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  • Inquiétudes et interrogations sur la liberté de culte et élections en Algérie

    atomisez le drs +les liens étroits avec la france de raffarin le colonialiste

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    Le traitement sécuritaire réservé aux dernières manifestations sont la meilleure preuve que la liberté est une notion toute relative pour le pouvoir.

    Le Foreign Office est préoccupé par la liberté du culte. L'ONG Freedom House pour sa part attend du parlement qu’il exerce son rôle de contrôle du gouvernement.

    La presse a répercuté régulièrement les mésaventures des chrétiens en Kabylie, en revanche, on sait peu de choses de ceux des autres régions du pays. Il y a quelques jours, des chrétiens ont été arrêtés à El-Tarf et un autre est passé en procès à Oran. Peu visibles, les chrétiens algériens veulent avoir le droit de vivre leur foi et l’abrogation de la loi de 2006.  Cette fameuse loi vise quiconque "incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion". Elle a été concoctée sur mesure par les nombreux islamo-conservateurs au pouvoir pour empêcher cette minorité religieuse de vivre sa foi dans la sérénité. Aussi, la question des libertés religieuses en Algérie préoccupe énormément les Britanniques, nous apprend le quotidien Liberté. Elle était, mardi dernier, au menu des questions orales à la Chambre des Communes. Gregory Campbell, député du Parti démocratique unioniste d’Irlande du Nord, a interpellé Alistair Burt, ministre délégué au Foreign Office, sur le sort de la communauté chrétienne d’Algérie.

    Il voulait savoir notamment si le gouvernement britannique a demandé des explications à son homologue algérien, sur l’interdiction de la pratique de la foi chrétienne, en dehors des églises reconnues par l’État. Qualifiée d’atteinte grave au droit de culte, cette décision préoccupe, par ailleurs, de nombreuses associations œcuméniques en Grande-Bretagne. Certaines d’entre elles comme Operation Mobilisation, Open Doors et Release International, se sont mobilisées, en faveur de la visite récente, dans le royaume d’une délégation de l’Église protestante d’Algérie, conduite par son président, le pasteur Mustapha Krim. Le 26 octobre dernier, le groupe rencontrait M. Burt. Une autre entrevue avec des parlementaires s’est tenue dans la même journée, au siège de l’Assemblée, en présence du public.

    Les chrétiens d’Algérie se sont plaints des restrictions dont ils font l’objet dans la pratique de leur religion. Ils ont évoqué également des campagnes d’intimidation et de harcèlement judiciaire. Sensibles à leur condition, les députés qui ont assisté à la réunion se sont entendus pour déposer une motion auprès du Parlement, concernant l’ouverture d’un débat sur la violation de la liberté du culte en Algérie. Prenant les devants, Gregory Campbell a directement saisi le Foreign Office, qui a réagi par la voix d’Alistair Burt. Dans sa réponse, le ministre délégué a fait savoir que le gouvernement est au courant de la fermeture par les autorités algériennes de plusieurs lieux de culte dont les églises chrétiennes, non agrémentées. Cependant, ni lui, ni aucun autre représentant des autorités britanniques se sont hasardés à interpeller directement leurs homologues algériens, sur le sort des minorités religieuses dans le pays. 

    M. Burt a révélé que le patron du Foreign Office, William Hague, au cours de son séjour en Algérie, il y a quelques semaines, a parlé avec ses hôtes de l’importance des réformes en général, "même s’il n’a pas évoqué la question des libertés religieuses spécifiquement". Néanmoins, le ministre délégué a indiqué que la Grande-Bretagne avait l’occasion d’exprimer ses préoccupations concernant les questions des droits de l’Homme et la liberté de croyance et de culte, à travers divers mécanismes comme l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne. Il a révélé, à ce propos, la création d’un sous-comité de dialogue politique entre l’UE et l’Algérie, qui s’occupe des questions de sécurité et des droits de l’Homme. Le sort de la communauté chrétienne aurait été évoqué au cours d’une première réunion tenue le mois dernier. Il est à noter que ce n’est pas la première fois que le problème des libertés religieuses en Algérie, est posé au sein du Parlement britannique.

    En 2008, des députés avaient demandé au gouvernement travailliste d’intervenir en faveur de la protection de la minorité chrétienne, à la suite d’interpellations, la même année, d’individus, accusés d’évangélisation. 

    Freedom House exhortée l’Algérie à organiser des élections 

    L’ONG américaine a appelé l’Algérie à prendre des mesures permettant l’organisation d’élections libres et transparente, et a demandé au gouvernement de permettre au parlement de contrôler réellement l’appareil exécutif, et une justice plus libre.

    Freedom House a précisé dans son rapport annuel sur l’étendue de la démocratie dans le monde, que "le parlement algérien doit être en mesure de contrôler les activités du gouvernement en toute indépendance". Il a qualifié d’insuffisantes les réformes des autorités. L’Organisation a indiqué le parlement algérien n’exerce aucun son rôle de contrôle du gouvernement. Aussi, Freedom House a appelé à prendre en considération les vives "recommandations" consignées dans la conclusion du rapport. L'ONG a également appelé à assurer des élections législatives libres, d'où émergerait un parlement capable de jouer le rôle de contrôleur dont il a la responsabilité. Le rapport exhorté également le gouvernement à garantir aux partis et aux candidats pleinement leurs droits. La levée de l’état d’urgence est jugée insuffisante par Freedom House si le gouvernement ne prend pas des mesures d’urgence permettant la création de partis et d’associations et aux militants d’exercer leurs droits politiques en toute liberté.

    L’organisation dont le siège est à Washington considère que les libertés syndicales n’étaient pas garanties en Algérie. Les condition ne permettent pas aux syndicalistes et militants d’exprimer leurs préoccupations et l’organisation de protestations pacifiques. Le constat est fait sur la base de plaintes de syndicalistes, qui ont fait l’objet de "pressions" en raison de leur travail syndical dans différents secteurs. L’organisation exhorte par ailleurs le gouvernement à desserrer l'étau sur les libertés syndicales et autoriser l’activité syndicale, en autorisant les organisations d'activer sans entraves sur le terrain.

    Clarifier le rôle des services de renseignement

    En outre, Freedom House insiste sur la nécessité de "clarifier les pouvoirs des services de sécurité particulièrement des renseignements". Freedom House appelle à "assurer l’indépendance de la justice, et à protéger l’appareil judiciaire et organiser des formations pour les juges et au personnel de la justice". Le gouvernement est aussi invité à juger les responsables sécuritaires durant la période du terrorisme. Sur le plan économique, l’organisation non gouvernementale estime que le principe de transparence dans la gestion des affaires économiques n’est pas appliqué, et à appelé à appliquer la loi à ce sujet et à clarifier l’utilisation des deniers publics, la politique budgétaire et à déterminer les priorités de développement. A noter que le nouveau rapport de l’organisation Freedom House est revenu sur des dossiers qu’elle avait déjà abordé dans ses rapports à la fin des années 1990, notamment la clarification des pouvoirs des services de sécurité, l’indépendance de la justice et les libertés syndicales sachant que les rapports de l’organisation avait abordé durant les récentes années la situation de l’Algérie, politiquement, socialement et économiquement de manière plus "souple". Ce qui laisse penser que les rédacteurs du nouveau rapport ont été influencés par la situation dans la région arabe. Si l'on revient sur le cortèges d'observations et exhortations de cette ONG, on est fondé d'avancer que les libertés syndicales, religieuses et politiques sont loin d'être acquises dans notre pays.

    S. L.-K./Elkhabar

  • L’agenda caché de Bouteflika

     

    Par |

     

     

     

    lire : saïd bouteflika ou la nouvelle "légitimité" du système (p

     

    Soyons lucides ! Que reste-t-il des promesses faites en avril dans son discours par Abdelaziz Bouteflika ? Rien ou presque.

     

    Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les croient. En l’espèce, beaucoup d’Algériens subiront une douche froide quand ils comprendront que le président n’a aucune volonté d’engager le pays dans la voie de réformes profondes.

     

    Le premier indicateur de maintenir le statu quo ? Aucun changement notable n’est survenu depuis le vent de panique qui avait pris les clients du régime à la faveur du "printemps arabe" : une économie immobile, des réformes molles et brouillées, mainmise autoritaire sur les leviers de communication, scandales de corruption à répétition, une justice avilie et aux ordres et intimidation des opposants.

     

    Oui, sept mois après ce discours où le président avait le visage blanc et le geste lent, aucune réforme digne de ce nom n’a été concrétisée sur le terrain. Bien au contraire, l’Algérie officielle est depuis entrée dans un coma politique. Elle n’est réveillée de son ronronnement que par quelques soubresauts des inconséquences de notre diplomatie.

     

    Oui, depuis le printemps, le bâillon est devenu cet étendard national que le régime a déployé avec brutalité pour "tuer" la révolte qui couvait dans la société. Toutes les contestations ont été étouffées dans l’œuf par le déploiement d’énormes forces de sécurité. Voire en distribuant l’argent à tout-va. La méthode est simple, on  dit une chose et on fait son contraire. Bouteflika promet l’ouverture des chaines publiques (radio et télé), celles-ci sont toujours aussi hermétiques au moindre courant d’air qui viendrait de la société civile ou des formations  de l’opposition. En clair c’est le changement dans la continuité. Secouons-nous ! L’ADN du personnel politique est immuable. Il est en effet impossible que ces hommes, qui ont toujours connu le parti unique, fonctionné dans l’esbroufe nationaliste, le népotisme, l’opacité, le mensonge, la répression, l’autoritarisme, daignent aujourd’hui mener des réformes "révolutionnaires" qui remettraient en cause leur fonctionnement. Ne nous trompons pas alors. 

     

    Alors que l’espace méditerranéen est entré dans une ère de formidables bouleversements politiques, le régime d'Alger se bunkérise et demeure sourd à toute ouverture, préférant garder le silence et jouer sur le temps. Alors que les présidents, ministres des pays riverains ont connu un rajeunissement, l’Algérie, avec une population majoritairement jeune, est toujours dirigée par les mammouths des années 1970. Des "politiques" qui ont fait leur classe pendant les années de plomb. L’horloge politique semble bloquée à cette époque. 

     

    En réalité, les promesses du président n’étaient que des paroles en l’air, bonnes à calmer la rue qui grondait de colère devant la gabegie, la corruption, le népotisme des clients du système. En somme, un leurre de plus du président qui a toujours gardé sous sa manche un agenda caché. Les desseins du président et de son frère n’ont pas fondamentalement changé depuis des années. Juste des réajustements de circonstance pour faire bonne figure, tromper les derniers naïfs qui croient encore qu’Abdelaziz Bouteflika et les notables qui le portent à bout de bras est porteur de changement. La thèse de l’homme providentiel, vieille comme le FLN des années 1970, a vécu. 

     

    Des révolutions populaires sont certes passées par là, comme on l’a écrit, mais le calendrier politique d’Abdelaziz Bouteflika est figé à cette page qu’il a tracée pour son frère Saïd (vice-président officieux), promis au trône de la République algérienne. Hosni Moubarak et Mouammar Kadhafi ont échoué à transmettre le pouvoir à leur rejeton. Bachar Al-Assad barbote dans le sang du peuple syrien pour se maintenir au pouvoir. Mais en Algérie, les jeux ne sont pas encore faits. Le plan se poursuit.

     

    Mohamed Benchicou l’avait écrit en juin 2009. "Saïd Bouteflika ne va pas s'appuyer sur les anciennes structures discréditées, le FLN ou le RND, mais sur les forces qui, pense-t-il, vont donner au système une nouvelle "légitimité" : une coalition impliquant la société "civile" et les islamistes ! C'est le but de l'amnistie" (1). Les lignes n'ont pas bougé depuis. Bouteflika n’a toujours qu’un seul objectif : réhabiliter le parti dissous (sous une autre forme mais avec le même fonds idéologique) et redessiner un paysage politique de telle sorte à le mettre sous les pieds de son frère. Tout un programme, le seul, le dernier sans doute avec la Grande Mosquée qui lui tient à cœur, semble-t-il. Tout le reste n’est que simagrées, bluff, dissimulation.

     

    Pour arriver à ses fins, les rôles sont diaboliquement distribués. L’Assemblée, l’alliance présidentielle sont les bras manipulateurs et de brouillage des pistes. Certains arguent que l’APN a détricoté les réformes du président. Mais c’est ignorer le partage des rôles entre l’alliance et le président. Pas de quoi fouetter un chat ! En vrai, l’APN a appliqué les instructions du président à la lettre. Comme pour le viol de la Constitution en 2009.

     

    Les députés de l'alliance ont été choisi pour leur degré de soumission au "maître de l'heure". Oui, depuis quand les députés du FLN ou du RND s’opposent aux oukases du président ? Jamais.

     

    L’autre objectif donc : redessiner le paysage politique. Il a  déjà commencé avec l’annonce d’arrivée de nouvelles formations politiques. Amara Benyounès, soutien patenté du président depuis 10 ans, Abdellah Djabellah, l’autre caution islamiste avec Mohamed Saïd et Sid Ahmed Ghozali, enfant du système si l’on est, vont avoir les agréments qu’ils attendent depuis pas mal d’années. 

     

    Ainsi, à la faveur de nouvelles alliances, attendons-nous dans les mois qui viennent à ce fameux changement dans la continuité avec une reprise en main du frère du président. 

     

    Sofiane Ayache

    Lire : Saïd Bouteflika ou la nouvelle "légitimité" du système (PREMIERE PARTIE)

  • allez construire à tablat ou sur les haut plateaux et changer de capitale mettez la à illizi

    Le DG de l’ANDI l’a affirmé hier à Boumerdès

     

    “Plus de 30% des projets sont concentrés dans les wilayas du Centre”

    Par : T Madjid 

    Le nouveau rapport de la Banque mondiale, sur l’investissement et les affaires au titre de l’année 2011 n’a pas changé par rapport à ceux des années précédentes, si l’on en juge par les chiffres donnés hier par M. Mansouri Abdelkrim directeur général de l’Andi (Agence nationale du développement et de l’investissement) lors de son intervention faite devant les cadres des  sept wilayas du Centre (Boumerdès, Alger, Tipasa, Bouira, Béjaïa, Bordj Bou-Arréridj,
    Blida). Ainsi, l’Algérie occupe le 136e rang sur 185 pays alors que la Tunisie occupe la 55e place, l’Égypte la 94e place, le Liban la 113e ou encore le Maroc la 114e.
    En matière de création d’entreprises, notre pays est classé 150e alors qu’en termes d’octroi de permis de construire, il est classé 113e, affirme M. Mansouri précisant que dans le domaine du transfert de propriété, l’Algérie occupe les derniers rangs avec la 167e place. En termes d’obtention de prêt, on est classé 138e.
    La Banque mondiale juge très faible la protection de l’investissement en Algérie puisque le pays occupe le 74e rang. La situation est plus critique en matière de paiement des impôts puisque le pays se situe au 168e rang alors qu’en termes de commerce, l’Algérie est classée 124e. Dans le cadre des exécutions des contrats, le pays est loin derrière avec la 127e place. On note une légère amélioration dans le domaine des fermetures d’entreprises puisque le pays occupe désormais le 56e rang.
    M. Mansouri a également indiqué qu’en termes de procédures, leur nombre reste toujours élevé avec 14 procédures alors que dans les pays de l’OCDE il existe 5 procédures et dans les pays du Moyen Orient 8,1 procédures, outre les dysfonctionnements rencontrés dans le parcours des investisseurs, affirme M. Mansouri. “Malgré les efforts déployés, il y a encore beaucoup à faire en matière d’amélioration des procédures notamment à travers le dispositif du guichet unique”, ajoute le DG de l’Andi. Ce guichet qui est opérationnel dans 46 wilayas à l’exception des wilayas de Ghardaïa et Tissemsilt suscite déjà beaucoup d’engouement. “Le guichet unique qui regroupe plusieurs administrations a pour mission principale d’assurer un accompagnement de l’investisseur et de lui faciliter le parcours qu’il doit effectuer auprès des administrations pour la réalisation de son projet”, dira t-il. Par ailleurs, le responsable de l’Andi a annoncé que plus de 30% des projets déclarés au niveau national durant l’année 2010 ont été recensés dans les wilayas du Centre jugées très attractives.  Plus de 2 milliards de dollars d’investissement avec une prévision de 25 000 nouveaux emplois ont été enregistrés au niveau de ces wilayas du Centre. La wilaya d’Alger occupe le premier rang avec 978 projets, suivie de Tizi Ouzou avec 616 projets, Béjaïa 489 projets, Boumerdès en 7e position avec 374 projets, Bouira au 8e rang avec 338 projets, Bordj Bou-Arréridj 22e avec 174 projets et enfin Tipasa 24e avec 145 projets. À noter l’absence des banques à cette rencontre régionale alors qu’elles sont les plus critiquées par les investisseurs.
    À ce sujet, M. Mansouri a indiqué que les banques seront associées progressivement à ce dispositif. “Rien n’empêche la Banque centrale de rejoindre le guichet unique au moment opportun”, a-t-il précisé. Il soulignera également que le dernier Conseil des ministres a décidé de décentraliser l’attribution des assiettes foncières pour les investisseurs. Désormais, c’est le Calpiref présidé par le wali qui affecte les terrains suivant un cahier des charges dont les clauses doivent être bien respectées, dira t-il.
    Madjid T.

  • L’État, agence de placement pour privilégiés du système

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Surprenant déclassement ! Il y a peu, Ould-Abbès devait faire de nous, coup sur coup, un pôle de biotechnologie avec un partenariat américain, et, avec la coopération, un pays exportateur de médicaments, puis quelques semaines plus tard, il est dessaisi de toute prérogative en matière de médicaments au profit d’une agence créée exprès pour mettre la gestion des produits pharmaceutiques à l’abri de son action, ou de son inaction… on ne sait plus.
    Bouteflika a inauguré une longue décennie de nomadisme gouvernemental. Depuis 1989, il y a eu peu de “nouveaux” ministres ou premiers ministres.
    Mais, pour autant, rares sont les portefeuilles qui ont connu quelque stabilité ministérielle. Par la pratique du jeu de chaises musicales, les incessants “remaniements” ont fait des ministères, certains plus que d’autres, des escales pour ministres en transit. Même l’inamovible Benbouzid a eu à subir une année sabbatique au ministère de la jeunesse et des sports.
    Mais comme le choix des ministres ne repose ni sur le critère de compétence, ni sur celui de l’expérience, ni même sur celui de la conviction politique, mais sur la seule logique clanique, clientéliste et de gestion des rapports de force, la correspondance entre les exigences d’un secteur et le profil du bénéficiaire constitue un souci secondaire. Souvent, après test trop insatisfaisant, on permute les ministres, pour ne pas les remplacer : entre agriculture et santé, entre santé et affaires sociales. Sinon, on ajoute ou retranche des fonctions, pour délester un ministre d’une tâche ou pour enrichir le portefeuille d’un autre. Avant de penser à mieux doter un ministère malmené, on pense à sauver le ministre défaillant !
    Pour Ould-Abbès, l’Agence du médicament, qui, comme le conseil de la concurrence et autres instances spécialisées, n’existait que sur papier, tombait à pic : sa mise en service permettait de libérer le médicament d’une gestion hasardeuse sans avoir à relever le ministre de la santé, ou plutôt sans avoir à le déplacer, car à l’évidence, Ould-Abbès semble être, comme d’autres homologues, un ministre non “démissionnable”.
    C’est pour cette catégorie de personnalités qui, du point de vue du régime, sont nées pour être ministres et pour le rester, qu’on crée des postes ministériels dépourvus de toute pertinence gouvernementale : on a ainsi un ministère de la Prospective et des Statistiques, dans un pays géré par l’arbitraire et l’improvisation et un premier ministère adjoint qui a longtemps attendu qu’on lui invente des prérogatives ! Car, en plus de la technique des permutations et du calibrage de ministères sur mesure, on peut composer des ministères pour satisfaire l’attente de ministrables.
    Le résultat en est que, même si certains ministres prennent leurs fonctions au sérieux et font ce qu’ils peuvent à partir de leurs prérogatives, l’Algérie dispose d’un gouvernement conçu en fonction de contraintes de nominations.
    Le système s’est inventé une véritable logique organisationnelle maison : jusqu’au plus haut niveau de l’État, les structures sont conçues pour les besoins de promotion des membres du clan, de la clientèle et des hommes des forces alliées. Et non en fonction du besoin de gestion des domaines concernés.
    Tout l’État en devient un alibi aux statuts des heureux élus du système.
    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr

  • pas de justice, pas de droit,pas changement ....rien ,l'algerie dernier bastion de la dictature au maghreb

     

    Le MDL dénonce "les violations et le non-respect des droits de l’homme"

    Par
     
     
    Une nette régression des libertés est observée par le MDL.

    Dans une déclaration qui nous est parvenue, le Mouvement des droits et libertés a dressé un tableau noir des libertés en Algérie.

    "L’état des libertés reste inquiétant malgré l’annonce de réformes pour la démocratisarion des institutions. Sur le terrain, les violations et le non-respect des droits de l’homme en général et de la loi en particulier sont encore légion."

    Revenons sur les cas de prisonniers qui ont fait l’actualité ces derniers mois, le MDL soutient que "la condamnation à perpétuité de Baba Nedjar à base d’un dossier vide reste à cet égard significatif des approximations d’une justice expéditive. Le refus d’accéder à la révision de son procès, malgré une très longue grève de la faim qui menace de l’emporter, est révélateur de l’autisme d’un pouvoir décidé à avoir raison seul contre tous".

    Harcèlements judiciaires

    Le MDL, sous la signature de Yasmina Si Abderrahmane, Hamid Ouazar, Tarik Mira, Ali Brahimi, a souligné le cas d’un jeune Oranais converti au christianisme victime de la justice : "Le jeudi 17 novembre, à Oran, ce sera au tour d’un citoyen converti au christianisme de subir les foudres d’une justice qui viole la loi fondamentale consacrant la liberté du culte. Dans le cas d’espèce, la citoyennté est niée et la justice se mue en tribunal d’inquisition. Siaghi Abdelkrim, honteusement condamné à 5 ans de prison en première instance, doit être sauvé des affres de l‘injustice et du non droit". Aussi, les signataires appelle à "son élargissement".

    Les "promesses" présidentielles passées au pilori

    Pour ce qui est des réformes promises, le MDL observe que "le test de sincérité du régime n’est pas concluant à en juger par la démarche dite de réforme et par le contenu des projets de loi en cours d’adoption parlementaire". Les atteintes au libre exercice politique n’ont pas diminué. Bien au contraire. "Les mêmes pratiques de violation des lois sont reconduites. Une réunion du FFS n’a pas été autorisée tandis que la conférence nationale du MDS a dû être transférée vers son propre siège par la faute de la  rétention d’autorisation jusqu’ à la veille au soir de sa tenue. Les médias publics notamment audiovisuels restent fermés à toute pluralité. On gèle les lois en vigueur sur les partis et les associations". Et judicieusement, les signataire observent qu’"on annonce à l’avance le nombre et les noms des partis qui vont être agréés dans le cadre d’une nouvelle loi  encore à l’état de projet même pas débattu par le Parlement".

    Accentuation du contrôle du pouvoir

    Le MDL ne donne pas crédit aux rares "réformes" arrivées à l’APN. "En dehors des quotas réservés aux femmes dans les listes électorales, le nouveau processus de légitimation, vise à accentuer le contrôle du pouvoir sur les sociétés politique et civile. Tout indique que l’on assiste à un remodelage arbitraire et administratif de la scène politique?"

    En conclusion, le Mouvement pour les droits et libertés estime que "les mêmes causes produisant les mêmes effets, aucun changement ne peut naitre d’une logique de fermeture".

    Synthèse Yacine K.

  • Encore une connerie de l'Algerie, l'algerie déconnecté de la réalité politique

    L'Algérie ne rappellera pas son ambassadeur en Syrie

    Par

     
     
    Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères.

    Jusqu'à ce week-end, l'Algérie faisait partie des soutiens syriens au sein de la Ligue arabe. En votant pour l'exclusion de ce pays, elle ne voulait sans doute pas se voir accusée encore une fois de soutien à un régime qui tire sur son peuple.

    Néanmoins, l'Algérie ne rappellera pas son ambassadeur en Syrie, a déclaré dimanche à Alger le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, au lendemain de la décision de la Ligue arabe de suspendre temporairement la Libye en raison de la répression dans le sang des manifestations.

    En marge d'une rencontre avec son homologue égyptien Mohamed Kamel Amr, M. Medelci a indiqué: "Il n'est pas question pour l'Algérie de mettre en oeuvre la disposition de la Ligue arabe, qui permet d'ailleurs à chaque pays de prendre sa décision de manière souveraine".

    Malgré les volte-face de Bachar Al Assad et la poursuite de la répression Mourad Medelci croit encore possible à une réforme du régime. "Bien au contraire", a-t-il poursuivi, "plus que jamais le moment est aujourd'hui au renforcement de la relation avec le gouvernement syrien pour mettre en oeuvre plus concrètement encore le plan que nous avons adopté le 2 novembre dernier au niveau de la Ligue arabe".

    L'Algérie fait partie du comité interministériel chargé du suivi de la crise syrienne. Samedi, la Ligue arabe a décidé de suspendre la Syrie de ses instances si le régime de Bachar Al-Assad n'appliquait pas, dans un délai de quatre jours, le plan arabe de sortie de crise conclu il y a une dizaine jours. Plusieurs représentations diplomatiques arabes et occidentales ont été attaquées par les sbires du régime. Donc celles de l'Arabie saoudite, de France, de Turquie et du Qatar. Des pays qui se sont particulièrement montrés très fermes avec Bachar Al Assad.

    Yacine K./AP