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perroquet,deja vu, old ugly movie egyptian!!!!!!!!quite la ville?

Dans un entretien accordé au Soir d'Algérie, Mohamed Bouchakour, enseignant HEC Alger, met en garde : racheter Djezzy ne se justifie pas. Dans cette affaire de Djezzy, les Egyptiens ont été plus stratèges que les Algériens. Les Russes prétendent pouvoir l’être plus que les Egyptiens. Il reste aux Algériens à démontrer qu’ils seront plus stratèges que les Russes.
Le Soir d’Algérie : Le groupe Vimpelcom a proposé de céder sa filiale Djezzy au gouvernement algérien pour un montant de 7,8 milliards de dollars. Pensez-vous que ce soit un montant équitable comme l’affirme le patron de ce groupe ?
Mohamed Bouchakour : Il ne s’agit pas ici comme vous le savez d’un simple rachat de sociétés, mais d’une affaire beaucoup plus complexe où l’Algérie a été… disons naïve au départ. Et aujourd’hui, nous sommes en train d’en récolter les conséquences. Il y a trois aspects à prendre en compte dans les choix que l’Algérie peut faire : tout d’abord il faut décider du principe d’acheter ou non, et la réponse n’est pas évidente. Ensuite, si c’est la première option qui est retenue, il faut fixer sa stratégie de négociation en commençant par s’appuyer sur une évaluation neutre. Et là aussi, il n’est pas dit qu’elle aboutisse. Enfin, le troisième aspect à intégrer est que sur le terrain des marchandages économiques, les relations politiques entre les Etats doivent rester totalement à l’écart. C’est l’usage depuis au moins la chute du Mur de Berlin. Dans la guerre économique qui mène le monde, il n’y a ni pays frères, ni pays amis, mais seulement des partenaires, des clients et des fournisseurs en alliance et en compétition. Si l’on a commencé à comprendre ce principe en Algérie, après l’affaire Lafarge, il faut vite apprendre à le mettre à exécution de manière froide et systématique.
Alors faut-il envisager de racheter Djezzy ?
Franchement, sans avoir toutes les informations en main, je pense que non. Si la puissance publique veut récupérer cette société, pour des raisons politiques impérieuses, il lui reste la possibilité de la nationaliser et d’en payer le prix en termes d’indemnisation, quel qu’il soit. Je ne pense pas que les choses aillent jusque-là, sauf s’il y a des aspects qui, pour le moment, échappent au grand public. Mais si c’est l’Etat actionnaire qui cherche à racheter cette société, par holdings interposés, on est sur le terrain d’une transaction économique qui, elle, doit se justifier commercialement et financièrement. Les deux terrains sont totalement différents. Cette seconde option ne me semble pas se justifier quel que soit le niveau de prix sur lequel les parties pourraient s’entendre.
Justement, le groupe Vimpelcom a proposé un prix de 7,8 milliards de dollars qu’il a qualifié d’équitable.
Un petit détour par des notions de base va nous permettre de bien comprendre les termes du débat. Dans les cessions de sociétés, il y a toujours un prix plafond idéal pour le vendeur, au-delà duquel le projet n’est plus rentable pour le candidat acquéreur. Ce premier prix est calculé et proposé par le vendeur à l’acquéreur comme si celui-ci faisait un investissement, ce qui est d’ailleurs le cas. Plus la rentabilité future est élevée, plus le prix demandé est fort, ce dernier étant calculé par une méthode dite la méthode des cash flows actualisés. Mais il y a une seconde façon de déterminer le prix et qui aboutit à fixer un niveau plancher, c’est celle qui convient à l’acquéreur. Elle est basée en gros sur l’évaluation du patrimoine que possède l’entreprise en propriété, diminué de ses dettes, ce que l’on appelle, la méthode de l’actif net corrigé. En dessous de ce prix, le vendeur n’a plus intérêt à céder les actions de son entreprise, mais à la liquider par la vente aux enchères de ses actifs physiques par lots. D’après les informations publiées dans la presse à l’occasion de cette affaire Djezzy, les 7,8 milliards de dollars proposés par le groupe russe correspondent au prix plafond, alors que le prix plancher se situe à environ 3 milliards de dollars.
Est- ce à dire que la bonne affaire pour l’Algérie serait de pouvoir acquérir Djezzy à un prix avoisinant les 3 milliards de dollars ?
Non. La bonne affaire, c’est le groupe russe qui l’a déjà faite, ou plutôt qui a cru la faire en prenant le contrôle de Djezzy sur la base d’un prix vraisemblablement proche du prix plancher.
Qu’est-ce qui vous le fait dire ? Ce sont là des données confidentielles...
Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je m’appuie sur une forte présomption qui part du principe que dans ce type d’affaires et à ce niveau d’enjeux, nos vis-à-vis sont hyperrationnels. OTH, sachant que sa présence est devenue indésirable en Algérie, a dû faire ses calculs, consulter ses experts en stratégie et trouver que la meilleure option était de vendre une partie de ses actions à un groupe comme Vimpelcom et réaliser d’une pierre plusieurs coups : (I) se soustraire à la confrontation directe avec les autorités algériennes tout en assurant la présence de ses intérêts dans un marché encore rentable, en termes de rémunération de l’action même si le nombre d’actions en portefeuille est moindre, (II) réaliser une plus-value colossale en vendant au groupe Vimpelcom la majorité des actions de Djezzy dont la valeur initiale était dérisoire, (III) neutraliser les velléités algériennes de prendre le contrôle de la filiale, en leur imposant un autre interlocuteur muni d’une proposition de cession au prix fort, (IV) en cas de rachat de Djezzy par la partie algérienne au prix fort, prendre part au partage de la plus-value raflée par le groupe Vimpelcom. Un véritable coup de maître dans cette partie d’échecs ! Mais il ne faut pas insulter l’intelligence des Russes. Ils sont également très rationnels. Le deal avec les Egyptiens ne pouvait être accepté par eux que dans la mesure où OTH accepte de baisser ses prétentions jusqu’aux alentours du prix plancher, ce que l’opérateur égyptien n’a pas eu trop de mal à accepter, compte tenu de la valeur initiale dérisoire de ses actions et des multiples points marqués que je viens de souligner à l’instant.
Donc, le rachat de Djezzy n’est même pas possible sur la base du prix plancher que vous estimez à 3 milliards de dollars.
Ce que le patron du groupe russe a nommé un prix équitable ne devrait pas dépasser de beaucoup le prix qu’il a lui-même accepté de payer, c'est-à-dire quelque 3 milliards de dollars. En venant proposer une offre équitable de 7,8 milliards de dollars, le groupe russe a tenté, «d’arnaquer» l’Algérie, une deuxième fois après l’opérateur égyptien qui se cache maintenant derrière lui. Donc, le rachat sur la base du prix plancher de 3 milliards de dollars n’est plus objectivement possible, et j’ajouterais qu’il n’est pas stratégiquement souhaitable. Dans cette affaire, il faut, encore une fois, garder la tête froide et ne pas faire de fixation. N’importe quel bon père de famille qui compte ses sous vous le dira : on n’achète pas un produit tout juste parce qu’il est bradé, ou pour régler des comptes relationnels. On le fait encore moins quand il est au double de sa valeur, et qu’on n’en a pas un besoin express. La somme de 3 milliards de dollars, l’Algérie peut l’utiliser de manière plus judicieuse dans d’autres projets avec des retombées et impacts beaucoup plus intéressants pour la collectivité que le rachat de Djezzy. Il est difficile de comprendre pourquoi on engloutirait des deniers publics dans une société qui fonctionne normalement et qui, au contraire, génère des recettes fiscales à l’Etat. Quand on rachète une société, c’est pour des raisons très précises et fondées. Par exemple, capter des dividendes substantiels et qui sont appelés à le rester, ou qui sont appelés à le devenir après son redressement si l’entreprise est en difficulté. D’autres raisons renvoient à la volonté d’accroître sa part de marché, ou encore de s’intégrer en amont ou en aval, de faire jouer des synergies, de revendre plus tard et réaliser une plus-value comme l’a escompté le groupe russe, etc. Nous ne sommes dans aucun de ces cas de figure : le potentiel de croissance du marché de la téléphonie mobile est en train de décélérer et devrait commencer à tendre sur le court-moyen-terme vers sa phase de saturation. Ce marché étant par nature très régulé, sa croissance et la répartition de ses parts peuvent être infléchies et ajustées par des mesures indirectes dont les leviers sont maniés par l’Etat, à sa guise. Quant à l’avantage d’une plus value future, d’une recherche d’intégration ou de synergies, l’opération de rachat de Djezzy ne présente aucun intérêt dans ces domaines. Tout ceci conduit à la conclusion que sur un plan purement économique, racheter Djezzy ne se justifie pas. La chose aurait pu être encore envisagée si l’entreprise était en difficulté, et que faute d’autres acquéreurs, il fallait sauver des emplois et maintenir la continuité du service. Dans ce cas, c’est l’Etat protecteur ou garant qui aurait été interpellé, pas l’Etat actionnaire, ni stratège. On est loin également de ces cas de figure.
Quand vous dites qu’il faut réfléchir et garder la tête froide, vous estimez que dans cette affaire, les esprits sont passionnés par l’assombrissement des relations algéro-égyptiennes qui a suivi les matchs de football de l’année dernière entre les deux pays ?
OTH a prouvé qu’il était capable de mener cette partie d’échecs la tête froide. Il a réalisé un coup de maître en vendant Djezzy au groupe russe Vimpelcom. Derrière ce coup, il y a deux signaux très clairs adressés à l’Algérie: un, cet opérateur annonce qu’après avoir gagné beaucoup d’argent en très peu de temps en Algérie, grâce à «une machine à sous» nommée Djezzy, qui lui a très peu coûté, il prend acte que sa présence est devenu indésirable, et s’en va en abandonnant sur place cette «machine à sous» qui continue à fonctionner, à distance, en partie pour lui grâce à un acquéreur avide. Deux, «si vous tenez absolument à récupérer cette “machine à sous”, et bien je vous ferai payer le prix fort. Que ceci vous dissuade ou non, dans les deux cas, je suis gagnant ; soit en termes de dividendes, soit en termes de plus value».
Oui, mais le fait que le groupe Vimpelcom s’est déplacé en présence du président russe, avec une proposition de prix aussi exorbitante, cela signifie qu’ils savent pertinemment que les autorités font une fixation sur la récupération de Djezzy et sont pratiquement prêtes à mettre le prix ?
C’était certainement leur calcul. Mais il y a un autre aspect qu’ils ont négligé et qui risque fort de fausser leurs calculs. Dans les affaires, surtout à l’échelle internationale, personne n’apprécie de perdre la face. Et c’est ce qui arrivera si l’Algérie accepte le principe même d’une transaction sur Djezzy avec les Russes : en achetant cette société à OTH pour venir ensuite proposer de la revendre à l’Algérie tout en sachant que celleci était intéressée et jouissait d’un droit de préemption, le groupe Vimpelcom a commis une faute énorme à l’endroit de la partie algérienne. Plus même, la délégation officielle qui a accompagné le groupe russe, président russe en tête, a commis une indélicatesse diplomatique monumentale en s’associant à la démarche. On se demande d’ailleurs comment l’Algérie a pu accepter que cette affaire soit inscrite à l’ordre du jour des discussions et médiatisée. Pour toutes ces raisons, il faut s’attendre à ce que les choses restent en l’état. Si plus personne ne veut racheter Djezzy, on peut déduire que le groupe Vimpelcom risque fort de se retrouver avec une entreprise «maudite» qu’il n’aurait certainement pas acquise s’il se doutait qu’il allait la garder sur les bras. C’est pourquoi dans ce jeu, la pire des réponses que puisse faire la partie algérienne, c’est de renoncer à acquérir Djezzy, quel que soit le prix et quel que soit l’interlocuteur. Si ce scénario se confirme, Alexander Izosimov, le patron du groupe russe propriétaire de l’ex-filiale égyptienne, aura fait la plus mauvaise affaire de sa carrière. C’est pourquoi, les choses en fait n’en resteront pas là. Il faut anticiper le coup suivant. Par exemple, si la partie algérienne s’obstine à traiter avec OTH, je ne serai pas étonné que les Russes fassent la concession d’envoyer une délégation de négociateurs OTH, mais composée d’une équipe russe mandatée par le groupe Wimplecom… La partie d’échecs va incontestablement continuer, mais sans les Egyptiens car ceux-ci n’existent plus.
C’est votre conclusion ?
Oui. Dans cette affaire de Djezzy, les Egyptiens ont été plus stratèges que les Algériens. Les Russes prétendent pouvoir l’être plus que les Egyptiens. Il reste aux Algériens à démontrer qu’ils seront plus stratèges que les Russes.
H. C.
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Djilali Hadjadj sera présent jeudi à la rencontre autour du livre « Notre ami Bouteflika » en tant que co-auteur

Notre confrère Djilali Hadjadj, président de l'Association algérienne de lutte contre la corruption (AALC) et représentant de l'ONG Transparency International en Algérie, incarcéré récemment à la prison de Serkadji, sera présent jeudi 14 octobre à Paris (1) et dimanche 17 à Marseille (2) aux deux rencontres autour du livre « Notre ami Bouteflika » dont il est l’un des auteurs. Ces rencontres avec le public sont organisées à l'initiative de Radio Galère, les associations AWAL, Connexions interculturelles et les Amis du Matin.
Djilali Hadjadj signera à cette occasion l’ouvrage aux côtés de Mohamed Benchicou, coordonateur, et de Hassane Zerrouky. Il parlera de la corruption dont il fait un riche traitement dans « Notre ami Bouteflika » et de ses récents déboires avec les autorités algériennes qui lui valurent un emprisonnement de quelques jours dans les geôles d’Alger.
Rappelons que le livre « Notre ami Bouteflika » a été classé parmi les 25 meilleures ventes dans le palmarès Nouvel observateur – Virgin Megastore.
A signaler que le livre paraît au Canada et sera présenté au public à la Maison de l’Afrique de Montréal (Tél : 514. 875. 7710), samedi 23 octobre à 14 heures, par les Editions du Terroir (Tél : 514. 604. 2949)
L.M.
(1) Rencontre de Paris : Jeudi 14 octobre à partir de 18h 30
A Obododo - La Renaissance,
28,Bd Ménilmontant, Paris 20è, ( Métro Père Lachaise)
Tel : 01.43.48.77.36.
En présence de Mohamed Benchicou, Djilali Hadjadj et Hassane Zerrouky(2) Rencontre de Marseille - Dimanche 17 octobre à 14 h
Au local de Mille bâbords,
61, rue Consolat Marseille 1er (Métro Réformés),
En presence de Mohamed Benchicou et Djilali Hadjadj(3) Rencontre de Montréal – Samedi 23 octobre à 14 heures
Maison de l’Afrique
6256 Avenue Henri Julien – Montréal (Tél : 514. 875. 7710)
Station Rosemont ou Beaubien -
Quand est ce que nous allons saisir que les arabes investissent en EUROPE et aux USA. En ALGERIE, ils ne sont là que pour participer au festin et servir de couverture aux détournements généralisés des richesses du pays.
Arrivé hier matin à Alger pour une visite officielle de deux jours, l’émir du Koweït, Cheikh Sabah Al Ahmad Al Jaber Al Sabah, en tournée depuis lundi dernier au Maghreb, marque ainsi sa deuxième halte, après celle effectuée en Tunisie. La visite s’inscrit, souligne un communiqué de la présidence relayé par l’APS, dans le cadre de la «consolidation des relations de fraternité et de la coopération bilatérale avec l’Algérie». Une coopération d’un niveau plutôt «très limité», vu le volume annuel d’affaires entre les deux pays et le peu d’investissements koweïtiens réalisés en Algérie.
De tous temps, les engagements des opérateurs de cet émirat pétrolier du Golfe arabe n’ont que rarement dépassé le stade d’intentions, souvent annoncées avec bruit. Et la coopération bilatérale entre les deux pays a été beaucoup plus marquée par le scandale financier ayant secoué le Fonds algéro-koweïtiens d’investissement (Faki) et qui a subi un préjudice de 800 milliards de centimes, détournés sous forme de transferts à l’étranger ou de crédits non remboursés et dont les principaux accusés demeurent en fuite, que d’affaires fructueuses. Le Faki, créé en 1988 à l’issue de la quatrième session de la commission mixte, tenue une année avant, soit en 1987, pour justement promouvoir l’investissement koweïtien en Algérie, fut ainsi détourné de sa vocation initiale. Depuis, d’innombrables projets ont été annoncés pompeusement tout au long des années 1990 et début 2000, mais n’ont jamais été réalisés. La commission mixte ne s’est plus réunie depuis et ne s’est «réveillée» qu’au mois de novembre 2008, soit 21 ans après, au cœur du scandale du Faki. Plusieurs accords ont été quand même signés, notamment dans le domaine du transport aérien, lequel prévoit l’ouverture d’une ligne aérienne entre Koweit-City et Alger avec 7 vols hebdomadaires, et ce, à l’issue de cette 5e session de la commission mixte, une session tenue à Alger après la visite du président Bouteflika au Koweït en avril de la même année. Outre la création d’une société d’investissement algéro-koweïtienne pour faciliter aux investisseurs koweïtiens et algériens de monter des affaires. La 6e session de cette même commission, tenue en juin dernier à Koweit-City, a encore accouché de six nouveaux accords et conventions de coopération. Respectivement, dans les domaines de l’énergie, les transports, l’agriculture, les ressources en eau, la formation et l’enseignement professionnels et la culture. Elle a également institué le «Comité de suivi de la coopération bilatérale», devant se réunir entre deux sessions de la commission mixte pour «faire le bilan de l’état d’exécution des recommandations arrêtées d’un commun accord». Mais, pour le moment, aucun bilan officiel n’est encore rendu public et les quelques bribes d’informations relayées ici et là font état d’une coopération pas si concrète entre les deux pays arabes. Il convient de noter dans ce sens les engagements pris par les groupes Kuwait Investment Building (KIB), National Bank of Kuwait (NBK) et Babitine. Le premier compte construire un centre touristique à Aïn Taya, à l’est d’Alger. Le deuxième a tenu à être opérationnel en Algérie à travers une filiale de sa banque courant 2009 et le troisième mise plutôt sur une aventure industrielle et le montage d’une usine de construction de voitures à Tiaret et une autre de plâtre blanc à Laghouat. Des projets qui n’ont toujours pas vu le jour. Et encore, pas de liaison jusqu’ici entre Alger et Koweit-City. Sur le plan politique, les divergences de vue sont aussi criantes, surtout pour ce qui a trait au règlement du conflit palestinien. Le sommet de Doha, en 2009, auquel a appelé l’émir du Qatar pour dénoncer les agressions israéliennes contre le peuple palestinien, boycotté par l’Égypte, l’Arabie saoudite et le Koweït, rappelle bien les positions de chacun. Bref, Alger est la deuxième halte de l’émir koweïtien, en tournée au Maghreb qui intervient après le double sommet de Syrte en Libye — le 2e sommet arabo-africain et celui extraordinaire de la Ligue arabe — et qui le conduira également au Maroc et enfin en Mauritanie. Avec la Tunisie, la coopération est déjà forte de 35 conventions dans tous les domaines, surtout financiers, et où les Koweïtiens sont présents à travers la production du ciment. Cette visite donnera-telle un nouveau souffle à la coopération avec l’Algérie ? Rien n’est moins sûr...
L. H.
Source : http://www.lesoirdalgerie.com
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no moment
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Tu seras gardien de parking régularisé, mon fils !

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.frLe ministre de la Communication a tenu à présenter ses excuses aux téléspectateurs algériens après la diffusion par l’ENTV du…
…match de foot Centrafrique - Algérie
Au début, je pensais à une blague. Si ! Si ! Je vous assure ! Et d’ailleurs, comment ne pas penser à une blague lorsque vos yeux ébahis, pas du tout préparés à ce genre de choc, lisent ceci : «L’Etat algérien va régulariser les parkings sauvages». Totalement incrédule, je fais la seule chose qu’une personne sensée est… censée faire : vérifier l’info. Et là, re-choc ! Ce n’est pas une invention de journalistes en mal de sensationnel ni de scoops à la petite semaine. L’Etat, Eddawla, va s’engager, s’est déjà engagé dans une vaste opération de régularisation des mectons, des petits bras, des terreurs qui gouvernaient jusque-là au noir les trottoirs d’Algérie. Et là, une fois la vérification et le recoupage faits, une seule idée m’est venue à l’esprit : la victoire du gourdin sur la république. El Kazzoul l’emporte par KO sur la loi. Je ne vois pas d’autre explication. Ne pouvant faire régner la seule réglementation en la matière, c'est-à-dire l’interdiction pure et simple des parkings sauvages parce que justement ils sont sauvages, donc hors-la-loi, Eddawla se mue en immense concessionnaire en bouts de trottoirs. Au-delà de l’aspect strictement scandaleux de la chose, il me semble nécessaire de faire une autre lecture de ce fait qui nous est présenté comme banal, routinier. Il est somme toute logique que l’Etat, cet Etat s’engage à régulariser ceux qui font impunément régner la terreur sur le bitume, armés de gourdins, de haches et de couteaux. C’est exactement dans la logique de cet Etat-là. N’est-ce pas lui qui a régularisé à plus grave échelle les gardiens des montagnes ? Les frères barbus ? Ils ont, eux aussi, géré au noir les zones de maquis, puis, l’Etat incapable d’avoir face à eux une position ferme, s’est mis à négocier avec eux, jusqu’à les «régulariser » sous la forme de chartes, de concordes et de réconciliations. Ne riez pas, ne criez pas au parallèle ridicule. Il y a un lien naturel entre les deux régularisations. Celui du renoncement. Quand il ne s’agit pas de compromission et de vision «bazzarie» de la société. Peshawar ou Kaboul, c’est déjà ici. Avec kalachnikov à partir de 600 mètres d’altitude. Avec gourdin et menaces de vous péter un pare-brise, plus bas, au niveau de la mer. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
P. S. : Je suis à la recherche d’un dessinateur de presse, caricaturiste pour un projet d’écriture commun. Prière me faire parvenir quelques ébauches sur des sujets libres à l’adresse mail suivante : laalamh@yahoo.fr -
IL ÉTAIT HIER AU MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE Revoilà Chakib Khelil ! en toute inpunité
Chakib Khelil a participé, hier, à la cérémonie de commémoration du cinquantième anniversaire de l’Opep qui s’est déroulée au siège du ministère de l’Energie et des Mines. Confronté à la presse lors de cette sortie publique, la première depuis son limogeage, l’ex-ministre a refusé d’évoquer le scandale Sonatrach.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Khelil a retrouvé, hier, le siège du ministère de l’Energie et des Mines, département qu’il a eu à diriger durant 10 années. Sauf que l’homme n’est revenu qu’en qualité de simple «invité». Il a été convié par Youcef Yousfi, actuel maître des lieux, à participer à une cérémonie marquant le cinquantième anniversaire de la création de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Durant la cérémonie, Khelil est resté au sein du groupe de convives aux côtés des ambassadeurs des pays membres de l’Opep. Puis, au détour d’une exposition de photos et de timbres, il se retrouve face aux journalistes. Sourire en coin, l’ex-ministre leur serre la main. Puis une question fuse «Avez-vous été convoqué par la justice dans le cadre de l’affaire Sonatrach ?» Pour toute réponse, Chakib Khelil lâchera un rire nerveux avant de rejoindre le groupe des VIP, au premier étage. Gêne ou sarcasme ? A vrai dire, la réaction de Khelil est impossible à décrypter. Néanmoins, la question reste aujourd’hui encore en suspens : Chakib Khelil sera-t-il entendu par la justice dans le cadre des trois affaires en justice (gazoduc GK3, programme de télésurveillance et rénovation du siège de l’avenue Ghermoul) inscrites au dossier Sonatrach Tout au long de l’instruction, les principaux prévenus ont affirmé avoir agi sous la coupe de l’ex-ministre de l’Energie et des Mines. Il est aujourd’hui évident que la gestion de ce dossier dépasse de loin le pouvoir judiciaire. La présentation ou non de Chakib Khelil est avant tout une question de volonté politique. De son côté, Youcef Yousfi semble tout à fait serein. Interrogé hier sur la situation qui prévaut à la Sonatrach, le ministre a répondu par un simple «bien, el hamdoulillah». En fait, Yousfi s’apprête à mener une bataille à l’international. A Vienne, plus précisément, où s’ouvre jeudi la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Tout se bâtit autour de la meilleure stratégie rationnelle qui consiste à défendre les intérêts des pays exportateurs. C’est un intérêt fondamental», a-t-il indiqué. Pour ce qui est du prix actuel du pétrole brut, Youcef Yousfi a estimé que celui-ci est actuellement «acceptable, plus intéressant que par le passé». Mais il n’hésite pas à afficher ses intentions à 48 heures de cette rencontre. Pour lui, le «prix raisonnable » du brut se situe dans une fourchette comprise entre «90 et 100 dollars ».
T. H.