LOI SUR LES PARTIS POLITIQUES
Le Soir d'Algérie, 24 novembre 2011
Le projet de loi sur les partis politique est en débat au niveau de l’Assemblée populaire nationale depuis hier. Au premier jour des débats, la majorité des députés se sont focalisés sur les modalités d’obtention des agréments par les nouvelles formations politiques, jugées contraignantes.
Si peu d’entre eux ont toutefois évoqué l’article 4 de ladite loi, et qui a subi une modification significative au niveau de la commission juridique de l’APN. Cet article, pour rappel, traite de la question de l’ex-FIS et des anciens terroristes auxquels il ferme définitivement toute possibilité de créer un parti politique ou d’exercer une quelconque activité politique. Au mois d’août dernier, il avait créé une polémique telle au niveau du gouvernement qu’Ouyahia a dû lui consacrer pas moins de quatre réunions. Et pour mettre fin à la polémique, le Premier ministre avait fait préparer par ses services un document confidentiel distribué aux membres du gouvernement et intitulé : «De la question du parti dissous». Il y explique expressément pourquoi cet article doit être introduit dans la nouvelle loi, étant par ailleurs une disposition de la charte pour la réconciliation nationale et la paix, adoptée par référendum. La question sera ensuite définitivement tranchée en Conseil des ministres par Bouteflika. «Il est interdit, stipule cet article, à toute personne responsable de l’utilisation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale de créer un parti politique ou de participer à sa création ou de siéger dans ses instances dirigeantes.» De même qu’est exclue du même droit «toute personne ayant participé à des actes terroristes ou à toutes actions de violences et de destructions visant la nation et les institutions de l’Etat ou qui refuse de reconnaître sa responsabilité (...)» Or, la commission juridique de l’APN a apporté deux modifications à cet article. Dans son rapport préliminaire, la commission propose de remplacer le mot «utilisation » par «exploitation». De même qu’elle propose la dernière phrase : «Ou qui refuse de reconnaître sa responsabilité (…)». Des changements qui ne sont pas du tout innocents et qu’approuve un parti comme le MSP par exemple qui ne peut se permettre de ne pas «utiliser» la religion. Aussi, supprimer le fait de «reconnaître sa responsabilité» à tous les repentis et aux «politiques» du FIS dans le génocide qu’ils ont commis en Algérie, au nom de la religion, c’est les absoudre de toute culpabilité. Daho Ould Kablia, qui avait clairement expliqué que l’un des objectifs de cette nouvelle loi était «d’empêcher la reconstitution d’un parti dissous», pèsera certainement de tout son poids pour faire reculer la commission juridique sur ce point précisément et faire adopter cet article tel que proposé par le gouvernement.
Kamel Amarni
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france !!
TABLE RONDE : Quel type de soutien de la part de la société civile française aux militants pour la démocratie en Algérie?
Malgré l’intensification des mouvements de contestation sociale depuis le début d’année, le « printemps arabe » n’a pas encore gagné l’Algérie. Répression et harcèlement restent le quotidien des défenseurs des droits de l’Homme et des organisations de la société civile algérienne.
Aujourd’hui, la levée de l’état d’urgence et les réformes annoncées par le président Bouteflika se révèlent être des changements cosmétiques sans un impact profond sur l’état des libertés en Algérie, la société et ses citoyens. L’ouverture démocratique ne parait pas être à l’ordre du jour alors que des élections législatives se préparent pour le printemps 2012. Comment soutenir les militants pour la démocratie en Algérie dans cette phase ?
Le Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Vous invitent à une table ronde organisée le
Lundi 28 novembre 2011
A partir de 19 heures à la Ligue des droits de l’Homme
138 rue Marcadet, 75018 Paris
Métro: Lamarck-Caulaincourt (Ligne 12)
Seront présents les représentants de la Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), le Collectif des Familles des Disparus en Algérie (CFDA), le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) parmi d’autres associations de la société civile française.
Les membres de la délégation vous feront part de la situation des droits de l’Homme et des libertés en Algérie et de leur combat sur le terrain en faveur de la démocratie. Cette initiative sera une occasion de rencontre et débat destinée aux représentants de la société civile française et algérienne afin d’échanger sur les opportunités de soutien aux militants pour la démocratie en Algérie.
La participation à la table ronde nécessite une inscription préalable.
Pour participer, merci d’envoyer un email à int5@euromedrights.net
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Gangstérisme médiatique, Charlie Dodo et autres salmigondis

Zineb Azouz, 22 novembre 2011
En 1874, en voulant ridiculiser Claude Monet qui venait de peindre sa toile « Impression, soleil levant », un artiste inventa un mot : l’impressionnisme. Depuis, ce dernier est, devenu l’intitulé d’une grande école d’art, de musique et même de littérature.
Le journalisme dont l’Etat et ses compléments restent les principaux fournisseurs de ressources, a-t-il les moyens de dépasser le négationnisme, le complotisme et autres concepts chargés de mission ?
Liberté d’expression ou choix de répression
Charlie Dodo, au nom de la liberté d’expression et sans doute en vue de célébrer à sa façon ce que les uns ont appelé le printemps arabe et les autres l’hiver islamiste, a choisi une fois de plus de tester le sens de l’humour de ces masses dites de musulmans qui, à chaque fois qu’on daigne leur accorder la parole semblent décevoir et choquer au plus haut point, à peine en effet débarrassés de leurs dictateurs, c’est l’étendard du croissant qu’ils voudraient tous brandir, donnant l’impression à chaque fois de mordre la main qui les aurait abreuvé de liberté.
La fausse intelligence journalistique aura eu l’effet exactement inverse, on pourrait dire « encore ! »
Qu’il s’agisse de Gaza avec Hamas, de la Tunisie avec Ennahda ou de la Libye avec le fameux CNT né pourtant à Londres, et selon BHL à Jérusalem, tout nous est présenté avec les mêmes esquisses, les mêmes raccourcis et les mêmes analyses des anciens colonisateurs parlant de leurs anciens indigènes, comportement justifié vis-à-vis des dictateurs en face, mais les peuples finissent par se lasser et deviennent allergiques.
Ces peuples musulmans ou islamiques, possèdent-ils la faculté de rire, d’avoir de l’humour, sont ils au fond comme tout le “monde” ? Derrière cette question, c’est une autre interrogation qui nous est adressée : Ces peuples méritent-ils la liberté ? Le monde libre n’aurait-il pas mieux fait de continuer à s’accommoder avec des tyrans qui avaient le mérite de torturer, affamer, pendre, humilier, violer, spolier, mais jamais, en apparence, au nom de la Charia ?
Des millions de musulmans sont ainsi soumis à un test suprême, une sorte de baptême initiatique pour faire partie du cercle très fermé des peuples éclairés, civilisés, décomplexés et affranchis. Pour ce faire, ils doivent prouver qu’ils sont capables de passer outre leurs sacralités, leur foi, leurs observances, leurs différences, leurs déférences, leurs traditions, leurs pudeurs et se montrer à tout prix réceptifs à la culture des blagues et des caricatures qui montrent entre autre un prophète tantôt en guignol de BD, tantôt en petit “terro” mais à chaque fois avec le faciès de l’arabe, bougnoule du coin, je serais tentée de dire qu’à ce jeu la tête de Sarkozy aurait fait l’affaire, sauf qu’il est le chancre des idées et illuminations de Charlie.
Faut-il savoir gré à Charlie Dodo de nous avoir remis au goût du jour, à sa manière, et sans l’avoir prémédité, puisque justement il ne fallait surtout pas parler des faits marquants de l’actualité sanguinaire, des barbaries et des primitivismes que le saccage de son local et le piratage de son site ont failli nous faire oublier. Au passage, est ce bien utile de rappeler que les présumés auteurs de ces actes, à l’évidence déplorables (et condamnables), ont été désignés, identifiés et pointés avant même l’ouverture de la moindre enquête.
Et donc, au moment où l’Otan venait à peine de finir de LAPIDER près des 70 000 civils Libyens par ses missiles ultra précis et ses frappes chirurgicales, au moment où le monde libre se félicitait des supplices (presque) cannibalesques affligés au prisonnier Kadhafi, les belles plumes et les bonnes consciences voudraient qu’on rit de la Charia et du prophète Mohamed alors que ce sont les “Mohamed” du CNT de Sarkozy et de l’Otan qui, les premiers ont tenu à vociférer ces canulars attrape-mouches tels les exégètes du dernier acte d’une pièce tragicomique.
Bien sûr, la nébuleuse islamiste de France a à priori réagi et agi politiquement et dignement, bien (encore) mieux que ne l’espéraient tous les pavloviens de l’information, les philosophes auto proclamés, les ministres pédophiles et les adulateurs de la guerre des civilisations, ceux qui pensent que nous sommes assez stupides pour croire à leurs cris de vierges effarouchées face à cette néo montée islamiste aux portes de l’Europe.
Ne dit-on pas : « Ne faites pas rire au point de prêter à rire. » ? Je serais, moi, tentée de dire : « Ne faites pas pleurer au point de prêter à rire. », les dépositaires des fausses valeurs qui ont changé de camps et d’alliés depuis un bout de temps ont omis de le signaler à leurs peuples et aux révoltés arabes.
L’islamisme : cette boîte de pandore
Après avoir rationalisé la torture dans les Guantanamo, Abou Ghraib et autres zones du monde, humanisé les frappes des avions de l’Otan, désacralisé le droit international, voilà qu’on cherche comme à l’époque des croisés à standardiser les modes de pensées en se créant de nouveaux ennemis, aussi bien parmi les penseurs que parmi les journalistes, il ne s’agit pas des islamistes, non ! Car ces derniers ne sont censés ni écrire ni réfléchir, mais de ceux que l’on stigmatise en leur assignant l’estampille de “ complotistes”. Décrivant ces nouveaux ennemis par une panoplie de termes aussi creux que clinquants grâce à une sorte de panachage abondant d’“ istes”, négationniste, révisionniste, islamiste mais surtout anti-sioniste, ce lexique est ainsi devenu le fer de lance et l’argument imparable pour stopper net, opposer une fin de non recevoir et censurer tous ceux qui osent et se risquent un tant soit peu sur le terrain de la critique, de la désapprobation ou même du simple et légitime questionnement.
Malgré tous ces quadrillages, ratissages et autres précautions d’usage, les médias des bons axes donnent l’impression pourtant de patauger dans la contradiction et la paranoïa depuis que les Tunisiens en réponse à Ben Ali, ont avant tout d’abord massivement voté et que le CNT nourri à s’en gaver de BHL et Sarkozy, affiche comme programme la Charia.
Tentant de faire oublier à l’opinion le bel amour que filait la crème de leur intelligentsia avec le dictateur Tunisien à qui ils avaient eu l’atticisme et l’intelligence de proposer leurs forces spéciales et leur savoir faire pour “calmer” les manifestants, c’est la victoire du parti Ennahada qui est mise en avant et non pas celle du scrutin populaire auquel les Tunisiens ont massivement participé avec des taux de très loin dépassant ceux qui élisent actuellement les dirigeants du monde démocratique. Quand le Tunisien s’exprime et vote, c’est le musulman qu’on montre et qu’on stigmatise et non pas le citoyen qui pense et choisit.
Et toujours afin de mieux maquiller leur rôle abject dans la guerre en Libye, une guerre qui a permis entre autres à tous les barbouzes de la Françafrique de se refaire une virginité, ces plumes mercenaires font semblant aujourd’hui de pleurer sur le sort des femmes dans ces pays tombés en apparence, sous la coupe des méchants islamistes.
Le choix politique partout dans la zone méditerranéenne, et on ne le rappellera jamais assez, est d’abord de dire non à la propagande coloniale malsaine et à la dictature de ses vassaux. Ce qui est faussement présenté aujourd’hui comme une victoire des islamistes en est l’expression, Il n’est nullement dit que les musulmans qui votent pour les partis dits islamistes approuvent toutes les visions de l’islamisme partisan.
C’est sur le terrain et nulle part ailleurs que peut avoir lieu le jugement à l’acte et l’effort de modernisation des peuples de cette région et certainement pas auprès de ceux qui pensent que la démocratie doit présenter des garanties de résultats de scrutin à l’avance et s’en contenter pour prétendre à l’émancipation et à la modernité.
Bien sûr, dans ce ramage on oublie de dire au monde à quel point au fond, l’islamisme dont il est question ici et qui suscite tant d’effroi s’accommode très souvent avec le pouvoir des militaires, la présence policière et les oukases des banques. Pire, les islamistes jihadistes, ces fous de dieu, barbares, misogynes et surtout anti-occident, comme on se targuait à nous les présenter il y a si peu de temps, n’ont-ils pas été en Libye, les hommes de main disciplinés et obéissants de l’Otan et des services spéciaux sur place ?
Faut-il en rire ou en pleurer ? La Tunisie post Ben Ali s’est bel et bien empressée d’applaudir l’intervention de l’Otan et de reconnaître l’autorité du CNT qu’aucun Libyen, n’en déplaise aux “bonnes consciences” et autres flagorneurs de circonstance, n’a jamais mandaté pour le représenter et encore moins pour gérer les milliards de dollars de son pays ; et ce n’est pas le parti dit “islamiste” majoritaire aux législatives qui va revenir sur ces positions ni même rappeler, que la Charia interdit de lyncher les prisonniers de guerre. Ainsi en Egypte où le Conseil Supérieur des Forces Armées (SCAF) continue de diriger le pays d’une main de fer, les journalistes de service, et à défaut d’avoir pu couvrir une guerre des religions dans cette zone ou la moindre lapidation phantasmatique, ne trouvent pas mieux que de plébisciter des sites comme celui de cette jeune Egyptienne qui pose nue sur son blog pour protester contre l’intolérance de sa société, et qui pourtant, à ce jour, n’a subi aucune pression, alors qu’au même moment, le supplicié Essam Ali Atta Ali (1), condamné à deux ans de prison par la justice militaire le 25 Février, est décédé suite aux tortures sauvages auxquelles il a été soumis, son calvaire et les photos qui vont avec n’ont pas place dans les scénarios en vogue.
De même, le blogueur égyptien de longue date Alaa Abdel Fattah emprisonné pour avoir refusé de se soumettre à l’interrogatoire d’un procureur militaire ou sa soeur Mona Seif, membre fondateur du groupe “Non aux procès militaires contre les groupes de citoyens” ne feront pas partie de celles et ceux pour lesquels on voudrait s’inquiéter, ceux capables d’alimenter malgré eux, le sensationnel trempé dans la sauce islamiste.
Depuis hier on tire à balles réelles sur les manifestants de la place Tahrir, bilan : trente trois morts. Les Egyptiens ne veulent plus des militaires à la tête des institutions du pays, donnant encore tort aux stratèges américains et les élections prévues fin Novembre et donnant les Ikhwan El Mouslimine (les frères musulmans) favoris, n’ont pas suffi à convaincre les âmes libres et les consciences affranchies qui ont compris la diablerie et le passe-passe qu’on leur réserve. Bien sûr, nulle part il n’a été question de condamner ces crimes commis par le gouvernement de transition sous la botte des services de sécurité et plus exactement du SCAF dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui qui a été pendant pas moins de vingt ans ministre de la défense de Moubarak. A tout seigneur, tout honneur, et force est de constater qu’encore une fois les victimes ne se valent pas et le sang versé des innocents n’est pas toujours de couleur rouge par ici. La partialité, les partis pris, les intérêts et les retours d’ascenseurs - comme c’est le cas pour le Bahrein ou Ghaza, où l’on assassine à huis clos - ont encore une fois aveuglé le monde libre qui ne se gène pas d’appliquer la politique des deux poids deux mesures quand bon lui semble. Les services de sécurité en Egypte qui continuent de tuer et de torturer ne risquent ni la CPI ni même la une des journaux fanes de démocratie et droits de l’homme qui adorent en ce moment nous conter les crimes des dictateurs une fois déchus ainsi que leurs pianos à queue et les singes protégés trouvés dans leurs palais saccagés. Et ainsi les mêmes qui ont tué sous Moubarak sévissent de plus belle dans l’Egypte dite libérée et ce n’est pas l’Otan qui risque de s’émouvoir outre mesure pour ces méticuleux insatiables qui continuent d’exiger le changement du régime et qui, à l’évidence ne se sont pas contenté du spectacle de Moubarak derrière des barreaux et en civière.
Au lendemain des dits printemps arabes, l’Occident ne donnera droit de cité et de parole qu’à ceux qui savent pleurer dans les jupons des présentateurs seulement, leurs craintes du modèle islamiste venu profiter, paraît-il, du vent de liberté pour rétablir la polygamie, pourchasser les homosexuels et éradiquer les mères célibataires. Encore des sujets sérieux, sensibles, voire parfois dramatiques auxquels toutes les sociétés sont confrontées, sans qu’aucune n’ait jamais trouvé le standard de la béatitude, des sujets qu’on continue à nous étaler avec désinvolture, ignorance, arrogance et mépris, prétendant à chaque fois que le pire est chez les autres et que l’archétype de l’homme moderne, équilibré, libéré et nageant dans la cohérence et la cohésion se trouve à quelques pas des plateaux de télévision, des imprimeries à grands tirages ou même à l’Hôtel Carlton à Lille.
Cette façon de faire se vend bien et rend bien des services, malgré, et il faut le dire, l’émergence de masses de plus en plus indignées qui ne rêvent elles aussi, que de faire leur révolution contre le diktat de Bruxelles et autres Bilderberg, des masses qui ne croient plus ni aux hommes politiques noyés dans les scandales, ni à la science infuse des experts de tout genre au service des banksters et des grands groupes, ni bien sûr aux médias du mensonge et de la complaisance.
Il n’y aura pas de meilleure stratégie pour discréditer les vents de révolte et les peuples arabes avec, que d’offrir au monde l’image d’une société sournoise et imperceptible qui se révolte pour instaurer l’archaïsme.
Ceux qui ont pour mission de maquiller des alliances contre nature, ont tout intérêt, et même sont dans l’obligation de continuer d’agiter le monstre islamique aux populations occidentales, de décrédibiliser les révoltes, voire même, d’imposer aux peuples arabes un islamisme des plus arrangeants, un islamisme évoluant sur un curseur limité à gauche par le modèle Turc et à droite par le spécimen Wahabite des pays du Golfe, offrant ses territoires aux missiles de l’Otan et/ou des USA, au libre échange incluant Israël, limitant au maximum ses marchés à la chine et ne remettant jamais en cause la suprématie du Dollar comme seule monnaie d’échange et de change (si tant est cette billetterie en est une).
On l’aura compris, des régimes ainsi balisés et tamisés peuvent se draper de tous les islamismes qu’ils veulent, pour peu qu’ils ne gênent ni les intérêts, ni les rentes ni les modèles de consommations.
Il appartiendra aux peuples de doubler de vigilance pour sauver leur liberté et leur dignité, la liberté reste un combat au quotidien.
1. Egypte: heurts place Tahrir après la mort d'un homme torturé en prison : http://www.lepoint.fr/monde/egypte-heurts-place-tahrirapres-la-mort-d-un-homme-torture-en-prison-28-10-2011-1390529_24.php -
De la banalité du harcèlement policier
Entretien avec Rachidovic, Algeria-Watch, 7 novembre 2011
Rachidovic est photographe indépendant, amoureux de sa ville natale, Blida et auteur d'un blog – blida-rdjel.over-blog.com. Régulièrement il y fait état de ses observations notamment à propos de la dégradation quotidienne de la ville en raison du laissez-aller des autorités et de la corruption locale (voir les rubriques : BLIDA, le coin du jour et calvaire blidéen). Ceci n'étant pas pour plaire aux autorités de sa ville, il fait régulièrement l'objet de harcèlements policiers. Algeria-Watch qui suit ses péripéties lui a posé quelques questions.
Pourquoi animez vous ce blog et quand l'avez vous installé?
J’ai commencé l’animation du blog en juin 2008. Blidardjel m’a été dicté par la colère et la frustration devant tant de violations de lois, de serments, par ceux qui, en cravate et complet-veston, ou en casquette et galons, devraient en être les portes drapeaux. Blidardjel n’est pas un vulgaire règlement de comptes mais un pamphlet animé contre la médiocrité et ses excès, inspiré par un trop-plein de tendresse et d’amour, pour la ville de Sid ahmed el Kebir, pour nous tous qui continuons à la servir et à l’honorer. Nombreux sont ceux qui comme moi ressentent la même amertume et ont le même goût de cendre dans la bouche. C’est au nom de tous ceux-là que je me révolte. Il n’y a pas de crime sans mobile. Se taire est pire encore
Quand le harcèlement policier en raison de vos publications a-t-il commencé et en quoi consiste-t-il?
Je ne peux vous dire exactement quand le harcèlement a commencé, vu que l’on m’arrêtait le plus souvent non au prétexte de mes publications mais plutôt pour délit de photo. À en croire mes détracteurs, il serait interdit pour un photographe amateur de prendre en photos d’autres sujets que la nature ou le sport.
Combien de fois avez vous déjà été convoqué? par qui et où? Que vous reproche-t-on officiellement (que vous dit-on lorsqu'on vous convoque?)
J'ai été convoqué officiellement 2 fois par la police. Par contre j'ai été embarqué au commissariat plusieurs fois, tel un vulgaire voleur. Au prétexte de vérifications du contenu de l’appareil photo, qui débouche chaque fois sur un "PV" (procès-verbal). En plus de cela, les policiers viennent régulièrement en tenue officielle sonner à mon domicile.
Comment se déroulent les interrogatoires ?
Les interrogatoires, tel le dernier en date du 29 juillet mené par des policiers de la BMPJ (Brigade mobile de la police judiciaire) au commissariat central et qui a duré plus de 6 heures, débouchent sur des PV consignés, après contrôle de la carte mémoire et le plus souvent la suppression de photos jugées "illégales" (telles par exemples celles d'un policier en faction sirotant un café, un gendarme faisant la même chose et j'en passe les véhicules personnels de policier (et même des camions) garés sur les trottoirs de la ville alors que des piétons, des "écoliers" sont contraints de marcher sur
la route, livrés à tous ses dangers- (voir les photos sur le site en question). Je tiens à signaler que durant les interrogatoires, il a toujours été question de "photos"; on a jamais fait allusion à mon blog bien que mon calvaire en est directement lié. J'ajoute que lors de ces « séances », j'ai aussi rencontré des officiers opposés au traitement que mes détracteurs m'infligent sous prétexte sécuritaire.
Qu'avez vous entrepris pour protester contre ce harcèlement ?
J'ai adressé des courriers de protestations au wali de Blida, le Directeur général de la sécurité nationale, au Président de la République ainsi qu'aux associations algériennes (publique et privé) des droits de l'homme. Personne a ce jour n'a daigné répondre à mes doléances. -
no moment

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bande de voyous à APN ET SENAT
Post-comateux !
Par : Djilali BENYOUB
L’actuelle APN, en fin de mandat, a réussi l’exploit de faire parler d’elle. En mal surtout. De l’intérieur également, accusée de réduire et de vider les réformes politiques en “sciant” la branche qui les a cooptées dans le quota en 2007. Des députés mal élus se découvrent enfin des dons de législateurs pour tenter de contrecarrer des textes de loi censés apporter l’ouverture démocratique.
Cette apparence ne va, cependant, pas loin que quelques simples et absurdes détails pour donner l’impression de “comprendre” les enjeux et d’être capable d’en faire un vrai projet de société ; les députés qui n’ont pu séduire que 37% de l’électorat voudraient, par ce geste post-hibernation, donner l’air de se libérer du complexe de la minorité (même pas agissante). Maladroitement, ils voulaient s’imposer un rôle perdu ou aliéné durant tout leur mandat pour enfin se dresser contre le quota des femmes, l’agrément de nouveaux partis — les députés devraient avoir chacun selon sa personne ou son groupe être un parti unique — allant jusqu’à vouloir interdire l’usage des langues étrangères comme si cela était l’essentiel du débat et le fond de la problématique.
Les initiateurs des surréalistes amendements se recrutent à la fois parmi l’opposition et les partis de l’immuable Alliance présidentielle. Quelle sera leur position alors sur les textes relatifs à l’audiovisuel, la presse et l’ouverture du champ audiovisuel ? Quelles sont leurs motivations ? Quelles sont les raisons de leur réveil tardif, eux qui ont cautionné les yeux fermés tout ce qui est “venu d’en haut” ?
Tout le monde s’accorde à dire que c’est l’Assemblée la moins crédible, la plus incompétente, mais rien n’a ébranlé la placidité des représentants du peuple dont certains ont oublié au fil des cinq dernières années ceux qui les ont élus ou carrément surfant comme un internaute entre les formations politiques, guettant comme un sniper la bonne opportunité de se placer. Le nomadisme politique est devenu largement plus important que le débat sur les fondamentaux de la démocratie ou une loi de finances expédiée comme une épreuve de 6e année primaire.
C’est dans le magnifique charabia de ces députés que nous attendons, sans espoir, l’ébauche d’une nouvelle étape dans la vie publique et politique du pays.
On devrait leur donner des rouleaux de fil barbelé pour renforcer la “spécificité” algérienne. Ils en seront certainement satisfaits et garants.
D. B. -
Réformes politiques: absurde,illogique; pourquoi fait t'on des lois absurdes par de gouvernats illégitimes censés presenter le peuple algerien ,un peu de dignité au mois vis -avis des étrangers
Les partis politiques pourraient être interdits d’utiliser le français dans leurs activités
Riyad Hamadi
Encore un amendement qui risque de faire polémique ! Les partis politiques pourraient être interdits d’utiliser les langues étrangères, dont le français, dans leurs activités. C’est l’un des amendements contenus dans le rapport préliminaire de la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN) sur le projet de loi organique relatif aux partis politiques. Des partis comme le RCD ou le FFS utilisent souvent le français dans leurs activités partisanes. Leurs responsables s’expriment parfois dans cette langue lors des meetings et conférences de presse.
Cette commission a présenté un autre amendement qui stipule : « les partis politiques sont passibles de dissolution dans le cas où ils exercent des activités autres que celles énoncées dans leurs statuts, s’ils dérogent aux dispositions de cette loi organique ou encore s’ils ne présentent pas de candidats pour quatre échéances législatives ou locales consécutives ». Sur la participation aux élections, l’amendement vise indirectement le FFS et les petits partis. Le parti de Hocine Aït Ahmed a adopté ces dernières années une politique de boycottage systématique des élections.
Parmi les amendements présentés ce mercredi 23 novembre à l’APN par la commission des affaires juridiques figurent également l’interdiction de créer des partis politiques militant pour des objectifs contraires aux valeurs de la révolution de novembre et à l’éthique de l’Islam. Un autre amendement propose d’exclure les magistrats, les membres de l’Armée nationale populaire (ANP) et des corps de sûreté ainsi que les membres du Conseil constitutionnel de toute adhésion à un parti politique. Les partis politiques agréés seront obligés de s’engager à promouvoir la vie politique et la moralisation de sa pratique, le renforcement des valeurs du 1er novembre 1954, la consécration de l’action démocratique et la promotion des droits de la femme et de l’homme ainsi que les valeurs de tolérance.
L’autre amendement est lié au fonctionnement interne des partis et propose que le choix des dirigeants d’un parti politique par les militants se fasse dans un cadre transparent à travers des instances démocratiquement élues. La commission veut également que les partis politiques soient obligés de « transmettre leur règlement intérieur au ministre de l’Intérieur dans un délai n’excédant pas un mois à compter de la tenue du congrès ». -
Avec la consigne d'écarter toute raison politique
Mission parlementaire sur les émeutes de janvier 2011 : une enquête biaisée dès le départ
Katia Mehdi

La rue algérienne s’est révoltée en janvier dernier à cause de la pénurie de sucre et d’huile sur le marché. La conclusion est très vite tirée par la Commission parlementaire (lire nos révélations). Elle élude dans son rapport d’enquête toutes autres raisons, sociales ou politiques.
La commission d'enquête sur « la pénurie et la hausse des prix de certains produits alimentaires de large consommation sur le marché national », présidée par le député FLN Kamel Rezki, a suivi un fil conducteur tracé d’emblée par le gouvernement et n’a eu à aucun moment de l’enquête le courage d’explorer d’autres pistes.
Surtout, il n’était pas question pour la commission de faire le parallèle entre ce qui s’est passé dans le pays et la conjoncture régionale qui régnait à l’époque. « Le printemps arabe » ne nous concerne pas en Algérie, semble suggérer cette commission. Du coup, le rapport s’est noyé dans des détails techniques en rapport avec la gestion du marché. Mais même dans cet entêtement à vouloir maquiller la réalité, les enquêteurs de la commission parlementaire ont contribué, apparemment sans le vouloir, à mettre à nu les carences en matière de gestion des affaires de l’État et les incompétences des dirigeants.
Pour la énième fois, l’État se montre fragile face aux lobbys économiques et remet en cause un processus que ses institutions ont mis en œuvre dans le cadre des réformes économiques. On renonce au paiement par chèque pour calmer les grossistes. Ces derniers, qui sont la pièce maîtresse de l’enquête – bien évidemment si on admet la logique de l’enquête et les propos recueillis – n’ont même pas daigné répondre aux questions de la commission parlementaire.
Les grossistes sont-ils plus puissants qu’un ministre d’État ou qu’un opérateur économique ? La réponse est visiblement oui. Reste à savoir d’où ils tiennent cette force. Et qui les protège. La commission de Kamel Rezki omet de répondre à ces interrogations et se contente de se plaindre de ce comportement auprès du ministère du Commerce.
Quel est l’intérêt de cette enquête si elle ne contribue pas vraiment à élucider les énigmes ? Pourquoi tant de secrets sur un rapport qui, au final, ne nous apprend rien. Tout le monde est au courant du dysfonctionnement du marché. Les ministres interrogés par la commission étaient censés apporter des solutions. Ils se sont contentés de décrire une situation déjà connue de tous. Par ailleurs, l’enquête a remis sur le tapis l’étonnante incohérence de l’équipe gouvernementale. Nous avons assisté à des déclarations contradictoires entre les ministres interrogés.
Dans les coulisses, on apprend qu’Abdelaziz Ziari, président de l’APN, attend le feu vert du gouvernement pour rendre public ce rapport. Une copie aurait été adressée au président de la République. La Commission a donc bouclé sa mission mais le malaise social persiste dans le pays malgré le plafonnement des prix de l’huile et du sucre. D’ailleurs, après le plafonnement des prix, les émeutes se sont poursuivies, avec d'autres revendications. La Commission n'explique pas non plus pourquoi après les émeutes de janvier, le pouvoir a annoncé une série de « réformes politiques ». -
nos ministres sont des bras cassés ,je m'enfoutisme esqu'en mois ils ont de l'instruction,je ne crois point. c'est le premier rapport parlementaire depuis l'indépendance bis!!
TSA a consulté le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les émeutes de janvier 2011
Il élude les aspects politiques, illustre l'incompétence des ministres et révèle l'incapacité de l'Etat face aux grossistes
Katia Mehdi

Le rapport de la Commission d'enquête sur « la pénurie et la hausse des prix de certains produits alimentaires de large consommation sur le marché national » reste entouré de la plus grande confidentialité. Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Abdelaziz Ziari, a donné de fermes instructions aux parlementaires afin de ne pas divulguer son contenu à la presse, allant jusqu’à menacer ceux qui ne respecteraient pas cette règle de sévères sanctions. TSA a consulté une copie du rapport.
Le document se compose de 120 pages. Il est structuré en quatre chapitres : « Audiences et visites sur terrain », « Analyses des données » (notamment à travers les articles de presse), « Axes de l’enquête », et le dernier chapitre, le plus important, qui contient les « Conclusions et les recommandations de la Commission d’enquête ».Deux principaux enseignements se dégagent du rapport : une impuissance de l’État face aux grossistes – ceux‑ci ont refusé de répondre à la convocation de la commission d’enquête – et une incompréhension totale des mécanismes de fonctionnement du marché et de la distribution. Le rapport révèle également l’ampleur des contradictions entre les différents ministres et responsables auditionnés. Mais surtout, il occulte la dimension politique et le contexte social et régional – le printemps arabe – des émeutes qui ont secoué le pays au début de l’année 2011.Les principales conclusions du rapportLe rapport explique la hausse des prix des produits de première nécessité par la décision des opérateurs, particulièrement de Cevital – leader du marché – d’instaurer de nouvelles règles avec les grossistes. « Le recours de l’opérateur Cevital à des mesures décidées unilatéralement et sans concertation, faisant notamment obligation aux grossistes de prouver le dépôt légal des comptes sociaux et exigeant la présence du détenteur du registre du commerce ainsi que l’obligation de paiement par chèque, a instauré un climat de méfiance chez les grossistes , lesquels se sont abstenus de s’approvisionner en produits alimentaires comme le sucre et l’huile », note le rapport. Cela a créé une pénurie au niveau du marché. Une situation exploitée par les grossistes qui ont augmenté fortement les prix. Ces derniers ont procédé aussi à l’épuisement des stocks en prévision de l’entrée en vigueur en avril 2011 de l’obligation de paiement par chèque pour toute transaction dépassant les 500 000 DA.Une analyse des évènements contestée par Issâd Rebrab, patron de Cevital, cité dans le rapport. Il a déclaré aux enquêteurs : « les seuls documents exigés aux grossistes pour leur vendre les produits alimentaires sont la carte fiscale et le registre du commerce », comme l’exige actuellement la loi. Durant la période des émeutes, les stocks chez les producteurs étaient considérables (3 mois chez Cevital). En revanche, ils étaient réduits chez les détaillants à cause de la rupture de la chaîne d’approvisionnement. Les détaillants ont alors augmenté leurs prix.La Commission parlementaire évoque d’autres phénomènes qui ont interféré sur le marché national des produits alimentaires et provoqué des perturbations. La spéculation vient en tête avec le fait que les commerçants pratiquent des prix relativement élevés sur les produits stockés avant la crise. Le document passe également au crible le fonctionnement de l’Office national du lait et de l’Office national des céréales. « Mauvaise gestion, manque de transparence dans la gestion de l’argent public et la non‑maîtrise des opérations d’achat des produit alimentaires de première nécessité sur le marché international », sont autant de griefs retenus contre les deux organismes. L’Onil est cité comme la source principale de la pénurie de lait. Les autres raisons signalées dans le rapport concernent la mauvaise organisation du marché et l’inefficacité des mécanismes de contrôle ainsi que la suppression du principe des quotas.De nombreuses contradictions entre les différents responsablesLe rapport révèle de nombreuses contradictions dans les propos des responsables directement concernés par la gestion des prix. Exemple : selon Mustapha Benbada, ministre du Commerce, cité dans le rapport, c’est la décision du gouvernement d’instaurer le chèque qui a provoqué cette crise. « Les grossistes ont acheté les produits en question en grande quantité avant l’entrée en vigueur de cette mesure. Cela a perturbé le marché », a‑t‑il dit aux enquêteurs. Mais si les grossistes ont acheté les produits en grande quantité, d’où vient alors la pénurie ?Les propos de Benbada sont également contredits par Mohamed Leksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie, et Karim Djoudi, ministre des Finances. Pour M. Leksaci, « il n’y a aucun lien entre l’augmentation des prix des produits alimentaires et la pénurie constatée sur le marché national avec le recours au paiement par chèque ». Laksaci met en cause « un marché interne déstructuré et les limites de la politique de subvention, en l’absence de contrôle »Même constat chez Karim Djoudi : l’obligation de paiement par chèque prévu par le gouvernement n’a pas contribué d’une manière ou d’une autre à la pénurie des produits alimentaires de base, selon lui. « Ce n’est pas la première fois qu’on impose cette règle », argumente‑t‑il devant les enquêteursKarim Djoudi rappelle en revanche que la hausse des prix du pétrole a eu des retombées directes sur les frais de production et de transport. Mais sur ce point, le premier argentier du pays est contredit par un autre membre du gouvernement. Selon Amar Tou, ministre des Transports, « durant le dernier trimestre 2010 et le premier trimestre 2011, les dépenses des ports , ayant trait aux deux produits « sucre et à l’huile n’ont connu aucun changement ». « J’ai personnellement consulté les factures de transport et de livraison, je n’ai constaté aucune augmentation », a‑t‑il ajouté, selon le rapport. Comprendre : la hausse des tarifs des transports n’a eu aucun impact sur les prix du sucre et de l’huile, contrairement aux affirmations du ministre des Finances. -
Ils jugent le texte pénalisant
Les inspecteurs des fraudes rejettent le nouveau statut
Par : Rubrique Radar
Les inspecteurs de la qualité et de la répression des fraudes du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE) n’approuvent pas le nouveau statut établi par le gouvernement. “Ils nous ont déclassés de trois paliers. Pour passer au grade principal, nous devons attendre 21 ans pour pouvoir occuper le poste d’inspecteur principal”, a dénoncé l’un des concernés à la rédaction. L’ancien système permettait aux employés du CACQE de passer un examen au bout de 5 ans pour la même promotion. Les vingt inspecteurs concernés viennent d’adresser une requête pour le changement de ce statut au ministre du Commerce. “Nous ne cesserons pas la revendication jusqu’à obtention de nos droits”, avertissent-ils.
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Quand la tradition supplante la loi
à quand la télé à APN pour regader le muppet show


----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Mardi, en marge d’une plénière du Conseil de la nation, Tayeb Belaïz a affirmé que l’ouverture de l’année judiciaire est liée à l’agenda du président de la République.
Pourtant, le décret présidentiel du 8 juin 1966 relatif aux vacances judiciaires qui fait force de loi précise que cette ouverture doit se dérouler le 20 septembre de chaque année. Mieux, le texte indique clairement que le ministre est tenu d’organiser la cérémonie marquant le début de l’année judiciaire, mais ne fait aucunement mention du président de la République. C’est donc une tradition présidentielle qui vient supplanter la loi.,source:le soir dz
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khellil en prison,c'est des sulbalternes qui payent à sa place ,fakou!
AFFAIRE SONATRACH/SAFIR, PROCÈS EN APPEL
«Qui a donné l’ordre pour le gré à gré ?»
Telle a été la question directe posée hier, par le juge en charge de l’affaire Sonatrach/Safir, jugée en appel. La question s’adressait à l’un des cinq accusés dans cette affaire à savoir Hanni Mekki, en sa qualité à l’époque des faits de DG des études et du développement de Sonatrach. Pressé par une autre question plus directe, posée par le juge «donnemoi un nom !», l’accusé répond «c’est le P-dg de Sonatrach, M. Meziane qui a la prérogative de donner un tel ordre».
Amel Bentolba - Oran (Le Soir) - Le procès en appel de l’affaire Sonatrach/ Safir qui devait se tenir le 21 septembre 2011, avait été reporté à la demande de la défense en raison de l’heure tardive de sa programmation. Hier, la demande de la défense semble avoir été prise en considération puisque l’affaire fut appelée à la barre dès 13h30 pour durer toute l’après-midi et, probablement, tard dans la soirée, tant les débats et les interrogatoires étaient long et détaillés. Pour rappel, ce procès en appel fait suite au double appel interjeté par les accusés, d'un côté, et le ministère public, de l'autre, l'affaire des transactions de «gré à gré» conclues entre le groupe Sonatrach et la coentreprise algéro-française d'engineering et de réalisation Safir SPA, impliquant les ex-numéros 1 et 2 de la compagnie pétrolière nationale, Meziane Mohamed et Feghouli Abdelhafid, devait être réexaminée dans le fond, hier par la cour d’Oran. Dès le début, le juge donne le ton du déroulement de ce procès en appel, d’abord en rappelant les faits concernant cette affaire, ainsi que les condamnations prononcées en première instance. Jugée en première instance par le pôle pénal spécialisé d'Oran, au mois de mai dernier, le tribunal avait condamné Meziane Mohamed, l’ex-P-dg de la compagnie pétrolière nationale, à deux ans de prison dont un an ferme. Le vice-président du groupe et Pdg de la filiale activité Aval à la période des faits, Feghouli Abdelhafid, avait écopé d’un an de prison dont quatre mois fermes, au même titre que les trois autres accusés : Benamar Touati (P-dg de la filiale Sonatrach: Cogiz), Hanni Mekki (DG des études et du développement de Sonatrach), Nechnech Tidjini (DG de la coentreprise algéro-française Safir). Ces peines étaient assorties d’amendes, 500 000 DA pour Meziane Mohamed, 200 000 DA pour les quatre autres. En vertu de ces décisions, ils (à l’exception de Meziane Mohamed qui était en liberté sous contrôle judiciaire depuis le déclenchement de la procédure) avaient pu quitter la prison le jour même, ayant déjà purgé leur peine. Au cœur de l’affaire, un marché de réalisation d’un complexe de stockage d’azote, composé de deux stations, une à Arzew d’une capacité de 1,5 million de litres (10 bacs de 150 m3 chacune), l’autre à Ouargla, d’une capacité de 600 000 litres (4 bacs), d’un coût global de près de 680 millions de DA. Il est reproché aux gestionnaires de ce projet de l’avoir scindé en deux tranches, octroyé la 1ère à la compagnie India Inox par voie d’appel d’offres et la 2e à Safir (coentreprise algéro-française spécialisée en engineering et réalisation) par la formule du gré à gré. Le lot II relatif à l’étude et la réalisation du complexe d’azote a été confié par Sonatrach, via sa filiale Cogiz spécialisée dans la commercialisation des gaz (principalement l’azote et l’hélium), à Safir par gré à gré, quatre mois avant la réception du «OK» de l’état-major du groupe Sonatrach, représenté par son Pdg Meziane Mohamed. Hier, le juge a tenu à ce que l’ex - DG des études et du développement de Sonatrach explique à la cour le recours au gré à gré sans avis d’appel d’offres, d’où en a résulté le choix direct, de l’entreprise Safir et ainsi un coût du projet estimé à 66 milliards de centimes. «En l’absence de concurrence, comment peut-on savoir si le coût de ce projet est juste ou exagéré ?» demande le juge et d’ajouter «Sonatrach est le poumon de l’Algérie, pensez-vous que la baisse de 1 milliard 800 que vous avez obtenue de Safir ait une quelconque valeur pour un entreprise comme Sonatrach ? Une Audi vaut aujord’hui 2 milliards !». Hanni Meki expliquera au juge qu’à l’époque des faits, il avait dépêché une expertise pour s’assurer du bon coût de ce projet. Le juge a également relevé avec insistance le procédé de lancer le projet avant même la signature du contrat et de dire « il n y avait aucune protection juridique et c’est de là que le doute concernant cette affaire persiste, il y a eu préférence pour Safir, dites-moi, trouvez-vous ce procédé logique ?». La réponse ne se fera pas attendre «un esprit sain vous dira que sans contrat, il ne peut avoir de lancement de projet, mais je pense qu’il devait y avoir une lettre d’intention…». Son interrogatoire a duré plus d’une heure et demie, puis la parole fut donnée à Nechnech Tidjini (DG de la coentreprise algéro-française Safir) qui défendra les compétences de la société Safir en rappelant plusieurs projets importants qu’elle avait réalisés depuis sa création en 1991. Quand à la préférence ou non de Safir pour obtenir le contrat, l’accusé dira «nous avons été choisis pour notre compétence, nous sommes une petite société mais une société de qualité ». Le juge appelle ensuite à la barre Benamar Touati (P-dg de la filiale Sonatrach : Cogiz), il sera suivi des deux accusés les plus attendus dans ce procès en appel à savoir les ex-numéros 1 et 2 de la compagnie pétrolière nationale, Meziane Mohamed et Feghouli Abdelhafid. Les débats promettent d’être longs et denses.
A. B.Le procureur général demande l’aggravation de la peine
Questionné sur l’octroi de gré à gré, sans recourir à un avis d’appel d’offres du projet, Mohamed Meziane, ex P-dg de Sonatrach, dira au juge : «J’ai donné mon accord pour le gré à gré suivant la proposition de Feghouli.» Le juge répliquera : «Puisque vous dites que c’est suivant la proposition de Feghouli, dites-moi : est-ce lui qui a donc proposé le gré à gré ?» Meziane répond : «Oui c’est Feghouli.» A cet instant, le juge rappelle Feghouli Abdelhafid à la barre : «C’est vous qui avez fait la proposition du gré à gré ?» L’intéressé hésite, réfléchit quelques instants puis répond : «Oui, mais j’avais fait deux propositions, celle de recourir au cahier des charges, et à l’avis d’appel d’offres ou bien au gré à gré.» Prenant la parole, le procureur général adresse cette interrogation à l’ex-P-dg de Sonatrach : «Saviez vous que le projet avait démarré avant la signature du contrat ?» Il répond par la négation tout en précisant que la responsabilité incombe au responsable du projet. Une autre question du procureur général à l’adresse de Meziane Mohamed : «Feghouli devait motiver l’urgence pour justifier le gré à gré, or il n’en est rien et en donnant votre accord, vous avez engagé votre responsabilité.» L’ex-P-dg de Sonatrach répond : «Oui j’ai engagé ma responsabilité mais il (Feghouli, ndlr) a dû sentir l’urgence, il était vice-président de l’activité Aval. Il était nommé au même titre que moi et avait estimé qu’il y avait urgence pour recourir au gré à gré.» L’audition des cinq accusés a pris fin après 17h. Suite à quoi, la parole fut donnée au procureur général qui demandera l’aggravation de la peine. Ensuite, les avocats de la défense ont pris la parole pour de longues plaidoiries. Le verdict devra être connu la semaine prochaine.
Amel Bentolba -
la grande mascarade, il ya des généraux assassins qui sont en liberté ,nezar,toupik, touati, vous les connaissez tous!
Blida : Ouverture du procès de Bachir Belharchaoui
Après trois mois de détention provisoire à la prison militaire de Blida, «le procès de Bachir Belharchaoui s’ouvrira dans les prochains jours», indique son avocat, Amine Sidhoum. «Je l’ai rencontré deux fois, lundi et mardi», affirme l’avocat.
Et d’ajouter : «L’instruction est en cours. L’audition s’ouvrira incessamment.» Rejetée une première fois par le tribunal militaire de Blida, la défense de Bachir Belharchaoui sera finalement assurée par Amine Sidhoum, choisi par sa famille. Arrêté à l’aéroport international Houari Boumediène d’Alger, le 18 août dernier, M. Belharchaoui est poursuivi pour «trahison, divulgation de secrets militaires et intelligence avec l’ennemi». De son lieu de détention, il clame son innocence, selon ses proches. Sous-officier des services de renseignements de 1987 à 1993, M. Belharchaoui a quitté l’Algérie à destination de la France, suite à sa demande de radiation des rangs de l’armée. Marié et père de trois enfants, il est âgé de 44 ans. Il réside à Tarare, dans la région lyonnaise.
Mehdi Bsikri
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Contrechamp
Une réforme égarée dans le marais parlementaire
Par : Mustapha Hammouche
Plus de sept mois après l’annonce des réformes, les projets de loi conçus comme préalables à la révision constitutionnelle poursuivent leur croisière parlementaire. L’étude de commission et les débats de plénières traînent en longueur. Multiples et décousus, les amendements fusent de partout, de la commission juridique, des groupes parlementaires et des députés, altérant la cohérence et la finalité de cette batterie de textes, si elle en avait.
C’est la première fois que l’Assemblée de la “réconciliation” se démarque, par son traitement d’une proposition de loi, de l’Exécutif, suggérant l’émergence surprenante d’un véritable pouvoir législatif. Les députés, et accessoirement les sénateurs, notamment ceux de la coalition gouvernementale, ont rarement contrarié l’attente d’un gouvernement où siègent leurs autoritaires chefs organiques. Connaissant la culture de l’assentiment mécanique qui fonde la relation entre l’Exécutif et les élus, on ne peut que s’étonner de ce vent d’autonomie politique qui souffle sur le Parlement et ses membres.
C’est vrai qu’une atmosphère de fin de règne, propice à l’émergence de stratégies factionnelles, semble libérer les ambitions centrifuges. Sans un désintérêt du président pour le destin de ses soutiens organiques, ce qui se passe au FLN n’aurait pas advenu. Bouteflika est bien intervenu pour désamorcer la crise entre Ziari et Bensalah à l’occasion de l’amendement entaché d’inconstitutionnalité de l’article 69 du code communal portant sur l’élection du président d’APC et pour laisser passer l’amendement de la loi de finances autorisant l’importation de la friperie. Pourquoi se montre-t-il donc bien moins influent s’agissant de ses propres réformes politiques et s’accommode-t-il du tripatouillage inconsidéré qui gâte et ralentit ses propres réformes ? Mieux, le président à eu, tout au long de ses trois mandats, à éprouver l’efficacité de l’ordonnance quand il s’agit de faire l’économie de la procédure législative propre aux projets de loi.
À moins que le cafouillage parlementaire ne fasse partie du “processus”. Car ce à quoi l’on assiste, ce n’est plus les réformes de Bouteflika, mais les réformes de la majorité parlementaire. Issue d’un système non démocratique qui juste appelle à être réformé, cette majorité n’a pas vocation à changer le système qui rend possible son existence !
Pourquoi celui qui a su proposer directement au référendum populaire le projet de “charte pour la paix et la réconciliation nationale” ou faire voter sans coup férir une révision constitutionnelle pour un troisième mandat s’embarrasse-t-il aujourd’hui de l’épreuve d’un parlement dont beaucoup de membres se révèlent soudain entreprenants et intransigeants ? On n’a jamais vu cela depuis les débats sur… les indemnités des parlementaires !
Ce n’est sûrement pas de ce côté-là que viendra le sursaut démocratique. C’est même de ce côté-là que se perdent les semblants de réformes pour la démocratie.
M. H.
musthammouche@yahoo.fr -
no moment: disparition

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no moment

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NOURRITURE, MÉDICAMENTS, CHEPTELS, CARBURANTS ET DROGUE
Trafic aux frontières : la grande saignée
Par : Farid Belgacem

L’année 2011 restera dans les annales en matière de trafic de marchandises et de stupéfiants aux frontières terrestres. Jamais les gardes frontières n’ont mobilisé autant de moyens pour tenir tête aux lobbies de la contrebande qui sévissent sur les quelque 5 000 km de tracés frontaliers.
Les frontières terrestres connaissent ces derniers mois un mouvement d’insécurité sans précédent dû notamment à la situation politique chez nos voisins tunisiens et libyens.
Mais pas seulement ! La situation au Sahel et les nouveaux couloirs de passage des produits prisés, dont les aliments, le carburant, le cheptel et la drogue, a également connu une évolution à même d’interpeller les gouvernements des pays voisins.
Le bilan des gardes frontières des 11 mois de l’année en cours en matière de trafic de marchandise nous renseigne de l’organisation des lobbies et des barons de la contrebande qui misent gros sur ces crises nées du Printemps arabe.
Au regard des statistiques rendues publiques par la cellule de communication de la Gendarmerie nationale, il s’agit d’une véritable saignée que voudraient provoquer les réseaux du crime organisé. Jugeons-en : plus de 90 tonnes de produits alimentaires, dont 16 200 boîtes de conserves et 10 500 litres d’huile de table, des tonnes de sucre et de farine, des pâtes alimentaires, etc. ont été récupérées par les éléments des GGF. De quoi provoquer également une pénurie sur le marché national et une spéculation sur les produits de première nécessité.
En ce sens, le gouvernement algérien a, à maintes reprises, souligné la dangerosité des réseaux de trafiquants en évoquant les éléments d’insécurité et les ingrédients explosifs aux bandes frontaliers, notamment dans les régions de Debdeb, Tébessa, El-Tarf, Maghnia et autres localités éloignées du Sahel.
D’ailleurs, l’incidence sur l’économie nationale est immédiate sachant que tous les produits récupérés sont soutenus par le Trésor public. D’autres saisies ont également été opérées, comme les cheptels (1 244 têtes), 8 800 boîtes de médicaments et matériaux médicaux, 14 500 tenues vestimentaires, 5 000 articles cosmétiques, 90 tonnes de cuivre et 14 autres tonnes de produits ferreux, 5 000 paquets de détergents, 24 500 œufs, 500 bijoux et de l’or cassé, 300 pièces de rechange, 1 200 articles électroménagers et électroniques, près de 10 000 jeux pour enfants, 162 700 articles de quincaillerie et évidemment plus de 1 500 000 litres de mazout et d’essence. “L’étude du tableau comparatif des opérations de saisies liées à l’exportation effectuées durant cette période de l’année 2011 fait ressortir que la prédilection concernait le carburant, les boissons gazeuses, les boissons alcoolisées, le cheptel, les articles électroniques et le corail. En revanche, l’exportation frauduleuse des produits alimentaires conditionnés en boîtes, les produits alimentaires quantifiés en kilogramme, d’huile de table, des effets vestimentaires, de la quincaillerie, de cuivre, de matériaux de construction et des pièces de rechange ont enregistré des hausses sensibles”, explique-t-on dans le bilan de la GN.
Par ailleurs, la lutte contre la drogue a donné ses fruits puisque les GGF ont réussi à saisir près de 20 tonnes de kif traité, soit une hausse de près de 6 tonnes par rapport à 2010 ! “Des opérations de saisie liées à l’importation frauduleuse ressort que la prédilection concernait les stupéfiants, les effets vestimentaires, les boissons alcoolisées, les produits cosmétiques, la quincaillerie, les articles électroniques, les articles scolaires et les oiseaux dénotant ainsi des hausses importantes par rapport à l’année précédente. Cette hausse est estimée à
5880,204 kg des stupéfiants, 1 371 unités d’effets vestimentaires, 11 530 bouteilles des boissons alcoolisées, 13 058 unités des produits cosmétiques, 20 124 unités de la quincaillerie, 4 015 unités des articles électroniques, 1 690 unités des articles scolaires et 1 755 oiseaux”. Signalons, enfin, que les GGF ont récupéré lors des différentes opérations plus de 1 500 moyens de transport, dont des Toyota Station, des camions, des motocyclettes et des véhicules de tourisme.
FARID BELGACEM -
FLN au musée ,créer un autre parti et battez vous ensuite. bezef, maregtouha que des problemes.
"Belkhadem sera dégagé de la tête du FLN avant fin décembre"
Par Le Matin DZ/Lesoirdalgérie |
[Salah Goujil et Abdelaziz Belkhadem : le bras de fer] Salah Goujil et Abdelaziz Belkhadem : le bras de fer
Le Mouvement de redressement du Front de libération nationale ne lâche pas. "Nous sommes déterminés à aller vers le congrès, ordinaire ou extraordinaire, et ce, avant la fin de l’année", affirme Salah Goudjil, le coordinateur national du Mouvement.
C’était hier, au cours d’une rencontre avec la presse au siège des «redresseurs» à Draria, sur les hauteurs d’Alger. Cette rencontre intervient après une série d’assemblées générales tenues au niveau de l’ensemble des mouhafadha, selon les dirigeants du Mouvement. "Nous avons ici l’ensemble des procèsverbaux qui nous sont parvenus au sujet des AG du samedi 19 novembre dernier", affirme le porte-parole des redresseurs, Mohamed Séghir Kara. Salah Goudjil précisera que ces AG ont eu à soumettre à débat, au niveau de la base, les résolutions de la conférence des cadres tenue en octobre dernier. "Cette conférence des cadres est en soi une sorte de congrès». Toujours est-il, "il faut aller vers un congrès avant la fin de l’année", insistera Salah Goudjil. Ceci, au moment où Mohamed Séghir Kara se dit convaincu que "Belkhadem ne survivra pas à l’année 2011 à la tête du FLN, inch’Allah".
Pour expliquer une telle assurance, l’ancien ministre du Tourisme ajoutera aussitôt : "Je dis cela car nous avons travaillé et nous travaillons encore dans ce sens." Il affirme par ailleurs être en possession de plus de 3 000 signatures de militants réclamant le départ de Belkhadem. "Nous avons également les preuves obtenues grâce à un membre important de la commission des candidatures aux élections du comité central du 9e congrès attestant que Belkhadem avait soumis une liste de 78 membres à y figurer d’office. Cette personne est prête à parler au moment opportun." Reste la procédure à suivre pour la convocation de ce congrès «d’exception».
Statutairement, cela ne peut se faire de deux manières : "Par convocation du président du parti (Bouteflika, Ndlr), ou alors par les deux tiers des membres du comité central." L’une et l’autre de ces possibilités étant exclues, Kara et Goudjil évoquent l’autre possibilité, celle consistant à réunir les conditions nécessaires pour rendre incontournable cette convocation. A savoir accentuer la pression sur Belkhadem en le privant de la base du FLN avec constitution d’un dossier solide à présenter devant la justice et à soumettre au ministère de l’Intérieur. S’agissant de la justice, "ce sera l’ultime recours", affirmera Goudjil qui persiste en revanche sur la participation du Mouvement aux prochaines législatives.
Les redresseurs pourront-ils faire aboutir leur combat avant la fin de l’année, voire même après ? En l’état actuel des choses, rien ne permet de trancher dans un sens ou un autre. En tout cas, Salah Goudjil donne un autre rendez- vous à la presse pour la fin du mois de novembre.
Kamel Amarni -
c'est partout pareil ,c'est tous des voleurs.maire,juge, partis, policier, gendarmerie ,deputé, senateur, ministre, generaux ect....
Arzew : arrestations de neuf élus et deux fonctionnaires pour détournements
Par zz
La ville d'Arzew est régulièrement réveillée par des scandales de corruption en tous genres.La Brigade économique et financière (BEF) enquête sur des détournements des marchés douteux s'élevant à 50 milliards.
Première information. Huit élus, deux fonctionnaires et le directeur technique ont été déjà interpellés par les éléments de la brigade économique et financière de la wilaya d’Oran. Agissant sur informations, les éléments de la brigade économique et financière BEF de la wilaya d’Oran ont ouvert une minutieuse enquête sur les transactions et passations de marchés publics, notamment les attributions des bons de commande et conventions douteux avec la complaisance des fonctionnaires de daïra et de la wilaya, selon les premières informations recueillies auprès des élus de l’opposition.
Ainsi, huit élus ont été interpellés par les éléments de la BEF ainsi que deux fonctionnaires dont l’un, B.K qui vient d’être recruté par le P/APC pour occuper le poste de responsable technique chargé des marchés publics n’est autre que le frère de l’actuel 2er vice président B.D, et de l’élu B.A ; le trio de Bermudes qui active dans cette importante et riche municipalité qui n’a pu se relever de sa mauvaise gestion dans tous les secteurs.
Un maire qui agit à sa guise, sans contrôle
Selon les déclarations des élus, cette enquête a été diligentée suite à une plainte émanant des services de la wilaya d’Oran, du fait que, suite à l’instruction du wali d’Oran relative la dissolution des commissions des marchés de cette commune qui est entaché de plusieurs irrigularités, le 1er vice président B.M a saisi le maire par écrit pour se retirer de la dite commission des attributions des marchés, ce qui n’a pas du tout été du goût d'Ayachi Mokhtar, l’actuel maire qui attribue des conventions, bons de commandes suivi de passation de marchés publics gré à gré à des proches et amis sans le consentement des élus ni encore moins une délibération du fait que le registre de délibérations est entaché par des fausses déclarations, selon les informations de nos interlocuteurs.
Nos sources nous ont indiqué que plusieurs passations de marchés importants à l’image de ceux de la pose du gazon synthétique 2ème génération du stade d’El-Mohgoun estimée à 4,5 milliards de centimes, les conventions et bons de commandes des pavés de trottoirs, les poteaux électriques ainsi que les conventions des espaces verts qui ont été attribuées sur une simple décision, sans délibération. Manifestement la plupart des élus de cette APC sont complices de ces transactions douteuses de passations de marchés gré à gré, ils ont trouvé leur gain facile pour s’enrichir au détriment de l’Etat. Les exemples de malversations sont tellement nombreux qu’on ne peut les citer, le tout avec la complicité de la tutelle : daïra et wilaya. Autrement, si ces élus étaient sincères et aussi irréprochables, ils auraient soulevé le problème de ces détournements et transactions douteuses mais comme ils sont partis prenante.
La preuve ? Leur interpellation devant les éléments de la BEF qui les ont auditionnés sur la gestion des marchés de l’exercice 2008/2011. Concernant le directeur technique, répondant aux initiales T.M., il aurait été autorisé sur accord de certains élus, à procéder aux ouvertures des plis cachetés des projets à la place du président. Des ouvertures des plis qui sont de la compétence d’un membre élu et non un fonctionnaire. Mais comme tout le monde est dans la magouille, ils ferment les yeux, et ce, pourvu qu’ils tirent profits pour se faire remplir les poches par la fameuse formule des 40% au détriment des affaires de l’Etat. Affaire à suivre
Medjadji H.
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y'a à marre de APN du senat dissolution approuvé par le peuple, lois obsoletes ,kif kif ,on revient au moyen age
La question a suscité une polémique au niveau de la commission des affaires juridiques
Le bureau de l’APN décide d’expédier les plus importants projets
El Watan,
Les responsables de la commission des affaires juridiques ont été sommés d’envoyer, au plus vite, les projets de loi sur les partis, sur les associations et sur l’information à la plénière.
Le retard accusé dans la programmation du projet de loi organique relatif aux partis politiques a suscité la colère de certaines formations politiques siégeant à l’Assemblée, ainsi que des personnalités qui attendent depuis de longues années la mise sur pied de leur parti, et ce, en vue de participer aux prochaines joutes électorales. Des députés de la Chambre basse accusent ouvertement les partis de l’Alliance présidentielle de manœuvrer pour laisser traîner aussi longtemps ces projets dans le but de gagner du temps. «Les élections législatives sont prévues pour le mois de mai prochain, mais le chef de l’Etat peut convoquer le corps électoral trois mois avant cette date. Si l’on se réfère à cette donne, aucun nouveau parti politique ne prendra part à cette échéance, car aucun parti n’aura eu l’agrément», note un parlementaire.
Partant de cette hypothèse, si de nouveaux partis ne prennent pas part aux élections législatives de mai prochain, l’Algérie composera dans le futur avec une Assemblée qui sera identique à celle d’aujourd’hui, c’est-à-dire avec les mêmes partis et peut-être les mêmes députés.
Ces jours-ci, une polémique s’est installée à l’APN autour de cette question. Les élus, ayant demandé à l’ouverture de la session parlementaire d’automne de procéder par ordre de priorité la programmation des projets, sont déçus par les décisions prises par le bureau de la Chambre basse et, par conséquent, de la non-prise en charge de leurs préoccupations.
«Le ministre de l’Intérieur et le bureau de l’APN s’accusent mutuellement et chacun renvoie la responsabilité à l’autre en matière de retard dans l’examen de ces projets», nous affirme-t-on. Aucune partie ne veut endosser la responsabilité des retombées de cette démarche.
Aujourd’hui, pour tenter de remédier à cette situation, le bureau de l’APN a accéléré la cadence en programmant les quatre plus importants projets sur une période ne dépassant pas une semaine (du 23 au 28 novembre). Ces textes de loi seront expédiés en quatre jours. «La commission juridique a voulu élargir les consultations en invitant les leaders des partis politiques et d’autres experts, mais elle a été sommée de conclure ses travaux pour soumettre le projet à débat en plénière», regrette un parlementaire.
Les députés parlent sans hésitation de bâclage et d’expédition de projets. Sinon, comment expliquer que des textes très importants, tels que le projet de loi sur les partis politiques, celui relatif aux associations et le code de l’information, soient débattus en une journée ? Nul n’ignore qu’en dépit de l’accélération des travaux, le projet sur les partis politiques ne sera jamais mis en œuvre dans les délais, ce qui pénalisera les nouveaux partis. «Une fois débattu à l’APN, le projet sera soumis au Conseil de la nation avant son renvoi au secrétariat général du gouvernement et enfin sa promulgation par Bouteflika puis sa publication au Journal officiel. Sans omettre les délais impartis à l’administration pour l’étude des dossiers des nouveaux partis», souligne-t-on.
Nabila Amir -
Frédéric Fournier, chef de la délégation du CICR à Alger : «En Algérie, on n’a pas le droit de visiter les prisons militaires»
El Watan,
Frédéric Fournier a affirmé avoir eu accès, sans difficulté, aux lieux de garde à vue de la police et de la Gendarmerie nationale. Il estime que la question des disparus durant la décennie noire demeure taboue.
On n’a pas le droit de visiter les prisons militaires. Idem pour les centres du DRS», a déclaré, hier, Frédéric Fournier, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Lors d’une journée d’information et d’échange sur l’action du CICR dans les pays du Printemps arabe, organisée à Alger en collaboration avec le quotidien Algérie News, M. Fournier a affirmé tout de même d’avoir eu accès aux lieux de garde à vue de la police et de la gendarmerie. Selon lui, le courant passe entre le CICR et le ministère de la Justice. C’est le CICR qui choisit le lieu de détention qu’il veut visiter. Mais, relève-t-il, la particularité de l’Algérie réside dans l’escorte et le système de notification. «Les responsables au niveau des prisons sont au courant de notre visite», précise le représentant du CICR à Alger.
En ce qui concerne la participation de l‘organisation à la résolution du problème des disparus, M. Fournier a reconnu que «le sujet demeure tabou». «Pour ce qui est du dialogue avec les autorités, c’est la non-réponse jusque-là», atteste-t-il. Et de rappeler que le CIRC a offert ses services dans la mesure où il a un savoir-faire. «Je ne pense pas que c’est le moment de dialoguer sur le rôle du CICR concernant la question des disparus», estime-t-il. Et d’ajouter : «Notre but est de rester pour pouvoir travailler. C’est un enjeu pour les prisonniers qu’on essaie d’assister.» La coopération de l’armée avec le CICR dans le cadre de la formation est toujours en vigueur pour préparer les soldats aux situations de guerre. Pour ce qui est de l’absence du CICR en Algérie pendant la décennie noire, M. Fournier évoque le contexte légal. «Le CICR n’a pas le droit d’intervenir dans des conflits internes», explique-t-il, en précisant que l’absence du CICR est due à un désaccord sur les modalités de travail.
La Libye, un terrain miné
Questionné sur la visite en prison de Seïf El Islam, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, Frédéric Fournier n’est toujours pas au courant si le CICR a introduit cette demande officielle. M. Fournier a affiché son intention d’entamer cette procédure. Il explique également qu’il revient aux autorités libyennes d’accepter ou de refuser la demande. Le statut du conflit international libyen a cessé avec la dernière frappe de l’OTAN. De ce fait, l’intervention du CICR sur le sol libyen est soumise à l’autorisation du gouvernement libyen. «En Libye, la guerre a été menée par des personnes qui ne connaissent pas le droit de guerre : (droit des civils, des prisonniers et des morts)», juge Frédéric Fournier. Il estime également que l’aide à la Libye ne va pas s’arrêter. «70% du budget du CICR sont dépensés dans les pays musulmans», a déclaré le chef de la délégation du CICR. Ce dernier souhaite plus de participation des pays du Golfe dans le financement des actions du CICR.
La Banque mondiale nous écrit :
Nous nous référons à l’article : «Un rapport de la Banque mondiale fait le diagnostic du monde du travail en Algérie», publié dans votre journal en date du 20 novembre 2011. Le rapport cité dans l’article n’est ni finalisé ni rendu public, et il reste en phase d’élaboration «version projet». De ce fait, les opinions présentées dans cet article ne peuvent pas être attribuées à la Banque mondiale, elles n’expriment et n’engagent à ce stade que l’opinion des rédacteurs de ce rapport.
Djedjiga Rahmani -
Le colonel Bencherif accuse le wali de Béjaïa J’accuse
source: le soir dz
Ahmed Bencherif
Membre du Conseil national de la Révolution algérienne
L’enquête que je mène depuis fort longtemps me permet actuellement d’affirmer que l’ex-wali de Djelfa, Hamou Ahmed Touhami, surnommé du temps où il était wali de Béchar «Hamou 10 %» est un corrompu. Ces 10 %, faisant allusion à sa quote-part, étaient exigés de chaque entrepreneur détenteur d’un marché public représentant une commission de 10 % qui lui était remise en mains propres, une fois le marché obtenu.
Cette pratique a fonctionné tout au long de son passage à Béchar où il a sévi pour se servir et non servir l’intérêt collectif. Pour ce wali en question, la trahison de sa mission est flagrante. L’ex-wali a trahi la wilaya de Djelfa qui lui a offert son hospitalité et sa confiance. Il en a abusé en piétinant ses traditions et son mode de vie, en profitant de son poste uniquement pour s’enrichir rapidement, défiant les lois de la République et celles de Dieu. Si les milliers de milliards, dont a bénéficié, durant son «règne» la wilaya pour son développement pour les différents programmes, n’avaient été entachés de corruption, cela aurait donné de bons ouvrages et de meilleurs résultats quant à l’avenir économique de la wilaya. La corruption a créé une faille terrible dont la population se souviendra. Le wali et ses sbires partageaient les dividendes de cette corruption. Il l’a même «légalisée» pendant son règne à Djelfa où le maître mot était la part du «Maâlem». Selon certaines indiscrétions qui me sont parvenues, ce wali, devenu plus gourmand, ne se contentait plus de 10 % et réclamait sans rougir plus à ses proies. Ces entrepreneurs rackettés par ce gangster n’avaient d’autre choix que de répercuter ce manque à gagner sur la qualité des travaux et les prestations effectués en les entachant d’irrégularités et de malfaçons. Ce semeur de trouble a cultivé l’esprit de la fraude et s’est habitué à intimider les gens. Actuellement, le nouveau wali, fraîchement arrivé, a hérité d’une gestion qu’il tente de redresser malgré certaines poches de résistance de l’ancien clan, tentant par tous les moyens de le déstabiliser. Les citoyens de la wilaya de Djelfa affluent nombreux à mon domicile, à l’occasion de la célébration de l’Aïd el Adha, ils m’ont supplié de dénoncer publiquement, et au plus haut niveau, cet état de fait. Il risque de faire autant de mal à Béjaïa, ville de Yemma Gouraya, ville d’Histoire et d’intelligence. Sa promotion (alors qu’il devrait aller à la retraite) en tant que wali de Béjaïa n’aurait pas eu lieu si son dossier avait été divulgué au moment opportun. Mais les méfaits qu’il a commis pendant toute sa carrière le rattraperont un jour, là où il se trouve. Ce corrompu a bafoué les principes fondamentaux et moraux de la société et Djelfa se souviendra des stigmates qu’il a laissés lors de son passage dans cette wilaya martyre. Afin de contribuer à lever le voile sur les agissements de cet ex-wali, j’exige à titre d’exemple l’ouverture d’une enquête sérieuse sur les dossiers suivants :
1- Le dossier de l’APC de Aïn Chouhada classé sur simple décision du wali et non transmis à la justice depuis 2005 ;
2- le dossier de l’APC de Aïn el Bel classé sur simple délibération et non transmis à la justice pour y statuer sur simple recommandation du wali ;
3- les autorisations «provisoires» signées par le wali pour exploiter des carrières sur des sites naturels et culturels protégés en commettant des pillages et des catastrophes sur le patrimoine ;
4- le dossier du foncier urbain et agricole où il y a eu beaucoup de dilapidations et de malversations ;
5- le dossier du choix de terrain fait par le wali de construire un hôpital sur un terrain rocheux et boisé (surcoût de plusieurs dizaines de milliards) ce qui a conduit à la destruction du patrimoine naturel ce qui a conduit l’ex-DLEP, M. Lakhal, à démissionner. Des milliards ont été dépensés pour niveler ce terrain, alors que les terrains plats existent à Djelfa à profusion. J’en resterai là, pour le moment, car la liste des irrégularités est encore longue, sans compter le mal qu’il a fait à certains cadres qui se sont mis sur son chemin pour défendre les valeurs de la République algérienne. Je reste à l’entière disposition de l’autorité pour faire la lumière sur ce dossier car il était de mon devoir de moudjahid de dénoncer cet état de fait, même tardivement, à cause de certains recoupements longs à établir. Ce wali doit rendre des comptes devant la justice. Elle seule établira sa culpabilité ou sa non-culpabilité en toute impartialité.
Vive l’Algérie !!! -
Contrechamp
L’Égypte ou l’hypothèque militaire de la démocratie
Par : Mustapha Hammouche
Après une sanglante répression des manifestants suivie de la démission du gouvernement, l’armée égyptienne s’est résolue à négocier avec des représentants de forces politiques. C’est le résultat de ce qui, pendant trois jours, fut véritablement une seconde insurrection.
La place Tahrir et d’autres villes d’Égypte ont réagi à une entreprise de restauration de l’ancien système sans Moubarak.
En voulant imposer le fait accompli d’une constitution préalablement balisée par le gouvernement en place et qui met notamment le budget de l’armée hors du contrôle parlementaire, l’armée a tenté un putsch par anticipation contre le régime d’après-Moubarak, privant d’avance le Parlement de tout droit de regard sur le fonctionnement de l’institution militaire.
Si l’assemblée nationale devrait, à moins d’un report de dernière minute, être élue ce 28 novembre, le CSFA s’est bien gardé de programmer une date pour l’élection présidentielle. Les Égyptiens sont progressivement passés du doute à la conviction quant à l’arrière-pensée restauratrice du maréchal Tantatoui et de son conseil. Ils découvrent surtout que “dégager” Moubarak ne suffisait pas à “dégager” le régime et qu’un régime peut s’accommoder de changement de “ses” civils, si ce changement n’entame pas la primauté de la décision militaire sur les prérogatives des institutions. L’armée égyptienne semble avoir été tentée de constitutionnaliser, par précaution, cette prééminence et de gagner du temps en retardant la mise en œuvre de la revendication de changement démocratique.
L’expérience égyptienne repose ainsi la problématique de l’évolution politique à partir d’un régime dictatorial de ce type et qui caractérise la plupart des États non monarchiques du monde dit arabe. Si un souverain de droit divin est dispensé de l’appui politique de son armée, le maître d’une “république” dictatoriale ne tient son pouvoir que de son rapport — politique — à l’armée qui, elle-même, tient sa puissance de sa capacité à soumettre la société en l’encadrant policièrement et en la réprimant militairement à l’occasion. Tant que c’est possible, cette fonction est déléguée à la police civile, mais le rempart ultime de la dictature reste l’armée.
Étrangement, elle tire sa légitimité — politique — de la menace extérieure, en entretenant la confusion entre la contestation de son rôle politique et l’atteinte à la mission de défense nationale, une confusion qui est à l’origine de l’invention de “l’ennemi intérieur”. Ce pouvoir de contrôle physique de la société en fait l’allié nécessaire du despote qui craint ou refuse la règle démocratique du choix populaire. Comme le temps n’est plus à l’empire franc de militaires en uniforme, des institutions “républicaines” leur servent de vitrine civile. Et le rapport entre les deux faces d’un même régime dépend des circonstances politiques concrètes. En cas de besoin, il peut aller jusqu’au sacrifice de la façade civile et son remplacement, le tout étant de changer d’apparence sans changer de nature.
C’est ce côté “transformiste” des dictatures de la région qui rend les processus de rupture démocratique si laborieux, si sanglants et si incertains.
M. H.
musthammouche@yahoo.fr -
no moment

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no moment :ils ont le virus de la fraude,RND exemple! ouyahia m'fraudé

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La Banque mondiale organise un atelier sur l’emploi
Les failles de la politique de l’emploi réfutées par les responsables du secteur
Le spécialiste du monde du travail, Mohamed Saïb Musette, prévient quant aux risques de précarisation des emplois, d’autant que les postes non permanents dominent le salariat.
C’est sans doute le chantier le plus délicat de l’Algérie d’aujourd’hui tant les tensions sociales sont fréquentes. Lors d’un atelier sur l’employabilité, organisé hier à Alger par la Banque mondiale, le chercheur et spécialiste du monde du travail, Mohamed Saib Musette, a mis en garde contre les effets pervers des mutations que connaît actuellement le marché du travail en Algérie. Il regrette que les enquêtes sur les salaires soient abandonnées, tout comme celle sur l’économie informelle qui permettrait d’y voir un peu plus clair.
Autre motif d’inquiétude : l’informel dans le secteur privé hors agriculture représente une part de 37% ; un chiffre que conteste le responsable de la Confédération nationale du patronat (CNPA). L’expert insiste sur les risques de précarisation des emplois en Algérie, d’autant que les postes non permanents dominent le salariat. «Il y a un léger avantage, d’à peine 0,3%, qui nécessite néanmoins de tirer la sonnette d’alarme», précise M. S. Musette.Du côté des représentants du ministère du Travail, le «tout va bien» est plutôt de rigueur. Ils récusent l’idée selon laquelle les augmentations salariales auraient été décidées par le gouvernement de crainte de subir le même sort que certains pays arabes. De même que le redoublement d’efforts en matière de politique de l’emploi et d’insertion des jeunes ne serait dicté que par la seule volonté de favoriser l’émergence d’entreprises. «Ce n’est pas une politique ex nihilo, nous nous sommes basés sur les expériences passées», souligne ainsi Fodil Zaidi, responsable de l’emploi au département du Travail. Ces efforts font, d’après lui, suite à une réflexion menée en 2007 sur la politique de l’emploi et sur le niveau des salaires en Algérie.
Manque de vision
Mohamed Tahar Chaâlal, directeur de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), a affirmé, de son côté, que le réseau de son agence peut se targuer d’avoir, en plus des 48 agences de wilayas, quelque 167 agences locales. Il souligne aussi l’efficacité des organismes privés qui ont enregistré, depuis 2010, près de 200 000 demandes d’emploi. De plus en plus de demandeurs d’emploi se dirigent désormais vers l’Anem. Leur chiffre est ainsi passé de 99 000 en 2001 à 1,9 million en 2010. Au total, l’ANEM a aidé, en 2010, près de 181 000 chômeurs à trouver un travail.Le directeur de l’Ansej a présenté un bilan tout aussi flatteur, soulignant la création de 91 978 emplois grâce à son dispositif. Près de 230 000 micro-entreprises ont ainsi pu voir le jour grâce aux dispositifs de l’Ansej et de la CNAC. Le représentant de l’Ansej ne s’étalera pas, en revanche, sur la question du remboursement des prêts ni sur la pérennité des entreprises créées.
Les représentants du département du Travail, surtout, ne veulent pas entendre parler des failles, réelles ou supposées, de la politique nationale de l’emploi. Divers représentants d’organismes de l’emploi ont ainsi décoché des flèches à l’auteur de l’étude, réalisée pour le compte de la Banque mondiale, sur l’emploi. Ledit rapport est extrêmement critique, soulignant, entre autres aspects, les contraintes de l’insertion des jeunes, le manque de vision dans la lutte contre l’informel et l’instabilité des postes de travail des Algériens.Amel Blidi
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gaspillage,esque'on écoute le peuple!!! walou
Pour permettre le passage du tramway à Constantine
Une trémie de 25 milliards de centimes sera démolie
Par : Driss B.
Pour les besoins du projet des centaines d’arbres ont été abattus dans toute la ville et des biens publics, des jardins et des parkings ont été supprimés.
Après moult tergiversations, la commission de wilaya chargée d’étudier le secteur des travaux publics qui s’était réunie, la semaine passée, a choisi de supprimer la trémie du boulevard Che-Guevara à proximité de la mosquée Émir-Abdelkader, et ce, pour permettre le passage du tramway. Difficile décision quand on sait que cette trémie mise en service en 2006 a coûté la bagatelle de 25 milliards de centimes et n’aura donc servi que cinq ans, mais pour en arriver là, la société italienne Pizzarotti, chargée de la réalisation du tramway de Constantine, pouvait-elle éviter un tel scénario?
A priori, les architectes et ingénieurs de la société italienne ont proposé deux solutions. L’une consistait à faire remblayer la trémie, l’autre plus complexe à réaliser visait à revoir sa conception en procédant à une extension en forme de Y. Selon un ingénieur travaillant à Pizzarotti, cette idée a été rejetée pour trois raisons à savoir, le coût, le retard sur les délais et l’impact qu’elle aurait sur la structure de la mosquée Émir-Abdelkader déjà fragilisée à cause de la nature du terrain. En outre, la société italienne aurait elle-même tranché pour la première option du fait que cela lui éviterait de transmettre un quelconque avenant au contrat qui pourrait en plus du retard engendré, lui coûter de l’argent.
Notre source ajoute que même si cette extension de la trémie a été adoptée, le ministère des Travaux publics s’opposerait de toute façon à valider un tel projet pour éviter une rallonge financière.
Quoiqu’il en soit, et vu le manque d’espaces en zone urbaine, Pizzarotti se trouve confrontée à la grogne des citoyens car entreprendre des travaux sans faire de “casse” relève du miracle comme nous explique cet ingénieur qui nous précise que depuis le lancement des travaux, la société italienne doit, en plus des difficultés géologiques, faire le moins de dégâts possibles en ce qui concerne l’environnement et les biens publics.
Il est à rappeler que pour les besoins du projet des centaines d’arbres ont été abattus dans toute la ville et que des biens publics, des jardins et des parkings ont été supprimés. Mais pour revenir à la trémie, les travaux de son remblayage débuteront en principe le mois prochain pour une durée de quelques semaines, la société a déjà finalisé l’étude pour placer les voies mécaniques. Techniquement ce chantier représente la deuxième difficulté pour la société en zone urbaine, après le stade Benabdelmalek. Ce dernier connaît, lui, un retard considérable même si le plus gros a été fait (charpente métallique et pose du béton) et qu’il ne reste que les finitions, une affaire de quelques mois, nous informe un autre ingénieur. Quant à la suite du chantier en zone urbaine, le lancement de la construction des infrastructures (notamment les plates-formes) va s’échelonner sur plusieurs phases, et ce, pour éviter au maximum de perturber la circulation routière, sachant que cet axe est l’un des plus empruntés de la ville. Par ailleurs, concernant les retards enregistrés au niveau de plusieurs points du chantier, notre interlocuteur nous explique que les réseaux souterrains d’assainissement, de gaz et d’électricité sont pour beaucoup dans la perturbation des travaux. “Lorsque nous construisons des murs de soutènement en bordure des voies, murs qui renforcent le passage du tramway, nous tombons sur des kilomètres de câbles et de canalisations, comme cela est arrivé au tracé de Zouaghi, il nous faut alors attendre des semaines pour que les services concernés (Sonelgaz, Seaco et Algérie Télécom) interviennent”, explique-t-il. Les travaux en zone suburbaine ont toutefois connu un taux d’avancement appréciable, en dépit de la fragilité des sols, les opérations de terrassement et de réalisation des plates-formes et de pose des rails sont en voie d’achèvement, cette constance est cependant conditionnée par l’exécution des ouvrages d’art (le viaduc à proximité de l‘université et du tunnel à Zouaghi) encore non terminés. Enfin, notre ingénieur même s’il travaille à l’administration et qu’il a le libre accès sur plusieurs dossiers, était incapable de nous fournir avec précision le taux global de l’avancement du projet. “Tout dépend de la cadence des travaux, ce qui est sûr c’est que la mise en service du tramway sera dans une année ou plus !” conclut-il. Le projet du tramway de Constantine, évalué à près de 330 millions d’euros, a été lancé en octobre 2008 et devait être livré 47 mois après cette date.
DRISS B. -
no moment

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DOK en mode vibreur
On pourrait croire au débat constructif quand le ministre de l’Intérieur discute avec les sénateurs sur le choix du mode de scrutin, proportionnel ou majoritaire, à liste ouverte ou fermée. Mais ce serait comme si l’on ne connaissait pas l’obsession du régime à truquer les élections avec tous les modes possibles et imaginables, du correcteur orthographique à la perceuse électrique en passant par l’imposition des mains, la fouille au corps électoral ou le gang bang, viol collectif des urnes. De fait, parler de mode de scrutin en oubliant la fraude organisée est comme demander à un aveugle s’il préfère des lunettes Giorgio Armani ou Dolce Gabbana.
Un luxe que l’Algérien ne peut se permettre tant que ses dirigeants lui confisquent encore sa voix et son avis. D’ailleurs, DOK a tenu, dans la foulée, à rappeler que le mode de scrutin majoritaire avait fait gagner le FIS en 1991 avec seulement 3 millions de voix, mais 150 sièges aux législatives. Là aussi, il a oublié de rappeler que des partis démocrates demandaient un scrutin à la proportionnelle qui aurait accouché d’une Assemblée hybride, mais sans majorité nette. Sur un point seulement, celui-ci, unilatéralement décidé sans concertation, l’Algérie n’aurait peut-être pas basculé dans sa sombre séquence historique et DOK n’aurait jamais existé.
Maintenant qu’il est là, grâce à la dérive terroriste et au repêchage des vieux recalés de l’ancien système, il aurait tout intérêt à réactiver les commissions d’enquête sur la fraude électorale au lieu d’ergoter sur le sexe des anges et de l’urne. Parce que, en tant que ministre de l’Intérieur, il va bientôt entrer dans l’histoire par la petite porte en étant le responsable de la prochaine fraude électorale. Son nom, comme celui de ses prédécesseurs, sera apposé à la longue liste des dirigeants algériens qui ne croient ni à la démocratie,
ni au consentement, ni au XXIe siècle.Chawki Amari
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la censure à beaux jours devant -elle
Nouveau panorama
zoom | © D. R.Depuis les années 1980, l’édition en Algérie a connu des changements aussi bien au niveau morphologique que dans les modes d’organisation intervenus dans le secteur du livre.
On est passé, ainsi, d’un système principalement structuré autour d’entreprises publiques assurant une fonction éditoriale et de diffusion prépondérante (Enal, Enag, Enap, OPU, etc.) à un ensemble hétérogène dominé par une édition de statut privé (plus d’une centaine depuis les années 2000). Là-dessus s’est greffé un réseau important d’importateurs de livres édités en Europe (principalement la France) et au Moyen-Orient (principalement l’Egypte et le Liban). L’envergure de ces entreprises varie selon les lieux d’édition (une majorité installée à Alger, une vingtaine disséminée dans les autres villes) et le fait qu’elles sont adossées à une imprimerie (Casbah Editions, Editions du Tell, Dar El Gharb, Dar El Houda, etc.) ou non et à un réseau de diffusion propre ou partagé (Chihab, Casbah, etc.).
Nous noterons également une certaine spécialisation, ou du moins des dominantes qui font qu’autour de quelques grandes maisons d’édition généralistes (Anep, Enag, Alpha, Casbah, Chihab, etc.), on voit se constituer des éditions dédiées pour une grande part à la littérature de jeunesse, au beau livre ou à la réédition patrimoniale (Apic, Média-Plus, Inas, Dar El Hikma, Dalimen, Hibr, Koukou, Socrate, Dar El Adib, Editions Houma, etc.). Grâce à la dynamique d’un festival dédié à la bande dessinée, et à la forte audience des caricaturistes algériens (Dilem, Hic, Gyps, Tougui, etc.), ce secteur reprend vie depuis trois à quatre ans et se prévaut d’une politique éditoriale prometteuse, la création de revues (Bendir, Laabstore, etc.) et l’émergence d’une jeune école de dessinateurs de mangas qui ont déjà leur réseau de webzines, de sites miroirs et d’albums.
Dans cette configuration, on peut souligner, néanmoins, la part assez modeste de la littérature générale dans les catalogues des éditeurs. Ici, il sera question essentiellement de la production de langue française avec certains développements touchant à la production de langue arabe. L’édition littéraire en tamazigh, en pleine expansion ces dernières années, reste toutefois encore très marginale. En général, très peu d’éditeurs accordent une place significative à la littérature à l’instar des Editions Barzakh (Grand prix 2010 de la fondation Prince Claus pour la culture et le développement), Alpha Editions, Lazhari Labter Editions, Casbah, Chihab…
Cependant, presque tous éditent régulièrement ou ponctuellement des œuvres littéraires qui appartiennent à l’éventail des productions (des genres canoniques, dominés par le roman, à la littérature de jeunesse). Pourtant, si cette multiplication de structures éditoriales a permis un élargissement quantitatif réel, il faut rappeler néanmoins que dans le domaine de l’édition littéraire proprement dite, plus d’un tiers des œuvres est publié à compte d’auteur.
Cette forme de publication, qui a pris naissance dans l’espace éditorial algérien depuis la fin des années 1980, s’est accentuée lors de la dernière décennie avec la création de dizaines de maisons d’édition qui ont pu exister sur le marché du livre en minimisant les risques économiques par la publication à compte d’auteurs. Ce mode éditorial coïncide avec la venue à l’écriture (ou du moins à l’acte d’édition) de générations ayant accompli l’essentiel de leur activité professionnelle (professions libérales, retraités, etc.). Beaucoup de femmes, en particulier, ont pu accéder à l’expression littéraire publique après s’être consacrées à leur activité professionnelle et familiale, comme le montre Christine Detrez («L'écriture comme résistance quotidienne : être écrivaine en Algérie et au Maroc aujourd’hui», Sociétés contemporaines, 2010/2, n° 78, 2010).
Nous remarquerons que du point de vue quantitatif, le marché du livre littéraire en Algérie est composé pour une part, de la diffusion d’œuvres littéraires qu’offrent des importateurs de livres (dans cet ensemble la littérature classique est dominante) et, pour une autre part, de la production de l’édition locale. Ce marché se caractérise ensuite par son hétérogénéité au plan de la diffusion, une majorité d’éditeurs ne diffusant leur production qu’auprès d’un nombre limité de libraires implantés, pour la plupart, dans les grands centres urbains.
Les quelques foires du livre occasionnelles et surtout le Salon international du livre d’Alger (SILA) sont souvent des manifestations relais pour assurer la visibilité de la production éditoriale et élargir la diffusion du livre. Une des nouvelles tendances, en développement depuis la fin des années 1990, est l’émergence de la co-édition (Editions Barzakh/Editions de l’Aube ou Actes Sud par exemple) ou de la réédition en Algérie d’ouvrages édités en France : Marsa Editions, Casbah Editions et surtout Sédia, filiale de Hachette, qui a pu proposer la réédition, en un délai très court, d’ouvrages d’auteurs algériens en vue, comme Assia Djebar, Yasmina Khadra, Anouar Benmalek, Nina Bouraoui, Nourredine Saâdi, ou Salim Bachi. Cela forme des passerelles entre les espaces de production.
La dichotomie, autrefois pénalisante et lourde de malentendus, entre écrivains édités en France et écrivains édités en Algérie, tend à se résorber par ces diverses passerelles (co-édition, édition alternée ici et là-bas ou réédition). Soulignons, chez Marsa Editions, la publication, depuis 1996, de 146 numéros d’Algérie-Littérature Action, espace exceptionnel de publication et d’information pour les jeunes (et moins jeunes) écrivains vivants en Algérie. Cette collection d’ouvrages de créations comprend une vingtaine de romans, une dizaine d’œuvres théâtrales, cinq recueils de poésie et quatre recueils de nouvelles.
Le ministère de la Culture a aidé à la création de bibliothèques destinées aux enfants, en apportant son soutien à l’édition de 800 titres. Le secteur de la littérature de l'enfance et de la jeunesse mériterait à lui seul une étude exhaustive pour évaluer son envergure et faire la part du produit culturel et celle de la marchandisation, souvent de qualité médiocre. Par ailleurs, les diverses contributions publiques à l’édition ont été relativement importantes et la tendance ne semble pas s’affaiblir jusqu’ici : aide accordée aux éditeurs en 2008 et 2009 pour plus d’un millier de titres par an et, entre 2010 et 2011, un peu plus de 1500 titres bénéficiant de la manne publique.
On peut relever également une réelle dynamique de structuration des institutions dédiées à la lecture, autant par la mise en place d’un réseau de bibliothèques, dont la multiplication a été particulièrement significative entre 2005 et 2010, que par une politique de soutien à l’édition générale et celle pour enfants. Plusieurs manifestations internationales importantes ont permis de démultiplier ces actions. Signalons aussi, l’impulsion de la traduction, notamment de l’arabe au français en 2003 (opération des plus spectaculaires mais qui a donné lieu à beaucoup de réalisations calamiteuses et fautives) et du français à l’arabe en 2007. Les principaux handicaps résident néanmoins dans la faible densité du réseau des libraires (ceux qui s’occupent de littérature générale) et dans le caractère conjoncturel des actions en faveur de la promotion du livre et de la lecture. A cet effet, il sera utile d’évaluer les retombées concrètes de la décision du ministère de l’Education d’instaurer des activités de lecture encadrées à partir de la rentrée 2011.
Après une décennie qui a connu une certaine stagnation de la production littéraire, la fin des années 1990 et les années suivantes ont vu une reprise assez significative de l’édition littéraire dominée par l’initiative privée : multiplication par cinq des éditeurs entre 1995 et 2010, plus de 165 éditeurs déclarés (au moins juridiquement) au Registre de commerce en 2010. Même si, pour l’essentiel, cette édition est davantage tournée vers la production scolaire et parascolaire (deux tiers du marché du livre en Algérie concernent le livre scolaire), elle a permis une diversification éditoriale assez marquée pour la production littéraire dans les deux langues, arabe et français.
Soulignons que par rapport au critère quantitatif de production, la disproportion en littérature entre les romans en français et en arabe est inversement proportionnelle à la distribution linguistique. Tayeb Ould Aroussi, directeur de la Bibliothèque de l’Institut du monde arabe, signalait que les romans algériens en français étaient passés de 46 en 1980 à 434 en 2008 et, en arabe pour la même période, de 19 à 115 (A. Tabadji, L’Expression, 23 décembre 2008). Dans ce paysage éditorial, le roman domine ainsi que les récits autobiographiques et historiques. Certes, en dehors de certains événements exceptionnels, l’édition littéraire en Algérie, comme d’ailleurs dans le reste du Maghreb, est assez marginalisée, non tant à cause de son volume de production qu’à celle de la faiblesse du système de valorisation (critique journalistique, émissions télévisées et radiophoniques, rencontres littéraires, animations dans le circuit scolaire et universitaire, etc.).
Il n’en demeure pas moins que la production offre une variété de tonalités et de thématiques et se caractérise par des écritures assez dissemblables, même si l’option réaliste reste assez dominante dans l’ensemble. Ainsi, la production poétique est relativement présente dans l’édition, mais se révèle assez rarement de très bonne qualité. Elle compose une grande partie des éditions à compte d’auteur et ne bénéficie guère d’une réception critique rigoureuse. Nous remarquons surtout que l’édition littéraire s’est lentement mise en place selon des circonstances et des manifestations conjoncturelles (commémorations culturelles ou historiques, etc.).
Elle laisse apparaître également, pour les éditions les moins établies, de fortes carences dans l’accompagnement éditorial : travail de correction de la langue et qualité de mise en forme en général. Le succès littéraire ou les tendances globales des choix des lecteurs telles que nous les restituent les enquêtes et les sondages sont, pour l’ensemble, conformes aux stéréotypes les plus persistants de l’image projetée du corpus de la littérature algérienne de langue française ou de celui des œuvres de la littérature française «classiques», de la littérature sérielle et de grande consommation. Quelques prix littéraires sont bien délivrés ici et là, sans que puisse être véritablement établie la part de la consécration critique, celle de l’exercice institutionnel et celle du marché proprement dit. Le Prix Mohamed Dib, s’il résiste à l’épreuve du temps, semble être l’un des plus conformes à l’exigence critique.
Lettre sur le commerce des livres (1763)
«J'en appelle aux Bénédictins, aux érudits, aux théologiens, aux gens de loi, aux antiquaires, à tous ceux qui travaillent à de longs ouvrages et à de volumineuses collections ; et si nous voyons aujourd'hui tant d'ineptes rédacteurs de grands livres à des petits [sous-entendu : travaillant à des petits livres] tant de feuillistes, tant d'abréviateurs, tant d'esprits médiocres occupés, tant d'habiles gens oisifs, c'est autant l'effet de l'indigence du libraire privé par les contrefaçons et une multitude d'autres abus de ses rentrées journalières, et réduit à l'impossibilité d'entreprendre un ouvrage important et d'une vente longue et difficile, que de la paresse et de l'esprit superficiel du siècle.»
Denis Diderot
.Hadj Miliani (Professeur à la Faculté des Arts et des Lettres de l’université Abdelhamid Benbadis (Mostaganem). Responsable projet de recherche PNR, Champs culturels et mondialisation au CRASC.)


