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  • Les laissés-pour-compte de Hassi Messaoud

    http://www.elwatan.com/une/les-laisses-pour-compte-de-hassi-messaoud-14-12-2014-281472_108.php

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  • Un bateau ivre

    Alors que se multiplient et s’aggravent les crises, Sellal paraît de plus en plus impuissant à les affronter et leur apporter les solutions idoines. Le poids des responsabilités devient trop lourd pour ses épaules. S’il manifeste beaucoup d’ardeur et de bonne volonté, cela ne comble pas le double déficit dont il souffre : d’un côté au niveau de ses pouvoirs et de son autorité, de l’autre au plan de sa légitimité.

    En faisant de lui un Premier ministre, simple coordinateur du gouvernement, la Constitution actuelle remaniée par Bouteflika en 2009 l’a dépouillé de toute responsabilité face aux députés et devant la nation en matière de programmes politique et économique.

    En outre, non élu par le peuple, désigné par le président de la République, révocable à tout instant par ce dernier, il ne dispose d’aucune légitimité populaire, cet attribut bien nécessaire lorsqu’il faut affronter les populations et les acteurs politiques et sociaux. Ce qui explique en large partie que la lancinante question du M’zab ne trouve aucune solution juste et durable, que les foyers de revendications sociales se multiplient et s’aggravent et que face à la chute brutale des prix des hydrocarbures, ne se dessine aucune stratégie cohérente et efficace pour le court et moyen termes.

    La cacophonie est la règle, au gré de la compréhension de chaque institution mais surtout des intérêts remis en question par la diminution drastique de la rente. Au plan international, s’il parle au nom du Bouteflika et s’il le représente, Sellal ne rencontre pas toute l’écoute voulue, ses interlocuteurs préférant avoir affaire au président de la République. La gêne est perceptible chez les chefs d’Etat qui le reçoivent, y compris au niveau protocolaire.

    Avec l’effacement de Bouteflika depuis près de dix années, la voix de l’Algérie n’est plus audible à l’extérieur et si quelques progrès sont enregistrés ça et là, ils sont davantage à l’actif du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamramra, qui s’investit beaucoup, spécialement dans la gestion des conflits aux frontières du pays.

    Sur les grands dossiers de politique nationale, Sellal est carrément aux abonnés absents. Apres s’être beaucoup investi pour le quatrième mandat de Bouteflika, il ne prend plus en charge les retombées de celui-ci, particulièrement la montée en puissance de l’opposition réclamant une présidentielle anticipée, dénonçant le fait que le président de la République n’a plus les capacités de gouverner efficacement alors que la crise interne s’aggrave dangereusement.

    C’est le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, qui s’est chargé de cette besogne de contrer les opposants, un homme totalement discrédité par son passé et son profil d’homme corrompu. Incapable de proposer des sorties de crise, il s’est spécialisé dans l’invective et le dénigrement. Mise dans l’impasse par cette mauvaise gouvernance, l’Algérie inquiète ses interlocuteurs extérieurs. L’Union européenne l’a fait savoir informellement tout récemment. Si de nombreuses délégations étrangères défilent à Alger, c’est tout simplement pour arracher le maximum de contrats et s’octroyer des parts dans les réserves de change nationales placées aux Etats-Unis.

    Des réserves qui fondront comme neige au soleil si le statu quo persiste. Force et de constater qu’à l’extérieur comme à l’intérieur du pays, on assiste impuissants, à la montée des périls. L’Algérie est devenue une sorte de bateau ivre, sans capitaine, l’équipage est livré à lui-même, fonçant sur une mer lourdement agitée vers de sombres horizons.

     

    Ali Bahmane

     

     

     

     

     

    Vos réactions 4

    L'échotier   le 11.12.14 | 17h20

  • LE FROID

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  • no moment

    DILEM DU 07 JUIN 2014

  • Guerre de Tripoli et Seconde guerre barbaresque

    La Seconde guerre barbaresque (appelée également guerre algéro-américaine ou guerre américano-algérienne1) de 1815 est le second conflit des guerres barbaresques, faisant suite à la guerre de Tripoli (1801–1805) aussi appelée première guerre barbaresque.

    Il s'agit d'une guerre entre les États-Unis et les régences de l'Empire ottoman en Afrique du Nord (Régence de Tripoli, Tunisie beylicale et Régence d'Alger) connues collectivement comme les États barbaresques. La guerre opposant les États-Unis aux États barbaresques prend fin en 1815, mais il faut attendre l'année suivante pour que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas mettent fin au conflit international, plus large. http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_guerre_barbaresque

  • Ôte ta main de là !

     

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Hollande a téléphoné à Abdekka pour le féliciter après sa
    réélection et lui réaffirmer que la France est favorable à une
    accélération de la coopération…

    … médicale !

    Je ne suis pas un exemple de religiosité ! Loin de là ! J’assume même mon côté «anticlérical militant». Mais quand on assume, il faut tout assumer ! Assumer aussi, par exemple, ce côté paradoxalement mignon de l’Algérien qui se fout de l’imam à la première occasion, mais en même temps, qui ne peut passer devant un quignon de pain jeté au sol sans le ramasser, l’embrasser et le préserver dans un coin haut, loin des souillures. Nous sommes comme ça, élevés dans ce respect non pas d’une religion dogmatique, mais dans des fondamentaux humains. Il est des réflexes impossibles à censurer lorsqu’on a plus du demi-siècle au compteur de la vie. Si j’écoute la radio et que les programmes de musique rock sont interrompus par l’Adhan, je ne change pas de fréquences, comme tétanisé, j’attends la fin de l’appel à la prière pour ensuite me replonger dans Bruce Springsteen ! C’est ridicule, c’est infantile, personne ne peut m’obliger à mon âge à suivre ces rituels, je vous l’accorde, mais c’est comme ça ! Je m’y conforme parce que récipiendaire d’une éducation ancestrale que je perpétue, parfois à l’insu de mon plein gré. Pourquoi diable je vous raconte tout ça ? Parce qu’en ce moment précis, là, maintenant et dans les heures qui viennent, j’ai une pensée déjà émue, voire un pincement au cœur à l’évocation de la profanation à venir d’un objet que mes parents m’ont appris à respecter par-dessus tout, à sublimer. Bon ! Je dois bien l’avouer, moi, le mécréant, je n’ai pas suivi à la lettre les recommandations de mes Chibanis aujourd’hui sous terre. Mais en même temps, cet objet est là, dans mon intérieur. Il me suffit de le savoir ! Non pas que cela chamboule ma vie, ou que ça en conditionne son cours fondamentalement. Non ! Mais il est là ! Il m’est arrivé comme tout le monde de déménager souvent, surtout lors de la «décennie noire», j’ai dû alors, à chaque fois me séparer d’un tas de choses, par nécessité pratique, mais l’objet en question, je l’ai gardé toujours. Comme une sorte de talisman. Comme pour dire à mes parents, dans un dialogue entre le monde des vivants et celui des morts, «voyez ! Je ne suis pas le fils vertueux dont vous auriez peut-être rêvé, mais j’ai gardé l’objet précieusement, je l’ai mis à l’abri du temps et de ses vicissitudes, il m’est arrivé de le recoller, de le restaurer, et il est là». Puérile complainte d’un fils non encore résolue dans son rapport à Dieu ? D’un quinquagénaire encore indécis sur des interrogations d’ados ? Non ! Juste assumer cette part de contradiction délicieuse que nous portons pour beaucoup d’entre nous Algériennes et Algériens par rapport à cet objet sacré. Et si j’en «parle» aujourd’hui, si je partage tout cela ce jour, c’est que cet objet, du moins le même objet, similaire, le Saint Coran va subir un outrage dans quelques heures, à peine. Une main va se poser dessus et jurer ! Sacrilège ! Oui ! Profanation même à mes yeux d’enfant devenu adulte et aujourd’hui dans sa deuxième moitié de vie. Le Coran doit être préservé ! Le Livre Saint ne doit pas être ainsi livré aux «mains incertaines». Si ce n’est pas par religiosité, il faut le faire par respect à l’éducation que nous ont donnée, léguée nos parents. Ou juste par réflexe, comme on le ferait tous les jours avec le quignon de pain ramassé, embrassé, passé sur notre front et élevé au-dessus de la saleté des hommes. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • Avec des si

     

     
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    Deux écoles. La première, celle de la primauté de l'alphabet sur le militaire : construire avec l'ABC de l'indépendance en poche le pays par le début avec des A et des B. Abdelaziz Bouteflika, Abdelaziz Belkhadem, Amara Benyounès, Abderrahmane Belayat et Ali Benflis ou Amar Bouzouar, longue suite oligarchique des 100 B, de Ben Khedda à Bendjedid en passant par Ben Bella et Boumediène. La deuxième école est celle des notables, avec des si et des Si, à l'image du nouveau dernier, Si Ali, plus connu sous le pseudonyme de Si Toufik. Si Ali, Si Amar, Si Affif, Si Ahmed, Si Abdelmalek, Si Abdelaziz… Si et si seulement si tous des Si à qui l'on doit le respect mais qui ne vous respectent pas forcément. Mais si Si Ali et si Si Ali l'autre, Benflis, candidat à la rime parfaite, Benflis raïs devient Président, il passera de Si Ali à Fakhamatouhou, grand changement pour la nation. Ce n'est pas encore le cas, juste un si, Si Ali s'appelle toujours Si Ali même si l'on a aujourd'hui du mal à le différencier, puisque Si Ali, l'autre, le Dieu, serait toujours en poste, à l'entrée du Ciel.

    Mais si c'est vrai que Si Ali, pas le futur Président, l'autre, vient d'être poussé à la retraite par Si le président, faudra-t-il voter pour Si Ali le candidat ? Bien sûr, ce ne sont que des si et avec des si on peut faire six mandats si les Si le veulent. Avec des si, on pourrait même mettre Alger en bouteille, là où l'on n'a réussi pour l'instant qu'à remplir des bouteilles avec les rumeurs d'Alger. Mais avec des Si – pas des si – il faut bien avouer que l'Algérie n'a pas avancé, même pas poussée par le Printemps arabe et ces réformes qui ne sont jamais arrivées, remplacées par des guerres de pouvoir. Au final, empêtrée dans des si et des Si, l'Algérie nouvelle reste encore une hypothèse. Sur ce point, les Egyptiens ont réglé le problème à leur manière, leur président est général et s'appelle Sissi.

     

    Chawki Amari
  • L’Algérie, un pays prisonnier de l’absurde (Opinion)

     

     

    Bouteflika, lors de la signature de la LF2014

    Boutef ou Toufik ? Saadani a choisi son camp. L’Algérie aussi : elle nage dans l’absurde.

     

     

    Dans une Algérie en régression morale et politique, le ridicule n’est jamais loin. L’absurde non plus. Il tend même à s’installer partout, y compris à la présidence de la république, ainsi que dans les principaux centres de pouvoir, au sein des partis et dans la nébuleuse des réseaux qui gravitent autour de la rente. Ceux qui sont supposés diriger le pays et ceux supposés décider de son sort sont en effet installés dans une situation parfaitement ubuesque : ils se chamaillent pour savoir si un homme physiquement diminué, en très mauvaise santé, incapable de se mouvoir et de participer aux forums internationaux, incapable même de se déplacer et de participer aux réunions, doit rester au pouvoir pour un mandat supplémentaire de cinq ans.

    Ces hauts responsables sont, à priori, l’élite politique du pays. Ministres, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs, diplomates chevronnés, tous occupent des fonctions prestigieuses, roulent en luxueuse voiture officielle, touchent de salaires très élevés, et sont souvent entourés de gardes du corps et d’une multitude d’assistants formés dans les meilleures écoles. Mais ce n’est qu’une façade, car ces hauts responsables sont réduits à des considérations parfaitement ridicules, liées à une inconnue : gérer au jour le jour, en fonction de l’évolution de l’état de santé du chef de l’Etat. Ils ont oublié la politique, les projets, l’idéologie, la compétition, la démocratie. Ils sont absorbés par une seule hantise : Abdelaziz Bouteflika sera-t-il candidat ou non? Comment savoir, pour faire le bon choix, en vue de le soutenir en cas de candidature, ou prendre ses distances si jamais il est lâché ?

    Le premier ministre Abdelmalek Sellal concentre toutes ces contraintes. Cet énarque, qui a une longue carrière de fonctionnaire et de ministre, devrait être au top de sa carrière. Il en est à sa phase la plus humiliante : il est chargé d’entretenir le suspense sur la candidature de M. Bouteflika. Il le fait avec un zèle remarquable, mais il ne se prononce jamais clairement sur le sujet, même s’il montre la direction à suivre. Jamais la gestion du pays n’a été aussi approximative, mais il ne s’en préoccupe guère. Il joue un autre rôle, non prévu par la constitution : occuper la scène, faire des promesses, se rendre dans les wilayas, en attendant le grand jour, celui de l’annonce de la candidature de M. Bouteflika.

    Une nergie mal dépensée

    L’habileté de M. Sellal et de ses pairs, ainsi que leur savoir-faire politique, sont mobilisés autour de questions grotesques. En privé, ils doivent bien se rendre compte que leur comportement frise le ridicule. Mais en public, il faut assurer. Rester digne, ne pas perdre la face. Un exercice périlleux, impossible à accomplir: comment rester cohérent quand on est amené à organiser la campagne électorale d’un homme qui est lui-même physiquement incapable de faire campagne ? Comment soutenir, contre tout bon sens, que M. Bouteflika est en bonne santé, que son cerveau fonctionne mieux que celui des Algériens, selon la formule de M. Amara Benyounès, alors que les images de M. Bouteflika, diffusées par la télévision algérienne, sont si cruelles ?

    Les plus zélés au sein cette « élite » vont encore plus loin. Ils agissent pour neutraliser les adversaires du quatrième mandat, au sein du pouvoir et dans l’opposition. Et ils anticipent, en pensant aux moments les plus délicats. Ils réfléchissent déjà à la manière d’organiser la cérémonie de dépôt du dossier de candidature au conseil constitutionnel, où tout candidat devrait formellement se rendre. Ils mettent aussi en place le cérémonial pour la prestation de serment, lorsque le chef de l’Etat devra apparaitre devant les corps constitués et le corps diplomatique, pour jurer qu’il va respecter une constitution qui n’a plus de sens !

    Si le président Bouteflika est reconduit, cette prestation de serment sera précisément une épreuve particulièrement cruelle pour l’Algérie et les Algériens. La communauté internationale assistera, ce jour-là, à travers ses représentants, à une sorte de forfaiture collective. Elle sera le témoin d’une scène durant laquelle le pouvoir algérien scellera, en groupe, sa dérive. Une sorte de reddition en pleine campagne de la part d’une « élite » qui applaudit un parcours absurde. Et ce n’est pas l’intrusion de Amar Saadani dans cette situation grotesque qui va améliorer les choses. Bien au contraire. Elle va juste augmenter la confusion. Car au lieu de parler de l’absurde question de l’état de santé du président Bouteflika, on va parler du grotesque duel Boutef-Toufik.

  • Bouteflika : un candidat sans voix


     

    C’est incontestablement une réélection de Bouteflika au forceps que le clan présidentiel tente désormais, usant au besoin, de la grosse artillerie pour s’ouvrir le chemin. Et, parce qu’elle est problématique à plus d’un égard, la reconduction de Bouteflika donne lieu à un affrontement public entre le clan présidentiel et le DRS, à l’évidence opposé au scénario.

    Sofiane Aït Iflis- Alger (Le Soir)
    Si l’on devait s’arrêter sur un qualificatif concernant l’élection présidentielle du 17 avril prochain, c’est sûrement celui de rendez-vous inédit dans les annales des consultations électorales que le pays a eues à vivre depuis l’indépendance.
    Généralement, les tiraillements au sommet de l’Etat à l’approche d’une telle échéance capitale, ne dépassent pas les murailles du sérail. Cette fois-ci, c’est à un déballage public que l’on assiste. Un déballage inédit au demeurant, tant est qu’il est empreint d’affolement, à mesure qu’approche la présidentielle. En d’autres situations, les choses se seraient assurément passées autrement. Ce qui fait que les choses aient dérivé dangereusement, c’est que le clan présidentiel ne trouve aucun argument à faire valoir quant au renouvellement du bail pour Bouteflika. Le vague slogan de stabilité, répété jusqu’à l’overdose par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, manque de convaincre, dès qu’il est confronté à la réalité d’un président malade, invisible et sans voix.
    Le président Bouteflika ne s’est plus adressé à la Nation depuis son discours de Sétif, en 2012, quelque temps avant la tenue des élections législatives. Dans ce discours-là, d’aucuns s’en rappellent, Bouteflika s’était fendu d’une déclaration qui a fait le buzz. «Tab Djna’ni», a-t-il insisté, laissant entendre du coup, que la succession était ouverte. Peut-être pour en écouter l’écho que cette déclaration allait susciter, Bouteflika, depuis, s’est drapé dans le silence. On peut supposer qu’il s’était volontairement rendu à un tel choix. Mais depuis le 27 avril 2013, jour de son AVC et de son évacuation d’urgence au Val-De-Grâce, en France, son silence est forcé.
    L’une des séquelles de l’AVC est que Bouteflika a perdu, non point la motricité, mais aussi l’usage de la parole. D’ailleurs, les séquences télévisuelles où il est montré recevant Sellal, Gaïd Salah ou des convives étrangers, sont des films sans paroles.
    Et c’est la candidature de cette personne complètement diminuée, forcément incapable d’articuler ne serait-ce qu’un court toast, que l’on travaille à imposer aux Algériens. Les courtisans qui se recrutent au sein de la classe politique, comme dans l’univers syndical et associatif, ont dû lire, à la va-vite quelques manuels, traitant du conditionnement des masses pour jouer inlassablement la sérénade d’un 4e mandat.
    L’idée première étant de faire admettre que la candidature d’un président gravement affecté par la maladie est concevable. Un chef de parti, le responsable du MPA pour ne pas le citer, s’est même permis d’affirmer que «le cerveau de Bouteflika fonctionne mieux que tous nos cerveaux réunis».
    Manière très maladroite de vouloir soutenir que, même malade et convalescent, Bouteflika a toujours la capacité de gouverner. Ça a fait rire. Sans plus. Après le candidat de consensus, le candidat sans voix.
    S. A. I.

  • Khalifa peut conclure un deal avec les autorités

    Propos recueillis par Hadjer Guenanfa

     

    Rafik Khalifa a finalement été  extradé en Algérie. Comment va se dérouler son procès ?

    D’abord, toutes les procédures de contumace vont sauter. Le président du tribunal criminel de Blida devrait lui notifier l’arrêt de renvoi moins d’une semaine avant le procès. Il va s’informer s’il a un avocat ou s’il a quelque chose à ajouter. Le président du tribunal criminel peut demander un complément d’information s’il jugera que l’information est incomplète ou s’il y a des faits nouveaux. De son côté, Khalifa peut demander un complément d’enquête. Mais le président du tribunal peut le lui refuser. Khalifa n’a pas le droit également de contester l’arrêt de renvoi. La contumace, même si elle tombe, le met dans une situation difficile, dans une situation de faiblesse. Évidemment, Khalifa va comparaitre pour l’affaire Khalifa Bank. Les autres affaires, dont celle de transfert de devises est toujours en instruction au tribunal de Cheraga (datant de 2003).

    Quelle sera la stratégie de défense de Khalifa, selon vous ?

    Je pense que deux stratégies de défense sont concevables. La première s’apparenterait à un deal qui consisterait à ne pas donner des noms et à ne pas gêner des personnes. Et en ne dévoilant pas de noms, il pourrait bénéficier d’une condamnation moins lourde. Car quand l’escroquerie touche les intérêts de l’État, l’accusé risque la perpétuité. La deuxième est de dire la vérité tout simplement. Dire qu’en tant que directeur d’une banque, il a eu à couvrir les dépenses de l’État et expliquer à quel titre il l’a fait. Dire qu’il a eu à éviter certaines procédures et expliquer, là aussi, à quel titre il l’a fait. Et plus il dira la vérité, on saura que Khalifa n’est pas seul responsable de cette situation. Khalifa a eu à couvrir certaines dépenses de l’État et certaines créances des institutions publiques. Une démarche étant à même d’atténuer les faits qui lui sont reprochés.

    Pour quelle stratégie pourrait-il opter ?

    Il ne va pas pouvoir justifier un certain nombre de dépenses sans citer les organismes ou les cadres ayant bénéficié d’avantages. Donc, la première stratégie est handicapante. Mais ce sont là des supputations. Tout dépendra de ses avocats. Et il faut discuter avec lui. Tout dépendra de ce qu’il a comme informations sur le dossier, sur le déroulement du premier procès, sur ses relations avec les personnalités politiques du pays. En un mot, ce qu’il a comme éléments de preuve. On ne peut asseoir une stratégie de défense qu’avec des éléments.

    Accepteriez-vous de le défendre ?

    Je n’ai pas été sollicité pour le défendre. Mais c’est un très beau dossier sur lequel tout avocat souhaite travailler.

    Pensez-vous que la date du procès sera fixée rapidement ?

    Compte tenu de la dimension de ce dossier, du nombre important d’accusés, de témoins et de la partie civile, je crois que le procès ne va pas se tenir dans l’immédiat au risque qu’il intervienne au milieu de l’élection présidentielle. Donc, on va aller vers un procès après les élections. Nous allons voir comment cela va se passer. Il s’agit de la crédibilité du pays. Je pense que l’Algérie sera sous observation de la communauté internationale. Ce procès est celui de la corruption dans le secteur privé dont l’État est aussi responsable pour n’avoir pas pu contrôler et laisser faire s’amplifier cette affaire. Grâce à ce procès, on pourra déterminer l’implication de l’État dans cette affaire.

    Le procès de 2007 n’a apporté aucune réponse à cette question…

    Le procès de 2007 était relativement bon, mais il était prisonnier des lacunes d’instruction. Le problème est que l’instruction n’a pas été très approfondie. Elle a épargné certains et a inculpé et condamné d’autres. 

     

     

  • Décryptage politique de la technique des dos-d’âne

     

    Par Maâmar Farah
    Je vous avais quitté avec cette histoire de dos-d’âne mystérieusement disparus des routes de la wilaya de Souk-Ahras. Et ce matin, alors que l’absence de café commençait à installer irritation et mine défaite, c’est Tata qui m’appelle du bled :
    - Bonjour neveu ! Je crois que Sellal sera le nouveau président !
    - Bonjour, Madame Soleil !
    - Ni Madame Soleil, ni Bornia Echouaffa ! J’ai étudié la question des dos-d’âne !
    - Et alors ?
    - Jusque-là, ces dos ne s’aplatissaient que lors des passages du cortège présidentiel. Ils sont restés debout quand Benflis est passé. Idem pour Ouyahia, Belkhadem, Benbitour, Hamrouche, Djaballah, etc. Donc, il y a un secret qu’il fallait percer quand, soudainement et contre toute attente, ces dos se sont aplatis sous la bagnole de M. Sellal qui visitait la wilaya de Souk-Ahras !
    - Bah ! Si c’est ça ta preuve !
    - Non, il y a mieux. Après le passage de M. Bouteflika, ils rebâtissaient les dos-d’âne aussitôt. C’est ce qu’ils ont fait après la visite de M. Sellal. Mais ils ont mis de petits ralentisseurs, par tranche de deux, qu’ils sont en train de peindre en blanc !
    - Et alors ?
    - C’est le style Sellal. Couper la poire en deux et voir tout en blanc !
    maamarfarah20@yahoo.fr

    «Premier jour. Déjà 10 bagarres pour ton tonton. Pour tout et rien ! La dernière, c’est quand je lui ai dit qu’il faisait des grimaces comme Bounedjma quand il évoquait les réalisations de Bouteflika. Il m’a alors répondu que je ressemblais à Louisa quand elle défendait, sans en avoir l’air, le même Bouteflika !»
    (Tata Aldjia)

  • Du destin terrible des peuples souffrant des fléaux de l’abdication et de la démission

    Du destin terrible des peuples souffrant des fléaux de l’abdication et de la démission !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Quelle leçon tirer des derniers événements en Égypte ? Faut toujours se méfier d’un…

    … général qui s’appelle Sissi !

    Mais qu’est-ce qu’ils ont à abdiquer comme ça, en série ? Le roi de Belgique. Avant lui, la reine des Pays-Bas. Et bientôt, celle d’Angleterre. Une épidémie d’abdications ! Est-ce qu’ils savent au moins que personne ne les oblige à abdiquer ? J’en doute ! Faut alors leur dire, les malheureux ! Il existe des contrées où personne ne vous contraint à abdiquer ou à démissionner. Ce sont des contrées où il fait bon vivre. Il y a le soleil huit mois sur douze. La mer. La montagne. Le désert. Et les caves ! Ah ! Les caves ! C’est en passe de devenir la première attraction dans ces pays-là. Et les mecs qui dirigent ces nations sont l’exemple même de la prévenance envers leurs peuples. Les Belges vont devoir rempiler pour une nouvelle séance d’abdication. Les Hollandais y sont déjà passés. Et les Britanniques s’y préparent discrètement. Fi de tout cela dans les contrées où on n’abdique et ne démissionne jamais. Le peuple n’est pas dérangé. Il n’est pas sollicité pour de longues et fastidieuses cérémonies. Il sait qu’il a un potentat. Il sait aussi où crèche ce potentat. Il sait encore où il se soigne. Et il sait qu’on ne viendra le déranger, le solliciter en tant que sujet ou citoyen que le jour où ce potentat s’en ira les pieds devant. C’est une merveille de système, au fond. Un système qui s’appuie intelligemment sur un concept de base humanitaire : déranger le moins possible les habitants ! D’ailleurs, dans ce club très fermé des contrées qui ne perturbent pas la quiétude de leurs populations, il existe des pays encore plus soucieux de ce climat de tranquillité citoyenne. Pas d’abdication. Pas de démission. Et même pas de président ou de roi visible. Rien ! Que du virtuel. C’est à peine si de temps à autre, des temps de plus en plus éloignés les uns des autres, on leur exhibe le monarque, sans obligation du reste de le faire parler, marcher ou faire du cheval. Non, juste des images furtives, et puis, hop ! Retour à l’insouciance. Le pays tient tout seul ! Miracle de l’équilibrisme ! Alors qu’au même moment ou presque, les pauvres Belges, Hollandais ou Britanniques se demandent quelle mine adopter lors de l’abdication. Finalement, c’est un tort de vouloir faire compliqué lorsqu’on peut fait simple. Très simple. Intronisation. Règne. Mort. Enterrement. Comment dire ? C’est le stade suprême de la gouvernance ! La paix garantie et la certitude pour un peuple enfin heureux de ne pas être embêté hors de ces quatre dates. Mais, ne soyons pas égoïstes ! Nous qui sommes ainsi bénis, ayons tout de même une pensée solidaire pour les humains vivant encore sous le joug atroce de l’abdication et de la démission. Courage mes frères ! Fumez du thé pour rester éveillés à votre cauchemar de l’alternance qui continue.
    H. L.

  • Hypnose

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Belayat, l’actuel “animateur” du FLN, est connu pour son sens de l’humour. “Bouteflika a le droit d’être candidat, nous dit-il, mais nous pouvons choisir un autre”, sans sourire.
    Comme s’il pouvait se concevoir que celui qui, d’emblée, posait la condition d’“une majorité significative” — sinon “il rentrait chez lui” — accepterait aujourd’hui d’aller à une élection sans garantie de plébiscite.
    Même si Belayat fait semblant de l’ignorer, la situation même du FLN est tributaire de la décision de Bouteflika concernant sa candidature. En fait, la perspective nationale est suspendue à cette décision. Tout se passe comme si le pays est à l’arrêt en attendant que la question du quatrième mandat soit résolue. Rien ne doit être fait qui nécessite le règlement de ce préalable. Et la marche du pays est synchronisée de manière à ne pas bousculer la prise de décision du Président quant à son avenir politique.
    Ainsi, la rédaction du projet de réforme constitutionnelle est réglée sur l’échéance 2014. On voit mal, en effet, le pouvoir dévoiler les éléments de cette réforme avant que le régime n’ait tranché entre l’option de la continuité et celle de la succession. De toute manière, la nature des changements qui seront apportés au texte dépendront entièrement de ce choix.
    Ce sera, soit une Constitution pour un quatrième mandat, soit une Constitution pour une nouvelle présidence. On ne change pas un texte fondamental en fin de mandat pour améliorer
    ses qualités démocratiques. Ce n’est pas, au demeurant, la vocation du
    régime actuel ; si c’était le cas, on l’aurait éprouvé, depuis quatorze ans qu’il sévit.
    La lenteur du processus de “réforme” constitutionnelle n’a pas d’autres raisons que la nécessité de la caler avec le rendez-vous électoral de 2014. On en connaîtra les contours de la prochaine version qu’à la veille de la présidentielle, en ayant juste le temps de la voir adoptée, comme ce fut le cas de la révision “démocratiquement” adoptée en 2008.
    Entre-temps, tout ce qui peut renseigner sur les intentions du régime sera suspendu.
    Y compris la désignation des chefs de parti du pouvoir, Monsieur Belayat. Et la classe politique, pouvoir et ralliés, faux et vrais opposants, fera du courant d’air pour donner un semblant de vie publique au pays. Mais chacun s’efforce de trouver les mots pour s’exprimer sans oser l’affront d’un éventuel changement de régime mais sans oser un franc pari pour la continuité.
    La classe politique mais aussi la société resteront ligotées par cette pause imposée à la vie nationale. Chacun tentera de glaner ce qu’il peut comme acquis : les collectifs de fonctionnaires syndiqués, les commerçants, les prétendants aux logements sociaux…
    Il y a un gouvernement pour cela, qui fera patienter, par la promesse et par la dépense, tout ce beau monde, impatient de décrocher quelques droits ou avantages avant que le pouvoir
    n’ait encore renouvelé ou renforcé son assise.
    Même la justice, confrontée à des dossiers aux prolongements politiques évidents, doit s’adapter au temps politique. Ce qu’illustre l’étonnant report du procès Khalifa à “une prochaine” session. Rien qui puisse dévoiler les intentions du régime pour l’année prochaine ne doit apparaître. On laisse le peuple fantasmer sur une évolution consentie d’en haut avant de le prendre dans son sommeil, une nouvelle fois, par surprise, comme d’habitude, pour un autre tour.


    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr

  • Vous avez une question ?

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    Même si chacun le sait, c'est apparemment un secret bien gardé ; il n'y a que les dirigeants qui ne savent pas encore que le pays est mal dirigé. C'est probablement pour cette raison que le Premier ministre Sellal a promis que la réforme de la Constitution, écrite sans consultation populaire, sera approuvée par un référendum du même substrat populaire. La méthode reste la même, les décideurs décident, bien ou mal, puis dans un deuxième temps envisagent ou pas de demander l'avis de la population.

    Cette dernière ayant bien compris pourquoi elle est née, répond ou pas à son tour, bien ou mal à la question posée. Mais peut-on croire le Premier ministre, quand son premier bilan est très loin des premières promesses sur l'état du service public, sur l'économie parallèle ou le respect du droit ? Surtout quand on se rappelle que notre propre président Abdelaziz Bouteflika avait, lui aussi, promis de faire passer la réforme de la Constitution, qui lui a permis de briguer un troisième mandat par référendum populaire. Il ne l'a pas fait, a oublié ou s'est endormi sur une bouteille de gaz, se contentant de passer par les mains éternellement levées des députés et sénateurs, main levée que chacun a comparé à une situation de hold-up. Pourquoi le Premier ministre Sellal, nommé par le premier président Bouteflika, ferait-il ce que le second n'a pas fait ? Parce qu'il est plus sérieux, plus grand ou plus moustachu ? Comme personne n'habite à la Présidence, il faut utiliser la logique.

    Deux cas se présentent. Si le référendum limite les mandats présidentiels à deux, la population sera certainement d'accord, donc le référendum se fera. Si cette Constitution ne remet pas en question la présidence à vie, la population risque de ne pas être d'accord, et le référendum risque de ne pas avoir lieu. On a bien compris. Le régime ne pose jamais une question s'il ne connaît pas déjà sûrement
    la réponse.

     

    Chawki Amari
  • Mokrane Aït Larbi :«Il faut des actes et non pas un changement de personnes»

     

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    Mokrane Aït Larbi. Av

    ocat et défenseur des droits de l’homme

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    El Watan le 09.09.12

     

     

    Les Algériens auront attendu près de quatre mois pour connaître la composante du nouvel Exécutif post-législatives 2012. Si certains ont espoir que ce nouveau staff pourra donner corps au «changement», maître Mokrane Aït Larbi, avocat, ancien sénateur et défenseur des droits de l’homme, estime que le statu quo sera maintenu. L’avocat, qui se refuse à «commenter la nomination de telle ou telle personnalité, qui sont des émanations du système», affirme que le régime tente, par cette méthode, de gagner du temps et de calmer la fronde populaire.

    - Un nouveau gouvernement a été nommé, mardi dernier, avec à sa tête un nouveau Premier ministre. Le changement promis aura-t-il lieu ?

    Non, je ne pense pas. La nomination de ce nouveau gouvernement n’est pas un événement. Il faut rappeler que ce remaniement intervient tout de même près de quatre mois après la tenue des élections législatives. Comment expliquer que cela ait pris autant de temps ? La seule analyse que je fais à ce sujet est que le pouvoir ne s’attendait pas aux résultats de ce scrutin. Non pas en termes de sièges, mais en termes de participation. Les autorités avaient appelé à un nouveau «1er Novembre», mais n’ont pas été suivis par les citoyens. Les slogans du régime clamaient : «Notre révolution par les urnes». Seulement, ces élections ont été vécues par les Algériens comme un non-événement et l’engouement tant espéré n’a pas eu lieu, ce qui a constitué un embarras pour le régime. Certains expliquent le retard pris dans la désignation d’un nouveau gouvernement par des tractations, des négociations et autres luttes internes. Mais entre qui et qui ? Et pourquoi ? Le système, dans sa globalité, est d’accord sur les programmes, sur les démarches à suivre ainsi que sur les grandes lignes politiques. Il n’y a pas d’enjeux réels, puisque tous les programmes sont centrés autour du «programme du Président». Dès lors, rien ne changera à la situation du pays, car ce qui est effectué est un remplacement de personnes et non pas de système.

     

    - Ces nominations ministérielles ne représentent pas les schémas résultant des élections législatives. Comment l’expliquer alors ?

    L’on ne peut pas parler de fraude électorale et ensuite estimer qu’il y a une majorité non respectée. Le Président nomme qui il veut, sans respecter un quelconque schéma ou autre, d’autant plus que toute la politique du pays est de son fait. Toutes les lois et tous les amendements introduits ces dernières années ne sont pas le fruit de l’APN. Depuis 1999, le Président gouverne par ordonnance, avec pas moins d’une trentaine de décrets. Aucun projet de loi significatif n’a été introduit par l’APN. Ce qui prouve l’inutilité de cette institution dans la composition d’un Exécutif ou dans le fonctionnement de la vie politique. Ahmed Benbitour a bien été chef du gouvernement, alors qu’il n’avait aucun député qui siégeait à l’Assemblée. De plus, c’est toujours le même principe rentier qui prédomine. Il y a un cahier des charges à respecter pour quiconque qui accepte un poste ministériel. De nouveaux partis ont fait leur apparition dans cet Exécutif, mais ils adhérent tous aux mêmes programme et tendance. Ils ne seraient pas au gouvernement dans le cas contraire. Il n’y a donc, en définitive, aucun changement à attendre.

     

    - Ce lifting gouvernemental n’est-il, au final, que de la poudre aux yeux, ou prépare-t-on 2014 en haut lieu ?

    Je ne pense pas que ce remaniement soit un positionnement ou une préparation en vue de l’élection présidentielle de 2014. Ce scrutin ne se prépare pas deux ans à l’avance chez nous, mais tout se décide quelques mois avant, tout simplement parce que personne ne sait ce qui va se passer d’ici là. J’estime que le pouvoir tente de gagner du temps, de calmer l’opinion publique et les citoyens. Mais tente seulement, car il n’est pas évident qu’un simple colmatage puisse apaiser les tensions. Il ne faut pas oublier qu’il y a une grave crise de confiance entre le peuple et les gouvernants. Et seuls des actes pourront y remédier.
    Ces actes en question ne sauraient être une question de personnes à remplacer. Tant que le système n’est pas démocratisé et transformé dans ses fondements, le changement ne sera pas pour demain. Sous le gouvernement Ouyahia, un syndicaliste a été mis sous mandat de dépôt. Sous le gouvernement actuel, il a été requis une peine de prison ferme à son encontre. Et ce n’est pas un nouveau ministre de la Justice, par exemple, qui pourra faire que la justice ne soit plus aux ordres. Il exécutera les mêmes lignes. Le tout répressif ne disparaîtra pas.
    De même, les réunions nécessiteront les mêmes autorisations des autorités locales, les partis politiques devront toujours fournir à l’administration la liste des membres des directions régionales pour être «suivis de près». Le changement ne sera donc pas pour demain.

    Ghania Lassal