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  • Apprenons de nos luttes : Octobre 1988 et nos amis d'Ain Benian

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    En ces moments difficiles, pleins d’espoirs, d’incertitudes et de risques, il est vital de trouver les meilleures formes d’organisation, de recherche des meilleures tactiques et stratégies, tout en apprenant des succès et des erreurs dans et au cours des luttes ; je pense qu’il est utile de puiser dans notre expérience de luttes communes pour en tirer les meilleurs enseignements.

    Aussi j’ai cherché dans mes archives et dans ma mémoire pour y contribuer, à cet effet comment nous nous sommes organisés au cours du mois d’Octobre 1988 (cela remonte à 23 ans !), à la suite de la répression sanglante, brutale et violente qui a eu lieu partout en Algérie et notamment à la ville de Ain Benian (à 15 km à l’Ouest d’ Alger), qui a été particulièrement touchée par les émeutes et aussi par la répression qui a suivi.

    Près d’une centaine de personnes avaient été arrêtées laissant leurs proches sans aucune nouvelle.

    Je rédige ce texte en étant isolé de mes anciens compagnons de lutte, et forcement je ne vais pas citer de noms, mais ils savent tous que c’était une lutte commune, à la base et sur le terrain côte à côte avec tous les Algériens et ils se reconnaitront.

    Le jour d’explosion, le 5 octobre 1988, en fin de journée je devais rentrer et récupérer des personnes sur mon passage et en déposer certaines sur ma route. A la sortie du grand Alger je voyais une colonne de fumée noire qui pouvait venir de Ain Benian ; en effet c’était la grande surface “Souk El Fellah” à la sortie Ouest de Ain Benian qui brulait comme une torche. Je me suis arrêté une fois en face pour voir les dégâts et les quelques personnes qui essayaient de récupérer ce qu’elles pouvaient.

    Le lendemain les rues du centre offraient une vue désolante, la Kasma FLN (siège local du parti unique au pouvoir) saccagé et tout le mobilier et documents jetés dehors dans le rue, je n’avais d’yeux que pour la ronéo, mon arme préférée de combat et la seule avec un seul tir : les TRACTS !

    On annonçait l’armée pour bientôt et je m’attendais à des répressions, alors que j’étais obligé de rester à Ain Benian pour probablement quelques jours, coupé des contacts et conseils d’amis d’Alger, et dans mon esprit une chose devenait primordiale : comment organiser la résistance localement ?

    Il nous fallait un comité local pour réfléchir et prendre des initiatives, aussi je pris la décision de rédiger à la main sur une demi-page le texte suivant:

    “Nous, sous-signataires et citoyens de Ain Benian, déclarons nous constituer librement en COMITE DE DEFENSE DES LIBERTES DEMOCRATIQUES. Nous lutterons par des moyens pacifiques pour que soient bannis à jamais à Ain Benian et dans le pays la répression massive, la torture, les sévices corporels, les atteintes à la dignité humaine, la torture morale et les pressions de toutes sortes pouvant être exercées par les autorités policières, militaires et civiles contre les libertés individuelles.
    Nous nous fixons comme tache immédiate de recueillir les témoignages des torturés et de les publier avec le consentement de ces derniers. Nous les aiderons moralement et matériellement à dénoncer les tortionnaires et à les poursuivre en justice. Nous apportons notre contribution pour soigner les blessés et pour réconforter moralement et matériellement les familles des victimes”.
     
    J’en avais fait une dizaine de manuscrits au stylo. Par la suite à travers le réseau existant et entrain de se développer, les tracts manuscrits commençaient à circuler et à être reproduits par d’autres, sous formes manuscrites.

    La répression avait réellement commencé et on parlait déjà d’une centaine d’arrestation, un mort par balles à bout portant, des jeunes et des adolescents pour la plupart, les parents ne savaient même pas où ils avaient été internés.

    On fixa la date du 30 Octobre comme, date pour un rassemblement devant la maison de la culture, mettant fin à la préparation clandestine pour passer à la lutte visible et publique. Nous avons convenu qu’un groupe prendrait les devants et qu’en cas d’arrestation, un autre prendrait la relève pour diriger et organiser le mouvement.

    Ce jour là je parti tôt à l’Université, où j’enseignais, pour trouver les moyens et le moment discret pour taper le texte de base sur une demi-page et conserver la feuille soigneusement entre 2 feuilles cartonnées.

    De retour à Ain Benian, le soir à l’endroit convenu, une foule impressionnante était là, avec le maire, le chef de la gendarmerie et plusieurs policiers civils qui, sans être invités, se trouvaient aussi là.

    Dans la discussion au milieu de la foule, j’expliquai que nous allons créer légalement une association, et que pour cela nous allons utiliser la salle de la maison des jeunes. Comme par hasard le maire n’avait pas la clef de la salle et qu’il fallait attendre. En attendant je pris la parole en m’adressant à la foule directement, le meeting commençait ! Quelques minutes plus tard, comme par hasard la clef avait été trouvée et la porte fut ouverte ! La salle fut archi comble !

    Au cours du meeting, je me rappelle que des paroles avaient fait vibrer toute la salle, notamment le fait d’avoir dit haut et fort que :

    - Il faut comme article numéro 1 dans la Constitution que “l’Armée ne doit jamais tirer sur le peuple”
    - L’expression “à partir de maintenant tout ce que vous dites peut être retenu contre vous, vous avez le droit de vous taire, le droit à un avocat et à un coup de fil” nous ne voulons pas l’entendre uniquement dans les films policiers occidentaux, mais dans chaque commissariat de police, chaque bureau des services de sécurités et de l’Etat.
    - Quelque soit le motif d’arrestation, la personne arrêtée doit être traitée avec dignité,  ne doit en aucun cas être maltraitée, torturée ou tout autre forme de sévices corporels et moraux.
    - Nous le disons haut et fort et encore plus nous l’écrivons noir sur blanc et signons avec nos noms et prenons et vous savez où nous habitons si vous voulez nous arrêter !

    Une fois avoir lu le texte, que j’avais ramené avec moi, je pris le stylo et j’écris mon nom et je signai !

    Tous se sont alignés pour signer, mais comme il n’y avait qu’une seule feuille, seulement 65 avaient pu signer en mettant leur nom et prénom. Nous nous sommes quittés en nous donnons rendez vous pour demain même heure même place.

    Je suis rentré chez moi en étant persuadé que durant la nuit, on allait me faire disparaitre !

    J’ai pris soins de bien cacher le document signé. Le lendemain je parti tôt à l’Université à Alger, et de nouveau j’ai trouvé les moyens pour faire le stencil électronique et tirer plusieurs centaines d’exemplaires.
    Comme convenu vers midi, j’étais de retour à Ain Benian pour faire la tournée et distribuer les paquets de “tracts” à des amis de lutte qui se sont chargés du reste de la diffusion. En moins d’une heure, la déclaration de la naissance du CDLD (Comite De Défense Des Libertés Démocratiques), était placardée sur toutes les vitrines des magasins et cafés du centre de Ain Benian.

    Le soir comme convenu, nous nous sommes retrouvés à la maison de la culture, à la suite des débats et prises de parole un programme d’action avait pris forme : à partir de demain envoyer des délégations et des télégrammes à diverses autorités de la commune, daira (arrondissement) et wilaya (département) et à la présidence pour demander le droit de visite des prisonniers, et de nouveau le rendez vous était pris pour le lendemain soir même heure et endroit. Et ce fut ce rythme pendant des jours et des jours !

    Sans aller jusqu’aux détails et pour faire court, cette lutte avait continué, les prisonniers avaient été relâchés, la plupart avaient été maltraités et torturés. Nous avons continué à lutter pour organiser les témoignages sur place lors d’un grand meeting dans la salle de cinéma comble (la Soumam!). Une partie des témoignages avaient été recueillis par écrit, pendant plusieurs jours, dans différents cafés par plusieurs en même tems et dans différentes places. J’avais pris les originaux qui avaient été donnés à une femme admirable qui en a fait la frappe gratuitement “C’est ma contribution avait-elle dit !”. Ils seront publiés plus tard sous les numéros de 1 à 23 dans le livre noir d’Octobre 88 édité par le Comite National Contre la Torture. Toute une autre série d’expériences de luttes, à écrire un jour.

    Le CDLD avait continué à lutter avec la population locale pendant plusieurs mois au cours de la période 1988-89 pour que finalement lors d’un rassemblement au début de l’été 1989, nous avons été kidnappés du milieu des manifestants, maltraités et emprisonnés tout l’été 89. A Ain Benian la lutte avait continué encore plus jusqu'à notre libération à la fin de l’été 89, nous étions 12. Encore une autre séries d’expériences de lutte, à rédiger !

    J’ai pu avoir un exemplaire de ce tract, acte de naissance du CDLD signé par les 65, au cours d’une de mes visites à Ain Benian, un ami, que je remercie, me l’avait donné. Je l’ai scanné et inséré à ce texte.

    Ce texte a été envoyé à plusieurs journaux pour être publié, je remercie ceux qui l’ont fait et je comprends ceux qui ne l’ont pas fait pour diverses raisons, je respecte leur décision.

    Dr Abdelkader Saadallah, 14 Fevrier 2011.

  • HITLER M'A DIT...

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    Hitler m'a dit" est la traduction française du livre de Hermann Rauschning l'un des confidents du Führer, paru aux éditions de la "coopération" à Paris et dont l'"achevé d'imprimer" porte la date du 21 décembre 1939.
    En voici quelques extraits:

    "Jamais je ne commencerai une guerre sans avoir auparavant la certitude absolue que mon adversaire, démoralisé, succombera sous le premier choc" (p. 26)
    "Il existe des moyens d'obtenir la décomposition intérieure de n'importe quel État, de façon à le vaincre ensuite sans effort". (P. 93)
    "Notre stratégie consistera à détruire l'ennemi par l'intérieur, à l'obliger à se vaincre lui-même" (p. 24).
    A la guerre, la victoire on le sait, n'est acquise qu'à l'heure où l'adversaire reconnait sa défaite, l'admet, cesse de la contester, s'incline et s'y souscrit.
    Mais c'est une idée neuve et féconde que de s'appliquer à convaincre d'avance l'ennemi de sa déroute,ou du moins de s'assurer chez lui de telles connivences qu'il refusera le combat ou que, s'il le livre, ses forces seront à tel point minées du dedans qu'il s'écroulera tout aussitôt.
    "Cette méthode" - écrit Raushning - qui consistait à vaincre l'ennemi par "l'intoxication morale" et par "la paralysie" était l'invention la plus personnelle d'Hitler.
     C'est "son arme secrète", son "arme nouvelle", son "arme psychologique".
    C'était la longue et patiente manœuvre pour "paralyser" en effet, d'avance, la victime désignée, pour opérer la "décomposition méthodique" (p. 95) du pays qu'il s'agissait d'abattre, pour obtenir la "dislocation psychologique de l'adversaire" (p. 25).
    Écoutez Hitler:
    "Il est indispensable que la nation ennemie soit démoralisée, qu'elle soit préparée à capituler,  qu'elle soit moralement contrainte à la passivité." (p. 25)
    Ce que le chef de l'Allemagne veut s'assurer, c'est "la défaite morale de l'adversaire avant tout combat" (p.25).
    Pour y parvenir, il y a d'abord le moyen de l'intimidation:
    "Le manque de conviction s'achève toujours en défaitisme, toute résistance apparaissant comme inutile." (p. 95)
    Il y a surtout le moyen de la corruption: " cette démolition d'un pays quelconque par l'intérieur n'est qu'une question d'argent et d'organisation" (p. 93) ; " le vrai travail"consiste à s'attacher en terre étrangère des personnages importants, même des groupes et des partis (p.302);  "je fais établir un fichier fichier complet de toutes les personnes influentes, dans tous les pays" (p. 301); une connaissance détaillée des faiblesses et des vices de chacun de mes adversaires est la condition première de toute mon action" (p. 299); "l'appétit non satisfait et l'orgueil humilié" sont des "auxiliaires infaillibles" (p. 93); "ne pas oublier les hommes d'affaires pour qui le seul mot de profit s'écrit en lettres capitales" (p. 93)
    Et tel un couperet cette sentence prononcée quelque sept ans avant la guerre devant Rauschning:
    " Vous pouvez m'en croire: j'entrerai chez les français en libérateur. nous nous présenterons au petit bourgeois français comme les champions de l'ordre social (...),  "Ces gens là ne veulent plus rien savoir de la grandeur" (p. 27); "Nous aurons avec nous les classes dirigeantes et possédantes" (p. 302); il nous suffira d'"aller au-devant de leur pacifisme" (p.304).

    Écoutons maintenant notre peuple et plus particulièrement notre jeunesse c'est à dire l'avenir du pays. Les rares qui ne vous diront pas "kra'ht ou bien "digoutite" vous diront "digoutigh"; ce qui revient sensiblement à la même chose.
    Observons-le: Totalement "démoralisé", "intoxiqué moralement" par "la paralysie" au point de "succomber sous le premier choc", à se "laisser vaincre  sans effort", "disloqué psychologiquement", "préparée à capituler",  contrainte à la passivité"et "défaite moralement avant tout combat".

    Force est de reconnaitre que notre  pays est parfaitement conforme aux normes hitlériennes de "colonisabilité".

    Il est vrai que "Le manque de conviction s'achève toujours en défaitisme, toute résistance apparaissant comme inutile."
    On aurait été dans les années 30, voire début 40, on jurerait une œuvre du chancelier Hitler.
    Mais comme nous sommes  au deuxième millénaire, cette hypothèse est à écarter.
    Cherchons alors ce qui a bien pu provoqué cette "intoxication morale".
    Hitler parlait de "démolition d'un pays quelconque par l'intérieur"et que "le vrai travail consistait à s'attacher en terre étrangère des personnages importants", avant d'ajouter sentencieux : "l'appétit non satisfait et l'orgueil humilié" sont des "auxiliaires infaillibles".
    Il suffira donc en résumé et en toute priorité de trouver "un personnage important" avec un "appétit non satisfait et l'orgueil humilié" pour détruire un pays de l'intérieur.
    Personnellement, je n'en connais qu'un seul qui réponde parfaitement à ces critères:
    - Personnage important: Il était un puissant ministre des affaires étrangères sous Boumediènne
    - Appétit non satisfait: Il a été écarté en 1979 de la course à la présidence qu'il s'était fixé comme objectif au moment même où des jeunes de son âge mouraient aux combats.
    - Orgueil humilié: Il a été reconnu par la Cour des Comptes coupable de détournements de sommes importantes qu'il avait versées sur des comptes privés ouverts en Suisse.
     Qui est Adolphe Hitler?
    Né le 20 avril 1889 dans le Land austro-hongrois, moustachu, petit de taille, autodidacte et brillant orateur, il a été  porté à la tête de la chancellerie du Reich en janvier 1930.
    C'était la première fois de l'histoire contemporaine qu'un homme préside aux destinées d'un pays où il n'est pas né. Il fera 60 millions de morts.

    Qui est Abdelaziz Bouteflika?
    Né le 02 mars 1937 à Oujda dans le nord-est du Maroc, moustachu, petit de taille, autodidacte et brillant orateur, il a été porté à la tête  de la République Algérienne  en Avril 1999.
    Pour la seconde fois de l'histoire contemporaine, un homme préside aux destinées d'un pays où il n'est pas né.

    M'Hend Ouchène.

  • Pas aux Algériens, Madame Bitat!

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    Un proverbe Quetchua en Amérique Latine dit en substance Qu’un Caméléon n’a la couleur d’un Caméléon que lorsqu’il est sur un autre qu’un Caméléon… (François Cavanna - Bête et Méchant).

    Vous affirmiez Mme Bitat la semaine dernière dans les colonnes de la presse Algérienne que la levée de l’état d’urgence est une necessité nationale. Rien que ça! Et pour une première, je dois avouer qu’elle est de taille…..

    Depuis dix neuf ans à deux doigts révolus qu’une bande de malfrats affublés d’uniformes étoilés et prétextant d’une montée de l’Islamisme a fait main basse sur l’Algérie dans le seul et unique objectif de la mettre en coupe réglée, dix neuf ans que pour étouffer toute contestation, la torture les assassinats sommaires, les enlèvements suivis de disparitions et les pratiques de la « Lettre de cachet » ont été érigés en système judiciaire, dix neuf ans qu’au nom de l’intérêt national et d’une supposée stratégie économique mondialiste, des entreprises autrefois lucratives et prospères sont démantelées, nos ressources naturelles bradées, des usines fermées jetant à la rue des millions d’Algériens sans autres moyens de survie que la débrouille et parfois même pire: le vol et la prostitution…. Dix neuf ans que les Algériens voient leurs condition aller de mal en pis, des restrictions autrefois érigées en manipulation de masse à la pauvreté, puis de la pauvreté à la misère…. Savez-vous Mme Bitat quelle est la différence fondamentale entre la pauvreté et la misère? On dit que la misère est l’état où la pauvreté ne serait plus contenue dans les limites de la dignité ou autrement dit, lorsqu’au moyen d’une interprétation univoque du droit et de sa négation universalisée, elle s’accommode des transgressions aux barrières de la simple moralité jusqu‘à livrer de pauvres enfants parfois en bas âge à l‘exploitation sexuelle et aux trafics d‘organes en bandes organisées.

    Dix neuf ans de vacuité morale et juridique au cours desquels des pratiques que l’on croyait jusque là étrangères à notre société ont fait irruption dans notre vie de tous les jours comme les kidnappings et la traite des blanches où de pauvres jeunes filles sont capturées puis séquestrées pour être livrées à la prostitution… Dix neuf ans que l’état d’urgence sévit sur le commun des Algériens sans que l’on ne vous entende proférer ne serait-ce qu’une seule remarque ou autre réflexion quant à l’opportunité de son maintien et de son renouvellement systématique et voilà que vous vous rappelez à notre bon souvenir par une sortie pour le moins inhabituelle sur l’état de l’Algérie et ce qui préoccuperait selon vous, les Algériens…

    Qu’ont fait les Algériens pour mériter d’en arriver là? On n’a jamais vu cela, même pas à l’époque coloniale!
    Et justement à ce propos Madame, je me souviens d’une scène à la Mairie d’El Biar en 1997 juste avant mon départ définitif quand une vieille femme a tancé un « Moudjahid » qui venait de la bousculer devant le Guichet où elle avait observé une file de pas moins de deux heures en lui lançant à la face:
    - Ecarte toi et ferme ta gueule, je suis un Moudjahid!
    Ce à quoi la vieille dame avait répondu d’un air résigné:
    - Maâlich, Rouh ya oulidi, França tendeb Aâlik! Hiya Wella Oudjouhkoum……
    Ceci pour vous signifier chère Madame, toute l’estime dans laquelle vous tient aujourd’hui le peuple Algérien, je veux dire vous et ceux de votre clan non par un déni de l’histoire ni du sacrifice de nos Martyrs mais pour ce que vous êtes devenus c’est-à-dire les prédateurs avides et insatiables toujours prets à n’importe quelle compromission, pour peu qu’elle vous permette de jouer dans la cour des vainqueurs quittes pour cela, à anticiper les évènements voire, jusqu’à renier vos propres convictions ou à défaut, ce qui serait sensé en tenir lieu soit au final, une formidable flexibilité au moyen de laquelle feu votre Mari et en l’occurrence Rabah Bitat avait un jour prêté allégeance aux dirigeants du F.I.S. alors dans sa pleine époque de gloire.

    C’était avant le coup d’état du 11 Janvier 1992 date fatidique à laquelle le clan des Moudjahidine s’est blotti sous la férule des Généraux et du D.R.S. auxquels il a prêté une obédience au plus offrant et plus que douteuse offrant ainsi une pseudo-légitimité historique au service exclusif d’un protecteur à la fois puissant et généreux. Une histoire et puisque c’est de cela qu’il s’agit, pour le moins curieuse où votre protecteur et mentor d’alors et en l’occurrence Mohamed Lamari n’était pas moins qu’un sous-officier Parachutiste du 3° R.P.C. lors de la bataille d’Alger et à ce propos, il n’était pas le seul: les Colonels Touati et Ali Tounsi étaient également de la fête…. C’est dire si à Alger, les vestes se retournent plus vite que les ombres…..

    Dites moi Madame Bitat, qu’est devenue la petite jeune fille bon chic bon genre, au teint clair et aux allures de jeune fille instruite et bien élevée que l’on a vue aux côtés de Yacef Saadi et sous le regard narquois de Babouche dans le film d’actualités tourné lors de votre arrestation par les paras du Colonel Godard? Personnellement, j’ai du mal à croire que cette jeune fille au regard si intelligent et effrayé ait pu un jour vendre son âme au diable au point de s’allier avec les pires prédateurs de la nation Algérienne… Et pourquoi? Par communion d’intérets ou par simple esprit de clan? Puisque c’est de cela qu’il s’agissait Madame Bitat, un clan régnant sans partage sur une Algérie où il n’y avait de place que pour vous les Moudjahidine envers et contre tous les autres, c’est-à-dire envers et contre cette populace ignare et insipide qui ne méritait tout au plus que votre profond mépris…

    Je parle de ce même clan qui a salué l’arrêt du processus électoral en 1992 et sous la protection duquel vous et les vôtres avez pendant près de cinquante ans littéralement déféqué sur les Algériens en vous prévalant de votre qualité de Moudjahidine alors qu’on espérait dans ce contexte d’hystérie collective le voir garder suffisamment de bon sens pour s’opposer à la folie sanguinaire du pouvoir des Généraux génocidaires d’Alger avec son bilan effarant de 300 000 morts et cinq cent Milles déplacés sans parler des disparus dont le nombre est aujourd’hui est estimé à 30 000 dont 7000 ont été reconnus par les pouvoirs publics.

    On espérait entendre votre voix faire pour le moins intellectuellement barrage à cette orgie économique dont le seul mérite a été de dilapider sans compter les ressources énergétiques du peuple Algérien hypothéquant par là et même gravement, toute stratégie de développement pour des générations à venir. Une orgie de dépenses que le pouvoir a l’impudeur autant que le formidable culot de travestir sous de faux bilans financiers pour donner à l’extérieur l’image d’une stabilité économique à défaut de légitimité populaire…

    Mais au lieu de cela, vous avez préféré Madame tendre la main à un petit usurpateur de première génération et en l’occurrence Mr Bouteflika protégé à bout de bras par des Généraux génocidaires pour profiter de ses « largesses » en faisant rebaptiser l’Aéroport de Annaba du nom de votre défunt mari Mr Rabah Bitat. Un nom particulièrement vomi par les Algériens et qui sonne bizarrement pour un ancien patriote comme un symbole de l’oppression, de l’usurpation et du mépris mais de cela vous n’avez cure, puisqu’après tout, venant de la populace et donc de si bas, n’est-ce pas qu’on n’est jamais sali que par de la matière fécale?

    Mais il y a pire que cela Madame, votre appel de dernière minute à la levée de l‘état d‘urgence saupoudré à cette manière de mettre un orteil dans l‘opposition juste pour paraître dans l‘air du temps, sonne aux oreilles des Algériens comme un attentat à la pudeur…

    Cordialement,
    Iskander DEBACHE (Journaliste en exil).

  • L’aveu !

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    D’Alger, par Hassane Zerrouky

    « La levée de l’Etat d’urgence signifie un retour de l’Etat de droit ». Dixit Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères. Un aveu, car c’en est un. Et de taille ! Enfin un officiel algérien qui admet que l’Etat de droit n’a jamais existé en Algérie. Autrement dit, toutes ces condamnations de journalistes pour « diffamation », toutes ces interdictions de manifestations publiques, tout ce verrouillage du champ médiatique et politique,  ne sont rien d’autre qu’une violation des droits de l’homme, des libertés d’expression et de réunion.

    Mieux, mercredi au cours d’un point de presse de l’Alliance présidentielle (RND, FLN et MSP), Ahmed Ouyahia  a même fixé la date de la fin de l’Etat d’urgence: avant fin février ! Mieux, il a estimé qu’ « il ne fallait pas ignorer les évènements en cours dans les pays arabes et islamiques », soulignant en outre « l'impératif d'apporter les solutions adéquates aux problèmes de la jeunesse algérienne ». Ah bon ! Dès lors, pourquoi alors avoir attendu la chute de Ben Ali, puis de Moubarak, et le rassemblement du 12 février place du 1er Mai à Alger, mais aussi à Oran, Constantine, Annaba,  Béjaïa,  pour faire de telles annonces ?  Pourquoi n’avoir pas pris le taureau par les cornes – émeutes sociales, harga, immolations – pour agir ? Voilà les questions auxquelles le pouvoir politique aurait du répondre bien avant d’envoyer au casse-pipe Noureddinne Zerhouni, ex-ministre de l’Intérieur, toujours aussi sur de lui, annoncer quelques jours avant le 12 février, sur un ton péremptoire : « l’état d’urgence ne sera pas levé » ! Voilà, l’ex-ministre de l’intérieur, aujourd’hui vice-Premier ministre doublement désavoué sue ce point précis: d’abord par son supérieur, Abdelaziz Bouteflika lequel n’a pas fixé de date, ensuite par le Premier ministre Ahmed Ouyahia.  Bien que publiquement désavoué, il est encore en place ! En fait, cette cacophonie illustre une chose : le pouvoir tente de reprendre la main parce qu’il pense  être à l’abri de la contagion démocratique. 

    Même  l’arrogant Mouamar Kadhafi, qui s’est posé en donneur de leçons, se croyant à l’abri de la contagion démocratique, regrettant le départ de Ben Ali, fait face aujourd’hui à des manifestations populaires exigeant un changement de régime. Au pouvoir depuis 1969 – un record de longévité – le guide libyen, qui se voyait à la tête de son pays jusqu’à la fin de sa vie, est aujourd’hui contesté – quel drame ? -  contraint de lâcher du lest, d’annoncer des projets de développement, de libérer des opposants, et autres mesures sociales pour calmer la colère populaire. Toutes choses qu’il aurait pu envisager avant.

    Mais c’est ainsi. Tout à leur arrogance, les autocrates du Maghreb et du Moyen Orient ne prêtent l’oreille aux souffrances et à la soif de liberté de leurs peuples que lorsque leur pouvoir est ébranlé. Au point, où le recours aux vieux clichés,  style « main de l’étranger », « sionisme » et autres, dont ils ont abusé jusqu’à épuisement, ne convainquent que leur clientèle et ceux qui bénéficient des avantages des systèmes en place.

    L’argent, dont disposent des pays comme la Libye et l’Algérie, voire le petit Bahrein, ne suffit plus. « Ben Laden ou nous » brandie par ces autocrates pour justifier leurs pouvoir à vie, n’est plus de mode. Le chantage au terrorisme islamiste ne prend plus. Que ce soit en Tunisie ou en Egypte, la révolution islamiste, brandie également par Benyamin Netanyahu pour soutenir son ami Moubarak,  n’a pas eu lieu. A-t-on vu les masses tunisiennes ou égyptiennes brandir les portraits de Ben Laden, scander « Dawla islamiya » ou « El islam houa el hal  (l’islam est la solution) » ? Non. Ce sont des mots d’ordre démocratiques, voire laïcs qui ont été mis en avant. C’est cela qui fait peur aux régimes en place et à Benyamin Netanyahu qui justifie la politique d’annexion de la Palestine et son refus d’une paix juste, par le danger islamiste. Quant à l’Iran d’Ahmedinejad, qui a brandi la menace de mort envers les contestataires,  il a oublié que le Chah d’Iran, qui a usé des mêmes procédés dictatoriaux, a vu sa monarchie de fer, s’écrouler comme un château de cartes.

    Une chose est sûre : plus rien ne sera comme avant. La donne a changé : ces régimes, qui ont fait de la succession dynastique – Gamal Moubarak en Egypte, Seif el islam en Libye, Said Bouteflika qui se voyait, dit-on,  en successeur de son frère – comme  alternative, en sont pour leur frais. A l’heure du Web, des réseaux sociaux (Facebook et Twitter), il est écrit quelque part, qu’il  n’y pas de raison, après  l’Amérique latine, puis l’Asie, qui se sont débarrassés des dictatures en place, que les pays arabes et du Maghreb restent à l’écart du vent de liberté qui souffle sur la planète sous prétexte que les valeurs de démocratie et de droits de l’Homme sont étrangères à nos valeurs.

    H.Z

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    Une trentaine de greffiers ont observé un sit-in de protestation ce mercredi 16 février devant le tribunal Abane Ramdane à Alger, a-t-on constaté sur place. Ils réclament notamment la hausse des salaires et l’immunité. Les greffiers estiment que la...

    16/02/2011 à 16:43 | 0 commentairesRéagir

     

    Université de Sidi Bel Abbes

    Le CNES appelle à un sit-in devant le rectorat

    Le syndicat CNES a lancé mercredi un appel à l’adresse des enseignants universitaires de Sidi Bel Abbes pour la tenue jeudi dans la matinée, d’un sit‑in devant le rectorat. L’appel intervient suite à la « demande pressante de collègues...

    16/02/2011 à 15:07 | 0 commentairesRéagir

     

    Alors qu’un rassemblement d’étudiants s’est tenu devant la présidence

    Les étudiants des écoles supérieures et des universités protestent devant le ministère

    Plusieurs centaines d’étudiants –près de 3000, selon des estimations sur place– des écoles supérieures ainsi que des universités ont tenu, ce mercredi 16 février, un rassemblement devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la...

    16/02/2011 à 14:51 | 2 commentairesRéagir

     

    Tizi Ouzou

    Les auteurs des derniers kidnappings arrêtés

    Le groupe des kidnappeurs ne sévira plus en Kabylie. Les huit membres du groupe ont été mis sous mandat de dépôt par le parquet d’Azazga le 11 février, a annoncé, le procureur général près la cour de Tizi Ouzou au cours d’un point de presse...

    16/02/2011 à 14:25 | 4 commentairesRéagir

     

    Une marche est prévue jeudi

    Les étudiants de l’université de Béjaïa déclenchent une grève générale

    Les étudiants de l’université Abderrahmane Mira de Bejaïa ont déclenché, mercredi 16 février, une grève générale, pour notamment exiger l’abrogation du décret n°10/315 du 15 /12/2010. Un décret limitant et imposant des restrictions au...

    16/02/2011 à 14:18 | 0 commentairesRéagir

     

    La cour de Batna paralysée par une grève générale

    « Le ministère est un ministère de la justice et pas un ministère des juges »

    La cour de Batna, de laquelle dépendent sept tribunaux, a été paralysée ce mercredi par une grève générale initiée par les greffiers et suivie massivement par le reste des fonctionnaires du secteur, des branches mixtes, de la direction des prisons...

    16/02/2011 à 13:27 | 2 commentairesRéagir

     

    Contestation sociale en Algérie

    Les chômeurs bloquent la route nationale entre Tizi Ouzou et Alger

    Des centaines de jeunes ont bloqué, ce mercredi 16 février, la route nationale RN 12 reliant Tizi Ouzou à Alger au niveau du carrefour de la ville de Tadmait, à 20 km à l’ouest de Tizi Ouzou, a‑t‑on constaté sur place. Avant de...

    16/02/2011 à 13:15 | 5 commentairesRéagir

     

    ILS RECLAMENT DU TRAVAIL

    Des milliers de chômeurs assiègent la wilaya d’Annaba

      Près de cinq mille jeunes chômeurs assiègent, depuis les premières heures de la matinée de ce mercredi 16 février, la wilaya d’Annaba pour réclamer des postes d’emplois, a-t-on constaté sur place. Les forces antiémeute fortement...

    16/02/2011 à 12:41 | 3 commentairesRéagir

     

    Ils demandent au RCD d’être plus discret et estiment que le chemin sera long

    La lucidité des jeunes du Collectif Algérie pacifique au sein de la CNCD

    marche12_2.JPG   Le changement ne se fera pas avec les vétérans de la classe politique. C'est en tout cas la conviction des jeunes du Collectif Algérie pacifique, membre de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD). « Le peuple veut de...

    16/02/2011 à 10:43 | 66 commentairesRéagir

     

    Une marche est annoncée pour le 20 février

    Le Maroc accuse l’Algérie et le Front Polisario

    Le Maroc soupçonne l’Algérie et le Front Polisario de chercher à profiter du vent de révolte qui souffle actuellement sur le monde arabe pour lancer une nouvelle intifada dans les territoires occupés du Sahara occidental. M. Fehri, qui a accordé un...

    15/02/2011 à 23:10 | 40 commentairesRéagir

     

    Algérie - Egypte

    Révélations de WikiLeaks sur l’affaire Djezzy

    djezzy.jpg   L’affaire Djezzy intéresse les Américains. Et pour cause, selon un câble de l’ambassade américaine au Caire, révélé ce mardi 15 février par WikiLeaks, les « investisseurs américains détiennent une participation significative dans...

    15/02/2011 à 22:55 | 5 commentairesRéagir

     

    MARCHE DU 19 FEVRIER

    La CNCD appelle les Algériens à participer massivement

      La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a appelé mardi les Algériens à participer massivement à la marche populaire samedi 19 février à Alger.  « Forte du succès de l’action du 12 Février, la CNCD...

    15/02/2011 à 21:31 | 43 commentairesRéagir

     

    économie et business

    Sonatrach va exploiter un gisement de gaz au Venezuela

    SH.jpg   Sonatrach participera à un projet d'exploitation d'un gisement de gaz offshore au Venezuela. Selon l'agence Reuters qui révèle l'information ce mardi 15 février, la société nationale des hydrocarbures a été choisie par PVDSA, la société...

  • UTILISATION DES PRODUITS PYROTECHNIQUES Des dizaines de blessés à Annaba



    Près d’une quarantaine de personnes, en majorité des d’enfants, ont été blessées, pour certaines d’entre elles grièvement, par l’utilisation de produits pyrotechniques durant les dernières quarante-huit heures, coïncidant avec la fête du Mouloud, à Annaba.
    Aux urgences de l’hôpital Ibn-Rochd, on a recensé 35 cas lors de cette courte période. Il y avait même des personnes d’un certain âge qui ont été blessées par des pétards très puissants, du genre «Ben Laden», qu’elles avaient acquis «pour s’amuser», disent-elles. Quelques jeunes filles ont été, elles aussi, évacuées aux urgences après avoir été la cible de jeunes inconscients qui, «pour jouer à les effrayer», affirment- ils, leur lance ce genre de produit dangereux. Aux urgences ophtalmologiques, six personnes blessées à l’œil après avoir reçu des pétards en plein visage ont été prises en charge par les médecins de garde. Parmi elles, figure un homme, la trentaine, qui a perdu définitivement l’usage de son œil. C’est un nombre identique de personnes blessées au visage qui sont soignées au service otorhino- laryngologie (ORL) et chirurgie de la face et du cou de l’hôpital Dorban. Alors que l’importation, la vente et l’utilisation de ces produits sont interdites par la loi, comment se fait-il qu’ils sont commercialisés en plein jour et au centre-ville ? s’interroge-t-on à Annaba. Ces produits sont proposés au centre-ville par milliers aux acheteurs, pour la plupart de jeunes enfants. Leurs prix peuvent atteindre des centaines de dinars l’unité. Ni ceux qui sont censés protéger les frontières contre toute forme de trafic, encore moins les services de contrôle et de la répression des fraudes, ni les agents de l’ordre public ne lèvent le petit doigt pour arrêter ce massacre parce que c’est devenu un véritable massacre. A chaque célébration du Mouloud, des gens perdent un doigt ou un œil et garderont pour toute leur vie des séquelles qu’on aurait pu éviter. La fête de la naissance du prophète Mohamed (QSSL), qui est synonyme de communion, de joie et de retrouvailles entre membres d’une même famille, a beaucoup perdu de son côté spirituel pour laisser place à de puissantes pétarades et autres déflagrations identiques à celles des véritables bombes, causant des blessures à de paisibles citoyens, outre leur bruit incommodant pour les enfants en bas âge et les personnes malades, estiment les gens censés à Annaba.
    A. Bouacha

  • tata louiza fait de la résistance dans la résistance!!!!! pas crédible.

    PARTI DES TRAVAILLEURS
    De l’art de s’opposer à… l’opposition


    Dans la lointaine commune de Boukhadra, dans la wilaya de Tébessa, il fut un président d’Assemblée populaire communale qui, à un jeune qui se plaignait de sa misère sociale, prescrivit une immolation. Le P/APC en question, aujourd’hui suspendu de ses fonctions, a été élu sur la liste du parti de Louisa Hanoune. Le jeune, qui s’est immolé et est décédé, Mohcin Bouterfif, était un militant du parti de Saïd Sadi. Faut-il s’étonner, dès lors, que Louisa Hanoune récidive dans l’invective à l’endroit de l’opposition, le RCD plus particulièrement ?
    Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - L’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, auquel elle destinait ses diatribes itératives, parti, renvoyé à l’occasion du dernier remaniement ministériel, la secrétaire générale du Parti des travailleurs réoriente et focalise ses attaques contre l’opposition politique. Dimanche, au lendemain de la marche interdite et réprimée brutalement par les forces anti-émeutes, Louisa Hanoune, commentant la manifestation, s’en est prise aux initiateurs de la contestation. Pour elle, la marche a été un échec. L’appréciation est troublante de similitudes avec le commentaire du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. Encore que les autorités sont dans leur rôle de minimiser de l’impact et de la réussite de l’initiative de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD). C’est de bonne guerre, comme dirait l’autre. Mais il y a, pour le moins qu’on puisse noter, de l’inconséquence à se réclamer de l’opposition tout en s’évertuant avec zèle et acharnement à casser de l’opposition. Or, c’est ce à quoi s’est justement adonnée dimanche la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, qui a cru devoir affirmer que les gens ne se sont pas mobilisés parce que cela ne se peut derrière un parti libéral, allusion faite au RCD. C’est fort de légèreté ! Si la marche n’a pas eu lieu, c’est uniquement parce que le pouvoir l’a interdite et que, pour la réprimer, a déployé un arsenal impressionnant de forces antiémeutes, barricadant les rues et ruelles de la capitale, assiégeant la place du 1er- Mai, suspendant ce jour le trafic ferroviaire. On ne peut, et c’est basique, juger de la mobilisation dans une manifestation publique, la marche, en ce qui nous intéresse, que si elle avait bénéficié des conditions normales à son organisation et à son déroulement. Or, la marche du samedi 12 février a été réprimée. Une répression qui ne semble pas avoir chagriné la patronne du Parti des travailleurs. L’opinion aurait voulu entendre Louisa Hanoune s’en tenir à dénoncer, même timidement, l’interdiction de la marche et la répression des manifestants, plutôt que de s’ériger en massue assénant le coup à un parti de l’opposition. Mais il semble qu’il est des positions que le Parti des travailleurs ne peut prendre au risque d’accentuer ses inconforts politiques. L’intégration dans la cour coûte. Elle coûte de voler au secours du pouvoir en place dès qu’il est confronté à des situations délicates. Quitte à jouer au pyromane. «Si tu as du courage, fais comme Bouazizi, immole-toi par le feu», a dit le P/APC de Boukhara au jeune Bouterfif. Lorsque l’on se rend capable de recruter et de faire élire de telles personnes prescrivant l’immolation, le reste, tout le reste ne surprend pas. On peut, par exemple, crier inlassablement, comme Louisa Hanoune le fait durant plusieurs années, à la dissolution du Parlement tout en se gardant de se retirer. On peut s’en prendre à des ministres tout en préservant le chef de l’Etat qui les a nommés. On peut même se découvrir quelques sédiments du trotskisme tout en accomplissant la contremarche révolutionnaire.
    S. A. I.

  • Hocine Malti Algérie: Pétrole Maudit, Histoire secrète du pétrole algérien حسين مالطي

  • Lahouari Addi « Le régime algérien est condamné »

     

    La Croix, 11 février 2011

    Le sociologue, Lahouari Addi, souligne que les dysfonctionnements ont atteint un niveau insupportable

    La Croix : L’opposition algérienne appelle vendredi 11 févrierà une grande marche de protestation. Le vent de révolte tunisien et égyptien peut-il gagner l’Algérie ?
    Lahouari Addi : Il n’est pas certain que la manifestation regroupe beaucoup de monde. La population est très méfiante, les agents du tout-puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS) se font fort de noyauter toute initiative. À moins que cette fois-ci ils ne se fassent emporter par le tourbillon de la foule… Mais s’il n’y a pas demain la révolution dans les rues d’Alger, Oran et Constantine, cela arrivera dans les semaines ou les mois à venir. C’est une certitude. Le régime algérien est condamné. C’est le discours extrémiste et la violence des islamistes radicaux qui lui ont permis de durer toutes ces années. Mais ce discours est minoritaire y compris dans un mouvement islamiste très divers.

    Qu’est-ce qui vous rend si affirmatif ?
    Plus rien ne fonctionne en Algérie . L’administration est gangrenée, inefficace et corrompue. Si vous voulez porter plainte dans un commissariat, vous avez peur que cela ne se retourne contre vous. Si vous entrez à l’hôpital pour une maladie bénigne vous ne savez pas si vous en ressortirez. Après 20 heures, il est impossible de circuler, etc. Les dysfonctionnements ne sont pas nouveaux, mais ils ont atteint un niveau insupportable. Il y a une aspiration profonde de toute la société, y compris des islamistes, de construire un État de droit. Les émeutes sont déjà une réalité quotidienne.

    En Tunisie, le « clan Ben Ali » a cristallisé la haine. Le sentiment des Algériens envers le pouvoir en place est-il comparable ?
    C’est bien pire encore, à cause des 200 000 morts de la décennie sanglante 1992-2002, sans compter les assassinats des milices, du pouvoir politique et des islamistes. Si vous pensez que chaque mort a 10 ou 15 proches, pas moins de deux ou trois millions d’Algériens en veulent à mort à ce régime qui a coûté la vie à tant de monde et qui a mené le pays – riche – à la ruine.

    Les jours du président Bouteflika sont donc comptés…
    Sans doute, mais il ne compte guère. Le personnage est limité. Il a d’ailleurs été choisi pour cela par l’armée. Et il est très malade. Le pays est tenu de manière clandestine par la police politique, ce fameux DRS du ministère de la défense dirigé par le général Mohamed « Toufik » Mediène – le vrai président depuis vingt ans.

    Quel rôle peut jouer l’armée ?
    Si la population descend massivement dans la rue, il y aura un bain de sang. Pour éviter le massacre, il n’y a qu’une solution : que l’armée prenne les devants. Elle est la seule force organisée, le seul acteur politique. Il faut qu’elle accepte le changement de régime et contribue à installer un gouvernement de transition. Cela suppose le départ du président Bouteflika, mais aussi et surtout la destitution de Toufik et de ses proches collaborateurs, la dissolution du DRS et la garantie d’autonomie de la justice, dont l’absence depuis un demi-siècle a fait tomber le régime dans la corruption.

    L’armée est-elle prête à jouer ce rôle ?
    Beaucoup de généraux et leurs familles sont impliqués dans des affaires de corruption. Pour autant une partie de l’armée souhaite le changement. Nombre d’officiers parlent en privé. Le problème est qu’ils veulent se limiter à des concessions. Ils veulent un changement dans le régime et non pas un changement de régime.

    Pourquoi ?
    Ils ne veulent pas ouvrir le dossier des assassinats ni celui des détournements de fonds qui se chiffrent en milliards de dollars : beaucoup trop de personnes sont impliquées. Environ 30 000 personnes liées au DRS sont au-dessus des lois. Comme en Union soviétique à la grande époque du KGB.

    L’opposition peut-elle créer une alternative politique ?
    Mais en Algérie , il est interdit de faire de la politique ! Toute opposition a été étouffée dans l’œuf. Même la liberté de ton de la presse est un leurre, les journaux sont surveillés par le DRS qui exerce le chantage de la publicité, du papier et de la fiscalité. Seuls des milliers d’individus expriment des aspirations hors de toute organisation. Quelques personnalités pourraient incarner la transition : Abdelhamid Mehri, l’ancien dirigeant du FLN limogé en 1996 ; l’avocat Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, qui dirige la coordination nationale pour le changement et la démocratie qui organise la marche de demain ; ou encore le réformateur Mouloud Hamrouche, qui dirigea le pays pendant sa brève période d’ouverture en 1989-1991 (1).

    L’armée et le DRS sont soupçonnés de jouer un rôle trouble dans la montée de l’islamisme radical et le terrorisme…
    L’armée a vaincu les islamistes par la contre-guérilla. Elle a réussi à les discréditer notamment en les manipulant. Ce fut le cas du GIA (Groupe islamiste armé), puis du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) et aujourd’hui d’Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique). La rente islamiste a été exploitée à fond. L’argument « c’est nous ou le chaos » ne marche plus. Si le régime d’Alger tombe, il est certain qu’on en apprendra beaucoup sur cette gigantesque instrumentalisation

    Il n’y a donc rien à craindre de la part des islamistes…
    Ce sont les régimes autoritaires qui sont à l’origine de la radicalisation d’une frange islamiste. Quant aux autres, ils ont évolué et joueront pour la plupart le jeu du changement. Les conditions politiques et idéologiques sont réunies pour la démocratie arabe.

    Recueilli par Marie VERDIER

    ENTRETIEN
    Lahouari Addi, professeur à l’Institut d’études politiques de Lyon

  • no comment......!! 2

    Après l’informel, le permis de conduire et le S12

    Quelles seront les prochaines reculades du gouvernement ?

    Le gouvernement continue de reculer sur des décisions impopulaires. Après avoir renoncé à affronter les barons de l’informel et suspendu le nouveau code de la route, il vient de supprimer l’extrait de naissance S12 de la liste des documents exigés pour l’établissement de la carte d’identité nationale....
    Lire la suite de Quelles seront les prochaines reculades du gouvernement ?
    10/02/2011 à | 69 commentairesRéagir

    Béjaïa

    Marche et rassemblement de chômeurs à Kherrata

    Des centaines de chômeurs de la daïra de Kherrata, à 60 kilomètres à l’est de Béjaïa, ont organisé ce jeudi 10 février, une marche pacifique suivie d’un rassemblement. Les manifestants ont marché du stade communal de la ville de Kherrata vers le lieu dit Tala-N’Tvavurt. Déployant une banderole...
    10/02/2011 à | 1 commentairesRéagir
    A bouteflika.jpg

    L’annonce est imminente

    Le pouvoir agrée de nouveaux partis politiques

    A quelques heures de la marche du 12 février, le pouvoir multiplie les signes d’apaisement. Après les mesures sociales et administratives en faveur des citoyens, le gouvernement va annoncer une décision politique. Quatre nouvelles formations politiques ont été agréées, a appris TSA de source sûre....
    10/02/2011 à | 39 commentairesRéagir
    s12.jpg

    Il ne sera plus exigé pour l'obtention du document d'identité

    Carte d'identité nationale : le gouvernement supprime le controversé extrait de naissance S12

    Le gouvernement multiplie les mesures destinées à calmer la tension sociale. Cette fois, c’est un document administratif qui est concerné. L'extrait de naissance S12 a été supprimé du dossier de demande de carte d'identité nationale, a indiqué ce mercredi 9 février le ministère de l'Intérieur et des...
    09/02/2011 à | 29 commentairesRéagir
    sadi.jpg

    Accusé de manipulation et de liens douteux avec le pouvoir

    Le RCD observe le silence 

    Tentatives de manipulation du mouvement de protestation populaire, liens douteux avec le pouvoir... Depuis quelques jours, les accusations se multiplient à l’encontre du RCD et de son président Said Sadi. Elles émanent de l’opposition, d’ONG ou d’anciens cadres du parti. C’est un cas presque inédit en...
    08/02/2011 à | 56 commentairesRéagir

    Appel à un rassemblement mercredi devant l’ambassade d’Egypte

    La CNCD se prépare pour la marche du 12 février 

    Malgré son interdiction officielle par la wilaya d’Alger, la marche du 12 février est maintenue, ont affirmé une nouvelle fois, ce mardi 8 février, les responsables de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) à l’issue d’une réunion à Alger. La marche partira à 11 heures de...
    08/02/2011 à | 33 commentairesRéagir
    A bouteflika.jpg

    Cinq jours après le Conseil des ministres

    Malgré les mesures de Bouteflika, la protestation sociale continue

      Les dernières annonces faites par le président Abdelaziz Bouteflika à l’issue du Conseil des ministres jeudi 3 février ne semblent pas avoir convaincu les Algériens. L’opposition a réagi avec beaucoup de réserve et de critiques aux mesures annoncées. Malgré l’annonce de la levée de l’état...
    07/02/2011 à | 23 commentairesRéagir
    Islah Ben.jpg

    Entretien avec Djamel Benabdeslam, secrétaire général du mouvement Islah

    « L’ANC est constituée de partis islamistes, démocratiques et laïcs »

    Vous avez constitué une alliance appelée ANC (Alliance nationale pour le changement). S’agit‑il d’un clin d’œil à Nelson Mandela et à son combat ? Notre choix n’est pas fortuit. Nelson Mandela est un homme de paix, nous l’avons pris pour exemple. Pour revenir à l’ANC algérienne, elle...
    07/02/2011 à | 23 commentairesRéagir
    ksentini.jpg

    Il appelle la CNCD à explorer d’autres formes de protestation

    Farouk Ksentini soutient l’interdiction de la marche du 12 février

    Justifiant la position du gouvernement, Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), brandit la menace terroriste pour expliquer l’interdiction permanente des marches dans la capitale. « Les conditions de sécurité dans la...
    07/02/2011 à | 21 commentairesRéagir

    Déclaration

    Le député Djamel Ferdjallah accuse le RCD de manipulation  

    Fidèle à ses pratiques caractérisées par la manipulation, la désinformation et l’esbroufe médiatique, le RCD vient de verser une fois de plus dans l’ignominie en déclarant, toute honte bue, sur son site internet que j’aurais arraché une affiche de la coordination nationale pour le changement et la...
    07/02/2011 à | 30 commentairesRéagir

    En contradiction avec les promesses du président Bouteflika

    La wilaya d’Oran interdit le rassemblement du 12 février, la CNCD le maintient 

    Le rassemblement populaire du 12 février à Oran auquel a appelé la coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) est maintenu en dépit du refus des autorités locales de délivrer l’autorisation. Les services de la wilaya d’Oran ont refusé le 2 février dernier de réceptionner la demande...
    07/02/2011 à | 1 commentairesRéagir

    Elle propose aux initiateurs d’organiser un meeting dans une salle

    La wilaya d'Alger officialise l'interdiction de la marche du 12 février 

    Les services de la wilaya d’Alger ont officiellement interdit la marche prévue  pour le samedi 12 février 2011, que prévoit d’organiser la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD).   Selon un communiqué de la wilaya, dévoilé lundi 7 février par l’agence officielle...
    07/02/2011 à | 2 commentairesRéagir
    etat urgence.jpg

    Levée de l'état d'urgence

    Peu d’impact sur le quotidien des Algériens et beaucoup d’incertitude sur les libertés

      Comme l'a annoncé hier à TSA le ministre de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, la commission qui étudie la levée de l'état d'urgence devait se réunir pour la première fois ce lundi 7 février. Composée de représentants des ministères de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense, elle doit...
    07/02/2011 à | 18 commentairesRéagir

    Zohra Drif Bitat propose un débat sur le devenir de l’Algérie

    « Faire un bilan de cinquante ans de souveraineté »

    La célébration en 2012 du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie est, selon Zohra Dirf Bitat, vice‑présidente du Conseil de la nation, l’occasion d’engager un débat sur le devenir du pays. « Dans la vie d’une nation, cinquante ans d’existence, c’est important. Nous devons...
    07/02/2011 à | 24 commentairesRéagir

    Les initiateurs de la marche du 12 février répondent à Ould Kablia

    « On marchera avec ou sans autorisation »

    La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) n’a reçu aucune proposition du wali d’Alger l’invitant à présenter une nouvelle demande d’autorisation pour tenir son meeting dans une salle de la capitale. Contrairement aux affirmations de Dahou Ould Kablia ce dimanche 6 février sur...
    06/02/2011 à | 109 commentairesRéagir

    Les chômeurs tentent de se mobiliser

    Sit-in et tentative d’immolation devant le ministère de l’Emploi

    Plusieurs dizaines de jeunes ont organisé un sit-in devant le ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale pour dénoncer leurs conditions de vie et exiger un travail. Ils se sont rassemblés à l’appel de la coordination des chômeurs du sud du pays et d’un collectif de journalistes...
    06/02/2011 à | 4 commentairesRéagir
    ould kab.jpg

    Une commission sur la levée de l’état d’urgence installée lundi

    Ould Kablia à TSA : la marche du 12 février n'est pas autorisée 

    « Une commission sera installée lundi pour entamer l’élaboration des lois nécessaires pour la levée de l’état d’urgence », a affirmé ce dimanche 6 février à TSA, le ministre de l'Intérieur Dahou Ould Kablia. Ce dernier n'a donné aucune précision concernant cette commission. Mais...
    06/02/2011 à | 87 commentairesRéagir
    Benbitour.jpg

    A l’initiative de Benbitour et des partis islamistes

    Naissance de l’Alliance nationale pour le changement (ANC)

    L’Alliance nationale pour le changement (ANC) en Algérie est née. Elle a été lancée samedi 5 février par l’ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour et des représentants du mouvement El Islah, du parti du renouveau algérien, du mouvement de la jeunesse pour le développement (MJD), du mouvement...
    05/02/2011 à | 82 commentairesRéagir

    MESURES DE BOUTEFLIKA

    Le RND se félicite et appelle à dialoguer avec les jeunes

    Le porte‑parole du RND, Miloud Chorfi, s’est félicité samedi à Skikda des mesures annoncées jeudi 3 février par le président Abdelaziz Bouteflika relatives à la levée de l’état d’urgence, la lutte contre la corruption et le chômage des jeunes, l’ouverture des médias lourds à l’opposition et...
    05/02/2011 à | 13 commentairesRéagir

    MESURES DE BOUTEFLIKA

    Louisa Hanoune partiellement satisfaite

    La porte parole du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune, a affirmé samedi avoir enregistré « avec soulagement » des points « très positifs » dans les décisions du Conseil des ministres, tenu jeudi 3 février, sous l’égide du président Abdelaziz Bouteflika. « Nous...
    05/02/2011 à | 24 commentairesRéagir

  • no comment......!!!!!!

    Alors qu’aucun officiel ne s’est adressé aux Algériens

    Le pouvoir tente de rassurer en priorité la communauté internationale

     

    Il y a moins de deux jours, quelques milliers d’Algériens descendaient dans la rue, Place du 1er Mai à Alger, mais aussi dans d'autres villes du pays, pour dénoncer le régime en place, la corruption et demander un changement démocratique.   Certes, beaucoup d'autres sont restés chez eux ou ont...
    Lire la suite de Le pouvoir tente de rassurer en priorité la communauté internationale
    14/02/2011 à | 7 commentairesRéagir
    medelci.jpg

    Il a annoncé la levée prochaine de l’état d’urgence et un retour à l'Etat de droit

    Mourad Medelci : « l'Algérie n'est pas la Tunisie, l'Algérie n'est pas l'Egypte »

    Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, a accordé, lundi 15 février un entretien à la radio française Europe 1. Commentant les dernières manifestations en Algérie, M. Medelci a tenté de minimiser leur portée.   Selon lui, les soulèvements récents en Tunisie et en Égypte...
    14/02/2011 à | 64 commentairesRéagir

    Unanimes sur le constat de succès de la manifestation du 12 février

    Les membres de la CNCD divergent sur les actions à entreprendre

    La manifestation organisée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie le samedi 12 février a été couronnée de « succès » malgré l’interdiction des autorités. Sur ce point tous les membres présents lors de la réunion d’évaluation tenue ce dimanche 13 février sont tombés...
    13/02/2011 à | 23 commentairesRéagir
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    Elle estime que la marche de la CNCD est un échec

    Louisa Hanoune : « Bouteflika n’est ni Ben Ali, ni Moubarak »

    La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a estimé dimanche 13 février à Alger que le président Bouteflika « n’est ni Moubarak, ni Ben Ali ». Il « détient le pouvoir de prise de décisions pour restaurer la confiance entre les citoyens et le...
    13/02/2011 à | 61 commentairesRéagir

    Fortunes des dirigeants algériens à l'étranger

    Une pétition appelle la Suisse à geler des avoirs algériens

    Un groupe d’intellectuels algériens vient de lancer une pétition pour demander au Conseil Fédéral Suisse de geler les avoirs financiers des dirigeants algériens dans des comptes bancaires suisses. « Nous avons appris, par des sources proches du pouvoir algérien que, alertés par la décision salutaire,...
    13/02/2011 à | 21 commentairesRéagir
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    Elle s'est réunie ce dimanche

    La CNCD appelle à une nouvelle marche samedi prochain

      La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a décidé de poursuivre la contestation en appelant à une marche populaire samedi prochain à Alger, de la place du 1er Mai à la place des Martyrs. La décision a été annoncée à l’issue d’une réunion de plusieurs heures...
    13/02/2011 à | 56 commentairesRéagir

    En soutien à la marche du 12 février

    Des Algériens manifestent à Montreal

    Environ deux cents Algériens ont manifesté samedi dans les rues de Montréal à l'appel du Collectif de soutien aux luttes du peuple algérien pour la démocratie, contre le régime du président Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP. "Ni corruption, ni soumission", ont scandé les...
    13/02/2011 à | 6 commentairesRéagir
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    Récit d’une journée de manifestation à Alger

    « Vous ne voulez pas qu'on marche, et vous ne voulez pas qu'on reste là ! »

      Pas de marche mais un rassemblement. Ce samedi, matin, la Place du 1er Mai était bien trop petite pour accueillir les Algériens qui ont répondu à l'appel de la CNCD. Pour la première fois depuis longtemps, on a vu réunis des jeunes des quartiers populaires et ceux de familles plus aisées, des militants...
    12/02/2011 à | 118 commentairesRéagir
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    Dahou Ould Kablia à TSA

    « Tous les manifestants arrêtés ont été relâchés »

    Le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia a indiqué, samedi 12 février, dans une déclaration à TSA que toutes les « personnes arrêtées lors des manifestations qui ont eu lieu samedi à la place du 1er Mai Alger ont été relâchées ». Les manifestants arrêtés lors du rassemblement à Alger...
    12/02/2011 à | 6 commentairesRéagir

    Manifestation pour la démocratie

    Plus de 300 interpellations à Alger, Oran et Annaba

    Plus de 300 personnes ont été interpellées samedi au cours de manifestations dans plusieurs villes du pays auxquelles avait appelé la CNCD pour réclamer un changement démocratique et le départ du système actuel, selon un bilan de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH). Le...
    12/02/2011 à | 6 commentairesRéagir
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    Trois questions à Mostepha Bouchachi, président de la LADDH

    « Nous avons brisé le mur du silence et de la peur »

      Quelle est la suite à donner à votre mouvement pour le changement et la démocratie après la manifestation d’aujourd’hui ? La coordination va se réunir dans les prochains jours pour décider sur la suite du mouvement. La manifestation d’aujourd’hui n’est que le début.   Le...
    12/02/2011 à | 94 commentairesRéagir

    Manifestation pour la démocratie

    EN DIRECT : la marche du 12 février à Alger (SUITE)

    15h05. Retour au calme à la Place du 1er Mai. La police a réussi à disperser la foule, après un début d’affrontements avec les manifestants. Un mouvement de foule a permis aux forces antiémeute d’occuper la place où étaient rassemblés les manifestants. Les accès à cette place sont désormais fermés....
    12/02/2011 à | 22 commentairesRéagir

    Manifestations en Algérie

    Rassemblements empêchés à Constantine et Annaba

    Des jeunes, dont une majorité d'étudiants de l'Institut de la nutrition, de l'alimentation et des technologies agroalimentaires (INATA), ont été dispersés samedi sans incidents, alors qu'ils tentaient de se rassembler au centre-ville de Constantine. Leurs banderoles appelant au changement et à la démocratie...
    12/02/2011 à | 0 commentairesRéagir

    Marche pour la démocratie

    EN DIRECT : la marche du 12 février à Alger (SUITE)

    15h05. Retour au calme à la Place du 1er Mai. La police a réussi à disperser la foule, après un début d’affrontements avec les manifestants. Un mouvement de foule a permis aux forces antiémeute d’occuper la place où étaient rassemblés les manifestants. Les accès à cette place sont désormais...
    12/02/2011 à | 29 commentairesRéagir

    Alors qu’une manifestation pro-Bouteflika a été autorisée

    Oran : le rassemblement la CNCD empêché, plusieurs arrestations

    12 h 30. Les manifestants tentent de tenir un rassemblement à proximité de l’ex-Place d’armes au centre-ville. Sans succès. La police, fortement présente, réussit à chaque fois à les disperser. Au moins 25 personnes ont été arrêtées par les services de sécurité, selon les organisateurs du...
    12/02/2011 à | 0 commentairesRéagir
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    Marche pour la démocratie

    EN DIRECT : la marche du 12 février à Alger

    12 h 30. Un groupe d’une centaine de personnes a rejoint les manifestants à la place du 1er Mai, en scandant des slogans hostiles au pouvoir. Plusieurs journalistes ont été arrêtés puis relâchés par la police qui empêche toujours les manifestants de marcher en direction de la Place des Martyrs. Plusieurs...
    12/02/2011 à | 15 commentairesRéagir
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    A la veille de la marche du 12 février

    La chute de Moubarak devrait insuffler une nouvelle dynamique à la contestation en Algérie

      Après avoir résisté pendant 18 jours aux manifestations de rue puis à la mobilisation pacifique exceptionnelle des Égyptiens, le président Moubarak a fini par céder. Vendredi, il a quitté le pouvoir, contraint par la rue et lâché par Washington, son principal allié.   Après Ben Ali le 14...
    11/02/2011 à | 27 commentairesRéagir

    Marche du 12 février à Alger

    Des bus en provenance de plusieurs wilayas empêchés d’accéder à Alger

    A la veille de la marche qui sera organisée samedi 12 février par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) à Alger, des bus en provenance de plusieurs wilayas en ont été arrêtés ce vendredi 11 février au niveau des barrages de police dressés à l’entrée de la capitale, selon un...
    11/02/2011 à | 12 commentairesRéagir

    Des manifestants blessés et d’autres arrêtés

    Le siège du RCD à Alger assiégé par la police

    Les forces antiémeute ont assiégé, vendredi en fin de journée le siège du RCD, l’un des partis qui ont appelé à la manifestation de ce samedi 12 février, a-t-on appris auprès de témoins sur place. Plusieurs dizaines de policiers encerclent depuis 17 heures le siège de ce parti à la rue Didouche Mourad...
    11/02/2011 à | 32 commentairesRéagir

    Marche du 12 février

    Le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme appelle Alger à autoriser les marches

    Le Réseau Euro‑méditerranéen des droits de l’homme (REMDH) a condamné vendredi 11 février le refus des autorités algériennes d’autoriser la tenue de la marche de la CNCD samedi 12 février à Alger. Il appelé les autorités à respecter « le droit du peuple algérien de manifester...
    11/02/2011 à | 0 commentairesRéagir