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  • ALGERIE:Interdiction de réunion, de manifestation et d’expression

     

    comment le pouvoir étouffe les droits de l’homme

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	Sit-in des familles des disparus devant le siège de la Commission nationale 
	de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) à Alger . 
    | © Souhil. B.
    Sit-in des familles des disparus devant le siège de la Commission...

    Dans son rapport, le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) dresse un tableau noir de la situation des droits de l’homme et des libertés démocratiques en Algérie l Elaboré avec d’autres organisations non gouvernementales (ONG), il conclut que le changement en Algérie n’est qu’«illusion».

    Paris
    De notre correspondant


    Rien ne va en Algérie. Régression des libertés publiques et syndicales, recul des droits de l’homme, omnipotence de l’Etat et de ses services de sécurité, justice injuste, non-respect de la dignité humaine et retour même de l’usage de la torture dans certains commissariats du sud du pays. C’est globalement le constat consigné par le Collectif des familles de disparus en Algérie (CNFA) dans son dernier rapport rendu public jeudi à Paris, lors d’une conférence de presse organisée au siège d’Amnesty International France. Intitulé «Le régime algérien à l’épreuve des droits de l’homme, l’illusion du changement», le rapport a été rédigé collectivement, avec l’aide de jeunes militants des droits l’homme et de nombreuses associations représentant la société civile, comme la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) et le Syndicat national des personnels de l’administration publique (Snapap), et s’appuie sur des témoignages directs et des enquêtes de terrain.

    Le compte rendu couvre une étape allant de janvier 2011 à avril 2013, une période qui correspond aux soulèvements populaires qu’ont connu certains pays arabes et qui ont réussi à mettre fin aux dictatures en place.Cependant, en Algérie, la situation politique est restée étrangement figée, selon Mohamed Boumeghar, professeur de droit international. Il a qualifié la levée de l’état d’urgence, en février 2011, de «formelle car sur le terrain, rien n’a changé, bien au contraire». «La levée de l’état d’urgence a été suivie par une série de lois, en juillet 2012, rétrécissant davantage le peu de marge de manœuvre qui restait encore.»

    Il a cité à titre d’exemple l’interdiction d’organiser des manifestations sur la voie publique, la transformation de la justice en un moyen de répression et de pression contre tout manifestant, le non-respect des droits fondamentaux des citoyens, à savoir le droit à l’emploi, au logement et à une vie décente.

    Bouteflika : «Les disparus ne sont pas dans mes poches»

    Par ailleurs, a ajouté le même intervenant, créer une association d’utilité publique ressemble à un parcours du combattant. Alors qu’avant, elle se faisait sur une base déclarative, la nouvelle loi exige une autorisation du ministère de l’Intérieur. Le rapport évoque également l’épineux problème des disparitions forcées durant la période du terrorisme. Maître Boumeghar a estimé que les auteurs de ces disparitions vivent toujours dans l’impunité. Il a dénoncé le chantage exercé par l’Etat à l’égard des familles, dont le seul tort est de continuer à exiger la vérité sur des proches qui n’ont jamais réapparu. Il y aurait 6140 disparus selon Mme Nacera Dutour, présidente de la CFDA. Et malgré les commissions ad hoc et les promesses de l’Etat, rien de nouveau sous le soleil, selon elle.

    L’Etat, pressé d’en finir avec ce dossier gênant, a proposé d’indemniser les familles qui le souhaitent, à condition qu’elles reconnaissent la mort de leurs enfants lors des accrochages avec des terroristes. Une insulte suprême à ces pères et mères qui n’ont pas encore fait leur deuil. Pis encore, a ajouté Mme Dutour, la loi 45 relative à la charte pour la paix et la réconciliation nationale interdit aux familles et proches des disparus de saisir la justice. A ce déni de vérité, il faudrait ajouter la phrase prononcée dans un discours par le président Bouteflika : «Les disparus ne sont pas dans mes poches.» Une déclaration qui a profondément blessé les familles de disparus et ruiné leurs espoirs de voir un jour l’Etat algérien prendre sérieusement en charge cette question humaine.
     

    Yacine Farah
  • les walis boivent beaucoup!!!!!

    SELLAL À L’ADRESSE DES WALIS :

    «La fermeture des restaurants et des débits de boissons doit cesser»

    Abdelmalek Sellal casse un tabou de taille : «Cette histoire des arrêtés du wali pour la fermeture des restaurants, c’est fini ! Ces décisions intempestives doivent cesser. Il y a une réglementation à respecter, certes, mais c’est tout.» Le Premier ministre s’exprimait, ainsi, devant l’ensemble des walis qu’il réunissait, hier, au Palais des Nations à Club-des-Pins, à Alger.

    Kamel Amarni - Alger (Le Soir) «C’est inadmissible que l’on ordonne la fermeture des restaurants ou les cafés à partir de 21 h». Mais pas seulement. Pour être mieux compris, précisera : «Même les débits de boissons alcoolisés.» Il faut dire en effet que certains walis, par conviction ou excès de zèle, font d’énormes concessions à l’islamisme qui gangrène bien des secteurs depuis quelques années. «Il faut créer de la convivialité. Il faut laisser les gens respirer», ajoutera Sellal. Puis, ironique, il ajoutera : «Il faut créer de l’animation. Comment voulez-vous qu’il y ait de la sécurité si vous obligez les restaurants et autres à fermer ? Laisser les gens se défouler et se détendre, comme ça ils ne feront plus de politique ni ne s’adonneront à la manif ou la casse.» La transition est vite faite avec la saison estivale qui s’ouvre d’ailleurs. «Nos plages, ajoutera le chef de l’exécutif, c’est juste du sable et de l’eau, et encore ! Créez-y de l’animation, prévoyez des spectacles, de la musique, etc. Il faut qu’on change nos mentalités». Il était temps en effet que l’islamisme rampant trouve une haute autorité publique en face Dans son discours improvisé devant les walis, hier, Sellal évoquait également un autre fléau dont peu, à ce niveau de responsabilité du moins, parlent : la saleté. «C’est bien beau de parler d’environnement, mais il est plus pratique de commencer à nettoyer d’abord devant chez soi.» Le problème des déchets et des décharges sauvages sera d’ailleurs longuement traité lors de cette réunion. Sellal, qui a ordonné aux walis de réunir les présidents d’APC dès la semaine prochaine, chacun à son niveau, pour se pencher sur toutes les questions, a, par ailleurs, annoncé que le gouvernement va doter chaque wilaya d’un incinérateur.
    «Passez outre la bureaucratie. Prenez des initiatives et je vous couvre»
    Outre les questions immédiates, liées à la préparation du mois de Ramadan, de la saison estivale en particulier, cette réunion gouvernement- walis était l’occasion pour Sellal de revenir sur ses priorités, économiques notamment. «Le défi majeur aujourd’hui pour nous, c’est de faire retrouver à l’Algérie son assise et sa base industrielle». Pour cela, il insistera sur le partenariat avec des étrangers. «Il faut que l’exemple de Relizane qui vient de réaliser deux importants projets dans le textile en partenariat avec les Turcs soit suivi partout. C’est une bataille qu’il nous faut remporter. Il nous faut aller très vite et casser tous les verrous.» Et le verrou le plus hermétique qui soit, la bureaucratie, a été dénoncé avec violence par le Premier ministre. «Il faut liquider la bureaucratie ! C’est un mal plus dangereux que le cancer. C’est quoi ces histoires, comme l’ANDI qui a fini par “adminisrativer” si j’ose dire l’acte d’investir ?» Il prend pour exemple, la zone industrielle de la wilaya d’El Bayadh. «Ce projet a été inscrit en…1980 ! Vous vous rendez compte ? J’ai dit au wali, qui évoquait ces histoires de bureaucratie et de multiples contraintes administratives, de passer outre et je vous couvre.» Il insista sur cette question. En direction de l’ensemble des walis, il s’engage en effet : «Prenez des initiatives ! Il nous faut faire feu de tout bois. Dès lors qu’il s’agit de l’intérêt national, passez outre cette bureaucratie et vous êtes couverts !» Prenant à témoin le ministre de l’Industrie, il donne un exemple parfait de bureaucratie : «Si Chérif (le ministre, NDLR) m’a appris récemment que pour la création d’une entreprise, notre réglementation prévoit 39 dossiers ! C’est inadmissible ! On demande à l’investisseur une copie de sa carte nationale, son extrait de naissance à lui, celui de son père, de sa mère de son grand-père et je ne sais quoi encore ! Tout cela doit cesser. Et c’est de cela que je parle quand je vous dis de passer outre. Il faut que tout le monde sache définitivement que l’entreprise est au cœur du développement du pays. C’est cela l’essentiel, pas les slogans. Cette chanson de “développement ou d’économie hors hydrocarbures”, nous l’écoutons depuis 1962 et nous avons même grandi avec ! Moi je suis quelqu’un de pragmatique. Le développement se fera aussi avec les hydrocarbures mais il nous faut faciliter l’acte d’investir. En finir avec la bureaucratie.» Une vision des choses que Sellal veut étendre à tous les secteurs. Le logement, par exemple. «Plus de 177 000 unités de logements sont finies et n’attendent qu’à être distribuées. Alors faites-le !» ordonne-t-il à l’ensemble des walis. «Et faites-le avant septembre ! Moi je ne comprends pas que l’on construise des logements sans les distribuer. Pour peu que vous faites les choses dans la transparences, vous n’avez rien à craindre. Vous avez la prérogative de le faire.» Abdelmalek Sellal, qui précisait qu’en septembre prochain, il sera question d’une rencontre «qui dépasse la tripartite», a annoncé également une autre réunion avec les walis pour le même mois de septembre. «Nous avions l’intention de réunir autour du Président Bouteflika l’ensemble des présidents d’APC et de chefs de daïra. C’est toujours à l’ordre du jour», a-t-il révélé enfin, sans pour autant préciser si ladite réunion sera présidée par lui-même ou par Bouteflika.
    K. A.

  • Edward Snowden

    L'univers d'Edward Snowden, taupe à la NSAfermer

    Sur les traces d'Edward Snowden, l'employé d'un sous-traitant de l'Agence de sécurité nationale (NSA) qui a révélé être à l'origine des fuites sur le programme améri...

    9/36Une télévision donne des nouvelles de Edward Snowden dans un centre commercial à Hong Kong (21 juin 2013).
    Image: Keystone

    lire la suite:http://www.24heures.ch/monde/ameriques/Edward-Snowden-a-propos-des-Suisses-des-racistes/story/11187617

  • said boutef SDF guide d'algerie vers le précipice

    Le rectangle magique !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Que sait-on exactement du prochain Conseil des ministres ? Presque rien ! Sauf qu’il devra impérativement se tenir entre 13 h 30 et 17 heures. Ils sont très à cheval…

    … en matière de visites, aux Invalides !

    Je crois bien – en fait, j’en suis même sûr – que nous sommes le seul pays au monde qui lutte contre les incendies avec des enveloppes ! Dans toutes les contrées de cette planète, on circonscrit un feu avec des extincteurs. Chez nous, peut-être dans une volonté schizophrène de nous singulariser, nous montons à l’assaut des flammes avec des enveloppes. Des piles d’enveloppes bourrées de fric ! Attention, je ne critique pas ! Je suis même forcé de reconnaître que les enveloppes ainsi brandies à la face sournoise des incendies se révèlent parfois très efficaces. J’ai ainsi le souvenir d’une cérémonie présidée par le pompier en chef, Abdekka, lorsqu’il sortait encore en intervention sur le terrain et qui l’avait vu distribuer des enveloppes dans la wilaya de Sétif. Des responsables locaux, des notables et des dirigeants de clubs de baballe montaient à la tribune, devant un large public, empocher les enveloppes avec d’immenses sourires Colgate et, pour certains d’entre eux, récitaient quelques vers de leur cru, rédigés à la hâte dès l’annonce de la G.D.E, la Grande Distribution d’Enveloppes. Ne soyons pas nostalgiques de cette période faste de l’enveloppe. Rien n’est perdu ! Sellal perpétue cet élément fondamental de notre culture. Lui aussi s’est mis à la G.D.E. «On ne change pas une enveloppe qui gagne !» aurait dit ce dirigeant sportif de l’est du pays, grand consommateur d’enveloppes de tous formats. Dans cette affaire, je suis étonné que l’industrie de l’enveloppe ne soit pas plus développée en Algérie. Je trouve même incongru le côté artisanal de la production locale d’enveloppes. C’est totalement disproportionné par rapport à la demande réelle. Economiquement, le marché de l’enveloppe représente un créneau porteur. Un secteur appelé à se développer de plus en plus. Pourquoi alors ne pas encourager les petits producteurs locaux ? Pourquoi ne pas en faire un axe prioritaire dans les dossiers d’aide à l’investissement jeune au niveau de l’Ansej ? Au lieu d’inonder le marché et nos routes de petits camions frigorifiques chinois ou japonais, d’accroître les risques d’accidents et les taux de mortalité et de handicaps, pour des gains de plus en plus serrés au demeurant, ne serait-il pas plus intelligent d’ouvrir le champ à la prolifération d’unités de fabrication d’enveloppes ? Des petites. Des grandes. Des moyennes. Des blanches. Des beiges. Des enveloppes avec ruban adhésif. Des enveloppes avec une fermeture en laiton clipé. Des enveloppes au goût framboise lorsque vous passez la langue dessus pour la fermer. Des enveloppes qui vous jouent le clip musical de Daft Punk «Get Lucky» lorsque vous les décachetez. En matière d’enveloppes, tous les économistes vous le diront : les possibilités sont immenses et diverses. Ils vous le diront d’autant plus volontiers que vous leur aurez glissé la bonne enveloppe dans la bonne poche ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

     

  • la police algerienne

     

    URGENT : Un sit-in des familles de disparu(e)s violemment réprimé à Constantine. Cinq citoyens arrêtés.

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    R10Nous venons d’apprendre à l’instant qu’un sit-in des familles de disparu(e)s  a été violemment réprimé aujourd’hui à Constantine par la police et que cinq citoyens (Tarek Mameri, Abdallah Benaoum, Khaled Yacine, Hamitouche Slimane et Islam Tabouche) ont été arrêtés et transférés dans un des commissariats de la ville. Le rassemblement avait eu lieu dans un premier temps devant le siège de la wilaya puis à la place des Martyrs. La cellule des droits de l’Homme du FCN Alger le 27 juin 2013. 12h 30   =================================================================

     

    18h 45 : Libération de 4 citoyens après leur transfert à l’hôpital pour « examen ». A leur sortie, trois d’entre eux portaient des traces de coups et des hématomes. Quant au 5e détenu (Tarek Mameri), il a été gardé à l’hôpital pour un examen radiologique. Il présenterait des traumatismes au niveau de la tête et des membres.

  • Les plans manquants

     

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    Les inconvénients du direct. Chaque citoyen-téléspectateur s’en rappelle, Mohamed Boudiaf a été assassiné un 29 juin à Annaba, dans une salle de culture d’Etat, filmé en direct par l’ENTV, tué entre deux séquences pub. 21 ans plus tard, tout le monde a vu le film et il est d’ailleurs disponible sur internet, mais il manque encore un plan, celui où le tireur tire, plan que personne, à part les initiés, n’a pu voir. Mais où est ce plan ? A l’ENTV ? Peu probable. Ces plans manquants de la raison d’Etat ne seraient pas un problème s’ils n’étaient pas aussi nombreux. Par exemple, il manque aussi le plan où Boussouf tue Abane, alors que la télévision existait déjà à l’époque. Il nous manque aussi la séquence où Bouteflika fait tomber son café par hémiplégie devant Sellal et Gaïd Salah, ou cet autre plan célèbre quand le général Toufik s’interviewe lui-même en tant que ministre suprême de la Communication. Mis bout à bout, ces séquences feraient un grand film qui pourrait régler un gros problème de confiance, celui-là même que M. Sellal s’étonne ne pas trouver. Le pacte de confiance qu’il veut instaurer, en oubliant qu’il ne s’agit pas de mots mais d’actions, donc de plans séquences.

    Entre l’Etat et le citoyen, il y a un problème parce qu’au plan cinématographique, le régime est producteur-réalisateur pendant que le citoyen fait de la figuration. On s’en rappelle, M. Sellal avait déjà reproché aux Algériens leur manque de confiance en leurs dirigeants et institutions, estimant que l’Algérien, paranoïaque militant et méfiant organique, souffre «d’une grave crise de confiance». On peut s’en rappeler aussi sa déclaration un peu irritée : «Je vous ai dit qu’aujourd’hui, il va bien, il s’est rétabli», en parlant du Président. C’était le 20 mai dernier, soit il y a plus d’un mois. Du cinéma ? Evidemment. Sauf qu’on ne fait pas un pays avec des images. Il faut un scénario.

     

    Chawki Amari
  • La bureaucratie tue l’investissement

    cherif rahmani est un voleur lui aussi :voir anp.org

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    zoom | © Dessin : Saâd
     

    Le ministre de l’Industrie, Cherif Rahmani, vient de jeter un pavé dans la mare. Il révèle une réalité, tue jusque-là, concernant les investissements privés en Algérie. 

    «50% des projets agréés par l’Agence nationale du développement de l’ investissement (ANDI) depuis 2002 ont été abandonnés par leurs concepteurs», a-t-il déclaré lors de son intervention devant les participants à la réunion gouvernement-walis, tenue hier à Alger.
    Les raisons sont connues.

    Il s’agit, selon le ministre, des problèmes bureaucratiques qui découragent de plus en plus les investisseurs nationaux et étrangers. «Il y a aussi des problèmes financiers et de disponibilité du foncier. Il faut faire sauter ces verrous», lance-t-il. Cherif Rahmani ne donne pas le nombre exact de projets tombés à l’eau, mais il insiste sur la nécessité de revoir surtout le fonctionnement de l’ANDI. «Nous allons changer la manière d’agir de l’ANDI. Celle-ci ne devrait pas seulement être un simple guichet pour recevoir les investisseurs potentiels. Elle devra être dotée d’un service d’appels à projets qui consiste à aller à la rencontre des promoteurs pour les démarcher», ajoute-t-il. Ce faisant, l’orateur relève la faiblesse de la croissance industrielle nationale qui ne génère actuellement que 4,5% de la valeur ajoutée du produit intérieur brut (PIB). «Pour atteindre un taux de 6% de valeur ajoutée, il faut que l’industrie nationale progresse annuellement de 10 à 15% et crée 80 000 emplois/an», ajoute-t-il.


    «Le projet de la politique de l’industrie avalisé»


    Cherif Rahmani annonce également que la politique nationale de l’industrie élaborée par son département a été avalisée, avant-hier, par le Premier ministre. Elle vise, selon lui, à réaliser plusieurs objectifs, dont l’aide à la création d’emplois, la réduction de l’informel et le lancement du parc industriel. «L’objectif de cette politique industrielle à l’horizon 2020 est celui d’augmenter la valeur ajoutée, réduire les importations, augmenter les exportations, aller au plus profond du territoire national et sortir de la commande publique», affirme-t-il. Dans ce sens, le ministre précise que la préférence accordée à la production nationale est un choix cardinal. Et d’ajouter : «Je souhaiterais que les walis enracinent le choix de l’outil national.»

    Abordant le dossier du Comité d’assistance à la localisation, à la promotion et à la régulation du foncier (Calpiref), il souligne «qu’en un trimestre, 2439 dossiers ont été traités». «Les projets sont relativement bien équilibrés sur le territoire avec un volume financier de 84 milliards de dinars pour des prévisions de 20 500 emplois», indique-t-il. Selon lui, le projet de lancement des parcs industriels est en cours avec le lancement de neuf appels d’offres. «Les entreprises réalisatrices seront choisies d’ici la fin du mois de juin en cours», dit-il, précisant que ces parcs auront des services et des commodités, comme les guichets de banques, de l’ANDI et de l’ANDPME. Dans la foulée, le ministre s’engage à identifier les actifs industriels inexploités et appelle les promoteurs intéressés par leur exploitation à présenter leurs projets.

    Madjid Makedhi
  • ce que vous dites mais c'est pas ce que vous faites ,awe fakou!!

    Les Etats-unis n'interfèrent pas dans les affaires politiques internes de l'Algérie rassure Henry S, Ensher.

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    le 26.06.13 | 16h59 Réagissez

    Les Etats-unis n'interfèrent pas dans les affaires  politiques internes de l'Algérie a indiqué mercredi à Alger l'ambassadeur des  Etats-unis, Henry S, Ensher.

    "Nous n'avons aucune position, aucune préférence pour un parti et les Etats-unis n'ont aucun rôle à jouer" dans les affaires politiques internes  de l'Algérie, a déclaré M. Ensher, lors d'un point de presse organisé au siège  de son ambassade consacré au programme éducatif "Leaders de demain".

    L'ambassadeur américain en Algérie a expliqué la position de son pays, suite aux informations selon lesquelles il aurait reçu des représentants de  partis politiques algériens pour s'enquérir de la situation du pays.  "Nous avons des contacts avec les différents responsables du gouvernement  algérien, des membres de la société civile dont les partis politiques ainsi  que des représentants du secteur de l'éducation et de l'enseignement supérieur  pour avoir une meilleure compréhension de l'Algérie", a-t-il précisé.  Il a tenu à noter que " Washington doit avoir des faits pour pouvoir adopter une politique vis-à-vis de l'Algérie et n'importe quel ambassadeur là  où il se trouve essaye de comprendre le pays dans lequel il vit". 

    M. Ensher a fait observer, dans ce sens, que "l'Algérie fait la même chose à travers son formidable ambassadeur aux Etats-unis qui rencontre de nombreux américains pour mieux comprendre ce qui se passe là-bas".  "Leaders de demain" est un programme, qui s'inscrit dans le cadre  de l'Initiative de partenariat au Moyen-Orient (MEPI).

    El Watan avec APS
  • Hicham Aboud écrit à Sellal : «Pourquoi humilier l’Algérie ?»

     

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    Quelques heures après son refoulement par la PAF à l'aéroport international d'Alger alors qu'il devait se rendre en Tunisie pour participer à une émission télé, le premier responsable des deux quotidiens Jaridati et Mon journal, Hicham Aboud, adresse une lettre ouverte au Premier ministre dans laquelle il s'interroge sur "l"acharnement administratif, judiciaire et policier" pour lequel il fait l'objet. 

     

    Lettre ouverte à Monsieur le premier ministre

    Pourquoi humilier l’Algérie ?

    Monsieur,
    Je viens de faire l’objet, aujourd’hui 26 juin, d’une interdiction de sortie du territoire national sans que ne me soit indiqué le motif de cette décision illégale et arbitraire. Une décision qui vient dans la suite de l’interdiction des deux quotidiens nationaux que je dirige, «Jaridati » et « Mon journal » de la publicité institutionnelle depuis le 6 juin et de l’annonce d’une série d’accusations qui réduisent l’Algérie à une taille qui n’est guère la sienne. Est-ce que l’Algérie qui a combattu et vaincu l’une des plus grandes puissances militaires et ses alliés est-elle devenue si faible pour qu’une déclaration de presse d’un simple journaliste puisse constituer une menace à sa sécurité et à son intégrité territoriale ? Pour ma part, je n’oserai jamais me sentir au niveau d’un Etat de la grandeur de l’Algérie pour prétendre à menacer sa sécurité et son intégrité territoriale.

    Monsieur le premier ministre,
    Malgré un exil forcé de 15 ans, je n’ai jamais pensé un seul instant à me naturaliser ni même mon épouse et mes enfants n’ont pensé le faire pour la simple raison que je me suis, toujours, senti fier d’appartenir à la Grande Algérie. Et dire qu’ils sont nombreux ces hauts responsables de l’Etat qui ont la double nationalité et certains d’entre eux siègent au gouvernement. Cette même fierté d’appartenance à l’Algérie a fait que lors de ma participation à la 23ème session de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU qui s’est déroulée à Genève du 27 mai au 14 juin, je me sentais dans une gêne profonde en voyant des participants évoquer les accusations dont on m’accable dans mon pays. J’ai tout fait pour minimiser ces accusations tellement j’avais honte pour mon pays Aujourd’hui, je suis victime d’un acharnement qui n’honore guère l’Etat algérien. Et je me demande quel est l’intérêt de l’Algérie à ce que soit entravée ma liberté de circulation ? Cela ne fera que ternir l’image de mon pays.

    Au moment où ceux qui ont dilapidé les deniers publics et dont leur implication dans de scandaleuses affaires de corruption ne sont nullement inquiétés et circulent en toute liberté, un journaliste fait l’objet d’un acharnement administratif, judiciaire et policier dont
    les auteurs doivent, au moins, expliquer leurs motivations. C’est en votre qualité de premier ministre chargé des plus hautes fonctions en l’absence du chef de l’Etat, que je vous prie de bien vouloir éclairer ma lanterne et celle de l’opinion publique sur les raisons de ce harcèlement et sur ses auteurs, afin que les responsabilités soient situées. Et que cesse l’humiliation de l’Algérie à travers des mesures illégales en contradiction avec les principes d’un Etat de droit.

     

     

     

    Elwatan.com
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  • L’économie selon Boumekri

     

     

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    Il a probablement 45 ans, mais avec l’inflation, il doit être plus proche de 55. Boumekri est un ex-cadre au ministère du Commerce, licencié pour avoir mis trop de sucre brésilien dans son café colombien, ce qui constitue une infraction au code des marchés. Mais avant de partir monter une table au marché de son quartier, il a résumé, à peu près en ces termes, l’état de l’économie nationale : l’Algérie importe du kif, exporte des présidents, vend des contrats, achète du blé, loue des Chinois, importe des chevaux et exporte des cerveaux, vend quelques dattes mais mange beaucoup de bananes, s’équipe en biens mais les gère mal, gâche ses ressources, imprime de la monnaie mais dévalue sa valeur, paye des commissions pour acheter du vent et importe des amandes pour faire des gâteaux. 

    Justement, Boumekri adore les gâteaux. Il a donc analysé la facture sucrée-salée de l’import-export : l’Algérie exporte des harraga et importe des bateaux, vend du pétrole et achète de l’essence, importe des usines et exporte des factures, efface les dettes africaines et achète des bons du Trésor américain, importe des compétences étrangères et exporte ses propres cadres, nationalise les privés et privatise les nationaux, distribue du gaz et cherche de la lumière, creuse des trous et vide ses coffres, finance des faux projets et sucre tout le monde au passage. Justement, Boumekri est un gros gourmand, il adore les sucreries.

    Comme prévu, il a donc contracté un méchant diabète, à l’instar de 4 millions de ses compatriotes. Il est allé à la CNAS pour tenter d’obtenir une prise en charge à l’étranger, qui lui a été refusée sous prétexte que sa mère n’était pas ministre. Avant d’être amputé d’une jambe, d’un bras et de deux oreilles, il a expliqué au directeur : «Puisqu’on importe l’insuline qu’on ne produit pas et le sucre qui fait le diabète, on devrait donc exporter tous les diabétiques.» 

     

    Chawki Amari