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  • Abderrahmane MEZIANE CHERIF Confirme son départ du Consulat Général d’Algérie à Paris.

    Abderrahmane Meziane Cherif est diplomate et ancien ministre de l’Intérieur dans les années quatre-vingt dix. Durant la Guerre d’Algérie, alors qu’il était âgé d'à peine 18 ans, il rejoint le FLN en France et devient l’un des acteurs du déclenchement de la lutte de libération nationale sur le sol français.

     Des attentats et des actions spectaculaires menés entre 1956 et 1958 par l’OS (Organisation spéciale) en France ont ainsi permis de desserrer l’étau sur les maquis de l’ALN en Algérie et surtout de donner un retentissement médiatique à la Guerre de libération. Pour la première fois, cette dernière entrait en effet d’une manière directe dans la vie quotidienne des Français de « métropole » et devenait une réalité pour l’opinion publique.
    C’est cette histoire qu’Abderrahmane Meziane Cherif raconte dans son livre « La Guerre d’ Algérie en France. Mourepiane : l’armée des ombres ». 

    Dans cette émission Abderrahmane MEZIANE CHERIF :
    Raconte sa guerre de libération en France.
    Confirme son départ du Consulat Général d’Algérie à Paris.
    Revient sur des questions d’actualités. 

  • FLN AU MUSE' ,IL APPARTIENT AU PEUPLE ALGERIEN

    Les redresseurs se retournent contre Belkhadem

    Bataille pour le contrôle du FLN

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    Rixe sanglante par-ci, coup de boutoir par-là ! Le FLN est au bord de l’implosion. A la base comme au plus haut de sa hiérarchie, l’entente semble déjà impossible. La bonne parole laisse place à la calomnie.

    La menace chasse le dialogue. A un an et demi des législatives et à trois ans et demi de la présidentielle, le vieux parti plonge progressivement dans une ambiance délétère. Les réunions de renouvellement des kasmas et des mouhafadhas tournent souvent au pugilat, parfois même à la bataille rangée. A Annaba, le sénateur Mohamed Salah Zitouni a brandi son arme de gros calibre contre de jeunes militants lors d’une «attaque» contre le siège de la mouhafadha pour déloger les «indus occupants».

    A Hydra, une réunion pour l’élection des nouveaux membres de la kasma a vite tourné au vinaigre. Invectives, heurts et coups de poing. La bagarre, qui a débordé dans la rue, s’est soldée par une dizaine de blessés. Le bilan aurait pu être plus lourd, n’était l’intervention rapide des services de sécurité. Les divergences de vue s’expriment ainsi de la manière la plus forte. La colère fait perdre la raison aux uns et attise la violence des autres. Les affrontements sanglants se sont propagés telle une traînée de poudre à travers le territoire national.
    De Bouira à Tiaret en passant par M’sila, Souk Ahras et Oran, aucune structure de base du parti n’est épargnée par cette nouvelle vague d’agitation.


    La course aux postes devient une course à l’abîme. Le FLN attire les opportunistes de tout acabit qui savent pertinemment que se présenter à une élection sous le sigle du parti équivaut à une victoire. Les ambitions se déchaînent et ne connaissent plus de limites. Pour Abdelaziz Belkhadem, il n’y a pas feu en la demeure. Le secrétaire général du FLN ira jusqu’à qualifier ces sanglantes querelles de «signe de bonne santé» du parti. Et voilà que les tiraillements prennent vite une autre tournure. Cette fois, le coup est venu non pas de la base, mais d’en haut. Des hauts cadres, députés, sénateurs et ministres, dénoncent les errements du parti et lancent une action commune de «remise sur rails» appelée «le mouvement de redressement et de l’authenticité».


    Fin de la collégialité


    Parmi ces cadres, il y a des noms qui ne laissent pas indifférents : Mohammed Seghir Kara, El Hadi Khaldi, Abderrachid Boukerzaza, Abdelkrim Abada, Saïd Bouhedja ou encore Salah Goudjil, qui a été de toutes les batailles au sein du parti. Bien que loin du terrain, Abdelkader Hadjar semble apporter grandement son soutien à cette action qui cible principalement Belkhadem accusé de «déviationnisme».
    Ce qui file des boutons au secrétaire général du FLN. D’autres ténors du parti, tels que Abderzak Bouhara, ruent dans les brancards depuis de longs mois. Le trio El Hadi Khaldi (ministre de la Formation professionnelle), Mohammed Seghir Kara (député et ancien ministre) et Salah Goudjil (également député et ancien ministre) se montre très offensif. Depuis quelques jours, les trois hommes se succèdent dans la presse pour charger Belkhadem en lui faisant porter toute la responsabilité de la crise qui secoue terriblement le FLN. Le principal grief retenu contre le SG, c’est le fait de chercher à tout contrôler. «Au FLN, il n’y a pas et il n’y aura pas de zaïm. Celui qui cherche à le devenir finira inéluctablement dehors», a lancé Salah Goudjil, un des caciques du parti. Selon lui, d’autres ont déjà essayé, sans y parvenir. Pour étayer ses propos, il relève quelques irrégularités commises lors du 9e congrès ; parmi elles, le retour à l’ancienne organisation sans pour autant la respecter. Lors du congrès rassembleur de 2005, le FLN a été doté d’une nouvelle organisation pour éviter une autre crise, semblable à celle de 2004.  L’organisation de 2005 réduisait les pouvoirs du SG, devenu responsable non pas sur le parti, mais sur la seule commission exécutive comptable devant le conseil national.


    9e congrès : mainmise sur le FLN


    «Lors du 9e congrès, Belkhadem a imposé l’ancienne organisation, à savoir le comité central et le bureau politique», regrette Salah Goudjil, qui émet plusieurs réserves sur le déroulement du congrès. Pour lui, derrière cette réorganisation se cache une volonté de faire main basse sur le FLN : «Depuis le congrès, le SG a accaparé toutes les responsabilités. Il refuse le dialogue. Il ne consulte personne. C’est inacceptable. Le principe cardinal au FLN, c’est la collégialité.»  «En 1964, lors du 3e congrès, Ben Bella avait tenté la même chose, ce qui avait conduit à l’opération du 19 juin 1965», prévient-il, accusant Belkhadem de vouloir utiliser le parti à des fins inavouées. «Le FLN est un parti au service du peuple et du pays. On ne peut accepter qu’il soit au service des personnes et des intérêts personnels», clame-t-il.
    Cet ancien ministre attaque également  Belkhadem sur la question de la femme : «Il ne cesse de parler de la place de la femme au sein du parti. Mais on constate que le nombre de femmes au sein du comité central a reculé de plus de la moitié par rapport au 8e congrès. Même les 15 députés femmes ne figurent pas toutes dans le CC.» M. Goudjil va plus loin en accusant Belkhadem de «gérer le parti comme une zaouïa».


    De son côté, Mohamed Seghir Kara parle de «visées douteuses» du SG. Lesquelles ? La présidentielle ? S’il n’a pas exprimé sa volonté de briguer un mandat présidentiel, le SG du FLN ne l’a non plus pas exclue. Belkhadem a commencé à travailler pour lui bien avant le 9e congrès. D’abord, les structures de base n’ont pas été renouvelées. «Il a laissé les secrétaires de mouhafadha qu’il a lui-même désignés pour une période transitoire. Ce sont ces mouhafadhate qui lui ont préparé un congrès sur mesure», dénonce M. S. Kara, qui a été l’un des principaux acteurs du mouvement de redressement mené contre Ali Benflis en 2004.

     

    Un slogan à la soudanaise !


    M. Kara indique que le comité central compte plus de 150 membres qui ne répondent pas aux statuts du parti, à savoir 10 années de militantisme ininterrompu au sein du parti. Aussi, il relève que les congressistes ont été triés au niveau des mouhafadhate. Il accuse certaines personnes, sans les citer, de «trafiquer les cartes» de militant. D’après lui, ce trafic qui fait rage a permis à des opportunistes et des trabendistes d’occuper des postes de responsabilité.
    Pour les animateurs du mouvement de redressement, Belkhadem ne fait qu’encourager cette situation en laissant la porte ouverte à toute adhésion : «Il veut faire du FLN un parti des affairistes. Il a d’ailleurs créé le secrétariat des finances et des affaires. Ce qui n’a jamais été fait auparavant», précise-t-il, se demandant «pourquoi une telle structure dans un parti qui appartient à tout le peuple». Autre grief retenu contre le SG du parti : le slogan du FLN qui a été importé du Soudan. M. Kara raconte que cela s’est fait lorsque Belkhadem a rencontré le président soudanais Omar El Béchir.


    Il lui aurait dit «votre slogan m’a plu et je vais l’adopter comme slogan de notre congrès. C’est une grave dérive», estime Kara. Selon lui, elle n’est pas la seule. Notre interlocuteur reproche à Belkhadem, comme aux autres membres du mouvement, le fait de calquer l’organisation du bureau politique du parti sur celle du parti au pouvoir en Egypte avec 15 membres, dont 3 femmes. Kara estime également qu’«il est indigne d’un responsable politique d’appeler les militants à aiguiser les épées et à trancher les têtes» de ceux qui le critiquent.
    El Hadi Khaldi, autre animateur du mouvement de redressement qui multiplie des déclarations dans la presse, affirme que les initiateurs du mouvement ont agi sous la pression de la base.


    Belkhadem dos au feu !


    Selon lui, les membres de bureau de plusieurs kasmas ont été choisis sur la base de critères qui n’ont rien à voir avec le règlement intérieur. Ce sont, d’après lui, «des gens qui ont fait preuve de loyalisme au chef ou simplement des trabendistes». Pour Khaldi, Belkhadem n’est pas le seul secrétaire général du parti. Il y en a plusieurs, mais il met en avant le nom de Amar Ferrikha, ancien wali de Sétif, qui est, d’après lui, révoqué de la Fonction publique. «C’est Amar Ferrikha qui décide. Belkhadem ne fait que signer. Je me demande ce qui lie à ce point ces deux hommes et d’où vient la force de Ferrikha qui a fait beaucoup de mal au parti durant les années 1990 ? Les militants de Sétif et de Tipasa n’en savent que trop», souligne le ministre. En réponse à ce mouvement, Belkhadem a brandi la menace de l’exclusion.
    Dans un communiqué du bureau politique, le secrétaire général du FLN promet de sévir contre les cadres dirigeants qui ont enfreint les «règles de discipline du parti». S’appuyant sur ses bons rapports avec le président Bouteflika, qui est également président d’honneur du FLN, Belkhadem pense ainsi avoir le dos au feu et le ventre à table.


    Questionné à maintes reprises, il se montre serein et rassuré. «Ne craignez rien pour le parti. Celui qui est piqué par un scorpion doit regarder en dessous de ses pieds», a déclaré Belkhadem, dans une conférence régionale à Ouargla. Pour lui, ce mouvement de redressement est une tempête dans un verre d’eau.
    Les «redresseurs», de leur côté, ne semblent pas inquiétés par les menaces de Belkhadem.
    Déjà, pour eux, le président de la commission de discipline, Amar Ouazani, n’a aucune légitimité. Selon Kara, il s’est retiré du FLN depuis 20 ans. Le clash s’annonce ainsi très fort. La bataille autour du contrôle du parti n’est qu’à son début. Belkhadem est-il suffisamment appuyé pour survivre à cette vague contestataire ? Le mouvement de redressement trouvera-t-il les ressources nécessaires comme en 2004 pour atteindre son objectif comme en 2004 ? Qui aura le dernier mot ? L’avenir nous le dira.        

    Dix secrétaires généraux depuis 1962 :

    Le FLN a connu dix secrétaires généraux depuis l’indépendance de l’Algérie. Le premier à présider aux destinées de ce parti est Mohamed Khider, un des membres fondateurs, dont le mandat n’a duré qu’une année (1962-1963). Après avoir démissionné en 1963 et quitté l’Algérie, il a été assassiné à Madrid en 1967.

    C’est Ahmed Ben Bella qui lui succède de 1963 à 1965. Devenu président de la République en septembre 1963, Ahmed Ben Bella a été déposé en juin 1965.
    Cherif Belkacem a pris la place de Ben Bella sans durer. Il a été lui aussi éjecté du parti.


    Kaïd Ahmed, quant à lui, prendra la direction du FLN durant cinq années, de 1967à 1972. Il quitte le FLN après avoir été en conflit avec Houari Boumediène sur notamment la révolution agraire. En 1973, la direction du FLN a été confiée à Mohamed Salah Yahiaoui qui y est resté jusqu’à 1980.

    Ancien chef de l’Académie interarmes de Cherchell, il quitte le FLN après avoir échoué dans sa tentative de succéder à Boumediène, décédé en décembre 1978. De 1980 à 1989, c’est Mohamed Cherif Messaadia qui a eu à diriger le parti. Ce dernier a été emporté par les réformes politiques induites par les événements du 5 octobre 1988.


    Après l’ouverture du champ politique et la consécration du multipartisme, Abdelhamid Mehri a accédé au poste de secrétaire général qu’il a occupé jusqu’en 1996. Il a été victime de ce qu’on a qualifié de «coup d’Etat scientifique».
    Lui succéda Boualem Benhamouda de 1996 à 2000 qui a subi, lui aussi, le même sort.

    Ali Benflis, qui prend la direction du parti en 2000, a également été victime d’un mouvement de redressement qui l’a contraint à démissionner après la présidentielle de 2004. Issu du mouvement de redressement, Abdelaziz Belkhadem est secrétaire général depuis le 8e congrès rassembleur de 2005.                              

    Mokrane Ait Ouarabi
  • no moment

  • n'est pas!!!!algerie en voie de disparition!!!! algers que fait le wali ,les apc, les delegue's de wali tout ce beau(affreux) monde, rien, ils wait and see

    Evacuation de dizaines de familles à Alger suite à l'infiltration des eaux dans leurs habitations

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    Les pluies orageuses qui se abattues depuis la matinée de dimanche 07 novembre ont causé d'enormes dégats à Alger.

    Plusieurs familles résidant à Alger ont été évacuées dimanche suite à l'infiltration des eaux pluviales dans leurs habitations, a indiqué la Protection civile. 

    De 04:00 jusqu'à 13:00, quelque 44 interventions ont été effectuées  pour évacuer plusieurs familles suite à l'infiltration des eaux pluviales dans  leurs habitations après le débordement des eaux des oueds, a indiqué à l'APS  le chargé de la communication auprès de la Protection civile de la wilaya d'Alger,  M. Sofiane Bekhti.

    Certains cas "sensibles" ont été enregistrés dont ceux au niveau d'Azur Plage où 27 familles ont été momentanément évacuées avant de regagner leurs habitations dans l'après-midi après le drainage des eaux outre l'évacuation de sept personnes de l'hôtel "La Nomade" sis à Palm Beach, a-t-il ajouté. 

    A Birtouta, les eaux pluviales se sont infiltrées dans 40 habitations au niveau de la route de Sidi Abed où 9 cas ont nécessité une évacuation. 

    Par ailleurs, les services de la Protection civile ont évacué un véhicule  qui était coincé dans la trémie reliant Ain Benian à Staoueli.          Plusieurs zones à l'ouest de la capitale ont enregistré des inondations  des chaussées dont Bouchaoui ville et Ouled Fayet.

  • qu'ils sont cons!!!!!!!

    Des routes impraticables dans plusieurs communes à Alger

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       	Des routes étaient difficilement praticables dimanche  matin dans plusieurs communes de la wilaya d'Alger suite aux intempéries. 

    zoom | © D.R

    Des routes étaient difficilement praticables dimanche ...

    La pluie et la boue ont rendu de nombreuses routes impraticables à Alger. Dans un point de situation sur l'état des routes, la Gendarmerie Nationale a dressé un tableau chaotique du trafic routier depuis le début de la matinée de cette journée du dimanche.  

    Pour commencer, des chaussées ont été inondées dans la rocade Ouest, reliant la ville  d'Alger à celle de Tipaza, au niveau de l'échangeur d'Ouled Fayet à celui de  Douéra, l'échangeur de l'hôpital de Zeralda, à hauteur du pont "Dounia" (commune  de Dely-Ibrahim) et au lieu dit "Bavaroise" (commune de Cheraga). 

    Du coup, la circulation routière a été bloquée pendant de longues heures et des milliers de citoyens n'ont pu rejoindre comme il se doit leur lieu de travail. 

    Selon la Gendarmerie Nationale, la même situation a été constatée dans le chemin de wilaya 05 reliant  Bouchaoui et le village agricole, à hauteur de la direction générale de Naftal  et à 100 mètres du carrefour de Kaima dans la commune de Cheraga et au niveau  du nouvel échangeur de Club des Pins.

    Par ailleurs, de nombreux  quartiers populaires d'Alger ont connu également une panique à cause de l'état désastreux des routes inondées. Et pourtant, les BMS ont été lancés par l''Office national de la météorologie depuis la semaine dernière. Les services des Collectivités Locales auraient donc pu, ou du, assumer leurs responsabilités en procédant au nettoyage des avaloirs et des conduits des eaux de pluies. 

    Mais, une fois encore, rien n'a été fait et le pauvre citoyen finit toujours par payer les pots cassés d'une gestion cahoteuse de l'espace urbain.  

    Abderrahmane Semmar
  • no moment


    Dilem du Samedi 06 Novembre 2010 | Vu 4327 fois

  • Le repas de l’étudiant algérien en 2010

    18947.jpgcomptez les olives :18: un bout de pain:2 portion de fromage mauvaise qualite',salade affreuse puis un yaourt bizare c'est tout, et que mangent nos generaux,nos walis,depute' les non élus  les bouriquots  avec un niveau de 3eme secondaire!!!!!!

  • Salon du livre ou carnaval religieux ?

    Sur les conseils d’un ami écrivain, invité au Salon international du livre d’Alger (SIla), je m’y suis rendu. Il faut préciser que la lecture de la presse incitait à y aller. Jeudi, un taxi me dépose à Chevaley. Pour les non-algérois, le Sila (plusieurs chapiteaux) a été installé sur le parking du stade du 5 juillet. Du Chevaley au stade olympique, il faut compter un bon quart de marche à marche soutenue. Ce jeudi, il pleuvait sur Alger. Ce qui n’a pas découragé des centaines de filles, majoritairement en hidjab et autant des barbus, plus nombreux que les sans barbes dont je faisais partie. A un moment je me suis demandé si je ne faisais pas fausse route. Toutes ces voilées et ces barbus m’ont rappelé ce fameux meeting du FIS, un certain mois de novembre 1991 où un certain Mohamedi Saïd, ex-colonel de la wilaya III, avait pris la parole devant des dizaines de milliers de barbus déclarant en arabe que pour « assainir ce pays, il faut liquider deux millions de personnes » ! Je n’invente rien, nous l’avons rapporté à l’époque dans le Matin, avec un dessin de Dilem (à l’époque, il était chez nous) intitulé « Beau temps, pelouse en bon état, foule nombreuse, un journaliste du Matin expulsé » ! Les temps ont changé. Par ces temps de réconciliation nationale, la petite foule, dont je faisais partie, qui se dirigeait vers le Sila, était bon enfant. Les jeunes femmes voilées bavardaient, certaines répondaient au portable à leurs petits copains, les barbus souriaient, d’autres commentaient les écrits d’El Hadaf (le journal sportif) sur les chances du Mouloudia d’Alger face à l’Itihad de Tripoli en coupe d’Afrique du nord de football ! Non, je ne rêvais pas. Tout ce beau monde allait au Sila. L’ensemble était pas mal : un grand chapiteau abritant les exposants. A côté des petits restos, des toilettes, et juste à côté de l’entrée principale un chapiteau abritant un lieu convivial, mais réservé aux invités, les masses dont je faisais partie étant priées d’aller à côté ! Une fois sur les lieux, j’ai compris pourquoi il y avait tant de barbus. Le contraste était saisissant. Sur les 400 exposants présents, près de 80%, j’exagère à peine, exposaient des livres religieux. Dar el Moassara ( Maison de la contemplation), Dar el Mohsen, et j’en passe, le livre islamique, sans compter les vidéos de prédicateurs célèbres, était dominant. Amr Khaled, par exemple, le prédicateur égyptien « soft », qui a compris que la violence armée était contre-productive, et qui officie sur une chaine de télé arabe, dont les portraits ornaient un stand, tenait la vedette. Il n’était pas le seul, il y en avait d’autres. Dans la plupart des stands, des écrans de télé diffusaient des prêches, d’autres des documentaires religieux. Mieux les livres religieux étaient soldés. Certains stands proposaient 50% de remise ! De fait, le Sila s’apparentait à une véritable foire religieuse. Un véritable raz-de-marée comme au « bon vieux temps » du début des années 90. D’où la présence de ces milliers de visiteurs majoritairement islamistes. Le livre islamique et les vidéos proposés, bénéficient-t-ils d’un traitement de faveur ? Une chose est sûre, majoritaires parmi les visiteurs, les barbus semblaient ravis, ils étaient entre eux, et se pliaient en quatre pour faire plaisir au visiteur, dont j’étais ! Dans l’ordre, le livre islamique omniprésent, était suivi par les livres universitaires, la littérature enfantine, et les livres de cuisine et de pâtisserie orientale. C’est dire ! Les éditeurs algériens – Barzakh, Chihab, Casbah – semblaient noyés dans cet océan religieux. Les étrangers – Gallimard, Hachette, l’Harmattan - faisaient pâle figure. Essais et romans se comptaient sur les doigts d’une main. Les maisons d’édition française proposaient de la littérature classique française. Censure oblige, Boualem Sansal, certains romans de Selim Bachi ne figuraient pas. Même Djamila Benhabib, dont le livre « A contre-Coran » est pourtant vendu en librairie, n’y était pas. De fait, les conférences-débat animés par Benjamin Stora, le suisse Jean Ziegler, Poivre d’Arvor, et d’autres, heureusement très médiatisés, auxquelles a participé un nombreux public, semblaient être l’arbre qui cache la forêt. Il faut aller à l’exposition de l’art et la culture turque de la ville d’Adara, au Palais de la culture, boudée pas les barbus, pour rencontrer l’Algérie moderne. Ici, peu ou pas de barbus ou de femmes en hidjab, mais un nombreux public qui semble plus intéressé par Istanbul que par Riadh ou le Caire ! H.Z

  • on le sait depuis longtemps!!!!

    Le penseur et universitaire Azmi Bishara a fait salle comble dimanche soir au Salon international du livre d’Alger (Sila) qui se tient au niveau du stade du 5 Juillet. Sa conférence sur «L’état actuel du monde arabe» a duré trois heures. Connu par son langage franc, Azmi Bishara est arrivé à la conclusion qu’un cartel dirige la plupart des pays arabes actuellement. Il est composé des familles régnantes, des services de sécurité et des «nouveaux hommes d’affaires». 

    Des hommes d’affaires qui, selon lui, ont des alliances avec les élites dirigeantes. Cette catégorie est, d’après lui, née de l’élimination du secteur productif public et de la naissance du secteur des investissements rapides dans les services (tourisme et télécommunication). Cette situation bloque la mise en place d’une économie de marché dans le sens capitaliste du terme. «L’économie de marché bannit des considérations politiques qui ont trait au piston et aux passe-droits. Cependant, on constate qu’un féodalisme capitaliste s’est installé. Nous l’avons inventé», a-t-il ironisé, soulignant que dans ce cas, la libre concurrence a disparu. «Le projet des élites dirigeantes arabes est de se maintenir au pouvoir», a-t-il ajouté. Il doute que les populations soient d’accord avec l’idée que ce «maintien» a pour objectif la stabilité du pouvoir. Il n’a pas manqué d’évoquer la lâcheté de certains intellectuels arabes qui se mettent au service des gouvernants. Les responsables arabes sont incapables, d’après lui, de donner des réponses aux questions posées par les citoyens et aux sujets évoqués. Il a souligné la confusion entre Républiques et royaumes. «Cela nous rappelle le temps des Etats sultanesques ou des monarchies nées après l’effondrement du califat», a-t-il relevé.

    A ses yeux, cette confusion a gommé les spécificités au point où tous les régimes se ressemblent structurellement aujourd’hui. «L’hérédité au pouvoir est la conséquence de l’effacement de la frontière entre le public et le particulier», a-t-il analysé. L’intervenant a observé que les mouvements libérateurs qui sont arrivés au pouvoir dans certains pays arabes après les indépendances avaient pourtant perçu la République comme «un espace public». «Et l’Etat est un espace public et non pas privé. Le dirigeant n’a pas la propriété de la terre et de ce qu’il y a dessus. Même un dictateur gouverne au nom de la volonté populaire qui est l’expression du domaine public. La longue période des autoritarismes a conduit à l’enchevêtrement entre espaces publics et privés, mais également à l’émergence d’un fléau, jamais rencontré auparavant, celui de la corruption sous toutes ses formes. Par le passé, un ministre, dans un Etat non démocratique, respectait son statut de fonctionnaire et n’abusait pas du bien public», a-t-il insisté. Selon lui, la corruption est accompagnée par la marginalisation des institutions et des partis au profit des familles au pouvoir. «La notion de familles au pouvoir se limitait par le passé aux monarchies seulement, ce n’est pas le cas aujourd’hui», a estimé le conférencier.

    Il y a, à son avis, un sentiment général de désespoir et d’inquiétude dans le monde arabe.  «La déception n’est pas un concept scientifique, elle émane de rêves, ceux de la génération des grands courants de pensée qui ont traversé les pays arabes durant les années 1960 et 1970. Aujourd’hui, cette déception est le signe de la fin d’une époque», a relevé l’auteur de La problématique arabe. D’après lui, cette fin d’époque n’a pas ouvert la porte à une autre. Aussi, les caractéristiques de la prochaine époque seront-elles définies par ceux qui feront la conclusion de celle qui vient de s’achever. «Faut-il être critique ou nostalgique ?» s’est-il interrogé. Les courants politiques ont, selon lui, fait dire au passé ce qu’ils voulaient en termes de traduction de leurs opinions. Il a estimé que chaque courant présent dans la scène arabe a eu sa chance dans la prise de pouvoir : islamistes, nationalistes et gauchistes. D’où la profondeur de la crise actuelle. «Personne ne pourra dire aux populations qu’il n’a pas eu sa chance ou qu’il n’a jamais gouverné», a-t-il observé.

    Il a regretté l’absence d’un projet arabe ou celui d’un Etat-nation (dawla qotria) en soulignant qu’autour du monde arabe, des pays tels que la Turquie ou l’Iran retiennent les leçons du passé et bâtissent des nations s’appuyant sur leurs dynamiques internes. «Le comble est qu’en plein cœur du monde arabe, il existe un projet colonialiste florissant qui construit des institutions et qui nous demande de les reconnaître idéologiquement», a-t-il relevé à propos de la demande de Tel-Aviv de reconnaître Israël comme «Etat juif». Par le passé, la cause palestinienne jetait, d’après lui, un brouillard sur la situation arabe. «Les slogans cachaient beaucoup de mauvaises pratiques. Aujourd’hui, cette même cause met à nu les contradictions entre les Arabes», a-t-il dit. Azmi Bishara a le sentiment que tout est permis avec les Arabes, lesquels sont «au milieu des vents». «Il n’existe pas un ‘‘nous’’ arabe clair avec lequel on peut traiter avec les autres», a-t-il regretté. Optimiste, il a estimé que l’émergence de médias (télévisions d’information continue) ont grandement contribué à rapprocher les points de vue dans le monde arabe. Azmi Bishara, 54 ans, fut à deux reprises député de la Knesset (Parlement) israélienne. Son soutien à la résistance du Hezbollah libanais après l’attaque israélienne de 2006 lui a valu des accusations de trahison. En 2007, il s’est établi au Qatar où il enseigne. Il  est auteur de plusieurs ouvrages écrits en arabe, en hébreu et en allemand, dont entre autres, L’identité et la fabrication de l’identité dans la société israélienne, Etude critique sur la société civile et Thèses sur une renaissance entravée.

    Fayçal Métaoui
    © El Watan

  • Santé, longévité, accès à l'éducation, niveau de vie : l'Algérien va mieux, selon le PNUD!!!!! la merde oui ou vous ète corrumpus.

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    L'iIndice de développement humain (IDH) s'est nettement amélioré en Algérie, si on en croit le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a classé l'Algérie parmi les pays à "développement humain  élevé" sur la base de plusieurs critères socio-économiques qui composent l'Indice de développement humain (IDH).

    L'Indice de développement humain mesure le niveau moyen atteint dans trois aspects du développement humain: santé et longévité, accès à l'éducation et niveau de vie décent. Le PNUD indique que l'Algérie consacre 4,3 % de son PIB à l'éducation,  3,6 % à la santé et 0,1 % à la Recherche et Développement, le PIB étant de  276 milliards de dollars à raison de 4.854 dollars par habitant.

    Parmi les multiples paramètres ayant servi de base de calcul de l'IDH  du pays, le rapport cite aussi l'espérance de vie qui est passé à 73 ans, le  taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans qui est de 41/1.000 naissances  vivantes, les naissances assistées par un personnel médical étant de 95 %,  et la population sans électricité qui est de seulement 0,6 %

    Dans son rapport sur le développement humain 2010 publié vendredi 5 novembre 2010, cette  organisation onusienne relève non seulement des progrès dans bien des aspects du développement humain en Algérie mais aussi la cadence avec laquelle les progrès pour l'amélioration des conditions sociales dans le pays ont été réalisés.
    Le rapport a classé les pays en quatre groupes: les pays à développement humain très élevé (42 pays), les pays à développement humain élevé (43 dont l'Algérie), ceux à développement humain moyen (42) et faible (42). Sur la base de ce critère, l'IDH de l'Algérie a été évaluée à 0,6777, sachant que le meilleur IDH au monde en 2010 a été réalisé par la Norvège avec un indice de 0,938, la note parfaite étant 1.

    L'IDH de l'Algérie est  supérieur à l'IDH moyen de l'ensemble des pays arabes qui est de 0,590, ainsi  que l'IDH moyen mondial évalué à 0,624, classant l'Algérie à la 84e place sur 169 pays.

    Par ailleurs, le PNUD observe que sur la base du rythme avec lequel l'amélioration de l'indice de développement humain a évolué entre 1980 et 2010, l'Algérie est parmi les dix premiers pays les plus rapides.  En effet, note le rapport, l'IDH de l'Algérie est passé de 0,443 en  1980 à 0,537 en 1990 et à 0,602 en 2000 avant de s'établir à 0,6777 en 2010.

    Avec APS

  • Les oreilles, ça se lave !



    Par Hakim Laâlam
    Email : laalamh@yahoo.fr

    Abonnement Internet. 50 % de réduction pour les journalistes.
    TVA et…


    … écoutes comprises !

    Bien sûr que le FMI n’est pas le Saint Coran ou la Sainte Bible ! Bien sûr que cette institution a souvent joué un rôle trouble dans des pays «émergents» comme le nôtre. Mais en même temps, lorsqu’on accepte enfin de recevoir comme un chef d’Etat le patron de cette instance, de lui dérouler le tapis rouge (alors que lui se serait suffi d’un tapis rose de candidat socialiste à la présidentielle française de 2012), j’estime, en toute modestie, que ces hôtes officiels devraient faire l’effort de mieux l’écouter. Et de le comprendre. C’est un SMIG à ce niveau-là d’interlocuteur. Et je n’ai pas l’impression en lisant les déclarations des officiels qui ont conversé avec Strauss-Kahn que beaucoup l’aient vraiment compris ou voulu le comprendre, à lire leurs déclarations béates et leurs sourires épanouis de «bons élèves». J’aurais tendance à les croire plutôt satisfaits d’eux-mêmes et de cet instit’ de la finance mondiale, venu ici les examiner. M’enfin ! Ont-ils vraiment entendu ce que j’ai entendu ? Quand un patron de FMI dit ceci : «L’Algérie devra créer plus d’emplois et diversifier son économie», comment faut-il le comprendre, Allah yarham babakoum ? Jusqu’à ce qu’on me convainque du contraire, ça veut tout simplement dire «vous avez échoué sur toute la ligne» ou encore «vous avez eu tout faux jusque-là» ou encore «vous avez piteusement foiré votre affaire» ou bien encore «vous vous êtes trompés de chemin et il n’est pas évident que vous puissiez en reprendre aussi facilement un autre, plus conforme avec votre désir affiché de développement». Voilà ce que ça veut dire ! C’est juste que Strauss-Kahn est poli, diplomate et habile interlocuteur. On lui a servi des dattes et du lait à son arrivée, il n’allait tout de même pas cracher les noyaux dans le bol et nous rentrer dans le chou brutalement. Non ! Il y a mis les formes, le bougre ! Il nous dit juste que «l’Algérie devra créer plus d’emplois et diversifier son économie». Ce qui, justement, en termes économiques, et là, je parle sous le contrôle de mes aînés, Abdelmadjid Bouzidi et Amar Belhimer, veut tout simplement dire «c’est la cata !» Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • quelques videos qui confirmes la régle,comme ca vous diriez pas , je ne sais pas,mais vous le saviez déja ,et toute la planète aussi!!!!

     

    Sa Vidéo Star

    Dr Abdelhamid Brahimi Al Hiwar TV02NOV2009  
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  • brahimi alias la science

     

     Réponse du Dr Abdelhamid Brahimi

    à Khaled Nezzar

     

     

    Est-ce que Mr Khaled Nezzar est frappé d’amnésie ou est-il de mauvaise foi ?

    Mr Kaled Nezzar m’accuse de tous les maux et prétend que j’ai ruiné l’Algérie au cours des années 1980 en tant que ministre du Plan puis en tant que Premier Ministre.
    Son intervention au forum de « Chourouk el Youmi » est pleine d’insultes, de mensonges et d’amalgame en inversant les rôles et en falsifiant la réalité.
    Mon propos, aujourd’hui, ne consiste pas à le suivre dans son style trop bas et vulgaire. En effet, je me refuse de l’attaquer sur le plan personnel en évoquant des faits et actes au-dessous de la ceinture. Il s’agit pour moi de me situer plutôt sur le plan politique. Car, c’est sur ce plan que se situe mon interview accordée à la télévision al-Jazeera, dans son programme «Ziarah Khassah», à laquelle Mr Khaled Nezzar a réagi au cours de ce forum.
    Cette interview, diffusée par al-Jazeera, se présente comme une contribution modeste pour permettre aux Algériens de disposer d’éléments objectifs pour lever le voile sur la confusion et l’amalgame entretenus par la mouvance « Hizb França » depuis les événements tragiques d’octobre 1988. Notre approche part d’un triple constat :

    1. la volonté politique de cette mouvance d’imposer le modèle occidental au peuple algérien, notamment en renforçant l’influence française multiforme en Algérie ;
    2. les tentatives de mettre en oeuvre une politique économique libérale au détriment des intérêts supérieurs de l’Algérie ;
    3. l’hostilité à l’égard de l’Islam,  du monde arabe et à l’égard de la construction du Maghreb. Dans ce cadre trois exemples concernant Mr Nezzar suffisent :

    1- L’hostilité à l’égard de l’Islam est masquée par des déclarations stéréotyppées telles que « je suis musulman, je fais la prière, je pratique le jeûne etc. ». Rappelons que l’Islam est un tout et ne saurait se limiter à certains de ses aspects en reniant le reste. L’Islam offre précisément un ensemle de principes et un système de valeurs qui permettent de dégager, en dehors de la violence et du verbiage creux, des solutions adaptées dans la voie du savoir, du progrès, du développement, de la solidarité et de la paix. Ce que « Hizb França » rejette précisément.
    2- S’agissant du Maghreb, il suffit de rappeler la déclaration de Mr Nezzar à « El Watan » en 2002, lorsqu’il a été interrrogé sur l’ancien Président Chadli, il a affirmé que « je ne pardonnerai jamais au Président Chadli d’avoir signé le traité portant création de « l’Union du Maghreb Arabe » en 1989. »
    3- Concernant le monde arabe, il ne suffit pas de dire qu’il a été en Egypte après l’agression d’Israel, parce qu’en fait il a été envoyé par le Président Boumediene, qui avait alors publiquement déclaré la guerre à Israel.
    Par ailleurs, en mars 2002, Mr Nezzar traite publiquement l’ancien Président Ali Kafi d’intégriste et d’agent des services égyptiens. Il l’a fait en bon éléve dans les mêmes termes que ses aînés, les dirigeants français qui traitaient certains dirigeants de la Révolution algérienne d’agents égyptiens durant la guerre de libération.

    A cet égard, cette mouvance pratique la politique polititienne fondée sur la désinformation, la déformation des faits, la provocation et le mépris. A cela s’ajoutent l’hostilité, la suspicion et la méfiance à l’égard des intellectuels honnêtes et intégres .
    Notre approche consiste donc à contribuer précisémént à entreprendre un travail de clarification pour permettre notamment aux jeunes Algériens de prendre conscience des vraies dimensions de la crise dramatique qui secoue notre pays.
    C’est pourquoi, avant de répondre aux insultes de Mr Nezzar, il importe de donner une idée globale sur les résultats des  politiques de développement mises en oeuvre au cours des décennies 1970, 1980 et 1990.

    Rappelons à cet égard quelques faits essentiels enregistrés au cours des trois décennies 1970 (sous le Président Boumediene), 1980 et 1990 (lorsque les ex-officiers de l’armée française ont accédé au sommet de l’Etat algérien).

            I – La stratégie de développement mise en oeuvre au cours de la décennie 1970 a été fondée sur la priorité absolue du secteur industriel.

    1. Le secteur industriel, considéré comme le moteur du développement, a bénéficié de 60% de l’ensemle des investissements en Algérie entre 1967 et 1978. Pourtant, la plupart des sociétés nationales industrielles étaient asphyxieés et frappées de paralysie en 1978.
    2. Au lieu de dégager des bénéfices pour contribuer au développement comme devrait être leur rôle, ces sociétés nationales faisaient appel pour la plupart à des ressources budgétaires de l’Etat pour combler leur déficit chaque année.
    3. Sur le plan du commerce extérieur, non seulement les sociétés nationales étaient incapables d’exporter leurs produits hors hydraucarbures, comme elles étaient censées le faire, mais au contraire elles importaient les produits qu’elles étaient supposées produire pour répondre aux besoins de consommation interne.
    4. La dette intérieure et extérieure (c’est-à-dire en dinars et en devises) de ces socétés nationales avaient atteint 179 milliards de dinars en 1978, soit près de 40 milliards de dollars, représentant le double de la production intérieure brute de la même année.
    5. En 1978, les sociétés nationales industrielles tournaient en moyenne à 40% de leur capacité installée. Ce taux d’utilisation est montée à 80% entre 1980 et 1985 pour descendre dramatiquement par la suite au-dessous de 20% entre 1996 et 1999.
    6. Ces sociétés nationales étaient connues pour le recours excessif à l’assistance technique étrangère. En effet, entre 1973 et 1978, il a été signé 4.912 contrats d’assistance technique  (bureaux d’études et sociétés d’engineering) dans le secteur industriel pour un montant de 79,4 milliards de dinars, soit 18 milliards de dollars représentant 90% de l’ensemble de l’assistance technique étrangère en Algérie.

     

    Ainsi, au lieu d’être le moteur du développement, le secteur industriel était devenu plutôt une charge pour l’Algérie.
    Il convient de rappeler, par ailleurs, que cette approche s’est accompagnée par la négligence des secteurs de l’agriculture, des travaux publics avec l’aggravtion de la crise du logement ainsi que des secteurs sociaux. Concernant le seul secteur de l’agriculture, cela a abouti à l’importation massive des produits alimentaires essentiels tels que, par exemple, la pomme de terre et la tomate ainsi que la viande rouge, le poulet et les oeufs.

    II – Résultats des politiques de développement :l’évolution des principaux paramétres socio-économiques (1970 – 2000)

    1. Evolution de la Production Intérieure Brute (P.I.B.) 

    La P.I.B. est passée de 86,7 milliards de dinars, soit 19,3 milliards de dollars en 1978 à 248,4 milliards de dinars, soit 55,2 milliards de dollars en 1985. La P.I.B. a presque triplé en 6 ans. La PIB a atteint 261,8 milliards de dinars, soit 55,8 milliards de dollars en 1989 pour chuter à 41 milliards de dollars en 1998.
    La PIB par tête d’habitant est passée de 360 dollars en 1970 à 850 dollars en 1975. Elle a atteint 2 560 dollars en 1985 et 2 270 dollars en 1989. Ensuite, la PIB par tête d’habitant a baissé à 1 200 dollars en 1995 et à 1 376 dollars en 1998, soit 54% de son niveau en 1985.

    1. Le chômage

    Entre 1979 et 1988, 1.030.000 emplois ont été créés. Le chômage est passé de 1.141.276 en 1988 avec un taux de 20% à plus de 3.000.000 en 1998 avec un taux de de 34%. Le nombre de chômeurs a presque triplé en 10 ans, période au cours de laquelle les ex-officiers de l’armée française ont accédé au pouvoir.

    1. La balance commerciale

    La bance commerciale des biens et services de l’Algérie a été déficitaire de 53,24 milliards de dinars, soit 12 milliards de dollars entre 1967 et 1978.
    Par contre, la balance commerciale des biens et services a été excédentaire entre 1979 et 1988 en dégageant un  excédent de 73,35 milliards de dinars, soit 16,3 milliards de dollars au cours de cette période.

    1. La dette extérieure

    La dette extérieure de l’Algérie était de 19,4 milliards de dollars en 1979, représentant 100% de la Production Intéreure Brute (PIB). Grace à des mesures d’assainissement économiques prises par le gouvernement, cette dette a été réduite à 12,7 milliards de dollars en 1984 soit 25% de la PIB, pour remonter à 21 millirds de dollars en 1989, soit 37,6% de la PIB. La dette extérieure est ensuite passée à 26 milliards de dollars en 1991 et à 40 milliards de dollars en 1998, si l’on inclut la dette militaire.

     

    5) L’habitat
    Entre 1967 et 1978, seulement 379 000 logements ont réalisés, soit 31 000 logements en moyenne par an.
    Par contre, 434 000 logements ont réalisés entre 1980 et 1984, soit près de 87 000 logements par an en moyenne avec plus de 117 000 logements pour la seule année 1983. Autrement dit, en 5 ans il a été réalisé plus qu’en 12 ans. Tout le monde sait que l’activité du secteur du bâtiment et de la construction a considérablement baissé au cours de la décennie 1990, avec l’arrivée au pouvoir des ex-officiers de l’armée française, puisque l’on enregistre la réalisation de 40 000 logements seulement par an, rendant la crise du logement explosive.

                 6) Crise sociale  
    La crise sociale s’est aggravée depuis 1990 par le dysfonctionnement de l’économie et a non seulement pénalisé les titulaires de bas revenus, mais a fini par laminer la classe moyenne.
    D’autre part, l’aggravation des tensions sociales alimentée en  particulier par l’iflation (qui a atteint 45% en 1994, niveau jamais atteint depuis l’indépendance), le chômage, la répartition inégale des revenus et des richesses, a exaspéré les tensions sociales .
    La classe moyenne, fort importante jusqu’en 1986 et garante de la cohésion et de la paix sociales a commencé à s’éroder depuis 1992 pour s’évanouir à partir de 1995-1996.
    D’ailleurs, des sources officielles algériennes reconnaissent que la pauvreté absolue frappe plus de 14 millions d’Algériens en 1999 et s’est aggravée depuis.

    1. Crise morale

    La corruption, les détournements de fonds publics, les gains illicites, la bureaucratie (elle-meme génératrice de la corruption), des priviléges et des faveurs défiant la loi et la justice, l’accumulation des richesses par une minorité, non par l’effort mais par toutes sortes de combines et de procédés illicites ainsi que l’impunité ont contribué à affaiblir la cohésion sociale et à accroitre l’hostilité à l’égard des autorités qu’ils tiennent pour responsables de l’aggravation de leurs conditions économiques et sociales. L’ensemble de ces facteurs expliquent la crise de confiance entre gouvernants et gouvernés.
    S’agissant de la corrution, Mr Nezzar déclare que celle-ci estimée par mes soins à 26 milliards de dollars en 1990 n’est pas du tout fondée et va jusqu’à nier l’existence de la corruption en Algérie. Pourtant, aujourd’hui, tout le monde reconnait l’ampleur de ce cancer. D’ailleurs, en 1996, le ministre de l’industrie avait estimée publiquement la corruption à 2 milliards de dollars par an. Il a été aussitot relevé de ses fonctions.
    Par ailleurs, la presse algérienne va jusqu’à avancer le chiffre de 36 milliards de dollars en 1999 et évoque même l’éventualité d’une amnistie fiscale alors en préparation à la Présidence de la République pour le blachissement en Algérie des fonds ainsi détournés.

    1. Crise politique

    La crise politique a certes ses origines dans la nature même du régime. Mais, cette crise politique a été aggravée par le coup d’état de janvier 1992 avec l’annulation des élections législatives, l’établissement de l’état d’urgence, le renforcement des mesures de répression (définies par le décret du 30 septembre 1992, copie aggravée du décret français du 14 août 1941 pris par le gouvernement de Vichy) ainsi que la violation de la Constitution et des droits de l’homme : arrestations arbitraires massives, enlévements, exécutions extra-judiciares, torture, etc.

     

    III – Des attaques personnelles haineuses fondées sur des mensonges

    Les faits, rappelés ci-dessus, montrent à l’évidence que la situation économique et sociale au cours de la décennie 1980, contrairament à ce que prétend Mr Nezzar, est loin d’être pire que celle des décennies 1970 et 1990 après l’accession au pouvoir des ex-officiers de l’armée française.
    S’agissant des événements d’octobre 1988, il existe suffisamment de preuves qui témoignent de l’implication de certains déserteurs de l’armée française, alors au sommet de l’Etat, notamment Larbi Belkheir et Khaled Nezzar, dans l’organisation et la supervision de ces émeutes. Ils ont organisé ces émeutes pour ensuite suggérer au Chef de l’Etat de profonds changements dans les hautes fonctions de l’Etat et du parti unique FLN ainsi que dans les orientations de la politique intérieure et extérieure de l’Algérie. Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient. J’ai fait état de ces preuves, dans le détail, dans mon ouvrage « Aux origines de la tragédie algérienne, 1958 – 2000) », paru en français et en arabe, comme j’ai rappelé cela dans l’interview accordée à Al-djazair News à leur demande le 4 octobre 2009.

    Concernant les mensonges de Mr Nezzar sur mon rôle dans l’ALN, il suffit de rappeler les faits suivants.
    C’est à Constantine, où j’exerçais comme maître d’internat au lycée franco-musulman, que j’ai adhéré en 1955, à l’âge de 19 ans, au FLN sous la direction du frère si Mostafa Boughaba , encore en vie. En 1956, je rejoins l’ALN dans la wilaya 2 où j’ai côtoyé le frère dirigeant Lakhdar Bentobbal et où j’avais fait la connaissace des dirigeants historiques défunts comme Zighoud Youcef, Salah Boubnider (connu sous le nom de Sawt el Arab) et de Ali Kafi, toujours en vie. En 1957, j’étais aux frontières algéro-tunisiennes en compagnie du frère Yazid Benyezzar pour procéder à l’acheminement de l’armement et des munitions vers la wilya 2. De là, j’ai été envoyé par le frère colonel Ouamrane à l’Ecole Militaire de Syrie à Homs et non pas à Alep comme le prétend Mr Nezzar. Nous étions uniquement 5 Algériens à avoir fréquenté cette Ecole Militaire qui formait des officiers d’active sur la base du programme de Saint Cyr. J’y étais en compagnie des frères (par ordre alphabétique) Hocine Benmallem, Abderrezzak Bouhara, Kamal Ouarsti et Larbi Si Lahcène. En 1959, après notre sortie de l’Ecole Militaire, nous avons rencontré au Caire le frère Krim Belkacem, alors ministre de la Guerre. Il nous a demandé de rejoindre l’Ecole des cadres, située dans la région du Kef en Tunisie, comme instructeurs. Le frère Bouhara et moi-même avions insisté pour rejoindre les unités de combat et de rentrer à l’intérieur. Il nous a répondu qu’il était d’accord, mais que nous devions d’abord aller à l’Ecole des cadre pour une période de 3 à 4 mois. Nous avons accepté ce deal. Au cours de l’été 1959, j’ai rencontré aux frontières le frère Ali Kafi qui venait de l’intérieur pour se rendre à Tunis pour participer à la réunion historique des 10 colonels qui avait duré plus de 3 mois, en préparation de la réunion du Conseil de la Révolution qui s’est tenue par la suite à Tripoli. Il m’a demandé de l’accompagner à Tunis pour l’assister dans la traduction des documents rédigés en français. J’ai accepté. Cela m’a permis d’apprendre beaucoup de choses inédites et ceci a contribué à m’éclairer sur les aspects cachés de la crise que couvait la Révolution et à améliorer ainsi ma formation politique. Après la réunion des colonels, je reviens aux frontières, où je tentais avec le frère Yazid Benyezzar de franchir les lignes électrifiées Challe et Morice. Après plusieurs tentatives, le frère Yazid est tombé au champ d’honneur, alors que je n’étais pas loin de lui. Je poursuivais mes tentatives de rentrer à l’intérieur en compagnie du frère Mohammed Atailia, jusqu’au jour où au cours d’une tournée de reconnaissance en plein jour, nous avons été repérés et attaqués par l’aviation et l’artillerie françaises. Le frère Atailia réussit à abbattre un avion de reconnaissance avec son fusil Mass 49 . Les combats deviennent plus violents et c’est ainsi que le frère Atailia a été gravement blessé au bras, un autre djoundi est tombé au champ d’honneur, un autre a eu la jambe coupée, deux autres djounouds furent légèrement blessés. Nous avons réussis à les évacuer à dos de mulet jusqu’au PC de la Zône Nord où le frère Abderrahmane Bensalem mit à notre disposition une Land Rover pour l’hopital à Ghardimaou puis à Béja.

    En janvier 1960, le frère Boumediene, fraîchement nommé chef d’état major général me convoque à Ghardimaou et m’interdit de tenter désormais de traverser les lignes électrifiées, m’informe de sa stratégie et me propose de l’assister dans la formation de nouveaux bataillons avec le concours de 3 autres ex-officiers de l’armée française :le capitaine Zerguini, le capitaine Boutella et le lieutenant Slimane Hoffman. A la fin de cette mission, le colonel Boumediene me confie le commandement de la 7ème CLZN et désigne Khaled Nezzar à la tête de la 3ème CLZN. J’étais ainsi sur la ligne du front et je crois avoir dignement rempli mon devoir dans les différentes attaques que nous menions contre les troupes coloniales françaises jusqu’à l’indépendance « oul Hamdou li Allah ». Et Khaled Nezzar le sait bien, puisque nos unités respectives intervenaient dans la même zône.
    Les attaques personnelles haineuses et indignes de Khaled Nezzar sont sans fondement et ce ne sont pas les témoins patriotes et sincères qui manquent pour confirmer ce que je dis.

    Force est de constater que depuis 1992, la violence est devenue une politique délibérée du régime semant la haine, la discorde et la terreur parmi les fils d’un même peuple, peuple épris de dignité, de liberté et de justice sociale. C’est dans cette optique que se situe l’intervention médiatique de Mr Nezzar selon laquelle il se présente comme le porte-parole et le défenseur des ex-officiers de l’armée française.

    En conclusion, ni les scoops, ni les mensonges , ni la désinformation, ni l’amalgame, ni les discours brumeux, ni le monologue ne sauraient sortir l’Algérie de la situation dramatique actuelle.
    Bien au contraire, comme en témoignent les faits quotidiens, la misère, le chômage, le désespoir rongent les jeunes Algériens (les jeunes âgés de moins de 29 ans représentent plus de 73% de la population algérienne). C’est ce qui explique les tentatives d’évasion des jeunes vers l’extérieur par route ou par mer, appelés « harraga ».

    L’Algérie est devenue semblable à une marmite en pleine ébullition, prête à exploser, comme en témoignent les émeutes fréquentes dans les quatre coins du pays, du Nord au Sud et d’Est en Ouest.
    Seul un dialogue national global et sincère et le retour à la souveraineté populaire dans la transparence et dans la démocratie sans fraude, ni falsification des faits et des réalités, sont en mesure de sortir l’Algérie de la crise multidimensionnelle actuelle.
    Il est temps que la raison et la sagesse prévalent sur la violence, l’arrogance, la haine et la discorde. 

    Abdelhamid Brahimi

    Le 26 octobre 2009

     

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      " où Régis Debray donne son sentiment sur la société française au moment de la "Guerre d'Algérie". ... debray zemmour rioufol ...
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  • VIRÉE EN KABYLIE, UNE RÉGION MEURTRIE PAR LE TERRORISME Bouira :

     

    Bouira : cap sur le développement tous azimuts
    Par : ZOUBIR FERROUKHI
    )

    Un groupe de terroristes stationnés près de Zbarbar attendrait de se rendre depuis plusieurs semaines, selon nos sources, signe évident d’un changement dans cette région qui avait établi sa réputation sur l’insécurité totale, et qui a vécu l’enfer.

    En vérité, ici l’ensemble de la zone montagneuse comprenant les wilayas de Bouira et de Tizi Ouzou, en poussant jusqu’à Boumerdès et le littoral, semble connaître une accalmie depuis au  moins deux à trois mois. De faux barrages continuent pourtant, de manière épisodique, à être signalés, organisés pour détrousser les citoyens de leurs biens. Quant aux monts de Zbarbar, à 600 m d’altitude, ils forment une partie de l’Atlas blidéen relevant de la wilaya de Bouira, où sont implantées les daïras de Lakhdaria, El-Kadiria et Souk El-Khemis. La route, qui conduit vers Zbarbar à partir de Lakhdaria, est un sinueux chemin de wilaya qui grimpe sans cesse pour aboutir à un chef-lieu qui souffre d’un enclavement préjudiciable aux conditions de vie des habitants qui manquent de l’essentiel, comme l’eau potable ramenée des sources ou des puits, et du gaz naturel, beaucoup continuant à cuisiner et à se chauffer avec le bois. En outre, le transport scolaire est inexistant, ce qui oblige les élèves à parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre leur établissement, tandis que le réseau routier reste impraticable pour nombre d’agglomérations environnantes.
    Mais le boom économique a réellement commencé il y deux à trois années, promettant d’installer Bouira et toute la région située à des centaines de kilomètres à la ronde, dans l’ornière d’un développement salutaire à plus d’un titre. D’abord, dans la commune de Bechloul, le barrage de Tilesdit d’une capacité de 167 hm3, inauguré par le président de la République il y a deux ans, a permis d’améliorer la dotation en eau potable pour près de 300 000 habitants répartis sur une douzaine de communes et l’irrigation de près de 7 000 hectares de terres agricoles. Et surtout, le chantier en voie d’achèvement du 2e plus grand barrage du pays, après celui de Béni Haroun (Mila), en l’occurrence Koudiat-Acerdoune, situé sur l’oued Issers au cœur du massif de Zbarbar, a permis une stimulation exceptionnelle de l’environnement socioéconomique, notamment au niveau de l’emploi et de la main-d’œuvre, avec un flux d’entreprises PME/PMI de la région et d’ailleurs, vers le secteur du bâtiment et des travaux publics. L’on peut dire que la wilaya de Bouira, jusque-là demeurée à la périphérie du développement, a pris son envol à partir de ce genre de mégaprojets structurants alliés à sa situation géographique de lien entre l’Est, le Sud et le Centre, et dopée par les différents programmes de développement dont elle a bénéficié, en grande partie destinés à de nouvelles constructions, de nouveaux chantiers. L’objectif de Koudiat-Acerdoune, rappelons-le, est de créer une réserve d'eau de 640 millions de m3. Il doit permettre de consacrer 100 millions de m3 d'eau par an à l'irrigation et 70 millions de m3 par an à l'alimentation en eau potable pour la région du Grand-Alger (8 millions d'habitants). Dans ce même contexte, un projet de transfert des eaux est en voie de réalisation depuis ce barrage de grande envergure de Koudiat-Acerdoune au bénéfice de 5 communes de la wilaya de Bouira et 8 autres dans la wilaya voisine de Tizi Ouzou.

    Cevital, Naftal, en pionniers
    Ensuite, grâce à l’autoroute Est-Ouest, qui traverse aujourd’hui toute la wilaya sur 101 kilomètres depuis Ahnif (du côté de Bordj Bou-Arréridj) jusqu’à Bouderbala, commune située à la limite de la frontière entre les wilayas de Bouira et de Boumerdès, la proximité de la capitale, de ses infrastructures portuaires, des lignes aériennes et autres facilités n’est plus qu’à quelques encablures. Il faudrait, toutefois, compter avec l’ouverture de la deuxième  rocade de Zéralda vers l’Est et l’achèvement des travaux en cours du percement de deux tunnels de 2 kilomètres et demi chacun sur le flanc des monts de Lakhdaria, qui devraient amplement désengorger le trafic routier. Un nouveau tronçon est également en travaux, qui reliera en 2010 Bouira à la wilaya de Boumerdès en débouchant sur  la localité de Larbaâtache, autant dire à Dar El-Beïda. L’autoroute Est-Ouest servira par conséquent de levier de désenclavement de cette wilaya du Centre longtemps oubliée, et bloquée durant les années 1990 par les coups portés par le terrorisme. Des centres urbains, comme ailleurs dans le pays, voient déjà leurs activités commerciales décliner par une diminution drastique de la circulation sur l’ancienne route nationale qui leur ramenait les clients. C’est la rançon du progrès. Les commerçants et artisans de Aomar, les plus connus, ont déménagé en masse, eux, pour s’installer à Ighrem, sur la route de Béjaïa juste après la bretelle autoroutière d’El-Adjiba.
    Toujours est-il qu’à peine nantie aujourd’hui d’une maigre infrastructure industrielle qui compte une cimenterie, un complexe de détergents et une usine de produits d’entretien, Bouira devrait devenir dans un proche avenir une mégapole semi-industrielle et agricole de taille, à même de constituer un centre de rayonnement sur une partie non négligeable du centre du pays, et dont la vocation est d’être un carrefour d’échanges économiques, qui s’ouvre sur plusieurs wilayas limitrophes : Tizi Ouzou, Sétif, Béjaïa, Bordj Bou-Arréridj, Médéa, Alger et Boumerdès.
    Le Calpi organise régulièrement, dans ce sens, des réunions présidées directement par le wali, afin d’expliquer aux investisseurs potentiels les facilités accordées et les inciter à venir s’installer dans la région. Mais déjà, la nouvelle zone d’activités aménagée à Sidi-Khaled a accueilli dès l’année 2009 des entreprises de grandes dimensions telles que Cevital, Naftal, et d’autres entreprises de moindre envergure. Le plus important des investisseurs a été le groupe Cevital qui, outre l’ouverture d’un hypermarché et d’un centre de dépôt et de vente des produits de consommation à Bouira, a acquis une plateforme logistique dans la zone d’activités, dotée de chambres froides, d’unités de conditionnement de stockage de légumes secs et de transformation des produits agricoles. Cela sans compter que des daïras comme Sour El-Ghozlane ou Bordj Okhriss ont bénéficié directement, chacune d’un solide programme spécial de développement des Hauts-Plateaux, consécutivement à leur position géographique.

    Les objectifs du contrat de performance dépassés
    C’est l’agriculture qui demeure le cheval de bataille de cette wilaya promue au plus bel avenir économique. Elle présente une vocation agricole de par ses caractéristiques naturelles, parce que constituée de trois zones différentes, selon les spécialistes agricoles que nous avons rencontrés : les zones de montagnes (31% des terres) qui se caractérisent par la pratique de l’arboriculture rustique, la céréaliculture combinée avec un élevage de type familial, les plaines (40% des terres) représentées par les plateaux de Bouira, El-Esnam, El-Hachimia, des espaces qui sont utilisés pour la céréaliculture, l’arboriculture fruitière et les cultures fourragères, et enfin les zones dites agropastorales (29% des terres) dans le sud de la wilaya à prédominance élevage ovin. Le passage remarqué du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, récemment, a fait ressortir que les objectifs du contrat de performance mis en place par son département ont été dépassés, atteignant les 110% en céréaliculture et la pomme de terre et les 216% pour l’oignon. Confiantes de ces bonnes réussites, les autorités ont donc initié un nouveau programme, intitulé plan de développement rural intégré, qui devrait cette fois permettre surtout le retour des populations ayant fui le terrorisme et leur stabilisation. En tout cas, la production agricole au niveau de la wilaya est à prédominance céréalière et oléicole.
    Bouira, une wilaya en chantier ? Certainement, avec cette caractéristique que là, plus qu’ailleurs, pour une wilaya qui a atrocement subi les affres du terrorisme, la peur semble progressivement changer de camp, et les choses se remettre à leur place pour aller dans le sens du développement.

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  • Le tonneau des Danaïdes ,il faut enlever état d'urgence,c'est lui qui ordonne de tuer le peuple

     

    Par : Mustapha Hammouche

    À en croire Ould Kablia, c’est désormais faisable : les citoyens peuvent reprendre les armes contre les terroristes, malgré “la paix revenue”. Suggérer ainsi aux Patriotes de se remettre à l’ouvrage, alors que Gharbi croupit en prison pour avoir tué un terroriste, est-ce sérieux, Monsieur le ministre ? Relancer le patriotisme résiduel, après avoir forcé le peuple à un vaste mouvement national de reniement, est-ce encore possible ?
    Il faudrait une dose de vaillance pour retourner au combat, alors que d’anciens terroristes s’emploient à faire fructifier l’argent du racket dans des circuits de change, des bazars et autres “Dubaï”.
    L’attention, dont jouissent les terroristes, libérés ou retournés, contraste à ce point avec le dédain affiché dont pâtissent les Patriotes et les groupes d’autodéfense, qu’on croirait que le pays est plus redevable à la mutation pacifiste des terroristes qu’à la détermination combative des forces de l’ordre et des résistants.
    De ce fait, ce soudain retour aux “valeurs sûres”, s’il se confirme, mériterait une explication. La “réconciliation nationale” constitue, pour le régime, sa légitimité absolue. S’il reconnaît, même du bout des lèvres, ses échecs économiques et sociaux, il n’a jamais soufflé l’ombre d’un doute au sujet de la pertinence politique et de l’efficacité sécuritaire de cette démarche préalablement consacrée par référendum. C’est la première fois qu’il consent à une décision qui traduit le fait que, d’une part, la situation sécuritaire prend le chemin de la dégradation, et que, d’autre part, le pouvoir est en train de revenir de l’illusion de la paix par la “réconciliation”.
    Ce n’est pas la première fois que nos dirigeants prennent le contrepied d’une politique antérieure sans se sentir contraint de justifier le revirement conceptuel. Ils l’ont fait dans le domaine économique en passant de la panacée des IDE à “pas besoin de capitaux étrangers”, voire des privatisations aux nationalisations. Mais dans ces domaines comme ailleurs, ils se sont régulièrement dispensés de s’arrêter au bilan, avant de changer de fusil d’épaule. Presque la moitié de l’enveloppe du programme quinquennal est dévolue au financement des retards de projets, mais, au cours du débat parlementaire consacré au sujet, le Premier ministre “justifie” ces retards comme autant de nécessaires évènements. Mais l’argument a quelque chose de scolaire : le métro d’Alger serait en souffrance parce qu’il fallait introduire de nouvelles normes de sécurité conçues après l’accident du tunnel du Mont-Blanc en 2005. Mais la panne ne date pas de 2005 ; cette année-là, le métro était déjà largement en retard ! Pas plus que l’omission des services d’autoroute ne peut excuser la prolongation de ses délais de réalisation.
    Le fait est que les gouvernants ne sont pas contraints de recenser leurs erreurs de conception, quoi qu’elles coûtent. Les différentes politiques sont “consommées”, puis, indépendamment de leurs effets, sont abandonnées au profit d’autres formules. Comme on ne sait pas pourquoi on ouvre notre économie et pourquoi on la referme, on ne sait pas pourquoi on range les armes et pourquoi on les reprend. Le gaspillage politique entretient le gaspillage humain et financier, transformant le pays en véritable tonneau des Danaïdes.

    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr   

     

  • no moment

  • encore un qui veut se sucre' sur le dos des honnetes algeriens:metier assureur, assure' quoi!!!!!!! assurez du vent!!!

     

     
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    le 03.11.10 | 13h54 5 réactions


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    L'assureur français Axa a obtenu le feu vert des   autorités algériennes pour opérer en Algérie en partenariat avec des   investisseurs locaux, a-t-on appris mercredi auprès de l'Union algérienne des   sociétés d'assurance et de réasurance (UAR).

    Axa devient ainsi le deuxième assureur français, après La Macif, à être   autorisé à s'installer en Algérie après le règlement en 2008 d'un vieux   contentieux algéro-français sur les assurances.   "Axa a obtenu l'agrément du Conseil national de l'Investissement (CNI) pour   lancer ses activités en Algérie", a déclaré à l'AFP le président de l'UAR   Lamara Latrous.    

    Selon M. Latrous, il s'agit d'une approbation préliminaire, en attendant   l'accord "définitif" du ministère des Finances. "L'opération est en bonne   voie", a-t-il précisé.     Le groupe Axa détiendra 49% du capital de cette filiale, conformément aux   dispositions de la Loi de finances complémentaires (LFC) de 2009, qui prévoit   notamment que l'Algérie conserve la majorité du capital (51%) dans tous les   projets d'investissements impliquant des étrangers.    

    L'Algérie et la France avaient signé en avril 2008 à Paris une convention   apurant le contentieux entre les deux deux pays né en 1966 de la   nationalisation des compagnies françaises d'assurance en Algérie.    

    Les assureurs français ont dû alors arrêter leurs activités dans ce pays et   le gouvernement algérien a confié aux assureurs nationaux le versement des   rentes (accidents de travail) et l'indemnisation des sinistres à leur charge. 

    Les cinq compagnies d'assurances françaises qui avaient signé la convention   de 2008, Axa, Groupama, Aviva, AGF et MMA, sont les héritières des sociétés   présentes en Algérie en 1966.    

    Le chiffre d'affaires du secteur des assurances était de 76,5 milliards de   dinars (730 millions d'euros) en 2009 contre 67,9 milliards de dinars en 2008,   soit une hausse de 12,8%.  

    AFP

     

  • une des blagues de sonatrach ou gazprom qui profite, en tout cas pas le peuple !!!!! les generaux, drs et non élus du staff


    Une importante découverte de gaz au sud de l'Algérie

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       	Un important gisement de gaz a été découvert dans la région d'El Assel, au sud de l'Algérie. 
    zoom | © www.metstor.fr

    Un important gisement de gaz a été découvert dans...

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    Un important gisement de gaz a été découvert dans la région d'El Assel, au sud de l'Algérie. Il s'agit d'un puits qui pourrait fournir à l'avenir pas moins de 76.460 m3 de gaz par jour, a annoncé mercredi le PDG de Gazprom Exploration & Production International en marge d’une conférence sur l’amont gazier organisé au Cap en Afrique du Sud. 

    Selon le site spécialisé maghrebemergent.info, le gisement de gaz d'El Assel, situé à 500 km au sud d'Alger et à 150 km de Hassi-Messaoud, dans le bassin de Berkine, disposerait de réserves récupérables du gisement d'El-Assel de près de 30 millions de tonnes de pétrole. 

    A l'origine de cette importante découverte, on retrouve le groupe russe Gazprom qui est associé à l’entreprise nationale Sonatrach. Il convient de signaler à ce sujet qu'un accord de partenariat pour l’exploration et l’exploitation de ce gisement a été signé et dans lequel Gazprom détient 49% contre 51% pour Sonatrach, a-t-on encore appris.

    D'après le site maghrebemergent.info, le forage dans le champ gazier d’El Assel a commencé en mars dernier sur une profondeur de 4400 mètres. "Les travaux ont couté 20 millions de dollars et trois autres forages sont également prévus avant 2013". 

    Pour sa part, Boris Ivanov, le PDG de Gazprom Exploration & Production n'a pas manqué de qualifier la découverte de ce nouveau gisement "d’extrêmement importante" au regard du volume considérable de sa future exploitation. 

    Abderrahmane Semmar 

  • c'est le gouvernement non élus qui veut pas ,parseque vous voulez que l'algerie que son peuple reste mendiants

    A Alger, le patron du FMI demande aux pays pétroliers un partage équitable des richesses

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       	Dominique Strauss-Kahn a appelé jeudi, à Alger, à la bonne gouvernance et au partage équitable des richesses dans les pays producteurs de matières premières. 
    zoom | © abidjan.net

    Dominique Strauss-Kahn a appelé jeudi, à Alger, à la bonne gouvernance et au partage équitable des richesses dans les pays producteurs de matières premières. 

      

    A Alger, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, n'a pas été tendre avec les pays producteurs de pétrole. Lors d'un séminaire de deux jours, organisé à Alger conjointement par le FMI et la Banque centrale d'Algérie sur le thème "Ressources naturelles, finance et   développement : faire face aux anciens et nouveaux défis", le patron du FMI a abordé ouvertement la délicate question de la répartition équitable des richesses.       

    "Vos pays ont la chance de posséder des richesses naturelles extraordinaires. Et pourtant, dans beaucoup d'entre eux, le chômage est élevé, surtout parmi les jeunes, et des millions de personnes continuent de vivre dans la pauvreté", a déploré d'emblée Dominique Strauss-Kahn face à "un important auditoire", rapporte l'AFP, au centre de conférence de la résidence "El-Mithaq". 

    Le premier responsable du FMI n'a donc pas manqué de relever les injustices et les inégalités qui minent profondément ces pays dont fait partie l'Algérie. Et dans ce contexte, Dominique Strauss-Kahn n'est pas allé par quatre chemin  pour plaider en faveur d'une réelle et juste répartition des richesses dans ces pays. 

    Pour l'ancien ministre français de l'Economie du gouvernement de Lionel Jospin,  "les recettes provenant des matières premières" doivent "profiter à toute la société". Mais à défaut d'une bonne gouvernance, "La gestion responsable des richesses naturelles" sera toujours compromise. 

    Au delà de cette réalité connue et reconnue depuis belle lurette, on retrouve néanmoins un discours du patron du FMI qui est loin d'être conciliant, contrairement à ce que beaucoup d'observateurs ont noté,  avec les pays pétroliers. Mais ces derniers, à l'instar de l'Algérie, vont-ils se sentir froissés à l'heure où le FMI leur propose d'acheter ses obligations ? Rien n'est moins sûr...  

    Abderrahmane Semmar 

  • pas du tout,y'a pas démocratisation mais des dictatures pouquoi les usa n'attaque pas l'algerie pour liberer algerie de la dictature du drs et boutef vous l'avez fait en iraq et afghanistan ou simplement vous éte avec eux!!!!!!

     

    Très faible démocratisation dans le Monde arabe, selon l’ONU

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       	La démocratie dans le monde arabe laisse à désirer

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    La démocratie dans le monde arabe laisse à désirer

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    La démocratie dans le monde arabe tarde à venir.

    C’est en effet ce que relève l’ONU dans son dernier rapport, publié jeudi le 04 novembre 2010, qui souligne que "si les populations dans les pays arabes ont fait de grandes avancées sur de nombreux fronts, de sérieux défis demeurent dans le domaine de la participation à la vie publique et celui de la possibilité de demander des comptes aux responsables".

    "Peu de pays arabes ont connu une profonde démocratisation" et même si certains ont des systèmes multipartites cela ne "donne pas lieu toujours à une démocratie où les partis peuvent se livrer à une véritable compétition". Cela n'empêche pas des progrès dans d'autres domaines", indique le rapport.

    Le même rapport souligne que «certains pays arabes ont fait des progrès significatifs en matière de développement humain mais les défis restent de taille».  

    L’Organisation des Nations unies précise que cinq de ces pays figurent parmi les dix nations du monde qui ont fait le "plus de progrès" sur l'indice de développement humain par rapport à leur point de départ il y a quarante ans.

    Plus en détail, le rapport note que le sultanat d'Oman a fait le plus de progrès depuis 1970 parmi les 135 pays recensés alors que l'Arabie saoudite se classe au cinquième rang, la Tunisie à la septième place, l'Algérie à la neuvième et le Maroc à la dixième place.

    L’ONU explique les progrès de ces pays par les "succès sur le long terme des politiques de l'éducation et de la santé" plus que par les revenus pétroliers, relève le principal auteur du document, Jeni Klugman.

    Le document de l’ONU souligne par ailleurs que l'inégalité des sexes existe toujours sur le marché de l'emploi, en matière de participation à la vie politique et dans le secteur de la santé de la mère et de l'enfant.

     

     

    Rabah Beldjenna

     

  • Le MAK répond à Hocine Ait Ahmed et Said Sadi

    Suite aux déclarations de Hocine Ait Ahmed et de Said Sadi à propos du Gouvernement Provisoire Kabyle, proclamé à Paris le 1er juin 2010, le MAK nous a fait parvenir la déclaration suivante que nous reproduisons in-extenso.

    Les leaders des deux partis kabyles, Hocine Ait Ahmed et Said Sadi, sont sortis de leur mutisme pour se prononcer sur le Gouvernement Provisoire Kabyle, proclamé à Paris le 1er juin 2010.

    L’identité de la position qu’ils affichent à ce sujet est, somme toute, celle attendue. Pour des raisons différentes, idéologiques pour l’un, politiciennes pour l’autre. Mais l’analyste politique pourrait n’y voir là qu’un vieux réflexe consistant à défendre un territoire, un espace vital qui, pour les deux hommes, n’a pas fini de se rétracter devant eux depuis 1998, au lendemain de l’assassinat de Matoub Lounes et du tragique printemps noir de Kabylie de 2001.

    Ait Ahmed, en vieux militant nationaliste, et tout respectable qu’il est, reste accroché à des notions et des idéologies qui, d’une part ne sont plus de notre temps et, d’autre part, ont fait les preuves de leur inefficacité. Bien qu’il ait lui-même mené en 1963-64 une guerre de la Kabylie contre l’Algérie officielle, l’idéologie algérianiste, saturée de jacobinisme, a fini par le rattraper au point où il en arrive à accepter la mort de la Kabylie plutôt qu’une évolution heureuse de l’Algérie à laquelle œuvre le MAK avec le projet autonomiste. Cependant, aller jusqu’à comparer les démocrates autonomistes aux terroristes islamistes relève au mieux de la cécité politique.

    Said Sadi, de son côté, se retrouve empêtré dans une situation des plus ambiguës où il se fait prendre à ses propres pièges. Sa position est tout simplement incompréhensible. D’une part, il réclame la même chose que le MAK en prônant une « régionalisation modulable » qui est la copie conforme du Projet d’Autonomie de la Kabylie, et d’autre part, il déclare de façon péremptoire que le GPK est une « initiative sans issue !», refusant de se rendre à l’évidence des "échecs toujours recommencés" de sa politique.

    Rappelons à M. Said Sadi que les initiatives restées jusqu’ici sans issue ce sont avant tout les siennes et celles du RCD. Assis entre deux chaises, celle de la compromission réelle avec le pouvoir militaire et fourbe, incarné par Bouteflika, et celle d’une contestation de façade, il va d’un extrême à un autre et tient un discours ambigu et, comble d’un psychiatre, délivre des messages ambivalents, paradoxaux. Ainsi, à travers son dernier livre sur Amirouche, le plus célèbre colonel kabyle de la guerre d’indépendance, et tout en donnant toutes les preuves de la matrice idéologique algérienne qui se résume à l’antikabylisme primaire, il n’en tire aucune leçon. Nous lui rappelons, à toute fin utile, que la seule « matrice nationale » encore vivante, demeure toujours cet antikabylisme qu’il dénonce dans ses interventions. Il vient d’en apporter lui-même une nouvelle preuve !

    II n’est pas compréhensible de sa part, de fustiger le projet du MAK tout en le plagiant. Par ailleurs, il lui sera difficile de réussir à concrétiser une idée, un projet ou une initiative qu’il déclare lui-même « sans issue ». A moins qu’il ne croie pas à ce qu’il dit et à ce qu’il fait.

    En fin de compte, et Said Sadi et Hocine Ait Ahmed devraient faire chacun, son examen de conscience avant de se prononcer sur une initiative qu’ils n’ont eu ni le courage ni la lucidité d’envisager jusque-là.

    Si la Kabylie est dans la situation dramatique qui la caractérise depuis tant d’années, si nous avons vécu le Printemps Noir de 2001, n’est-ce pas par le fait qu’ils ne soient jamais arrivés à tirer toutes les conséquences et tous les enseignements de leurs échecs ?

    Avec eux, la Kabylie n’a pas réussi à capitaliser ses luttes, ses combats pacifiques et ses énormes sacrifices des 50 dernières années ! Pire encore, tous les combats qu’elle a menés ont abouti à l’enfoncer chaque fois un peu plus dans l’affirmation despotique de sa propre négation !! il en a été ainsi de la guerre de libération nationale, de 63, de la pseudo-ouverture démocratique de 88 et la pire de toutes, de 2001. Cette capitalisation n’a été réalisée que par la génération du MAK.

    N’en déplaise à tous ses détracteurs, ses jaloux et ses ennemis, la mise sur pied du premier gouvernement de l’Histoire de la Kabylie est la meilleure réalisation kabyle de tous les temps.

    Il est déjà l’incarnation de la dignité et de la liberté du peuple kabyle et de la Kabylie. Par extension, il est l’incarnation de tous les peuples qui composent cette Algérie plurielle que nous défendons bien mieux que ceux qui, en dépit du bon sens et de la réalité historique et géographique de l’Afrique du Nord, veulent absolument en faire une terre de la péninsule arabique !

    La Kabylie sera autonome, beaucoup plus tôt qu’on ne le croit !!!

    Muhand Larvi Tayeb

    Président du MAK P/I

  • Qualité des services, accès au crédit et prêt immobilier La face cachée des banques

    Par : Khaled R.

    Injonctions
    Le Salon des banques, assurances et services financiers, organisé la semaine dernière, aura permis de mesurer les efforts entrepris par les banques de la place : entre autres acquis, e-banking, développement de la monétique et système de garanties pour accroître les crédits en direction des PME ou des financements en faveur de la création de nouvelles entreprises.
    Le secteur tente de soigner son image ternie par une série de scandales à travers une opportunité de rencontrer la clientèle et d’exposer des services beaucoup plus modernes.
    Mais sur le terrain, les choses sont plus compliquées. Les particuliers se plaignent de la qualité de service, les entreprises d’un accès difficile aux financements. L’excès de prudence des banques est mis en exergue. Les banquiers soutiennent, de manière générale, qu’ils enregistrent peu de projets d’investissement à financer.
    Force est de relever sur ce plan que la question du financement des investissements productifs, l’une des grandes problématiques du développement durable du pays, se pose avec acuité. Car la tendance actuelle est au financement tous azimuts de l’import-import via le crédit documentaire et de l’exploitation des petites et moyennes entreprises.
    Pour inverser la tendance, le gouvernement a annoncé un objectif ambitieux, celui de porter la part de l’industrie dans la richesse nationale de 5% actuellement à 10% en 2014. Encore faut-il que les banques accompagnent le mouvement.
    La question de la capacité des banques locales à analyser les dossiers de crédits reste également d’actualité. En l’occurrence, les pouvoirs publics sont restés sourds à la proposition d’opérateurs de créer des fonds d’investissement appuyés par une expertise locale et étrangère pour régler ce problème. On en est donc toujours dans un système d’injonctions, de règles non écrites et qui excluent, malheureusement, maints et maints promoteurs de projets rentables des circuits de
    financement.
    Au demeurant, l’amélioration des prestations  passe plutôt par des changements dans la gouvernance des banques publiques. Au final, quand on assistera à l’émergence d’un management bancaire dont les décisions obéissent aux règles internationales et non à des directives de la tutelle ou des injonctions d’un clan au pouvoir, on pourra conclure alors que la réforme financière a réussi en Algérie.

    LIRE TOUT LE DOSSIER EN CLIQUANT ICI

  • Elections aux USA: Qui perd gagne ?

    par Notre Bureau De Bruxelles : M'hammedi Bouzina Med

    Ce n'est pas la première fois qu'un président américain se retrouve, à mi-mandat, avec une opposition au Congrès. C'est même la règle depuis quelques décennies. Quoi de si particulier, alors, pour Barack Obama ?

     Deux ans après sa conquête de la Maison Blanche, Barack Obama entame à partir d'aujourd'hui la seconde partie de son mandat présidentiel avec un Congrès qui lui est hostile. Faut-il en déduire que le président ne pourra plus mener à terme les grands chapitres de son projet politique, et que ses chances pour un second mandat présidentiel ne sont plus à l'ordre du jour ? Peut-être, et ce serait bien la première fois dans l'histoire moderne des USA qu'un président ne fasse pas deux mandats, si l'on considère Barack Obama naïf et peu «bosseur». Ce qui, au regard du bilan de ses deux premières années aux commandes du pays, est loin d'être le cas. Une première remarque : Obama est arrivé à la Maison Blanche en pleine tempête financière américaine, la seconde de par son ampleur dans l'histoire des USA. Cela veut dire que le programme économique et financier sur lequel il avait bâti sa campagne électorale était «mort-né». Il a fait face, dès sa prise de fonction, à son premier test d'envergure pour redonner la confiance et un sens à son mandat. Il a montré une capacité d'adaptation rare chez les hommes politiques dans de telles circonstances. Bien mieux encore, puisque c'est dans ces circonstances budgétaires drastiques qu'il a réussi, quelques mois à peine après, à faire voter une loi sur la sécurité sociale qui protège, désormais, les 46 millions d'Américains qui en étaient exclus. Lorsqu'on sait que depuis plus d'un siècle, les présidents américains successifs ont tenté, dans des conditions d'aisance économique nationale, de faire pareil sans réussir, il faut lui reconnaître une habilité politique exceptionnelle. Au plan international, le retrait des troupes de combat américaines d'Irak dès août 2010, avec la perspective d'un retrait total en fin 2011, est un autre acte de fidélité à ses engagements électoraux. Ce ne sont là que deux exemples qui démontrent sa capacité à se jouer des équilibres politiques internes aux USA. Il aurait très bien pu se saisir de l'occasion de la crise financière internationale et de la recrudescence du terrorisme international pour fermer le jeu et abonder dans une démagogie de circonstance. Son prédécesseur, George Bush, n'a fait que cela et a décroché un second mandat présidentiel.

     Revenons à la question principale : que va faire Obama du reste de son programme et comment va-t-il travailler avec un Congrès (Chambre et Sénat) qui ne lui est pas acquis ? Une seule stratégie inévitable s'offre à lui : amener publiquement le Congrès à assumer sa responsabilité sur les grands dossiers économiques, diplomatiques et, par dessus tout, ceux liés au département de la Défense. Tout recul ou échec économique, diplomatique ou militaire sera aussi assumé par les républicains, majoritaires au Congrès. Et les dossiers qui les attendent sont lourds : sur le plan interne, juguler l'inflation, relancer la croissance, diminuer le chômage, réguler et contrôler les marchés financiers, protéger le dollar, etc. Sur le plan international : sortir de l'enfer afghan, déjouer la crise iranienne, relancer le processus de paix au Moyen-Orient, requalifier les relations avec le monde musulman, calmer les Russes sur le sujet du redéploiement des armes stratégiques nucléaires et rouvrir avec eux le partenariat au sein de l'Otan, etc. Ce ne sont encore là que des exemples parmi les plus apparents.

     En d'autres termes, si les républicains ont surfé sur quelques échecs (réduction du chômage, processus de paix au Moyen-Orient) pour se refaire et gagner ces élections de mi-mandat, ils devront faire mieux, ce qui n'est guère dans leur logique, sinon les assumer au côté du président Obama. Ce dernier n'hésitera pas à mettre en avance leurs «oppositions» pour justifier tout retard ou échec à venir dans la mise en œuvre de son programme. Les républicains ne pourront plus accuser le président de tous les échecs. Maintenant que l'on connaît l'habilité politique de Barack Obama, il est fort à parier que ce sera lui qui leur fera porter le chapeau des défaites. Après tout, la gestion des affaires de l'Etat aux USA est partagée entre le président et le Congrès. Ce n'est pas une «cohabitation» à l'européenne où le président peut passer, outre l'Assemblée ou le Sénat, grâce au pouvoir que lui confère la Constitution. Enfin, rappelons que Nixon, Reagan, Clinton ont vécu la même expérience à mi-mandat, et jusqu'à George W. Bush avec ses guerres, sans rater une deuxième fois la conquête de la Maison Blanche américaine. Le jeu politique aux USA n'en sera que plus passionnant et Obama aime bien ça.

  • Liberté économique dans le monde arabe: Le néo-patriotisme économique déclasse l'Algérie

    par Oualid Ammar

    L'Institut anglo-saxon Fraser et la Fondation allemande Friederich Naumann ont établi un classement de la liberté économique dans le monde arabe en 2010.

    Sur les 16 pays arabes ciblés, l'Algérie vient en dernière position. Bahreïn a été classé premier dans le monde arabe de cet «Index of Economic Freedom» pour l'année en cours, 2010 tandis que l'Algérie est venue à la dernière place. Le rapport annuel de l'indice de liberté économique, publié hier par l'Institut «Fraser» et «Friedrich Neumann» Economic Research» classe le Bahreïn à huit points sur dix, dans ce rapport qui consigne la liberté économique pour seize pays arabes sur vingt-deux.

    Selon les concepteurs de ce classement, il n'y avait pas suffisamment de données pour traiter les six manquants à savoir: l'Irak, la Libye, le Yémen, le Soudan, la Somalie et la Palestine. Koweït est arrivé en deuxième place, et le Liban, à la troisième place, suivi du Sultanat d'Oman, la Jordanie et le Qatar, à la cinquième place, et l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis à la sixième place. L'Egypte est en neuvième position tandis que l'Algérie est précédée par Djibouti, la Mauritanie, la Tunisie et la Syrie.

    Ce classement repose sur un indice de la liberté économique dans le monde qui utilise 42 composants dans cinq domaines. Il s'agit notamment de «la taille du gouvernement», «le droit commercial et économique et la protection des droits de propriété intellectuelle», «la politique monétaire», «la liberté du commerce international», et «les cadres réglementaires pour chacun des crédits, l'emploi et l'activité commerciale».

    Comme les données sous-jacentes à certains des composants utilisés dans l'indice mondial ne sont pas largement disponibles pour le monde arabe, ils ont été remplacés par des composants similaires avec une couverture plus large du monde arabe, précise une note d'accompagnement de ce rapport.

    Non ingérence de l'Etat

    Le rapport de l'Institut Fraser et de la Fondation Naumann fait aussi l'apologie des riches monarchies du Golfe. Il souligne que les gouvernements du Conseil de Coopération du Golfe ont travaillé à ouvrir leurs économies interne et externe pour le commerce international, ajoutant que «cette ouverture est l'une des choses qui favorisent la bonne gouvernance dans la région arabe». On pourrait ajouter, également, que cette ouverture favorise la conquête de nouveaux marchés par les Occidentaux qui peinent à trouver des débouchés pour leurs produits.

    Plus terre à terre, Said Fred MacMunn, vice-président de l'Institut Fraser de la recherche économique, remarque que les États qui occupaient le premier rang ont été en mesure d'atteindre des résultats tangibles concernant la liberté économique. Un autre co-auteur de ce rapport annuel 2010, Salem Al Ismaily a, de son côté, signalé « l'existence d'un lien entre la liberté économique et la prospérité, soulignant que chaque fois qu'il ya eu une augmentation du taux de la liberté économique, il y a eu augmentation du taux de croissance économique». Il reste que ce travail technico-politique réalisé par ces deux institutions est plus une photographie à l'instant «T» qu'une projection.

    On ne sait pas ce qu'il adviendrait de ces économies où règne «la liberté économique» si la crise économique mondiale s'accentuait. Ainsi l'Algérie dont l'ouverture économique fut louée tant par le FMI que la Banque mondiale, ne trouve pas grâce aux yeux de ces chercheurs-sondeurs.

     Dans l'élaboration de ce classement de la liberté économique dans le monde arabe en 2010, c'est le cap du néo-patriotisme engagé depuis deux ans qui, vraisemblablement a joué en défaveur de l'Algérie. «La liberté économique se détermine par la capacité de chacun à mener une activité économique sans ingérence de l'État, dans la mesure où cette activité respecte les mêmes droits de l'ensemble des citoyens», souligne l'Institut Fraser.

  • La JS Kabylie 83è place au classement mondial des clubs

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    La Jeunesse sportive de Kabylie pointe à la 83è place au classement mondial des clubs établi mercredi 03 novembre par la Fédération Internationale d'Histoire et Statistique de Football (IFFHS), alors que l'Entente de Sétif occupe la 109 position, rapporte l'IFFHS sur son site. 

    Si la JSK, demi-finaliste de la Ligue des Champions d'Afrique, a conservé sa place par rapport au précédent classement, ce n'est pas le cas pour l'ESS  qui a reculé de 28 places pour se loger à la 109 position.

    L'autre équipe algérienne figurant dans ce classement est le CR Bélouizdad, qui se classe à la 344è position. A l'échelle du continent, le TP Mazembe (RD Congo) conserve sa position de première équipe africaine (32è), devant le Ahly du Caire (65è), et l'ES Tunis (97è).         

    Les congolais du TP Mazembe ont fait un grand pas vers la conservation de leur titre de champion d'Afrique, après avoir écrasé l'ES Tunis (5-0), lors  de la finale aller de la Ligue des Champions.

    Dans le haut du classement, le club italien de l'Inter Milan, détenteur  de la Ligue des champions, préserve sa première place dans un podium inchangé  où le FC Barcelone et le Bayern Munich, occupent respectivement la 2è et 3è  position. 

    Dans le Top 10, huit équipes européennes y figurent, les deux autres étant l'équipe argentine de l'Estudiantes de la Plata (7è), et Porto Alegre  (Brésil/10è).

    L'IFFHS, est une institution statistique reconnue par la Fédération Internationale Football (FIFA). Elle a pour objectif d'établir une documentation  chronologique, statistique et scientifique du football à niveau mondial et déterminer  les records mondiaux en toutes les zones de dit sport en accord avec les  principes de la FIFA.

    El Watan avec APS