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cland'oujda

  • ce vieux corbeau de malheur DOK,il instutialise à lui tout seul" la corruption"


    Hadjer Guenanfa        http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT4jtdy--CYU7W_3tpOX6nVJlbcR7-_EExt498TADPxv3v1Kj-eqQ

    Le ministère de l’Intérieur a refusé d’accorder l’agrément à l’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC), a‑t‑on appris, ce dimanche 4 novembre auprès de son secrétaire général, Khelil Moumène. Ce dernier a reçu, le 29 octobre, une correspondance du ministère qui a justifié son refus d’accorder l’agrément par le non‑respect de la nouvelle loi sur les associations. Mais aucun article de loi n’a été cité dans ce document, selon M. Moumène. « On a été à cheval sur les procédures. On a respecté le nombre des fondateurs, celui des wilayas, etc. On a fait un PV de l’assemblée générale. Un huissier de justice était présent », explique Khelil Moumène. Les fondateurs de cette association ont prévu d’organiser une conférence de presse mardi pour parler de « cette interdiction arbitraire », selon eux. L’Association nationale de lutte contre la corruption est composée notamment de militants de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh). Cette organisation avait déjà mis en place, en 2011, une cellule de lutte contre la corruption et pour la protection des deniers publics. Khelil Moumène se dit surpris par cette interdiction en contradiction avec le discours officiel sur la lutte contre la corruption.

  • Alors que les mosquées sont interdites de campagne électorale

     

    Les imams mobilisés contre l’abstention

    Par : Mohamed Mouloudj

    Il y a comme un paradoxe dans la déclaration du ministre qui interdit aux citoyens de parler d’élections dans la mosquée en tant qu’espace consensuel, mais, en même temps, il autorise les imams à convaincre les citoyens d’aller accomplir cet “acte de responsabilité et de citoyenneté”.

    L’utilisation des mosquées à des fins partisanes lors de la prochaine élection semble s’ajouter à la crainte du pouvoir face au risque d’une abstention massive. Si l’on se fie aux déclarations de Bouabdallah Ghlamallah, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, sur les ondes de la Chaîne I, on comprend aisément qu’hormis la crainte d’un boycott massif, qui hante toujours le pouvoir, l’utilisation des mosquées au profit des partis en compétition s’ajoute à ce malaise.
    Pour parer à ce risque, c’est Ghlamallah qui prend le relais pour rappeler que les mosquées sont des lieux saints apolitiques. Il a souligné, en substance, que l’État n’acceptera pas que ces lieux servent de moyens de propagande pour les partis en lice. Cette réaction vient, en fait, après les instructions qu’aurait données le ministère aux imams afin de mobiliser les fidèles pour la prochaine élection à travers des prêches.
    “La campagne électorale est interdite dans la mosquée car elle constitue une atteinte flagrante à cette enceinte religieuse”, a rappelé le ministre des Affaires religieuses. C’est dire que la mosquée peut servir de tremplin afin de mobiliser l’électorat, mais pas au profit d’une quelconque formation politique, tente de se disculper le ministre, en annonçant que “les imams peuvent, dans leurs prêches, évoquer les élections”, sans toutefois, “donner des consignes de vote” aux fidèles. Lorsque le pouvoir se rabat sur les mosquées pour “s’éviter” une abstention comme celle de 2007, avec seulement 35% de participation, il est tout de même curieux qu’un imam respecte, rigoureusement, les directives de sa tutelle. Lorsqu’on ouvre la voie à l’exercice de la politique dans un lieu saint, il est difficile, voire impossible de contrôler le contenu des prêches. Un imam partisan s’interdira-t-il de faire campagne pour sa formation ? Quels sont ces Algériens qui sont imams dans les mosquées ? Quelles seront les raisons sur lesquelles un imam peut confectionner ses prêches pour convaincre les fidèles de la nécessité de voter sans s’immiscer dans un discours partisan ? Le boycott et l’abstention ne sont-ils pas une prise de position politique respectable ? Autant de questions qui peuvent être posées à nos responsables sur ce sujet qui, dans un passé récent, a été la source de dérapages pour lesquels le pays a payé un lourd tribut. Faire en sorte que les mosquées ne deviennent pas des tribunes ou porte-voix de partis politiques, avec des mesures juridiques ne doit pas exclure toute autre manipulation de ces lieux pour des fins politiques, comme le vote. Après les sms envoyés par le ministère de l’Intérieur à des millions d’Algériens les incitant à aller voter, n’est-il pas raisonnable de laisser les Algériens choisir eux-mêmes leurs positions. N’est-il pas périlleux et dangereux de diaboliser une position politique, comme le boycott ? Le pouvoir sait pertinemment qu’une abstention massive se répercutera négativement sur la légitimité des élections qu’il organise.
    Il s’essaye, désormais, à l’art de la demi-manipulation, en s’octroyant le droit d’utiliser les mosquées pour sa propre propagande et en l’interdisant, au même moment, pour des prises de positions partisanes précises. Ghlamallah a ajouté que “le vote est un acte de responsabilité et de citoyenneté qui sont des préceptes énoncés en Islam”, donc, de ce fait, l’imam est mis dans l’obligation d’expliquer aux fidèles ce que dit la religion sur le sujet.
    Cependant, Ghlamallah n’a pas indiqué ce que dit la religion sur le boycott et l’abstention. Sont-ils impies en Islam, quel est le châtiment d’un abstentionniste et quelle est la rétribution d’un électeur fidèle ?

    MM