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  • no moment !!!!!

  • La mosquée ou la prison,mais on est dans une prison!!!!!!!!!

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    Vous ne le savez peut-être pas, mais si vous ne faites pas la prière ou si vous ne comptez pas vous rendre bientôt aux Lieux saints de l'islam pour un pélerinage, vous êtes sous la menace imminente d'une incarcération pour "atteinte à un précepte de  l’Islam", et cela ne pardonne pas. Deux ans de taule, peut-être trois...Le pauvre Farès d'Oum - El - Bouaghi n'en savait rien qui a cru pouvoir manger en cachette pendant le ramadhan : il va passer les deux prochaines années derrière les barreaux pour "atteinte à un précepte de l’Islam". Dans sa plaidoirie, maître Belaïd, avocat de la défense, a vainement tenté de convaincre le tribunal de l’inexistence de loi qui condamne les récalcitrants et qu’il relève de la liberté individuelle de ne pas pratiquer tel ou tel précepte. En vain.

    «Bien sûr, on est tenu de respecter la foi des autres, mais si on s’amuse à ça, on va mettre en prison des gens qui ne font pas la prière et ne vont pas au hadj», résume Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) pour qui ce genre de poursuite n’a aucun fondement juridique et qui rappelle que ce genre de procès à la mode est  lié à un excès de zèle et de religiosité de la part de l’institution judiciaire, en dépit du fait que la liberté de culte soit garantie par la Constitution algérienne. «Nous considérons que c’est une atteinte à la liberté de culte."

    Pourtant le procès de Aïn El Hammam et celui, bien avant, des non-jeûneurs de Biskra qui tous ont fini par être relaxés a confirmé que ce  genre de poursuite n’a aucun fondement juridique. Mais nous ne sommes plus devant la loi. Nous sommes devant la stratégie d'un président de la République qui veut se présenter en défenseur de la majorité musulmane afin d'instaurer des rapports d'allégeance, de "messie" à " croyants".
    "Ce genre de condamnation fait plus de mal à l’Algérie et à l’Islam lui-même. Nous donnons l’image d’un pays fermé», souligne Bouchachi. Vendredi matin, l'information faisait le gros titre du site Yahoo.

    S.B.

  • Bouteflika racole Washington

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    Qu'on se le dise : cette fois-ci, l'Amérique aura sa part du gâteau algérien. Le rapprochement économique est le résultat d'un rapprochement politique, militaire et stratégique (Sahel).
    Des ministres de Bouteflika se relayent pour lancer deux messages aux Américains : Washington ne sera pas oubliée du programme quinquennal  d'investissements publics 2010-2014
    d'un montant global de 286 milliards de dollars ; l'Algérie n'est pas la chasse gardée de la France ou de l'Europe.  Le ministre des Finances Karim Djoudi avait inauguré l'appel du pied en répétant que le gouvernement algérien ambitionne d’attirer davantage d’investisseurs américains  en Algérie (jeudi 30 septembre 2010). « On souhaite que la politique économique algérienne des trois prochaines années se fasse en partenariat avec les opérateurs économiques américains », a affirmé le ministre à des hommes d’affaires US. Bouteflika leur propose de bénéficier des différents dispositifs d’encouragement à l’investissement en vigueur. Puis le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Noureddine Moussa, avait rencontré différents opérateurs américains, oubliés du précédent programme du "million de logements" en Algérie, pour exposer les grands axes du programme et pour exprimer son désir de les voir s’engager avec des entreprises algériennes du secteur du bâtiment et des travaux publics.
    C'est au tour d'Abdelmalek Sellal d'entonner la berceuse du moment à partir de Washington : «L'Algérie n'est pas un marché réservé à quelques pays d'Europe»
    Présent à Washington (USA) pour prendre part à une rencontre organisée par le Conseil d'affaires algéro-américains (USABC), le ministre des Ressources en eau, a exclu au cours de son intervention le fait que l'Algérie soit un marché exclusivement réservé à quelques pays européens.
    «L'Algérie a besoin du savoir-faire et des équipements des sociétés américaines», a-t-il indiqué à l'APS, faisant miroiter à des dirigeants d'une quarantaine de firmes américaines opérant dans le domaine de l'hydraulique, le fameux programme des investissements publics 2010-2014 et son pactole de 286 milliards de dollars.
    Le même représentant du gouvernement est aussi revenu sur les changements législatifs et réglementaires introduits depuis 2009 dans le domaine de l'investissement, et ce, tout en réfutant l'idée déployée par certains milieux d'affaires prétendant qu'il y avait des difficultés à investir en Algérie.
    Qu'en pensent les Américains ?
    Le message a été entendu par  David Pearce ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique à Alger qui a annoncé sa volonté de promouvoir l'axe Alger-Washington dans divers domaiines. Un accord de non double imposition vient même d’être signé. On réactive le projet de ligne aérienne directe entre Alger et Washington. Pour l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique à Alger, le problème n'est pas dans la règle de partenariat 49%-51% exigée pour tout opérateur étranger qui souhaite investir en Algérie  mais dans l'instabilité algérienne.
    « Ce qui peut poser problème est l'absence de visibilité dans un pays où on décide d'investir. Les opérateurs sont prêts à se conformer à cette règle, à fournir les documents nécessaires pour suivre les procédures, mais ils  craignent l'absence de stabilité dans le secteur économique et réglementaire à court ou à long terme. Ce qui fait que beaucoup d'opérateurs hésitent à prendre des risques et à engager de l'argent qui n'est pas le leur parfois. A part cela, il n'y a rien qui puisse repousser les investisseurs», a expliqué David Pearce, ambassadeur des Etats-Unis à Alger.

    S.L.  - Lematindz

  • ONU : Un camouflet pour les gouvernements liberticides et policiers

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    Lundi 27 septembre.Coup de tonnerre dans le ciel serein de l'Assemblée générale des Nations unies à New York : les gouvernements liberticides et policiers ont perdu la partie, le Conseil des droits de l'homme venait d'adopter une résolution qui appuie «Le droit de réunion et d’association pacifiques» pour la «Promotion et (la) protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement».

    Et les Nations unies ont même décidé «de nommer pour trois ans un rapporteur spécial sur le droit de réunion et d’association pacifiques». L'administration Obama s'est fortement mobilisée pour l'adoption de cette résolution, et le discours du président américain à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, quelques jours avant, était annonciateur de ce plaidoyer pour une société civile libre et indépendante, notamment dans les pays où son champ d'action est restreint par les gouvernements antidémocratiques. Quelle victoire pour la société civile de par le monde qui a enfin réussi à faire entendre sa voix ! Nous publions ci-dessous de larges extraits de cette résolution qui fera date.

    «Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, s’inspirant de la Charte des Nations unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme et des autres instruments relatifs aux droits de l’homme ; réaffirmant les objectifs et les principes énoncés dans la Charte ainsi que les droits et les libertés fondamentales consacrés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ; rappelant que les États membres de l’Organisation des Nations unies se sont engagés à promouvoir en coopération avec l’Organisation le respect et l’exercice universels des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; ... réaffirmant que toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques et que nul ne peut être obligé de faire partie d’une association ; reconnaissant l’importance du droit de réunion et d’association pacifiques pour la pleine réalisation des droits civils et politiques, et des droits économiques, sociaux et culturels ; considérant que le droit de réunion et d’association pacifiques est une composante essentielle de la démocratie qui offre des possibilités inestimables, entre autres celles d’exprimer des opinions politiques, de s’adonner à des activités littéraires et artistiques et à d’autres occupations culturelles, économiques et sociales, de pratiquer sa religion ou sa croyance, de former des syndicats et des coopératives ou d’y adhérer, et de choisir pour représenter ses intérêts des dirigeants qui ont à rendre des comptes.
    Respecter et protéger le droit de réunion pacifique et de libre association
    Rappelant... que l’individu a des devoirs envers autrui et envers la collectivité à laquelle il appartient, et qu’il est tenu de s’efforcer de promouvoir et respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales ; considérant que l’exercice du droit de réunion et d’association pacifiques sans autres restrictions que celles qu’autorise le droit international, en particulier le droit international relatif aux droits de l’homme, est indispensable à la pleine jouissance de ce droit, en particulier là où des individus professent des convictions religieuses ou politiques minoritaires ou dissidentes. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies demande à tous les États de respecter et protéger le droit de réunion pacifique et de libre association dont jouissent tous les individus, y compris en ce qui concerne les élections et les personnes appartenant à des minorités, professant des opinions ou des croyances minoritaires ou dissidentes, ou défendant la cause des droits de l’homme, des syndicalistes et de tous ceux qui cherchent à exercer ou promouvoir ce droit, et de faire en sorte que les restrictions éventuellement imposées au libre exercice du droit de réunion et d’association pacifiques soient conformes aux obligations que leur impose le droit international relatif aux droits de l’homme ; demande au Haut-Commissariat aux droits de l’homme d’aider les États à promouvoir et protéger le droit de réunion et d’association pacifiques, notamment par l’intermédiaire de son programme d’assistance technique, à la demande des États, et de coopérer avec les institutions internationales et les organismes des Nations unies compétents pour aider les États à promouvoir et protéger ce droit ; invite la société civile, y compris les organisations non gouvernementales et les autres parties intéressées, qui apporte un concours précieux à la réalisation des buts et des principes de l’Organisation des Nations unies, à promouvoir la jouissance du droit de réunion et d’association pacifiques.
    Signaler les violations du droit de réunion et d’association pacifiques

    Décide de nommer pour trois ans un rapporteur spécial sur le droit de réunion et d’association pacifiques, qui aura pour attributions : de rassembler les renseignements pertinents, notamment quant aux pratiques et aux acquis des États, sur la promotion et la protection du droit de réunion et d’association pacifiques, d’étudier les tendances, les faits nouveaux et les difficultés que présente l’exercice de ce droit et faire des recommandations sur les moyens de le promouvoir et de le protéger sous toutes ses formes; De faire figurer dans son premier rapport un schéma d’examen des pratiques conseillées, y compris les pratiques et les acquis des États, susceptibles de promouvoir et protéger le droit de réunion et d’association pacifiques, en prenant largement en considération les éléments de réflexion utiles dont dispose le Conseil. De solliciter des renseignements des gouvernements, des organisations non gouvernementales, des parties intéressées et des autres interlocuteurs compétents en la matière, de recevoir ces renseignements et d’y répondre, en vue de promouvoir et protéger le droit de réunion et d’association pacifiques... De signaler les violations du droit de réunion et d’association pacifiques en quelque lieu qu’elles se produisent ainsi que les faits de discrimination, de menace, de recours à la violence, de harcèlement, de persécution, d’intimidation ou de représailles qui visent les personnes exerçant ce droit, et d’attirer l’attention du Conseil et du Haut- Commissaire sur les cas particulièrement préoccupants. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies engage les États à prêter leur concours et à offrir une coopération sans réserve au rapporteur spécial lorsqu’il exerce ses fonctions, à lui communiquer tous les renseignements qu’il réclame, à répondre rapidement à ses communications et à ses appels urgents, et à donner une suite favorable à ses demandes de visite ; prie le rapporteur spécial de faire tous les ans rapport à l’Assemblée générale et à lui-même sur les activités relevant de son mandat et décide de poursuivre l’examen de la question du droit de réunion et d’association pacifiques conformément à son programme de travail.»
    Djilali Hadjadj

    SOURCE Le Soir d'Algérie

  • Le pardon pour terrorisme, deux ans de prison ferme pour un sandwich, drole de main tendu!!!!l' impunitée totale pour les voleurs depuis 62, état de banane,et kiwi

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    C'est la semaine où le Premier ministre Ahmed Ouyahia réitérait devant l’APN que « la main de l’Etat demeure tendue à tous les citoyens égarés qui sauront encore se ressaisir pour bénéficier de la clémence de leur pays », que le jeune Farès de Oum El Bouaghi a écopé de deux ans de prison ferme et de 100.000 dinars d'amende pour n'avoir pas jeûné fin août durant le ramadan.

    Bouchouta Fares, 27 ans, a été déféré devant la justice d'Oum El Bouaghi et a été condamné lundi à cette peine pour "atteinte à un précepte de l'islam".
    Farès n'est pas un terroriste. Aussi ne bénéficie-t-il pas de la rahma. Alors que le terroriste est arrêté pour port d'armes puis grâcié au mépris d'une loi réelle (les dispositions énoncées dans la Charte pour la paix et la réconciliation nationale), Fares est condamné pour port de sandwich puis condamné au nom d'une loi fictive : il n'y a aucun texte qui punit les citoyens pour "atteinte à un précepte de l’Islam". Mais de cela, le procureur d'Oum-El-Bouaghi n'en a cure : il n'est pas chargé de rendre la justice.
    Tout ça pour dire que c'est un peu de la faute à Farès : il aurait dû intégrer un groupe armé au lieu d'un groupe de non-jeûneurs.

    Cela dit, Farès a été "capturé" comme un terroriste. On lit, en effet, dans le journal : "Agissant sur renseignement, la police de la localité proche de Ain el Beida, a fait une descente dans un lieu abandonné du centre-ville à la recherche d'un groupe de non-jeûneurs. Tous ont pu prendre la fuite à l'exception de Fares qui a ensuite été placé sous mandat de dépôt".

    Maintenant qu'il est considéré comme terroriste pour n'avoir pas jeûné, Farès va-t-il bénéficier des mesures de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale ?  Pourquoi pas ? Ahmed Ouyahia l'a répété devant les députés : la main de l’Etat demeure tendue à tous les citoyens égarés qui sauront encore se ressaisir pour bénéficier de la clémence de leur pays. Et il a ajouté ceci : " Les pouvoirs publics tiennent à mettre en œuvre rigoureusement les dispositions énoncées dans la Charte pour la paix et la réconciliation nationale "

    K.H

  • ALGÉRIE-KOWEÏT : Une coopération pas si concrète

    Arrivé hier matin à Alger pour une visite officielle de deux jours, l’émir du Koweït, Cheikh Sabah Al Ahmad Al Jaber Al Sabah, en tournée depuis lundi dernier au Maghreb, marque ainsi sa deuxième halte, après celle effectuée en Tunisie. La visite s’inscrit, souligne un communiqué de la présidence relayé par l’APS, dans le cadre de la «consolidation des relations de fraternité et de la coopération bilatérale avec l’Algérie». Une coopération d’un niveau plutôt «très limité», vu le volume annuel d’affaires entre les deux pays et le peu d’investissements koweïtiens réalisés en Algérie.

    De tous temps, les engagements des opérateurs de cet émirat pétrolier du Golfe arabe n’ont que rarement dépassé le stade d’intentions, souvent annoncées avec bruit. Et la coopération bilatérale entre les deux pays a été beaucoup plus marquée par le scandale financier ayant secoué le Fonds algéro-koweïtiens d’investissement (Faki) et qui a subi un préjudice de 800 milliards de centimes, détournés sous forme de transferts à l’étranger ou de crédits non remboursés et dont les principaux accusés demeurent en fuite, que d’affaires fructueuses. Le Faki, créé en 1988 à l’issue de la quatrième session de la commission mixte, tenue une année avant, soit en 1987, pour justement promouvoir l’investissement koweïtien en Algérie, fut ainsi détourné de sa vocation initiale. Depuis, d’innombrables projets ont été annoncés pompeusement tout au long des années 1990 et début 2000, mais n’ont jamais été réalisés. La commission mixte ne s’est plus réunie depuis et ne s’est «réveillée» qu’au mois de novembre 2008, soit 21 ans après, au cœur du scandale du Faki. Plusieurs accords ont été quand même signés, notamment dans le domaine du transport aérien, lequel prévoit l’ouverture d’une ligne aérienne entre Koweit-City et Alger avec 7 vols hebdomadaires, et ce, à l’issue de cette 5e session de la commission mixte, une session tenue à Alger après la visite du président Bouteflika au Koweït en avril de la même année. Outre la création d’une société d’investissement algéro-koweïtienne pour faciliter aux investisseurs koweïtiens et algériens de monter des affaires. La 6e session de cette même commission, tenue en juin dernier à Koweit-City, a encore accouché de six nouveaux accords et conventions de coopération. Respectivement, dans les domaines de l’énergie, les transports, l’agriculture, les ressources en eau, la formation et l’enseignement professionnels et la culture. Elle a également institué le «Comité de suivi de la coopération bilatérale», devant se réunir entre deux sessions de la commission mixte pour «faire le bilan de l’état d’exécution des recommandations arrêtées d’un commun accord». Mais, pour le moment, aucun bilan officiel n’est encore rendu public et les quelques bribes d’informations relayées ici et là font état d’une coopération pas si concrète entre les deux pays arabes. Il convient de noter dans ce sens les engagements pris par les groupes Kuwait Investment Building (KIB), National Bank of Kuwait (NBK) et Babitine. Le premier compte construire un centre touristique à Aïn Taya, à l’est d’Alger. Le deuxième a tenu à être opérationnel en Algérie à travers une filiale de sa banque courant 2009 et le troisième mise plutôt sur une aventure industrielle et le montage d’une usine de construction de voitures à Tiaret et une autre de plâtre blanc à Laghouat. Des projets qui n’ont toujours pas vu le jour. Et encore, pas de liaison jusqu’ici entre Alger et Koweit-City. Sur le plan politique, les divergences de vue sont aussi criantes, surtout pour ce qui a trait au règlement du conflit palestinien. Le sommet de Doha, en 2009, auquel a appelé l’émir du Qatar pour dénoncer les agressions israéliennes contre le peuple palestinien, boycotté par l’Égypte, l’Arabie saoudite et le Koweït, rappelle bien les positions de chacun. Bref, Alger est la deuxième halte de l’émir koweïtien, en tournée au Maghreb qui intervient après le double sommet de Syrte en Libye — le 2e sommet arabo-africain et celui extraordinaire de la Ligue arabe — et qui le conduira également au Maroc et enfin en Mauritanie. Avec la Tunisie, la coopération est déjà forte de 35 conventions dans tous les domaines, surtout financiers, et où les Koweïtiens sont présents à travers la production du ciment. Cette visite donnera-telle un nouveau souffle à la coopération avec l’Algérie ? Rien n’est moins sûr...

    L. H.

    Source : http://www.lesoirdalgerie.com

  • De l’État défaillant à l’État déliquescent

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    Un État défaillant se manifeste par cinq facteurs. 1- L’absence de l’État de droit : la justice est au service du pouvoir, d’où l’expression de “hogra” et le phénomène des “harragas”. 2- L’absence de l’État régalien, à savoir l’incapacité de l’administration à exercer ses prérogatives de puissance publique. Il y a absence de l’État et le sentiment que le pays est à l’abandon. 3- L’économie défaillante : cycle de mauvaise croissance et de récession ; pays exportateur de richesses et importateur de pauvreté, économie de rente distributive au lieu d’économie productive. 4- L’absence de légitimité de l’État : les institutions officielles souffrent de manque de représentativité, à savoir faible taux de participation aux élections, fraude électorale, l’efficacité des acteurs de la société civile dépend de leur proximité des figures importantes du régime, vide institutionnel et dilution des responsabilités, une opposition émiettée. 5- La fragilisation de la société : la destruction des classes moyennes, la paupérisation des populations, la perte de la morale collective, la déprime est partout, la pauvreté et la malvie se côtoient. Un État déliquescent se caractérise par la généralisation de la corruption, l’institutionnalisation de l’ignorance et de l’inertie, le culte de la personnalité, la centralisation du pouvoir de décision entre un nombre réduit d’individus aux lieu et place des institutions habilitées, l’émiettement du pouvoir entre les différents clans à l’intérieur du système. Le pays persistera, alors, dans la situation de non-gouvernance avec la forte probabilité de vivre en même temps la violence sociale et la violence terroriste. C’est alors la trappe de misère permanente et la porte ouverte à la dislocation de l’unité nationale et le danger sur l’unité du territoire.

    Cette dérive peut survenir par la violence, en conséquence de la corruption généralisée et/ou de la perte de morale collective. Mais elle interviendra inéluctablement avec la diminution sensible de la rente. Le programme de 286 milliards US $ de 2010-2014 peut servir d’illustration du sentier de cette dérive. Il faut noter que ce programme ne sera pas financé par les réserves de changes. Celles-ci servent à financer les importations. Il sera financé, dans le cas algérien, par une partie des recettes fiscales pétrolières. En clair et avec un prix de baril à 70 $ (cours actuel), ce programme sera financé par l’équivalent de 4,8 milliards de barils de pétrole exportés. Cela représente 40% des réserves prouvées de pétrole estimées à 12,2 milliards de barils à fin 2008 !
    Il faut d’autant s’en inquiéter que nos réserves de pétrole, qui ont augmenté de 23% durant la décennie 1990-1999, n’ont augmenté que de 8% durant la décennie qui vient de s’écouler 1999-2008. Pour le gaz, c’est une augmentation de 28% en 1990-1999 et une baisse de -0,5% en 1999-2008. Il s’agit donc de l’équivalent de 4,8 milliards de barils ponctionnés sur les réserves non renouvelables qui sont un patrimoine des générations actuelles mais surtout des générations futures.

    Lorsque nous parlons de 286 milliards $ d’investissements, nous ne parlons pas d’une épargne réalisée sur des revenus permanents renouvelables à partir de notre travail ou notre développement technologique, mais d’extraction en quelques années d’un patrimoine non renouvelable que la nature a mis des centaines de millions d’années pour constituer.

    C’est aussi l’équivalent de 2,6 millions de barils à exporter chaque jour. À cela, il faut ajouter les barils à exporter pour couvrir le déficit du budget de fonctionnement et ceux qu’il faut extraire pour répondre à la demande intérieure. Dans quelle situation va se trouver le pays à l’achèvement de ce programme, fin 2014 ? Des réserves d’hydrocarbures sur la voie de l’épuisement. Des constructions sans développement qui vont exiger plus d’exportations de ressources naturelles pour financer leur maintenance et leurs frais d’exploitation. Un budget de fonctionnement appelant à plus d’exportation d’hydrocarbures pour combler un déficit très élevé.
    Autrement dit, un fort besoin d’exportation des hydrocarbures face à des réserves de plus en plus rares. La crise est là, la dérive est inéluctable, que peuvent faire les élites pour participer à la solution ? Ce sera l’objet de notre dernière chronique sur ce sujet. En attendant échangez entre vous sur les meilleurs moyens de mobiliser les élites reconstituées pour participer à la solution de la crise. À jeudi prochain.

    Dr Ahmed Benbitour
    Source:Liberté

  • poutine dictateur et medvedev* marionette

    Russie: trois cents manifestants réclament la démission de Poutine

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    le 23.10.10 | 14h57

    Environ trois cents militants d'opposition se sont rassemblés samedi à Moscou pour une manifestation autorisée afin de réclamer la démission du Premier ministre Vladimir Poutine et la dissolution du Parlement.

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    Environ trois cents militants d'opposition se sont rassemblés samedi à Moscou...
     

    Environ trois cents militants d'opposition se sont rassemblés samedi à Moscou pour une manifestation autorisée afin de réclamer la démission du Premier ministre Vladimir Poutine et la dissolution du Parlement.
    Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Poutine doit partir", "Fonctionnaires, Arrêtez de voler!" ou encore "Donnez nous des élections anticipées libres". Le rassemblement a eu lieu place Pouchkine, au centre de Moscou, à quelques centaines du mètres du Kremlin.
    Trois militants du mouvement d'opposition "Front de Gauche" auraient par ailleurs été interpellés, selon le chef de cette formation, Sergueï Oudaltsov, cité par l'agence russe Interfax.
    La police de Moscou à pour sa part indiqué à l'agence Ria Novosti qu'aucune interpellation n'avait eu lieu samedi.
    La plupart des manifestations d'opposition ne sont pas autorisées par les autorités moscovites et la police les disperse dès lors sans ménagement.

    AFP
  • ou ,tu était lorsqu'elle a perdu son industrie?vielle guibarde

    L’Algérie a perdu son industrie

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    zoom | © Malika Taghlit
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    Malgré quelques reprises, l’industrie se voit de plus en plus marginalisée et n’a participé qu’à près de 5% de la valeur ajoutée globale de l’année dernière, soit moins que la part des services de l’administration. Cette déclaration faite par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, devant les députés de l’APN lors de la déclaration de politique générale du gouvernement, résonne comme un aveu d’échec.

    Pire, elle se situe en dernière position parmi les secteurs pour sa contribution à la création de richesses nationales. La production nationale connaît des lacunes structurelles et laisse ainsi la place à une progression envahissante des importations de toute nature. Cette situation est qualifiée dans son discours «d’anormale et d’inacceptable, alors que l’Algérie dispose d’une importante base industrielle ayant besoin de relance et de savoir-faire». Les industries manufacturières n’ont pratiquement pas connu de hausses durant plusieurs années, notamment depuis que notre pays est passé de l’économie dirigée à l’économie de marché, malgré les sommes colossales injectées.

    Il faut reconnaître aussi que l’industrie du secteur public n’a pas les moyens et ne pourra pas concurrencer celle du secteur privé.
    Cette industrie, fortement implantée à l’Est algérien, vit les mêmes difficultés : des usines à l’arrêt, des travailleurs qui n’ont pas perçu de salaire depuis plusieurs mois et du matériel qui a coûté cher à l’abandon. Une situation qui n’a pas pu être corrigée par l’Etat. La relance des entreprises publiques industrielles s’est vu mise en attente de repreneurs privés nationaux dont les capacités financières limitées les excluaient de l’accès aux unités industrielles d’envergure et en attente de partenaires étrangers, dont certains ont choisi de confiner l’économie algérienne au rang de simple marché.

    La stratégie algérienne dite «des industries industrialisantes» a montré ses limites dès le milieu des années 1980 à la suite de la baisse drastique des revenus pétroliers qui avaient servi à la financer. Dans la stratégie de redéploiement industriel, de nombreuses contraintes persistent et se transforment souvent en obstacles par rapport aux objectifs recherchés : règlement de la question du foncier économique, réglage des mécanismes de financement, mise en relation des entreprises et des universités et centres de recherche, accès des entreprises aux TIC et leur mise en réseau, portails d’entrée des entreprises et leur accès aux informations et centres experts mis à leur disposition, regroupements en réseau des entreprises, création de noyaux de coordination entre les différentes activités de production, de distribution et d’exportation…           

    Kamel Benelkadi
  • APN, ce que n'a pas dit Ouyahia:5 et fin.L'ALGERIE EN MAL DE GOUVERNANCE

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    12.- Dans le cadre, de la bonne gouvernance, l’organisation internationale Transparency International dans son indice de perception de la corruption dans son rapport annuel paru le 17 novembre 2009, classe, ironie de l’histoire, l’Algérie et l’Egypte sur un même pied d’égalité comme les pays connaissant un haut degré de corruption avec un score déplorable de 2,8 sur 10, tous les deux se retrouvant à la 111ème place sur 180 pays.  L’on sait que les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un « haut niveau de corruption  au sein  des institutions de l’Etat » et que des affaires  saines à même d’induire un développement durable ne peuvent avoir lieu, cette corruption favorisant surtout les activités spéculatives. Ainsi,  l’Algérie  par rapport à 2008, chute de 3,2 à 2,8 sur 10 allant de la 92ème place en 2008 à la 111ème en 2009,  perdant  20 places, ce qui la ramène à l’année 2005 où elle avait obtenu une note de 2,8 sur 10.  Toujours au niveau des rapports internationaux, une   récente étude datant de mars 2010  réalisée par la Global Financial Integrity (GFI) et publiée à Washington DC (USA), a classé  l’Algérie au troisième rang au niveau continental, des pays ayant un haut débit de sortie financière illicite.  Intitulée « les flux financiers illicites en provenance d’Afrique: ressource cachée pour le développement », l’étude s’est concentrée davantage sur les sorties financières illicites d’une seule source  » mauvaise évaluation des prix du commerce ». Réalisée sur la période s’étalant de 1970 à 2008, cette étude a relevé que l’Afrique a perdu plus de 1,8 billions de dollars de sorties financières illicites en plaçant le Nigeria au sommet de l’échelle  avec 89,5 milliards de dollars, suivi de  d’Egypte (70,5), l’Algérie (25,7), le Maroc (25), et l’Afrique du Sud (24,9). Ainsi,  le flux massif de capitaux illicites hors de l’Afrique dont l’Algérie  est facilité par un système d’ombre financier mondial, comprenant les paradis fiscaux, territoires à secret, les sociétés déguisées, les comptes anonymes et des fondations fictives Selon la même étude, cette sortie de fonds épuise les réserves en devises, accroît l’inflation, réduit les rentrées fiscales, annule l’investissement, et compromet le libre-échange. Son plus grand impact a été relevé, notamment, sur ceux qui sont au bas des barèmes de revenus dans leurs pays, la suppression des ressources qui pourraient être utilisées pour réduire la pauvreté et la croissance économique. Ce rapport insiste sur la nécessaire transparence pour restreindre la tendance de cette sortie de fonds et également la concertation internationale autour de ce phénomène,  car, s’il y a des  pays corrompus il y a forcément  des  pays plus corrupteurs que d’autres.

    13.- Face à cette situation, nous assistons tant à une instabilité juridique  perpétuelle qu’à un changement de politique économique, facteurs liés, qui limitent les secteurs dynamiques et découragent les entrepreneurs publics et privés  dans le cadre de l’allocation sectorielle d’investissement, les orientant  vers les activités spéculatives. Du point de vue organisationnel, après les sociétés publiques (1965/1997), en  1988, l’Etat crée 8 fonds de participation qui étaient chargés de gérer les portefeuilles de l'Etat  et  en 1996,  11 holdings en plus des 5 régionaux avec un Conseil national des privatisations. En 2000, nous assistons à leurs fusions en 5 méga holdings et la suppression du Conseil national des privatisations.  En  2001,  l’Etat algérien  dissout les holdings  et met en place  des  sociétés  de  gestion  des participations (SGP)   chargées à la fois  de la privatisation et les capitaux marchands de l’Etat, dont 11 établissements financiers relativement autonomes.  Lors de différents Conseils de gouvernements tenus durant toute l'année 2007, une nouvelle organisation est proposée par le ministère de la Promotion de l'Investissement, ( les deux grandes sociétés hydrocarbures Sonatrach  et Sonelgaz, régies par des lois spécifiques n’étant pas concernées), articulée autour de quatre grands segments : des sociétés de développement économique qui relèvent de la gestion  exclusive de l’Etat gestionnaire ; des sociétés de promotion et de développement en favorisant le partenariat avec le  secteur privé international et national ; des sociétés de participation de l’Etat appelées à  être privatisées à terme ; et  enfin, une société chargée de la liquidation des entreprises structurellement déficitaires. Courant février 2008, cette proposition d'organisation, qui n'a pas fait l'unanimité au sein du gouvernement et certainement au niveau de différentes sphères du pouvoir, est abandonnée.   Aussi, après la feuille de route que s’était  tracée l’ex ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI), n’ayant  pas recueilli le consentement, annonce officiellement  fin 2009, la dissolution prochaine  des SGP devant revenir  à l’ancienne tutelle des Ministères. Parallèlement, l’on assiste au  gel des  privatisations, dont d’ailleurs , le bilan  est dérisoire faute  d’un non consensus au niveau des différentes sphères du pouvoir  ,  puisque  477 sociétés ont été privatisées depuis 2003 sur plus de 1200 jusqu'au premier trimestre de l'année 2008 concernant  des unités marginales,  ayant permis  au trésor public seulement  140 milliard de dinars (1,8 milliard de dollars). Cette évolution organisationnelle des capitaux marchands de l’Etat, ne peut   être séparée des différentes politiques économiques entre 1963/2010. Ainsi face à cette situation le gouvernement algérien depuis 2009 entreprend une nouvelle réorientation de sa politique économique.

    En conclusion, les  nouvelles mesures projectionnistes  permettront–elles de relancer l’outil de production  et  les entreprises nationales, pourront-elles répondre aux défis liés à la réalisation du programme de développement national 2010/2014 de 286 milliards de dollars analysé précédemment ? Doit-on continuer toujours d’assainir ou n’est-il pas préférable de projeter des investissements nouveaux pouvant tenir tête à la concurrence internationale ? Les entreprises locales profiteront–elles de cette situation  de rente  pour pousser  à une meilleure intégration et combien d’entreprises publiques et privées locales ont –elles des laboratoires de recherche appliquée digne de ce nom y compris Sonatrach ? Aussi, de  plus en plus d’experts algériens  recommandent  qu’au lieu de cette vision juridique peu opérante des 49/51% lui soient  substitués  la balance devises excédentaire et  l’apport technologique et manageriel pour tout investissement étranger. A cela s’ajoute la nécessaire  cohérence et  visibilité qui sont les principes cardinaux du monde des affaires. Faute de quoi, ces  mesures auront  un impact très mitigé  sur l’accumulation c'est-à-dire le développement futur du pays. Après une période d’ouverture 2000/2007, depuis 2008/2010, l’Etat algérien affiche nettement  une volonté de retourner au tout Etat gestionnaire  en restreignant les libertés économiques. Le pouvoir d’Etat  veut  tout régenter, limiter l’autonomie des entreprises publiques, soumette le secteur privé local à sa propre logique et  également limiter le secteur privé international  avec une logique  essentiellement administrative  juridique- (participation majoritaire dans le  capital) invoquant le contrôle  des secteurs stratégiques sans délimitations précises. Toutes les actions  depuis 2009, semblent aller dans ce sens, comme en témoigne  le gel de l’autonomie des entreprises publiques   avec une gestion administré, les gestionnaires publics attendant les ordres d’en haut et de surcroît sans planification  stratégique  des autorités de tutelle. De nombreuses sociétés à capitaux publics sont retournées depuis 2009 dans le giron des ministères de tutelle, mettant fin de fait à leur autonomie. Ce retour au dirigisme inquiète les gestionnaires du secteur public. Selon nos enquêtes auprès des gestionnaires publics, les  réponses fréquentes sont  les  suivantes : « nos clients sont nos chefs. Ils nous donnent du travail et des ordres. On ne peut pas les contredire, contester une décision, ou refuser un projet parce qu’il n’est pas rentable. On ne peut pas traiter avec eux sur une base économique ; le dirigisme signifie que le politique va primer sur l’économique.  Plus inquiétant, des informations font état de la volonté du gouvernement de réduire au maximum les prérogatives des gestionnaires publics au profit des ministres.  Cette politique fait peur aux gestionnaires publics qui prennent le moins possible d’initiatives pour éviter de se retrouver en prison. Or la définition de l’entreprise et du manager c’est la prise de risque  et sans cela l’on ne peut aller à l’innovation et conquérir des marchés où la concurrence internationale est vivace. Et dans ces conditions est-il possible  de préparer l’après  hydrocarbures ? Il s’agira d’éviter  les graves   dérives et dangers de l'économie prédatrice et mafieuse afin  qu’entre   2010 et 2015, l’Algérie puisse doubler le produit intérieur brut, soit 320 milliards de dollars à prix constants 2010, avec une diminution des sections rentes si elle veut éviter  de graves dérives sociales et politiques. Pour cela la bonne gouvernance à tous les niveaux sera déterminante. Les réformes impliquent donc une  société où domine un Etat  de droit, où c’est  la norme du droit qui devrait reprendre sa place pour légitimer le véritable statut de la citoyenneté. Le  passage de l’Etat de  « soutien » à l’Etat de droit est de mon  point de vue un pari politique majeur car il implique tout simplement un nouveau contrat social  et politique entre la Nation et l’Etat. En bref, la présentation du bilan économique 2004/2009 avec le manque de visibilité entre 2010/2014 du gouverneur et du premier ministre devant le parlement montre clairement un paradoxe : une  aisance financière, du moins à court terme, grâce à des facteurs  exogènes  et non d’une bonne gouvernance  et  des inquiétudes pour l'avenir de l’Algérie.

    Docteur Abderrahmane MEBTOUL 

    Expert International, professeur d’Université

  • mentez ,tjr mentir pour garantir la périnitee des gouvernants taiwans

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    La menace terroriste a «très fortement régressé», selon Ouyahia ,selon votre sup zerhouni terro residuel,pourquoi vous mentez!!

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    Le premier ministre, Ahmed Ouhahia, a estimé jeudi le 21 octobre que la menace terroriste sur la sécurité des citoyens et des biens "a très fortement régressé même si la vigilance est toujours requise".

    "Cela est très largement dû à la courageuse politique de concorde civile puis  de réconciliation nationale, engagée par le président de la République avec un appui unanime du peuple souverain» souligne Ouyahia dans un document annexe à la déclaration de politique générale présentée à l’assemblée nationale.

    Selon lui, "cette politique a permis l'avènement d'un consensus national contre le terrorisme, contribuant à l'isolement des derniers groupes terroristes rejetés par la population, et encourageant ainsi des redditions continues, d'autant que les pouvoirs publics tiennent à mettre  en oeuvre rigoureusement les dispositions énoncées dans la Charte pour la paix et la réconciliation nationale".

    Le premier ministre a par ailleurs souligné que la lutte contre ce qu’il qualifiera de «derniers réduits du terrorisme» sera poursuivie avec la même détermination, en même temps que la main de l'Etat demeurera tendue à tous les citoyens égarés.

    "Ce résultat se concrétisera encore plus vite dans les régions où subsistent  encore quelques groupes terroristes avec une coopération totale de la population  qui est la cible de ces criminels", est-il encore déclaré.

    "Ce même résultat sera également conforté grâce à la vigilance permanente  des citoyens pour se prémunir contre les lâches tentatives d'attentés terroristes" selon lui.         

    Cela avant de rappeler que «la défaite» du terrorisme en Algérie «est aussi le fruit de l'engagement héroïque des forces de sécurité, à leur tête l'Armée nationale populaire (ANP),  et à leurs côtés aussi des citoyens volontaires». 

    Elwatan.com
  • Plus de 300 intoxications alimentaires dans la région de Mostaganem

    C’est une véritable avalanche d’intoxications alimentaires qui s’est abattus sur la région de Mostaganem. 

    Après celle ayant touché 65 enfants et adolescents de la commune de Mesra en milieu de semaine, les services de veille sanitaire ont enregistré une extension de cette intoxication à 235 autres citoyens habitant la même localité. Ce qui portera le nombre de personnes concernées à 300 patients. 

    Pour l’instant, le dénominateur commun à ces victimes serait une boulangerie du centre de Mesra où elles auraient consommé des pâtisseries fraiches. Ensuite ce sont les internes de l’école para médicale de Mostaganem, au nombre de 27 qui ont été victimes d’une intoxication alimentaire.

    Dans ce cas, ce sont les ingrédients consommés lors du petit déjeuner qui seraient responsables de l’intoxication. La plupart des patients ont été soignés sur place grâce à l’intervention du service médical de la protection civile du chef lieu de wilaya; 6 cas jugés graves ont été évacué vers l'hôpital de Mostaganem.

    On append également auprès des services de santé que des cas sporadiques d’intoxications ont été observés dans les localités de Bouguirat, Touahria, Mansourah et Saf Saf.

    En réaction à cette série d’intoxications, les services de contrôle de la qualité auprès de la wilaya ont procédé à des contrôles de l’hygiène au niveau des boulangeries pâtisseries de la ville. Suite à cette opération, pas moins de 11 boulangeries ont été fermées pour défaut d’hygiène.

    Yacine Alim
  • Plus de 300 intoxications alimentaires dans la région de Mostaganem

    C’est une véritable avalanche d’intoxications alimentaires qui s’est abattus sur la région de Mostaganem. 

    Après celle ayant touché 65 enfants et adolescents de la commune de Mesra en milieu de semaine, les services de veille sanitaire ont enregistré une extension de cette intoxication à 235 autres citoyens habitant la même localité. Ce qui portera le nombre de personnes concernées à 300 patients. 

    Pour l’instant, le dénominateur commun à ces victimes serait une boulangerie du centre de Mesra où elles auraient consommé des pâtisseries fraiches. Ensuite ce sont les internes de l’école para médicale de Mostaganem, au nombre de 27 qui ont été victimes d’une intoxication alimentaire.

    Dans ce cas, ce sont les ingrédients consommés lors du petit déjeuner qui seraient responsables de l’intoxication. La plupart des patients ont été soignés sur place grâce à l’intervention du service médical de la protection civile du chef lieu de wilaya; 6 cas jugés graves ont été évacué vers l'hôpital de Mostaganem.

    On append également auprès des services de santé que des cas sporadiques d’intoxications ont été observés dans les localités de Bouguirat, Touahria, Mansourah et Saf Saf.

    En réaction à cette série d’intoxications, les services de contrôle de la qualité auprès de la wilaya ont procédé à des contrôles de l’hygiène au niveau des boulangeries pâtisseries de la ville. Suite à cette opération, pas moins de 11 boulangeries ont été fermées pour défaut d’hygiène.

    Yacine Alim
  • l'algerie mon beau pays,devenu ,la honte des pays à cause des gouvernants non elus, traitres au principe du 1er novembre


     

    Deux ans de prison ferme pour un non-jeûneur

    Dérive judiciaire à Oum El Bouaghi

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  • Dérive judiciaire à Oum El Bouaghi sans précedent et chakib et les géneraux ,boutef qui bouffent les millirds en dollars !!!! justice corrumpue jusqua la lie


     

    Deux ans de prison ferme pour un non-jeûneur

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    L’affaire remonte à la fin du mois d’août dernier, lorsque ce jeune de 27 ans a été arrêté lors d’une descente de police pour non-observation du jeûne. Les organisations des droits de l’homme dénoncent une énième atteinte à la liberté de culte.

    Contrairement à l’issue du procès de Aïn El Hammam et celui, bien avant, des non-jeûneurs de Biskra qui tous ont fini par être relaxés, à Oum El Bouaghi par contre, la justice n’a pas jugé utile d’appliquer la jurisprudence dans l’affaire qui implique un autre non-jeûneur. La cour d’Oum El Bouaghi a condamné en effet, lundi dernier, le jeune Bouchouata Fares à une peine de deux ans de prison ferme et 100 000 DA d’amende pour atteinte à un précepte de l’Islam.Une décision inspirée de l’article 144 bis du code pénal, venue confirmer le verdict rendu il y a quelques semaines par le tribunal de première instance.

    L’affaire, qui a provoqué la stupeur au sein de la population de Aïn El Beïda, remonte à la fin du mois d’août, en plein milieu du Ramadhan. Agissant sur renseignement, la police de Aïn El Beïda (25 km au sud-ouest d’Oum El Bouaghi) a effectué une descente dans un lieu abandonné, au centre-ville, à la recherche d’un groupe de citoyens qui était en train de casser la croûte au beau milieu de la journée. Sur place, les policiers n’ont pu arrêter qu’un seul parmi les présumés non-jeûneurs, alors que les autres ont réussi à prendre la fuite.

    Le jeune homme, âgé d’environ 27 ans, a ensuite été présenté devant le procureur de la République qui a décidé de le placer sous mandat de dépôt. Dans sa plaidoirie, maître Belaïd, avocat de la défense, a vainement tenté, lundi, de convaincre le tribunal de l’inexistence de loi qui condamne les récalcitrants et qu’il relève de la liberté individuelle de ne pas pratiquer tel ou tel précepte. Le verdict a été prononcé tard dans la journée. Pour le même grief, le jugement diffère d’un tribunal à un autre.

    S’agit-il d’une justice à deux vitesses ? Selon maître Mustapha Bouchachi, «les magistrats d’Oum El Bouaghi ou d’ailleurs ne sont pas tenus de rendre le même verdict que celui de Aïn El Hammam, mais en tout cas, ce genre de poursuite n’a aucun fondement juridique». Le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) réitère aussi la position de son organisation sur ce genre de procès à la mode, lié à un excès de zèle et de religiosité de la part de l’institution judiciaire, en dépit du fait que la liberté de culte soit garantie par la Constitution algérienne. «Nous considérons que c’est une atteinte à la liberté de culte.

    Ce genre de condamnation fait plus de mal à l’Algérie et à l’Islam lui-même. Nous donnons l’image d’un pays fermé», souligne notre interlocuteur. «Bien sûr, on est tenu de respecter la foi des autres, mais si on s’amuse à ça, on va mettre en prison des gens qui ne font pas la prière et ne vont pas au hadj», ajoute-t-il. Le jeune Fares Bouchouata n’a droit qu’à un dernier recours devant la Cour suprême et, peut-être, à un autre élan de solidarité de la part de l’opinion publique.                                           

    Nouri Nesrouche

     

  • au musé le fln ou en prison!!!!!!!

  • Des projets arabes douteux relancés par Bouteflika (PARTIE 1) : Nouvelle phase dans la lutte des clans en Algérie ?

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    Bouteflika a-t-il repris du poil de la bête ? Allons-nous vers d'autres scandales Djezzy ? Toujours est-il que ses " amis investisseurs" émiratis et koweitiens qui furent éconduits par le gouvernement Ouyahia en 2009 sont de retour après que le Conseil national des investissements (CNI) eût agréé d'importants projets émiratis et ressuscité des projets  bloqués en Algérie par Ouyahia car jugés non seulement douteux mais aussi contraires à l'intérêt national.

    On parle d'un complexe à Moretti, près de Sidi Fredj, comprewnant un hôtel 5 étoiles, des tours résidentielles, un centre commercial et une marina, le tout pour une valeur de 41 milliards de dinars. Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme, avait indiqué, par ailleurs, dans une déclaration à la radio, il y a quelques semaines, que  le groupe Emirat International Investments Company (EIIC) est détenteur d'un projet  de construction pour un montant estimé à 13 milliards de dinars, qui devrait permettre d'ériger un hôtel 5 étoiles, 162 appartements  et un centre d'affaires. L'autre  projet, débloqué par le CNI est le fameux Dounia Park, un grand ensemble de loisirs et d'infrastructures diverses évalué à 5 milliards de dollars, situé au sud-ouest d'Alger.

    En visite officielle de deux jours, en Algérie, le président du conseil national de la fédération des Emirats Arabes Unis, Abdelaziz Abdallah El Ghoreir a été reçu mercredi 13 octobre par le président Abdelaziz Bouteflika. Le visiteur émirati a annoncé le retour des "investisseurs".  Il a clairement affiché la couleur : il est venu « appuyer tous les investissements dans les domaines immobilier, touristique, financier et pétrolier ».
    Or, ces projets avaient été tous été jugés douteux en leur temps par Ouyahia.
    Ouyahia avait découvert que les hommes d’affaires arabes se ruaient sur Alger…mais sans argent ! Temmar lui-même jugeait le niveau d’investissements arabes « insuffisant ». Les « investisseurs » arabes veulent des avantages fiscaux et des secteurs de rente, comme le tourisme ou la téléphonie. “Le gouvernement ne peut pas aller plus loin. Sur les plans des impôts, nous ne pouvons pas simplifier plus que ne l’avons fait”, fut obligé de rrépondre Temmar. N’empêche : en 2007, on dénombre 251 projets arabes qui ont obtenu des décisions d’octroi d’avantages accodrdés aux « jeunes entrepreneurs » !
    Bouteflika discutait directement pour les grands projets : l’extension du réseau de la téléphonie avec Orascom, un village touristique à Annaba avec le groupe Sidar, un hôtel cinq étoiles, à Moretti avec une investisseur émirati et Donia-Parc… Il reçoit deux grands groupes, Emaar et le holding Quodra”.
    Emaar décroche un fabuleux contrat : la promotion et le développement de la nouvelle ville de Sidi Abdellah, la création d’une ville de santé à Staouéli (Alger) et le développement de la zone touristique Colonel Abbas (Tipaza). Le groupe annonce la réalisation de 70 tours à caractère administratif, hôtelières et commerciales et prétend déployer un investissement qui variera de 25 à 30 milliards de dollars sur une période de 12 années». Le chiffre fait rire le ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement, Hamid Temmar, qui a dû apporter un rectificatif, en vue de réduire le montant.
    Puis ce fut le jackpot : Bouteflika confie aux Emiratis cinq grands projets pour l’aménagement de la ville d’Alger et ses environs. Un marché énorme puisque les investisseurs arabes ne veulent rien moins que transformer Alger en «cité du bien-être» avec un centre-ville «dynamique et harmonieux», une baie dotée d’hôtels luxueux, de bureaux et appartements de haut standing, d’aires commerciales de produits de luxe, d’aires de loisirs et un nouveau front de mer long de 4,4 km, avec ses marinas et ses canaux d’eau

    "La parole de Bouteflika ne compte plus"

    Rappelons que ces investisseurs  qui reviennent en 2010, furent chassés par Ouyahia en 2009.
    Tous les investisseurs arabes qui avaient reçu des assurances de la part du président Bouteflika s'étaient vues opposer une fin de non-recevoir de la part du gouvernement algérien. Ainsi, la compagnie « Ports de Dubaï », qui devait parapher l’accord pour la gérance du port d’Alger, avait été priée d’annuler son déplacement à Alger, Le projet relatif à la gérance du port d’Alger fut abandonné. La compagnie « Ports de Dubaï » dit pourtant avoir fourni « garanties et privilèges » et reçu des assurances de « haut lieu » !
    D’autre part, le groupe émirati Eemar avait été informé de « changements de décisions » à propos de ses projets touristiques et industriels en Algérie, et qui semblent aussi avoir été abandonnés.
    La situation était à ce point déroutante qu’on lit ceci dans El-Khabar : « Les investisseurs arabes se demandent qui est le véritable décideur dans le domaine économique, et pourquoi est-ce que la réalisation de ces projets, qui sont sensés être bénéfiques pour l’Algérie, a enregistré tout ce retard. ».
    Le quotidien qui parle de « 50 milliards d’engagements officiels d’investissements arabes qui n’ont pas été concrétisés », avait souligné que ces projets d’investissement restent en suspens « bien qu’ils aient reçu l’accord et la bénédiction des plus hautes sphères de l’Etat. »

    Ce fut le cas du géant émirati de l'immobilier Emaar qui annonça son départ d’Algérie, invoquant « les difficultés rencontrées dans le pays pour pouvoir concrétiser ses projets. »  Selon la société, l'affaire "échappe à la volonté d'Emaar", qui "avait préparé des plans pour de grands projets immobiliers en Algérie et remis ces plans aux autorités compétentes pour obtenir les autorisations nécessaires". Manière de pointer du doigt les dites autorités.

    Ainsi, selon le journal Echourouk, le groupe Emaar avait fait appel au président Bouteflika pour "lever l’embargo" imposé à ses opérations en Algérie et "arrêter la campagne de désinformation menée à son encontre par certaines parties qui ne veulent pas d’investissements arabes en Algérie."

    Une source responsable au sein du groupe avait déclaré à Echourouk que certaines parties « connues pour leur opposition aux investissements arabes » ne se sont pas contentées d’entraver la concrétisation de ces projets, mais ont été jusqu’à mener des campagnes de désinformation virulentes dans l’objectif de discréditer le groupe en Algérie.

    Pourquoi ce retour alors en 2010?
    Sommes - nous dans une nouvelle phase dans la lutte des clans en Algérie ?

    Lire la seconde partie : la volte-face d'Ouyahia et le poids des mafias 

    Lamine S.

  • :Gouvernance en Afrique: L’Algérie classée 19e sur 53 pays--- bouriquot de la classe

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    Dans l'édition 2010 de l’indice «Mo Ibrahim» de la gouvernance africaine – rendue publique le 4 octobre –, l'Algérie est classée à la 19e place sur 53 pays évalués. Les normes de bonne gouvernance en Afrique ont noté des améliorations significatives en Angola, Libéria et Togo au cours des quatre dernières années, alors qu’un recul a été noté en Erythrée et Madagascar, selon un sondage sur la qualité de gouvernance en Afrique.

    L’indice «Mo Ibrahim», classe l’île Maurice à la 1re place pour la qualité de la gouvernance, premier parmi les 53 pays africains examinés par la fondation. Avec un score de 82 sur une possibilité de 100, Maurice se classe devant les Seychelles, le Botswana, le Cap Vert, l’Afrique du Sud, la Namibie, le Ghana, la Tunisie, le Lesotho et l’Egypte. L’Algérie se classe 19e sur 53 pays, pas très loin du lot des pays où la mal-gouvernance règne : la Somalie est suivie du Tchad, de la République démocratique du Congo, du Zimbabwe, de l’Érythrée, du Soudan, de la République centrafricaine, de la Guinée équatoriale, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. L’indice «Mo Ibrahim» est un classement de la Fondation Mo Ibrahim créée par cet entrepreneur britannique d’origine soudanaise, expert du secteur des télécommunications qui porte le même nom. C’est «un instrument de référence de l’évaluation de la gouvernance en Afrique, qui informe les citoyens africains et leur donne les moyens de demander des comptes aux gouvernements et aux institutions publiques». Dans les deux catégories «Développement économique durable» et «Développement humain», la fondation a noté des tendances intéressantes où des améliorations ont été constatées dans plus de quarante pays. L’indice révèle aussi que de «nombreux citoyens africains sont en meilleure santé et bénéficient plus du développement économique qu’il y a cinq ans, Dans la catégorie «Participation et Droits de l’homme», trente des 53 pays africains ont enregistré un recul même si l’analyse de la performance des pays montre quelques progrès sur la parité. D’une manière générale, «les progrès dans le développement économique durable et développement humain contrastent avec la détérioration constatée en matière de droits et de la sécurité des citoyens». L’indice mesure la fourniture des biens et services publics aux citoyens par les gouvernements et acteurs non étatiques à travers 88 indicateurs. La version 2010 inclut un indicateur additionnel évaluant les capacités de recherche statistique. Cet indicateur fournit un aperçu de l’engagement des gouvernements à élaborer des politiques et des évaluations fondées sur des résultats observables. Cependant, le manque de données en Afrique demeure un enjeu crucial pour l’indice et la Fondation. Les données officielles portant sur de nombreux indicateurs- clés de la gouvernance, comme la pauvreté, la santé ou les infrastructures, sont trop éparses ou aujourd’hui obsolètes. Commanditer et élaborer des indicateurs permettant à ces secteurs- clés, entre autres, d’être pris en compte, ainsi que renforcer l’évaluation des domaines de la gouvernance déjà couverts par l’indice est une priorité majeure pour la Fondation.

    LSC

  • l’Algérie embarrassée par des parlementaires européens, sa ce passe toujours ainsi, depuis l'aube du temps

    L’Algérie a été interpellée au Parlement européen pour mettre fin à la situation humanitaire inacceptable dans laquelle se trouve le dissident du Polisario, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud. La poursuite de sa détention au secret, en territoire algérien, est inacceptable, ont estimé des députés européens. Pour eux, Mustapha Salma qui a simplement exprimé en public son soutien au plan marocain d’autonomie au Sahara, doit être libéré sans délais.

    Lors d’une rencontre entre parlementaires européens et algériens, tenue courant octobre à Bruxelles, dans le cadre des réunions régulières entre le Parlement européen (PE) et les parlements maghrébins, Pier Antonio Panzeri, le président de la Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb au PE, a interpellé « officiellement » l'Algérie au sujet de Mustapha Salma. Le Polisario avait fictivement annoncé le 6 octobre, la libération de Mustapha Salma, mais sa famille et les ONG demeurent toujours sans nouvelles de lui. Ils ne sont pas au courant ni de son lieu ni de ses conditions de détention, et ils s’en inquiètent. « Je soulève d'une manière officielle l'affaire de M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud », a lancé Antonio Panzeri d’un ton franc, qui a pris au dépourvu les parlementaires algériens. Cette personne est disparue et accusée de trahison simplement pour avoir exprimé son soutien à l'ouverture d'un dialogue autour du plan d'autonomie proposé par le Royaume du Maroc comme solution pour sortir de la situation actuelle du conflit autour du Sahara », s’est indigné le parlementaire européen.

    Belhouari Hamid

  • Grande affluence aux conférence-débats autour de « Notre ami Bouteflika »

    Les conférence-débats autour de « Notre ami Bouteflika » organisées à Paris (14 octobre) et Marseille (17 octobre) à l'initiative de Radio Galère, les associations Awal, Connexions  interculturelles et les Amis du Matin, ont connu un engouement exceptionnel. Les salles de l’Obododo - La Renaissance et des Mille Bâbords, se sont révélées trop exigües pour contenir le nombreux public qui y a afflué  et dont l’intérêt portait essentiellement sur la découverte de la face cachée de la « gestion Bouteflika » et sur les perspectives de sortie de l’impasse.
    Tour à tour, Mohamed Benchicou, Djilali Hadjadj et Hassan Zerrouky ont présenté le livre « Notre ami Bouteflika » non pas seulement comme un livre sur Bouteflika stricto-sensu mais sur l’Algérie du 21è siècle. Une Algérie qui replonge dans l’Etat bakchich, dans l’Etat barbouze, dans l’Etat absent, dans l’Etat obsolète.
    Ces phénomènes, s’ils sont inhérents au système et ont précédé Bouteflika, se sont cependant aggravés avec lui, de façon sans doute, plus dramatique qu’on ne le pense.
    Ce sont des reculs intimement liés à la personnalité de Bouteflika qui a érigé sont tempérament en mode de gouvernance.
    Le plus grand crime de Bouteflika, dira Benchicou, est d’avoir brisé une timide dynamique de libération de la société qui se dessinait à la fin des années 90, qui avait commencé avec octobre 88, matérialisée par la Constitution de 89, puis interrompue par le terrorisme, mais qui avait repris précisément au sortir  d’un combat inhumain contre le terrorisme, comme si la résistance à l’intégrisme avait octroyé à la société une nouvelle légitimité, elle qui revendiquait et obtenait par petits bouts d’être gouverné dans le bon droit, dans un pays debout. Cette période de renouveau inattendue et imperceptible, avait symboliquement commencé par élections 1995 lorsque le général Liamine Zéroual est élu massivement, et avec enthousiasme, malgré les mises en garde de l’organisation terroriste, le GIA, qui menaçait de s’en prendre aux citoyens qui se rendraient aux urnes. La Constitution est modifiée pour se baser désormais sur le pluralisme et la représentativité, essentiels pour s’engager dans un processus de transition démocratique. Elle abolit le pouvoir à vie et limite le nombre de mandats présidentiels à deux (art.74). La Constitution de 1996, après celle de 1989, reconnaît et garantit le droit de créer des partis politiques (art.42) et des associations (art.4), y compris syndicales (art.56). Le chemin est ainsi désormais ouvert vers le pluralisme. La Constitution de 1996 dispose que « le peuple choisit librement ses représentants » (art.10). Combiné avec d’autres articles sur les libertés et les droits, et aussi les articles 6, 7, 11, 71 et 101, la Constitution algérienne opte clairement pour un système politique démocratique.
    Tout était encore loin d’être parfait, mais cette Algérie retrouvait goût à la grandeur et courtise la démocratie comme si la lutte contre l’intégrisme islamiste avait redonné une nouvelle légitimité au combat populaire.
    Un complot international d’émasculation de l’Algérie va voir le jour, qui va faire démissionner Zéroual et livrer le pays à Abdelaziz Bouteflika. En quelques années, cet homme va stopper l’élan novateur de la société algérienne, décapiter l’embryon d’ouverture démocratique en Algérie, réduire la société au silence, réhabiliter l’islamisme, changer la Constitution, installer la corruption, aligner l’Algérie sur les dictatures arabes et faire le lit d’une kleptocratie, un pouvoir de malfrats, qui dirige aujourd’hui un Etat perverti, vide le pays de sa richesse et se livre aujourd’hui une guerre de gangs. 
     « Il y a du Richard III de Shakespeare dans Bouteflika », a déclaré Benchicou. C’est une créature avide de pouvoir et qui se veut fascinante, une allégorie du mal, qui détruit tout sur son passage, qui apporte et incarne le désordre, cherchant le pouvoir absolu sans aucune compassion. Il incarne les excès du pouvoir et ses dérives.
    Le 15 avril 1999 où il accède au pouvoir, Bouteflika ne retrouve rien, en effet, de l’Etat absolutiste laissé par Boumediene.
    Pendant les vingt ans où il était en dehors du pouvoir, l’Algérie avait donc beaucoup changé. La société avait dit son mot et le pouvoir autocratique avait vacillé puis abdiqué. 
    Bouteflika est ébranlé : « J'ai laissé le pouvoir de Franco, je retrouve celui de la reine d'Angleterre. »
    Bouteflika comprend, ce 15 avril 1999, qu’il devra démolir ce legs qui faisait obstacle au pouvoir à vie, casser l’embryon démocratique qui faisait jour dans ce pays, dompter la société, briser les contre-pouvoirs qui émergeaient, sceller de nouvelles alliances pour enfin changer cette maudite  constitution de 1989 qui l’empêche de se présenter pour un troisième mandat …
    Il faut « remodeler » l’Algérie.
    La neutraliser.
    Sa stratégie va s’articuler autour d’un objectif unique : le rétablissement des conditions politiques du pouvoir à vie.
    Il a rétabli l’Etat hégémonique Il ne croit ni à la liberté de la presse, ni à la liberté d’entreprise, ni à la liberté d’expression. Son objectif central est de rétablir l’Etat dans sa fonction autocratique. Réduire le multipartisme avant de l’éliminer. Tout le reste n’est que façade. Abdelaziz Bouteflika soumettra pendant cinq ans l’Algérie à ses lubies messianiques. Il n’a conduit aucun grand projet de sortie de crise. Son unique projet c’est lui-même.
    Djilali Hadjadj a longuement expliqué la naissance de l’Etat-bakchich.
    « Bouteflika a érodé l’autorité de l’Etat et permis à la kleptocratie de s’installer. A trop vouloir substituer une société en éveil par une société asservie, à vouloir étouffer l’élan populaire et les institutions de contrôle, il a fait le lit de la corruption. »
    Les débats ont révélé un public anxieux mais vigilant et attentif.

    C.K.

     

  • Le statut de l'Institution nationale des droits de l'homme algérienne réexaminé

               
    Le statut de l'Institution nationale des droits de l'homme algérienne réexaminé

    Alkarama, 11 Octobre 2010
    http://fr.alkarama.org/index.php?option=com_content&view=article&id=825

    Lors de sa session, des 29 mars et 1er avril 2010, au cours de laquelle le statut de l'Institution nationale des droits de l'homme (INDH) algérienne, la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) devait être reconsidéré, le Sous-comité d'accréditation (CIC) a décidé de reporter l'examen à sa prochaine session qui doit se dérouler à partir du 11 octobre 2010. Alkarama a présenté un nouveau rapport à cette institution dans lequel elle exprime ses dernières observations.

    Dans son rapport, le CIC, qui avait parmi ses recommandations précédentes, conseillé de modifier l'assise légale de la Commission, note que celle-ci a effectivement modifié « sa loi d'habilitation, afin de renforcer sa conformité avec les principes de Paris », tout en exprimant néanmoins une série préoccupations qui seront examinées lors de cette session.

    La CNCPPDH, présidée par Me Farouk Ksentini, avait été rétrogradée au statut « B » par le Comité international de coordination des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CIC) lors de la session du mois de mars 2009 en raison de son absence de conformité avec les « Principes de Paris » (1).

    Alkarama avait soumis un rapport le 5 février 2009 au Sous-Comité d'accréditation dans lequel elle relevait la sujétion de la Commission au pouvoir exécutif, l’absence de transparence dans la nomination de ses membres, le manque de coopération avec les organes de l’ONU et avec les ONG indépendantes de défense des droits de l’homme. Ces observations avaient été reprises dans la note que le Sous-Comité d’accréditation a présentée au Comité international de coordination des institutions nationales (CCI) pour motiver sa proposition de rétrogradation.

    Alkarama a par la suite soumis deux autres rapports au Sous-Comité d'accréditation, le premier en date du 20 novembre 2009 dans lequel elle faisait part de la réaction de la CNCPPDH à la décision de rétrogradation, puis de la décision du pouvoir exécutif algérien de mettre en conformité l’assise juridique de la Commission avec les « principes de Paris » en utilisant le subterfuge consistant à édicter une ordonnance puis à promulguer un décret éludant ainsi tout véritable débat au sein de l'Assemblée nationale. Le texte originel régissant l'INDH n'a toutefois pratiquement pas été modifié ni dans son esprit ni dans sa lettre.

    Dans ses observations présentées au Sous-Comité d'accréditation en date du 8 février 2010, à la veille du réexamen du statut de la CNCPPDH, Alkarama est revenue sur la question abordée dans ses précédents rapports relative à l'absence de publication des travaux de la Commission. Entre temps cette dernière avait pris le soin de publier sur son site web plusieurs rapports parmi lesquels les deux rapports annuels 2007 et 2008, enfin soumis pour la première fois à la connaissance d'un public restreint. Alkarama relevait également l'absence de coopération de la CNCPPDH avec les instances de l'ONU.

    Lors de sa session des 29 mars et 1er avril 2010, il avait été décidé de reporter le réexamen du statut de la CNCPPDH à la session actuelle. Alkarama a, dans le cadre de cette procédure, soumis de nouvelles observations concernant la situation actuelle de cette institution. Elle relève que de nouveau, le site internet de l'INDH n'est pas accessible, mais surtout, elle rapporte les derniers développements relatifs au dossier des disparus considéré par l'INDH comme étant définitivement clos tout en faisant ainsi l'impasse sur la question de la vérité et de la justice. Son président, Me Ksentini, se réfère à l'Ordonnance d'application de la Charte pour la paix et la réconciliation pour justifier le rejet par les autorités de tout mécanisme destiné à établir la vérité sur les disparitions forcées et à poursuivre les auteurs de ces crimes. Il va même plus loin puisqu'il s'engage maintenant activement à promouvoir l'idée d'une amnistie générale pour enfin "tourner la page" de la "tragédie nationale", ce que les centaines de milliers de victimes ne peuvent accepter.

    Quant à la coopération avec les institutions de l'ONU, la CNCPPDH a annoncé que les Procédures spéciales sont invitées à se rendre en Algérie en omettant toutefois de préciser que celles qui ont en charge les thèmes les plus controversés - torture, exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées et involontaires, promotion et protection des droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme - ne sont toujours pas invitées, alors que certaines d'entre elles attendent depuis 15 ans de pouvoir se rendre dans le pays.

    Alkarama constate que les « Principes de Paris » devant régir les Institutions nationales des droits de l'homme ne sont toujours pas respectés par la CNCPPDH. Depuis sa rétrogradation au mois de mars 2009, aucune amélioration dans son fonctionnement et ses activités sur le terrain de la Commission n'a pu être enregistrée.

    Dans la société civile algérienne, la Commission est toujours perçue comme un organe de l'État qui ne joue pas un rôle de promotion ou de protection des droits humains et dont le président se distingue plutôt comme le porte-parole et le représentant de l'État.

    Sa réintégration au Statut « A » serait certainement perçue comme un encouragement à des pratiques largement contestées et risquerait d'affecter la confiance placée par la société civile algérienne dans les institutions onusiennes censées œuvrer pour l'application du droit international en matière de protection et de promotion des droits de l'homme.

    (1) Rapport et recommandations de la session du Sous-comité d'accréditation, Genève, 26-30 mars 2009,

  • LES RALLONGES BUDGÉTAIRES 2009-2010 ONT COÛTÉ UNE FORTUNE L’Algérie perd 10 milliards de dollars

        

    L'Expression, 19 Octobre 2010

    Cet argent aurait pu servir à la recherche scientifique, au financement des microentreprises créées par les jeunes chômeurs, ou même à la construction des écoles afin d’endiguer la surcharge des classes

    Gérer les grands projets n’est pas le maillon fort de l’Exécutif. Certaines réévaluations découlant de l’insuffisante maturation des études coûtent très cher aux caisses de l’Etat. Les chiffres officiels font très peur. Les erreurs ont dépassé le seuil du tolérable. Au titre de l’année 2010 seulement, le programme en cours a enregistré une réévaluation de 815 milliards de DA, soit près de 9 milliards de dollars.
    C’est à trois milliards près le budget de l’autoroute Est-Ouest. En une seule année, l’Algérie perd beaucoup d’argent au moment où le monde entier prône l’austérité, se serre la ceinture et rétrécit les budgets de fonctionnement pour faire face aux répliques de la crise financière. Une question s’impose alors: mais comment fait-on pour en arriver à cette situation?
    Les 9 milliards auraient pu servir à la recherche scientifique, au financement des microentreprises créées par les jeunes chômeurs, ou encore à la construction des écoles afin d’endiguer la surcharge des classes. En Algérie, cet argent est jeté par la fenêtre. Ce gaspillage institutionnalisé a nécessité l’intervention du président de la République.
    Des slogans sont lancés dès lors par le ministre des Finances ou encore le Premier ministre pour faire cesser cette hémorragie financière. Une batterie de mesures furent prises. La plus paradoxale prévoit que toute «réévaluation d’autorisation de programmes qui s’avérerait indispensable devra être précédée par la suppression d’un montant équivalent, d’un projet de la nomenclature du secteur concerné».
    Les experts évoquent une fuite en avant: on sacrifie un projet au lieu d’insister sur la maturation des études. Le bilan du gouvernement qui sera présenté jeudi à l’APN, même s’il se veut positif et optimiste sur les perspectives de l’économie nationale, annonce, toutefois, des signes qui font craindre le pire sur les équilibres financiers du pays. L’on apprendra aussi que le niveau des améliorations des revenus des fonctionnaires, notamment la charge induite par le nouveau régime indemnitaire (avec ses rappels), a exigé la mobilisation de 1000 milliards de DA, soit la quasi- totalité des revenus du Trésor hors hydrocarbures. Une autre question mérite d’être posée: et si le prix du baril de pétrole chutait à 10 dollars? Les experts écartent cette possibilité, mais serait-il judicieux de planifier des augmentations sur la base d’un revenu instable qui dépend de surcroît du marché international?
    Ouyahia défend les orientations du gouvernement

    Malgré l’impact de la crise financière, la croissance aura été, selon le bilan du gouvernement, au rendez-vous en 2009. Avec une hausse globale du PIB de 2,4%. La croissance du PIB a connu l’effet réducteur de l’inflation qui enregistre une remontée, avec 5,7% en 2009. Cela est le résultat «d’une forte injection monétaire découlant de la dynamique d’investissement et de la hausse des salaires».
    Le document détaille la croissance enregistré pour chaque secteur. Avec une priorité bien évidement au secteur des hydrocarbures, qui dépend du marché international. La reprise de la croissance dans ce secteur projetée pour 2010 «pourrait être différéee à l’année 2011 avec la baisse récente des enlèvements de gaz par les clients de l’Algérie en Europe», précise le rapport. Bon résultat par contre pour l’agriculture avec une croissance évaluée à 20% en 2009.
    Le secteur du bâtiment maintient sa croissance substantielle, avec une hausse de 8,7%. La redynamisation de l’industrie relevée en 2008 s’est poursuivie en 2009 avec une progression de 5% de la valeur ajoutée. Au chapitre du pouvoir d’achat, Ouyahia n’omettra pas de souligner que les 18 derniers mois ont connu une augmentation substantielle des rémunérations de l’ensemble des salariés, des pensions et même des bourses. En premier lieu, il y a le relèvement du Snmg de 25%. Par ailleurs, les fonctionnaires perçoivent, pour certains, leurs nouveaux salaires découlant du statut général de la Fonction publique, alors que pour d’autres c’est le nouveau régime indemnitaire qui leur a déjà été servi. Près de 40 statuts particuliers et 2 régimes indemnitaires ont été promulgués.
    Parmi les autres mesures défendues, il y a la revalorisation des pensions et allocations de retraites. En outre, plus d’un million de titulaires de faibles pensions directes et pensions principales de réversion, ont bénéficié, pour la deuxième fois, de relèvement substantiel financé par le budget de l’Etat.
    Au total, les transferts sociaux de l’Etat ont fortement évolué durant la dernière décennie, passant de 245 milliards de DA en 1999, à 460 milliards en 2005. Enfin, le bilan de Ouyahia parle de création de 1,5 million d’emplois en 2009 (400.000 permanents), cela a réduit le taux de chômage à 10,2% en 2009.
    La paix sociale et les surenchères politiciennes

    Les travailleurs qui ont payé un très lourd tribut à la crise économique et à l’ajustement, savent, précise Ouyahia dans son rapport, qu’«il est de leur propre intérêt de tenir l’exercice du droit syndical loin de toute manipulation politicienne», et éviter aussi que leurs revendications sociales n’aboutissent à la mise en faillite de leurs propres entreprises.
    Le gouvernement reconnaît que la réussite du saut économique qualitatif nécessaire pendant ce quinquennat, a fortement besoin d’un climat de sérénité, qui libère les énergies au travail, met en confiance l’investisseur national et étranger, «en un mot, d’une stabilité sociale et de progrès dans la productivité et dans la compétitivité économiques».
    Les ressources budgétaires qui seront investies en commandes publiques ne pourront être renouvelées sans cesse: «Il importe donc que le développement économique se prépare d’ores et déjà à vivre et à prospérer par le seul fait du marché.»
    Repères

    Les médias
    La presse écrite qui est l’une des plus dynamiques du monde arabo-africain, totalise plus de 300 titres dont 70 quotidiens, bénéficiant d’un réseau de 24 imprimeries (12 pour les journaux et 12 pour les magazines) dont une nouvelle imprimerie publique à Ouargla, en attendant l’ouverture de celle de Béchar.

    Les pouvoirs publics projettent aussi d’encourager la mise sur pied d’un véritable réseau de distribution de la presse écrite.
    S’agissant de la publicité, et à l’inverse d’une opinion répandue, les annonceurs privés tiennent une place majeure.
    La publicité est loin d’être un monopole public ni l’objet de répartition discriminatoire.

    Ainsi, sur un chiffre d’affaires global de 123 milliards de DA de publicité en 2009, seuls 2 milliards DA ont été régis par l’Agence publique (ANEP) et près de 5 milliards DA de dépenses publicitaires sont le fait d’opérateurs privés.
    Le transport urbain
    Pour le métro: Le réseau initial d’Alger est achevé et sera mis en circulation durant l’année 2011, alors que son extension a été entamée. L’étude du métro d’Oran est, quant à elle, en voie de lancement.

    Le tramway
    La première ligne d’Alger sera réceptionnée l’année prochaine, alors que les chantiers des lignes d’Oran et de Constantine sont en cours. Les études des tramways de 6 autres villes ont déjà été contractées.

    L’habitat
    L’année 2010 s’achèvera avec le lancement de 200.000 nouveaux logements et la réception de 200.000 unités. L’année 2009 a enregistré la livraison de 218.000 logements et la mise en chantier de 270.000 autres.

    Achira MAMMERI

  • LES RALLONGES BUDGÉTAIRES 2009-2010 ONT COÛTÉ UNE FORTUNE L’Algérie perd 10 milliards de dollars

        

    L'Expression, 19 Octobre 2010

    Cet argent aurait pu servir à la recherche scientifique, au financement des microentreprises créées par les jeunes chômeurs, ou même à la construction des écoles afin d’endiguer la surcharge des classes

    Gérer les grands projets n’est pas le maillon fort de l’Exécutif. Certaines réévaluations découlant de l’insuffisante maturation des études coûtent très cher aux caisses de l’Etat. Les chiffres officiels font très peur. Les erreurs ont dépassé le seuil du tolérable. Au titre de l’année 2010 seulement, le programme en cours a enregistré une réévaluation de 815 milliards de DA, soit près de 9 milliards de dollars.
    C’est à trois milliards près le budget de l’autoroute Est-Ouest. En une seule année, l’Algérie perd beaucoup d’argent au moment où le monde entier prône l’austérité, se serre la ceinture et rétrécit les budgets de fonctionnement pour faire face aux répliques de la crise financière. Une question s’impose alors: mais comment fait-on pour en arriver à cette situation?
    Les 9 milliards auraient pu servir à la recherche scientifique, au financement des microentreprises créées par les jeunes chômeurs, ou encore à la construction des écoles afin d’endiguer la surcharge des classes. En Algérie, cet argent est jeté par la fenêtre. Ce gaspillage institutionnalisé a nécessité l’intervention du président de la République.
    Des slogans sont lancés dès lors par le ministre des Finances ou encore le Premier ministre pour faire cesser cette hémorragie financière. Une batterie de mesures furent prises. La plus paradoxale prévoit que toute «réévaluation d’autorisation de programmes qui s’avérerait indispensable devra être précédée par la suppression d’un montant équivalent, d’un projet de la nomenclature du secteur concerné».
    Les experts évoquent une fuite en avant: on sacrifie un projet au lieu d’insister sur la maturation des études. Le bilan du gouvernement qui sera présenté jeudi à l’APN, même s’il se veut positif et optimiste sur les perspectives de l’économie nationale, annonce, toutefois, des signes qui font craindre le pire sur les équilibres financiers du pays. L’on apprendra aussi que le niveau des améliorations des revenus des fonctionnaires, notamment la charge induite par le nouveau régime indemnitaire (avec ses rappels), a exigé la mobilisation de 1000 milliards de DA, soit la quasi- totalité des revenus du Trésor hors hydrocarbures. Une autre question mérite d’être posée: et si le prix du baril de pétrole chutait à 10 dollars? Les experts écartent cette possibilité, mais serait-il judicieux de planifier des augmentations sur la base d’un revenu instable qui dépend de surcroît du marché international?
    Ouyahia défend les orientations du gouvernement

    Malgré l’impact de la crise financière, la croissance aura été, selon le bilan du gouvernement, au rendez-vous en 2009. Avec une hausse globale du PIB de 2,4%. La croissance du PIB a connu l’effet réducteur de l’inflation qui enregistre une remontée, avec 5,7% en 2009. Cela est le résultat «d’une forte injection monétaire découlant de la dynamique d’investissement et de la hausse des salaires».
    Le document détaille la croissance enregistré pour chaque secteur. Avec une priorité bien évidement au secteur des hydrocarbures, qui dépend du marché international. La reprise de la croissance dans ce secteur projetée pour 2010 «pourrait être différéee à l’année 2011 avec la baisse récente des enlèvements de gaz par les clients de l’Algérie en Europe», précise le rapport. Bon résultat par contre pour l’agriculture avec une croissance évaluée à 20% en 2009.
    Le secteur du bâtiment maintient sa croissance substantielle, avec une hausse de 8,7%. La redynamisation de l’industrie relevée en 2008 s’est poursuivie en 2009 avec une progression de 5% de la valeur ajoutée. Au chapitre du pouvoir d’achat, Ouyahia n’omettra pas de souligner que les 18 derniers mois ont connu une augmentation substantielle des rémunérations de l’ensemble des salariés, des pensions et même des bourses. En premier lieu, il y a le relèvement du Snmg de 25%. Par ailleurs, les fonctionnaires perçoivent, pour certains, leurs nouveaux salaires découlant du statut général de la Fonction publique, alors que pour d’autres c’est le nouveau régime indemnitaire qui leur a déjà été servi. Près de 40 statuts particuliers et 2 régimes indemnitaires ont été promulgués.
    Parmi les autres mesures défendues, il y a la revalorisation des pensions et allocations de retraites. En outre, plus d’un million de titulaires de faibles pensions directes et pensions principales de réversion, ont bénéficié, pour la deuxième fois, de relèvement substantiel financé par le budget de l’Etat.
    Au total, les transferts sociaux de l’Etat ont fortement évolué durant la dernière décennie, passant de 245 milliards de DA en 1999, à 460 milliards en 2005. Enfin, le bilan de Ouyahia parle de création de 1,5 million d’emplois en 2009 (400.000 permanents), cela a réduit le taux de chômage à 10,2% en 2009.
    La paix sociale et les surenchères politiciennes

    Les travailleurs qui ont payé un très lourd tribut à la crise économique et à l’ajustement, savent, précise Ouyahia dans son rapport, qu’«il est de leur propre intérêt de tenir l’exercice du droit syndical loin de toute manipulation politicienne», et éviter aussi que leurs revendications sociales n’aboutissent à la mise en faillite de leurs propres entreprises.
    Le gouvernement reconnaît que la réussite du saut économique qualitatif nécessaire pendant ce quinquennat, a fortement besoin d’un climat de sérénité, qui libère les énergies au travail, met en confiance l’investisseur national et étranger, «en un mot, d’une stabilité sociale et de progrès dans la productivité et dans la compétitivité économiques».
    Les ressources budgétaires qui seront investies en commandes publiques ne pourront être renouvelées sans cesse: «Il importe donc que le développement économique se prépare d’ores et déjà à vivre et à prospérer par le seul fait du marché.»
    Repères

    Les médias
    La presse écrite qui est l’une des plus dynamiques du monde arabo-africain, totalise plus de 300 titres dont 70 quotidiens, bénéficiant d’un réseau de 24 imprimeries (12 pour les journaux et 12 pour les magazines) dont une nouvelle imprimerie publique à Ouargla, en attendant l’ouverture de celle de Béchar.

    Les pouvoirs publics projettent aussi d’encourager la mise sur pied d’un véritable réseau de distribution de la presse écrite.
    S’agissant de la publicité, et à l’inverse d’une opinion répandue, les annonceurs privés tiennent une place majeure.
    La publicité est loin d’être un monopole public ni l’objet de répartition discriminatoire.

    Ainsi, sur un chiffre d’affaires global de 123 milliards de DA de publicité en 2009, seuls 2 milliards DA ont été régis par l’Agence publique (ANEP) et près de 5 milliards DA de dépenses publicitaires sont le fait d’opérateurs privés.
    Le transport urbain
    Pour le métro: Le réseau initial d’Alger est achevé et sera mis en circulation durant l’année 2011, alors que son extension a été entamée. L’étude du métro d’Oran est, quant à elle, en voie de lancement.

    Le tramway
    La première ligne d’Alger sera réceptionnée l’année prochaine, alors que les chantiers des lignes d’Oran et de Constantine sont en cours. Les études des tramways de 6 autres villes ont déjà été contractées.

    L’habitat
    L’année 2010 s’achèvera avec le lancement de 200.000 nouveaux logements et la réception de 200.000 unités. L’année 2009 a enregistré la livraison de 218.000 logements et la mise en chantier de 270.000 autres.

    Achira MAMMERI

  • fln au musé bandes de cons


     

    Course pour le pouvoir et défense des privilèges

    FLN : la guerre des clans fait rage

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    L’attachement aux postes de responsabilité conduit parfois à la violence. Certains cadres dirigeants, au niveau national comme au niveau local, ne se gênent plus pour employer la force.

    Kasmas saccagées, militants tabassés, responsables contestés. Le FLN est en pleine agitation. Depuis quelques semaines, il vit une situation convulsive qui nous rappelle l’«opération dobermans» qui avait enclenché le mouvement de redressement, en 2003, contre l’ancien secrétaire général destitué,  Ali Benflis. Des responsables au parti, des sénateurs, des maires et des élus locaux descendent dans l’arène pour défendre leurs «intérêts et privilèges». Pour ce faire, ils n’hésitent pas à user des procédés les plus violents. Les rivalités et les désaccords tournent parfois au vinaigre. Ce qui s’est passé, il y a quelques jours, à Annaba illustre on ne peut mieux cet état d’esprit qui règne désormais au sein de l’ex-parti unique. L’attachement aux postes de responsabilité conduit parfois à la violence. Certains cadres dirigeants, au niveau national comme au niveau local, ne se gênent plus à employer la force des baïonnettes pour y rester.

    C’est ce qu’a tenté de faire le sénateur FLN, Mohamed Salah Zitouni, jeudi dernier à Annaba, après avoir perdu «sa» mouhafadha par décision de justice. Son statut de membre de la chambre haute du Parlement ne l’a pas empêché d’être dans le feu de l’action et de diriger une meute de jeunes contre le siège de la mouhafadha dans le but de déloger les «indus occupants».
    Ainsi, au FLN, la violence semble érigée en un véritable acte de militantisme. C’est le moyen le plus en vue des «militants», voire de «prestigieux» cadres dirigeants pour exprimer leur désaccord ou leur mécontentement. Cette lutte «fratricide», qui semble à ses débuts, a déjà fait couler le sang de quelques militants.
    Samedi dernier, la kasma de Hydra s’est transformée en champ de bataille entre deux «clans» rivaux. Le pire a été évité de justesse par l’intervention des services de l’ordre.


    Les affrontements qui ont secoué la paisible ville de Hydra se sont soldés par plusieurs blessés. Comme à Annaba et Alger, le renouvellement des instances régionales et locales du parti, dans d’autres wilayas, se fait à coups de poing. De Bouira à El Oued en passant par Oran, les séances dédiées à l’installation des nouveaux responsables des kasmas et des mouhafadhas tournent à la violence. Une violence qui déborde souvent sur la voie publique.
    Ces tiraillements, qui n’ont jamais quitté le parti depuis le mouvement de redressement de 2004, s’accentuent à l’approche des échéances électorales de 2012. La guerre des listes de candidatures semble déjà commencée, provoquant une situation explosive au sein du parti. Principal appareil du pouvoir, le FLN permet un accès rapide et facile au «pouvoir électif» qui ouvre la voie à toutes sortes de privilèges. Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du parti depuis le 8e congrès, dit rassembleur, de 2005, a toujours considéré ces troubles comme «un signe de bonne santé» du FLN.

    Pour lui, les contestations et les affrontements entre militants n’expriment nullement un désaccord politique. Mais nombre de militants et de hauts cadres du parti estiment que le FLN traverse actuellement une «crise morale» qui nécessite un traitement «urgent». Il ne peut y avoir, selon eux, de renouvellement des instances du parti sans que les conditions soient réunies. Ils dénoncent par là même la cooptation, l’exclusion et une mainmise de Belkhadem sur le parti.
    Certains parmi les cadres du parti mènent actuellement un mouvement de redressement pour remettre le FLN sur les rails. Se sont ralliés à ce mouvement des ministres, des députés et des sénateurs. Y figurent aussi d’anciens collaborateurs de Belkhadem comme Saïd Bouhedja, ex-porte-parole du FLN. Ce mouvement va-t-il durer ? Sera-t-il appuyé et soutenu par d’autres cadres militants en désaccord avec la direction actuelle ? S’agit-il d’une contestation interne ou d’un mouvement politique plus global, en précision de probables futurs changements politiques ? Autant de questions qui méritent d’être posées tant le FLN, principal appareil du pouvoir, est au centre des luttes claniques.   

    Mokrane Ait Ouarabi
  • " Quelque chose d’important est en train de se préparer sur la scène politique"

    « C’est pratiquement une effervescence généralisée. Même les personnalités et partis de la coalition gouvernementale ne se privent plus de déclarations fracassantes et de positionnements souvent surprenants. Cela donne l’étrange impression que tout le monde essaie de se positionner – ou de se repositionner – pour prendre le départ d’une course qui ne tardera plus à démarrer», estime le politologue Rachid Grim interrogé par El-Watan.

     « Les rumeurs sur l’état de santé du Président, ses absences longues et répétées de la scène publique, l’absence de stratégie claire d’un pouvoir qui attend plus qu’il n’agit, le retour sur la scène et à des postes stratégiques d’éléments importants de l’armée, le limogeage (ou la mise à l’écart pour les préserver) de membres éminents du premier cercle présidentiel  – Zerhouni et Khelil en particulier – les gesticulations de plus en plus visibles des chefs de file du FLN et du RND, tout cela – et une multitude d’autres indices – peut effectivement faire accroire que quelque chose d’important est en train de se préparer sur la scène politique.»

    S’agit-il de la fin d’un règne ? Peut-être, mais pas complètement. « Je crains, comme beaucoup d’autres observateurs, que l’avenir proche soit très noir pour le pays. Bouteflika, comme le zaïm qu’il est, se veut éternel et il ne semble pas qu’il veuille préparer sa succession. Celle-ci, en cas de disparition, ne pourra se faire que dans la violence, ce qui rendrait l’intervention de l’armée et son retour sur la scène politique presque incontournables.»

    A propos de ce retour de l'armée, Grim pense que " que l’armée n’est pas encore de retour sur la scène politique.Mais qu’elle s’y prépare activement dans le cas d’une succession à problèmes.

    Dans le cas où tout se déroule normalement – soit conformément à la Constitution actuelle, soit dans le cas où le Président se décide à changer les règles de succession (avec le consentement du système, armée incluse) – l’armée restera en dehors du jeu politique, tout en maintenant le futur Président sous étroite surveillance. L’armée n’a absolument aucun intérêt à revenir sur le devant de la scène politique. Au contraire, elle aurait tout à y perdre, surtout qu’à l’international, elle continue d’avoir mauvaise presse. Elle n’a pas oublié les années noires où les généraux étaient pratiquement interdits de sortie du territoire national, de crainte d’être arrêtés et jugés pour crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, comme le leur avaient promis les chantres européens des droits de l’homme.
    Mais si les choses venaient à mal se passer dans le processus de succession, l’armée, d’une manière peut-être indirecte, reprendra nécessairement les choses en main. Ceci n’exclut pas que même dans un processus normal de succession – dans le cadre de la Constitution actuelle, ou celui d’une Constitution réformée – l’armée aura son mot à dire. Et son mot pèsera de tout le poids d’une institution qui se veut incontournable."

    H.L.

  • tu as été harki

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    De l’amertume, de la désillusion, du cynisme porté au paroxysme. Dans un entretien-fleuve publié hier par le Quotidien d’Oran, l’«homme au nœud papillon», l’ancien chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali (juin 1991-1992), a dressé un sévère réquisitoire contre le «système» politique algérien, ses mœurs, ses tares congénitales, son incapacité à se réformer...
    La longue traversée du désert de celui qui fut l’enfant prodige du régime Boumediène (il a été PDG de Sonatrach à 29 ans, de 1966 à 1979, et plusieurs fois ministre, sous Chadli et Boudiaf, de l’Energie, des Affaires étrangères et celui des Finances) a désarçonné son homme au point de se qualifier lui-même de «harki du système». «Je n’ai jamais fait partie du système, déclare-t-il. (…)  Il faut parler de système dans le système et identifier celui et ceux qui prennent la décision. Moi et d’autres, nous n’avons jamais pris la décision. Quelque part, je le dis aujourd’hui, nous avons été les "harkis du système".Nous l’avons servi. De bonne foi, car nous nous croyions commis de l’Etat, d’un Etat. On n’a pas compris que nous n’étions que ses instruments». Candidat malheureux... à la candidature pour la présidentielle de 2004, SAG – dont le parti, le Front démocratique (FD) est interdit d’agrément – livre d’une vision quasi apocalyptique de la scène politique nationale : de l’«inexistence de forces politiques», des pratiques et mœurs politiques dominées par l’impunité, des pouvoirs hégémoniques de «l’armée politique», dépositaire du seul et vrai pouvoir en Algérie.
    «L’armée politique, ce sont les “Services”. Et ce n’est pas uniquement les «Services», mais toutes leurs ramifications. (…) Ce n’est pas propre à l’Algérie que les «Services» essayent d’avoir plus et d’abuser (…) Sauf que la différence est que dans d’autres pays, il existe des institutions qui ont des pouvoirs. Chez nous, il n’existe que «les Services» et, en face, des institutions virtuelles.»
    Très marqué par le scénario de l’élection de 2004, il qualifiera ce scrutin de «crime parfait». «Ils ont réussi à tromper tout le monde, dit-il, y compris des Etats, sauf les Etats-Unis d’Amérique qui étaient d’accord avec eux (…).» Sid Ahmed Ghozali réfute la thèse selon laquelle la Grande muette a «cessé» de faire de la politique. «Certainement pas. On veut le faire croire aux yeux de l’opinion internationale.»

                                                                                                         
     Source : El-Watan

    Mohand Aziri

  • Des projets arabes douteux relancés par Bouteflika (PARTIE 2) : La volte-face d'Ouyahia et le poids des mafias

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    Bien qu'il ait jugé "douteux" les projets arabes, le chef du gouvernement vient de faire marche arrière. Hamid Chebira, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Algérie aux Emirats Arabes Unis, a déclaré à Khaleej Times, que le Premier ministre Ahmed Ouyahia a donné le feu vert au groupe EIIC pour reprendre les travaux du fameux projet Dounya. EIIC avait annoncé également son intention de mettre sur pied une usine de ciment et de fer à Oran d’un montant de 8,5 milliards de dollars. Le groupe émirati s’était également engagé dans un projet agricole qui consiste à réaliser une ferme laitière, la plus grande d’Afrique, de 24.000 têtes et 12.000 vaches laitières. A citer également le projet touristique à Aïn Taya, un hôtel à Moretti et un autre projet à Bab Ezzouar. A cela s’ajoute, selon des sources proches du groupe, un projet touristique et écologique à Henaya et une usine d’aluminium. L’investisseur émirati avait estimé l’enveloppe globale de ses projets en Algérie à quelques 20 milliards de dollars.
    Fini le temps où Ouyahia découvrait la "supercherie" arabe et s'opposait à Bouteflika
    La visite officielle de deux jours, en Algérie, du président du conseil national de la fédération des Emirats Arabes Unis, Abdelaziz Abdallah El Ghoreir, reçu mercredi 13 octobre par le président Abdelaziz Bouteflika et l'annonce du retour des "investisseurs" arabes marque bien une nouvelle étape dans la lutte des clans en Algérie.
    Après quelques mois de flottement et de malentendus suite à la fermeture du bureau d'Emaar en Algérie en juillet 2009, les relations commerciales bilatérales semblent vouloir reprendre leur cours.
    Dans cette affaire, la connexion entre les groupes de pression mafieux n'est pas à écarter.

    Expropriations et mépris des lois

    Les projets remis en route par Bouteflika reposent sur des extorsions, dans l’algérois, de terres, à grande échelle, parfois à coups de massacres de villages entiers. Personnage emblématique de cette frénésie, M. Melzi, directeur de SIH (Société d’investissement hôtelier), SSDVA et Club des Pins, trois sociétés immobilières dépendant de la présidence (donc de Larbi Belkheir). Le domaine Bouchaoui, ex-Borgeaud, est livré à une véritable « orgie » dilapidatrice... Djillali Mehri, propriétaire de Pepsi-Cola-Algérie, Abdelmalek Nourani (wali d’Alger), Brahim Hadjas, PDG Union Agro, filiale d’Union Bank, et combien d’autres hommes derrière lesquels œuvrent dans une sorte d’anonymat ostentatoire Larbi Belkheir et autres généraux, se disputant les ultimes lambeaux de terres agricoles du pays le long du littoral...  « Les investisseurs du Moyen-Orient et du Golfe s’intéressent de près au secteur du tourisme en Algérie. Plusieurs de leurs projets ont été retenus par la Société d’investissement hôtelier (SIH), une société par actions basée à Club des Pins et rattachée directement à la Présidence de la République. Pour les investissements lourds, “les hommes d’affaires étrangers peuvent directement négocier avec la SIH”, affirme M. Wardi, responsable [...] au ministère du Tourisme. Une démarche suivie par les investisseurs arabes, le ministère de tutelle étant tenu quasiment à l’écart. Pour preuve, alors que le ministère attend les conclusions de l’étude devant déterminer la nature de l’investissement approprié à la plage Les Dunes, les terres ont déjà été clôturées pour accueillir un gigantesque complexe de l’homme d’affaires libanais Mustapha Hariri, cousin du Premier ministre Rafik Hariri. [...] Pas loin des Dunes, à Sidi Fredj, le milliardaire émirati Cheikh Hammed prévoit de construire un hôtel cinq étoiles. [...] Un autre Émirati, avons-nous appris, ambitionne d’investir près du complexe de Zéralda. [...] Les Saoudiens ne sont pas en reste. Un important complexe touristique, avec centre commercial, est prévu dans la région de Boumerdès» Et pour s’approprier les terres, les prétendants ne font pas dans la dentelle : « Des haies de tôle et de parpaing ont délimité 20 hectares des EAC sur arrêté du wali d’Alger, Abdelmalek Nourani, signé le 19 octobre 2002. Des agents de la résidence Sahel veillent sur la surface reprise, désormais interdite à la production agricole. Melouk Rabah, agriculteur de père en fils, assiste impuissant au grignotage de 3 hectares sur les 12 que compte l’EAC n°59 dont il fait partie [...]. “Il y a deux mois, des agents de la sécurité à Club des Pins, en compagnie d’ouvriers chinois, et assistés par la gendarmerie, sont venus dresser une clôture”, témoigne-t-il. Les agriculteurs ignorent tout de l’instruction interministérielle et de l’investissement prévu. Ils ignorent tout de leur avenir, espérant un “retour à la raison” du wali d’Alger. 74 familles sont priées de plier bagage, après indemnisation. Les haies dressées sillonnent les EAC et courent le long de la RN11. L’EAC n°37 a été amputée des cinq sixièmes de sa superficie (5 ha sur 6). À terme, toutes les exploitations disparaîtront pour céder place à un projet d’investissement touristique, qualifié par l’État d’“utilité publique”. “Seuls les routes, écoles, hôpitaux, aéroports peuvent être d’utilité publique”, estime un expert. “On m’a pris la quasi-totalité des terres [...]”, affirme un vieil agriculteur. Mais ni le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme, classant ces assiettes foncières en “zone non urbanisable”, ni la loi 87-19 [...] ne peuvent lui être d’un quelconque secours. Dans la cacophonie des textes, le wali délégué de Chéraga, M. Benmansour, a adressé, le 25 décembre 2002, un arrêté à toutes les autorités locales, notamment à la gendarmerie, afin “d’engager les actions nécessaires pour arrêter immédiatement les travaux et la remise en l’état initial des lieux”. En vain. M. Benmansour qualifie la clôture d’“illégale”. Après la vente des villas de Moretti à des particuliers, notamment à des dignitaires du régime, la reprise de Club des Pins par l’État et sa fermeture au public, voici le béton menaçant les 76 hectares qui ont pu jusque-là lui résister. [...] “Ils ont profité de notre crédulité. Le meilleur d’entre nous a un niveau primaire. On ne savait pas ce qu’on signait” » se lamente un agriculteur dépossédé de ses terres. Ces affairistes du Golfe auraient été sollicités par Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis pour pallier « la frilosité des investisseurs occidentaux ». En effet, pour masquer la mainmise d’une ultra-minorité sur le pays, il importe de la diluer dans une présence étrangère. Les émirs du Golfe sont ainsi des candidats parfaits pour l’univers économique de Larbi Belkheir, parrain discret de ces transferts de propriété : moins regardants sur les principes, ils présentent des profils qui permettront, le moment venu, de leur reprendre d’une main ce qui leur a été cédé de l’autre. On pourrait pourtant considérer que tout investissement est bon à prendre. Mais ces « investissements » grèvent plus qu’ils ne soulagent les finances algériennes. Il en va ainsi de cet Émirati, ami d’Abdelaziz Bouteflika, Al-Shorafa, un escroc notoire, impliqué dans les plus grands scandales de ces dix dernières années. L’ambition qu’affichait sa société United Easter Group (UEG) était pourtant digne d’un plan Marshall : « Procéder à la construction d’une nouvelle aérogare à Alger et restructurer l’aéroport international, rénover les ports d’Alger et de Djendjen, construire des logements en coopération avec la CNEP, rénover le réseau de raccordement des eaux, améliorer la qualité de couverture en électricité, procéder à l’acheminement des produits dérivés du pétrole ». Au final, ses relevés de compte montrent que « trois ans après l’ouverture de ses bureaux en Algérie, Al-Shorafa possédait moins de 100 dollars en banque. » Et lorsque les banques publiques refusent de lui accorder des prêts, « des ordres venus directement de la présidence [les] contraignent à débourser l’argent demandé », fonds qui « n’aident même pas au démarrage du plus simple projet ».

    Lamine S.