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  • “J’ai beaucoup de peine que certains doutent de ma sincérité”

    Il y a presque 13 ans, le Pr Ridouh confiait

     Par : Nabila SAIDOUN

    Je me souviens encore comme si cela datait d’hier. C’était pourtant il y a presque 13 ans lorsque j’ai rencontré, pour la première fois, le professeur Ridouh pour aborder avec lui l’assassinat de Boudiaf et évoquer l’après-Boumaârafi. À son domicile à Blida, sis à l’intérieur même de l’hôpital Frantz-Fanon, le psychiatre émérite abordait la question avec beaucoup d’émotion. C’était lui qui avait expertisé Boumaârafi, l’assassin de Boudiaf et estimé que cet assassinat relevait de l’acte isolé.
    “Difficile de trouver les mots qu’il faut, alors il faut bien les choisir”,  me disait-il alors. Il a fallu prendre le temps nécessaire pour lui soutirer quelques déclarations, “décousues” pour la plupart, que nous avons ensuite tenté de présenter sous forme d’entretien. Quoi de plus normal alors que le sujet était grave et le contexte non moins. C’était le 29 juin 1999 et le journal Liberté rendait hommage, alors à Boudiaf.
    C’était le 7e anniversaire de son assassinat qui intervenait deux mois après l’accession de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir. “Il a hérité d’un cadeau empoisonné”,  m’avait alors certifié le professeur Ridouh et de s’expliquer longuement au cours de l’entretien. La rencontre avec le psychiatre fut marquante. J’ai dû prendre congé après de longues heures de discussion et une pile de livres qu’il m’avait offerts, choisis dans l’immense bibliothèque qui ornait son salon. “C’est ce que je possède de plus précieux dans la vie”, me confia-t-il en regardant tendrement ces livres et de lancer une phrase surprenante alors que nous avions clos le chapitre “l’après-Boumaârafi”. “J’ai beaucoup de peine que certaines personnes doutent de ma sincérité concernant les conclusions de mon analyse sur Boumaârafi”, lança-t-il presque en chuchotant comme s’il parlait à lui-même.
    Lazhar Mokhnachi, photographe du journal Liberté, durant de longues années qui, lui aussi, n’est plus de ce monde, et qui m’accompagnait à Blida, n’a pas manqué d’immortaliser ces instants par une série de clichés dont le professeur avait réclamé des copies. “Venez donc parler aussi des vivants. Faites un reportage sur l’hôpital, sur les malades. Ils ont autant besoin de l’attention de chacun de nous”, a-t-il insisté à la fin de l’entretien, fidèle à son combat de toujours… ses patients… la psychiatrie. Un homme passionné par son travail auquel il a voué une vie. Ridouh est l’auteur de plusieurs ouvrages mais on retiendra surtout celui intitulé La dynamique Boudiaf, la mécanique Boumaârafi. Il était responsable du service de psychiatrie légale au CHU Frantz-Fanon de Blida depuis plusieurs décennies, médecin légiste, criminologue. Il marquera par sa participation active de nombreuses rencontres importantes sur la psychiatrie abordant des maux avec effets directs sur la société dont le sida, la toxicomanie mais surtout le suicide jusqu’à plaider pour la création d’un observatoire. Il s’intéressait aussi énormément à la santé mentale des enfants et des jeunes en général. C’était d’ailleurs à une rencontre sur la question qu’il intervenait récemment, il y a à peine un mois… 
    Un grand homme, un éminent psychiatre s’en va. Qu’il repose en paix !

     

  • sabotage au FFS

    Le parti est gagné par la contestation suite à la confection des listes de candidats

    Le FFS face à la grogne de ses militants

    Par : Mohamed Mouloudj

    “Il est tout à fait normal que les militants agissent de la sorte”, souligne notre source qui s’interroge : “comment se fait-il que Karim Tabbou, partisan du boycott, figure sur la liste de Tizi Ouzou et que d’autres militants soient exclus ?” 

    La crise qui secoue les partis politiques et la colère des militants gagnent de plus en plus de terrain et ces partis risquent même d’y laisser des plumes. Ainsi, la confection des listes aux prochaines législatives est une occasion pour laisser libre cours aux ambitions des militants. Au Front des forces socialistes (FFS), “Hocine Aït Ahmed a dépêché Salima Ghozali et Mohand amokrane Cherifi pour apaiser les tensions entre les militants”, a informé une source proche du parti. 
    Les militants du Front ont, dit-on, rencontré l’émissaire du chef du parti hier à Tizi Ouzou où le FFS compte sa plus importante fédération. “Il est tout à fait normal que les militants agissent de la sorte”, souligne notre source, qui s’interroge : “comment se fait-il que Karim Tabbou, partisan du boycott, figure sur la liste de Tizi Ouzou et que d’autres militants en soient exclus ?” Pour ces militants, la vague de contestation que connaît le vieux parti de l’opposition n’est autre qu’une manière de “pousser la direction à plus d’équité et de clairvoyance dans la confection des listes”. Même son de cloche chez les militants du FFS à Béjaïa. Pour eux, “les arguments de la direction nationale, qui a exclu les militants qui étaient proches de Karim Tabbou, ne tiennent pas la route”. Plus explicites, ils dénoncent “le deux poids, deux mesures d’une direction qui exclut les partisans du boycott à Béjaïa et au même moment désigne une tête de pont (Tabbou, ndlr) comme second sur la liste de Tizi Ouzou”. 
    Les militants du FFS de Béjaïa dénoncent aussi le choix porté sur la personne d’Arezki Derguini. Pour eux, “la tête de liste ne mérite pas cette distinction. Il a rejoint les rangs du parti seulement en 1997 et il traîne un passé militant des plus douteux”, dévoilent-ils. Et de se questionner sur les raisons de l’exclusion de l’actuel P/APW et de Khaled Tazaghart, militant de la circonscription de Tazmalt des premières places. Le dossier du P/APW, Hamid Ferhat, est rejeté par la direction. La même source se demande, par ailleurs, “sur l’absence de Djamel Zenati dans tout le débat autour des législatives”. Le même procédé est dénoncé à Alger. 
    Pour un militant du FFS, étudiant à Alger, “l’isolement de Ahmed Djedaï et de Dalila Taleb est une grave erreur”, tout en reconnaissant que “Me Bouchachi a sa place”. “le FFS et le combat démocratique ont besoin de militant chevronnés pour défendre nos positions au Parlement”, estime-t-il.   
    “Nous avons le droit d’être ambitieux”, clame un autre militant. “Nos ambitions sont honnêtes et pourquoi l’on parle de jeunes uniquement lors des marches”, a-t-il encore ajouté. Pour ce militant, l’engagement de la base du FFS, lors de la campagne pour les législatives, est “conditionné par les noms retenus par la commission de recours”. “Il va de soi, a-t-il ajouté, que des mécontents vont prendre le chemin inverse des décisions du parti”.

  • Qataris et Britanniques «offrent» une chaîne de télévision au fils d’Abassi Madani


     

    Qataris et Britanniques «offrent» une chaîne de télévision au fils d’Abassi Madani

    Un des fils d’Abassi Madani, ancien dirigeant de l’ex-FIS (dissous), s’apprête à lancer une chaîne de télévision satellitaire à partir de Londres, en association avec des Qataris, selon des sources sûres.

     

    La chaîne en question dénommée «El Magharebia», sera lancée, dans une semaine, ajoute notre source qui ne précise pas les sources de financement de cette chaîne.

    Selon des indiscrétions, ce canal ciblera l’Algérie, dans le but de remettre en cause les politiques engagées et soutenir le retour du FIS sur la scène politique. La source n’indique pas qui des deux fils d’Abassi Madani, Ikbel ou Salim, fait partie du staff dirigeant de cette chaîne.

    La création de la chaîne de télévision satellitaire «Al Magharebia» intervient peu de temps après l’annonce faite pas les pouvoirs publics relative à l’ouverture du champ audio-visuel au privé. Abassi Madani avait, au début des années 1990, fait fuir ses deux fils vers l’Allemagne, alors que son parti appelait les Algériens au «djihad», donnant naissance au terrorisme qui a fait des dizaines de milliers de victimes, en Algérie. Abassi Madani avait quitté l’Algérie peu de temps après sa sortie de prison pour le Qatar.

    Par ailleurs, il nous a été précisé que l’ex-directeur général de la chaîne satellitaire qatarie, Al Jazeera, Wadah Khanfar, qui a démissionné de ce poste récemment lancera, bientôt, une autre chaîne de télévision, en association avec des Qataris, lui aussi. Cette chaîne sera basée à Benghazi, en Libye, selon la même source. Wadah Khanfar avait été présenté par Wikileaks, comme un «agent de la CIA», lui imputant un «traitement jugé complaisant d’Al Jazeera à l’égard des Etats-Unis d’Amérique dans la couverture de l’actualité».

    Khanfar est resté huit ans à la tête du groupe médiatique. Le FIS-dissous et Wadah Khanfar ont un point commun en ce qui concerne le conflit armé qui a ravagé la Libye. L’ex-FIS a rendu public plusieurs communiqués soutenant la «révolte» en Libye,

    dont le dernier, se félicitant de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, sans dénoncer la mutilation de son corps, pourtant formellement et clairement interdite par la religion musulmane, et la torture dont il a été victime avant qu’il ne soit tué. Khanfar n’a pas fait preuve de moins de «sympathie» avec ce qui se passait en Libye, prenant carrément position en faveur d’une partie contre une autre, en contradiction totale avec l’éthique et la déontologie de la profession de journaliste.

     

    Mounir Abi

  • JOURNÉE CONTRE L’OUBLI À BÉJAÏA


    Hommage à Saïd Mekbel et à toutes les victimes du terrorisme

    Par : OUYOUGOUTE M.

    Les Béjaouis ont rendu, jeudi dernier, un vibrant hommage au journaliste Saïd Mekbel, lâchement assassiné le 3 décembre 1994. Et à travers lui, ils se sont souvenus de toutes les victimes du terrorisme, qui se sont dressées, malgré elles, pour sauver la République, ébranlée dans ses fondements. Cette journée contre l’oubli, organisée par la Ballade littéraire de Béjaïa et un comité estudiantin au Théâtre régional, s’est déroulée en l’absence des autorités locales, élus et représentants de l’administration.
    Le chanteur Djamel Allam n’a pas manqué de déplorer cette absence alors qu’il a spontanément répondu présent lorsqu’il a été sollicité pour un tour de chant en cette occasion. En évoquant Saïd Mekbel, il surprendra la salle en affirmant que bien qu’il ait eu à rencontrer plusieurs fois le défunt à Alger en compagnie des  Kheireddine Ameyar, Abdou B. etc., il n’avait jamais su qu’il était Bougiote comme lui. Plus encore, ils habitaient tous les deux l’ancienne ville de Béjaïa. Quelques minutes auparavant, Fodil  Mezali, journaliste, aujourd’hui disparu, avait raconté une anecdote similaire. Écoutons-le : “À l’enterrement de Saïd, j’étais en compagnie de feu Abderrahmani, l’ancien directeur de publication d’El Moudjahed (il sera assassiné moins d’une année après). Il m’avait confié qu’il ignorait que Mekbel était originaire de Béjaïa comme lui.” Deux témoignages, qui confirment, si besoin était, que Saïd Mekbel n’appartenait pas à “un douar ou à une région”, il était profondément ancré dans le pays de Massinissa, de Lala Fadhma n’Soumer, de l’Émir Abdelkader, d’Abane Ramdane et de Hassiba Ben Bouali. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard, ont souligné les trois conférenciers, Fodil Mezali, Mustapha Bensadi (écrivain) et Ahmed Ben Yahia (sculteur), que Mekbel intitulait ses billets — un genre qu’il a inventé et imposé chez nous : El-Ghoul, Mesmar Djeha.  Son ancien confrère du Matin a reconnu que deux semaines avant le lâche assassinat de Mekbel, leurs rapports s’étaient un petit peu détérioré. “J’avais signé un éditorial avec un pseudo, Da M’hend. Cela l’a rendu fou car pour lui l’éditorial — un article de fond devant émaner de la direction du journal — engageait le journal. Une semaine avant qu’il ne soit assassiné, il m’a croisé dans l’escalier du journal à Hussein-Dey et m’avait dit ceci : Da M’hend a le souffle long !” Dans son témoignage, Mustapha Bensadi a préféré, quant à lui, tendre la perche aux représentants de l’Association des journalistes de la wilaya de Béjaïa pour s'enquérir du projet d’une stèle devant être érigée en mémoire de Saïd Mekbel et à travers lui tous les journalistes, victimes du terrorisme.
    Réponse : “L’APW de Béjaïa a bien débloqué 10 millions de dinars. Il y a eu un engagement public du premier responsable de la wilaya mais à l’heure actuelle, on est incapable de vous dire où en est le projet. On profite d'ailleurs de l’occasion qui nous est offerte pour lancer un appel aux autorités : où en est le projet de la stèle ?”

  • Carnaval fi dechra : infos dernières sur la « tchektchouka » des officines.

     

    Législatives 2012 : nouvelle étape dans la guerre des clans

    El Watan Week-end le 23.03.12

    Vous ne comprenez rien à l’inflation de nouveaux partis ? A la démission de Saïd Sadi ? A l’alliance des islamistes ? El Watan Week-en a été à la rencontre de ceux qui tirent les ficelles. Voici leur lecture de ce qui se trame.

    -Quels sont les piliers idéologiques de la campagne ?

    Plutôt que d’idéologie, il faudrait parler de stratégie, s’appuyant sur deux projets : la promotion de l’islamisme politique «modéré» et le soutien du patriotisme comme «matrice essentielle». Le président Bouteflika, qui joue sa crédibilité aux yeux des étrangers et sa survie politique, a misé sur deux chevaux : le nationalisme et l’islamisme. En particulier les islamistes de l’Alliance verte. Les militaires, du moins l’aile politisée, ont préféré, pour ne pas contredire la lutte antiterroriste et rester fidèles à leur discours de lutte contre l’intégrisme religieux, soutenir «leurs» islamistes : Menasra et Djaballah. «Ils les ont matés pour en faire des chevaux de course, ironise un militaire dissident. C’est le président Bouteflika, en jouant au conciliateur, qui les a remis au goût du jour. Il en a même fait un outil de pression sur les militaires soucieux de sauvegarder les acquis de la lutte antiterroriste. 2012 coïncide avec deux anniversaires importants de notre histoire contemporaine : l’indépendance et l’arrêt du processus électoral.»

    -Qui soutient qui ?

    Pour que chaque camp place ses pions, «il fallait insuffler de l’air nouveau dans la sphère politique, d’où la décision de donner des agréments à de nouvelles formations politiques, explique une source proche de la Présidence. Parmi elles, certaines sont proches et soutenues en catimini par le frère du président, Saïd Bouteflika, d’autres, par les services.» Le chef d’un parti politique, nouvellement créé, qui s’affiche comme «nationaliste» sans passif politique, nous assure être «soutenu par Saïd Bouteflika qui nous a assuré d’un succès lors des prochaines législatives». Et il n’est pas le seul, puisque d’autres, principalement issus des associations satellitaires du FLN, en catimini ou en discussion privée dans des salons algérois, se vantent du même soutien. De l’autre côté, un des membres du Mouvement des citoyens libres de Mustapha Boudina, lors de son congrès constitutif, a confié qu’un général était «impliqué» dans cette nouvelle formation. Dans les coulisses du congrès, on nous explique même que ce parti serait mandaté pour accélérer l’effritement du FLN.

    -Quid des programmes politiques ?

    Il n’y en pas. Et c’est peut-être la meilleure preuve de l’instrumentalisation de ces partis. «Il n’y a qu’un programme, celui du Président», souffle un conseiller à la Présidence. En des termes à peine voilés, il précise que celui qui s’amuserait à avancer un programme autre que celui du Président serait immédiatement éjecté du jeu. Résultat : la campagne se joue déjà sur fond de sujets de diversion (inscription des militaires dans le corps électoral, Louisa Hanoune qui attaque Djaballah sur son passé, les guéguerres au FLN avec les redresseurs…) au lieu de débats d’idées et de programmes. «Au final, tout le monde lèvera le doigt pour approuver les projets présidentiels», analyse un militaire en retraite au fait des rouages.

    -Qui est déjà «out» ?

    En tête de liste des politiques grillés : Abdelaziz Belkhadem. «En voulant faire cavalier seul et en annonçant sa candidature prématurée à la présidentielle, il a attiré les foudres du clan présidentiel ; un moment donné, le contact a été rompu entre les deux personnes», assure un proche du cercle présidentiel. Autre largage politique : celui d’Ahmed Ouyahia. «Je peux vous dire qu’il ne participera pas au prochain gouvernement», assure un de ses proches. Désormais, il pourra pleinement s’occuper de sa promotion à la succession d’Abdelaziz Bouteflika. Le dernier en date : Saïd Sadi arrive en fin de mission. «Et on le prépare pour autre chose», précise un militaire. Moussa Touati, du FNA, actuellement 4e parti au Parlement, a rejoint les militaires. «Il est dépassé, a perdu beaucoup de son électorat en majorité populaire, et de sa crédibilité, poursuit le militaire. Mais on le garde, parce que même s’il fait 5%, c’est toujours utile.»

    -Que va devenir le FLN ?

    Le parti obtiendra un gros score, cela ne fait aucun doute pour personne, même s’il sort de ces élections encore plus fragilisé. Car à travers la fracture historiques/redresseurs, ce sont aussi les deux camps du pouvoir qui s’affrontent. Le FLN reste cette carte maîtresse que «Bouteflika ne veut pas perdre. Il s’agit du plus grand parti politique du pays et un des piliers du système, le clan présidentiel voit dans la division du FLN une tentative des services de reprendre la main sur le FLN, car trop éloigné et qui a prêté allégeance à Bouteflika», analyse un militaire. Autre enjeu : la succession de Belkhadem. Qui le remplacera et de quelle manière ? Sera-t-il une personnalité fédératrice à même de réconcilier à nouveau les deux camps ? Pour l’instant, aucun nom ne circule.

    -Que se passera-t-il en cas de forte abstention ?

    On reviendra aux vieilles recettes, c’est-à-dire que la configuration de l’actuelle Assemblée sera reconduite avec quelques réajustements, en d’autres termes, plus de place aux nouveaux partis dits islamistes au détriment des sièges du RND et du FLN, fidèles serviteurs du pouvoir. La donne islamiste radicale écartée, reste les salafistes «matés» par le pouvoir (la preuve : l’ex-FIS appelle au boycott), les islamistes soft et les islamistes affairistes, faciles à manier.

    -Comment les islamistes vont-ils se placer ?

    Rien ne sert d’envisager une victoire à la tunisienne ou à la marocaine, spécificité algérienne oblige. Chez nous, les islamistes répondent à un nouveau casting dont on se sert pour encourager les gens à aller voter. «Pensez-vous que les islamistes peuvent changer la donne ou renverser l’ordre établi ? s’interroge un général. Nous les connaissons ces gens-là, tous des affairistes. Et la bataille se joue là justement, la politique n’est qu’un fonds de commerce et une certaine assurance pour eux.»

    -Si les jeux sont déjà faits, à quoi servent ces élections ?

    Les vrais résultats serviront de test pour le pouvoir, afin de préparer «l’après-Bouteflika». Ces législatives ne sont en réalité qu’un sondage «institutionnel» afin de connaître le poids de chacun sur la scène politique nationale et son ancrage dans la société. Car le pouvoir, après avoir fermé la scène politique durant des années, ignore la véritable composition politique du pays. «Nous n’avons pas suffisamment d’études pour peser la masse de chaque courant idéologique ou politique, nous soupçonnons certains syndicats autonomes de rouler pour des formations politiques, d’autres pour des intérêts étrangers, en réalité nous ne connaissons pas grand-chose», avoue un haut responsable. C’est dans cette perspective que les deux camps ont, l’an dernier, mené des enquêtes sur les animateurs des syndicats, les associations, les partis politiques et même… des imams !

    -Faut-il croire à l’engagement soudain du FFS ?

    Non. «Cette participation a été négociée sur le tarmac de l’aéroport militaire de Boufarik fin 2011», confie un militaire sans nous révéler la teneur de la négociation. «Il faut comprendre que cette participation est une chance inespérée pour le pouvoir de légitimer un scrutin qui intervient dans une conjoncture délicate», analyse un ex-chef du gouvernement. Pour d’autres, il ne s’agit que du fruit d’un rapprochement entre Hocine Aït Ahmed et Abdelaziz Bouteflika.

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    Retour sur des tractations

    Le discours est prononcé en catastrophe pour annoncer des réformes politiques. Nous sommes le 15 avril 2011. La rue arabe se révolte. L’Algérie est secouée par des émeutes. Le président Abdelaziz Bouteflika, qui apparaît à bout de souffle à la télévision d’Etat, promet aux Algériens la reprise du processus démocratique. «Il ne voulait pas de ce discours, il a été sommé de le faire par l’état-major de l’armée réuni en urgence à la présidence de la République», confie un haut gradé de l’armée sous le couvert de l’anonymat. Les réunions s’enchaînent, des consultations sont lancées pour sonder la classe politique et la société civile. Deux civils et un militaire dirigent les consultations : le général Touati dit «el mokh» ou l’éminence grise de l’armée chapeaute le projet des réformes politiques en étroite collaboration avec Mohamed Ali Boughazi, proche parmi les proches conseillers du Président.

    La dernière semaine du mois de Ramadhan connaît trois conclaves déterminants : deux réunions du Président avec l’armée, et celle réunissant Ahmed Ouyahia, Abdelaziz Belkhadem, Abdelaziz Ziari, Abdelkader Bensalah et d’autres proches conseillers. Les pourparlers portent sur le contenu à donner aux réformes promises et débouchent sur une série de projets de loi. Pendant ce temps-là, les deux clans au pouvoir mènent en solo, chacun de son côté, des consultations avec des personnalités politiques et militaires influentes. «Des rencontres informelles avec des généraux en retraite, des ex-chefs de gouvernement, des chefs de parti politique, pour connaître les avis de chacun concernant la situation politique du pays», révèle une source proche de la Présidence.

    Les avis divergent et chaque clan tente à sa manière de sceller des alliances. «En novembre, une importante réunion entre le Président et les représentants de l’état-major conclut à la nécessité d’ouvrir le champ politique et d’encourager les formations politiques à s’engager énergiquement dans le jeu politique en vue des législatives», révèle une source au courant de la teneur de la réunion. Contrairement aux diverses supputations colportées çà et là, «le modèle turc n’inspire ni les militaires, encore moins le clan présidentiel, attestent plusieurs de nos interlocuteurs. Les décideurs seraient “plutôt favorables” à un partage équitable du pouvoir.

    Les militaires ne veulent pas de la mainmise des civils, la situation ne le permet pas», révèle un haut gradé de l’armée. Ceux qui dérangent, comme Sid Ahmed Ghozali, sont définitivement écartés du jeu. «Son tort a été de défendre l’idée de la réorganisation des services», nous lâche-t-on. Les deux camps se quittent alors sur un deal : «Faisons de la politique, que le meilleur gagne !» La seule condition : ne pas toucher aux intérêts du régime.

    Zouheir Aït Mouhoub

  • Merah, sarkozy et les musulmans de france

    Retour sur l’affaire du terroriste de toulouse


    Par : M. A. Boumendil

    Au-delà des faits, au-delà des crimes abjects qu’il a commis, que faut-il penser de Mohamed Merah et de ses motivations ? Que faut-il penser d’une société capable de produire un tel monstre, lorsque tous ceux qui l’ont connu affirment que rien ne l’y prédestinait ? 

    Que faut-il penser d’une classe politique française plus prompte à exploiter les évènements, aussi dramatiques soient-ils, qu’à les prévenir ? Petit voyou, certes, mais tous ceux qui l’ont côtoyé affirment que “le monstre” était un bon vivant, plutôt respectueux et bien élevé même s’il est capable de violence, ne dédaignant ni la compagnie de jeunes filles ni la fréquentation des boîtes de nuit, un comportement aux antipodes de la rigueur et de la morale islamistes au nom desquelles il a commis l’innommable et pour lesquelles il a bêtement sacrifié sa vie après leur avoir fait offrande de sept autres vies innocentes. Cette tragédie a un mérite : elle oblige la France, c’est-à-dire l’élite française et sa classe politique, à s’interroger au minimum et à se remettre en cause si elle en avait la lucidité et le courage. C’est d’autant plus propice que la tragédie est venue perturber une campagne électorale qui commençait, précisément, à prendre une tournure assez désolante dans la mesure où l’immigré, et, pire encore, le Français d’origine non européenne, commençait à être désigné comme l’origine de tous les maux par certains candidats et leurs lieutenants. Non pas que la problématique de l’immigration ne doive pas être débattue en France, non pas que la gestion des religions en général et de l’islam en particulier ne mérite pas une attention soutenue dans un pays où la laïcité constitue le ciment de la nation depuis la révolution et, plus particulièrement, depuis l’adoption de la loi de 1905 ; c’est la nature des débats et leur manque de profondeur, voire leur absence d’objectivité et de courage dans certains cas, qui posent problème. C’est aussi, faut-il le souligner, la citoyenneté à deux vitesses, que tout le monde feint de ne pas voir, qui est à l’origine de certains comportements, certes ignobles, mais prévisibles. Que l’on appelle cela racisme ou qu’on le qualifie autrement, la réalité et le résultat sont les mêmes. Quel responsable français peut prétendre aujourd’hui qu’en France l’égalité des chances est réelle, que l’on s’appelle Mohamed ou Albert, que l’on soit blond, noir ou basané ? Que l’accès au logement et à l’emploi n’est pas influencé par la couleur de la peau, la consonance du nom ou la religion du prétendant ? Sur cette question précise, l’on se demande s’il ne faut pas préférer la franchise brute des Le Pen à la condescendance aussi inefficace qu’insupportable, et parfois même hypocrite, d’autres candidats, qui veulent à tout prix se réclamer de l’humanisme, mais qui n’entreprennent rien pour atténuer le mal à défaut de l’éradiquer. Venons-en à la politique. Parce que, dans le fond, le problème c’est l’islamisme et son corollaire, le terrorisme islamiste. Ce n’est ni la viande halal ni la viande kacher qui ont tué les victimes de Toulouse. Encore moins une quelconque incompréhension de l’identité nationale, si tant est que ce concept ait encore un sens à l’aube du troisième millénaire.

    Intégrisme : bon pour le Sud, inacceptable au Nord
    Les premiers responsables de la tragédie sont l’intégrisme islamiste, ceux qui en ont fait une philosophie et une idéologie, ceux qui contribuent à le diffuser et ceux, aussi, qui refusent d’en mesurer la portée et les dangers. Or, l’intégrisme islamiste n’est pas né en France. La France l’a importé. Volontairement. La France de François Mitterrand tout particulièrement. Qu’on se rappelle simplement que lorsqu’au début des années 1990, le Mouvement islamique armé (MIA) et les Groupes islamiques armés (GIA) tuaient, incendiaient, violaient et égorgeaient en Algérie, au nom de leur interprétation spécifique de l’islam, la France accueillait les dirigeants du Front islamique du salut (FIS), la couverture politique de ces deux organisations, au nom du droit à l’exil politique, qu’elle refusait à leurs victimes. Elle en a accueilli des centaines. Aujourd’hui ils ont proliféré. Ils ont fait des petits dans tous les sens du terme, et ils ont trouvé dans les banlieues, c'est-à-dire des ghettos où s’entassent et dépérissent des citoyens de seconde zone, un terreau propice à leur idéologie meurtrière. Il y a vingt ans, les Maghrébins, quand bien même ils pratiquaient leur religion pour une partie d’entre eux, ils le faisaient dans une discrétion qui les honore et honore les fondements de la république laïque qu’est censée être la France. Une question se pose alors : est-il possible de tolérer, d’encourager, voire de soutenir l’intégrisme islamiste au sud de la Méditerranée et dans le monde dit arabe, et de le vilipender dès qu’il accoste sur la rive nord de la même mer ? Cette question, la classe politique et les intellectuels français devront se la poser, dorénavant, chaque jour que Dieu fait. 

    Les origines et la confession de la discorde 
    Une chose est sûre cependant, si Mohamed Merah n’a pas réussi à mettre la France à genoux comme il l’a si puérilement prétendu, il n’en demeure pas moins qu’il a réussi le tour de force, malgré lui au demeurant, de changer le cours, et sans doute les thématiques, de la campagne électorale à laquelle il a imposé une halte. Ni Nicolas Sarkozy ni François Hollande ni Marine Le Pen et François Bayrou, pour ne citer que les candidats les plus en vue, ne peuvent continuer leur campagne comme si la tragédie de Toulouse n’avait pas eu lieu. Se posera alors la question de la sacro-sainte intégration des Français d’adoption, notamment ceux venus du sud de la Méditerranée. Ceci étant, les responsables musulmans ont été reçus par le président Nicolas Sarkozy en compagnie de leurs homologues juifs. À l’issue de cette rencontre, Nicolas Sarkozy a appelé à “ne céder ni à l’amalgame ni à la vengeance”. “Le terrorisme ne parviendra pas à fracturer notre communauté nationale, nos compatriotes musulmans n’ont rien à voir avec les motivations folles d'un terroriste”, a-t-il dit. “Il ne faut procéder à aucun amalgame. Avant de prendre pour cible des enfants juifs, le tireur a tiré à bout portant sur des musulmans”, a-t-il souligné. Il n’en demeure pas moins qu’un bilan sans concession des politiques mises en œuvre devient incontournable. Et si l’on a le courage d’aller au fond du débat, les surprises ne manqueront pas car la responsabilité des échecs n’incombe pas aux seuls acteurs politiques. Intellectuels et journalistes ont leur part de responsabilité dans les amalgames sur lesquels surfe l’extrême droite et que ne dédaigne pas d’exploiter la droite républicaine lorsque les aléas électoraux l’y invitent. La gauche, en se situant à l’opposé, n’est pas exempte de critique. La faute politique de François Mitterrand, évoquée plus haut, en est un exemple parlant. Intellectuels et journalistes, à travers des concepts et une terminologie sémantique qu’ils ont imposés à la classe politique et à l’opinion publique portent une responsabilité certaine dans ce qu’il convient d’appeler “la stigmatisation” de la frange dite “musulmane” de la population française. Au nom de quel principe, dans un pays laïc, doit-on préciser, en effet, que tel Français est d’origine algérienne et de confession musulmane, alors qu’il est né en France et qu’il n’a probablement jamais vu l’Algérie ? Au nom de quelle justice peut-on interdire à un Maghrébin d’être chrétien, juif, bouddhiste, déiste, agnostique, ou tout simplement athée ? Viendrait-il à l’idée d’un journaliste de préciser que le fils de Nicolas Sarkozy, qui a bombardé de projectiles un policier en faction devant l’Élysée, qu’il est d’origine hongroise et de confession… Quelle confession déjà ? A-t-on jamais précisé dans un journal télévisé ou dans un journal tout court que tel criminel, au nom bien français, est catholique ou protestant ? Pourtant, l’édit de Nantes, puis  son abrogation et ses conséquences sanglantes, sont passés par-là… La tragédie de Toulouse changera, sans conteste, la nature de la campagne présidentielle.
    Le “vivre ensemble” et la donne sécuritaire seront les invités d’honneur. Et, par vivre ensemble, gageons que les candidats les plus lucides comprendront que la France ne peut vivre en autarcie et qu’elle ne peut faire l’économie d’une lecture plus réaliste, moins égoïste et moins dogmatique, des bouleversements que connaît sa rive sud. Parce que, ensemble, c’est aussi au-delà de ses propres frontières.

  • le voleur de scooter

    Dilem du 24  Mars 2012

  • no moment

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  • Encore un entrepreneur enlevé à Tizi Ouzou

    Il s’agit du propriétaire d’une sablière

     

    Par : Samir Leslous

    Après plusieurs mois de répit, la wilaya de Tizi Ouzou vient de renouer avec le phénomène des enlèvements.

    Il s’agit d’un propriétaire d’une unité de concassage établi au lieu-dit Alma, dans la daïra de Mekla, à une trentaine de kilomètres à l’est de la ville de Tizi Ouzou. Selon des sources sécuritaires dans la région, Belkessam Mokrane, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’apprêtait à quitter, avant-hier mardi, vers 16h, son unité après une dure journée de travail lorsqu’un groupe de trois ou quatre individus armés y a fait son apparition. La victime, âgée de 60 ans a, selon nos sources, tenté de résister mais les ravisseurs l’embarquèrent de force à bord d’un véhicule. Les ravisseurs auraient contacté la famille de la victime environ deux heures après le rapt. Mais, jusqu’à hier en fin journée, aucun nouveau contact n’a été établi entre les ravisseurs et la famille de la victime, indique encore notre source. Il y a lieu de préciser que Belkessam Mokrane est la première victime du phénomène de kidnapping dans la wilaya de Tizi Ouzou depuis le début de cette année 2012 qui est marquée, depuis l’élimination du sinistre “émir” El-Khachkhach le 2 janvier dernier, par une baisse remarquable de l’activité terroriste. Connu et apprécié dans la région pour ses qualités humaines qui font l’unanimité, Mokrane s’est particulièrement investi lors des dernières intempéries en mobilisant tout son parc d’engins ainsi que le personnel de son unité pour participer au déblaiement des routes et au désenclavement des villages. Ce nouveau rapt constitue toutefois le 66e du genre durant ces sept dernières années sur le territoire de la wilaya. L’année 2011, pour rappel, a été clôturée avec les deux cas d’enlèvement du fils d’un propriétaire d’une huilerie sur la route de Boghni et de Djellal-Nacer, un cardiologue originaire de Béni Aïssi et dont l’enlèvement a été considéré par la population de la région comme des plus étranges.  Il est à rappeler que parmi tous les enlèvements enregistrés dans la wilaya de Tizi Ouzou, un seul cas s’était soldé par la mort de la victime. C’était l’entrepreneur Hend Slimana assassiné par ses ravisseurs qui se sont avérés être de faux terroristes après leur arrestation. Trois autres cas se sont soldés également par une libération sans paiement de rançon mais plutôt sous la pression d’une formidable mobilisation citoyenne. Quant à tous les autres cas, des rançons allant d’une centaine de millions à plusieurs milliards ont été versées en contrepartie de leur libération.

  • France,liberté d'expression out!!

     

    Une enseignante suspendue pour un « hommage » à Merah

    Par : Rédaction WEB

    L’affaire Mohamed Merah prend de plus en plus de proportions en France. Le lendemain de sa mort, une enseignante d’anglais dans un lycée à Rouen a été suspendue par le ministre français de l’éducation. La raison ? Avoir demandé, avant le début de son cours de matinée, une minute de silence à la mémoire du jeune français accusé d’être l’auteur de deux tueries en France. Selon plusieurs médias français, la professeure aurait affirmé à ses élèves de terminale que Mohamed Merah est une « victime » et que le lien qu’aurait eu le jeune français avec Al-Qaida avait été « inventé par les médias et Sarko ».

    Devant l’attitude de leur prof, des élèves se sont empressés de sortir de la salle pour alerter le chef d’établissement. Rapidement l’affaire prend d’autres proportions jusqu’à faire intervenir le ministre de l’éducation de l’hexagone, Luc Chatel. Ce dernier a demandé vendredi au recteur de Rouen de "suspendre immédiatement" l’enseignante.

  • no moment

    Dilem du 22 Mars 2012

  • Ben Bella Et Son Histoire

     

    L’ancien président Ahmed Benbella avait livré un témoignage à AlJazeera TV en 2003 , qui avait fait coulé beaucoup d’encre à propos de sa version des faits de la révolution algérienne contre le colonialisme français.

    Ci-dessous, un extrait du journal le MATIN dantant de janvier 2003, tel que rapporté sur un forum de discussion.

    Voir aussi : Le livre « Ben Bella – Kafi – Bennabi contre Abane » sort le 25 février : Un ouvrage « coup de poing »in Elwatan du 22 02 2012

    lire la suite:http://www.dzactiviste.info/ben-bella-et-son-histoire/#comment-64

  • Blida : Le professeur Ridouh n’est plus

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    Responsable du service de psychiatrie légale au CHU Frantz-Fanon de Blida depuis plusieurs décennies, médecin légiste, criminologue, il est surtout connu pour avoir expertiser la personnalité de Lembarek Boumaârafi, l’assassin du président Boudiaf.Le célèbre psychiatre algérien, le professeur Bachir Ridouh n’est plus. Il est mort ce vendredi après midi (Vers 14h00) aux urgences du CHU de Blida à l’âge de 70 ans des suites d’un malaise cardiaque.

    A travers son expertise, il révéla que cet assassinat était un acte isolé, ce qui n’était pas du goût de plusieurs opposants à l’époque.

    Il a même écrit un livre intitulé « La  Dynamique Boudiaf, la mécanique Boumaârafi » aux éditions RSM à travers lequel le feu Ridouh faisait une analyse psychiatrique de l’auteur du crime.

    Il y a un mois, il a participé à un congrès national sur la santé mentale des enfants et des jeunes où il avait présenté l’état des lieux sur ce sujet.

     

     allah yarahmou

    .

    Mohamed Benzerga
  • Du pain bénit pour les urnes

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    La grosse artillerie était accompagnée de l’arsenal médiatique qui a une fois de plus démontré le matraquage des usagers de l’information. Comme lors de la première guerre du Golfe, comme lors de l’intox au sujet des armes de destruction massive prétendument détenues par l’Irak de Saddam Hussein, la gestion de l’information des tueries de la région de Toulouse sera marquée par un cas d’école : une seule parole autorisée ou presque, l’anesthésie de tout discours différent. On l’a vu depuis lundi. Ceux qui voulaient apporter un regard différent, comme le socialiste Julien Dray qui parlait de «show hollywoodien», ont été renvoyés dans leurs cordes. Même Catherine Ashton, représentante de la diplomatie européenne, a été dénoncée pour avoir parlé des enfants de Ghaza. Chut, ce sont des enfants juifs qu’on assassine à Toulouse, des enfants israéliens, avec Alain Jupé, ministre des Affaires étrangères présent, mercredi, aux obsèques. Rien d’autre ne compte !

    Les expressions utilisées par l’ensemble des journalistes ne faisaient référence qu’aux informations que voulaient bien livrer les canaux proches de l’enquête, à savoir la police, le procureur ou le ministre, avant qu’à son tour le président Sarkozy trace lui-même la feuille de route d’après-drame. Les responsables politiques, comme anesthésiés, ont tous dans un bel ensemble, hier, ordonné pour applaudir au fait que Merah ait achevé son parcours. Le communiqué de la revendication par Al Qaîda des tueries tombait à point nommé pour leur donner raison alors que Mohamed Merah s’était réclamé de l’association terroriste. Les médias n’ont-ils pas martelé l’information du procureur qui affirmait unilatéralement que le jeune Merah passait son temps à regarder des scènes de décapitation.

    La règle du récit, le story-telling, pour parler anglais, si cher aux tenants actuels du gouvernement français, a donc été parfaitement appliquée, et particulièrement dans la manière d’étaler les événements jour après jour, lentement. Avec le temps pour les auditeurs téléspectateurs de digérer tout ce qu’on voulait leur faire avaler. Mercredi, alors que les cérémonies d’hommage se déroulaient, il était impossible d’agir. Hier, la fin de l’intervention tombait parfaitement avec le JT de 13h, très bon pour la France profonde. Certains diront qu’il ne faut pas être cynique devant un tel drame. C’est tout à fait vrai qu’il ne faut pas l’être, mais il semble bien que dès aujourd’hui (vendredi), et peut-être déjà hier soir lors du discours du candidat Sarkozy, «Toulouse» aura servi d’apéritif, d’entrée et de plat de résistance pour le débat électoral qui va maintenant se poursuivre, avec les autres candidats qui feront la course pour le «koursi».

    Le président Sarkozy (pas le candidat, mais c’est la même personne) a d’ailleurs déjà commencé hier après-midi, alors qu’il n’était pas plus de 14h, à annoncer des mesures contre le terrorisme ! Que ne l’a-t-il pas fait avant, alors qu’hier après-midi, les informations sur le passage de Merah en Afghanistan et au Pakistan ne s’avéraient plus aussi exactes que mercredi ? Sauf à en tirer enfin des dividendes, il l'avait déjà tenté en participant au chaos libyen en février dernier. En tout cas, on y verra plus clair dans les jours qui viennent sur l'ampleur du mouvement d'opinion, mais d’ores et déjà le scénario rêvé par Sarkozy et sa rivale d’extrême droite, Le Pen, sera intervenu comme du pain bénit pour des urnes magiques pour eux. Pas sûr qu’elles le soient autant pour les Français !

     

    Walid Mebarek
     
  • no moment

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  • claude guéant le porteur de valises

    http://www.mediapart.fr/journal/international/210312/la-france-va-t-elle-extrader-un-opposant-vers-l-algerie

    …………………………

    Tout d’abord, il faut rectifier pour le lecteur, que ce n’est pas à son arrivée, mais à son départ sur Genève depuis l’aéroport d’Orly que le Dr Mourad Dhina a été arrêté dans l’après-midi du lundi 16 Janvier 2012. Il venait de passer une semaine à Paris dans le cadre de ses activités politiques d’opposant au régime des généraux d’Alger. Il avait auparavant effectué plusieurs passages en France, sans avoir jamais été inquiété.

    Par ailleurs, il faut préciser que c’est le gouvernement français – dans son acharnement contre les opposants politiques au régime de ses protégés d’Alger – qui a demandé formellement aux autorités suisses, de mettre fin à la participation du Dr Mourad Dhina dans l’équipe scientifique du CERN, coté suisse.

    Enfin, de lourdes interrogations – en particulier d’ordre éthique – ont été soulevées par la visite éclair, d’à peine un peu plus de 2 heures, effectuée le dimanche 4 Décembre 2012 à Alger par le ministre de l’intérieur Claude Guéant. Une visite que des médias du pouvoir comme le Figaro se sont empressés de banaliser en titrant : «  »Claude Guéant à Alger avec quelques dossiers qui fâchent »"… comme si on pouvait régler des dossiers qui « fâchent » en 2 heures… Alors que tout Alger s’était fait l’écho plutôt d’une visite de « porteur de valise » liée aux besoins financiers de M. Sarkozy pour sa campagne présidentielle, l’homme étant coutumier de la chose…

    lire la suite:http://lequotidienalgerie.org/2012/03/22/la-france-va-t-elle-extrader-un-opposant-vers-lalgerie/

  • 99% ou rien


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    Comparaison n’est pas raison, mais la raison n’est comparable à rien d’autre. Auchapitre surenchère verbale, c’est le premier des Algériens, en l’occurrence le président de la République, qui mène devant les islamistes et leur victoire verte annoncée, et Ouyahia et le syndrome de l’OTAN, qui doit débarquer le 11 mai à l’aube. Mais après avoir comparé les élections législatives de mai au 1er Novembre, date du déclenchement de la lutte armée pour l’indépendance, le président Bouteflika vient de les comparer au référendum d’autodétermination de 1962 qui a accouché de l’indépendance.

    Justement, quel est le rapport entre l’indépendance qui a permis, entre autres, à M. Bouteflika d’être président de son pays, et une élection qui doit désigner des députés qui n’ont aucun pouvoir et sont en général liés aux puissances d’argent et aux réseaux clientélistes ? Il n’y en a pas, la phraséologie est un détournement de sens, tout comme une élection truquée un détournement d’opinion. Mais cette légèreté prise avec l’histoire, les dates et le calendrier n’est pas nouvelle. Tout ressemble à tout et rien à rien, les valeurs s’étant étalées comme un aquarium cassé ; un joueur de football est plus digne d’être anobli qu’un chercheur et vendre des containers plus noble que tout. On avait même comparé la concorde civile à une avancée historique digne d’un Nobel de la paix et l’élimination du verrou constitutionnel pour le troisième mandat comme une percée démocratique.

    Qui croire ? Personne, en tout cas pas cette idée saugrenue que l’indépendance se rejoue. A J-61 jours du scrutin, la question reste la même : qu’ont-elles de spécial ces élections de députés à 300 000 DA ? Peut-être un avertissement américain et secret à l’Algérie : si vous ne faites pas plus de 99% de participation, on arrive. Ce qui voudrait dire qu’on est loin d’être indépendants. Pourquoi attendre alors le 10 mai ?

    Chawki Amari
  • What went wrong?

    qu'est-ce qui a mal tourné?


    Adel HERIK

    À l’orée de la soixantaine, je ne peux m’empêcher de me retourner et de refaire dans ma tête le parcours de toute ma vie. D’abord enfant dans une Algérie colonisée, en pleine guerre de libération, puis écolier et lycéen dans une Algérie indépendante ayant bon espoir de se hisser au rang des nations prospères, jeune bachelier et étudiant plein d’ardeur et avide de maîtriser les sciences et les techniques afin de servir au mieux son pays, ingénieur, enfin, pressé d’entamer sa carrière professionnelle après tant d’années d’études et, pour finir, la désillusion qui suivra, avec le sentiment d’un immense gâchis qui ne cessera de m’habiter durant plus de 30 ans.

    « What went wrong? », s’est demandé l’islamologue américain Bernard Lewis, au sujet du monde musulman, dans un livre qui porte ce titre et qu’on pourrait tout aussi bien se demander à propos de l’Algérie indépendante. Qu’est-ce qui a cloché? Les réponses sont, bien évidemment multiples, chacun donnant une explication selon sa sensibilité politique et sa condition sociale.

    La première qui s’impose d’emblée à l’esprit est celle qui consiste à rejeter la responsabilité de notre échec sur les autres : le colonialisme, l’impérialo-sionisme, hizb frança, etc. En un mot, la France aurait sacrifié la minorité européenne afin de préserver l’essentiel : la mainmise sur le pétrole algérien à travers une cinquième colonne laissée sur place et qui se chargera d’infiltrer tous les rouages du futur État indépendant. Bien que ne manquant pas de pertinence, cette explication ne me semble pas tout à fait convaincante. Car, enfin, lorsque l’État algérien décida, en 1971, de nationaliser les hydrocarbures, on ne vit ni les Mirage français, ni les Phantom américains dans le ciel d’Alger!

    Une explication plus plausible de tous les désastres qu’a connus notre pays depuis 1962 me semble résider dans notre incapacité à corriger le tir à temps et à apprendre de nos erreurs. Cette tare se retrouve dans la plupart des pays du tiers-monde anciennement colonisés et en particulier dans les pays du Monde Arabe. Nous avions peut-être pensé être supérieurs à tous ces « moyen-orientaux toujours prêts à faire la courbette et le baisemain et à donner du « ya bâcha » au premier venu qui agiterait un billet de banque dans sa main ». N’avions-nous pas côtoyé de près les Européens pendant 132 ans et n’avions-nous pas appris d’eux tout ce dont nous aurions besoin pour bien gérer notre pays? N’avions-nous pas réussi à les mettre dehors malgré toute la puissance militaire de la France coloniale? Il n’y avait pas l’ombre d’un doute : un brillant avenir nous attendait!

    Hélas, mille fois hélas, notre présomption et notre arrogance furent bien grandes. La vie se chargera de nous administrer la plus sévère des leçons. Mais l’avons-nous comprise? Le doute est permis. Ne voilà-t-il pas en effet que pour la énième fois ceux qui sont à la tête du pays projettent d’appliquer les mêmes méthodes éculées qui ont contribué à ruiner le pays et à le plonger dans des affres sans nom? Ne voilà-t-il pas que toute une faune d’opportunistes se prépare à la curée sous le regard indifférent d’une masse blasée? Cyniques, nihilistes, incapables de se hisser à un niveau minimal de conscience et de civisme : tels sont devenus les Algériens et les Algériennes aujourd’hui.

    Nous sentons pourtant tous confusément que l’heure du changement est venue, mais tels des dormeurs aux prises avec un cauchemar dans lequel ils se sentent totalement paralysés (le fameux bouberak), nous n’arrivons pas à bouger. Cinq décennies de mensonge, de démagogie, d’imposture, de supercherie et de trahison, ce n’est pas rien! Voilà 50 ans, en effet, que nous entendons des zou3ama autoproclamés se succéder à la tête de l’État et nous dire qu’ils vont faire de l’Algérie le pays le plus puissant d’Afrique. 50 ans que des charlatans « apprennent la coiffure sur la tête des orphelins » que nous sommes. 50 ans que le jeu dure avec « ella3âb H’mida we errechâm H’mida ». 50 ans que la RTA devenue ENTV nous montre des Présidents qui reçoivent des personnalités ou font des discours et des ministres qui inaugurent toutes sortes de réalisations grandioses, mais ne nous montre jamais l’Algérie réelle, celle des chaînes et des pénuries, du chômage, de la crise de logement, du désespoir, mais aussi celle de la saleté, du manque de civisme et du laisser-aller, et puis celle de la corruption et de la prédation, et celle de la hogra et de l’arbitraire, ou encore celle de l’opposant que les agents du DRS cueillent à l’aéroport pour l’emmener directement en salle de tortures . Les procédés ont varié mais le but est resté toujours le même : cacher et travestir la réalité, mentir au peuple, encenser les dirigeants, diaboliser l’opposant, décourager toute voix discordante.

    Nous avons besoin d’un grand sursaut moral, une sorte d’électrochoc qui nous réveillerait enfin de notre long sommeil afin que nous puissions nous voir tels que nous sommes et avoir honte de notre état. Car c’est bien là notre drame : tous tant que nous sommes, peuple et dirigeants – à l’exception de quelques rares individus noyés dans la masse –, nous avons perdu tout sens de la pudeur. Nous ne réalisons pas que le monde nous voit aujourd’hui comme des tarés et des incapables, après avoir vu en nous durant la guerre de libération un peuple capable de réaliser des prodiges. Mais ne dit-on pas que « le feu enfante la cendre »?

  • Un médecin-général mahgour s’insurge!




    El Watan le 22.03.12

    Monsieur le Président,

    Je m’adresse à vous pour pousser un cri du cœur que je retiens depuis plus de deux années et demie par devoir de réserve. La corruption a atteint un seuil qui peut remettre en question les fondements mêmes de l’Etat si des mesures énergiques ne sont pas prises. Toutes les institutions, sans exception, sont touchées par cette gangrène. L’arsenal juridique renforcé périodiquement par de nouvelles lois s’est avéré inefficace parce que la lutte contre ce fléau doit reposer d’abord et avant tout sur les hommes (peu nombreux), ces commis de l’Etat qui dans l’ombre, parfois au péril de leur vie, essaient de faire leur devoir malgré les pressions de toutes sortes. Si l’Etat n’assure pas leur soutien et leur protection, la lutte contre la corruption est vaine.
    Pour avoir essayé de faire mon travail dans les règles et veillé à l’intérêt général et aux deniers publics, j’ai été éjecté de mon poste par la machination d’un clan qui voyait ses intérêts remis en question. Mes ennuis ont commencé le jour où je me suis opposé de toutes mes forces à la magouille d’un officier lors de la rénovation par une société étrangère de l’hôpital de Aïn Naâdja que je dirigeais. Les mesures de rétorsion et les provocations ont commencé aussitôt :
    - blocage délibéré de tous les projets (sous-traitance de l’hygiène, espaces verts, médicaments…) ;
    - contrôles financiers à répétition ;
    - abus d’autorité ; cet officier se permettait de rentrer dans la pharmacie et de prendre des médicaments destinés aux malades hospitalisés.
    Tout ceci avec la passivité déconcertante de mon supérieur hiérarchique.
    J’avais le pressentiment qu’un mauvais coup était en train d’être préparé.
    Je disais d’ailleurs à mes collaborateurs que cette rénovation va me coûter cher, mais que j’irai jusqu’au bout. Voyant que je ne cédais pas, un plan machiavélique a été concocté par cet officier, manipulateur, se prévalant du soutien de hauts responsables du douar et jouissant d’une impunité totale.

    Une cabale lâche touchant à ma dignité et à mon honneur a été montée de toutes pièces par cet individu (la cabale a été prouvée après enquête) avec la complicité d’un haut responsable, connu pour ses tendances régionalistes, qui a avoué plus tard, à son proche parent, qu’il n’excluait pas cependant la manipulation. Je fus ainsi démis de mes fonctions et poussé à la retraite sans la moindre explication et sans avoir le moindre droit de me défendre, en violation flagrante de votre instruction concernant les officiers généraux. J’ai réussi à vous faire parvenir une lettre de recours qui, semble-t-il, a eu son effet, mais qui est hélas restée sans suite.

    C’était trop tard, ces messieurs avaient choisi le moment opportun pour exécuter leur besogne : le 27e jour du Ramadhan (la nuit du destin) juste avant votre départ pour un long séjour en Amérique latine et, pour qu’il y ait un point de non-retour, ce haut responsable s’est empressé d’installer en personne mon successeur avec tout son staff, dont le fameux officier sus-cité, alors que les passations de consignes n’étaient pas encore faites et que la nomination du successeur n’était pas encore officielle (une première dans les annales de l’institution). Ce fut également une opportunité pour lui de régler un problème personnel avec moi.
    Il y avait une volonté délibérée de détruire un honnête homme, car je revendique ce statut.

    Voilà, Monsieur le Président, comment on piétine, on humilie un commis de l’Etat, haut cadre de l’armée, professeur d’université de surcroît, qui croit en certaines valeurs et qui avait deux tares majeures pour ces messieurs :
    - ne pas être de leur douar et refuser de faire allégeance ;
    - être honnête et avoir eu l’audace de s’opposer à leurs intérêts personnels.
    Voilà pourquoi 80% des gens ont peur de dénoncer la corruption (sondage d’un quotidien). Bien que jouissant du respect et de l’estime de tous les responsables, entre un honnête homme et un «ould eddouar», fut-il médiocre, le choix a vite été fait. «Un canasson de chez nous vaut mieux que leur meilleur pur-sang» telle est leur devise. Cinquante ans après l’indépendance, le régionalisme de tout bord, véritable insulte à nos martyrs est toujours là, rampant et sournois. Cet officier, dont le train de vie a changé ostensiblement, doit sa carrière à sa proximité avec les gens de sa tribu. «Malheur à une nation où chaque tribu agit en nation», disait Jabrane Khalil Jabrane.

    Monsieur le Président,
    Je suis arrivé à un statut appréciable dans notre société (général et professeur d’université) sans aucun soutien, si ce n’est la sueur de mon front. Pour avoir refusé de cautionner l’achat de matériel médical surfacturé en 1989, je me suis retrouvé à Reggan et Béchar (2 ans), à la veille de ma soutenance de J’ai l’intime conviction que j’ai été victime d’un règlement de comptes parce que j’ai osé dire «non» face à un clan solide et solidaire et n’ayant aucun sponsor, j’ai été sacrifié. Je ne pardonnerai jamais à ces parasites de la nation d’avoir touché à mon honneur, à la sérénité et la quiétude de ce que j’ai de plus cher : ma famille. Ils ne réalisent pas tout le préjudice qu’ils m’ont causé.

    Vous ne pourrez jamais imaginer le calvaire que j’ai vécu pendant de longs mois. J’ai connu les affres de la solitude avec pour seul soutien ma famille, quelques rares amis et fidèles collaborateurs. J’ai souffert en silence avec les miens en espérant un geste de votre part. Des idées noires m’avaient traversé l’esprit, et n’était la foi en Dieu, cela aurait pu se terminer par un acte de désespoir.
    Il n’y a pas un jour où je ne pense pas à la férocité de ce clan, à la trahison et à la couardise du plus proche compagnon qui, au courant un mois avant la cabale, n’a pas levé le petit doigt pour me défendre. J’étais à la une dans toutes les Régions militaires.
    Du jour au lendemain, je suis devenu un pestiféré, un délinquant qu’on montrait du doigt avec ce sentiment de rage et d’impuissance à un moment de ma carrière où je pouvais donner le meilleur de moi-même à mon pays. On m’a privé de ma
    passion : transmettre ce que mes maîtres m’ont appris.

    Ce sentiment, Monsieur le Président, qu’ont ressenti tant de cadres marginalisés, (à qui je rends un vibrant hommage) qui ne manqueront pas de se reconnaître dans cette lettre, vous l’avez aussi certainement ressenti lors de votre longue traversée du désert. J’ai été lâché par «mes frères», mes compagnons de plus de trente-cinq ans qui ont «brillé» par leur absence de solidarité et notamment le plus proche, un adepte du pourvu «takhti rassi», qui me doit beaucoup et qui m’a laissé me battre seul face à tout un clan sans foi ni loi. Après plus de trente-cinq ans de bons et loyaux services, après des efforts quotidiens pour rehausser l’hôpital à un standing supérieur dans tous les domaines, j’ai été lâché par l’institution à laquelle j’ai donné les plus belles années de ma vie. Je me faisais un point d’honneur et un devoir de la représenter dignement en toutes circonstances.
    Persona non grata pendant plus de deux ans, on a daigné m’inviter comme si de rien n’était aux festivités du 1er Novembre, à croire que je n’ai «ni izza ni karama». Tant que ces messieurs sont toujours en activité, je ne répondrai à aucune invitation. Grâce à Dieu, j’ai pu me relever et retrouver mon métier de médecin, que je n’ai jamais cessé d’exercer malgré les responsabilités dont j’étais chargé.

    Monsieur le Président,
    J’ai voulu par la présente casser un tabou (que j’assume) pour confondre ces gens- là, exorciser cette infamie qui ronge les miens quotidiennement et laver l’affront que m’ont fait subir des personnes indignes qui ternissent l’institution, et qui ont abusé et abusent toujours de votre confiance. J’ai attendu vainement une réhabilitation après l’enquête. J’ai usé du seul moyen de défense qui m’est resté, cette lettre ouverte, pour permettre à ma famille de relever la tête et me consacrer à mon travail de médecin.
    Monsieur le président, l’Algérie traverse des moments difficiles. Votre élection a suscité un immense espoir. Seules des réformes profondes pour un changement radical de gouvernance peuvent sortir notre pays de la crise. Puisse le cinquantième anniversaire être de bon augure pour la naissance de la deuxième République, où les termes démocratique et populaire ne seraient pas de simples slogans.

    Avec ma très haute considération.

    M. Antar : Général à la retraite, professeur en médecine

  • c'est un français tout court,arrêtez ...Mr sarko amalgame islamisme, islam, integriste, salafiste,modéré,

    Une piste islamiste surgie de nulle part




    Dans la nuit de mardi à mercredi, le bouleversement était total dans le feuilleton des tueries dans la région de Toulouse. Un auteur est sorti comme d’un chapeau de magicien. Sauf qu’il n’y a rien d’enchanté dans cette affaire. Le suspect, totalement inattendu, Mohamed Merah, 24 ans, est Français d’origine algérienne, islamiste, qui a prétendu agir pour Al Qaîda. Resté retranché toute la journée dans son appartement toulousain, il négociait âprement avec la police avant de se rendre.
     

    Lyon.
    De notre correspondant


    Tout va trop vite et l’actualité s’est soudainement emballée, hier matin, avec l’annonce d’un suspect retranché chez lui, un Français d’origine algérienne, adepte du djihad, Mohamed Merah. Le suspense était au rendez-vous d’une nouvelle journée dont sont friands les médias qui occupent l’antenne dans des quartiers vides, des gendarmes et des policiers en veux-tu en voilà, et des entretiens d’où, pour la plupart, l’idée générale est que les interlocuteurs n’ont rien à dire de nouveau. Ils meublent la montée d’angoisse alimentée chez les auditeurs et les téléspectateurs. Malgré cette toile de fond habituelle désormais dans le système d’information spectacle, l’issue de l’enquête était prévisible mardi, lorsque le président Sarkozy avait dépêché les policiers du Raid à Toulouse pour étoffer la recherche du tueur dans le collège juif lundi, et des soldats parachutistes il y a quelques jours.

    Ce déploiement de policiers formés à un type d’opération musclée avait de quoi étonner, alors que les enquêteurs disaient n’avoir aucune piste sérieuse. Mardi soir, on indiquait que la piste des néo-nazis (comme le meurtrier fou d’Oslo l’été dernier) avait été écartée. Dès lors, la piste islamiste commençait à se faire jour, sans qu’aucun commentateur ne s’avise de la prononcer vraiment.
    Tout a basculé hier au petit matin et pendant des heures, les policiers ont négocié avec le jeune suspect, âgé de 24 ans. Selon les comptes rendus relayés par les médias, il aurait indiqué avoir voulu venger la cause des enfants palestiniens et dénoncé l’action de la France en Afghanistan. Son avocat, qui l’avait conseillé dans différentes affaires précédentes, parlait en début d’après-midi d’un individu faible, déstabilisé, qui pourrait même mettre fin à ses jours plutôt que de se rendre. «C’est un jeune homme très doux, au visage d’archange, au langage policé», disait Christian Etelin, interrogé par le Nouvel Observateur.

    Au même moment, on apprenait que le suspect avait été arrêté en 2007 en Afghanistan après avoir posé des bombes dans la région de Kandahar, mais s’est évadé quelques mois plus tard. C’est ce que déclarait, à Reuters, le directeur des prisons de cette ville du Sud afghan. Condamné à trois ans de prison, il s’est enfui à la faveur d’une intervention commando menée en juin 2008 par des talibans qui avait permis l’évasion d’un millier de détenus. Une autre information affirmait qu’avant de rejoindre l’Afghanistan, le suspect avait postulé pour entrer dans la Légion étrangère et dans l’armée, selon Europe 1. Il n’a pas été retenu en raison de ses antécédents judiciaires et de son instabilité psychologique. Après l’attaque contre les trois paras, le 15 mars, la Direction de la protection du secret-défense (DPSD), ancienne sécurité militaire, avait communiqué ces données aux spécialistes de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), les services du contre-terrorisme de la police.


    DES CONCLUSIONS FARFELUES ET DES CONSÉQUENCES POLITIQUES


    Hier à 14 h, l’intervention la plus aberrante était celle de l’imam de la mosquée de Drancy, Hassan Chalghoumi, qui jugeait que les tueries de Toulouse et Montauban par un suspect se revendiquant d’Al Qaîda étaient «le 11 septembre des musulmans de France».
    Dans le même temps, le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, affirmait, dans un communiqué, qu’«il est temps que ces criminels arrêtent de revendiquer leurs actes terroristes au nom de la Palestine et de prétendre défendre la cause de ses enfants, qui ne demandent qu’une vie décente, pour eux-mêmes et tous les enfants du monde».

    Au plan politique, contrairement à ce qu’on pouvait penser au début de cette lamentable affaire, le Front national risque de marquer des points. Marine Le Pen a fait un carton hier dans une certaine opinion en estimant que «le risque fondamentaliste a été sous-estimé dans notre pays et que des groupes religieux se développent face à un certain laxisme». Quant au président sortant, il a enfin pu endosser sa tenue préférée, celle du guide et du protecteur, une stature qu’il avait essayé en vain de mettre en avant en janvier dernier. Ce qu’il n’a pas manqué de faire hier après-midi en assistant aux obsèques des militaires tués il y a dix jours à Toulouse et Montauban. «Le 15 mars 2012, le tueur a pris pour cible trois de nos soldats. (...) Nous savons aujourd’hui que c’était bien des soldats que l’assassin voulait tuer. Ils ont été abattus, car ils étaient l’Armée française.

    C’est elle que le tueur a visée, et c’est la République qui a été touchée (...) », a-t-il discouru. Puis, parlant de la fusillade de lundi : «Je veux dire que si des communautés ont été prises pour cibles, ce sont des enfants, des soldats, des Français qui ont été assassinés.(...) Cet homme voulait mettre la République à genoux. La République n’a pas cédé (...) Ses crimes ne demeureront pas impunis.» Après les discours, la politique reprendra ses droits, dans la dernière ligne droite avant le vote du 22 avril. Les candidats présents à la cérémonie, dont jusque-là le favori François Hollande, ont été salués par le président. Ils vont désormais tenter d’apaiser la scène politique. Avec un train, ou plutôt un avion de retard sur l’omni président Sarkozy auquel l’actualité a apporté un argument décisif pour prendre de l’avance.
     

    Mohamed Merah dit avoir accepté une mission d'Al Qaïda :

     

    Mohamed Merah, suspecté de sept assassinats depuis le 11 mars, dit avoir refusé de commettre un attentat-suicide pour Al Qaîda mais avoir accepté une «mission générale» pour un  attentat en France, a révélé hier sur TF1 le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant. L’homme, assiégé par la police dans un immeuble de Toulouse, «a expliqué la façon dont il a reçu des instructions d’Al Qaîda pendant son séjour au Pakistan ; il lui avait même été proposé de provoquer un attentat-suicide qu’il a refusé, mais il a accepté une mission générale pour commettre un attentat en  France», a déclaré le ministre.

     

    Walid Mebarek
  • Blida : Sit-in des victimes du terrorisme


    Une centaine de victimes du terrorisme, femmes, hommes et vieux, se sont rassemblés ce jeudi matin devant le siège de la wilaya de Blida afin d’exiger « 
    un statut et un peu plus de considération ».

    « Malgré nos souffrances, les officiels semblent carrément ignorer notre cas. Ayant perdu un époux, un père, une mère, un frère, une sœur ou toute une famille dans des conditions tragiques, chacun d’entre nous est resté livré à lui-même pendant une dizaine d’année. Nous ne demandons pas la charité mais juste un statut en tant que victimes de la tragédie nationale », déclarent des victimes rencontrées devant la porte principale de la wilaya.

     

    D’autres ajoutent « On est tellement ignoré que nos maigres pensions arrivent toujours en retard. Souvent, il faut attendre quatre mois, voire plus, pour que le virement soit effectué. Nous exigeons une revalorisation de la pension et son virement doit être fait mensuellement ».

     

    Les contestataires ont voulu voir le wali mais ce dernier était comme par hasard en déplacement sur chantier. « Et pourtant, il est avisé de notre sit-in depuis plus d’une semaine. On dirait qu’il a voulu fuir ses responsabilités »,insistent des protestataires. Notons que des sit-in similaires ont eu lieu dans plusieurs wilayas du pays.       

    Mohamed Benzerga
  • toulouse.... d’origine algérienne ?

    Le Talmud et la Tora selon Bob le Lisse !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Tueur présumé de Toulouse. Et son scooter, il est…

    … d’origine algérienne ?

    Dalil Boubekeur! Ah ! Dalil Boubekeur ! Jusqu’où ira le vénérable recteur de la Mosquée de Paris ? Je pose cette question, parce que là, à chaque fois que ce monsieur apparaît à l’écran, se pointe devant un micro et une caméra, je me tiens le ventre très fort. Tellement je suis pris de spasmes. Déjà, l’autre jour, dans le débat sur la viande hallal, j’ai cru que Bob le Lisse allait craquer et admettre que finalement, après moult réflexions, après consultation du personnel qui sert le thé dans la cafétéria de la Mosquée de Paris, il s’avère que la viande de porc est hallal. D’ailleurs, heureusement que cette parenthèse a été plus ou moins vite fermée, car à une journée près, Bob le très Lisse aurait été jusqu’à bouffer une tranche de Herta pour prouver sa bonne volonté à l’endroit de l’Elysée et du candidat Sarko. Et puis, là, ces toutes dernières heures, avec la tuerie de Toulouse, Bob le Lisse a tapé fort, très fort. A côté de lui et de son enthousiasme compassionnel, le Grand Rabbin de France, le patron du consistoire juif et le président du CRIF passaient pour de tièdes défenseurs de la mémoire des enfants assassinés à Toulouse. J’ai même cru un instant que Bob le Lisse allait engueuler tout le clergé juif pour ne pas avoir assez mouillé leurs prunelles face à ce drame. Des gens présents sur place m’ont assuré sous le couvert de l’anonymat que Bob le Lisse aurait vertement rappelé au Grand Rabbin des passages du Talmud qui obligent à s’arracher la peau du cou et à se griffer les avant-bras en temps de deuil. Je ne sais pas pour vous, mais moi, très sincèrement, je pense que quelqu’un devrait parler à Bob le Lisse. Ô ! Lui parler très gentiment. Sans animosité. Juste lui expliquer ce qu’est le dialogue des religions, ce que veut dire la tolérance partagée, et ce qu’implique à ce niveau-là de responsabilité œcuménique le fait d’en rajouter des couches, tous les jours dans la concession quasi servile. Chouïa, ya sahbi Bob ! Je ne suis pas un modèle de religiosité, mais j’ai souvenance tout de même, car pas complètement ramollo du ciboulot, de déclarations du consistoire juif, du CRIF et des autres organisations du culte israélite en France sur les massacres d’enfants palestiniens par l’armée de Tel-Aviv. Déclarations qui ne péchaient pas, si je ne m’abuse, par excès de compassion envers ces chérubins de Ghaza trucidés, mais qui insistaient par contre sur le droit d’Israël à se défendre en toutes circonstances. Les mêmes contre lesquels se frotte aujourd’hui de manière énamourée notre Bob le Lisse dédouanaient allègrement les commandos de Tsahal auteurs de boucherie d’enfants. Bien évidemment que tout meurtre est condamnable. Des milliers ou juste trois. Mais Khouya Bob, personne ne t’interdit de condamner. Condamne, Khouya Bob, condamne. Mais arrête un peu avec ce tic énervant que tu as de vouloir nous mettre tous des kippas sur la tête. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. 
    H. L.

  • BOUMEDIENE

    DÉBAT SUR BOUMEDIÈNE

     

    -Il a commis des atrocités
    -«Ki ghabou ettyour, bqat el hama (hiboux) eddor»
    -Les détails du compte CNEP qu’il a laissé !

    Il a commis des atrocités
    Depuis plusieurs mois, un débat s'installe autour de l’œuvre de feu président Houari Boumediène, les avis divergent, car cet homme suscite toujours autant d'admiration chez certains et de colère chez d'autres. Sans faire un bilan, et entrer dans les détails politico-économiques, je me pose une question fondamentale. Peut-on travailler pour l’Algérie de manière désintéressée dès lors qu'on a conquis le pouvoir par la violence et sans aucune légitimité. Peut-on construire un pays, alors qu'on écarte systématiquement les idées opposées ? Pourquoi l’Algérie a commencé à couler seulement 5 ans après sa mort ? Un pays viable, une économie solide, des institutions saines et ancrées dans la réalité du peuple ne peuvent sombrer en quelques années, à la première crise pétrolière venue. De Gaulle a laissé plus que du béton à la France, il a laissé le gaullisme, courants de pensée auxquels se rattachent des hommes politiques ou de simples citoyens. Pour revenir à mon idée première, qui est celle de la relation entre liberté d'expression et la bonne gouvernance, je reste persuadé que les assassinats politiques, les disparitions mystérieuses, les condamnations et les placements en résidence surveillée ne peuvent être cautionnés par aucune réalisation économique, car rien de bon ne peut venir de l'autoritarisme. Aussi beau et magnifique que soit l'héritage de Boumediène, il ne pourra jamais excuser la violence de sa gestion. Accepter une telle ineptie, c'est vendre la vie et la liberté des hommes contre des usines ou des universités. Croire qu'une industrie lourde, même rentable à 200 %, compense l'assassinat d’Amirouche et Si El Haouès est tout simplement abominable. Pardonner la confiscation de leurs dépouilles ne peut susciter que de la colère et du mépris chez toute personne ayant un grain d'humanisme dans son cœur. Je peux débattre quant à l'implication de la partie algérienne dans la mort de ces deux héros, mais quant à leur horrible exhumation, je n'ai aucun doute sur l'implication de Boumediène dans cette sinistre affaire et son ambition de conquête du pouvoir (le colonel Bencherif, dernier des sbires de Boumediène, peut en témoigner). Les purges internes du FLN furent peut-être sanglantes, mais le combat pour la liberté primait sur tout. Et les protagonistes de ces luttes fratricides n'étaient pas au chaud à Oujda ou au Caire, le contexte fut terrible. Peut-être que certains de «nos héros» avaient du sang sur les mains, mais le leur a coulé avec celui de leurs frères. Ils ont combattu ou sont morts pour nous, pour l’Algérie, pas pour le pouvoir, sinon ils seraient partis à l’étranger pour attendre tranquillement l’Independence. Imaginez, combien d’entre nous peuvent avoir le courage de faire face à la France, sans se tromper, vaciller ou commettre des erreurs tragiques ? J’interroge les admirateurs du «Raïs», en leur disant, il a commis des atrocités. Vous en pensez quoi ? Pouvait-il les éviter ? Séquestrer un homme comme Ferhat Abbas, estce pardonnable pour vous ? Exhumer des dépouilles, les séquestrer plus de vingt ans, n’est-ce pas le signe d’une pathologie psychiatrique majeure ? Parlez-en, soignez les plaies, puis passez au bilan et l’autosatisfaction. Le sang qu'il a fait couler au nom du pouvoir est plus précieux que n'importe quelle infrastructure ou autre, c’est celui des Algériens. Il a recruté Ben Bella pour faire imploser le GPRA et instaurer le parti unique, puis il a installé son système, et de là sont venus tous nos malheurs. Je ne suis pas adepte de la théorie «Tous les mêmes, tous pourris», car un pays et un peuple qui ont fait plier la France, puissance mondiale, méritaient mieux qu’une idéologie politique socialiste, panarabiste fabriquée et livrée par Nasser. Avant de terminer, je voudrais dire aux partisans du «Raïs» : OUI il y a de plus en plus de gens qui critiquent Boumediène, OUI avant ils ne parlaient pas, mais aujourd’hui il est mort, et il aura fallu attendre son décès pour qu’on puisse enfin faire quelques critiques de son bilan et de son parcours. S’il ne liquidait pas systématiquement ses opposants, le débat serait clos depuis des années. Pour conclure, je vais terminer avec deux citations, la première drôle mais très réelle, est de l'humoriste Fellag : «En 1962, on a vu passer l'independance, puis plus rien, on l’a plus revue.» La seconde est celle de Larbi Ben M’hidi, un homme de terrain et un génie : «Je préfère mourir avant l'indépendance pour ne pas assister à vos déchirements pour le pouvoir.» Vive l’Algérie 
    Ziri Yalairi.Yala@gmail.com

      

    «Ki ghabou ettyour, bqat el hama (hiboux) eddor»
    Trente-quatre ans depuis que Houari Boumediène nous a quittés ; j’en avais 28 à cette époque, l’âge d’or de ma vie que je n’échangerais pas contre toutes les richesses de ce bas monde. Je roulais avec ma Peugeot 404 en compagnie d’un collègue sur le tronçon de la RN 12 allant vers Alger. Avant l’entame de la RN 5 qui traversait Thénia à cette époque, j’allume la radio, et la triste nouvelle tombe sur moi comme un couperet. J’ai regardé mon collègue d’un air grave ; en guise de réponse, celui-ci me réplique ironiquement : «Qibes.» Sans me rendre compte, j’arrête la voiture, prie mon passager de descendre en lui balançant au visage : «Naâlat Allah aâlik.» Ce collègue qui était mon cadet de deux ans n’est plus de ce monde, que Dieu lui pardonne cet écart de langage proféré à l’encontre de l’homme que la majorité des Algériens avait pleuré à chaudes larmes. Revenons maintenant à l’homme que l’Algérie avait perdu en plein essor du développement du pays et dont le remplacement s’est avéré par la suite inefficace. En premier lieu, il faut reconnaître que Houari Boumediène avait beaucoup de talent dans la conduite des affaires du pays. J’ouvre une parenthèse, et ce pour ne pas envenimer le débat. Je dois donc m’abstenir volontairement de spéculer sur les affaires dites «crimes politiques» attribuées, par des rancuniers, à Houari Boumediène, sans preuves authentiques. Mais, il faut reconnaître que dans le domaine politique, les crimes sont fréquents, sans omettre de rappeler aussi qu’il y a ceux qui tuent pour une cause de principe et ceux qui tuent pour des intérêts étroits. Houari Boumediène avait un programme révolutionnaire à concrétiser au profit du peuple algérien en général, des masses laborieuses en particulier. Ceci pour dire qu’il n’était pas tendre avec ceux qui se sont opposés à son programme, et qu’il ne cessait d’ailleurs de dénoncer presque dans toutes ses allocutions. Les grandes lignes du programme de Houari Boumediène se résument à peu près ainsi : 

    - 1° Edification de l’État algérien. 
    - 2° Recouvrement des ressources nationales. 
    - 3° Renforcement de la souveraineté nationale. 
    - 4° Lutte contre le sous-développement et l’ignorance. 
    - 5° Équilibre régional et égalité des chances entre citoyens. 
    - 6° Indépendance de la décision politique de l’Algérie. 
    Y a-t-il un Algérien qui n’adhère pas à ce programme patriotique ? 
    En 1978, la population algérienne était d’environ vingt millions d’habitants, parmi cette population, beaucoup ne sont plus de ce monde ; ceux qui sont nés après 1978 – environ 20 millions d’Algériens – composent la jeunesse actuelle qui n’a pas connu Houari Boumediène. A travers ces chiffres, nous constatons que Houari Boumediène n’a plus la majorité au sein de la population algérienne actuelle. C’est la faute à Dame Nature ! Sans oublier aussi de dire que ses compagnons encore en vie, que ce soit ceux de l’intérieur ou ceux étrangers, ont trahi sa mémoire pour avoir laissé le terrain aux vautours pour mettre en pratique leur sport favori. Comment ressusciter le patriotisme boumediéniste ? Je lance un défi à tous ceux qui ont une autorité décisionnelle sur l’ENTV de diffuser chaque jour à une heure d’écoute, cinq à dix minutes des discours de Houari Boumediène. Je suis convaincu qu’il ne se passerait pas six mois que le patriotisme de Houari Boumediène referait surface en Algérie, et le peuple retrouverait son unité doublement soudée. Alors, chiche ! 
    Amar B.

     

    Les détails du compte CNEP qu’il a laissé !
    Monsieur Houari Boumediène 

    N° de compte CNEP : 000002/08 
    Date d’ouverture du compte : 6 mai 1966 
    Premier versement effectué : 500 DA
    Année……….. intérêts
    1966 ………………8,75
    1967………………14,24
    1968………………14,64
    1969………………15,05
    1970………………15,47
    1971………………19,88
    1972………………20,58
    1973………………21,31
    1974………………22,04
    1975………………22,81
    1976………………23,61
    Total : 198,37 DA
    Et dire que certains sont allés jusqu’à lui créer un compte bancaire à la Manhattan Bank de New York !
    M. D.

  • Participation du FFS aux prochaines élections : Normalisation du champ politique et neutralisation de la société civile



    Kaddour CHOUICHA

    lanation.info
    Mardi 20 Mars 2012

    Ce qui n’était qu’une hypothèse vient de se concrétiser, le FFS participera aux élections législatives.

    La teneur des deux derniers écrits de son président ainsi que le texte final adopté par son Conseil national indiquent nettement qu’il a été très difficile de concilier cette décision avec l’image qu’a entretenue le FFS, les mises en garde sévères du FFS envers qui s’aviserait de critiquer cette décision n’en sont qu’une illustration. Pourtant on ne peut oublier les remarques et critiques lancés par le FFS à tous ceux qui, à un moment ou un autre, ont adopté la même démarche.

    S’agissant d’une décision très importante qui touche la sphère politique et non privée, il faut bien que les cadres du FFS acceptent le débat, qui n’a rien à voir avec l’invective, sans que cela soit considéré comme du lèse majesté.

    Il me faut avouer ici que je viens de trouver une réponse, certes tardive, sur un comportement qui m’était apparu comme fort étrange sinon inexplicable. En effet pour avoir été, avec d’autres camarades, les initiateurs de l’appel qui a mené à la naissance de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie (CNCD), il m’était apparu incompréhensible que l’ex secrétaire général du FFS puisse dans un premier temps affirmer que derrière tout cela il y a le DRS (heureusement que nous n’étions que trois au départ) puis dans un deuxième temps affirmer que les marches et rassemblement ne servent à rien « nous avons usé tellement de semelles » a été la métaphore utilisée dans une interview au quotidien El Khabar puis dans un deuxième temps affirmer à travers une interview au quotidien El Chourouk que « les organisations syndicales feraient mieux de s’occuper des problèmes de leur adhérents et de laisser la politique aux concernés ». On notera que le FFS a tout de même profité de la dynamique en tenant un meeting, certes réussi, à la salle El Atlas pour dire à ceux et celles qui espéraient le voir reprendre le terrain des luttes « circulez y a rien à voir ».

    La suite des évènements semble donner raison au FFS et à ceux qui considéraient que nous n’étions que des rigolos, sinon des vendus, mais nous n’avions pas pour leitmotiv le célèbre « Dégage » adressé au régime mais un « bouge-toi » adressé aux citoyens, que l’on retrouve actuellement dans les arguments du FFS sous la forme de « remettre du mouvement dans le statu quo ». Et il faut bien constater que la dynamique créée persiste malgré la séparation de la CNCD au niveau d’Alger alors que celle d’Oran reste groupée autour d’un noyau après que l’assassinat du militant Kerroumi ait jeté l’effroi au sein d’un grand nombre de citoyens.

    Si le FFS est d’abord comptable devant ses adhérents, il doit accepter que les citoyens de notre pays, devant lesquels tous les partis comptent se présenter, débattent de ses positions.
    A cet égard nous voyons la participation du FFS aboutir à plusieurs résultats :

    -En premier lieu une entrée d’argent car il en faut pour faire bouger un parti
    -Une aspiration de nouveaux éléments qui seront, pour la plupart, loin de l’esprit FFS quelque soient les précautions prises, l’attrait de la mangeoire vaut bien des compromissions pour beaucoup de prétendants. Cet apport d’éléments n’est pas sans impliquer une dilution de ce qu’est l’esprit FFS (l’expérience des partis ayant suivi la même trajectoire est là pour le prouver).
    -Une remobilisation des militants avec un éloignement même momentané et certes douloureux, des éléments pour qui la décision de participation est pour le moins contraire à l’éthique du FFS et je suis loin de me réjouir de cela.
    -La participation au maquillage soigné du régime car des députés « bagarreurs » ne donneront que plus de charme et d’attrait à cette démocratie particulière tant adorée par le régime.
    -La participation à la fragilisation de l’esprit de résistance que l’on retrouve chez beaucoup de militants, même ceux n’ayant pas fait un bout de chemin avec le FFS
    -La participation à la fragilisation de la société civile car il est sûr que pour être présent dans un nombre de Wilayas suffisant, le FFS comptera sur les animateurs de la société civile. La tentation que représente le poste de député ne manquera pas de vider la société civile car « si le FFS le fait pourquoi pas nous ? » diront beaucoup d’entre eux.

    D’ailleurs cette fragilisation se décline suivant plusieurs versants puisque le premier a été la promulgation de la nouvelle loi sur les associations qui sera sûrement suivi par la promulgation du code du travail qui est sûrement finalisé mais qui attend le moment propice pour apporter un verrouillage supplémentaire au sein du champ syndical.

    Pour l’observateur attentif, le processus de fragilisation est déjà bien lancé puisque les accusations de financement extérieur sont lancées par les porte-voix du régime. La LADDH dont le Conseil National a refusé la proposition de prise en charge de l’observation des élections pour accorder plus de légitimité verra la pression croître pour raison de défaut d’alignement, même les organisations syndicales seront mises sous pression pour, parait-il, avoir été financées par l’organisation Américaine SOLIDARITY Center qui active dans le champ syndical. Les portes-voix oublient juste de dire que cette organisation est à titre officiel en Algérie et qu’elle a été invitée par l’UGTA pour mettre en œuvre des actions de formation, alors l’UGTA a-t-elle été financée et est-elle membre de la CNCD (il suffit d’interroger le site de Solidarity Center pour apprendre que l’activité essentielle de cet organisme est dirigée vers l’UGTA et qu’ensuite viennent les syndicats autonomes). Il est vrai que le régime Algérien accorde à ces organisations la possibilité d’activer en Algérie et cela pour soigner son image de marque mais en même temps refuse d’accorder une accréditation officielle se donnant ainsi la possibilité de faire réagir ses portes voix pour crier à la trahison.

    De plus si chaque personne a le droit de vivre là où il lui sied, il est tout de même déplacé que l’auteur du livre, qui tombe à point par hasard, « Arabesque Américaine » qui vit dans un autre pays, se permette de dénigrer Fodil BOUMALA (avec qui tout un chacun peut ne pas être d’accord) en l’accusant d’être financé par les étrangers (un traitre quoi !) parce qu’il a fait un déplacement aux Etats-Unis. Dans le même ordre d’idée ,il est tout de même heureux que la presse Algérienne ait noté que la responsable Américaine aux affaires étrangères ait tenu à présenter « sa » société civile Algérienne sans que notre personnel politique et leur porte-voix ne crient à la traitrise eux qui la jouent chatouilleux sur la question du « nationalisme ».

    Le régime Algérien pense avoir terminé la normalisation du champ politique et dirigera plus d’attention vers la société civile car il sait que la véritable opposition se trouve dans l’union des acteurs du champ politique avec ceux animant la société civile. La CNCD ne fût qu’une première expérience qui montre tout le potentiel qui existe, car qu’on le veuille ou non, je ne pense pas que le changement dans notre pays se fera par épuisement malthusien de l’actuel pouvoir ou par l’alternance acceptée qu’elle soit peu ou prou négociée. Le changement se fera quand la population décidera de sortir dans plusieurs villes pour se réapproprier le pays, plus nous serons nombreux à construire ce moment moins il en coûtera au pays et surtout à sa population.

    Ce moment nécessite l’union de toutes celles et de tous ceux qui veulent le changement réel mais auparavant nous devons prendre le temps de construire les compromis nécessaires car la fracture qui remonte aux années 90 (éradicateur-réconciliateur) continue de peser de tout son poids sur la construction d’un front commun. Quand à l’éventualité d’une intervention étrangère qui pointerait à l’horizon elle est bien réelle puisque le régime Algérien travaille depuis plusieurs années à désarmer intellectuellement et politiquement la population Algérienne (ceci sans parler de l’état désastreux au niveau socio-économique) et à gérer le pays avec une violence telle qu’une frange de la population arrivera à la conclusion qu’il vaut mieux se débarrasser des autorités quelque soit la solution.

    Seule une alternative politique plurielle mais unie pourra nous débarrasser des uns (poursuite de la dictature) et des autres (remodelage du pays pour asservir sous une autre forme leur appétit).

    Pour avoir participé avec d’autres à l’activité de la CNCD, pour avoir pu débattre même avec ceux qui étaient contre il me semble que nous sommes en train de construire ce moment. A ce titre personne n’a le droit d’insulter l’avenir en créant et en alimentant d’autres ruptures au sein de ceux et de celles qui partagent la fidélité à celles et à ceux qui se sont sacrifiés pour le pays, pour sa liberté et pour la liberté dans la dignité et la justice sociale.

    Kaddour CHOUICHA militant syndical

  • no moment

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  • Les praticiens spécialistes déterminés à aller jusqu’au bout de leur débrayage

    ILS DÉNONCENT LE RECOURS ABUSIF DE LA TUTELLE À LA JUSTICE

     

    A leur deuxième jour de grève, les praticiens spécialistes semblent plus déterminés que jamais à aller jusqu’au bout de leurs revendications. Néanmoins, ils dénoncent le recours abusif du département de Djamel Ould-Abbès à la justice. 
    Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - A son deuxième jour, la grève des praticiens spécialistes est passée d’un taux de suivi de 76% à celui de 80%, selon le président du SNPSSP, le Dr Mohamed Yousfi. Un signe favorable, à ses yeux, et qui dénote, souligne-t-il, on ne peut plus clair, «la grande mobilisation des praticiens spécialistes et leur détermination à défendre jusqu’au bout leurs droits les plus élémentaires et légitimes». Ainsi, au centre du pays, le président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique a annoncé un taux de suivi de 75% à Alger et à Boumerdès, 80% à Tizi Ouzou et Aïn Defla, 75% à Blida et 100% à Bouira. A l’ouest du pays, la grève a été suivie à 80% à Tlemcen, à 60% à Oran, à 100% à Tiaret et à 80% à Mostaganem. A l’est du pays, le taux de suivi a été de l’ordre de 75% à Constantine, 80% à Mila, de 85% à Tébessa, à 80% à Annaba, 80% à Mila et à 85% à Oum El Bouaghi. Dans le sud du pays, les wilayas de Ghardaïa, de Ouargla et El Oued ont chacune enregistré un taux de suivi de 70%. Par ailleurs, le Dr Mohamed Yousfi, joint hier par téléphone, a fortement dénoncé «le recours abusif du ministère de la Santé à la justice pour faire avorter un mouvement de débrayage légal et légitime ». Selon lui, le département de Djamel Ould-Abbès a pris lui-même l’initiative de distribuer des décisions de justice, déclarant la grève illégale et appelant les praticiens spécialistes à reprendre illico du service. «C’est plutôt la procédure du ministère de la Santé qui est illégale et non pas une grève observée par une élite réclamant un minimum de dignité. Car il faut savoir que c’est le tribunal qui doit notifier au syndicat une telle décision par voie recommandée. Or, jusque-là, la direction du syndicat n’a rien reçu sauf constater que les agents du ministère de la Santé ont procédé à l’affichage desdites décisions au niveau des établissements hospitaliers. Ce qui est contraire à la loi en vigueur», a-t-il expliqué. Mais ce qui semble le plus chagriner le Dr Yousfi, c’est, dit-til, le double langage tenu par le gouvernement. Il s’explique : «D’une part, le président de la République, le Premier ministre et son gouvernement appellent à la valorisation de l’élite et certains vont jusqu’à aller draguer les médecins spécialistes installés sous d’autres cieux pour revenir travailler dans le pays et d’autre part, ils font tout pour faire fuir le peu de praticiens spécialistes qui ont choisi de rester en Algérie…». En somme «Nous n’avons vraiment rien compris ! », a-t-il conclu. 
    M. M.

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    Dilem du 20  Mars 2012