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  • nos bouriquots n'ont pas besoin d'experts

    Des experts américains à Alger

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    Trois experts judiciaires américains (spécialistes dans l’application de la loi), Daniel McDevitt, Tom Williams et Frank Young, qui cumulent à eux trois plus de 90 ans d’expérience, dispensent depuis le 24 octobre, à Alger, une formation de 8 jours centrée sur «La gestion des grandes affaires» à 24 officiers supérieurs de la Gendarmerie nationale.

    Cette formation, qui prendra fin le 31 octobre à l’Ecole de police judiciaire de Zéralda, s’inscrit dans le cadre du programme américain d’assistance antiterroriste (ATA), dont bénéficient les services algériens de sécurité depuis plusieurs années.  
    Cette formation, précise un communiqué rendu public hier par l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, comprend des conférences, des discussions et des exercices pratiques sur les procédures d’enquête inter-institutionnelles et intra-institutionnelles. L’attention sera portée aussi sur les compétences et la gestion des affaires criminelles complexes. Le partenariat algéro-américain dans le cadre du programme ATA a été lancé en 2000. Entre 2000 et 2005, au moins 322 officiers algériens ont bénéficié d’une formation dispensée dans le cadre de ce programme en Algérie ou aux Etats-Unis. Celles-ci (les formations) ont porté, entre autres, sur la protection des VIP (2000), les mesures de prévention contre les explosions (2001), les enquêtes sur les explosions (2002) et la négociation pour la libération d’otages (2005).

    Le programme ATA a focalisé aussi sur la formation des formateurs. Un échange entre l’ATA et l’académie de police et une formation sur la gestion relative à la protection du Renseignement ont également eu lieu en 2004.
    Les Douanes algériennes ont aussi bénéficié de deux formations en 2010 ayant porté sur la gestion du contrôle des frontières et la détection des faux documents de voyage. Le programme de formation ATA, rappellent les autorités américaines, «est un véhicule d’échange d’expertises et de ressources important avec l’Algérie qui souffre des atrocités terroristes depuis 1991 et qui demeure un partenaire essentiel pleinement engagé dans la guerre contre le terrorisme». Il offre, ajoutent-elles, «un cadre dynamique aux Etats-Unis pour bénéficier de la contribution significative de l’Algérie à la lutte contre l’extrémisme violent tout en partageant les stratégies efficientes de sécurité qui ont été développées et mises en œuvre aux Etats-Unis».

    Zine Cherfaoui
  • leader number one selon transparency inter-l'algerie sa fait partie du programme du gouvernement jusqu'a2014, bientot on aura un ministre de la corruption!!!!

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    En exclusivité pour nos lecteurs, le classement de la corruption 2010 que ONG de lutte contre la corruption Transparency International devrait rendre public demain. Cet Indice de perceptions de la corruption (IPC) pour 2010 montre que près des trois quarts des 178 pays composant l’indice ont un score inférieur à 5, sur une échelle allant de 10 (haut niveau d’intégrité) à 0 (haut niveau de corruption), ce qui démontre la gravité du problème. L’Algérie  obtient de nouveau, et ce, pour la 8ème année consécutive, une très mauvaise note — 2,9 sur 10, et un très mauvais classement, la 105ème place sur 178 pays classés ! Non seulement, l'Algérie ne fait aucun progrès en matière de corruption, mais bien au contraire cette stagnation s'explique par l'absence de volonté politique au plus haut niveau de l'Etat à lutter contre la corruption : les discours des pouvoirs publics ne changent rien à la donne, l'Algérie se distingant par l'adoption ou l'annonce de décisions visant à lutter contre ce fléau, mais des décisions très insuffisantes et qui demeurent inappliquées. Cette inertie gouvernementale a davantage été révélée, jeudi dernier, le 21 octobre 2010,  lorsque devant les députés, le Premier ministre n'a pas été très disert en matière de lutte contre la corruption. Il a juste rappelé l'existence de la Directive présidentielle n° 3 de décembre dernier relative à "l'intensification de la prévention et de la lutte contre la corruption", sans présenter les  résultats de l'application de cette directive. Il a aussi évoqué les "nouvelles dispositions législatives introduites dans les lois relatives à la lutte contre la corruption", dispositions annoncées par le Conseil des ministres du 25 août dernier, mais le Premier ministre n'explique pas pourquoi à ce jour - deux mois après la tenue de cette réunion -, l'Office de répression de la corruption n'a toujours pas été installé, alors que le chef de l’État avait  "ordonné au gouvernement de procéder à l'installation rapide" de cet organisme . Comme il n'a rien dit sur  "l'Organe central de prévention et de lutte contre la corruption" prévu par la loi du 20 février 2006 et qui n'est toujours pas opérationnel, quatre ans et huit mois plus tard. Dans son discours devant les députés, il a fait allusion au nouveau Code des marchés publics mais sans donner de précision sur la non publication à ce jour au Journal officiel du décret présidentiel relatif à la nouvelle réglementation sur les marchés publics, décret adopté le 11 juillet dernier, il y a trois mois et demi !

    D.H.

  • l'algerie championne du monde toute catégorie de corruption

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    Le classement de la corruption 2010 que l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International devrait rendre public demain révèle le recul de l'Algérie au Maghreb, dans le monde Arabe et en Afrique. Dans la région du  Maghreb, à l'instar des classements précédents, la Tunisie est toujours mieux classée que l'Algérie ( 59 ème place et une note de 4,3 ) , et même le Maroc fait un peu mieux ( 85ème place et une note de 3,1 ). Par rapport aux autres pays arabes, l'Algérie est en 11ème position, derrière l'Egypte notamment ( 85ème place ), le Qatar arrivant en tête de la région et la 19ème place au niveau mondial avec un score de 7,7 sur 10 ! Par rapport aux autres pays africains, l'Algérie est en 17 ème position,

    L'Algérie dans les transactions commerciales internationales.

    L'Algérie ne commerce presque pas avec les 10 pays les moins corrompus, en tête de ce classement, dont le Danemark,  la Finlande, la Suède et la Norvège ! Par contre, les pays principaux clients et fournisseurs de l'Algérie, n'occupent pas de bonnes positions dans le classement mondial de la corruption : Allemagne ( 15), Japon (17), USA (22), France (25 ), Espagne (30), Corée du Sud (39), Turquie (56), Italie ( 6,7, avec la très mauvaise note de 3,9), et Chine à la 78ème place avec un score de 3,5 sur 10 ! Deux parmi les plus importants pays industrialisés et faisant partie des principaux clients et fournisseurs de l'Algérie - l'Allemagne et le Japon, n'ont toujours pas ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption, - 148 pays l'ont fait -, alors que cette dernière a été adoptée en ....2003 !   L’évaluation par Transparency International de 36 pays industrialisés signataires de la convention anti-corruption de l’OCDE interdisant les pots-de-vin aux hauts fonctionnaires étrangers, révèle que 20 d’entre eux n’appliquent pas ou peu ces règles, envoyant ainsi un signal négatif concernant leur engagement à limiter les pratiques de corruption. Pour l'Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC ), le gouvernement algérien doit cesser de s'opposer à l'application de la Convention des Nations unies contre la corruption ! Un rappel, de triste mémoire :  le gouvernement algérien - aux côtés notamment de ses homologues égyptiens et pakistanais-, avait fait échouer la réunion de Doha - 3ème Conférence des Nations Unies contre la corruption à Doha en novembre 2009 -, en rejetant tout mécanisme international de surveillance de l'application de la Convention des Nations unies contre la corruption, en bloquant la participation de la société civile dans ce processus et en refusant de rendre public son rapport d'évaluation de l'application de cette Convention  ! De même pour l'AACC, le pouvoir algérien doit cesser de lutter contre ceux qui luttent contre la corruption - qu'ils soient agents publics, élus, journalistes ou militants de la société civile ! Face à l'étendue de la corruption en Algérie et à l'inertie du gouvernement , l'AACC considère que la mobilisation citoyenne doit s'intensifier, les dénonciations de la corruption doivent se poursuivre et la pression sur les pouvoirs publics doit prendre plus d'ampleur !

    Pour en savoir plus sur l’IPC 2010, il faut consulter le site web de Transparency International :< www.transparency.org >

  • pas de droit en algerie,il ya l'arme à gauche!!!!!!

     

    Le droit et l’exercice du droit

    Bien plus que la méconnaissance de ses droits, c’est un certain attachement à l’exercice de ces droits qui fait défaut à l’Algérien comme citoyen. Ici client, il fait par conséquent un parfait dindon de la farce.

    Devenue enfin possible pour un grand nombre d’Algériens à la faveur de la formule dite “crédit automobile”, puis réservée aux seules bourses pouvant payer cash, l’acquisition d’un véhicule neuf ne va pas sans quelques tracas. Pire, elle s’accompagne, quelquefois, de surprises désagréables, voire de regrets amers.
    Les délais de livraison souvent inexplicablement prolongés, sans motif avéré ni préavis, le non-respect des spécificités du véhicule, telles que portées sur le bon de commande, sont deux des nombreux ennuis que l’acquéreur est souvent contraint à supporter.
    Qui ne dit mot consent, dit-on. Dans la majorité des cas, les concessionnaires, encouragés par le silence de leurs clients pour lesquels c’est déjà un bonheur de s’offrir un carrosse flambant neuf, ne sentent pas le besoin d’améliorer leurs prestations. Du coup, ils ne s’amendent pas. Et pour cause, les acheteurs se plient volontiers aux conditions de vente telles que pratiquées et non telles que prévues par la loi.
    Car il y a pourtant ce décret de juin 2007 qui se fixe pour objectif de codifier ce genre de transactions, en veillant à la sauvegarde des intérêts du concessionnaire et du client.
    Certes, ce texte, comme bien d’autres, n’est pas suffisamment vulgarisé. Mais il n’est pas dit qu’en la matière sa simple médiatisation, fut-elle large, suffirait à changer la donne, c’est-à-dire à sensibiliser les concessionnaires à un service de qualité et à amener les acquéreurs à être plus regardants quant au respect de leurs droits. Bien plus que la méconnaissance de ses droits, c’est un certain attachement à l’exercice de ces droits qui fait défaut à l’Algérien comme citoyen. Ici client, il fait par conséquent un parfait dindon de la farce.
    Car ici aussi, la loi de l’offre et de la demande semble avoir raison de toute autre considération. Et à ce jeu-là, décret ou pas, les concessionnaires partent largement favoris. Les droits, c’est comme les libertés : ils s’usent quand on n’en use pas.

  • !!!!!!!!!!


    Dilem du Mardi 26 Octobre 2010 | Vu 6391 fois

  • Achat de véhicules neufs : les Algériens ignorent leurs droits ,mais les constructeur non ,airbag une option +pub mènsongères dans nos canards àpartir.........67 dacia remporte le gros lot

     

    Marché auto

     

    Trois ans après sa promulgation, le décret 390/07 relatif aux droits du consommateur  bien qu’en vigueur depuis juin 2007, demeure inconnu tant chez les acquéreurs que chez les personnels exerçant dans les points de vente.

    Ce texte de loi couvre tous les aspects inhérents à l’acquisition d’un véhicule neuf chez les concessionnaires. Trois ans après sa promulgation, ce décret, entré en vigueur en juin 2007, demeure inconnu tant chez les acquéreurs que chez les personnels exerçant dans les points de vente. Le gouvernement avait donné un délai de grâce de 18 mois aux professionnels du secteur pour s’y conformer. En 2010, des clients se font encore bernés alors que la loi est faite pour être appliquée.
    L’acquisition d’un véhicule neuf, comme tout produit de consommation, est assujettie à un arsenal juridique que l’Algérie n’avait pas mis à temps alors que les concessionnaires fleurissaient dans les quatre coins du pays. Ce segment économique sera exploité, pendant deux ans, dans un vide juridique criant, même si les textes de garantie inclus dans les documents du véhicule disent tout. Des spécificités techniques améliorées au contrôle de qualité, le véhicule neuf connaîtra une ascension extraordinaire pour atteindre une croissance à deux chiffres pour passer à près de 300 000 véhicules importés en 2007 et, du coup, classer l’Algérie en deuxième position derrière l’Afrique du Sud. Mais est-ce suffisant ? Évidemment pas, puisque trois ans après la promulgation du décret 390/07, les Algériens ne savent pas tout.

    Du choix, de la commande et du délai de livraison
    Le parcours du combattant commence le jour du choix d’un modèle à acquérir, notamment la couleur et la version. Le client amadoué et attiré, on lui annoncera la première couleur : “Votre véhicule vous sera livré dans 45 jours”, alors que le même client était venu sur la base d’une campagne “livraison immédiate, remise exceptionnelle, etc.” Première surprise : il doit prendre son mal en patience et attendre, car le véhicule est rarement livré dans un délai de 45 jours.
    Pourtant l’article 24 dudit décret est explicite : “Le délai de livraison du véhicule commandé ne peut dépasser une durée de 45 jours”. Inutile d’être polyglotte pour comprendre, un paragraphe plus tard, concernant la “prorogation de délai”, que celui-ci pourrait être de 30 jours ! Un vide juridique que certains agents exploitent pour justifier, le cas échéant, les retards car la date de livraison n’est jamais mentionnée avec précision dans le bon de commande. C’est que le concessionnaire est couvert vis-à-vis de la loi car, dans le même article, on pouvait lire que la période de livraison “peut être prorogée d’un commun accord des deux parties, sur la base d’un écrit”. Quelques semaines écoulées, le client apprendra que le véhicule commandé fait partie du prochain arrivage, mais la couleur désignée n’est pas disponible. C’est que l’article 26 de ladite loi précise que “le concessionnaire est tenu de faire procéder aux vérifications requises avant la livraison du véhicule au client, et ce, à l’effet de s’assurer de la conformité du véhicule livré par rapport à la commande passée”. Et à l’article 27 d’ajouter : “Au moment de la livraison, le concessionnaire est tenu de respecter scrupuleusement les caractéristiques techniques et les options du véhicule, objet de la commande (…) Le concessionnaire est tenu de procéder, à ses frais, à la livraison du véhicule commandé par les moyens de transport appropriés, garantissant sa réception par le client dans un bon état et propre”.

    Qu’en est-il de l’argent versé par le client ?
    Là aussi, c’est une autre histoire. Dès le départ, le client est censé verser 10% du prix du véhicule et le reste avant la date de la livraison (généralement) ou le jour même (dans de rares cas). Mais le consommateur ne sait pas tout ! Car, au fait, chaque jour de retard sera chèrement payé par le concessionnaire qui n’a pas respecté le délai de livraison. Le décret 390/07 le dit clairement, le délai de livraison ayant dépassé les 45 jours, le client a le droit absolu de récupérer son argent (l’avance versée à la livraison). Mieux, il ouvre droit, conformément à la même loi, à une majoration de 10%, plus 1% pour chaque jour de retard.
    Mais, arrivé devant l’agent commercial, le client a l’impression que le concessionnaire vit tous les problèmes du monde ! On lui sort toutes les histoires pour faire diversion et pour justifier le retard : délocalisation de l’activité portuaire d’Alger vers les ports de Djen Djen (Jijel) et de Mostaganem (des frais en plus), lenteurs de délivrance des cartes jaunes dans les administrations, lenteurs des procédures douanières et passons ! Entre-temps, l’argent des clients, des sommes colossales, fait le tour des banques nationales et souvent transféré à l’étranger. De l’argent, encore de l’argent. Le client ignore également l’article 22 qui dit : “Le prix de vente figurant sur le bon de commande du véhicule doit être ferme, non révisable et non actualisable à la hausse durant le délai de validité de la commande. Il doit être établi en toutes taxes comprises et inclure éventuellement les rabais, ristournes et remises consentis”. Sans commentaires.

    Les défaillances “maison” et l’arnaque à la garantie
    Inutile de faire un dessin : le client a toujours tort et la raison revient à la loi. Les Algériens, à quelques exceptions près, ne lisent jamais les dispositions contenues dans le contrat ou le carnet de garantie qui le lie à la maison. L’article 31, aussi clair que l’eau de roche, précise que “la garantie porte, à la demande du client, sur une durée égale ou supérieure à vingt-quatre mois ou sur une distance égale ou supérieure à cinquante mille kilomètres pour les véhicules de tourisme et à cent mille kilomètres pour les véhicules utilitaires et lourds.” Concurrence oblige, des efforts ont été consentis jusque-là par les concessionnaires. Mais l’arnaque demeure dans le fait que l’agent vendeur ne vulgarise pas à son client les termes de la garantie. Et souvent, on impute des défaillances mécaniques aux routes algériennes ou à la qualité des carburants. C'est-à-dire à des facteurs exogènes qui ne sont pas explicités dans la garantie. Combien de véhicules neufs, notamment ceux qui roulent en gasoil, ont coulé trois mois après leur mise en circulation ? Pourquoi n’admettons pas les défaillances de la maison mère, dites dans le jargon “défaut de fabrication” ? Pourquoi fait-on payer aux Algériens le prix que le concessionnaire devrait payer ? Autant d’interrogations que le commun des mortels admet et qui restent sans réponse, et ce, à défaut de développer un service après-vente (SAV) digne de ce nom.

    À quand la fin
    des anomalies ?
    D’autres anomalies continuent à entacher ce secteur en expansion et qui se professionnalise davantage. Et ce sont les automobilistes qui en prennent le coup. À ce jour, certains concessionnaires livrent des véhicules neufs avec des immatriculations en scotch. Or l’article 28 de la même loi le dit : “L’immatriculation provisoire doit être effectuée sur des plaques minéralogiques conçues conformément à la législation et à la réglementation en vigueur”. Faudra-t-il aussi que le véhicule soit livré avec le trousseau de clés, le triangle de pré-signalisation et l’ensemble des documents pour établir à temps la carte grise ! Une chose est sûre, cette situation n’arrange personne. Ni les clients, ni les concessionnaires, souvent victimes de lois qui se greffent, sans consultation préalable, aux multiples contraintes quotidiennes.

  • pas assurances en algerie,aux invesitisseurs,pays voyou , gouverne'par des voyou.

       	Des secteurs de l&rsquo;industrie nationale restent l&rsquo;apanage des entreprises publiques

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    Des secteurs de l’industrie nationale restent l’apanage des...

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    La dévaluation du dinar et l’expansion tentaculaire de l’informel sont venues achever le peu qui reste du tissu industriel, selon la CIPA.

    Déclinée jeudi dernier à l’APN, la déclaration de politique générale du Premier ministre ne semble pas rassurer le patronat. Du moins dans son volet consacré à l’entreprise privée. Réticence, exclusion, discrimination : les chefs d’entreprise se sentent lésés. «Il existe toujours des distinctions entre l’entreprise publique et la privée. Malgré la volonté affichée par le gouvernement d’aplanir les choses, les réticences à l’égard du secteur privé persistent. La réalité du terrain le prouve», déplore Mohamed Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), joint hier par téléphone.

    Les contraintes auxquelles sont soumises les sociétés privées, particulièrement l’accès au foncier et au financement par les banques, restent sans solution, a-t-il rappelé. «Le gouvernement est conscient de ces problèmes. Le Premier ministre a lui-même reconnu ces contraintes», dira-t-il comme pour mettre dos au mur Ahmed Ouyahia. Selon lui, il est temps de «préparer» le rapprochement entre les sociétés issues des deux secteurs et de favoriser le partenariat algéro-algérien. En clair : permettre aux patrons privés de contribuer à la croissance économique du pays. Un objectif qui passe, pour M. Naït Abdelaziz, par la réforme «d’une administration incompétente» et la mise en place de «conditions adéquates pour relancer l’outil de production national». C’est là l’éternelle rengaine patronale restée sans écho. «La balle est dans le camp du gouvernement. Ce dernier doit créer un environnement des affaires transparent», exige le patron du CNPA.


    Même son de cloche auprès de Boualem M’rakech, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP). Lui reste affligé quant au sort réservé au secteur privé : «Ouyahia, dans sa déclaration de politique générale, dit qu’il va renforcer les entreprises publiques et aider les entreprises privées. Il y a une sacrée différence dans la démarche», proteste-t-il, estimant que les entreprises privées ont toujours été reléguées au second rôle. Alors que, dans tous les pays du monde, l’économie est tirée grâce à l’apport du secteur privé. Ce qui n’est pas le cas de l’Algérie, dont la machine économique est alimentée par la rente pétrolière. D’ailleurs, explique-t-il, le gouvernement recourt au Trésor public pour faire tourner l’économie. Une option fort préjudiciable aux opérateurs privés. «Nous voulons que l’entreprise privée puisse jouer réellement son rôle dans la création d’emplois et de richesses. L’entreprise ne demande pas d’argent. Juste un environnement adéquat», réclame M. M’rakech.


    La Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) est plus incisive : «L’on remarque au passage que l’on ne raisonne plus «entreprises économiques algériennesî s’entend par là public et privé (Ö). Le secteur privé est cité à travers trois maigres articles. Par contre, le secteur public se voit gratifié de 11 articles si consistants qu’ils font pâlir d’envie tout nouveau promoteur désireux d’investir dans ce pays», a déploré la CIPA dans un communiqué parvenu à notre rédaction. La CIPA souligne que les actions menées par le gouvernement, par le passé, en direction des PME-PMI, se sont avérées infructueuses : «Les mises à niveau Meda 1 et Meda 2 n’ont nullement atténué les goulots d’étranglement subis par les PME (Ö), les zones industrielles édifiées depuis l’indépendance sont devenues des cimetières, les promoteurs de l’industrie algérienne ne disposant d’aucune base juridique de leur foncier subissent le mépris et l’indifférence des banques d’accompagnement», dénoncent les rédacteurs du communiqué.


    Autre scories relevées : la dévaluation du dinar et l’expansion tentaculaire de l’informel, «adjuvants de l’offensive mise en place pour casser l’Algérie», sont venues achever le peu qui reste du tissu industriel, déplore la CIPA. «Le corps que composent les PME post-indépendance se trouve très meurtri et son état comateux très avancé», conclut cette organisation patronale.
    L’état d’esprit au niveau du Forum des chefs d’entreprises (FCE) est tout aussi morose.
    L’indice de confiance des patrons pour le mois de septembre 2010 affiche une valeur négative (-10), selon l’organisation de Rédha Hamiani.

    Hocine Lamriben
  • Près de 270 000 tonnes détournées depuis 2007

     

    Trafic de Ciment à l’est du pays

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    Le trafic de ciment fait rage ces
    derniers temps. Les chiffres donnés par la gendarmerie sont effarants. Ainsi, 258 personnes, dont 5 cadres des cimenteries, 2 cadres de banque,
    27 entrepreneurs et commerçants et 8 artisans, ont été arrêtées au cours de l’enquête entamée en début d’année et qui a duré plus de six mois.

    Celle-ci est menée par les services d’investigation et les différentes brigades de gendarmerie, dans les cinq cimenteries à travers les wilayas de l’Est. C’est ce qu’a révélé hier, lors d’un point de presse, le chef d’état-major du commandement de la 5e Région de la Gendarmerie nationale, le commandant M.-T. Benaâmane.

    C’est la spéculation effrénée, ayant engendré la hausse du prix du ciment, jusqu’à plus de 800 DA/le sac de 50 kg, pratiqué aux alentours même des cimenteries, qui a convaincu l’état-major de la 5e Région de la gendarmerie d’ouvrir une enquête pour démêler les fils de ce réseau. Sur les 258 personnes arrêtées, 88 ont été mises sous contrôle judiciaire et 99 autres ont bénéficié de la liberté provisoire, alors que 35 autres, en fuite, demeurent recherchées dans le cadre de cette enquête. L’on dénombre à ce titre 55 arrestations à Aïn Touta (Batna), 57 à El Ma Labiod (Tébessa), 49 à Hjar Soud (Skikda), 31 à Aïn Lekbira (Sétif) et 66 à Hamma Bouziane (Constantine). L’enquête des gendarmes est remontée jusqu’à l’année 2007, pour découvrir que les quantités de ciment détournées s’élèvent à 265 483,58 tonnes, soit une valeur initiale de plus de 1,69 milliard de dinars calculée sur la base du prix de référence de 320 DA/sac de 50 kg.

    Cependant, la valeur totale du dol causé par ces réseaux de trafic s’élève à plus de 3,98 milliards de dinars, chiffre calculé sur la base de seulement 750 DA/le sac à la revente. A ce propos, le commandant M.-T. Benaâmane dira que «par une simple opération de calcul, cette quantité considérable de ciment détournée aurait suffi à construire 8850 logements sociaux de type F3 à raison de 30 t par logement».

    Djamel Belkadi
  • no moment



  • Les prix des logements hors de portée

    Spéculation, marché du crédit inadapté

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    L’accès à l’offre immobilière est verrouillé, alors que le marché souffre d’un flagrant déséquilibre entre l’offre et la demande. À la lecture du dernier recensement démographique 2010, l’Algérie ne souffrirait d’aucune crise du logement, alors que la demande est étonnamment grandissante.

    La nouvelle formule d’accès au logement, par voie de crédit bancaire à taux bonifiés, continue de semer la confusion parmi les ménages, alors que l’autre formule dite de particulier à particulier souffre de multiples handicaps. Premier obstacle soulevé par les professionnels du secteur : «Les prix des logements pratiqués actuellement sur le marché se situent bien au-dessus des prêts accordés par les banques», dira Hassan Djebar, président de la Fédération nationale des agences immobilières.

    Second désavantage : les prêts bancaires sont inaccessibles aux bourses moyennes, puisque l’éligibilité aux prêts à taux d’intérêts bonifiés fixés à 1% est réservée aux revenus allant de 1 à 6 fois le SNMG, et à 3% pour les revenus représentant 7 à 12 fois le SNMG. S’agit-il d’un leurre ? La question s’impose, surtout lorsqu’on sait que l’offre du marché «est insuffisante, voire dérisoire», alors que la formule d’accès aux crédits immobiliers à taux bonifiés est venue codifier davantage l’offre éligible au soutien de l’Etat. La vente de particulier à particulier d’un logement individuel est exclue par cette formule. «Même cette option de vente traditionnellement usitée risque d’être verrouillée à l’avenir puisque les banques exigent désormais des contrats de promesse de vente certifiés par les notaires», laisse entendre notre interlocuteur.

    Seuls les logements neufs, collectifs, contractés auprès d’un promoteur immobilier public et privé sont éligibles au soutien de l’Etat. Sont concernés également par cette nouvelle formule les constructions rurales et les contrats d’achat de VSP (vente sur plan) conclu avec un promoteur immobilier public ou privé, adhérent au Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière (FGCMP). L’accès à l’offre immobilière est ainsi verrouillé, alors que le marché souffre d’un flagrant déséquilibre entre l’offre et la demande.
    En temps normal, le concours des banques à l’achat de logement ne dépasse pas le 0,5%, alors que la demande est de plus en plus croissante, selon un constat établi par la Fédération nationale des agences immobilières que préside Hassan Djebar.

     

    Un F3 de surface moyenne à 9 millions de dinars


    L’évolution de la courbe des prix démontre aussi une situation de plus en plus incompréhensible du marché qui, d’après Hassan Djebar, échappe carrément au contrôle des pouvoirs publics. Les prix du logement ont évolué de manière «hermétique», atteignant ces dernières années des sommes vertigineuses, inaccessibles aux bourses moyennes, prises en tenaille entre des salaires plombés par le pouvoir d’achat galopant et le coût d’un logement dont le seuil inférieur se situe au-dessus des 7 millions de dinars. Pour un logement F3 de surface moyenne (80 à 90 m2), les tarifs se situaient entre 1 à 1,5 million de dinars au commencement des années 1990. Début des années 2000, les prix ont doublé pour le même produit, se situant entre 2,5 et 3,5 millions de dinars pour atteindre en 2010 les 9 millions de dinars, dépassant tout entendement. Face à cette situation, l’Etat a choisi de taire la spéculation par le recours à des formules obscures, souvent inaccessibles aux bourses moyennes. La hausse des prix du logement est estimée cette année à 10%, voire même à 15%, d’après Hassan Djebar, très au fait de la tendance des prix sur le marché.


    Contactés par nos soins afin d’élucider cette situation dans laquelle se rabat le marché, les services du ministère de l’Habitat n’ont pas accédé à notre demande. Le président de la Fédération nationale des agences immobilières estime que la situation est due, en grande partie, aux jeux spéculatifs auxquels s’adonnent les acteurs du marché ainsi qu’au choix des pouvoirs publics de s’ériger en simples observateurs. «Le marché échappe carrément au contrôle des autorités et souffre d’un important déséquilibre entre l’offre et la demande. A cela s’ajoute l’absence d’une banque de données censée asseoir les paramètres d’un marché en manque de régulation». Selon notre interlocuteur, il y aurait 800 000 logements inoccupés en Algérie. «Nous avons proposé l’institution d’une taxe pour ces logements inoccupés afin d’encourager l’émergence d’un marché de location et absorber quelque peu la demande, mais les pouvoirs publics n’ont pas jugé utile de prendre en considération notre requête», fera savoir Hassan Djebar. Autre incohérence : à la lecture du dernier recensement démographique 2010, il apparaît que l’Algérie ne souffre aucunement d’une crise de logement, alors que la demande est étonnamment grandissante.    

    Ali Titouche
  • Combien va nous coûter Zerhouni ?

    N’écoutant pas le monologue ennuyeux du Premier ministre Ouyahia, le FMI vient, pour son évaluation économique de l’Algérie, de donner des chiffres bruts, sans appel : 5,7% d’inflation pour 2009 (5,2% prévus pour 2010) et une insignifiante croissance économique de 2,4% (3,8% prévus pour 2010), confirmant ainsi les mauvais résultats économiques de l’équipe au pouvoir.


    Dans le même temps et alors que le déficit budgétaire continue à se creuser, on apprend que Yazid Zerhouni, qui ne sait toujours pas à quoi il sert, vient de s’entourer d’une équipe de onze membres – un chef de cabinet, deux chargés de mission, trois directeurs d’études, trois chargés d’études et de synthèse et deux chefs d’études – selon le communiqué du Journal officiel. Petit calcul budgétaire gratuit : si l’on estime qu’un chef de cabinet est payé 350 000 DA, un chargé de mission 300 000, un directeur d’études 250 000, un chargé d’études et un chef d’études 200 000 DA par mois, on arrive, en ajoutant le salaire du vice-Premier ministre (théoriquement autour de 400 000 DA par mois) à une dépense conséquente ; M. Zerhouni va donc coûter au contribuable 3 millions et 100 000 DA par mois, soit 300 millions pour aller vite, sans compter les infrastructures, les luxueuses voitures de fonction et tous les avantages liés.

    Pour une année d’exercice, M. Zerhouni va donc pomper 3 milliards du budget national, soit l’équivalent d’une école, d’un centre de soins ou d’un immeuble d’habitation. Ce ne serait pas vraiment un problème si ce poste de vice-Premier ministre, créé artificiellement, créait de la richesse ou était d’une quelconque utilité publique pour la population. Pour limiter le déficit budgétaire, peut-être faut-il militer pour que Zerhouni reprenne son poste de ministre de l’Intérieur. Ou, encore mieux, qu’il prenne sa retraite et monte une entreprise de sécurité. Non non, pas en Kabylie.

    Chawki Amari