produits laitiers, les vinaigres, les cafés, les boissons, les conserves, oeufs et produits dérivés, les laits et produits laitiers.

    D’autres analyses ont été également réalisées par CACQE sur des produits d’entretien ménagers, automobile et des produits cosmétiques.

    C’est dire que la santé des consommateurs algériens est exposée à un danger réel. L’anarchie dont souffre le marché aggrave cette réalité. Il s'agit notamment du marché informel qui ne respecte pas les normes liées à la santé du consommateur.De ce fait, les pouvoirs publics doivent, dans l'urgence, prendre des mesures nécessaires pour arrêter l'anarchie qui domine chez certains producteurs.

     En attendant, consommateurs faites gaffe sur ce que vous consommez …

  • Conflit d'intérêts au sommet de l'Etat : fallait-il limoger Cherouati de Sonatrach ?


    Par Le Matin DZ/Lesoirdalgérie |

    "Je dérange des hommes et aussi des intérêts." C’est cette phrase de Nordine Cherouati qui sera retenue par tous les spécialistes du secteur.

    L’homme sera limogé au lendemain de cette déclaration. Mais le plus grave est le fait que cette décision ait été prise dans l’avion présidentiel. On a réussi à convaincre Bouteflika de la décision de limoger Nordine Cherouati alors qu’Ouyahia n’était même pas consulté sur le sujet. Pour certains observateurs avertis, cette décision est la résultante de conflits au sommet de l’Etat. Quand le système est face à lui-même, le sacrifice des cadres devient un rituel quotidien.

    Nous sommes le 26 octobre 2008. Au moment où le président Bouteflika publie le code des marchés publics, Sonatrach défie la République en diffusant la R15 (document relatif à la passation des marchés), tout en ordonnant la stricte application de cette directive. Les cadres de Sonatrach ne savaient plus s’ils devaient appliquer le code des marchés publics ou obéir aux directives de leur employeur. L’incohérence va atteindre son paroxysme le 8 avril 2010. Alors que Meziane était déjà inculpé et Feghouli sous enquête, Sonatrach diffuse la R16, toujours en contradiction avec le code des marchés publics. A son installation, trois semaines plus tard, Cherouati était confronté d’abord à un problème de confiance. Les cadres, qui découvraient quotidiennement des informations sur les déboires de leurs anciens P-dg, n’étaient pas en mesure de s’aventurer à signer quoi que ce soit. Cherouati commencera alors par réunir le conseil d’administration afin d’adapter la fameuse R16 à la réglementation régissant les passations de marchés publics. Cette mesure sera accompagnée d’un texte comportant un code d’éthique auquel doit se conformer le personnel de Sonatrach. Les cadres sont remobilisés et l’équipe dirigeante décide de créer une inspection générale du groupe et le renforcement des opérations d’audit interne. Cette nouvelle dynamique va également aboutir à la dissolution de Soprep (une filiale de Sonatrach) considérée auparavant comme l’agence de voyage de Chakib Khelil. La Soprep (Société de promotion, réalisation et développement des prestations de relations publiques et services liés), créée en 2006, était chargée d'assurer l'accueil, le protocole, le transport, l'hébergement et la restauration, ainsi que l'organisation et la gestion des foires, forums et manifestations nationales et internationales. Cette entreprise, qui aura été au cœur du scandale lié à la société anglaise CWC dans l’organisation de la 4e Semaine de l’énergie, s’occupait beaucoup plus du confort du ministre que des "relex" de Sonatrach.

    Des litiges en cascade et campagne de destabilisation

    Mais la nouvelle équipe dirigeante devait également gérer tous les litiges laissés en héritage. A commencer par assumer les retombées de la mise sur "black list" de l’italien Saipem, impliqué dans les affaires de Meziane et ses enfants. La situation du Centre des conventions d’Oran et de l’hôtel Méridien devait également être assainie : Cherouati a renégocié les termes du contrat avec les espagnols d’OHL et obtenu un rabais de 93 millions d’euros. Au passage, la société française GL Event qui avait obtenu un contrat sur-mesure pour la gestion du palais des expositions est écartée. Comme la liste des litiges était trop longue, Cherouati et son équipe devaient mettre un terme au bras de fer opposant, depuis 2007, l’entreprise publique algérienne d’hydrocarbures, la Sonatrach, et le groupement espagnol Repsol-Gas Natural sur les contrats de vente de gaz. Au bout du compte, Sonatrach obtient, à l’amiable, un montant de presque 1,7 milliard d’euros (3.8 du capital de Gas Natural, équivalent à 514 millions et 700 millions payés cash. En outre, Sonatrach devait accéder au capital de Medgaz à hauteur de 10%). "Une victoire retentissante remportée contre vents et marées qui allait coûter à Cherouati une campagne de déstabilisation", estiment des observateurs avertis qui précisent : "On racontait partout que le ministre de l’Energie aurait demandé au président de la République l’autorisation de limoger le P-dg de Sonatrach." Les deux projets d’ammoniac qui devaient être réalisés à Arzew avec l’égyptien Orascom Construction Industrie et l’Omanais Souhail Bahwan allaient ajouter des soucis à la nouvelle équipe dirigeante de Sonatrach qui exigeait la révision à la hausse du prix du gaz intégré à cette industrie. A cette même période, les raffineries constituaient un véritable casse-tête pour l’entreprise algérienne. Celle d’Alger, remportée pour un montant de 908 millions de dollars, devenait une arène dans laquelle l’équipe de Sonatrach affrontait son homologue de Technip. La société française tentait de substituer des composants et économiser, ainsi, une bonne centaine de millions d’euros sur la facture d’équipement. Le bras de fer engagé par Sonatrach sera décisif dans la gestion de ce dossier. Technip finira par comprendre les menaces qui pouvaient remettre en cause ses relations avec le partenaire algérien et procédera au changement du staff qui chapeautait la réalisation de la raffinerie algéroise.

    Les enjeux de l’emploi et du catering

    Depuis plus d’une décennie, Sonatrach souffre de sa mauvaise gestion des ressources humaines. Consciente de ces enjeux, la nouvelle direction commencera par dénoncer le système en place. Elle ne pouvait comprendre comment un technicien supérieur, qui travaille dans des conditions extrêmes au sud du pays, était classé à la catégorie 17 alors que des secrétaires, en activité à Hydra, étaient positionnées à des échelles bien supérieures. Le changement ne manquera pas de "déranger" des enfants de hauts cadres de l’Etat… En parallèle, des ouvriers payés à 30 000 dinars par des sociétés d’emploi étaient facturés à hauteur de 50 000 dinars au groupe pétrolier. Aussi bien pour Sonatrach que pour les groupements, il a été mis un terme à "la mise à disposition du personnel" en décidant d’intégrer le personnel en place dans les effectifs de Sonatrach. Cette décision a coûté la bagatelle de mille milliards que percevait annuellement une poignée de sociétés d’emploi. D’autre part, il faut savoir que le budget alloué au catering et la restauration de plus de 200 000 employés est loin d’être négligeable. Et ce sont quelques sociétés seulement qui se partagent ce trésor. A eux seuls, Al Bayat et l’italien Ligabue obtiennent depuis des années des contrats de plus 500 milliards par an. Quand Cherouati a tenté de créer une société de catering appartenant à Sonatrach, le ministère de l’Energie a jugé qu’il était trop tôt pour s’engager dans cette aventure.

    Les stations de dessalement... encore Chakib Khelil

    Jusqu’à ce jour, on ne sait par quel miracle Sonatrach a été impliquée dans les stations de dessalement de l’eau de mer. Le programme initié en 2001 prévoyait la construction de 43 stations de dessalement avant 2019, pour un investissement total de 14 milliards de dollars. Pour gérer ce gigantesque chantier, Sonatrach a créé, du temps de Chakib Khelil, la société mixte Algerian Energy Company (AEC), dont elle est actionnaire à hauteur de 50%. Les entreprises étrangères réalisent des stations de dessalement et l’eau produite est achetée par la filiale de Sonatrach (AEC) et l’Algérienne des eaux (ADE) à travers des contrats à long terme. Seulement, les dessous de ce dossier sont tout le temps orientés vers les prix proposés par les industriels de l’eau. A la station de Fouka, on achète l’eau à 54 dinars le mètre cube, contre 59 dinars proposés à la station de Hamma (Alger). A Magtaâ (Oran), les prix sont plus raisonnables et tournent autour de 34 dinars seulement. En 2008, Chakib Khelil, qui a fait construire la majorité de ces stations de dessalement, déclarait publiquement que les tarifs de l’eau variaient entre 34 et 65 dinars. Qui a décidé de ces prix ? Mystère et boule de gomme.

    Ministre de l’Energie ou ministre de Sonatrach ?

    Depuis son arrivée au ministère de l’Energie, Youcef Yousfi a toujours considéré qu’il était ministre de Sonatrach. Il n’a touché à aucun des dossiers explosifs qu’il a hérités de Chakib Khelil. L’arnaque de GMA Ressources, dans l’histoire de l’exploitation des gisements d’Amesmessa et de Tirek, est restée impunie. Les titres miniers attribués du temps de Khelil aux entreprises étrangères n’ont toujours pas été traités par le ministre. Benyoub, l’ancien patron de l’ANPM (Agence nationale du patrimoine minier), en charge des titres miniers, a préféré partir à la retraite que d’observer la passivité de son ministre. Aujourd’hui, les grandes et moyennes mines sont presque paralysées alors qu’elles peuvent constituer une nouvelle source de richesse. Mais personne ne demande des comptes aux concernés. En revanche, quand il s’agit des manifestations publiques de Sonatrach, le ministre est toujours présent. Y compris au moment d’une visite de Cherouati à l’IAP (Institut de pétrole de Boumerdès). Ce même ministre se laisse entraîner parfois dans des déclarations publiques qui en disent long sur sa gestion de certains dossiers. A titre d’exemple, au moment où certaines sociétés turques et françaises se battaient pour décrocher le contrat d’installation des stations de carburant sur le projet de l’autoroute Est-Ouest, Yousfi déclarait impassiblement que Naftal allait en réceptionner une bonne partie au courant du second semestre 2011. Peut-être qu’il ignorait à ce moment-là le fait que les plans de ces stations avaient passé des mois et des mois au niveau du CTC (Contrôle technique des constructions) et que GCB, l’entreprise de réalisation, n’était pas prête pour les travaux. Résultat : toutes les opérations ont été sous-traitées chez les privés et aucune station n’a été livrée à temps./span>

    Les enjeux de l’amont

    Les récentes découvertes annoncées par Cherouati dans les quatre coins du pays faisaient peur au puissant clan qui a décidé depuis une décennie que Sonatrach ne pouvait réaliser des explorations en effort propre. En 2010, Sonatrach a développé un programme de forage de 621 puits en effort propre, notamment au niveau de Hassi Messaoud et sa périphérie, ainsi que sur les nouveaux gisements de gaz de Berkine et Tinhert. Ces forages ont mis en évidence 29 nouvelles découvertes dont 14 de gaz et gaz à condensat, 12 d’huile et 3 d’huile et de gaz. L’enjeu réside dans le fait que sur ces 29 découvertes, 27 ont été réalisées par Sonatrach en effort propre et deux seulement en partenariat avec Gazprom et Eon Rhurgas. Sur cette lancée, l'objectif inscrit pour Sonatrach en effort propre au titre de l'exercice 2011 était de l'ordre de 11 milliards de dollars. La nouvelle politique "protectionniste" a permis de démontrer que des cadres algériens étaient en mesure de réaliser des miracles et que l’assistance étrangère ne devait être qu’un appui à cette dynamique. Il est évident que vu les enjeux colossaux, certains ont téléguidé des campagnes de déstabilisation pour faciliter l’accès des compagnies étrangères à ce trésor. Avant de quitter Sonatrach, Cherouati déclarait constamment que la priorité était à l’amont et à l’investissement en Algérie. Le clan qui a convaincu le président de l’évincer aspire à autre chose : développer le partenariat dans l’industrie pétrochimique et l’investissement à l’étranger. Les trois mégaprojets signés en partenariat avec les étrangers sont toujours gelés. Sonatrach a tout perdu en Irak et les investissements en Libye risquent de subir le même sort. Plus grave encore, les actifs de Sipex (la filiale de Sonatrach pour l’activité à l’étranger) étaient menacés par Anadarko qui mène depuis 2006 une bataille contre l’Etat algérien.

    Le dossier de la discorde

    Le dossier Anadarko aura été l’une des raisons de la discorde entre l’ex-PDG de Sonatrach et certains décideurs. On ne voulait pas que Cherouati parvienne à un accord à l’amiable avec Anadarko. Car un accord pareil l’aurait rendu hors d’atteinte. A chaque fois que Cherouati engageait des négociations avec la société américaine, il devenait systématiquement victime de campagnes déstabilisatrices. Il n’en demeure pas moins que Cherouati était parvenu à un stade très avancé dans les négociations avec la partie américaine et l’accord sera signé bientôt par la nouvelle équipe dirigeante de Sonatrach.

    Hocine Benghedir

  • no moment

    Dilem du 29 Novembre 2011

  • L’art de la réforme sans changement

     

    Par : Mustapha Hammouche

    En affirmant que “le principe déclaratif est dangereux”, le ministre de l’Intérieur avait exprimé l’esprit des réformes : renforcer le contrôle administratif sur la société en renforçant les instruments de répression de ses voies d’expression : les partis, les associations et les organes d’information.
    Dans ce partage de rôle, l’Exécutif se charge de jurer de la finalité démocratique de ce grand tour de vis et le Parlement prend sur lui de resserrer le moindre rivet par lequel suinte encore l’expression citoyenne.
    Pour justifier l’œuvre de verrouillage, le pouvoir convoque tous les démons par lesquels les dictatures tiers-mondistes se sont toujours légitimées, à commencer par la sempiternelle “main de l’étranger” qui, décidément, guide tout Algérien qui échappe au contrôle policier du pouvoir. Et comme si le registre des tabous traditionnels ne suffisait pas, on invente de nouvelles menaces : “l’atteinte à l’Histoire”, “l’apologie du colonialisme” ! Ce n’est plus à un effort de libération politique du citoyen qu’on assiste mais à un surplus de verrouillage de l’espace public. Les projets de loi en cours de débat ne peuvent pas échapper au réflexe grégaire d’un personnel politique de culture d’obédience et clientéliste et qui, naturellement, perçoit la démocratie et la compétition comme une menace contre ses positions.
    Le secret, la défense, la sécurité, l’ingérence, les valeurs, les constantes, les traditions, les intérêts de la nation, dont ils sont évidemment les gardiens providentiels exclusifs, ont bon dos. Ils leur permettent de confectionner leur batterie d’obstacles aux prétendants à l’action et à l’expression publiques et de s’arroger un droit de contrôle total sur leurs activités. Des députés qui se scandalisent de “l’échec” du mouvement associatif, par exemple, c’est l’hôpital qui se f… de la charité ! Avec une productivité législative presque nulle, un record d’absentéisme et une légitimité de 26% du corps électoral pour des privilèges exorbitants, il faut un certain toupet pour émettre des avis sur une activité globalement fondée sur le volontariat, même si elle est parfois pervertie par les manipulations… budgétaires des… politiques.
    On comprend que le ministre de la Communication s’agace de l’impossible crédibilité du processus et qu’il s’en prenne à “certains éternels professionnels du doute” et leur oppose l’argument “que la défense de toutes les libertés et, en particulier, la liberté de la presse n’est pas le monopole de certains et qui est interdit aux autres”. Mais il ne s’agit pas de doute ; il s’agit de faits qui fondent des légitimes convictions : un pouvoir qui a fait voter à son Parlement une révision constitutionnelle instaurant la présidence à vie peut-il faire voter une réforme démocratique au même Parlement ?
    Si c’est le cas, c’est que nous sommes devant un système politique à géométrie variable. Il n’a donc pas de positions ; il n’a que des postures. Qui épousent le sens du vent, sans chercher à faire évoluer sa trajectoire réelle.
    Ce n’est alors point de réformes politiques, aussi approfondies qu’elles soient, dont le pays a besoin, mais clairement de changement de système.
    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr

  • Projet liberticide

     

     

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    Un projet de loi sur l’information est actuellement examiné par l’Assemblée nationale, un texte consacré surtout à la presse écrite et qui laisse peu de place à l’audiovisuel, ce qui en dit long sur les véritables intentions du pouvoir lorsqu’il parle de l’ouverture du champ médiatique. Une lecture rapide permet de conclure que les rédacteurs ont introduit de nouvelles restrictions qui rétrécissent le champ de la liberté de la presse. Un spécialiste de la gestion l’a même qualifié de texte «le plus rétrograde du Monde arabe», citant, entre autres, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie, des pays voisins qui sont nettement en avance sur nous, surtout en matière de télévision. Même l’Arabie Saoudite, l’un des pays parmi les plus fermés au monde, possède un groupe comme Rotana et la chaîne Al Arabya, un concurrent direct d’Al Jazeera. L’article 2 du projet impose, entre autres, le respect «des impératifs de la politique étrangère du pays» ainsi que «des intérêts économiques du pays».

    Ces deux points vont être vraiment contraignants pour l’exercice du métier, obligeant le journaliste à s’autocensurer s’il ne veut pas subir les foudres de la justice. En effet, durant les révolutions arabes, tout le monde a remarqué l’absence de notre diplomatie, elle qui a rayonné sur le monde à une époque et qui a été la locomotive des pays non alignés. Elle donnait l’impression d’être dépassée par les événements ou d’être frileuse alors que le petit émirat du Qatar s’est distingué par un activisme sans commune mesure avec sa dimension. Si le texte est adopté en l’état, le journaliste sera qualifié de «traître» à l’avenir s’il émet des opinions critiques sur la conduite de la politique étrangère.

    Le journaliste devra en outre être plus prudent lorsqu’il écrira sur les intérêts économiques de l’Algérie. C’est si vague que cela pourrait être un fourre-tout : dénoncer par exemple la corruption à propos des contrats de l’autoroute Est-Ouest sera-t-il considéré comme un délit ? Estimer que la gestion des affaires du pays dans un article de presse conduira-t-il le journaliste devant les tribunaux ? De toute évidence, la voie est ouverte à une aggravation de l’arbitraire. C’est la preuve que l’ouverture du champ médiatique dont parle le pouvoir n’est qu’un trompe-l’œil destiné à l’opinion internationale à laquelle on veut faire croire qu’il y a de sérieuses réformes en cours en Algérie.

    Tayeb Belghiche
  • Un mort et des émeutes à Mostaganem

     

     

    Le centre ville de Mostaganem est en proie à des émeutes provoquées par une foule de jeunes en révolte suite à la mort d’un jeune homme. Ce dernier aurait été tué à bout portant par un policier en faction tout prêt des galeries algériennes.

     

    Selon un témoin oculaire, commerçant dans cette principale artère, de nombreux jeunes se sont alors rués vers les ex Galeries Algériennes, dont les vitrines ont été saccagées, offrant un accès à l’intérieur des magasins dont le pillage a commencé vers 16h10.

    Dans la foulée, toutes les boutiques du centre ville ont baissé rideaux. De nombreux citoyens, pris de panique se sont rués à l’intérieur de l’ex ITA, craignant une extension des émeutes.

     

     

     

    Yacine Alim
  • no moment

  • Civilisation armée : l’art de tuer

     

     

    Par Le Matin DZ |

    T

    L'Iran et l'Irak se faisaient la guerre avec les armes de l'Occident qui fournissait les deux pays.

    "Dans l’empire de la honte, gouverné par la rareté organisée, la guerre n’est plus épisodique, elle est permanente. Elle ne constitue plus une pathologie, mais la normalité. Elle n’équivaut plus à une éclipse de la raison. Elle est la raison d’être de l’empire lui-même." (1)

    Après la Seconde Guerre mondiale, le monde bascula dans le business de l’armement. Gagner de l’argent en vendant des armes, c’est De Gaulle, en digne militaire, qui en fut le précurseur afin de relancer l’économie française et moderniser son armée. Pour rééquilibrer la balance des paiements américains, Kennedy lui emboîta le pas. Désormais, l’oncle Sam cessa de jouer au père Noël avec les Alliés : vendre les armes c’est mieux que de les offrir. Dans ses Mémoires de guerre, le général répliquait, mauvais joueur : "Les Etats-Unis apportent aux grandes affaires des sentiments élémentaires et une politique compliquée." La boîte de Pandore venait d’être ouverte. Aujourd’hui, c’est les conflits qui font l’ordre dans le monde ; la civilisation se structure autour de la violence et l’industrie des armes se chiffre par milliers de milliards de dollars pour tuer de l’"humain". En comparaison, la jungle est un havre de paix puisque l’animal ne tue que pour sa survie. Les guerres actuelles ont perdu le sens de l’honneur et leur héros. La mode est désormais au bombardement de population civile ; démodé, l’affrontement de deux armées en terrain neutre. Au terrorisme des groupes, s’oppose le terrorisme de l’Etat en prenant femmes et enfants en otages.

    Est-ce un plan tacite pour une sélection darwinienne anti-naturelle ? Et après plus d’un demi-siècle, que sont devenues les ambitions de De Gaule et de Kennedy ? La France et l’Amérique sont empêtrées dans des dettes abyssales quémandant la "générosité" chinoise et malgré leur arsenal sophistiqué, aucune de ces deux supers puissances militaires n’a remporté une guerre depuis. L’acharnement à vendre des armes a forcé l’Occident à faire des crédits à des nations qui ne sont même pas capables de payer les intérêts de leurs dettes, et pire,  pouvant devenir d’éventuels ennemis.

    On estime les dépenses d’armement pour la seule année 2004 à plus de 1000 milliards de dollars. (1) Quand on dépasse des sommes dites raisonnables, l’esprit humain est incapable d’imaginer une équivalence  et par conséquence de maitriser les dérives. Malgré la numérisation de tous les systèmes de contrôle, 1 milliard de dollars disparaît mystérieusement chaque année du budget de l’armée américaine estimé à 300 milliards de dollars, le double en réalité. Une enquête menée en Suède a révélé qu’il faut toujours multiplier par deux les chiffres, tellement l’influence de cette énorme industrie déborde sur les autres secteurs. (1) Des constitutions qui clament la suprématie des autorités civiles, des Etats souverains soucieux du bien-être de leurs concitoyens, on est passé à de menaçantes aventures militaires draîinant un système maffieux de milliardaires fantômes qui financent les campagnes électorales et achètent des chaînes de télévision à l’audience planétaire (exemples : NBC, propriété de General Electric, leader mondial de l’électronique militaire) aux sociétés écran-fumée, prêtes à vendre le péché au diable. John Saul parle du côté thriller de ce secteur qui avalise une pléthore d’activités douteuses. A chaque conflit, le prix du pétrole flambe et les marchands d’armes applaudissent au risque de mettre à genoux leurs pays respectifs généralement importateurs de l’or noir. Durant la guerre Iran-Irak, la France, l’Angleterre, les USA, la Suède ont vendu des armes à l’Irak et à l’Iran malgré l’interdiction de la loi qu’ils ont signée, sans parler du scandale de  l’Irangate et autres bizarreries du genre.

    Mimmi Missiva

    Lire la suite ici : http://www.freealgerie.com/avis-du-simple-citoyen/169-civilisation-armee-lart-de-tuer.html

    - (1) Jean Ziegler (l’Empire de la Honte)

    - (2) John Saul (La Dictature de la Raison en Occident) 

    - (3) René Naba (Aux Origines de la tragédie arabe)

    - (4) Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot (Toute l’Histoire du Monde)

     

  • algerie à la traine

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