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  • no moment



     

  • Par quoi vous tiennent-ils si fort que vous ne puissiez pas bouger d’un poil de dignité ?

    Par quoi vous tiennent-ils si fort que vous
    ne puissiez pas bouger d’un poil de dignité ?

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    C’est aujourd’hui qu’Abdekka reçoit les bacheliers d’excellence.
    Une manière comme une autre de les encourager à
    faire…

    …médecine !

    Tous ceux qui suivent un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout, à la folie ou rien qu’un peu les débats sur l’immigration en France savent ce qu’en pense un Copé. Ils savent aussi qu’il a pesé de tout son poids pour maintenir coûte que coûte le débat sur l’identité, obligeant à se taire même ceux qui au sein de l’UMP qualifiaient l’initiative de honteuse. Alors, comment expliquer que sachant tout cela, un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ou à la folie, chez nous, ceux censés recevoir Copé se sont écrasés sous le tapis rouge ? D’où vient cette gêne que je sens terriblement difficile à contenir chez beaucoup de nos décideurs ici en Algérie, dès qu’il s’agit de la France, du dossier français, de Fafa ? Mon Dieu ! Ne nous aurait-on pas tout dit ? Y a-t-il un secret tellement énorme que nos dirigeants ne puissent nous mettre au courant ? Dans les faits, certaines voix s’expriment pourtant pour dire que l’Algérie n’est pas un simple comptoir de commerce, une supérette d’opportunités d’investissements où nos cousins gaulois peuvent venir quand ils le veulent faire leurs emplettes. Il y a aussi d’autres dossiers entre nous et qui ne peuvent pas figurer sur les rayonnages de la supérette. Entre autres, celui de la mémoire et de la reconnaissance des crimes contre l’humanité commis en Algérie, contre des Algériens par la France, au cours d’une occupation coloniale de la pire espèce. Ces voix s’expriment dans un premier temps assez fort pour être entendues. Puis, elles baissent soudain d’octaves. Puis, elles s’éteignent. Lamentablement. Comme si nous étions gênés, empêchés d’aller jusqu’au bout dans ce dossier. Je repose donc la question : c’est quoi l’obstacle ? Yek nos dirigeants n’ont rien à se reprocher ? Yek leur passé de révolutionnaires sans taches plaide pour eux ? Yek leurs papiers sont en règle ? Et de la même couleur que les nôtres, n’est-ce pas ? Alors, où est le problème ? Pourquoi je sens bien que les miens, du moins un certain nombre d’entre eux, font semblant de regarder ailleurs ou de zyeuter le bout de leurs chaussures lorsqu’un Copé martèle qu’il faut durcir les conditions d’accès des Algériens en France, qu’il faut les soumettre à des procédures nouvelles de restriction comme la caution au visa ou encore qu’il est tout à fait normal de les stigmatiser aux arrivées des ports et aéroports français ? Bon Dieu ! Dites-lui que s’il continue à balancer ce genre de vacheries, la France devra aller faire son marché ailleurs. Dites-lui à Jean-François que dans notre superette, peuvent aussi venir acheter des Anglais, des Allemands, des Italiens, des Espagnols, des Belges, des Américains, des Australiens, des Chinois ou des Turcs. Dites-le lui ! Pourquoi vous ne le lui dites pas ? C’est rageant à la fin. Par quoi vous tient-il ? Quand on est clean, on est clean, non ? Tenez, juste à titre d’exemple : moi, je suis algérien. Mon épouse est algérienne. Mes deux enfants sont algériens. Ils étudient tous deux en Algérie. Donc, je ne suis redevable de rien à la France. Vous aussi, je suppose, chers dirigeants ? Alors, par quoi la France vous tient-elle à ce point que vous ne puissiez pas bouger d’un poil de dignité ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • air couscous se rebiffe

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  • Situation de crise à Air Algérie

     

    Mutisme inexpliqué du gouvernement algérien



     

    Où sont les ministres du gouvernement Ouyahia ? La grève sauvage (sans préavis) chez Air Algérie entame, demain mercredi 13 juillet, son troisième jour consécutif, avec l’annonce de l’annulation de la quasi‑totalité des vols internationaux et le blocage de milliers de passagers à Alger et dans les principales capitales européennes. Mais ni le ministre des Transports ni celui du Tourisme ne semblent concernés par ce problème. Pour sa part, le secrétaire général de l’UGTA observe le silence.

    La grève du personnel d’Air Algérie est scandaleuse à plus d’un titre. Les grévistes ont pris en otage des milliers de passagers. Ils auraient dû déposer un préavis pour permettre aux voyageurs de s’organiser. La compagnie a mal géré la grève et ses effets. Mardi matin, elle affirmait que tous les vols internationaux allaient être assurés. Finalement, ils ont tous été annulés. Air Algérie n’a pris aucune disposition pour les passagers qui ont passé la nuit dans les aéroports en Algérie et en France. Elle aurait pu distribuer des repas et prendre en charge l’hébergement des voyageurs, au moins les plus vulnérables parmi eux. Enfin, le gouvernement, et particulièrement le ministre des Transports Amar Tou, n’a pas été présent. Le gouvernement aurait dû prendre des mesures, comme affréter des charters. C’est un nouveau signe de mépris à l’égard des Algériens en général et particulièrement ceux de la diaspora.
     
    Et quand on a des ministres du niveau d’Amar Tou, c’est un ministre français qui vole au « secours » des passagers d’Air Algérie. Thierry Mariani, ministre des Transports du gouvernement Sarkozy, a en effet publié un communiqué dans lequel il félicite  les efforts d'Aéroports de Paris (ADP)  pour la prise en charge des passagers bloqués. Il tacle au passage Air Algérie qu’il a appelée à « prendre toutes ses responsabilités et à apporter toute l'assistance nécessaire à ses passagers, en priorité leur réacheminement et à défaut l'hébergement ».
     
    Cet intérêt de Thierry Mariani pour le sort des voyageurs d’Air Algérie contient en réalité un message pernicieux : les Algériens ne font pas leur travail correctement alors que les Français des ADP sont de véritables professionnels. Car de tous les membres du gouvernement français, Thierry Mariani est sans doute celui qui est le plus hostile aux étrangers. Il est notamment l’auteur de deux amendements très controversés dans les récents projets de loi sur l’immigration : les tests ADN pour le regroupement familial et celui permettant la déchéance de nationalité de certains auteurs de crimes. Thierry Mariani, proche des milieux pieds‑noirs et extrémistes, est également hostile à toute initiative d’excuses ou de repentance sur la guerre d’Algérie.
  • pour tuer son peuple,et maintenir la dictature pour les beaux yeux de occident et l' amérique OBAMA

    L'Algérie, 9e importateur d'armes dans le monde

    Par |
    T
     
     

    Au Maghreb, l’Algérie est le pays le mieux équipé militairement, loin devant le Maroc et la Tunisie.

    Forte de ses pétrodollars, l’armée algérienne vient de passer commande pour plus de 14 milliards de dollars à l’Allemagne pour différentes armes dont des frégates et un système électronique de protection des frontières. Jusqu’à présent, l’Algérie était la chasse gardée de la Russie en matière de fourniture d’armes.

    Mais le président Bouteflika a décidé de diversifier les partenaires militaires de son pays pour ne plus dépendre d’un seul fournisseur. L’épisode de la fourniture, il y a deux ans, par la Russie d’avions de guerre défectueux a renforcé la position des partisans de la diversification. En Algérie, les dépenses militaires continuent de représenter la plus grande part du budget de l’État (6 milliards d’euros en 2011).

    Selon le rapport 2010 de l’Institut international de recherche pour la paix (SIPRI), l’Algérie est le deuxième importateur d’armes d’Afrique, derrière l’Afrique du sud et se classe au 9e rang mondial. L’armée algérienne se renforce pour combattre al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), toujours présente sur son territoire.

    D’autre part, le gouvernement algérien se méfie du Maroc, un ennemi potentiel. Les deux pays se livrent à une guerre froide, sur fond de conflit au Sahara occidental.

    L’armée algérienne s’équipe également pour faire face à une éventuelle situation à la libyenne où la guerre civile fait rage.

    "L'Algérie n'est pas à l'abri d'un soulèvement violent"

    "Les militaires suivent de près ce qui se passe chez le voisin libyen. L’Algérie n’est pas à l’abri d’un soulèvement violent de l’opposition ou d’une région pour réclamer son autonomie ou carrément son indépendance", affirme un haut responsable. Le pays a déjà dû faire face au soulèvement des islamistes radicaux au début des années 1990 : la guerre qui a suivi a fait plus de 200 000 morts et se poursuit toujours.

    Mais cette course à l’armement suscite bien des interrogations. Les nouvelles acquisitions sont peu utilisables dans la guerre contre les islamistes d’Aqmi. Une guerre contre une puissance occidentale serait perdue d’avance. Et l’issue d’un conflit armé contre le Maroc dépendrait surtout de la position des grandes puissances. Qui plus est, ces dépenses militaires s’inscrivent à un moment où le pays a surtout besoin d’hôpitaux, de logements, de trains, d’écoles, d’universités et d’entreprises capables de créer des emplois viables pour les chômeurs.

    Hamid Guemache

    (*) Les titres et intertitre sont de la rédaction

  • Rachad tv

    AnnonceRachadTV_4juin2011

  • hogra

  • hogra toute suite,toujours hogra fi bladi.

    Le coup de gueule de Nassima : « Hogra fi BLadi »

    In Algérie-plus.com
    Par Contribution |

     

    Chers Algériens (es),

    On ramène des artistes orientaux se produire en Algérie et on les fait rentrer par la grande porte sur la scène algérienne à coup de milliards. Alors que des artistes algériens de renom,  de vrais ambassadeurs, l’amour du pays dans le cœur, portant très haut notre culture à l’étranger, sont ignorés voire méprisés dans leur propre pays l’Algérie.

    En ce qui me concerne, j’ai porté passionnément, avec cœur et âme, l’art musical algérien aux couleurs des 4 coins d’Algérie dans le monde entier et ce depuis une trentaine d’années.

    J’ai été sélectionnée et j’ai réussi mon passage au Word-Music USA puis je me suis produit avec succès au Carnegie Hall à New York (25 Fev 2011) Temple du Monde de la Musique et qui représente la consécration pour les plus grands artistes du Monde alors que dans mon propre pays Bladi Blad djdadi (terre de mes ancêtres) je ne suis pas la bienvenue car le ministère de la culture à travers ses  institutions culturelles, refuse de m’offrir les moyens nécessaires pour m’exprimer sur la scène algérienne.

    Pour l’anecdote, je tiens à révéler publiquement l’entretien que j’ai eu avec un responsable appelé Mr Laissaoui, directeur par intérim de l’Oref (interlocuteur officiel concernant mon contrat).

    J’ai appelé ce responsable par téléphone et dès qu’il a décroché il me fit le reproche suivant : « Qui vous a donné mon numéro de téléphone ? »  « Ma ligne est confidentielle ! » Je lui ai répondu en lui indiquant qu’il était « sensé être à ce poste au service de la culture algérienne ». Pour toute réponse, Il m’a raccroché au nez.

    J’ai aussitôt informé  Mme Zhira Yahi, chef du cabinet de Mme la Ministre Khalida Toumi. J’ai rappelé plusieurs fois, mais en vain. En guise de représailles, « on » a annulé les représentations que je devais faire à  Tlemcen le29 juin, Ain Témouchent le 30 juin, Oran le 1er juillet et Sidi Bel Abbes le 2 juillet. Pourquoi cette Hogra, pourquoi ce mépris envers le talent algérien ?

    Je suis indignée par ce manque de respect parce que j’ai toujours été porteuse de notre patrimoine culturel et montré le plus beau visage de l’Algérie du nord au sud, de l’est à l’ouest.

    Mon souhait le plus cher était de retrouver mon public algérien, d’interpréter Abou Madiane al-ghawth, Ibn Msaib, Ibn Arabi, Shushtari, l’Emir Abdelkader, Cheikh Ahmed al-Alaoui et autres penseurs-poètes de l’islam que j’ai réunis dans mon album intitulé « voie soufie, voix d’amour paru chez IMA/Harmonia Mundi, à Tlemcen capitale de la culture De l’islam cette année 2011. 

    J’ai chanté cette création musicale mystique, message de Paix (la Paix qui est l’un des noms divins) en France et en Europe, Turquie, Pakistan, USA, Canada, Maroc, Tunisie, Emirats Arabes, Suède, Angleterre et dans d’autres pays mais pas en ALGÉRIE BLADI parce qu’ un fonctionnaire au pouvoir exhorbitant en a décidé autrement. Il a fait de moi une persona non grata.

    L’ALGÉRIE appartient à chacun d’entre nous !!! …

    « Hassiba, Didouche wa Amirouche lina ma matouche.

    El Hogra wa dholm ma qablouche Oussoud bladi’…

    50 ans après l’indépendance !!! AlHogra est toujours là.

    Chers algériens (es), il est grand temps que cela change.

    J’espère que dans les années à venir, un nouvel air soufflera sur l’Algérie,

    qui mettra un terme à ces comportements sectaires.

    TAHIA El-DJAZAÏR

    Nassima

    www.nassima-chabane.com

    Mail: contactnassima@gmail.com

  • Atika à toujours soutenu zenga -zenga

    Seif El-Islam : "La médiation de l’Algérie est la bienvenue"

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	Selon l'un fils du colonel Kadhafi, Seif El Islam, la Libye accepterait de voir l'Algérie jouer un rôle de médiateur pour entrevoir une sortie de crise au conflit qui oppose le régime de Tripoli aux rebelles de Benghazi. 

    zoom | © D.R

    Selon l'un fils du colonel Kadhafi, Seif El Islam, la Libye...

    Seif El Islam Kadhafi, le fils du leader Libyen, Mouammar Kadhafi, a déclaré lundi dans un entretien accordé à notre confrère El Khabar que la Libye accepterait de voir l'Algérie jouer un rôle de médiateur entre les rebelles et le régime de Tripoli.  "La médiation de l’Algérie est la bienvenue pour le rapprochement entre les frères libyens", a assuré à ce sujet Seif El Islam.  

    Par ailleurs, selon Seif El Islam, l'Algérie "a toujours joué le rôle d’unificateur".  "Je tiens à préciser que les positions des pays arabes sont indignes, l’Algérie figure parmi les quelques pays arabes ayant pris une position complètement différente. Le peuple libyen n’oubliera jamais cela", a-t-il encore indiqué. 

    D'autre part, le fils du colonnel Kadhafi a fait savoir dans cette interwiev que le gouvernement libyen négocie en ce moment avec la France et non pas avec les rebelles libyens ! " Nous tenons des négociations avec la France et non avec les rebelles. Nous avons reçu par l’intermédiaire d’un envoyé spécial qui a rencontré le président français, un message clair de Paris", explique Seif El Islam.

    Selon lui, "le président français a très franchement dit à notre envoyé que c’est nous qui avons créé ce conseil et sans le soutien de la France, l’argent et les armes, il n’existerait pas" ! Seif El Islam va jusqu'à révèler qu'un round de négociations a été tenu récemment avec les représentants des rebelles de Benghazi au Caire en Egypte. 

    Mais la France serait intervenue pour faire pression sur le Conseil National de Transition (CNT), qui représente la rébellion libyenne, afin de le contraindre à abandonner ces négociations, explique encore Seif El Islam. 

    "Toutes les négociations doivent donc passer par la France", dénonce ainsi le fils du colonnel Kadhafi qui accuse l'opposition d'oeuvrer pour les intérêts français en Libye.  "Les français leur ont dit : nous ne faisons pas cette guerre par bonté ou sans contrepartie. Nous avons des intérêts commerciaux en Libye et le gouvernement de transition devra approuver plusieurs contrats. Ils veulent parler des contrats au sujet des avions rafales ainsi que d’autres contrats de la société Total", précise-t-il. 

    Seif El Islam a fait savoir enfin que "nous voulons organiser des élections et arriver à un gouvernement d’unité nationale". Pour ce faire,   "nous sommes prêt à tenir des élections supervisées par des organisations internationales, et à mettre en place une nouvelle constitution", assure-t-il. "Mais les rebelles refusent", s'indigne-t-il en accusant une nouvelle fois la France de manipuler l'opposition libyenne pour entretenir les troubles et la guerre civile en Libye. 

    Abderrahmane Semmar
  • La blague du week-end : les « bons points » de l’ONU en matière de droits de l’homme

     

    Droits de l’homme en l’Algérie: Les bons points de l’ONU

    par Mokhtaria Bensaâd, Le Quotidien d’Oran, 9 juillet 2011
    Après le rapport accablant du département d’Etat américain sur la traite des personnes mettant l’Algérie dans une liste noire américaine, le coordonnateur résident du système des Nations unies, le Sénégalais Mamadou Mbaye, redresse la barre en citant l’Algérie comme le pays qui respecte ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme. Entre le contenu du rapport américain et les déclarations du représentant onusien, la question des droits de l’homme en Algérie est différemment analysée et appréciée touchant les deux extrêmes entre les accusations du premier et les éloges du second.

    Accompagnant, jeudi, le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz, en visite d’inspection dans la région du Sud, le représentant onusien a levé toute équivoque sur la question des droits de l’homme en Algérie en affirmant à partir de la wilaya de Djelfa que l’Algérie respectait « tout à fait » ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme et que les Algériens pouvaient être « fiers » de ce qui a été réalisé jusqu’à présent. Cité par l’APS, M. Mbaye a exprimé sa satisfaction de ce qui a été réalisé en Algérie dans ce domaine et les efforts consentis par notre pays pour l’amélioration des conditions des droits de l’homme. Il déclare sur ce point que l’Algérie « faisait tout ce qu’elle pouvait pour respecter ses engagements en matière des droits de l’homme ». « Il n’y a nulle part dans ce monde un pays parfait, ni sur le plan de la démocratie ni au plan des droits de l’homme et il faut apprécier ce qui est fait et l’améliorer », a indiqué M. Mbaye. Pour le représentant onusien, l’Etat algérien « continuait à faire des efforts », et était « déterminé à respecter ses engagements en le prouvant chaque fois un peu plus ». Il mérite de ce fait d’être « encouragé », selon lui.

    Comme exemples sur l’amélioration des droits de l’homme en Algérie, M. Mbaye a cité la presse écrite en matière de droit à la liberté d’expression, soulignant que « beaucoup de progrès ont été faits », même s’il reste, selon lui, des efforts à faire dans le domaine de l’audiovisuel. Il a aussi cité les manifestations de rue des étudiants, des médecins et de la société civile qu’il considère comme « un signe de démocratie qu’il faut louer, examiner, discuter et améliorer dans le cadre de la démocratie de manière générale ».

    En matière de conditions de détention, le représentant onusien a aussi exprimé sa satisfaction de la politique pénitentiaire engagée par l’Etat algérien pour réhabiliter et humaniser les prisons. Il a expliqué qu’au delà de la construction de nouvelles infrastructures, une détermination gouvernementale visant à humaniser la vie pénitentiaire était « démontrée ». Il a relevé que les prisons algériennes étaient un héritage du colonialisme, donc par définition dénuées du respect des droits de l’homme, et l’Etat algérien a engagé une politique pénitentiaire pour les « réhabiliter » et les « humaniser ». « Je pense qu’en matière d’amélioration des conditions de détention, l’Algérie est un exemple pour beaucoup de pays, et doit exporter son expérience dans le cadre de la coopération Sud-Sud », a-t-il encore dit. Il a saisi l’occasion pour appeler à une campagne médiatique pour inciter la population et la préparer à accueillir de nouveau les repris de justice, de ne pas les marginaliser, mais plutôt de participer dans leur réinsertion sociale. Il a souligné, de ce fait, l’importance de mettre à la disposition des détenus toutes les conditions d’une future réinsertion sociale, notamment le droit à l’éducation. Il s’est dit satisfait de constater que des détenus algériens ont réussi à devenir bacheliers, d’autres à décrocher le brevet d’enseignement moyen et que certains suivent même des études supérieures.

  • La hogra des « ministres » de la République bananière

     

    rimages.jpegFonction publique: Des cadres de l’Etat poussés vers la porte de sortie

    par Ghania Oukazi, Le Quotidien d’Oran, 9 juillet 2011
    De nombreux cadres de l’Etat vivent une situation de marginalisation dont l’objectif premier est de les pousser à la porte de sortie.

    Rencontrés au détour d’un ministère, des cadres nommés par décret et occupant depuis longtemps des postes de responsabilités se voient, aujourd’hui, marginalisés par leur hiérarchie. C’est au nom du «changement» que certains ministres et hauts responsables d’institutions exigent de leurs anciens cadres de quitter leur emploi en procédant aux formalités de la retraite. «J’ai quatorze ans de décret, je souhaiterai rester au moins une année pour avoir le nombre d’années requis afin de prétendre à une retraite respectable,» nous disait mercredi l’un d’entre eux avec un air abattu. Un autre le rejoint pour nous raconter comment «les anciens sont mis en quarantaine et traités avec mépris.» Des ministres comme celui du Tourisme et de l’Artisanat a décidé, nous dit-on, «de mettre plusieurs de ses cadres à la retraite et de les remplacer par d’autres qu’il garde depuis longtemps sous la main.» Il semble que la revendication du changement a marqué les esprits des gouvernants mais dans le mauvais sens. «Ils nous demandent de partir parce qu’ils veulent, comme ils disent, nous remplacer par des jeunes, ce n’est même pas vrai, ils veulent s’entourer de nouveaux responsables qu’ils connaissent, qu’ils maîtrisent et qu’ils commandent bien…», nous disent-ils. «Il faut céder la place aux jeunes,» aurait dit Smaïl Mimoune à des cadres qui se plaignent de n’avoir plus de bureau ou même de chaise pour s’asseoir. C’est donc «au nom du changement des vieux par des jeunes», que ce dernier tenterait de modifier l’organigramme et d’en changer les personnels par d’autres qu’il aurait choisis selon des critères qui lui seraient propres. «On a appris qu’il veut mettre des gens qu’il connaît soit parce qu’ils viennent de son parti ou de son entourage, ça n’a absolument rien à voir avec cette question de jeunes qu’on met dans toutes les réformes,» précisait un des cadres. Rompu à l’examen des dossiers liés aux activités de leur secteur, des responsables de directions ou de services se retrouvent alors «dehors», tout en étant «dedans», sans que cela ne dérange aucunement leurs hiérarchies respectives. «Renvoyer quelqu’un à la cinquantaine est un véritable crime, ils savent qu’il ne peut prétendre à faire autre chose parce qu’il ne peut faire que ce qu’il a appris et dont il a fait toute une carrière,» se plaint notre interlocuteur.

    Le ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement (MIPPI), lui aussi, est plongé depuis de longs mois, dans la même situation. L’on a appris que le syndicat des travailleurs a pris attache avec le premier responsable du secteur, Mohamed Benmeradi, pour lui expliquer les tenants et les aboutissants ou précisément «les dessous» de comportements assez curieux de certains responsables. «On se retrouve d’un coup mis de côté, sans aucun dossier entre les mains, on nous a fait comprendre que nous sommes de trop,» nous expliquait mercredi un des cadres du MIPPI. En fait, c’est le jumelage des portefeuilles ministériels dans un seul qui a créé ce désordre au MIPPI.

    «Vous au moins, vous avez un syndicat»

    «Les cadres de l’Industrie sont totalement ignorés, ceux de la PME veulent prendre tous les postes, on était tellement bien avant, on travaillait dans de bonnes conditions,» nous disent certains d’entre eux. Nos interlocuteurs se plaignent du fait qu’aujourd’hui «notre travail doit être apprécié et noté par des responsables qui n’ont jamais été avec nous, ni ne nous connaissent ni ont pris connaissance de ce que nous avons fait durant toutes ces années de travail.» Ils n’admettent pas de se voir «évaluer à la fin de notre carrière par des gens venus juste pour nous faire partir.» Ils reconnaissent cependant à Benmeradi «cette volonté et cette faculté à accepter de voir avant d’agir.» Une fois qu’il a pris connaissance de ce qui se tramait dans son ministère, Benmeradi a décidé, selon des cadres, de surseoir à toutes les décisions de changement de responsables. «Vous au moins, vous avez un syndicat,» lui répond un cadre du ministère de Mimoune qui se sent totalement perdu.

    Au siège de la Télévision nationale, des journalistes se sont vus mettre à la retraite sans qu’ils ne le soient véritablement. «On m’a dit de rentrer chez toi et d’attendre, tu es payé alors prends ton temps, reposes-toi», s’indigne l’un d’entre eux. A la rédaction de journaux privés, des rédacteurs en chef se sont vu non seulement écartés brutalement de leur poste mais mutés dans des rubriques dont ils ne maîtrisaient pas les thèmes. «C’est pire que le parti unique,» avait lâché un responsable d’une institution, à propos des pressions que certains patrons de journaux exercent sur des journalistes. Le mépris affiché à l’égard des cadres de la Nation n’est pas chose nouvelle. L’actuel Premier ministre a été l’un des premiers gouvernants à en développer le syndrome et à l’inoculer à nombreux d’entre eux, au nom d’une campagne bien orchestrée. C’était durant les années 90, au temps où le terrorisme faisait rage et où les cadres rasaient les murs pour ne pas être assassinés. Limogés, humiliés, jugés, emprisonnés, beaucoup d’entre eux ont vu leur carrière brisée parce que le pouvoir d’alors avait désigné Ahmed Ouyahia pour mener contre eux, une indigne chasse aux sorcières.

    Les gestes méprisables des responsables

    Il semble que depuis mai dernier, mois durant lequel le gouvernement a été remanié, beaucoup de cadres de la Nation n’arrivent plus à travailler. Ils traînent dans les couloirs sans «objet» de travail. «Ils veulent nous pousser à bout pour qu’on quitte par nous mêmes,» disent certains d’entre eux, avec amertume. Au ministère de la Formation professionnelle, certains attendent la publication de leur décret de mise fin de fonction «pour qu’on puisse partir et tenter de voir ailleurs.» Aujourd’hui, l’on affirme que «c’est une véritable chasse aux anciens cadres, on veut les faire partir par n’importe quel moyen, pour cela, on prend tout en considération sauf la compétence,» s’indignent-ils. L’actuel ministre de la Solidarité a fait pire. Avant qu’il ne quitte son poste de ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat avait pris le soin de renvoyer ou de muter tous les cadres qu’il soupçonnait proches de Rachid Benaïssa, alors ministre délégué chargé du Développement rural. Il a obligé certains d’entre eux à rejoindre leur poste initial à l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC). Une de ses secrétaires en a fait les frais. Elle passera par une profonde dépression et vivra de longs mois, dans un bureau exigu sans que personne ne daigne ni lui donner du travail ni même lui parler. Pour d’autres raisons qui restent à ce jour obscures, en tout cas loin d’être convaincantes, Barkat avait suspendu un des cadres de la direction centrale des Services vétérinaires. Brahim Messaoudi en avait longtemps souffert. Face au mépris affiché à son égard par sa hiérarchie, il sombra dans un profond chagrin jusqu’en perdre la vie. Il mourra après près de deux ans de suspension. Barkat a fait un autre geste méprisable, celui de le réhabiliter à titre posthume. Le ministre a encore d’autres forfaits de mépris à son actif. Barkat avait procédé en tant que ministre de la Santé à des changements à la tête des établissements hospitaliers. Une semaine à peine avant qu’il ne soit «muté» à la tête de la Solidarité nationale, il prendra un malin plaisir à relever un directeur de l’un de ces établissements pour le nommer… chef de bureau.

    C’est dire que le pouvoir achève bien ses cadres. En l’absence de recours clairs et de règles d’éthique reconnues et respectées par l’ensemble des institutions de ce pays, nombreux sont les cadres qui sombrent dans la déprime. L’Etat est tenu comme premier responsable de la déchéance d’un capital-expérience dur à (re)construire.

  • Pourquoi l’Algérie cherche-t-elle à déstabiliser la Tunisie?

     

    In Kapitalis.com

    Mercredi, 06 Juillet 2011 07:45

    Les services algériens cherchent-ils à déstabiliser la Tunisie en laissant transiter des éléments armés à travers la frontière et en distillant des informations infondées pour noircir la situation sécuritaire dans notre pays?


    Depuis deux semaines, des médias algériens colportent des informations totalement infondées sur de prétendues agressions sexuelles subies par des touristes algériennes en Tunisie. On est en droit de nous interroger sur l’identité des commanditaires de ces campagnes d’intox et sur leurs desseins secrets.

    Rien de vérifié, rien de précis, rien d’officiel
    Sous le titre alarmiste, ‘‘Des Algériens fuient la Tunisie’’, le blog ‘‘Algérie Info’’, hébergé par le très sérieux site du ‘‘Nouvel Observateur’’, parle de «plusieurs familles algériennes [qui] ont fait l’objet d’agressions, vol d’argent et de véhicules dans la capitale et dans plusieurs autres villes tunisiennes.»
    L’auteur, utilement anonyme, évoque des «informations sur des agressions sexuelles qui ont été rapportées par plusieurs personnes et relatées par divers médias». Ces «informations», dont on appréciera l’imprécision, auraient été «confirmés par des sources sécuritaires».
    A la vérité, l’auteur n’avance rien de vraiment vérifié, rien de précis, rien d’officiel… Son unique source, c’est «un quotidien arabophone ‘‘Annasr’’», qui citerait, de son côté, des «sources sécuritaires». Quelles sont ces sources? Algériennes ou tunisiennes? Y a-t-il eu des communiqués officiels relatifs à des faits aussi graves (agressions, vol d’argent et de véhicules, agressions sexuelles…)?
    Les lecteurs avisés n’auront pas de mal à débusquer l’approximation caractéristique de la désinformation. Mais la grande masse des lecteurs, qui n’est pas outillée intellectuellement pour faire le tri entre une bonne information et une manipulation, risque d’avaler ces contre-vérités, sans discernement, et sans soupçonner la volonté de manipulation sinon la campagne de dénigrement dont elles participent.
    Le pseudo-journaliste, honnêtement et courageusement anonyme, parle non pas d’un cas isolé d’agression, ce qui aurait été plausible, mais de «plusieurs cas d’agressions sexuelles sur des femmes algériennes […] enregistrés sur le territoire tunisien». Il va jusqu’à en désigner les auteurs: «des agents de sécurité tunisiens et des groupes de malfaiteurs». Les premiers, on le sait, ont bon dos: on peut tout leur attribuer, et parfois même, n’importe quoi. Quant aux seconds, ci-devant qualifiés de «malfaiteurs», on aurait beaucoup de mal à les identifier et à les débusquer. Et pour cause: ce sont des fantômes nés de l’imagination d’un désinformateur professionnel.

    La Tunisie est-elle devenue un pays dangereux pour les Algériens?
    «A leur retour sur le territoire algérien, plusieurs femmes ont indiqué qu’elles avaient fait l’objet d’agressions sexuelles mais refusent de porter plaintes, craignant la réaction violente de leur époux et de leurs parents, a indiqué la source», écrit encore ‘‘Algérie Info’’. Les «femmes algériennes» (ainsi au pluriel) témoignent mais, curieusement, ne portent pas plainte! Si elles craignent vraiment «la réaction violente de leur époux et de leurs parents», pourquoi parlent-elles, et si elles ont réellement parlé, à qui ont-elles raconté leur mésaventure? Pas à leurs époux ou parents. Et encore moins à la presse. Et si elles ont confié leur mésaventure à des sources sécuritaires, algériennes dans ce cas, pourquoi ces sources gardent-elles le silence sur des abus aussi graves?
    L’auteur n’indique pas, par ailleurs, si les femmes soi-disant agressées voyageaient seules en Tunisie, ce qui aurait été très étonnant, eu égard aux  habitudes de nos frères (et sœurs) algériens. Si elles étaient accompagnées de leurs maris ou parents, ce qui serait plus crédible, il aurait été difficile à des «agents de l’ordre» ou à des «malfaiteurs» tunisiens de les «agresser sexuellement», sans que cela provoque une grave crise diplomatique entre les deux pays.
    Le journal ‘‘Annasr’’, cité par ‘‘Algérie Info’’, évoquait également – tant qu’on y est, pourquoi se priver? – «le cas d’une femme originaire de l’est algérien qui a été enlevée alors qu’elle était en compagnie de son mari. La jeune femme a été séquestrée pendant deux jours avant d’être jetée dans la rue.»
    Dans un autre article intitulé ‘‘Une jeune mariée enlevée à Sousse’’, le même ‘‘Algérie Info’’ raconte l’aventure qu’un couple de nouveaux mariés originaires de la Wilaya de Sétif aurait vécu dans la ville balnéaire de Sousse: l’épouse S. Fatima, 26 ans, enlevée par des inconnus, et l’époux S. Chadli, 35 ans, agressé à l’arme blanche jusqu’à en perdre conscience !

    Des terroristes infiltrés par la frontière algérienne
    La Tunisie étant ainsi devenue un pays très dangereux, particulièrement pour les Algériens – car, à l’exception des Algériens, il n’y a pas eu de ressortissants  d’autres pays qui se seraient plaints d’avoir été agressés dans notre pays –, «le même quotidien a indiqué qu’une autre femme âgée de 37 ans originaire d’Annaba a été enlevée alors qu’elle se promenait dans la capitale tunisienne.»
    Cette dernière information publié par le tabloïd algérien ‘‘Al-Khabar’’, et reprise sans vérification par des médias tunisiens, a obligé le ministère tunisien de l’Intérieur à rendre public un démenti formel. «Nous avons mené notre enquête partout et non seulement à Sousse et il n’y a eu aucun enlèvement. C’est totalement infondé. C’est une rumeur, voire une campagne orchestrée contre la Tunisie et notre tourisme», a affirmé à Kapitalis un responsable dudit ministère.
    Comment expliquer cet acharnement de certains médias algériens, qui s’échinent à vouloir noircir davantage la situation sécuritaire en Tunisie? Seule explication plausible: ce sont les services de renseignement algériens qui distillent ces rumeurs infondées via les médias qui lui sont inféodés.
    L’Algérie officielle, celle du gouvernement Bouteflika et des généraux de l’Armée nationale populaire, ont, il est vrai, de bonnes raisons d’appréhender tout changement démocratique en Tunisie, car cela pourrait donner de «mauvaises idées» aux Algériens. La crainte de l’effet de contagion démocratique semble avoir incité cette Algérie là, dont on soupçonne les velléités d’ouverture démocratique, à multiplier les actes inamicaux (c’est un euphémisme) en direction de la Tunisie.
    Parmi ces actes, on pourrait citer l’infiltration, par la frontière algérienne, d’éléments terroristes affiliés à Al-Qaïda, dont deux ont été tués à Rouhia et  d’autres arrêtés dans d’autres régions. Une quantité d’armes a aussi transité par la frontière, que les services de sécurité tunisiens ont découverte dans des caches dans les régions frontalières du sud et du sud-ouest.
    La campagne de désinformation sur la situation sécuritaire en Tunisie et sur les vraies fausses agressions à l’encontre de touristes algériennes participe de cette même volonté de déstabiliser la Tunisie et de noircir davantage l’idée que l’opinion algérienne se fait de la situation dans le pays. L’objectif visé: dissuader les Algériens de passer leurs vacances en Tunisie, comme ils ont l’habitude de le faire, et aggraver ainsi la situation économique dans notre pays.
    On peut parier que la Tunisie, qui a toujours eu une place dans le cœur des Algériens, restera toujours, pour ces derniers, un havre de paix, chaleureux et accueillants. Les régimes passent, les peuples restent: et ce sont eux qui forgent leur histoire.

    Imed Bahri

  • na3al bou el fout

    An 1 du professionnalisme : le foot pourri par l’argent

    Quand l’etat entretient l’anarchie

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    L’an 1 du professionnalisme en Algérie ne laissera pas que de bons souvenirs aux pensionnaires des deux Ligues professionnelles.

    Mis à part le champion d’Algérie, l’ASO Chlef, premier champion de l’ère professionnelle, et à un degré moindre, les trois promus de Ligue 2 en Ligue 1 (CS Constantine, CA Batna, NA Hussein Dey) qui ont célébré dans la joie l’accession, tous les autres clubs font grise mine.


    Dépit et amertume


    L’espoir né de la création de clubs professionnels a laissé place au dépit et à l’amertume. Le «paradis promis» s’est révélé être pire que l’époque antérieure. Les dirigeants pensaient naïvement qu’ils allaient crouler sous l’argent et le bonheur de le claquer comme jadis.
    Le réveil a été dur. Pour tous. Habitués à l’opacité d’une gestion archaïque des deniers publics, nombre de dirigeants ont cru que la situation allait continuer à évoluer comme avant. Le nouveau statut (professionnel) conféré à leur club à l’orée de la saison 2010-2011 ne leur a pas laissé le temps de se retourner. Par peur de rater le train, tous l’ont pris à la première station sans trop savoir où finira le voyage. Ce dernier est arrivé à son terme vendredi dernier. L’heure du bilan a sonné. Il n’est pas beau, comme l’avaient imaginé les responsables des clubs.  Pour boucler l’exercice, les dirigeants ont ramé. Ils rêvaient de l’Oncle Sam et ils ont eu droit aux restrictions.


    Les plans et stratégies qu’ils avaient échafaudés sont partis en fumée. Ils n’ont pas résisté aux nouvelles donnes induites par l’instauration du professionnalisme. Erigé en société par actions (SPA), régi par le code du commerce, au même titre que n’importe quelle SPA, le conseil d’administration de la SPA club de football doit obligatoirement tenir son assemblée générale pour présenter les comptes (bilan) de l’exercice. Aucun club ne l’a encore fait. Le bilan doit, bien sûr, passer d’abord par les services de l’expert-comptable choisi pour un mandat renouvelable de 3 ans. Sans attendre ce verdict, il est facile de parier que les bilans seront déficitaires. A la décharge des clubs professionnels, leur activité ne peut, pour l’instant, générer des bénéfices. En Algérie, le football n’est pas encore une industrie qui génère du bénéfice et/ou des dividendes que se répartissent les actionnaires des SPA des autres secteurs d’activités et de services.

    A présent, les clubs sont face à deux options : ou ils constatent la faille et mettent la clé sous le paillasson, ou ils réinjectent de l’argent dans le capital, avec le risque, fort probable, de retarder l’échéance d’une année. Dans leur configuration actuelle, les clubs professionnels n’ont aucun avenir. Sauf si les pouvoirs publics volent à leur secours, scénario probable, mais qui ne règle rien. Entre l’amateurisme marron dans lequel ils ont «prospéré» pendant des années et le professionnalisme qu’ils ont adopté sans mesurer tous les risques et paramètres d’une telle entreprise, les clubs sont piégés dans une démarche dont ils ne maîtrisent pas tous les mécanismes.


    Le professionnalisme n’est pas une profession de foi. C’est une pratique quotidienne, codifiée et régie par des règles drastiques. Tout ce que n’aiment pas les clubs algériens adeptes du système D et de la rente douce déversée annuellement par les pouvoirs publics… sans contrepartie. C’est-à-dire l’antithèse du professionnalisme où le contrôle et le bénéfice sont les règles d’or.
     

    Yazid Ouahib
  • Freedom House dénonce le despotisme de Bouteflika

     

    atika

    Par |)
    T
     
     

    Le stratagème de la « vitrine démocratique », échafaudé par les décideurs en 1999 et en 2004 en portant Abdelaziz Bouteflika au pouvoir, a complètement échoué. Après huit ans de règne, le président algérien a non seulement failli dans sa « reconquête du prestige algérien» plus connu sous la pompeuse formule de « El-Izza oua al-karama » mais, pire, il est désormais classé parmi les dirigeants totalitaires de la planète. L’Algérie a une image plus détestable que celle qu’elle avait avant 1999. L’homme, rompu aux pratiques hégémoniques, n’a pas honoré ses promesses et Freedom House, l’ONG qui évalue la liberté dans les divers pays du monde, vient de le souligner : « Le Président Abdelaziz Bouteflika a été peu disposé, cependant à démocratiser le processus politique du pays. Il continue à offrir pour une plus grande autorité, contredisant son engagement parlé à la démocratie. » lit-on dans son dernier rapport qui dénonce la dérive antidémocratique du pouvoir algérien.

    Freedom House dresse un constat très sévère de l’état des libertés dans quatre pays de cette zone : l’Algérie, l’Egypte, la Libye et la Tunisie où, note-t-elle, la démocratie peine à s’installer. « Bien que l’Afrique du Nord ait enregistré des progrès économiques au cours des deux dernières années, les dirigeants de l’Algérie, de l’Egypte, de la Libye et de la Tunisie restent fondamentalement anti-démocratiques », souligne l’ONG. Dans certains pays, Freedom House note même une régression par rapport aux acquis démocratiques passés.
    « En dépit d'un certain succès dans la mise en application des réformes économiques, la rhétorique des chefs d’Etat d’Afrique du Nord concernant une augmentation des libertés politiques demeure vide, et les libertés civiles restent extrêmement restreintes », note le rapport.

    Le document note plus loin : « Le Président Zine Al-Abidine Bin Ali continue sa politique de « institutionnalisation, » créant l'aspect de la démocratie sans substance. Il n'y a aucune occasion pour l’alternance parmi les parties ou les chefs politiques représentant des intérêts et des options de concurrence de politique. En Libye, le gouvernement finalement réussi à finir son isolement et a rejoint la communauté internationale. Bien que le gouvernement ait pris quelques mesures expérimentales dans la direction de la réforme économique, le changement politique est demeuré en grande partie outre de l'ordre du jour. Le Président Muammar Qadhafi continue à imposer sa propre idéologie à la population et maintient le contrôle de pratiquement tous les aspects de la vie à l'intérieur du pays, comme il le fait depuis ces 38 dernières années. »

    Notre pays n’est pas mieux loti : « L'Algérie a accompli des progrès considérables vers la réduction de la violence interne et l’amélioration des conditions économiques (…) Cependant, le Président Abdelaziz Bouteflika a été peu disposé à démocratiser la vie politique du pays et le propulser vers une véritable économie de marché. Il continue à s’octroyer davantage de pouvoirs, contredisant ses engagements en faveur d’une démocratisation accrue et ce dans un contexte marqué par des interrogations sur son état de santé », souligne Freedom House.
    Toutefois pour Freedom House, l’avenir des libertés et de la démocratie en Afrique du Nord « n’est pas complètement désespéré ».

  • on n'a pas besoin d'arme,mais de démocratie ,dégagez

     

    L'Allemagne, le nouveau fournisseur en armes de l'Algérie

    Par
    T
     
     

    Le 5 juillet, l’agence Reuters annonçait la signature d’un contrat d’armement entre l’Algérie et l’Allemagne. Berlin devrait ainsi vendre quelque € 10 milliards d’armes et de matériel militaire à l’armée algérienne sur dix ans.

    Il s’agit du plus gros contrat d’armement signé avec un pays occidental, souligne Le Quotidien d’Oran. Quatre projets sont concernés. Rheinmetall et MAN doivent construire des blindés de transport Fuchs. Daimler compte vendre des camions et des tout-terrains, et ThyssenKrupp construire des frégates et former les personnels navals. Eldorado des industriels russes de l’armement, l’Algérie fait visiblement le choix de la diversification vers l’Allemagne.

    La France, quant à elle, semble perdre du terrain en Algérie. D’après le rapport au Parlement d’août 2010 sur les exportations d’armement de la France, les prises de commandes françaises à destination de l’Algérie sont passées de 45,1 millions en 2005 à 9,4 millions en 2009. Seul un pic en 2007 vient perturber la série. Il correspond à l’année où le président français Nicolas Sarkozy, récemment élu, s’était lancé dans une course à l’armement en Afrique du Nord qui avait touché l’Algérie, la Libye et le Maroc.

    Mais c’est avant tout vers la Russie que se tourne traditionnellement l’Algérie pour s’approvisionner en armes et matériel militaire. Ainsi, le pays attend la livraison d’une quarantaine d’avions MiG-29, de 28 Su-30 MK, de 16 Yak-130, de 8 batteries de missiles antiaériens S-300 PMU et de 40 chars T-90 ainsi que deux sous-marins, rapporte le site internet Zone militaire (www.opex360.com), spécialisé sur les questions militaires et de défense. Au total, le marché algérien représente 13 % des ventes d’armes russes, ajoute la même source. Il faut dire que dans le contexte du duel Algérie-Maroc, Alger évite de s’approvisionner auprès de la France et des États-Unis, fournisseurs du voisin marocain.

  • Réalité scientifique et fiction politique

     

     

      Par : Mustapha Hammouche

      La réussite du ministère de l’Éducation est dans les taux de réussite à ses examens. Ainsi posée, la règle sera honorée chaque année. Et chaque année plus spectaculairement. Ce qui a abouti à lancer le processus : dans un système scolaire qui se dégrade régulièrement, le nombre de diplômes distribués par l’institution scolaire augmente tout aussi régulièrement.
      Le résultat en est que le ministre de l’Enseignement supérieur hérite d’un nombre continuellement accru de candidats aux études supérieures dans une université, elle-même depuis longtemps engagée dans un mouvement de régression scientifique.
      Une significative coïncidence illustre cette collusion entre la réussite confondue avec le nombre de diplômes distribués et l’âge scientifique réel d’un pays mesuré à ses capacités d’innovation. Un pays qui améliore chaque année son taux de réussite au baccalauréat se retrouve au dernier rang mondial en matière de potentiel innovant.
      Certes Harraoubia dénonce le traitement injuste de son université par l’Insead, sans s’engager, certes, à répondre à l’institut européen, comme l’ont promis certains de ses collègues contrariés par le rapport du département d’État américain sur le trafic d’êtres humains.
      Il y a quelque chose d’agaçant, en effet, dans l’œuvre de ces institutions et observatoires qui produisent des rapports et classements internationaux, nous renvoyant une image qui contredit le tableau mythique que nos dirigeants nous brossent à coups de chiffres fictifs. Du taux de participation électorale, au montant du budget en passant par le pourcentage de réussite aux examens, tout est factice ou surévalué. Faute de réussir leur mission de gestion et de développement, les institutions se transforment en lieux de production d’images retouchées d’une réalité sur laquelle elles n’ont plus prise. Même les instances qui se légitiment par la sincérité de leurs instruments scientifiques, comme le Cnes ou l’ONS, sont embarquées dans cette œuvre de maquillage politicien.
      Ce n’est pas étonnant que les pénuries, les épidémies, les émeutes et autres manifestations de l’échec permanent nous surprennent à chaque fois, comme ils surprennent les autorités mêmes chargées de les prévenir et qui ont fini par croire à leurs propres projections fictives. Une illusion entretenue par une vigilance soutenue quant à l’image médiatique de leur action et de ses résultats. Réduite à courir derrière les constats de presse ou d’organismes spécialisés, la communication officielle en est devenue une activité de dénégation.
      Il suffit pourtant de tromper la vigilance des agents de sécurité, personnel stratégique des établissements publics, pour pénétrer une université, par exemple, et se convaincre de son état scientifique : des universitaires y traînent plus d’indices d’appartenance idéologique que de signes de savoir.
      Si on met plus d’enthousiasme à fermer les bars qu’à ouvrir l’université, à promouvoir le hidjab qu’à développer l’activité culturelle, à traquer les femmes aux mœurs douteuses qu’à combattre la corruption, il est normal de récolter les médailles correspondant à nos efforts respectifs. Peut-être gagnera-t-on un jour la palme mondiale de la piété.
      M. H

    1. BLANCHIMENT d’ARGENT AU SEIN DES CLUBS :mode d’emploi ! Financement dans le football

       j'aime pas le fooot

      Par : samir lamari

      Récemment le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter, a menacé de suspendre à vie les joueurs, entraîneurs et arbitres impliqués dans des matches truqués qui font actuellement l’objet d'enquêtes dans plusieurs pays. Une déclaration vite relayée par le chef de la sécurité de la Fifa, Chris Eaton, qui a indiqué que “nous avons vu ces dernières semaines, ou jours, ces problèmes surgir en Grèce, en Turquie, en Malaisie et dans d'autres pays européens. Il en existe dans le monde entier”.
      Nous ne savons pas si Blatter et Chris Eaton comptent l’Algérie parmi les pays suspects, mais il est clair qu’il y a, au  moins, matière à enquête. En effet, la dernière journée du championnat de Ligue 1, qui a eu lieu vendredi dernier et qui était décisive pour la désignation du dernier club relégué en seconde division en l’occurrence l’USM Annaba, a été une véritable parodie de football.
      Des résultats ont été bel et bien arrangés dans certains matches, et ce, au su et au vu de tout le monde. Certains présidents ne s’en cachent même pas car, disent-ils, “nous n’allons tout de même pas prendre le risque de descendre à leur place”, allusion faite aux Annabis. Un arbitre, qui avait officié dans l’une de ces rencontres truquées pour reprendre l’expression de la Fifa, nous dira même qu’il s’est limité “à se positionner au milieu du terrain” et suivre ce spectacle pitoyable de pousse ballon. “C’était tellement flagrant que cela m’a dégoûté. De toute façon, c’était pratiquement la même chose dans les autres rencontres selon mes collègues”, regrette-t-il.
      Devant la difficulté de prouver les faits dans ce genre de situation qui arrange tout le monde, sauf la victime ou le dindon de la farce, les instances fédérales et  surtout les pouvoirs publics attendent des accusations et surtout des preuves. Pas question donc de provoquer une enquête. Pourtant des propos comme ceux du président de l’USM Annaba, Aïssa Menadi, parus dans notre édition d’hier, sont suffisamment graves pour pousser n’importe quel procureur de la République à s’autosaisir de l’affaire. Mais rien n’y fit. Alors, il ne reste qu’à prier à ce que M. Blatter vienne fourrer son nez dans nos affaires   et inscrire l’Algérie sur la liste noire des pays où le football est truqué.                                                                                                                 
       

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    2. la france aime la vache algerienne qui ne rit jamais et ses bergers drogués

      Le visa, la caution, le bracelet
      électronique, en attendant le fer rouge !

      Par Hakim Laâlam  
      Email : laalamh@yahoo.fr
      Jean-François Copé attendu aujourd’hui à Alger. S’il vous
      plaît, au moment où il repartira de chez nous vers la
      France, n’oubliez surtout pas de lui…

      … rendre sa caution de visa !

      Ainsi donc, l’UMP de Sarkozy, l’UMP de Guéant, l’UMP de Copé, l’UMP de Lefèvre, l’UMP de Lelouche réfléchit très sérieusement à instaurer de nouvelles mesures d’accès des Algériens au territoire français. En plus, bien sûr, de celles déjà en place à travers le dispositif Schengen. Il pourrait s’agir, entre autres, d’une caution que tout Algérien demandeur de visa déposerait ici, en Algérie, et qu’il ne récupérerait que s’il se conforme à la durée de séjour stricte qui lui aura été délivrée. Une caution ! Aârboun, quoi ! Je trouve Sarko et son staff couleur Marine finalement bien timides, presque timorés avec cette seule trouvaille de la caution. Pourquoi se suffire d’une simple caution que les ratons que nous sommes récupéreraient à leur sortie du territoire français ? Soyez un peu plus hardis, cousins gaulois ! Qu’est-ce qui interdit d’envisager le bracelet électronique passé aux chevilles des Algériens débarquant à Roissy ou au port de Marseille et qui ne serait ôté qu’une fois la bestiole sur le point de quitter la France ? On peut aussi penser à la boucle d’identification. Vous savez, la fameuse boucle que l’on agrafe habituellement à l’oreille des bovins et des ovins pour des besoins de traçabilité de la viande. Saute le pas frère Nicolas ! Dès l’arrivée en zone cocorico, hop ! Une pression sur l’oreille droite, pas la gauche, bien sûr, et là, le bestiau ne pourra plus se perdre dans la nature. Et si ça aussi, ça ne suffit pas, tu pourras alors passer à l’échelon supérieur dans le traitement vétérinaire des postulants algériens à un visa français : la puce électronique ! Infaillible, la puce ! Elle est directement connectée à un réseau de positionnement GPS. Fait comme un rat, le bougnoule ! Où il va aller, hein, où il va aller ainsi «marqué», ainsi étiqueté et bardé de mouchards électroniques ? Et Juppé qui me demande de ne pas ressasser le passé et de tourner la page coloniale ! Et puis quoi encore ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
      H. L.