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Après son mini AVC, Bouteflika transféré au Val-de-Grâce à Paris
Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a été transféré samedi en fin d'après-midi à Paris, pour y effectuer des examens complémentaires, sur recommandations de ses médecins traitant, a appris l'APS, samedi soir de source médicale.
Bien que son état général soit stable et "ne suscite pas d'inquiétude particulière", ses médecins lui ont prescrit des examens complémentaires ainsi que quelques jours de repos, a-t-on ajouté de même source, cité par l'APS.
Selon l'AFP, qui cite des sources proches du dossier à Paris, M. Bouteflika est arrivé à 18H00 GMT à l'aéroport parisien du Bourget et il a été immédiatement conduit, sous escorte militaire, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, un établissement parisien qui accueille régulièrement des personnalités françaises et étrangères importantes
Elwatan.com
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L’étrange relation Algérie-Qatar
Par : Mustapha Hammouche
Curieusement, dans les extraits, publiés par notre confrère El Watan, des messages adressés par Chakib Khelil à Abdullah Ben Hamad Al Attiyah, propriétaire de Qatar Fuel Woqod et ministre de l’Énergie qatari, la forme étonne moins que le fond.
Peut-être parce que nos dirigeants n’ont jamais fait mystère de leur disponibilité à satisfaire les envies de leurs princiers “frères” et que seuls les termes dans lesquels était exprimée cette obligeance faisaient encore énigme. On savait que l’influence des émirs, qataris en particulier, est, on ne sait par quel mystère, telle qu’ils peuvent disposer, à leur guise, de toute ressource nationale, y compris écologique. Cela, ils nous infligent régulièrement la preuve depuis plus de dix ans : ni le principe universel de sauvegarde des espèces menacées ni nos lamentations n’ont jamais perturbé le passage de leurs caravanes quand ils viennent décimer l’outarde du côté de Nâama ou d’ailleurs. Autre illustration de cette inclination nationale à satisfaire les caprices des émirs “amis” : la mise à disposition, pour des projets fictifs, de terrains qu’ils laissent parfois en friche.
Malgré tout, on était loin d’imaginer la relation d’obédience qui transparaît à travers les termes du courrier adressé par notre ministre à son homologue qatari. “Nous avons accepté vos requêtes et ferons notre mieux pour vous satisfaire”, écrit-il. On a de la peine à croire qu’il s’agit là du propos d’un membre du gouvernement d’un pays souverain à un collègue d’un micro-État qui se résume à une réserve de gaz et un quartier général de l’US Army.
Les efforts sémantiques que fait le ministre pour rassurer l’émir sur l’avenir de ses affaires en Algérie sont simplement prodigieux : “La nouvelle stratégie adoptée dans le domaine de l’énergie permet d’atteindre vos objectifs dans l’obtention du mégaprojet de stations-services localisé dans des régions stratégiques de l’Algérie. Nous vous informons que nous avons pris en considération vos recommandations et suivi vos directives”, écrit-il !
Toujours prêt à rencontrer l’émissaire de l’émir — et non l’émir — à Rome ou à Genève — et non à Alger — Khelil ne semble ménager aucune concession pour que ces “infrastructures réalisées”, d’abord pour le compte du groupe Sontatrach, lui soient transférées dans les meilleurs délais et conditions. Il lui expose même le procédé : “Par le biais d’un avis d’appel d’offres international selon les termes et les conditions que nous avons déjà décidés.”
Des mois, voire des années avant même la réalisation des fameuses infrastructures, est programmé “un appel d’offres international” dont le lauréat est préalablement désigné ! Le code des marchés publics sert-il à cela aussi ?
Il n’est pas certain qu’il s’agisse là d’une forme de “coopération” pratiquée par le seul Khelil. Il n’y a pas longtemps, lors du voyage du Premier ministre au Qatar, l’Algérie a signé un contrat d’acquisition d’un méthanier qui sera armé par Hyproc. Mais où sont passés nos pétroliers et méthaniers pour qu’Hyproc en soit réduite aujourd’hui à gérer des bateaux pour compte ?
La forme spécifique de l’impérialisme lobbyiste et affairiste qatari ne fait pas mystère. Mais dans le cas de l’Algérie, le pays n’a pas de besoins de trésorerie pour succomber à son hégémonie. D’où lui vient alors ce pouvoir ? -
Nord-Mali : l’Algérie a fourni une aide logistique à l’armée française
Dans la guerre au Nord-Mali, l’Algérie ne s’est pas contentée d’autoriser les avions français à survoler son territoire. Elle a également fourni une aide logistique aux forces armées françaises engagées dans l’opération militaire au Nord-Mali, affirme, ce vendredi 26 avril, l’hebdomadaire français Le Point.
« Les camions-citernes du service des essences des armées, intégrés à la brigade logistique, se sont rendus à cinq reprises à la frontière algérienne, par la piste partant de Tessalit, pour aller prendre livraison de centaines de mètres cubes de carburant livrés par l'Algérie », affirme le journal sur son site internet, citant le chef de corps du « 511 », le colonel Jean-Louis Vélut.
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Bouteflika, le DRS et le 4e mandat
zoom | © Photo : H. LyèsUne information reprise par le journal online TSA fait état d’une agitation inhabituelle du clan présidentiel à la suite du déclenchement de l’opération «mains propres» lancée par le DRS. L’entourage de Bouteflika estime que des menées subversives sont lancées contre le 4e mandat brigué par le Président. Il réplique en mettant en place, il y a trois semaines, une cellule spéciale.
Pour une «première», c’en est une. Incontestablement. L’«entourage» du président de la République, chef suprême des armées, accuse – par source anonyme interposée –, nommément, les «services» du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) de vouloir torpiller ses projets futurs, à savoir briguer un quatrième mandat et réviser la Constitution.
Par dérobades et faux-fuyants, la communication présidentielle, prisonnière de l’ère néolithique, tente d’allumer des contre-feux.Ne réagissant pas sur le fond, notamment à la mise en cause directe du conseiller et frère du président, Saïd Bouteflika, de Chakib Khelil, ex-ministre de l’Energie et ami du président Bouteflika, respectivement cités dans l’octroi frauduleux, entre autres, de marchés publics à caractère sensible et stratégique à des groupes français et américains, ainsi que la mise en place d’un système gigogne de prévarication, le fameux «entourage du président de la République» préfère se perdre en conjectures, prétextant la lutte de clans, les tirs de barrage.
Selon le journal online TSA (Tout sur l’Algérie), l’«entourage du président Bouteflika – s’agit-il de Saïd Bouteflika himself?! – est désormais convaincu que l’opération «‘‘mains propres’’ lancée par le DRS n’a pas pour unique objectif de lutter contre la corruption, elle vise directement à empêcher le Président de briguer un quatrième mandat ; d’introduire certains articles dans la révision de la Constitution relatifs notamment à la création des postes de vice-président et de ministre de la Défense».
«cellule spéciale» à la présidence
TSA rapporte par ailleurs que l’entourage présidentiel a décidé de réagir «après avoir laissé le DRS prendre l’initiative, en multipliant les enquêtes de corruption sur les contrats attribués dans différents secteurs».
Cette «cellule spéciale» mise en place «il y a trois semaines» à la Présidence, précise-t-on, composée de six membres, dont «deux grands spécialistes dans les enquêtes à la retraite, des experts en droit et un ancien attaché militaire dans un pays musulman (?)», est chargée de suivre l’évolution des enquêtes en cours sur la corruption, notamment le scandale Sonatrach II. «De hauts responsables et anciens hauts cadres de l’Etat sont impliqués dans ces scandales, arguait la source de TSA. Le Président veut s’assurer que ces enquêtes sont menées dans le cadre de la loi et que toutes les personnes impliquées, quel que soit leur rang, soient sanctionnées d’une façon exemplaire.»Cette cellule «spéciale» sera-t-elle l’interface du DRS et de son service central de la police judiciaire — créé en 2008 par décret présidentiel — ou un service parallèle ?
Rappelons que le 3 mars dernier, le ministre des Finances, Karim Djoudi, avait lancé officiellement les «activités» de l’Office central de lutte contre la corruption présidé par un magistrat proche du clan présidentiel. Le lancement tardif de cet office avait été interprété comme une volonté de «dessaisir» le DRS de ses missions de lutte contre la corruption.
Mohand Aziri
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Se faire prendre
Se faire prendre Dans l'ouverture liée aux prochaines échéances, le régime semble avoir oublié un important élément de la population : sa jeunesse. En effet, si l'on ouvre des débats dans l'audiovisuel et on ouvre des enquêtes de justice comme on ouvre des boîtes de sardines, il reste ce problème naturel. Après Chéraga, capitale des matériaux de construction, à Constantine, capitale de la culture arabe pour 2015, on ramasse les couples dehors, et pour les filles, on leur fait subir un test de virginité à l'hôpital. On peut se poser encore la question de savoir comment un médecin peut pratiquer une telle auscultation tant est que sa fonction est de soigner un malade et que la non-virginité n'est pas une maladie.
On peut aussi se poser la question de savoir ce que les policiers cherchent dans le sexe d'une jeune femme, tant est que juridiquement non plus et en attendant la révision de la Constitution, la non-virginité n'est pas encore un délit. Mais il faut surtout savoir que pour une jeune femme, ce test de virginité est d'une suprême humiliation. Si la malheureuse femme n'est pas vierge là où il faut, la police pourra, code pénal à l'appui, l'incarcérer pour prostitution, racolage sur la voie publique ou le grand classique : atteinte aux mœurs islamiques et aux valeurs de Novembre, certificat du médecin perceur à l'appui. Les jeunes ne votent peut-être pas, ce qui explique qu'ils soient ainsi maltraités et humiliés, mais la DGSN devrait, au lieu d'aller à Paris enseigner aux Français ses techniques de gestion de foule dans les manifestations, commencer d'abord à enseigner à ses policiers les lois et les bonnes manières. Puis, la sexualité chez les castors.
Chawki Amari
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Hypnose
Par : Mustapha Hammouche
Belayat, l’actuel “animateur” du FLN, est connu pour son sens de l’humour. “Bouteflika a le droit d’être candidat, nous dit-il, mais nous pouvons choisir un autre”, sans sourire.
Comme s’il pouvait se concevoir que celui qui, d’emblée, posait la condition d’“une majorité significative” — sinon “il rentrait chez lui” — accepterait aujourd’hui d’aller à une élection sans garantie de plébiscite.
Même si Belayat fait semblant de l’ignorer, la situation même du FLN est tributaire de la décision de Bouteflika concernant sa candidature. En fait, la perspective nationale est suspendue à cette décision. Tout se passe comme si le pays est à l’arrêt en attendant que la question du quatrième mandat soit résolue. Rien ne doit être fait qui nécessite le règlement de ce préalable. Et la marche du pays est synchronisée de manière à ne pas bousculer la prise de décision du Président quant à son avenir politique.
Ainsi, la rédaction du projet de réforme constitutionnelle est réglée sur l’échéance 2014. On voit mal, en effet, le pouvoir dévoiler les éléments de cette réforme avant que le régime n’ait tranché entre l’option de la continuité et celle de la succession. De toute manière, la nature des changements qui seront apportés au texte dépendront entièrement de ce choix.
Ce sera, soit une Constitution pour un quatrième mandat, soit une Constitution pour une nouvelle présidence. On ne change pas un texte fondamental en fin de mandat pour améliorer
ses qualités démocratiques. Ce n’est pas, au demeurant, la vocation du
régime actuel ; si c’était le cas, on l’aurait éprouvé, depuis quatorze ans qu’il sévit.
La lenteur du processus de “réforme” constitutionnelle n’a pas d’autres raisons que la nécessité de la caler avec le rendez-vous électoral de 2014. On en connaîtra les contours de la prochaine version qu’à la veille de la présidentielle, en ayant juste le temps de la voir adoptée, comme ce fut le cas de la révision “démocratiquement” adoptée en 2008.
Entre-temps, tout ce qui peut renseigner sur les intentions du régime sera suspendu.
Y compris la désignation des chefs de parti du pouvoir, Monsieur Belayat. Et la classe politique, pouvoir et ralliés, faux et vrais opposants, fera du courant d’air pour donner un semblant de vie publique au pays. Mais chacun s’efforce de trouver les mots pour s’exprimer sans oser l’affront d’un éventuel changement de régime mais sans oser un franc pari pour la continuité.
La classe politique mais aussi la société resteront ligotées par cette pause imposée à la vie nationale. Chacun tentera de glaner ce qu’il peut comme acquis : les collectifs de fonctionnaires syndiqués, les commerçants, les prétendants aux logements sociaux…
Il y a un gouvernement pour cela, qui fera patienter, par la promesse et par la dépense, tout ce beau monde, impatient de décrocher quelques droits ou avantages avant que le pouvoir
n’ait encore renouvelé ou renforcé son assise.
Même la justice, confrontée à des dossiers aux prolongements politiques évidents, doit s’adapter au temps politique. Ce qu’illustre l’étonnant report du procès Khalifa à “une prochaine” session. Rien qui puisse dévoiler les intentions du régime pour l’année prochaine ne doit apparaître. On laisse le peuple fantasmer sur une évolution consentie d’en haut avant de le prendre dans son sommeil, une nouvelle fois, par surprise, comme d’habitude, pour un autre tour.
M. H.
musthammouche@yahoo.fr -
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