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  • n3al bou el fout fi l'algerie!!

    Arrêtez cet homme !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Dans la guerre totale entre le système et la CNCD. Ali Yahia
    Abdennour fait un geste d’apaisement. Il libère …

    … 30 000 policiers !

    Maintenant, la plaisanterie a assez duré ! Il faut l’arrêter ! Par quel moyen, je ne sais pas. Mais il faut absolument l’arrêter ! Il est devenu un danger public. Une menace pour la sécurité des personnes et des biens. Un facteur de déstabilisation grave. Une source de problèmes quotidiens pouvant déboucher sur des conséquences dramatiques. Il n’y a pas encore eu de morts, mais on compte déjà des blessés, de nombreux blessés. Je ne comprends d’ailleurs pas comment les services en charge de la sécurité publique, d’habitude assez prompts dans ce genre d’affaires, n’aient pas encore réagi et ne se soient pas saisis de son cas. D’autant plus qu’il est désormais prouvé que cet homme est un dangereux récidiviste. Toutes les localités et villes où il se rend sont en ébullition, flirtent avec l’émeute généralisée et sont le théâtre pas très artistique de rixes violentes, sanglantes et désastreuses pour l’image du pays. Au moment où nous jurons sur tous les toits du monde que l’Algérie n’est ni la Tunisie, ni l’Egypte, ni la Libye, ni le Yémen, encore moins la Syrie, lui, avec ses agissements, à travers les vents de révolte violente qu’il provoque par ses seules sorties sur le terrain, est en train de porter un coup fatal à notre diplomatie et à notre manière éclairée et savante de mener les réformes. Le seul fait que ce monsieur-là mette le nez dehors et annonce se rendre dans une salle de meeting est un acte à classer dans le registre «Atteinte à la sûreté de l’Etat et de la nation». Et si au moins le gus sortait comme tout le monde, juste pour se promener, pour humer l’air et ensuite rentrer tranquillement chez lui faire la sieste. Non ! Ça serait trop beau ! Lui, fier comme un paon inconscient, sort et pousse sa sortie déjà dangereuse en elle-même jusqu’à parler ! Oui, M’sieur ! Il ose parler, haranguer les foules et attiser ainsi le feu de la fitna. On l’a vu à Constantine où il a déclenché une bataille rangée entre dérangés. On l’a encore vu à Bouhnifia où il a provoqué un… bain de foule où l’on n’a pas fait que s’embrasser. Et l’on vient encore de le vérifier à Alger. Là, il n’a même pas respecté la Maison de Sidi Saïd, s’y invitant et y suscitant ensuite des rixes et des empoignades qu’aucune personne normale et bien élevée, invitée de surcroît dans la maison d’un hôte aussi accueillant n’oserait provoquer. Lui, pourtant l’a fait ! D’où mon appel urgent que je réitère : il faut arrêter Abdelaziz Belkhadem. Par ses seules sorties, il est en train de mettre le pays à feu et à sang. Rabbi yestar ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • La prochaine fois, juré, promis, vous en serez !



    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Ça y est ! On a enfin le nom de l’entraîneur des Verts. Maintenant,
    il nous faut juste…

    … une équipe !

    La commission Bensalah doit présenter des excuses officielles. Si ! Si ! Je vous assure. L’Oncle Ben ne peut pas clore ainsi ses consultations sans des excuses. Il les doit. A qui les doit-il ? Mais à tous ceux qu’il n’a pas reçus et écoutés, pardi ! Ainsi, cette commission de dialogue doit s’excuser de n’avoir pas reçu la section régionale de ski alpin d’Adrar, affiliée à la fédération nationale et dont les cotisations sont à jour, ce qui exclut donc l’argument financier dans le fait qu’elle n’ait pas été reçue par l’Oncle Ben. Un Oncle qui doit aussi demander pardon aux membres de l’Association de protection du littoral de Tamanrasset, laquelle, même si elle est occupée en ce moment à mener une lutte féroce contre les trafiquants du corail rouge de Timimoun, aurait cependant pu trouver un petit moment pour discuter le coup avec Si Abdelkader. La commission doit aussi demander pardon au syndicat de l’entreprise nationale de fabrication de véhicules légers et de tourisme. Il est impardonnable que ces gens-là, dont le planning et le plan de charge sont très libres, vraiment très libres, n’aient pas été invités à venir exposer leurs propositions dans le show-room d’El Mouradia, à défaut d’y montrer des voitures produites. L’Oncle Ben ne peut pas non plus faire l’impasse sur des excuses en bonne et due forme à l’Association de défense des dobermans contre les sévices et les tortures que ces pauvres bêtes endurent de la part du FLN. Il est ainsi inhumain qu’en 2011, ce soit Si Affif qui passe une laisse au cou d’un doberman. Bensalah doit aussi demander pardon pour ne pas avoir eu le courage de recevoir le «raqi», l’exorciste qui a accompagné l’équipe nationale de foot au cours de toutes ces dernières défaites. L’Oncle Ben doit également s’excuser auprès de Lembarek Boumaârafi, le carton d’invitation de ce dernier ayant bien été établi, mais s’étant mystérieusement perdu entre la poste d’El Mouradia et celle mitoyenne du Théâtre régional d’Annaba. On a vu des directeurs de postes relevés pour moins que ça ! Cette liste non exhaustive, je l’accompagne tout de même d’un argument à décharge, en faveur de l’Oncle Ben. Que tous ceux qui n’ont pas été reçus cette fois-ci gardent tout de même espoir. Ils seront reçus un jour ou l’autre. Car chez nous, Monsieur, mah'ma kan el hal, nous savons recevoir ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • LES PRATICIENS DE LA SANTÉ PUBLIQUE ÉCRIVENT À BOUTEFLIKA


    Réformer le système national de santé et libérer l’exercice syndical

    Dans une lettre envoyée à la commission Bensalah, chargée des consultations sur les réformes politiques, le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) s’adresse au président de la République et revient sur la situation sociopolitique du pays.
    Irane Belkhedim - Alger (Le Soir) - Evoquant la politique nationale de santé, le syndicat affirme qu’il faut mettre en place «un haut conseil national de la réforme du système de santé», un organisme qui serait présidé par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et qui regrouperait des représentants des assurances sociales, des syndicalistes et différents professionnels du secteur relevant du domaine public et privé (pharmacies, médicament, associations d’usagers, des députes représentant la commission de santé au niveau des deux chambres parlementaires, Sénat et APN). Sa mission, «réhabiliter un système de santé qui patauge dans des réformes budgétivores depuis une décennie sans objectifs clairs ni résultats tangibles». Le syndicat présente six autres propositions qui concernent le système national de santé. Consolider le droit d’accès à des prestations de soins de qualité en réorganisant le système de santé, assurer une rationalisation des dépenses allouées au secteur, mettre à jour des programmes pédagogiques de formation de base au profit des professionnels, assurer une meilleure répartition de la ressource humaine compétente et formée en soins médicaux et paramédicaux, soutenir les régions déshéritées et prioriser le développement des régions du Grand Sud et des Hauts-Plateaux pour répondre aux besoins de la population. Concernant le volet politique, le SNPSP estime qu’il est urgent «d’amorcer la transition d’un système politique forgé et entretenu dans la légitimité historique vers une véritable démocratie » qui consacrerait le droit à une pluralité politique, associative et syndicale et une liberté d’opinion et des élections libres et transparentes. Quant à l’exercice syndical, le syndicat indique que le pouvoir doit respecter les conventions internationales ratifiées par l’Algérie en matière de droit social, réviser le code du travail et les autres réglementations sur le droit social, consacrer une pluralité syndicale indépendante et représentative, lever toutes les formes de pression et de harcèlement moral contre les militants et les syndicalistes et reconnaître les syndicats constitués. Enfin, le SNPSP se dit «conscient de l’enjeu stratégique national que peut constituer la concertation autour de véritables et inéluctables réformes politiques pour le pays».
    Synthèse I. B.

  • le peuple algerien demande aux ambassades de quitter l'algerie parsequ'ils foutent rien et qui sont liés au pouvoir assassin

    GRÈVE GÉNÉRALE DES AVOCATS DE LA CAPITALE AUJOURD’HUI
    Les tribunaux paralysés ?

    Tous les procès programmés pour la journée d’aujourd'hui au niveau des différents tribunaux relevant de la cour d’Alger n’auront pas lieu. La cause ? Les avocats affiliés au barreau d’Alger observeront une grève de vingt-quatre heures. La décision prise samedi dernier sera mise en exécution aujourd’hui.
    Abder Bettache - Alger (Le Soir) - A l’origine de cette démonstration de force, la revendication du retrait immédiat du projet de loi portant organisation de la profession d’avocat présenté, il y a quelques jours, par le ministre de la Justice devant la commission des affaires juridiques et administratives de l’Assemblée populaire nationale (APN). Lors de l’assemblée générale des avocats d’Alger affiliés au barreau d’Alger, qui constitue, faut-il le rappeler, une des principales forces de frappe de l’Union des barreaux d’Algérie, il a été décidé à l’unanimité des présents le recours au boycott de toutes les audiences programmées ce jour. «Si cette démarche ne trouve pas l’écho escompté, une marche, dont l’itinéraire n’a pas encore été définitivement fixé, est envisagée», avait plaidé la majorité des participants à la réunion de samedi dernier. Ce mouvement de protestation risque de prendre de l’ampleur dans les prochains jours et de s’étendre à l’ensemble du territoire national. «C’est notre dernière chance. Soyons unis et défendons ce dernier espace qui est celui de la liberté d’expression et du droit de la défense», avait déclaré Mustapha Bouchachi, lors de son intervention. Il ajoutera : «Ce projet ne reflète nullement l’intention du pouvoir qui a entamé, depuis quelques jours, des consultations dans le but d’engager des réformes. Nous avons à la fois une responsabilité morale et historique. Il faut la saisir.» Pour sa part, l’avocat Brahimi avait considéré, qu’«il y a véritablement danger qui guette la profession. A l’époque du parti unique, on avait plus de droits dans l’exercice de notre métier que ce qui est écrit dans le nouveau projet». En somme, tous les intervenants ont plaidé pour «le retrait pur et simple dudit document » et dans le cas contraire, «les robes noires assumeront leurs responsabilités». Selon des sources très au fait du dossier, le projet de loi régissant l’exercice du métier d’avocat prévoit dans l’une de ses dispositions que «le parquet général peut s’autosaisir pour enclencher des poursuites judiciaires contre les avocats si ces derniers sont au centre d’un incident intervenant lors de l’audience ». L’incident en question pourrait être la conséquence d’un différend d’approche entre, d’un côté, l’avocat et le président de la séance et de l’autre côté, entre l’avocat et le représentant du ministère public. Ce qui n’a pas laissé indifférents les avocats. Pour certains, il s’agit, sans aucun doute «d’une mauvaise interprétation » du texte en question, pour d’autres, «c’est une atteinte grave aux droits de la défense». En somme, pour un grand nombre d’entre eux, cette disposition n’est autre que la «photocopie du texte de 2001 (largement décrié par les avocats, ndlr) qui a comme principal objectif de mettre l’avocat sous la coupe du parquet». Pour rappel, l’article 48 de ce projet propose tout simplement d'accorder au procureur général le droit de saisir le conseil de discipline de l'Ordre des avocats. Il introduit, en outre, une disposition (article 53) qui fait obligation au bâtonnier de notifier toute décision du conseil de discipline, non seulement au ministre de la Justice et à l'avocat objet de la plainte, mais aussi au procureur général. Une autre modification (art. 54) permet au procureur d'introduire un recours contre une décision du conseil de discipline, un droit habituellement réservé à l'avocat, objet de la plainte et au ministre de la Justice. Pour rappel, l’exercice du métier d’avocat est régi par un texte plutôt libéral de janvier 1991. Enfin, les avocats de la capitale sont décidés plus que jamais à faire barrage à la démarche du garde des Sceaux.
    A. B.

     

  • Tremblez, dictateurs arabes ! l'heure du jugement est arrivée

    surtout béchar et boutesrika, saleh, zenga!!!

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    Le procès de l’ancien président tunisien, chassé du pouvoir à la faveur de la Révolution du jasmin, s’est ouvert, hier à Tunis, en l’absence du prévenu et de ses avocats lesquels, à partir de Paris, ont qualifié l’événement de «procès politique». Ni l’ancien chef d’Etat tunisien, réfugié en Arabie Saoudite avec son épouse, laquelle est également concernée par une action judiciaire, ni ses avocats, français et libanais, ne se sont présentés à l’audience d’hier. La défense était représentée par des avocats tunisiens commis d’office. Les chefs d’inculpation retenus contre l’ancien dictateur tunisien, qui a régné en maître absolu pendant près d’un quart de siècle, sont lourds et passibles de peines d’emprisonnement allant de 5 à 20 ans.

    Détournement de fonds publics, détention illégale d’armes et de stupéfiants, le procès de Ben Ali et de sa famille promet des révélations fracassantes sur la gestion privée de la Tunisie par le clan Ben Ali. Si, bien évidemment, le procès n’est pas parasité par des pressions de l’intérieur du nouveau régime, mais aussi de l’extérieur. Les rescapés de l’ancien système, tapis dans l’ombre ou qui se sont recyclés dans les institutions de la transition démocratique de l’après-Ben Ali, n’ont pas encore dit leur dernier mot. Ces forces du mal savent, pertinemment, que le procès de Ben Ali et de sa famille ne manquera pas de se transformer en procès du système, risquant d’éclabousser beaucoup de monde parmi la nomenklatura de l’ancien ordre établi qui a constitué le socle du régime déchu.

    C’est dire combien est grand, voire déterminant le défi que se sont lancé les nouveaux dirigeants tunisiens en ouvrant ce procès quelques courts mois seulement après la chute du régime et alors que la Tunisie vient à peine de s’engager dans la voie difficile de la transition démocratique qu’elle a beaucoup de peine à mettre sur les rails.

    Quelles que soient les raisons qui ont poussé les nouvelles autorités tunisiennes à ouvrir le procès de Ben Ali avec une telle célérité, par esprit de revanche, ou par souci de quête de crédibilité vécue comme une espèce d’acte fondateur de la nouvelle République tunisienne, l’événement est sans précédent dans le monde arabe. Indépendamment du cours que prendra ce procès, il s’agit là d’une première dans le monde arabe. A quelques encablures de là, un autre ancien président, Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par une révolution populaire, dans les mêmes conditions, est lui aussi sous le coup d’une action judiciaire pour des chefs d’inculpation presque similaires : détournement de fonds publics, corruption ; tout comme il est poursuivi pour avoir donné l’ordre de tirer sur les manifestants de la place Al Tahrir.

    Tristes fins pour des dictateurs, hier seulement autoproclamés pères de leurs nations sur la foi de scrutins truqués, frôlant les 100%, et aujourd’hui voués aux gémonies et à la poubelle de l’histoire ! Nul doute que ces deux procès ne laisseront pas insensibles les autres dirigeants arabes, de la même veine autocratique, au Yémen, en Syrie et ailleurs, confrontés au même vent de contestation populaire. Les manœuvres de certains dirigeants arabes négociant leur départ du pouvoir en tentant d’arracher une immunité pour sauver leur peau ou s’efforçant de se maintenir au pouvoir en promettant des réformes politiques en déphasage par rapport aux événements qui agitent la région relèvent du pathétique.
     

    Omar Berbiche
  • ALGERIE:Le marasme social touche une grande partie de la population

    Huit tentatives de suicide en moins d’une semaine

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    Après avoir été rayés de la liste des bénéficiaires de logements, deux pères de famille ont menacé de se donner la mort.

    Huit tentatives de suicide ont été enregistrées en moins d’une semaine dans la wilaya de Skikda. Quatre à Azzaba, deux à Collo, une à Ramdane Djamel et une à El Hadaïak. Allant de l’ingurgitation de fortes doses de médicaments à la menace de «se faire exploser» par une bonbonne de gaz butane ou carrément à la pendaison, ces gestes de désespoir témoignent, à différents degrés, de la détresse des uns et des autres dans une conjoncture sociale des plus sensibles. La gent féminine reste la plus concernée avec six tentatives sur les huit enregistrées cette semaine. Sans faire dans le décompte malveillant, les cas les plus évidents ont eu lieu, mercredi dernier à Collo, précisément à la cité Ramoul, où, en l’espace d’une matinée, deux pères de famille, T.M. et C.A., ont menacé de se donner la mort et d’emporter avec eux leurs progénitures pour dénoncer «la composante de la dernière liste d’attribution de 113 logements sociaux» et s’élever ainsi contre «les passe-droits» qu’ils y auraient relevés.

    Le premier suicidaire, qui s’est fait accompagné de sa femme et de ses deux enfants, a projeté de faire exploser une bonbonne de gaz qu’il portait sur lui.  L’intervention des éléments de la protection civile et du P/APC a permis de le calmer après promesse de voir son cas sérieusement réétudié lors des recours. Moins d’une heure après, le deuxième père de famille, en compagnie de sa femme et de ses enfants, s’est installé dans un local commercial parmi les «100 par commune» du président de la République et a tenté de se pendre à une corde qu’il avait attachée à son cou.


    Le chef d’unité de la Protection civile est alors intervenu pour le faire  revenir à de meilleurs sentiments. Ces deux cas expriment clairement le marasme social qui ne cesse de s’amplifier ces derniers temps à Collo suite à l’affichage de la liste des bénéficiaires des 133 logements sociaux. Les habitants n’ont d’ailleurs pas cessé, depuis, de tenir des sit-in devant le siège de la daïra pour exiger le retrait d’un groupe de personnes ne méritant pas, à leurs yeux, de figurer parmi les bénéficiaires. Le record revient cependant à la ville de Azzaba où quatre tentatives de suicide ont eu lieu jeudi dernier. Deux dames, une demoiselle et une mineure ont simultanément tenté de mettre fin à leurs jours en ingurgitant des produits chimiques et pharmaceutiques.

    Elles n’ont eu leur salut que grâce à l’intervention des services hospitaliers de Azzaba. Si pour les 3 premiers gestes malheureux les causes essentielles sont à chercher dans les conditions sociales, le cas de la mineure, âgée à peine de 14 ans, se distingue des autres, puisque cette dernière, selon des sources locales, a absorbé une grande quantité de médicaments juste parce qu’elle n’avait pas obtenu de bons résultats scolaires.
    Deux situations presque identiques ont également eu lieu le week-end dernier à El Hadaïak et Ramdane Djamel où deux jeunes filles ont procédé de la même manière en absorbant des produits chimiques.           

    Khider Ouahab
  • De la tête aux pieds

     

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    Au-delà du mode de fonctionnement de la commission Bensalah, cryptogramme bureaucratique entouré d’opacités qui contrastent avec la prétention de réforme (que va-t-il faire avec les avis récoltés, quand et comment ?), il y a une question qui se pose : que peut bien faire M. Raouraoua chez M. Bensalah ? Convié à la commission, le président de la Fédération algérienne de football a bien voulu, entre quelques achats au free shop, répondre à l’invitation du président du Sénat. Et forcément, a dû donner son avis. Mais pourquoi invite-t-on un président d’une fédération de football à débattre de réformes politiques ? A moins d’une erreur de casting, la présence d’un dirigeant sportif est pour le moins étonnante sauf si l’on considère que le football est éminemment politique. D’autant que la personnalité du président de la FAF est très controversée ; alignant les défaites et les voyages, grand apparatchik, milliardaire évoluant dans les eaux troubles du sérail, M. Raouraoua n’est pas vraiment le modèle pour les Algériens en quête de changement de pratiques.

    On s’en rappelle d’ailleurs, M. Raouraoua avait été accusé par M. Hannachi d’avoir voulu vendre un match de la JSK à l’Egypte, ce qu’il n’a jamais démenti. M. Ouyahia Dark Vador, très prompt à dégainer son épée laser contre les antipatriotes, n’avait pas réagi, ni même ouvert une enquête. La seule chose qu’il ait dite à propos de M. Raouraoua est cette récente déclaration sur l’importation d’un entraîneur étranger, choix pas très patriotique selon lui, comme si le Premier ministre avait choisi un entrepreneur algérien pour construire le Club des Pins II. Aujourd’hui, les hautes autorités invitent les Algériens à décrypter ce message ; un footballeur est invité à discuter de réformes politiques et un Premier ministre parle de football, en pleines révolutions arabes. Le pied, organe central dans la nouvelle Constitution?

    Chawki Amari
  • L’Algérie, bientôt dictature résiduelle au Maghreb

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Jusqu’ici, les rapports politiques et la coopération entre États arabes sont, depuis toujours, réduits à leur plus simple expression. La Ligue arabe n’a constitué qu’un cadre de recours solidaire pour contrer l’isolement politique de l’un des régimes membres. Un syndicat d’autocrates contre des agressions externes et des remises en cause internes.
    La cause palestinienne, élargie au statut de cause arabe, sert, depuis la création du syndicat, de fondement à la stratégie victimaire de défense de nos despotes. Toute atteinte à l’ordre établi dans un état arabe constitue une contribution à l’affaiblissement du front arabe antisioniste et une trahison de la cause commune. Tant qu’il y a la question palestinienne, il n’y a pas de question politique arabe. Les pétrodollars font le reste quand c’est nécessaire.
    Surpris par les tournures prises par les révoltes des jeunes Tunisiens et égyptiens, les régimes arabes se démarquent des “mauvais exemples” tunisien et égyptien, tout en rivalisant d’imagination pour surfer sur la vague contestataire qui risque de les emporter tous.
    Il faut d’abord commencer par soutenir les dictateurs libyen et yéménite, le premier donnant le bon exemple de résistance à une ingérence étrangère pourtant rendue possible par le quitus de la Ligue arabe, et le second, modèle de résistance durable à la contestation.
    Il faut, ensuite, fermer les yeux sur le massacre à huis clos des manifestants syriens, en comptant sur la Russie pour le préserver d’éventuelles sanctions internationales.
    Mais si la riposte à la demande populaire de changement n’est pas formellement concertée, on peut tout de même observer une identité de réaction aux soulèvements contre leur perpétuel empire. D’abord, la réaction répressive spontanée, ensuite l’organisation de contre-manifestations brutales. Si la brutalité des policiers et des baltaguia ne suffit pas à étouffer la révolte, dans le sang si nécessaire, nos dictateurs passent aux promesses sociales et les tiennent parfois quand ils disposent des ressources suffisantes. Si les promesses restent sans effet, ils cèdent enfin sur le thème des “réformes politiques”. C’est ce que font les régimes marocain et algérien. Si le voisin de l’Ouest en est déjà à dévoiler une grossière mouture de la réforme constitutionnelle, notre pouvoir prend tout son temps pour consulter tout ce qui est en droit d’avoir un avis et de le donner, quitte à réveiller des esprits qui avaient oublié de se faire une idée sur l’état du pays.
    Le roi, pour mettre fin à une contestation finalement difficile à satisfaire, vient de reprendre à son compte, après l’Algérie, l’invention égyptienne des baltaguia. Ceux-ci, dans leur version marocaine, sont sortis sévir contre les manifestants qui, avant-hier, demandaient plus de réformes au souverain. En dehors de l’establishment politique, les propositions de Mohammed VI n’ont pas suscité un accueil unanime, mais ils posent déjà problème à nos “réformateurs”. Recevant plutôt le genre d’invités qui se soucient de l’avenir des anciens du FIS, personne n’a encore proposé à Bensalah l’officialisation de tamazight ou la saisine citoyenne du Conseil constitutionnel, mais le “réformateur” national aura de la peine à assumer de rester en deçà du repère marocain. Après les deux prochains référendums tunisien et marocain, l’Algérie risque de faire bientôt figure de dictature résiduelle.

    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr   

  • no moment

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  • Et maintenant ? Son café, il va le prendre où le leader du P.I.P.E.A.U ?



    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Passation de consignes entre l’ancien et le nouveau
    patron de la compagnie aérienne nationale. La cérémonie
    a débuté avec du retard.

    Sacrée Air Algérie !

    C’est dramatique ! L’Oncle Ben vient de fermer son café. Les consultations autour de l’avenir du G.C.A, le Grand Cabaret Algérie —expression que nous devons à H’mimed — sont… closes, si j’ose dire. Et maintenant ? Où vont-ils aller, les pauvres malheureux ? Oui ! Qu’importe si cela va encore m’attirer les foudres de certains lecteurs, j’assume ma compassion pour tous les leaders de partis insignifiants, morts-vivants, et cliniquement en arrêt d’activité depuis des lustres. Que va faire aujourd’hui le président du parti P.I.P.E.A.U ? Où va-t-il prendre son café, vu que l’Oncle Ben a baissé le rideau du sien ? Ce n’est pas tout de profaner des tombes, d’en déterrer des corps, d’exiger que ces corps viennent faire tapisserie dans une annexe du Palais, puis de déclarer tout benoîtement que les consultations sont terminées, de fermer la porte, nous laissant avec une flopée de zombies sur les bras. Et on va en faire quoi, nous, de tous ces cadavres réactivés juste le temps d’un café ? La République profanatrice récidiviste des cimetières politiques doit prendre ses responsabilités, toutes ses responsabilités ! Comme elle les a déterrés, elle doit les enterrer de nouveau ! Je ne sais quelle forme doit prendre cette remise en terre. Que le Palais fasse appel à ses scientifiques-maison afin qu’ils ré-embaument les cadavres de manière correcte et selon les normes ISO en cours. Qu’elle répare les tombes profanées. Qu’elle les rafraîchisse. Qu’elle plante dessus de jolies fleurs en guise de cadeau pour services rendus. Enfin… que la République fasse ce qu’elle doit faire ! Pour un tas de raisons. Dont la plus évidente : ces cadavres politiques déterrés juste pour les consultations de l’Oncle Ben peuvent encore servir à l’avenir. Avec un régime aussi peu imaginatif que le nôtre, il est clair que d’autres dialogues, d’autres discussions auront lieu entre l’Oncle Ben ou un tout autre Oncle du système des Oncles. Et ces prochains rounds ne pourront réellement avoir lieu que si l’on prend vraiment soin du président du P.I.P.E.A.U et des autres habitants du cimetière qui borde le Grand Cabaret. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • Dilem : "Bouteflika, un vulgaire dictateur!

     

     
    Dilem : "Bouteflika, un vulgaire dictateur!

    Caricaturiste pour le quotidien La Liberté, Dilem est une des figures de la contestation algérienne. Révolté par la façon dont le régime accapare le pouvoir, il le dit sans mâcher ses mots.

    Bouteflika en route pour un troisième mandat: qu'est-ce que cela vous inspire?
    Je me sens souillé, humilié. Jamais je n'ai eu un tel sentiment d'impuissance, et pourtant, cela fait vingt ans que je me bats en publiant des caricatures. Bouteflika, en foulant au pied la Constitution algérienne, en balayant tous nos principes du revers de la main, a tué la dernière lueur d'espoir que nous avions.

    L'Algérie est-elle en train de devenir une dictature ?
    Mais elle n'a jamais cessé de l'être. Rien n'a changé depuis l'indépendance. C'est toujours la même clique, celle des généraux de 1962, qui dirige le pays. Ces mecs n'ont pas hésité à sacrifier trois générations d'Algériens pour garder le pouvoir!

    Que bilan tirez-vous de deux mandats de Bouteflika?
    Il n'a rien fait. Même notre économie reste ridicule, comparée à celle du Maroc ou de la Tunisie. Le pays vit sur une seule et unique ressource, le pétrole. Jamais le régime n'a cherché à tirer profit de notre travail ou à récompenser notre génie. Résultat : en dix ans de règne de Bouteflika, on n'a rien gagné, absolument rien. Lui croit qu'il restera dans les livres d'histoire comme l'un des héros de la révolution algérienne. La vérité, c'est qu'il n'est qu'un vulgaire dictateur.

    Il a quand même ramené la paix dans le pays?
    La paix ? Aujourd'hui, en Algérie, des gamins qui n'ont pas 15 ans se font sauter dans des attentats. Même aux pires moments de la violence terroriste, cela n'existait pas.

    Justement, faut-il craindre un retour de l'islamisme radical?
    Mais il est déjà en marche, je le vois tous les jours dans mon quartier d'Alger. Pour moi, le mètre étalon, c'est la longueur des barbes et la couleur des foulards des femmes. Eh bien, je peux vous dire que la situation aujourd'hui est pire que celle du début des années 1990, pendant la montée du FIS.

    Comment faire sauter la chape de plomb qui pèse sur le pays?
    Je ne vois pas. La seule solution est de fuir, comme le font déjà des dizaines d'Algériens chaque jour, au risque d'y laisser leur peau. S'ils sont nombreux à tenter de rejoindre la France, ce n'est pas pour le plaisir, c'est pour respirer un peu de cet air de liberté qu'on peut y trouver. D'ailleurs, la France a une responsabilité: tant que vous soutiendrez Bouteflika, vous subirez cette immigration sauvage.

    La majorité des Algériens partagent-ils votre colère?
    Oui, bien sûr. Mais cette colère est immédiatement réprimée par le régime. Alors, forcément, l'Algérien devient de plus en plus résigné. On en est venu à oublier le modèle algérien, bâti sur le courage, l'abnégation. On n'est plus rien, juste des sujets de Sa Majesté Bouteflika.

    Mais vous continuez à vous battre...
    Pourtant je n'ai plus beaucoup d'espoir. La seule solution, c'est de dire à Bouteflika et à la clique qui est au pouvoir: "Merde, les gars, arrêtez! Prenez l'argent si vous voulez mais, par pitié, partez et arrêtez de nous humilier..." Sont-ils seulement conscients de ce désespoir ? Je ne le crois pas. Moi, en tout cas, je n'ai plus envie de donner encore plusieurs années de ma vie à ce putain de régime! Je n'en ai plus la force.

    Propos recueillis par Antoine MALO
    Le Journal du Dimanche Par Le Matin dz |

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