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  • On continue de mépriser l’intelligence des Algériens

    Hafid Derradji

     

     

     

    J'ai beau essayer de trouver un autre sujet pour ma chronique d’aujourd’hui, en dehors de l’absence du Président suite à des problèmes de santé et toute la polémique qu'elle a suscitée, mais sans succès.

     

    Je me suis retrouvé en plein dans le sujet et ses retombées sur la vie publique, du fait qu’il continue à être au centre des discussions de tout un chacun.

    Chez nous, tout est lié à la personne du Président. Sans lui, rien ne se fait ni se décide, et nul ne bouge tant qu’il est absent. Rien d’autre ne semble avoir de l’intérêt dans une société fermée, où le renouveau, le changement et l'émergence de talents et de nouveaux visages n’ont pas droit de cité.

    Les questions cruciales du pays ne sont guère débattues, et l’échange d’idées et d’opinions sur la vie sportive, politique, sociale, culturelle et éducative n’existe point. Pourtant, notre richesse intellectuelle, culturelle et matérielle est énorme et de véritables défis nous attendent. Et la conjoncture actuelle nécessite la mobilisation, l’interaction et la prise de conscience de tous pour éviter de reproduire les échecs et les revers du passé et dépasser le culte de la personne...

    Je me suis retrouvé à traiter du sujet de la maladie du Président et de tout ce qui se raconte ici et là sur son état de santé. Du mystère et du secret autour de son hospitalisation et de sa convalescence tant controversées, et des nombreuses questions qui restent sans réponses.

    Il s’agit de notre Président ; n’est-il pas de notre devoir et de notre droit de suivre ses nouvelles et de s’enquérir de son état de santé et de l’avenir de l'Algérie ?

    C’est pourquoi, je me suis retrouvé à écrire sur le mépris qu’on affiche à l’égard du peuple en lui cachant la vérité sur l'état de santé de son Président depuis plus d'un mois. C’est la preuve flagrante d’un manque de respect pour son intelligence, sa patience et sa fierté. Et lorsqu’on décide enfin de l’informer, c’est à travers de courtes déclarations où on lui dit n’importe quoi. A croire qu’il s’agit d’une autre personne que celle du Président que le peuple a choisi pour gérer les affaires du pays et de ses citoyens !

    Il est vrai qu’on ne peut tout divulguer sur l’état de santé d'un patient, mais il est impératif d’informer le peuple de certains détails de la maladie du Président afin de le rassurer et de lui permettre de se préparer à ce que lui réserve l’avenir, au lieu de laisser s’installer la rumeur et la surenchère, à plus forte raison dans une conjoncture caractérisée par une paralysie quasi totale de la vie politique et sociale. Avec une classe politique faible, peureuse et lâche, et des pseudos responsables politiques sans le moindre esprit d'entreprise, d’initiative et de courage.

    Ainsi, l'absence d’un véritable dialogue politique, social et intellectuel a créé un vide terrible et une léthargie effrayante dans de nombreuses institutions. Notre société n'a plus la capacité ni le temps, et encore moins le souffle nécessaires pour débattre de ses questions nationales et réfléchir à l’avenir des générations futures et des options qui lui conviennent. Elle n’est même plus en mesure de penser à ce qui arrivera demain.

    La maladie du Président occupe les esprits et surpasse nos préoccupations quotidiennes. Tous les projets sont reportés, notamment la révision de la Constitution, la loi sur l'audiovisuel et l’élection de nouveaux secrétaires généraux des deux partis de la majorité.

    De nombreuses questions nationales sont en suspens et attendent des décisions qui ne viennent pas, car nous avons donné le pouvoir décisionnel à un seul homme, par peur, par lâcheté ou par faiblesse. De ce fait, si un mal venait à le toucher, c’est toute la société qui se verra paralysée… Ce qui est une autre preuve du mépris qu’affichent nos dirigeants à l’égard de l'intelligence, de la persévérance et de la patience du peuple et de son engagement envers les institutions de son pays !

    Les rois, les princes et les présidents sont de tout temps tombés malades. Ils se sont rétablis ou sont morts. Tel est le destin de toute l’humanité, et nul ne peut aller à l’encontre de la volonté divine.

    En revanche, le mépris et le dénigrement des hommes politiques et des pseudos dirigeants opportunistes à l’égard du citoyen est un crime contre un peuple qui mérite notre respect et notre considération. C’est aussi un crime contre une société qui possède tous les ingrédients pour réussir et surmonter les obstacles qu’elle rencontre. Mais nous refusons de l’écouter et de nous conformer à ses aspirations. Nous persistons dans l’erreur, parce que nous pensons être les tuteurs du peuple et que nous pouvons réfléchir et décider à sa place…

    derradjih@gmail.com

     

     

  • Derrière l'hypothèse Zeroual...

    Mohamed Benchicou

       

    Bien entendu, c'est une bouteille à la mer. Chimérique. Désespérée. Comme toutes les bouteilles jetées à la mer et dont on sait que, sauf dans les mauvais films pour grands enfants, elles n'arrivent jamais à bon port. Il reste que cet ardent souhait d'un retour du général Liamine Zeroual aux affaires,

     

    ce fol espoir d'une société décontenancée après 14 années de présidence bouteflikienne qui se termine dans le scandale, le mensonge, l'énigme et les enquêtes judiciaires, ce déraisonnable appel à Dieu, celui du ciel et celui qui décide du sort algérien derrière le rideau épais du marionnettiste, ce n'est rien d'autre qu'une sourde exhortation à en finir avec ce « régime civil » dépravé et à renouer – qui l'eut cru ? – avec un « régime militaire ».

    La soudaine nostalgie qu'on éprouve à l'égard des années Zeroual, ces années noires, rappelez-vous, qui tenaient du miracle, dans cette Algérie exsangue après les dures années de terrorisme et bizarrement debout, refusant de capituler devant l’islamisme comme le recommandait la plateforme de Sant'Egidio, cette soudaine nostalgie, c'est comme une nostalgie de la grandeur et de la dignité ; comme une diffuse mélancolie envers cette époque où Zeroual refusait de serrer la main de Jacques Chirac qui venait d'être inconvenant envers l'Algérie ; comme un désaveu de l'avilissement dans lequel barbote son successeur qui recourt à l'ancienne puissance colonisatrice pour le moindre caprice, pour le moindre bobo.

    C'est l'ultime réplique d'une société silencieuse à nos coquetteries superfétatoires qui voudraient qu'un régime militaire soit synonyme de dictature et, à l'inverse, qu'un régime civil renvoie systématiquement à la modernité, la démocratie et la transparence. Les Français savent que tout cela est faux depuis Charles de Gaulle. Nous, nous ne l'avons jamais vraiment su. Sans doute parce que nous n'avons jamais eu un De Gaulle. Mais nous avons expérimenté le « civil » Bouteflika qui, avec une masse financière sans précédent tirée d’un pétrole à 120 $ le baril, a fait abdiquer une nation que le « militaire Zeroual » avait maintenue debout avec un pétrole à 8 $ le baril, son plus bas niveau, un boycott généralisé, des ambassades fermées, des compagnies étrangères qui avaient quitté le territoire...

    C’est sous le règne de deux militaires, Chadli et Zeroual, que la Constitution du pays a été amendée pour se baser sur le pluralisme et la représentativité, essentiels pour s’engager dans un processus de transition démocratique. Sous Chadli, elle reconnaît et garantit le droit de créer des partis politiques (art. 42) et des associations (art. 4), y compris syndicales. Sous Zeroual, elle abolit le pouvoir à vie et limite le nombre de mandats présidentiels à deux (art. 74). Et ce fut sous le règne d’un civil, Bouteflika, que l’Algérie retourna à une Constitution consacrant le pouvoir à vie !

    Cette évocation désespérée de l'ère Zeroual est une terrible condamnation de la cooptation de Bouteflika en 1999, maquillée en « transfert du pouvoir aux civils » et qui restera dans l’histoire comme l’exemple parfait des ravages que peut provoquer la filouterie en politique. Prétendre stabiliser le pays en érigeant un chef d'État à partir de combines politiques et dans les conditions actuelles d'hégémonie, avec des élections truquées, ne pouvait déboucher que sur un petit autocrate qui allait faire passer ses caprices avant l'intérêt national avec toutes les conséquences prévisibles sur l'autorité de l'État. De ce point de vue, le transfert du pouvoir au « civil Bouteflika » n’était pas l’amorce d’une nouvelle ère de démocratie et de modernité, elle se situait, au contraire, dans la continuité d’une hégémonie qui sévissait depuis l’indépendance.

    En livrant le pays à Bouteflika, ils ne l’ont pas confié à un « civil », mais rendu au pouvoir illégitime de 1962, celui qui s'installa de force à la tête du pays au mépris du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), privant les Algériens d'une expérience démocratique. Ils nous avaient présenté un réformateur et un rassembleur. Ce n’était qu’un autocrate attendant son heure, un mandarin élevé dans le système totalitaire, devant tout un système totalitaire et qui n’aspirait qu’à revenir au système totalitaire.

    Mais alors, puisque nous sommes retournés en l'an de grâce 1962 par la magie de la machine à remonter le temps, par la stratégie suicidaire des chefs militaires, n'est-ce pas là l'opportunité historique pour l'armée algérienne de refermer définitivement la parenthèse qu'elle a laissée ouverte depuis 50 ans ?  N'est-ce pas là l'occasion de reprendre les clés de la maison à la camarilla qu'elle a appelée « pouvoir civil », chasser les mafieux de la maison et organiser, enfin, une transition vers la démocratie, ce que nous appellerons une pause démocratique, au terme de laquelle sera rétablie la primauté du choix populaire, c'est-à-dire rendre enfin les clés au vrai propriétaire : le peuple algérien ? À quoi serviraient les prochaines élections présidentielles dans une maison pas encore nettoyée ? Ne nous illusionnons pas : la camarilla l'a complètement réaménagée selon les nécessités du pouvoir à vie.

    Dans les conditions actuelles de délabrement de l'État, d'hégémonie du camp de la corruption, solide et organisé, et qui n'entend pas se laisser faire, dans le contexte présent marqué par l'indifférence totale de la population, des élections présidentielles se solderaient par le renouvellement d'un autre bail de cinq ans pour les prédateurs. C'est ce que nous avons appelé « l'illusion Benbitour », qui n'est pas une formule pour contester ou diminuer du mérite de ce patriote précieux pour l'Algérie, mais une façon de mettre en garde contre cette euphorie, souvent irrésistible, qui nous porte à croire à la victoire de la vertu sur le vice, de la morale sur le clanisme, de la science sur l'improvisation, du savoir sur l'ignorance, voire du patriotisme sur le népotisme...

    Qui ne souhaiterait, pour ses enfants, qu'un Benbitour ou un autre fils digne de cette terre, soit à la tête de ce pays blessé, vidé de son sang ? Elle-même le demande, elle qui est fatiguée d'être commandée par des barbouzes proxénètes. Mais suffit-il de le vouloir pour dépasser notre vieille impuissance de 50 ans ? Dans ce système cadenassé, où l'élite est volontairement coupée de son peuple, où la télévision est interdite aux gens qui ont quelque chose à dire, dans ce factice puritanisme aux odeurs d'argent et de tromperie, où les milliardaires de l'informel ont accaparé le parti du FLN, où le scrutin se révèle à coups de poing et de dinars, les hommes comme Benbitour n'ont pas encore leur place.

    Allons-nous rééditer les chimères de décembre 1991 et avril 2004, quand nous croyions pouvoir vaincre, sans l'aide de personne, le diable intégriste et Lucifer en Smalto ?  Non, l'alternative démocratique ne viendra pas des gens qui croient pouvoir se battre contre les loups avec des bons sentiments. L'alternative démocratique viendra avec la dissolution de l'État hérité de l'indépendance et son remplacement par l'État qui aurait dû être installé à l'indépendance ! C'est le devoir de l'armée. Il découle du bon sens. On ne rentre pas dans la caserne en laissant le pays aux mains d'une camarilla que personne n'a élue et qui se conduit pire que le colon ou que le précédent dictateur. Du reste, du Caire à Tunis, les manifestants n'hésitent plus à lancer des appels désespérés face au joug d'un « pouvoir civil irresponsable ». Il n’est pas jusqu'aux chômeurs d'Ouargla qui ne lancent une requête en direction de l'armée pour les protéger contre les « louvoiements de l'administration ».

    Bref, l'armée algérienne est mise, brutalement, devant des obligations primordiales. D'éminentes personnalités de la société civile algérienne donnent même une forme à cette « intervention » de l'armée. Farouk Ksentini, par exemple, président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l'Homme, suggère de proclamer l'ANP « gardienne » de la Constitution, selon le modèle turc, et suggère même une « amélioration » de l'article 70 de la Constitution, qui énonce que le président de la République est le garant de la Constitution. Notre ami Miloud Brahimi, qu’on ne saurait soupçonner d’inculture politique, appuie la proposition spontanée de Ksentini : « La seule protection de la Constitution, c'est l'ANP qui peut la donner à la façon dont elle agit en Turquie. » Le premier préconisant l'institution d'une structure indépendante qu'« elle seule pourra appeler l'armée à intervenir en cas de danger sur la démocratie ».

    Mais nous y sommes ! Le pouvoir « civil » de Bouteflika s'est mué en pouvoir personnel mais fumigène, qui met tout le pays en sursis ! « Nous y sommes ! On ne rentre pas à la caserne en laissant les voleurs dans la maison. » C'est ce qu'a voulu dire le perspicace Ali Yahia Abdenour en appelant l’armée à ses responsabilités historiques : destituer Bouteflika et rétablir ce qu’elle a démoli en 1962 : un État démocratique, qui soit débarrassé de Bouteflika, de la police politique, de la kleptocratie… Qu’elle intervienne une bonne fois pour toutes ! Après quoi, elle pourra rentrer dans les casernes. Définitivement.

     

     

     

  • snpsp:Santé , enfin le dialogue


    Début de dénouement dans le bras de fer qui oppose l’Intersyndicale des professionnels de la santé au ministère de tutelle. Après cinq semaines de grève et de sit-in, le SNPSP, le SNPSSP et le Snapsy ont été reçus par le chef de cabinet de Ziari. Les syndicats autonomes prennent acte en attendant la tenue de réunions de travail dès la semaine prochaine.

    Nawal Imès - Alger (Le Soir) - La pression a fini par payer. Après cinq semaines de blocage dans le secteur de la santé, la tension est retombée d’un cran hier. Au moment où les adhérents du SNPSP, du SNPSSP et du Snapsy étaient rassemblés face au ministère de la Santé pour exiger l’ouverture du dialogue, les trois responsables syndicaux ont été invités à rencontrer le chef de cabinet.Une invitation qui marque un tournant dans ce conflit qui s’enlisait chaque jour un peu plus. Le Dr Merabet, le Dr Youssfi et Khaled Keddad ont été reçus tour à tour par le chef de cabinet. Une prise de contact considérée comme une première victoire par les syndicalistes qui réclamaient depuis le début du mouvement de protestation l’ouverture de canaux de dialogue de manière officielle à tel point qu’elle était devenue une revendication à part entière. C’est désormais chose faite après des semaines de communiqués incendiaires. «Un premier pas», commentait hier le Dr Merabet, président du SNPSP qui expliquait au sortir de cette rencontre que la prise de contact va certainement permettre de mettre fin à la situation de blocage. Le SNPSP prend acte de l’engagement du ministère à organiser dans les jours à venir des réunions de travail avec les syndicats pour ouvrir le dialogue autour des revendications spécifiques des trois syndicats. Même état d’esprit chez le Dr Youssfi, président du SNPSSP, qui a tenu à rappeler que le premier objectif du sit-in d’hier était d’ouvrir le dialogue. Un objectif pleinement atteint avec la reprise du dialogue. Il faudra, dit-il, attendre les réunions de travail pour voir sur quoi ces dernières vont déboucher. Au cours de la prise de contact, le président du SNPSSP a rappelé que la situation de blocage n’était certainement pas du fait des syndicats mais de certaines parties à l’intérieur même du ministère qui ont poussé au pourrissement. Il a demandé à cette occasion au chef de cabinet à ce que les sanctions qui ont été infligées aux grévistes (suspensions, mises en demeure, mutation arbitraire) soient levées. Des engagements ont été pris en faveur de la levée des sanctions. Après cette rencontre, les trois syndicats doivent tenir, au plus tard dimanche, leurs conseils nationaux respectifs. L’occasion d’évaluer le mouvement de contestation et de discuter de son avenir mais aussi d’informer les adhérents du contenu de la rencontre avec le chef de cabinet du ministère.
    N. I.

     

  • Blaguons...


    Par Maâmar Farah
    Cette blague a échoué dans mon e-mail. Je sais que tata Aldjia n'aime pas quand je reprends des choses qui ne m'appartiennent pas mais j'ai trouvé cette histoire cocasse et je me suis promis de vous la raconter : «Des scientifiques russes ont trouvé des vestiges de fil de cuivre à 100 mètres de profondeur qui dataient d'environ 1 000 ans. Les Russes en ont conclu publiquement que leurs ancêtres disposaient déjà, il y a 1 000 ans, d'un réseau de téléphone en fil de cuivre. Les Américains ont également procédé à des fouilles à une profondeur de 200 mètres. Ils y ont trouvé des restes de fil en verre. Il s'est avéré d'après les scientifiques américains que leurs ancêtres disposaient déjà, il y a 2000 ans, d'un réseau numérique ultra haut débit en fibre optique. Et cela, 1 000 ans avant les Russes ! Quelques semaines plus tard, en Algérie, un communiqué de l'agence de presse locale précisait : “Suite à des fouilles dans le sous-sol algérien, à une profondeur de 5 000 mètres, des scientifiques algériens n'ont rien trouvé du tout. Ils en concluent que leurs ancêtres disposaient déjà, il y a 5 000 ans, d'un réseau wifi”.»
    maamarfarah20@yahoo.fr
    «Quand tu fais du copié-collé, tu me rappelles quelqu'un qui envoie à Fatiha Double Airbag les lettres d'amour qu'il reçoit de Siham Lavabo. La dernière fois, il s'est gouré et il a envoyé à la Direction de l'agriculture un “copié-collé” d'un mot doux provenant de Abla Lame Gillette...»
    (Tata Aldjia)

  • Pourquoi cette présidentielle sera différente des autres ? Parce que !

     

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Une nouveauté cette année. Le bac mention …

    … couteau !

    Qu’ils soutiennent une présidentielle avant terme, ou une présidentielle à l’heure, des voix nous jurent la main sur le cœur du voisin que «cette fois-ci, ça ne sera pas pareil que lors des précédentes présidentielles. Le scrutin sera réellement ouvert et forcément honnête». Bon ! On est bien obligé de faire avec ce qu’on nous vend. Et les camelots sont légion ces dernières heures. Mais maâlich ! Disséquons avec nos maigres moyens matériels et intellectuels cet axiome : «Cette fois-ci, ça ne sera pas pareil que lors des précédentes présidentielles.» Qu’est-ce qui pourrait faire que ça va être différent ? La matière avec laquelle les urnes seront fabriquées ? C’est une piste ! Il existe en effet moult catégories de plastique et maintes façons de mouler la fente. Sauf qu’au jour d’aujourd’hui, personne ne nous dit vraiment qui fournira la matière première qui entrera dans le process de fabrication de ces urnes. Qui va nous vendre le plastique, et qui va dessiner le moule ? Donc, laissons de côté la boîte, pour le moment. Les bulletins de vote ? C’est une autre piste ! Les forestiers et les imprimeurs vous l’expliqueront mieux que moi : il existe différentes qualités de papier. Et selon ce qu’on veut en faire, on ne choisit pas au hasard son rouleau et ses rames. Sauf que je n’ai lu nulle part une caution scientifique à cette thèse du papier. J’attendrais donc un éventuel communiqué de l’honorable institution dénommée «Conservation des Forêts» pour me prononcer. Donc, là aussi, je mets en veilleuse le papier et me cale bien confortablement contre le seul arbre survivant dans ma cité pour examiner cette autre piste : l’encre ! C’est une théorie fort sympathique. Examinons-la sans prendre de gants. Jusque-là, il semble bien que ce sont de grands groupes chimiques, comme BASF ou la 3M, qui fournissaient l’Algérie en encre électorale. Est-ce pour autant que le fait d’aller aujourd’hui vers d’autres fournisseurs issus du commerce équitable garantit une présidentielle différente ? Une question qui met dans l’embarras tous les scientifiques du pays. Pour une raison toute bête, du reste. Malgré des réserves de devises énormes, malgré une rente pétrolière et gazière immense, l’Algérie a investi dans des labos d’analyse des sodas, du saucisson casher, des circuits intégrés équipant les décodeurs pirates, mais jamais dans l’analyse et le décryptage des encres. C’est un comble pour un pays classé parmi les plus grands consommateurs d’encre de la planète. Donc, la piste de l’encre tombe elle aussi à l’eau. L’encre à l’eau, le papier enterré sous le dernier platane phtisique de ma cité, le plastique éparpillé dans les champs ou accroché en sachets aux lampadaires défoncés, que reste-t-il en bout de course pour valider la thèse d’une présidentielle enfin différente cette fois-ci ? Le thé ! Oui, le thé ! Y a pas de raison de me priver de ça. Moi comme les autres ! Et comme les autres, je vous fais cette promesse impossible à tenir : les prochaines élections présidentielles, qu’elles soient programmées avant terme ou à la date dite seront réellement différentes parce que le thé sera lui aussi différent ! Singulier ! A nul autre pareil ! Unique ! Libre à vous de me croire. Mais ne vous prononcez surtout pas avant de l’avoir fumé et de voir s’il aide vraiment à rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.

  • les vautours de mon pays

    écrit :elvez Elbaz

    Volez et buvez "le pétrole" des peuples d'algérie,fraterie vampirienne et que votre soif ne soit jamais étanchée!
    Tous ces peuples d'algérie que vous avez humiliés en instaurant par votre maléfique régne,abdelaziz et said bouteflika (protégés,INCROYABLEMENT, par vos parrains généraux du drs,qui par ce soutien ,ont permis cet état de déliquescence tout azimut dans laquelle cette diabolique fraterie à plonger l'algérie)la gabgie,la corruption,la destruction de l'outil productif et culturel,les remplaçant par les dépenses de la rente d'une richesse nonrenouvelable,hypothéquant ,de ce faite,la survie des générations futures,et par une inculture de maffieux panarabistes, ennemis du savoir(compléxé par le faite que cet esbrouffe,chef de ce clan maffieux,abdelaziz, , n'a pas fait d'études,il a décidé de saccager l'école algérienne,on voit ce que l'examen du bac est devenu..!),ennemis de la prospérité(à eux deux ils ont saccagé l'économie algérienne au profit des "faineants quataris,egyptiens,de la francarabie,des diaboliques chinois,jusqu'aux descendants des ottomans de triste mémoire aprés ce qu'ils ont fait de cette terre d'algérie durant 5siécle...!) ...),ennemis de la kabylie,et de ces peuples d'algérie qu'ils traitent de sales et de fainéants),ennemis ayant saccagé les rêves de prospérité et de développement de l'algérie lorsque les sanguinaires boussouf,boukharaouba dit boumédienne,et leur armée de planqués à oujda ,ont chargé abdelaziz bouteflika d'aller recruter le bandit benbella pour y instaurer un systéme qui à ce jour a saccagé l'algérie et ses rêves de prospérité..
    L'indû président bouteflika,ta soif de domination,celle d'un seigneur clownesque qui fait pleurer par son maléfisme, sur les peuples d'algérie tenus en lesse par la gégéne et la guerre psychologique
    de tes parrains autoproclamés généraux,galons gagnés à bentalha,rais,benimessous, relizane, jijel....et en kabylie étouffée et humiliée,n'est et ne sera jamais étanchée et ce depuis 50ans que l'algérie entretient à ces dépens un vil esbrouffe et dr es tricheries et manipulations en tout genre.
    Même en buvant le sang de l'algérie,ce que vous faites depuis 50ans, votre soif ne sera que décuplée.
    Bouteflika et son clan ,protégés ,INVRAISEMBLABLEMENT ,encore ,par les généraux du drs,malgré les milliards qui seraient détournés à la sonatrach,à l'autoroute est ouest ,et ailleurs,et malgré son passé de délinquant voleur,en effet,le 22 décembre 1981, Bouteflika est poursuivi pour « gestion occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères» (entre 1965 et 1978) par la Cour des comptes. Dans son arrêt définitif du 8 août 1983, la Cour des comptes donnait son verdict : « M. Abdelaziz Bouteflika a pratiqué à des fins frauduleuses une opération non conforme aux dispositions légales et réglementaires, commettant de ce fait des infractions prévues et punies par l’ordonnance n° 66-10 du 21 juin 1966 et les articles 424 et 425 du Code pénal. »20. La Cour des comptes évaluait à « plus de 6 milliards de centimes » (l’équivalent de 100 milliards de centimes actuels!!
    Chawala ,mon général,faut il attendre la goutte d'eau qui fera déborder le barrage algérie,qui vous emportera tous où est il temps de sévir contre ces prédateurs?!
    Comment LA DRS a telle permis à cette fraterie vampirienne de sévir impunément?!
    les peuples d'algérie ont peur de ces autoproclamés par la triche maîtres de l'algérie.La peur a permis "à ce clan de fraterie de voyous de sous traiter pour la DRS et ses généraux la "mise à sac" des richesses pétroliéres algériennes .Les hommes et les femmes de ces peuples d'algérie ont peur ,car à chaque fois qu'un rassemblement est prévu ,ils doivent vite préciser que c'est un rassemblement "pacifique"!!,le seul peuple qui ose ,encore,braver cette peur ,est le peuple kabyle.Et on sait comment bouteflika et ses protecteurs transforment la kabylie et son peuple en désert économique où l'insécurité du terrorisme d'état de la guerre pédagogique bat son plein!
  • Visite d'un appartement inoccupé

     

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    Erdogan il est venu, Erdogan il est arrivé dans l'avion de midi. Mais Erdogan dans l'aéroport, il a cherché le président mais le président il est pas dans l'aéroport parce que le président il a des problèmes avec sa maladie que il a emmené avec lui en France pour la finir. Alors Erdogan il a vu le chef d'escale, l'agent de nettoyage. Erdogan il a parlé avec le pilote et avec le policier qui a le scanner qui regarde à l'intérieur des valises avec les yeux.

    Après, Erdogan on lui a montré le Premier ministre de l'Algérie, lequel il s'appelle Sellal et que il ressemble à un monsieur fatigué avec une tête en blanc qui est un peu grande dans la longueur. Erdogan après, il est invité à l'APN, le grand bureau avec les milliardaires dedans. Ergogan il a cherché les députés mais il a pas trouvé, parce que dans le pays de lequel il vient, c'est les députés qui décident alors que dans le pays où il est parti, c'est le président qui décide même quand il est parti et même que quand il est mort. Après, il a compris Erdogan, il demande de voir le nouveau président que lui il s'appelle Zeroual que il a une tête blanche aussi, mais la tête elle est dans la largeur et que lui il est général et que Erdogan il connaît bien les généraux dans son pays, qui sont toujours là quand ils sont pas là.

    Mais Erdogan il a eu un problème, le nouveau président Zeroual il veut pas être le nouveau président, alors il a pas vu. Erdogan il a pas bien compris mais Erdogan il a lu les livres avec l'histoire dedans, il sait que le pays de la Turquie ils ont habité dans l'Algérie pendant longtemps, alors Erdogan il s'est demandé si ça venait de les ancêtres à lui. Heureusement, avant de venir, Erdogan il a lu un journal algérien qui expliquait que Bouteflika serait là, c'est la source qui l'a dit. Erdogan il lit pas bien le français, mais il a compris qu'il y avait quelque chose de pas très sérieux dans ce pays étrange.

     

    Chawki Amari
  • Ya Baba Ya Latif

     

     

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    Dans plusieurs villes du pays, des élèves sont sortis, furieux, après un sujet de philosophie au baccalauréat jugé trop difficile parce que non étudié en cours de terminale. Contestation, violences, bref, un scénario à l'algérienne, pays tendu où même les épreuves scolaires donnent lieu à des affrontements. Mais qu'y avait-il dans ce sujet ? Un thème banal, «la vérité est relative». Où est le problème alors ? Il est dans le programme de terminale, dans les cours de philosophie où l'on apprend aux élèves que c'est surtout la liberté qui est relative.

    On peut comprendre ce choix des programmateurs pédagogiques, les libertés réclamées ici et ailleurs ne sont pas forcément bonnes pour tout le monde et il faut savoir les apprécier avec beaucoup de relativité, ce qui, pour le régime liberticide algérien, est utilisé comme propagande. Mais sur la vérité, c'est un tout autre problème. Car on enseigne depuis longtemps aux élèves, à leur parents et voisins qu'il n'y a qu'une seule vérité, celle de Dieu et pas n'importe lequel, et que ce dogme constitue quelque chose d'absolu et de non relatif. Comment ensuite disserter ? Le bug de l'élève devant cet obstacle majeur de la pensée n'est pourtant pas entièrement recevable ; quand on fait de la philosophie, on peut en théorie disserter sur n'importe quel sujet.

    En pratique, l'abrutissement de masse engagé il y a plus de 14 ans par le très relatif Benbouzid a donné ses fruits mous, et l'arrêt volontaire de la pensée engagé par les pouvoirs publics, les imams, les médias publics, les instituteurs, les chauffeurs de taxi et les coiffeuses aura contribué à fabriquer des générations de méta-bloqués. Maintenant que le sénateur Benbouzid peut disserter dans les fauteuils feutrés de la République du haut de ses 400 000 DA mensuels, son successeur Abdelatif Baba Ahmed doit se demander ce qu'il faut faire. Ou défaire. Tout est relatif.

     

    Chawki Amari