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Algerie :fraude à tebessa
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On est jeuuuuudi ! Sortez de vos tombes !
Par Hakim Laâlam Email : hlaalam@gmail.com Bulletin d’alerte météo pour ce jeudi. Fortes pluies et averses de grêle exceptionnelles. Risque de chutes de neige et avis de cyclone de force 7. Soyez prudents. Evitez de sortir entre 8h et 21 heures ! Seddiki, le patron à blanc de la Commission de surveillance des locales, me donne toujours l’impression d’avoir une guerre de retard. Hier encore, il m’a confirmé cette impression bizarre en se plaignant du fait que des «morts figuraient sur le fichier électoral». Eh ! Oh ! Seddiki, faut te réveiller, mon grand ! Ce n’est pas un scoop, des morts qui figurent juste sur un fichier électoral. C’est même un truc complètement dépassé. Chez nous, les morts n’en sont plus au stade de la figuration simple. Non seulement, ils figurent sur le fichier des votants, mais en plus, tiens-toi bien mon Seddiki, ils voooooooooooooooootent ! Et je trouve quelque part ingrat que toi et toute l’opposition de ce pays ne rendiez pas assez grâce et hommage au régime de bananes qui nous gouvernent. Oui, hommage et grâce pour cette prouesse médicale, cette première scientifique. Ressusciter les morts ! Qui n’en a pas rêvé un jour ? Toute l’œuvre d’Allan Edgar-Poe tourne autour de ce fantasme divin. Le docteur Frankenstein y a consacré toute sa vie, écumant cimetières et laboratoires de fortune pour réaliser ce rêve. Des écrivains, des peintres, des plasticiens, des artistes de tous bords salivent leur trace à l’idée de devenir immortels à travers la pérennité et l’universalité de leurs œuvres. De grands criminels voulant marquer leur passage sur terre d’une empreinte indélébile se sont échinés à devenir des serial-killer, juste pour que l’on continuât à parler d’eux bien après leur mort. Piètres tentatives ! Pâlottes gesticulations à côté de l’immense exploit des gens du Palais. Nous recensons les morts, nous les ramenons de trépas sans labo ni œuvre picturale majeure, et nous les faisons revivre le temps d’une plongée dans l’urne et d’un scrutin. Va faire mieux, si tu peux ! Et quoi de meilleure que cette ambiance si particulière aujourd’hui jour de vote, dans les écoles ? Des vivants côtoyant des morts. En parfaite harmonie patriotique. Pour le bien du pays des morts-vivants ! Dans la queue pour verser son obole à l’urne, zombies et quidams palabreront à qui mieux-mieux, les premiers ne pouvant s’empêcher de faire remarquer aux seconds «qu’avant, c’était tout de même mieux». Et les seconds acquiesçant poliment, la contradiction aux morts ne faisant pas partie de notre culture post-funéraire. Non, Monsieur Seddiki ! Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas là de fraude ni de profanation des tombes. Non ! Nous sommes bien… au-delà, si j’ose dire ! Avec ces morts électeurs, nous consacrons le stade suprême de la démocratie. Nous l’étendons du règne des vivants à celui des macchabées. C’est le nirvana ! Œuvrons ensemble à mener le pays droit devant. Vers où, ne me le demandez pas. Du moins pas pour l’instant, car là, je cherche ma carte d’électeur. J’ai dû l’oublier au cimetière, ce matin en sortant de ma tombe ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. H. L.
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Algerie un malade mental :
DAHO OULD KABLIA AU SUJET DES DÉPASSEMENTS PENDANT LA CAMPAGNE :
«Aucun impact sur les élections»
Les dépassements relevés par les deux commissions chargées de la supervision et de la surveillance des élections n’entacheront pas le déroulement du scrutin. L’affirmation est du ministre de l’Intérieur.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Invité de la Chaîne I, Daho Ould Kablia a donné son appréciation du déroulement de la campagne électorale, estimant, une fois de plus, que cette dernière avait timidement commencé avant d’atteindre sa vitesse de croisière. Les commissions de surveillance de supervision des élections, dit-il, ont effectué leur travail dans «de bonnes conditions» puisque, dit-il, une première expérience a déjà été tentée à l’occasion des législatives. Ces deux instances ont eu à trancher au sujet de plusieurs litiges et dans beaucoup de cas de dépassements. Des cas qui n’ont eu, ajoute-t-il, aucun impact sur la crédibilité des élections. Il assure cependant que la neutralité de l’administration est assurée pour ces élections. Interrogé au sujet de la loi sur les communes, le ministre de l’Intérieur a déploré le fait que beaucoup de partis et même des faiseurs d’opinions n’ont pas lu le texte et affirment que les prérogatives du président d’APC ont été réduites. «En donnant la prérogative de distribuer les logements aux chefs de daïra, on a protégé les présidents d’APC qui sont en première ligne dès qu’il y a contestation d’une liste de bénéficiaires », répond le ministre qui affirme que les élus jouissent de toutes les prérogatives qui leur donnent la possibilité de mener à bien les projets inscrits dans le cadre de leurs communes. Il a rappelé que durant le quinquennat dernier, une enveloppe de 65 milliards a été allouée pour réaliser les projets présentés par les APC et que 37,5 milliards de dinars du fonds commun des collectivités locales ont été utilisés pendant le dernier quinquennat pour résorber le déficit des communes. Ould Kablia est formel : aucune APC n’était déficitaire en 2011 et 2012 puisque l’Etat a pris en charge leurs dettes, rappelant que la mauvaise gestion était souvent à l’origine de cette situation et que la qualité des élus dépendait des partis politiques qui définissent les critères.
N. I. -
L'APC expliquée aux enfants
On l'a déjà dit, tant qu'un président n'est pas passé par le stade de maire, chef de daïra, wali, député ou même ministre avant d'accéder au trône suprême, il y aura toujours ce problème de hiérarchie faussée et de représentativité fabriquée. Comme l'a expliqué Newton il y a plusieurs siècles, un président tombe du haut vers le bas par gravité, mais dans le cas de l'Algérie en apesanteur contrôlée, un président toujours sur le haut, jamais en bas. A l'inverse aussi, un maire d'Algérie n'a jamais pu dépasser son stade, ascenseur politique sciemment bloqué, finissant généralement en prison ou ailleurs.
Mais qu'est-ce qu'un maire ? C'est aussi un président, mais d'une assemblée populaire communale. Une APC, c'est quoi ? C'est l'entité de base de l'Etat, un morceau de l'ensemble, forcément le plus petit et le plus fragile. L'article 46 du code communal l'explique d'ailleurs assez bien : le ministère de l'Intérieur peut dissoudre une APC «lorsque le maintien de l’assemblée est source de dysfonctionnements graves, dans la gestion communale ou de nature à porter atteinte aux intérêts et à la quiétude du citoyen». La définition est si vague que si cet article ne s'appliquait pas uniquement aux APC, l’on pourrait dissoudre beaucoup de choses. Un ministre – celui de la Santé, de l'Education ou du Logement – pour sa gestion et dysfonctionnements graves, l'ENTV pour atteinte à la quiétude du citoyen, ou encore le FLN pour continuer à pomper la rente au détriment de l'intérêt du même citoyen.
On le voit bien, pour un maire élu, soumis à la tutelle de ceux qui sont nommés, il n'y a pas vraiment de marge de manœuvre. Que peut-il faire s'il est dissous ? Rien. Pas même acheter sa réhabilitation. Car c'est aussi prévu dans l'article 57 du même code : «Les délibérations des APC portant sur les budgets et les comptes ne sont exécutoires qu’après avoir été approuvées par le wali.» Trop forts.
Chawki Amari
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