Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • algerie libre et independante!!!!!!!

    Suggestions

  • DRS COMPLOT contre le peuple algerien

     

     

  • Les chefs de l’armée et du DRS sont responsables et coupables

    Algeria-Watch


    Paris, Berlin, 4  avril 2005

    images (4).jpg

    Communiqué sur les allégations de M. Farouk Ksentini relatives aux responsabilités de l’État algérien dans les disparitions forcées


    À l’occasion de la remise de son rapport sur la question des disparus, le 31 mars 2005, au président de la République algérienne, M. Abdelaziz Bouteflika, M. Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH), a donné plusieurs interviews à la presse algérienne et étrangère, où il affirme que « ces disparitions ont bel et bien eu lieu et qu’elles sont le fait d’agents des institutions de l’État », mais que, pour autant, l’État est « responsable mais pas coupable ».

    Dans une interview au quotidien français Le Monde (3-4 avril 2005), M. Ksentini formule en particulier des allégations parfaitement mensongères. Sans se prononcer sur le contenu du rapport lui-même, qui n’a pas été rendu public à ce jour, Algeria-Watch tient à rétablir la vérité des faits quant à deux de ces allégations inexactes, particulièrement lourdes de conséquences.

    Sur la « panique » de l’État et la « rupture dans la chaîne du commandement »

    En premier lieu, interrogé sur le rôle de l’État algérien dans les milliers de disparitions forcées survenues depuis 1992, M. Ksentini affirme : « La guerre menée par les terroristes a été si sauvage que le premier des disparus a été l’État lui-même. Personne ne commandait plus à personne. Cette rupture dans la chaîne du commandement et la panique expliquent en grande partie ce qui est advenu. »

    Cette affirmation est totalement erronée. Non seulement il n’y a eu aucune « rupture dans la chaîne de commandement » dans la mise en œuvre de la « répression antiterroriste » par les « forces de sécurité », mais ce sont les responsables de ces dernières qui ont froidement planifié la politique des disparitions forcées. Même si bien des détails ne sont pas encore connus, les informations disponibles, émanant des enquêtes des organisations de défense des droits humains et des témoignages tant de nombreux policiers et militaires dissidents que de personnes ayant échappé à la disparition forcée1, permettent d’attester la réalité de cette politique de « terreur d’État clandestine », fondée tout particulièrement sur la pratique généralisée de la torture et des disparitions forcées.

    Dès octobre 2003, une synthèse des informations alors disponibles a été établie par Algeria-Watch et le Dr Salah-Eddine Sidhoum, dans un rapport très précisément documenté, intitulé Algérie, la machine de mort2. S’agissant de la « chaîne de commandement » dans l’organisation des disparitions forcées, il ressort clairement de cette étude que :

    - la politique des disparitions forcées de personnes (opposants ou présumés tels) enlevées par les forces de sécurité a été généralisée à partir de mars 1994, à l’initiative du directeur des services secrets de l’armée (Département de renseignement et de sécurité, DRS), le général-major Mohamed Médiène (dit « Toufik ») et de son adjoint à la tête de la Direction du contre-espionnage (DCE) du DRS, le colonel Smaïl Lamari (dit « Smaïn ») ;

    - la mise en œuvre de cette politique a été étroitement coordonnée avec les responsables de la « lutte antisubversive » à la tête de l’ANP (Armée nationale populaire), en particulier le général-major Mohamed Lamari, chef d’état-major de l’ANP, le général Saïd Bey, responsable du CCC/ALAS (Centre de conduite et de coordination des actions de lutte anti-subversive) et commandant de la 1re région militaire, et le général Brahim Fodhil Chérif, commandant adjoint du CCC/ALAS puis chef d’état-major de la Gendarmerie nationale (puis commandant de la 1re région militaire de 2000 à 2004) ;

    - la pratique des enlèvements, suivis de disparitions forcées, systématisée surtout de 1994 à 1998, a été confiée a des unités sélectionnées de l’ANP, du DRS, de la Police et de la Gendarmerie, la coordination de ces actions étant principalement assurée par les antennes du DRS dans chacune des six régions militaires, les CTRI (centres territoriaux de recherche et d’investigation), dépendant directement du général Smaïl Lamari ;

    - les centres du DRS qui ont joué un rôle majeur dans l’organisation de la disparition forcée de personnes (systématiquement torturées, puis, le plus souvent, exécutées) ont été : le CTRI de Blida (Centre Haouch-Ch’nou), commandé de 1990 à 2003 par le colonel Mehenna Djebbar ; le CTRI d’Oran (Centre Magenta), commandé par le colonel « Abdelwahab », puis par le commandant Hamidou ; le CTRI de Constantine (Centre Bellevue), commandé par colonel Kamel Hamoud, puis par le colonel Karim ; le CPMI (Centre principal militaire d’investigations) de Ben-Aknoun, dirigé de 1990 à mars 2001 par le colonel Athmane Tartag, dit « Bachir » ;

    - au total, Algeria-Watch a identifié dans ce rapport pas moins de 95 centres de détention secrète, de torture et d’exécutions, impliqués dans les disparitions forcées.

    Il ressort donc de ce rapport, et des études qui l’ont complété depuis3, que, contrairement à ce qu’affirme M. Ksentini, ce n’est aucunement la « panique » au sein de l’État face au « terrorisme » qui explique la pratique – qu’il reconnaît – des disparitions forcées par les forces de sécurité. Bien au contraire, même si leur mode de fonctionnement est resté secret tout au long de ces années (comme dans toutes les armées ayant recours aux méthodes illégales de la « guerre contre-insurrectionnelle »), les chaînes de commandements structurant la « machine de mort » ont été – et restent à ce jour – strictement contrôlées par les chefs de l’armée, et principalement par ceux du DRS, les généraux Mohamed Médiène et Smaïl Lamari, toujours en poste aujourd’hui.

    Bon nombre d’officiers et de policiers relevant de ces chaînes de commandement et responsables de disparitions forcées sont connus et nommément cités, témoignages à l’appui, dans le rapport précité. Même si les plus « voyants » ont été récemment « démissionnés » (comme les généraux-major Mohamed Lamari et Brahim Fodhil Chérif, en août 2004) ou mis sur des voies de garage (comme le colonel – promu général – Bachir Tartag ou le colonel Mehenna Djebbar), la plupart sont toujours en activité à ce jour ; et tous pourraient très facilement être mis en cause si une authentique justice indépendante – qui n’existe pas en Algérie – décidait de donner suite aux plaintes des familles de victimes des disparitions forcées.

    « 500 000 Algériens déférés devant les tribunaux pour terrorisme »

    En second lieu, M. Ksentini entend minimiser l’ampleur des disparitions forcées en affirmant au Monde : « Au total, plus de 500 000 Algériens ont été déférés devant les tribunaux pour terrorisme. En rapprochant ce chiffre énorme de celui des disparus [6 146 cas, selon M. Ksentini], nous concluons que les choses ont été correctement menées dans l’ensemble. »

    Cette seconde allégation – qui, dans la bouche d’un juriste, relève d’un cynisme criminel – est tout aussi aberrante que la première, pour plusieurs raisons :

    - jusqu’à cette déclaration de M. Ksentini, aucune des informations disponibles, y compris celles émanant de sources officielles, n’a jamais fait état d’un chiffre aussi considérable de défèrements devant la justice. Ce qui est en revanche établi, c’est que dans les semaines suivant le coup d’État de janvier 1992, des milliers d’opposants islamistes ou présumés tels (entre 15 000 et 30 000 selon les sources) ont été placés en détention administrative pour de nombreux mois (jusqu’à quatre ans pour certains d’entre eux), sans qu’ils n’aient jamais été présentés à la justice. Puis, lors des innombrables ratissages et expéditions punitives organisés par les forces de sécurité, des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées, et la traduction devant les tribunaux était plus l’exception que la règle – alors que la torture, elle, était systématique. Par ailleurs, en septembre 1992, des « cours spéciales » ont été installées qui, selon des chiffres officiels4, ont eu à juger jusqu’en février 1995 environ 15 000 personnes au titre de la loi contre la subversion et le terrorisme. Cependant, à partir de 1993 et surtout de 1994, comme l’ont rapporté plusieurs officiers dissidents, en raison des remises en liberté par les tribunaux trop fréquentes à ses yeux, le commandement militaire – notamment les généraux Mohamed Lamari et Smaïl Lamari – a de plus en plus systématiquement donné l’ordre suivant aux différents responsables des chaînes de commandement : « Je ne veux pas de prisonniers, je veux des morts ! » ;

    - M. Ksentini ne craint pas la contradiction : si les chaînes de commandement étaient « rompues » et si la « panique » régnait au sein des forces de sécurité, comment auraient-elles pu mener « correctement » la traduction de centaines de milliers de suspects devant les tribunaux ? ;

    - non seulement M. Ksentini de donne aucune source pour le chiffre de « 500 000 » défèrements – et pour cause, puisque cela ne correspond à aucune réalité –, mais le 9 mars 2005, trois semaines avant son interview au Monde, il donnait au quotidien algérien La Tribune un autre chiffre, sensiblement inférieur, ce qui prouve, s’il en était besoin, que ces indications fantaisistes n’ont aucun fondement : « Au cours de ces années-là, les services de sécurité ont procédé à l’arrestation de près de 300 000 personnes pour soutien logistique volontaire ou forcé au terrorisme. Ces personnes ont été traduites devant la justice. Cela veut tout simplement dire que, dans la grande majorité, les institutions ont suivi la voie normale, c’est-à-dire les livrer aux tribunaux pour qu’ils se prononcent sur la culpabilité des personnes incriminées. Sur ces 300 000 cas, seuls 6 146 n’ont pas été livrés à la justice. Si l’on compare les deux chiffres, on en conclut que les choses ont été dans l’ensemble régulièrement traitées. Seule une minorité de cas a dérogé à cette règle. Ça reste infime face aux 300 000 cas traduits devant la justice pour assistance aux terroristes » ;

    - le chiffre même de « 6 146 disparus » est tout aussi fantaisiste : compte tenu de la situation de non-droit qui prévaut en Algérie, aucune enquête indépendante et approfondie n’a pu être menée pour établir précisément le nombre de personnes victimes de disparitions forcées. Et cela d’autant plus que de très nombreuses familles de disparus ont toujours peur aujourd’hui, par crainte de représailles du DRS, de se faire connaître, même auprès des associations autonomes de familles de disparus (lesquelles ont toutefois déjà pu constituer quelque 7 000 dossiers de disparitions forcées). Selon la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), le nombre de disparus du fait des forces de sécurité serait au moins de 18 000 (chiffre à rapprocher de celui donné par un sous-officier dissident du CTRI de Blida, l’ex-adjudant Abdelkader Tigha, qui estime à au moins 4 000 le nombre de « disparus » exécutés dans ce seul centre).

    Un scandaleux déni de la réalité

    En affirmant, dans son interview au Monde, que « contrairement à ce que certaines ONG prétendent, l’État algérien n’a pas combattu le crime par le crime mais de façon loyale », M. Ksentini pratique donc un scandaleux déni de la réalité. Bien d’autres de ses allégations publiques, depuis des mois, relèvent de la même logique. Elles attestent que le projet d’« amnistie générale » que le président Bouteflika entend soumettre prochainement par référendum au peuple algérien, en s’appuyant principalement sur le rapport de la « commission Ksentini », n’est rien d’autre qu’une entreprise de blanchiment des crimes contre l’humanité organisés et perpétrés par les responsables des forces de sécurité (ainsi que par les groupes armés se réclamant de l’islam, dont il est désormais avéré que nombre d’entre eux – mais pas tous, du moins jusqu’en 1995 – étaient manipulés ou contrôlés par le DRS, pour discréditer l’opposition islamiste et masquer les crimes commandités par les chefs de l’armée5).

    Algeria-Watch s’élève avec vigueur contre cette entreprise de falsification de la réalité et en appelle à tous ceux qui, en Algérie comme au niveau international, entendent que l’impératif de vérité et de justice soit enfin reconnu dans le drame algérien, afin que cet impératif ne soit pas étouffé par les manœuvres actuelles de ses principaux responsables et de leurs complices.

     

    1. Voir, par exemple, le témoignage de M. Mohammed Sebbar recueilli en novembre 2003 par l’Observatoire des droits humains en Algérie (ODHA). Arrêté en décembre 2002, il a été détenu clandestinement pendant six mois au Centre du DRS de Ben-Aknoun, où il a été sauvagement torturé. Il rapporte notamment : « Une fois, au cours d’un interrogatoire, le colonel Hassan sortit son pistolet et me dit : “Si tu ne dis pas la vérité, je t’abats et tu rejoindras la liste des “disparus” et Dieu sait que nous avons porté beaucoup de gens sur cette liste” » (<www.algeria-watch.org/fr/mrv/observatoire/torture_sebbar.htm>).
    2. Texte complet : <www.algeria-watch.de/fr/mrv/mrvtort/machine_mort/machine_mort.htm>.
    3. Voir en particulier les dix-neuf dossiers constitués par le Comité Justice pour l’Algérie pour la 32e session du Tribunal permanent des peuples sur les violations des droits humains en Algérie (Paris, novembre 2004), dont : Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie, Les disparitions forcées en Algérie, mai 2004, <www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_3_disparitions.pdf> ; Jeanne Kervyn et François Gèze, L’organisation des forces de répression, septembre 2004, <www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_16_forces_repression.pdf>.
    4. ONDH (Observatoire national des droits de l’homme), Rapport annuel 1994-1995, Alger, 1996, p. 59.

    5. Voir en particulier le rapport rédigé pour le Comité Justice pour l’Algérie : Salima Mellah, Le mouvement islamiste algérien entre autonomie et manipulation, mai 2004, <www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_19_mvt_islamiste.pdf>.


  • Réflexion autour d’une officine pas comme les autres

    images (2).jpg 
    images (3).jpg
    Le DRS est-il le pouvoir ?

    El Watan, 9 février 2003

    Il vit et évolue dans l’ombre. C’est peut-être sa nature. Mais, en Algérie, pays entièrement verrouillé depuis plus de dix ans, il fait la pluie et le beau temps.

    Le Département de renseignement et de sécurité (DRS), ex-sécurité militaire, est cité souvent par l’opposition comme «la principale source» du pouvoir dans le pays. Pour ne pas dire le pouvoir lui-même. Le général major Mohamed Mediène dit Toufik, premier responsable du DRS, est réputé homme puissant aux prérogatives larges. Il fait les évènements, semble-t-il. Même plus. L’homme n’apparaît jamais en public. Ni la Constitution ni «l’ouverture démocratique» d’après 1989, ni, probablement, le règlement militaire ne s’y opposent. Car le DRS dépend organiquement de l’armée et, accessoirement, de la Présidence de la République. Le nom du général Toufik est cité par tout le monde, y compris dans les salons. Et grand monde ne connaît pas son image, ni peut-être sa voix. Un homme secret. Autant que son adjoint, le général Smaïn Lamari. Rares sont les éléments biographiques publics sur ces deux généraux. Après l’indépendance, le général Toufik a fait partie de la promotion dite de «tapis rouge», celle des militaires ayant fait des études au KGB, les services secrets soviétiques. L’URSS a été «la bonne école» pour plusieurs militaires algériens. Ancien directeur de la sécurité de l’armée, devenue DCSA, il prend la tête du DRS en 1990 après la dissolution de la Délégation générale de prévention et de sécurité (DGPS). Après douze ans de tourmente, il y est toujours. Smaïn Lamari dirige, lui, la Direction du contre-espionnage (DCE) qui relève du DRS. Tout aussi discret, le général a un poids certain au niveau de plusieurs appareils et structures. Les deux généraux, compte tenu du climat opaque qui entoure le DRS, sont «chargés» de mythes, vrais ou faux. Les deux hauts gradés en profitent. Eux, ils ne s’adressent jamais aux citoyens. Lorsque le DRS est «attaqué», les autres prennent le relais. Qui ? Des hommes et des femmes politiques, des rédacteurs de presse, des syndicalistes, des leaders de partis. Le DRS — c’est la règle — n’a pas de voix. Mais ses éléments, actifs ou dormants, sont partout. Ou en donnent l’impression. Le DRS a ses règles, ses ressorts et ses «instruments» : l’action psychologique, le noyautage, la manipulation, l’information et la contre-information, le retournement d’opinions, les écoutes téléphoniques. C’est classique, diront les observateurs, au fait du «fonctionnement» conventionnel des services secrets. Mais le DRS, dans un pays qui ne sort pas de la pensée unique et de la domination des militaires dans la décision politique, joue un rôle central dans la vie nationale sans qu’il soit soumis au contrôle du Parlement et de la justice. La lutte contre le terrorisme et l’absence de libertés démocratiques dans le pays ont «accentué» quelque peu ce rôle. Le contrôle des partis, du mouvement associatif, des médias, des syndicats, des universités et du Parlement est devenu systématique. Rares sont les voix qui contestent cette situation. Une partie de l’opposition a évoqué «l’action» de la police politique. Cela n’a pas fait scandale. Aussi les choses se sont-elles presque «normalisées». Au point de faire dire à un historien que le DRS est «le seul véritable parti politique» en Algérie. Le retrait annoncé de l’ANP de la vie politique, «le retour» aux missions constitutionnelles, la professionnalisation des forces armées vont-ils imposer une reconfiguration du rôle du DRS ? Vont-ils faciliter une transparence dans le fonctionnement et l’évolution de ce département ? Rien n’est encore sûr. Car tout le monde, classe politique comprise, semble installé dans le confort du statu quo. Et du blocage.

    Par Fayçal Metaoui
    -------------------------------------


    Repères / L’armée de l’ombre

    Depuis les premiers âges de l’homme, le renseignement a été indissociable de la vie économique, sociale et politique des sociétés. Il a fondé des stratégies de défense ou d’offensive contre un ennemi dont il fallait mesurer les capacités et le degré de connaissances.

    L’évolution des hommes, la constitution de groupes humains en nations homogènes, le découpage de leurs territoires en pays aux frontières établies ont davantage encore affiné les techniques du renseignement en resserrant sa finalité sur un double objectif de préservation de la sécurité intérieure et extérieure. Les Etats qui intègrent toujours l’hypothèse de faire la guerre à un agresseur étranger ont en vue la possibilité d’un ennemi intérieur représenté par l’ensemble des forces en désaccord, ou ouvertement opposées à leur idéologie. Les pouvoirs établis, à défaut de réprimer directement ces opposants, exercent sur eux une surveillance de tous les instants qui leur permet de contrôler leur action. L’historien américain William L. Shirer rapporte dans son ouvrage sur les origines du IIIe Reich que la sécurité militaire allemande chargea l’un de ses agents d’infiltrer un petit parti nationaliste fondé par un serrurier du nom d’Anton Drexler. Cet espion de l’armée allemande s’appelait Adolf Hitler. Il prit vite la direction de cette formation politique insignifiante pour en faire le parti national-socialiste qui répandit terreur et dévastation en Europe et dans une grande partie du monde. Cette irruption de l’institution militaire dans le champ politique n’est pas propre à l’armée allemande et à la période qui a consacré l’émergence du nazisme. Depuis Jules César, le fait militaire a toujours été en interaction avec l’expression politique qu’il a cherché à domestiquer. Les dirigeants emblématiques de leur temps, tels que Napoléon, Hitler, Mussolini ou Staline, constituent des avatars d’un césarisme qui a institué la domination d’un seul homme sur la communauté. Cette logique dictatoriale s’est appuyée, outre les appareils idéologiques dédiés au culte du chef suprême, sur des appareils répressifs dont les plus prégnants sont la police politique et le renseignement militaire. Conjointe ou séparée, l’intervention des deux institutions sur la scène politique s’assigne de fait la même finalité qui consiste à rendre impossible toute remise en cause de l’ordre établi dans la plupart des cas sur la prééminence du militaire. Cette problématique n’est pas nouvelle dans la société algérienne qui l’a vue à l’œuvre historiquement depuis la période de la Régence qui a livré l’essentiel des pouvoirs à l’armée des janissaires. La militarisation de la société algérienne après l’indépendance du pays a rétabli ainsi un continuum interrompu par 132 ans d’occupation coloniale, et dont les éléments fondateurs se sont affirmés durant la guerre de Libération nationale où a été tranchée la querelle inégale entre le politique et le militaire. Le fait nouveau réside en fait dans l’émergence d’une société civile qui aspire, par le recours aux règles de la démocratie, à se réapproprier les libertés de s’exprimer et d’agir. dans le cadre de valeurs républicaines transparentes où le rôle de toutes les institutions est nettement déterminé. Diluée, insuffisamment organisée, cette société civile ne peut assumer que dans la difficulté sa volonté d’induire un changement dans un environnement où la conjonction des appareils idéologiques et répressifs sont les garanties majeures dont dispose l’Etat pour s’assurer une stabilité sociale qui conditionne sa continuité.

    Par Amine Lotfi

     


    --------------------------------------------------------------------------------

    Une histoire de BSP

    Le Bureau de surveillance et de prévention, antenne organique de l’ancienne Sécurité militaire (SM) dans les années 1980, présent dans la quasi-totalité des unités de production et des organismes publics, traduisait la volonté du pouvoir de contrôler les structures et les cadres de l’ensemble du tissu économique et des «appareils idéologiques».

    «Dans les sociétés publiques de l’époque Chadli, les gens se taisaient au passage des agents du BSP», raconte un ancien cadre. Les plus connus sévissaient dans la presse publique, comme à El Moudjahid, Echaâb, etc. Le FLN, parti du pouvoir, parti-pouvoir, ne tolérait aucun écart. «Le rôle des BSP dans les rédactions : espionner les collègues et les intimider afin de casser toute tentative dite “subversive“ ou “contre-révolutionnaire“», témoigne le journaliste Ahmed Ancer dans son essai Encre rouge (éditions El Watan, 2001). Toute «sensibilité organisée», selon la terminologie officielle d’alors, qu’elle soit islamiste, berbériste, communiste ou autre, était la cible des rapports élaborés chaque jour (BRQ, bulletin de renseignement quotidien) par les hommes du BSP. Ces agents étaient soit officiers des services secrets, soit des fonctionnaires, cadres, journalistes, portiers, etc., selon la modalité de la «mission». Abderrahmane Mahmoudi, directeur de rédaction de l’hebdomadaire Les débats, remet la création des BSP dans un contexte de confrontation intra-système au début des années 1980. Selon lui, le duo Chadli Bendjedid-Abdelhamid Brahimi (son Premier ministre) voulait libéraliser le secteur économique et casser le monopole rentier, héritage des années Boumediène. «Les caciques du FLN voulaient bloquer ce début des réformes et ont proposé de créer les BSP. On ne peut libéraliser le secteur économique en mettant un officier de la Sécurité militaire dans chaque unité de production», explique-t-il. Le FLN avait tissé des liens étroits avec la Sécurité militaire. Depuis longtemps. Le fameux Bureau de sécurité unifié (BSU), organe névralgique du parti-Etat, qui avait même était présidé par le jeune président de la République (1962-1965), Ahmed Ben Bella, est l’exemple éloquent de cet attachement organique. Le BSU était l’organe de coordination entre les services de sécurité : police, SM, gendarmerie, douanes, etc. Le parti, érigé en Etat à l’intérieur de l’Etat, possédait son propre fichier sur toutes les personnes suspectées d’être «contre-révolutionnaires». L’article 120 du statut du FLN interdisait l'accès à des postes de responsabilité à ceux qui n’étaient pas militants du parti. Les agents du BSP avaient cette double «fonction» d’officiers du renseignement et de «gardiens du temple» du FLN. Leur présence était également ressentie dans le secteur économique et les unités de distribution. L’application du Programme anti-pénurie (PAP) dans les années 1980 a développé les appétits autour du secteur de l’import et de la distribution, sous monopole de l’Etat. Des milliards de dinars étaient en jeu. Usant de leur situation privilégiée, certains agents des BSP en ont profité pour rafler la mise en opérant des transactions frauduleuses, généralement au bénéfice de hauts responsables de la hiérarchie ou de clans. Ils se couvraient ensuite en orientant les enquêtes diligentées vers de fausses pistes, témoigne un journaliste, au fait de ces «affaires». Les émeutes d’Octobre 1988 ont sonné le glas de ces structures de l’ombre. Lors des assemblées générales des grévistes dans les unités de production, les travailleurs vilipendaient ouvertement les BSP, qui étaient la personnification à la fois de la répression politique et des magouilles financières. Parallèlement, l’une des premières revendications du Mouvement des journalistes algériens (MJA) était formulée ainsi : «Arrêtez de fliquer les rédactions !» En octobre 1987, le président Chadli Bendjedid avait scindé la Sécurité militaire en deux structures: la Direction de la sécurité de l'armée, relevant du ministre de la Défense, et la Délégation générale à la prévention et la sécurité (DGPS) rattachée au président de la République. En septembre 1990, le Département de renseignement et de sécurité (DRS) a été créé, remplaçant la DGPS. «Le problème avec ces structures est qu’au lieu de veiller sur la sécurité à l’intérieur des administrations, elles ont été dévoyées vers la surveillance et l’espionnage des activités politiques et syndicales. Pourquoi ces structures n’ont pas anticipé les plans du FIS par exemple ?», observe un journaliste. Les BSP n’ont pas survécu aux restructurations des services. Ces anciens agents, actifs ou détachés, poursuivent, pour la plupart, leur plan de carrière dans le militaire ou dans la vie civile. Par quoi les BSP ont-ils été remplacés ? «Le DRS ne contrôle pas les activités de la vie publique», indique une source militaire. D’autres soutiennent que les «services» placent toujours des agents de surveillance dans les administrations, les journaux, les banques, les imprimeries de l’Etat, les bureaux de transit commerciaux, les universités, les syndicats, les ambassades, les aéroports, les gares routières, etc. Partout.

    Par Adlène Meddi

  • Lutte contre la corruption De nouvelles mesures, des interrogations…

     


     

     

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

     

    Après la cascade des scandales financiers, l'Etat se ressaisit et décide de créer un office central de lutte contre la corruption.

    L'ordonnance de la loi de finances complémentaire 2010 (LFC), adoptée mercredi dernier, a lancé le coup d'envoi de cet organisme qui assumera, désormais, la mission d'enquêter et de constater les infractions de corruption. Il sera constitué d'officiers de la police judiciaire avec une compétence étendue au territoire national.

    Une copie du défunt Office national de répression du banditisme (ONRB), créé au début des années 1990 et dissous, au milieu des années 2000, à la suite d'implication de certains de ses cadres dans des affaires scabreuses. C'est d'ailleurs ce même office qui a eu à traiter de nombreux dossiers liés à la criminalité financière et dont certains ont défrayé la chronique, avant que sa dissolution ne soit décidée par feu Ali Tounsi, le patron de la Sûreté nationale.

    Pour l'instant, rien n'indique que le tout nouveau Centre de répression de la corruption (CRC) soit dépendant uniquement de la police, du fait que l'ordonnance portant sa création précise qu'il sera composé d'officiers de la police judiciaire, sans pour autant faire référence à un des trois corps, gendarmerie, police, Département du renseignement de sécurité (DRS), qui ont cette qualité. Il est pour l'instant inopportun d'anticiper sur ses capacités à résoudre l'endémique maladie de la corruption qui gangrène les institutions publiques et privées de l'Etat.

    Les expériences précédentes d'organismes chargés de la lutte contre ce fléau ont toutes montré leur incapacité à assumer leur rôle pour une raison ou une autre. Les discours prometteurs des pouvoirs publics et toutes les mesures prises pour juguler ce phénomène sont restées lettre morte. Il est, à juste titre, important de rappeler que plus de trois ans après sa création par décret présidentiel, l'Observatoire de prévention contre la corruption n'a toujours pas vu le jour.

    Même si l'intention manifeste est de stopper la rapine, il n'en demeure pas moins que l'ampleur des dégâts occasionnés par les affaires de corruption a fait que l'opinion publique doute encore de la bonne volonté des pouvoirs publics, d'autant que dans tous les grands scandales qui ont fait la une de l'actualité nationale, ce sont ses représentants qui sont les premiers impliqués politiquement sans pour autant être inquiétés.

    Il est tout de même étrange que l'ordonnance validée mercredi dernier instaure une obligation légale pour toute personne physique ou morale, nationale ou étrangère, soumissionnant pour l'obtention d'un marché public, de signer une déclaration de probité, par laquelle elle s'interdira de commettre ou d'accepter tout acte de corruption sous peine de s'exposer aux sanctions prévues par la loi, alors que le code pénal algérien réprime le corrupteur et le corrompu en même temps.

    Mieux encore, le doute persiste également sur les nouvelles mesures contenues dans la même ordonnance relatives à l'élargissement des missions de la Cour des comptes, cet instrument judiciaire vidé de sa substance et utilisé souvent comme moyen de règlement de comptes plutôt que de contrôle des comptes.

    Le nouveau texte introduit de nouvelles missions comme la prévention et la lutte contre les diverses formes de fraudes, de pratiques illégales ou illicites, portant atteinte au patrimoine et aux deniers publics mais également l'élaboration de recommandations visant au renforcement des mécanismes de protection des deniers publics et de la lutte contre la fraude et les préjudices au Trésor public ou aux intérêts des organismes publics soumis à son contrôle.

    En vertu du nouveau texte, cette institution verra son champ d'action étendu au contrôle des comptes et de la gestion des entreprises dans lesquelles l'Etat détient une participation majoritaire au capital ou un pouvoir prépondérant de décision et veillera à l'existence, la pertinence et à l'effectivité des mécanismes et procédures de contrôle et d'audit interne, chargés de garantir la régularité de la gestion des ressources, la protection du patrimoine et des intérêts de l'entreprise, ainsi que la traçabilité des opérations financières, comptables et patrimoniales réalisées.

    Un renforcement de ses prérogatives, de ses missions et de son fonctionnement est également prévu. En quelque sorte, des missions qui viennent en parallèle à celles dévolues à l'Inspection générale des finances (IGF), mais dont l'efficacité reste pour l'instant aléatoire vu que ses rapports (non publics) restent souvent sous le coude. Ces nombreuses mesures décidées par le Président pour lutter contre la corruption ne pourront jamais être efficaces s'il n’y a pas une volonté réelle d'éradiquer ce fléau.

    Les plus importantes affaires de corruption qui ont éclaboussé les institutions de l'Etat ont eu lieu, faut-il le préciser, durant cette dernière décennie, celle où de nombreux mécanismes contre la délinquance économique ont été mis en place. Néanmoins, sur le terrain, ils sont restés à l'état de décision, et la corruption n'a jamais été aussi grave que durant cette période. Peut-on espérer avoir enfin une réponse à la hauteur de ce fléau ? Même les plus optimistes ne risquent pas d’y croire…    

    Salima Tlemçani
  • : KADIRIA Deux gardes communaux blessés dans l’explosion d’une bombe



    Hier, aux environs de midi, deux gardes communaux de la localité Beni-Fouda de la commune de Kadiria, à 30 km au nord-ouest de Bouira, ont été grièvement blessés dans l’explosion d’une bombe a-t-on appris de sources sûres qui indiquent que les deux gardes communaux s’apprêtaient à rejoindre leur campement situé sur une crête dans la localité de Beni-Fouda, à Kadiria, en empruntant une piste.
    L’un d’eux, apercevant un sachet noir devant lui, a fait le geste qu’il ne fallait pas faire, tant les terroristes avaient l’habitude de piéger n’importe quel objet. En frappant avec son pied le sachet noir, dans lequel les terroristes de la phalange El-Farouk activant toujours dans la région et ayant fait allégeance à Al-Qaïda, avaient introduit une bombe artisanale, les deux gardes communaux ont été projetés en arrière. Evacués par leurs collègues vers l’hôpital de Lakhdaria, l’état de santé d’un des deux qui a été amputé des deux jambes, était jugé très grave, alors que l’autre est hors de danger.
    H. M.

  • Contrebande



    Depuis quelques mois, un nombre important de véhicules utilitaires importés de l’émirat de Dubaï circulent sur les pistes et les routes de la wilaya de Tébessa.
    De marque japonaise, ces pick-up ultrapuissants sont utilisés exclusivement par les contrebandiers, notamment pour le transport de carburant vers la Tunisie. Une situation qui ne semble pas inquiéter les autorités de la wilaya.

  • Relève en vue pour les "mercenaires"

     

    Un hélicoptère d'attaque MI24. Un hélicoptère d'attaque MI24. © DR

    Une dizaine de pilotes d'hélicoptère tchadiens doivent être formés en France à partir du mois d'octobre. Ils devraient permettre à N'Djamena de remplacer une partie des étrangers engagés comme "mercenaires".

    Le Tchad veut-il faire des économies sur les contrats qu’il signe avec les « mercenaires » russes, algériens et mexicains qui pilotent ses hélicoptères d’attaque MI17 et MI24 ? À partir du mois d’octobre, une dizaine de jeunes élèves tchadiens sont attendus sur la base de Dax, dans le sud-ouest de la France. Ils pourraient être initiés au pilotage d’un hélicoptère sur les petits EC120 « Colibris » de l’entreprise Helidax. Depuis quelques mois, des dizaines de pilotes d’hélicoptère des armées française et belge sont formés par cette société privée qui travaille sous contrat avec le ministère français de la Défense. Après les États-Unis et le Royaume-Uni, la France commence à « externaliser » la formation de ses pilotes. Et le Tchad pourrait y trouver son compte.

  • Le dérapage malien et le silence algérien

     


    Du coup, l’Algérie se retrouve isolée ne pouvant ni réagir à la gravissime opération militaire franco-mauritanienne du 22 juillet dernier ni commenter le déroulement honteux du processus de libération des Espagnols comme si l’on cédait peu à peu à une fatalité qui n’a aucun sens en diplomatie.

    Le feuilleton de la scandaleuse affaire des otages espagnols semble s’inscrire dans la durée et met chaque jour en lumière un lot de révélations aussi graves les unes que les autres, mettant en cause encore une fois l’État du Mali. Car dans ce dossier qui est loin d’être clos, il n’y a pas que la rançon qui semble constituer la principale problématique. Le rôle obscur joué par le Burkina Faso dans les pourparlers avec les ravisseurs, sa quote-part dans la rançon payée par Madrid et la complaisance de Bamako avec les terroristes d’Al-Qaïda sont, aujourd’hui, autant d’éléments qui peuvent permettre de reconstituer l’énigmatique puzzle sahélien.
    On comprend mieux les choses maintenant et surtout la facilité déconcertante des Maliens à céder aux revendications aussi bien de la France et de l’Espagne qu’à celles de l’Aqmi qui, selon les révélations du négociateur burkinabais, est confortablement installée dans le nord de ce pays. Pire, ce conseiller de Blaise Compaoré s’est déplacé plus d’une dizaine de fois aux bases terroristes pour parler des modalités et des conditions pour la libération des prétendus humanitaires espagnols. Ainsi, au-delà de ce geste, qui peut s’inscrire dans les traditions de coopération entre États dans ce genre de crise, c’est toute la stratégie de lutte antiterroriste élaborée et validée par les pays de la sous-région qui tombe à l’eau.
    Du coup, l’Algérie se retrouve isolée ne pouvant ni réagir à la gravissime opération militaire franco-mauritanienne du 22 juillet dernier ni commenter le déroulement honteux du processus de libération des Espagnols comme si l’on cédait peu à peu à une fatalité qui n’a aucun sens en diplomatie. Pourtant, Alger a toujours été aux côtés des États du Sahel ; du règlement de la rébellion touarègue jusqu’aux aides humanitaires dont la plus récente est allée à la Mauritanie. Mais en contrepartie, quel retour d’ascenseur pour Alger ? La réponse est d’une évidence même.

  • no moment

  • Sept terroristes éliminés à Béni-Yenni (Tizi Ouzou)

    Les forces de sécurité en opération de ratissage dans le massif forestier de Berekmouch dans la localité de Béni-Yenni (40Km au sud est de Tizi-Ouzou) ont réussi à mettre hors d'état de nuire 07 terroristes.

    En effet de sources sécuritaires nous avons appris que cette opération enclenchée aux aurores, samedi, fait suite à des informations faisant état de la présence  d'un   groupe terroriste dans ce massif forestier surplombant le cours d'eau Assif Oussaka. 

    Selon les  mêmes sources cette opération qui n'est qu'à son début  pourrait  se solder par un bilan plus élevé du fait que  le groupe encerclé  serait  très important. Avec  les trois terroristes, dont deux émirs,  éliminés jeudi dernier à Tadmait cela porte à 10 le nombre d'élements de  l'AQMI éliminés, en trois jours, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, affectant ainsi le  nébuleuse  dirigée par Droukdel.
                              

  • «Nous n'avons pas peur des menaces et des intimidations»

     

    A la une Actualité
     

    Les syndicats de l'éducation répondent à Benbouzid

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte


    Imprimer Envoyer à un ami Flux RSS Partager

    Les syndicats répondent que toutes les grèves observées étaient une réponse à des injustices de la part de l'administration publique.

     

    Les syndicats du secteur de l'éducation n'ont pas apprécié les nouvelles mesures décrétées par le ministre de tutelle, et ce, à quelques jours de la rentrée scolaire. La menace de licencier les enseignants et les surveillants qui cumulent trois absences est qualifiée, par les concernés, d'incompatible avec les lois de la République et les lois régissant la Fonction publique. «Dans notre parcours professionnel et de par le monde, nous n'avons jamais eu vent de l'exclusion d'un enseignant après trois absences», a estimé M. Meriane, porte-parole du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest).
    Si M. Benbouzid fait allusion aux mouvements de débrayage, les syndicats répondent que toutes les grèves observées étaient une réponse à des injustices de la part de l'administration publique et elles étaient d'ordre purement socioprofessionnel.
    «Chacun doit assumer ses responsabilités. Que l'on ne vienne pas nous acculer pour que l'on nous incrimine par la suite», soulignent les syndicats. Ces derniers sont persuadés que si les académies jouaient pleinement leur rôle, les enseignants ne feraient pas de chaînes interminables, à chaque rentrée scolaire, pour le règlement de leurs problèmes. «Les enseignants sont condamnés à s'absenter pour régler leurs problèmes dus entre autres au laisser-aller et à la négligence des académies. Il faut donc mettre de l'ordre dans les académies avant d'incriminer l'enseignant», a affirmé M. Meriane qui estime que les enseignants ne s'absentent pas de gaieté de cœur, d'autant plus que s'ils ne justifient pas leur absence, il y aura défalcation sur salaire.
    «Généralement, l'enseignant présente une demande d'absence avec des horaires de rattrapage, dans le cas contraire, il recevra des mises en demeure. Une absence coûte cher à l'enseignant», relève le porte-parole.
    Seulement, d'aucuns avancent que certains enseignants avec la complicité de l'administration cumulent des absences sans être inquiétés. Sur ce point, M. Meriane fera remarquer qu'il est du ressort des inspecteurs de rappeler à l'ordre ces enseignants, de les aviser avant d'aller vers les lourdes sanctions, à savoir le licenciement.


    Achour Idir du CLA note que l'objectif du ministre à travers ces nouvelles directives est de réinstaller la peur chez les enseignants et de gérer les mouvements de grève par les intimidations. «Du point de vue de la loi, les directives du ministre ne sont pas réglementaires, car il existe en Algérie des textes de lois qui gèrent les absences. Pour ce qui est de la gestion des grèves par les collectivités locales, M. Benbouzid est en train de remettre en cause  le droit de grève et l'activité syndicale», a déploré M. Achour. Pour démontrer au premier responsable du secteur que les enseignants ont dépassé le stade de la peur et ne craignent ni les intimidations et encore moins les menaces, le CLA envisage d'entamer la prochaine rentrée scolaire par un débrayage de trois jours. S'agissant des revendications des enseignants, les syndicats désapprouvent le ministre lorsqu'il parle de la satisfaction totale des revendications du corps enseignant. «Le ministre a évoqué le régime indemnitaire, cette revendication a été arrachée à la suite de la lutte des travailleurs du secteur. Où sont les engagements du ministre par rapport aux modifications du statut des enseignants, sur la retraite, les œuvres sociales ?», se sont interrogés les syndicalistes.
    Pour le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), les décisions prises par M. Benbouzid n'ont aucun sens et ne prennent nullement en charge les véritables problèmes auxquels sont confrontés les enseignants. «Si les revendications des enseignants ne relèvent pas des prérogatives du ministre, que dire alors d'un wali ou d'un directeur de l'éducation qui n'arrivent pas à gérer correctement les établissements scolaires», ont indiqué les syndicats.
    Pour Boudiba du Cnapest, le département de Benbouzid devrait écouter le partenaire social et l'associer à toutes les décisions s'il veut garantir une année scolaire. De l'avis des syndicats, les provocations et les menaces mènent incontestablement vers le pourrissement.   
     

     
     

    Nabila Amir
  • Des pannes d’électricité assez courantes, non c'est faux archi faux et le cable pipe ligne pour l'italie pour qu'oi il est alimente'

    Le Pdg de Sonelgaz invoque le problème de distribution

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte


    Depuis le début de l'été, plusieurs wilayas ont enregistré une fréquence notable de coupures intempestives d'électricité. Et les désagréments engendrés en cette période
    de grandes chaleurs sont importants : rupture de la chaîne de froid et détérioration des appareils électroménagers.
    Alors que les populations touchées pestent, Sonelgaz reconnaît explicitement la persistance du problème de distribution de cette énergie.


    Elle semble ainsi dépassée par l'ampleur du problème à caractère, faut-il souligner, itératif. «Les problèmes de distribution sont d'ordre structurels : des câbles qui lâchent, des transformateurs qui brûlent, des lignes de conducteurs de tension moyenne qui tombent (…) Les redondances des lignes causent des coupures. On ne peut pas assurer le service continu», reconnaît Nourdine Bouterfa, président-directeur général (PDG) du groupe Sonelgaz. S'exprimant, avant-hier soir, lors d'un conférence de presse organisée au siège du groupe à Alger, M. Bouterfa a estimé à 3000 le nombre de clients subissant des coupures durant la période de pointe, avec une moyenne inférieure à une heure par jour, sur les 6 millions de foyers. «On est dans les normes», s'empresse-t-il de dire, en précisant que Soneglaz enregistre, par contre, environ 200 coupures par jour en période normale. Selon lui, les temps moyens de coupures diminuent au même titre que les coupures massives, depuis le second semestre 2009. Accusé de partout, y compris par la Seaal qui lui reprochait récemment d'être à l'origine des coupures d'eau dans l'Algérois, mais les responsables de Sonelgaz s'en lavent les mains. «Il faut revenir à la raison. Il n’y a pas de coupure zéro. On est sur un système technique. Et les risques existent partout», se défend M. Bouterfa, en soulignant que le problème de distribution est inextricable. «Le réseau d'électrification algérien a été conçu dans le but d'apporter la lumière et de faire fonctionner le frigidaire et la télévision. Avec l'avènement des ordinateurs et climatisation, c'est un bond de consommation de près de 6% ces deux dernières années. Et nous ne pouvons pas assurer une qualité de service parce que les ouvrages mis en place n'ont pas été pas conçus pour cela. Il faut du temps pour que tout rentre dans l'ordre», explique-t-il, en indiquant que les coupures d'électricité  risquent de persister si les contraintes ne sont pas levées. Or, sur ce point, les boulets s'accumulent. Le PDG de Sonelgaz s'est plaint de l'indisponibilité du foncier. «L'accès au foncier est devenu le parcours du combattant. Sans terrains, pas d'amélioration dans la distribution de l'électricité. Des postes sont terminés depuis 2 ans et nous n'arrivons pas à avoir les autorisations», dira le PDG du groupe, en pointant du doit le laxisme des collectivités locales.


    L'orateur a également évoqué le problème des heurts avec des citoyens, dans certains cas, pour l'implantation d’ouvrages du groupe. «Pour les opérations d'entretien de transformateurs, nous rencontrons des oppositions parfois des populations. Elles empêchent les réparations. Nos agents ne savent plus où donner de la tête. On ne peut pas continuer comme ça. Les gens doivent revenir à la raison», recommande-t-il. Dans le cas des expropriations de terrain, M. Bouterfa s’en est pris aux walis et chefs de daïra, incapables, selon lui, de mobiliser la force publique pour l'exécution des décrets de prises de position immédiate du terrain. Interrogé par ailleurs sur la question des prix, M. Bouterfa reste alarmiste quant à l'avenir de l'entreprise. «Nous consommons beaucoup et nous  ne payons pas beaucoup. Ceci ne couvre même pas les frais d'exploitation. L'Etat ne nous a rien donné. Il essaie d'assurer les financements des investissements. Y a pas de cadeau. Nous avons signé une convention avec la BNA de 140 milliards de dinars. Elle couvre quelques projets de 2010, mais ne couvre pas le années prochaines. Ce n'est pas une solution.  Rien n'est réglé», déplore-t-il, en mettant en garde contre l'incapacité de Sonelgaz à rembourser ses dettes en 2020, l'échéance fixée par l'Etat pour le différé de payement.
    Quelle solution ? M. Bouterfa plaide pour que le gouvernement procède à l'augmentation des tarifs par étape afin d'éviter de corser l’addition, à cette date. Sur un autre chapitre, le conférencier s'est montré catastrophé par le montant du niveau des créances détenues sur les clients (50% relèvent de l’Etat), des sociétés de distribution qui ont atteint 43 milliards de dinars à fin juin 2010, celui de la TVA (7 milliards de dinars), qui n'est pas restituée par l'administration des impôts, ainsi que par l'ampleur du manque à gagner engendré, entre autres, par les branchements illicites et les atteintes sur les compteurs.   

    Hocine Lamriben
  • L’Afrique, le continent oublié ,c'est un gateaux qui se partage entre eux etats avace's mais un jour viendra et il vont le payer cher

     

    Edito

    Sait-on exactement ce qui se passe en Afrique ? Ce n’est pas parce qu’elle n’occupe pas le devant de l’actualité que rien ne s’y passe. On se garde de dire que tout va bien, mais occulter la réalité africaine constitue déjà un mensonge, et même une forme de parti-pris. Laisser l’Afrique à ses problèmes, et même l’oublier, ce n’est pas de la non-ingérence, mais une terrible indifférence, quand ce n’est pas une volonté délibérée d’abandonner le continent à ses fléaux. Il en est ainsi des guerres, toujours aussi nombreuses et qui ont fini d’une certaine manière par accentuer le partage de l’Afrique, cette fois entre chefs de guerre et de clans. C’est ce qui se passe en Afrique centrale avec la multiplication de ce qu’on appelle communément les rebellions. Contre qui, contre quoi, sont généralement les premières questions. La région en question est aussi vaste que les problèmes qu’elle vit, avec des mouvements armés qui ont parfois fait jonction entre eux, accaparant d’énormes étendues territoriales et leurs ressources, car il faut bien payer les troupes et les armes.


    La bande frontalière s’étendant entre la République du Congo et le Rwanda voisin échappe à tout contrôle, avec ses bandes armées et ses réfugiés considérés comme un véritable vivier pour le recrutement. Une zone présentée comme le fief des rebelles rwandais, auteurs des pires exactions comme les viols collectifs, un crime où  l’ONU, sans être au banc des accusés, est plutôt mal à l’aise. Ses membres décidément bien indulgents parlent de «dysfonctionnement». Vraiment trop peu par rapport au drame de l’Afrique. Des bandes armées sèment la terreur, pour ne laisser au pouvoir central que de faibles portions et autant de moyens en moins à sa disposition, et des questions humaines qu’il sera en tout cas incapable de prendre en charge. Il s’agit de ceux qui finissent par rejoindre et amplifier le flux des réfugiés africains évalués déjà à plusieurs millions, un cas unique au monde. Un record dont se passerait volontiers l’Afrique, bloquée ainsi dans la tentative maintes fois réitérée de sortir de son sous-développement. Même l’ONU n’a jamais dépassé le seuil des déclarations d’intention, donnant, elle aussi, l’impression de se détourner du continent, malgré sa présence militaire dans certaines contrées où elle s’occupe davantage à compter les morts, au mieux à séparer les belligérants.
    Un travail de simple police qui n’est pas toujours en concordance avec sa doctrine. L’instauration et la préservation de la paix, comme cela est stipulé avec force, amène à une autre vision qui consiste à prévenir les conflits. Doit-on pour autant accabler l’ONU ? Certainement pas, elle qui subit les influences et les différents rapports de force en son sein. Il n’est pour cela que de se rappeler ce que l’on présentait en 1994 comme une querelle de procédure qui l’empêchait d’intervenir dans ce qui n’était alors que le conflit rwandais. C’était juste avant que ne se produise le génocide qui a révolté les consciences. Le monde a une dette envers l’Afrique.

    Mohammed Larbi
  • pouqu'oi les haraga veulent s'enfuire del'algerie paseque le nain fait tous pour qui crevent

     

    Annaba

    15 harraga arrêtés au large de ras El Hamara

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    le 28.08.10 | 16h54 Réagissez

    zoom | © D.R

    A quelques minutes de la rupture du jeûne du vendredi les éléments des garde-côtes de Annaba ont réussi à mettre en échec une autre tentative de harraga.

    L’embarcation artisanale à bord de laquelle se trouvaient une quinzaine de candidats à l’immigration clandestine a été interceptée au large de Ras El Hamra, plage d’où ils étaient partis, quelques minutes avant la rupture du jeûne, les 15 aventuriers, ont indiqué des sources proches de la protection civile.

    Les garde-côtes auraient agi suite à un appel téléphonique anonyme les informant du départ d’un groupe de harraga au moment du f’tour. Cependant aucune information officielle n’a filtré ni sur leur âge,  leur origine ni à quels miles ils furent interceptés.

    Les responsables de la station maritime principale des garde-côtes de Annaba, seuls habilités à fournir ce genre de détails, semblent avoir été instruits de ne plus communiquer avec la presse.

     

                                                                                                                                    

    Naima Benouaret

     

  • qui veut le pourissement del'algerie pas son altesse boutef mais quelq'un qui a eu marre de tout ca un voleur chakib comme conseiller de boutef

    image

    L’officier Mustapha du DRS algérien : « C'est toi qui en a rajouté sur lui. »
    Samraoui :  « C'est normal, c'est lui, c'est lui. Je ne peux pas faire autrement. Je ne suis pas seul à le connaître, on est plusieurs à le reconnaître […]. »
    L’officier Mustapha : « Ce n'est pas lui, ce n'est pas lui le responsable [du meurtre de Mécili, ndlr]. »
    Samraoui : « C'est un bouc-émissaire, mais il l'a fait »
    Ces écoutes téléphoniques officielles versées au dossier d'instruction en décembre 2009 – et dont le site Rue89 a eu connaissance – pourraient empêcher qu'un non-lieu blanchisse définitivement le diplomate Mohamed Ziad Hasseni, le 31 août prochain, jour où les juges français devraient se prononcer sur son sort. La crise entre Paris et Alger va repartir de plus belle.
    Retour sur l’affaire.
    En août 2008, le diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni était arrêté à l’aéroport de Marseille par la police française pour complicité dans l’assassinat d’Ali Mecili, cet avocat opposant tué à Paris en 1987 sur ordre venu d’Alger. Le gouvernement algérien avait vivement protesté et l’intéressé avait plaidé « l’erreur », affirmant qu’il ne serait que l’homonyme du vrai Hasseni qui organisa le meurtre de Mecili. C’est alors qu’entra en jeu le colonel Mohamed Samraoui, ce dissident militaire algérien réfugié en Allemagne, qui soutint mordicus avoir reconnu en Hasseni « le commanditaire de l’assassinat », celui, qui avait versé, en sa présence à Amelou, le tueur de Mécili, une partie de l'argent de son « contrat » dans un hôtel algérien à l'été 1987. "Le DRS aura beau faire appel aux opposants de pacotille pour discréditer mon témoignage, établir un faux passeport ou fabriquer une nouvelle légende à Rachid Hassani, j´apporterai la preuve par A+B qu´il s´agit bien du commanditaire de l´assassinat de feu Mécili, n´en déplaise à ceux qui veulent couvrir les criminels ou qui se dissimulent derrière la raison d´état. Ni les menaces, ni les intimidations ne perturberont ma quête de justice et de vérité ". Le témoignage était accablant et avait ouvert la voie à la mise en examen de Hasseni pour « complicité d'assassinat ». L’affaire relance la crise diplomatique entre l’Algérie et la France.
    . Mais, surprise, le 4 juin 2009, au cours d'une confrontation par vidéo-conférence avec Hasseni organisé par le juge d’instruction chargé du dossier Mecili, le colonel Mohamed Samraoui perdit brusquement la mémoire : « Au début, j'étais convaincu à 99% [de le reconnaître, ndlr] et là je repars à 50-50 ».
    Dans un entretien à tsa-algerie.com, Mohamed Samraoui, confirme à la fois ses rétractations." Je ne pouvais pas m´enchainer dans mes certitudes, l´intéressé declare qu´il est né à Tolga et non à Oum El Bouaghi, que son parcours scolaire et professionnel ne correspond pas celui de l´individu qui a piloté le dossier Mecili, qu´il ne s´est jamais rendu à Skikda. L´ ex ministre Abdelaziz Rahabi affirme l´avoir connu à l´ENA , de quel droit devrais-je mettre en doute la fiabilité de son témoignage ? Je n´allais quand même pas m´acharner sur le mis en cause, mon but n´était pas de vouloir l´enfoncer à tout prix. J´ai fait connaitre au juge en toute honnêteté  que ma conviction était redescendue à 50/50. Il appartient à la justice de déterminer si le mis en examen est coupable ou pas, car je n´ai pas les pouvoirs de police pour matérialiser certains faits » :
    Ce revirement inattendu disculpait le diplomate Hasseni au profit duquel le parquet avait d’ailleurs requis un non-lieu en février 2010, « au vu des « charges insuffisantes pesant à l'encontre ». Son procès définitif est fixé au 31 août 2010. Il avait toutes les chances d’être lavé de tout soupçon.
    Or, voilà que écoutes téléphoniques officielles versées au dossier d'instruction en décembre 2009 – et dont le site Rue89 a eu connaissance – pourraient empêcher qu'un non-lieu blanchisse définitivement Mohamed Ziad Hasseni, le 31 août prochain.

  • tous ces scadales qui s'y affert à algerie -toufik mediene general major à la DRS

    Dans une mise au point adressée au  matindz, le colonel Mohamed Samraoui, réfugié en Allemagne confirme le contenu des écoutes publiées par le site Rue89 et dont nous fait état ce matin.
    " Je confirme enfin que les propos rapportés par l´article paru dans Rue 89 sont authentiques.
    Sachant que l´affaire Mecili est toujours en cours d´instruction, je ne peux malheureusement pas révéler l´identité de « Mustapha » qui est un ami de longue date pour qui j´ai du respect et de la considération.
    Ce dernier m´avait contacté sur insistance des généraux Toufik et Attafi, mais je suis resté inflexible à l´appel des sirènes ou pour être plus précis, tant « à la carotte qu´au bâton ».
    Je jure devant Dieu en ce mois sacré du Ramadhan que tout ce qui est écrit ci-dessus est vrai."
    En revanche, Samraoui dément le message à Bouteflika.
    " Je tiens à répéter pour la dernière fois que je n´ai JAMAIS adressé quoi que ce soit au président Bouteflika ou à un quelconque service de la Présidence de la République."

    La mise au point de M. Samraoui

    Je tiens à répéter pour la dernière fois que je n´ai JAMAIS adressé quoi que ce soit au président Bouteflika ou à un quelconque service de la Présidence de la République.
    Je suis d´ailleurs surpris que malgré un démenti, le journal Le Matin continue dans ses délires.
    Si la première et la seconde partie de l´article que publie ce journal peuvent être considérées comme fondées, la troisième par contre n´est que pure affabulation, à moins que l´auteur dudit papier ne soit victime d´intoxication ; et alors je suis en droit de me demander à quel dessein cherche-t-on à induire en erreur l´opinion publique ? Pourquoi tant d´amalgames et de mensonges éhontés ? Est-ce dans le seul but de me nuire et de me discréditer ?
    S´il s´agit de provocation, alors c´est raté ! La guerre des clans entre mafieux ne me concerne ni de près ni de loin.
    Dans le cadre de l´affaire Mecili, je ne me tiens qu´à ma conscience, et les tentatives du DRS cherchant à modifier mon témoignage n´auront aucun impact sur ma volonté et ma quête de vérité et de justice.
    Je tiens aussi à préciser que je n´ai jamais rencontré en Allemagne ou ailleurs ce Mourad Halouane (que je ne connais d´ailleurs pas), pour la simple raison que ma rupture avec le DRS est consommée depuis belle lurette. Si mes souvenirs sont exacts, la dernière fois que j´ai rencontré un cadre du DRS remonte à juillet 2002 lors du fameux procès de la « sale guerre ».
    Brader mes principes contre une amnistie ! Ca se voit que le journaliste qui a commis l´article ne me connaît pas.
    Je confirme enfin que les propos rapportés par l´article paru dans Rue 89 sont authentiques.
    Sachant que l´affaire Mecili est toujours en cours d´instruction, je ne peux malheureusement pas révéler l´identité de « Mustapha » qui est un ami de longue date pour qui j´ai du respect et de la considération.
    Ce dernier m´avait contacté sur insistance des généraux Toufik et Attafi, mais je suis resté inflexible à l´appel des sirènes ou pour être plus précis, tant « à la carotte qu´au bâton ».

    Je jure devant Dieu en ce mois sacré du Ramadhan que tout ce qui est écrit ci-dessus est vrai.

    Le 28.08.2010.
    M. Samraoui

  • tous le monde veut la harga

    23 immigrants clandestins dont 20 maliens et 3 marocains été appréhendés jeudi à Batna, suite à une descente effectuée par la brigade de la gendarmerie nationale.

    Les clandestins ont été arrêtés dans un bain maure, situé au centre- ville où ils séjournaient en attendant de tenter l’eldorado européen.

    Différés devant le procureur de la République près le tribunal de Batna, six parmi ces clandestins qui activaient dans des chantiers de construction ont été placés sous mandat de dépôt.  

    A rappeler qu’en juin dernier, 35 immigrés clandestins ont été appréhendés à Batna, utilisée comme ville de transit par les candidats africains à l’émigration vers l’Europe.

    Nouri Nesrouche
  • pourqu'oi ces coupures ne se font pas à hydra et club des pins!!!!!

     

    Coupures d'électricité: Les explications de Bouterfa

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte


      	Des milliers de familles passent souvent des nuits ramadanesques dans le noir

    Des milliers de familles passent souvent des nuits ramadanesques dans...

    Les problèmes de distribution d'électricité qui affectent plusieurs wilayas du pays, persisteront si des contraintes ne sont pas levées, révèle vendredi le premier responsable du groupe Sonelgaz, M. Nourredine Boutarfa.

    Ce dernier cite notamment la difficulté d'accès au foncier pour réaliser de nouveaux postes de distribution.

    "L'accès au foncier pour construire de nouveaux postes de distribution est devenu un véritable parcours de combattant" pour les sociétés de distribution. A cela s'ajoutent les oppositions de tiers pour l'obtention des droits  de passage des lignes électriques, retardant la concrétisation des projets de renforcement de la distribution d'électricité.

    "La distribution ne pourra être remise en ordre que si tout l'environnement  joue le jeu, le problème de l'alimentation en électricité n'est pas le seul  fait des sociétés de la distribution car l'espace n'appartient pas à ces sociétés mais aux collectivités locales", a-t-il soutenu.         

    Selon le PDG de Sonelgaz, la perturbation de la distribution de cette  énergie, observée pendant cette période d'été, est aussi causée par de nombreux  facteurs, notamment la rupture des conducteurs moyenne tension suite aux intempéries ainsi que par la surcharge des lignes due à des demandes exceptionnelles.

    Le 24 août, l'Algérie a enregistré à 20h30 un pic de consommation électrique qui a atteint 7718 MW contre 7280 MW enregistré en 2009, soit une évolution de 6 %, selon les chiffres fournis par ce responsable.  Ce fait s'explique par le changement du mode de consommation des ménages algériens qui a connu un bond de prés de 6 % les deux dernières années en raison de l'accès au bien être de la climatisation, a commenté M. Boutarfa.

    Des milliers de familles de plusieurs villes du pays sont souvent plongées dans le noir surtout lors de la période estivale.

    El Watan
  • ils se la coulent douce nos consulats a l'etranger avec l'argent du contribuable devise ,voiture et ne foutent riens de leurs journees

     

    Halim Benatallah. Secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger

    Les citoyens doivent signaler les refus de visa signifiés pas le cachet «refusé»

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    le 27.08.10 | 03h00 2 réactions

    Sitôt installé à la tête du secrétariat d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Halim Benatallah laisse entendre qu’il a du pain sur la planche. En dépit de son manque de loquacité, l’on déduit la nécessité de débloquer plusieurs dossiers en suspens.

    - Qu’en est-il du projet de décret relatif à la création d’un conseil consultatif pour la communauté algérienne établie à l’étranger ?


    Ce projet est une priorité politique, mais ne verra pas le jour de sitôt. Car nous devons réunir toutes les conditions afin d’établir un travail préliminaire. Pour y arriver, il faudrait impliquer la communauté algérienne à l’étranger car le projet en question doit être porté par la communauté même. Les situations changent d’un pays à l’autre, pour cette raison, il nous  reste beaucoup à faire pour concrétiser ce projet.

    - Que fait l’Etat algérien pour récupérer les cerveaux fuyant le pays ?


    La fuite des cerveaux est un dossier lourd qui nécessite de définir l’approche avec les compétences elles-mêmes. D’ailleurs, il faut procéder à un recensement de ces intellectuels, chose dont on ne dispose pas aujourd’hui. Mais il faut savoir que la majorité de cette catégorie préfère contribuer dans des actions et investissements entre l’Algérie et l’étranger au lieu de revenir s’installer définitivement dans son pays. Cela s’explique par les positions intéressantes dont ils bénéficient que ce soit en médecine, en commerce, dans la recherche scientifique ou dans d’autres secteurs... De notre côté, nous y travaillons sérieusement.

    - Le secrétariat d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger s’est-il penché sur le dossier des harraga ?


    Ce dossier relève des affaires consulaires. Il est géré d’un point de vue consulaire. Et encore, car nous nous chargeons des affaires ayant trait aux compatriotes résidant à l’étranger, mais les harraga est une autre catégorie dont s’occupe les affaires consulaires dans les pays où ils se trouvent.

    - Le gouvernement algérien fait-il des efforts pour promouvoir son lobby à l’étranger ?


    On n’est pas encore là ! Ceci est dû au manque d’organisation dans le travail. Je ne vous apprends pas que rien n’est organisé chez nous. Pour cela, je préfère employer «les points d’influence», pour rester modeste ! Toutes les opérations de rapprochement prennent beaucoup de temps (20 à 30 ans). Constituer un lobby n’est pas chose aisée. Mais ce qui est rassurant, c’est que la communauté algérienne à l’étranger commence à s’organiser en réseaux, afin de tisser des relations avec les autres pays. Pour ce faire, nous avons besoin de notre communauté, car un lobby se forme dans les milieux scientifiques, à travers les élus à différents niveaux, les associations religieuses et locales, etc. Nous avons un potentiel énorme, donc, il faut créer des synergies afin d’éviter des contraintes qui retarderaient le projet, à savoir le manque de coordination entre les différents acteurs. En Algérie, les associations ne s’entendent pas entre elles. Idem pour les personnalités. D’un autre côté, les mésententes entre l’Algérie et l’étranger nous causent beaucoup de tort. Le travail va consister à dépasser toutes ces déficiences. L’essentiel, dans un premier temps, est de continuer à renforcer nos relations avec les autres pays afin de ne plus se heurter à des ruptures d’action.
     
    - Des Algériens établis à l’étranger se plaignent des prestations des services consulaires dans leurs pays respectifs. Avez-vous enquêté sur cette défaillance ?


    ça dépend sur quelle question. Des fois, ces plaintes sont vérifiées, parfois elles ne le sont pas. S’agissant de la question de la délivrance des pièces d’identité et du passeport, il y a quelques années, il fallait attendre plusieurs semaines. A présent, même en période de pointe, à savoir juste avant l’été, la communauté se précipite pour venir en Algérie et consulte le consulat pour renouveler les documents de voyage, et tout se fait en un temps très court. Donc, il y a un travail de proximité, mais parfois les consulats sont dépassés par le travail, notamment en période de pression. Lorsque mille personnes se présentent dans la même journée, comme c’est le cas à Marseille au mois de juin, il y a forcément des mécontents. Mais, en général, les documents sont délivrés dans la matinée et il est rare que les gens reviennent. Quant aux visas des étrangers désirant venir en Algérie, nous sommes bien plus souples que les procédures exigées et imposées aux Algériens par les différents consulats étrangers.
     
    - Avez-vous essayé de pallier le problème de délivrance de visas aux Algériens ?


    Le dossier des visas n’est pas du ressort du secrétariat d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger. En revanche, j’ai été sensible sur ce point et j’ai soulevé la question avec l’ambassadeur d’Espagne, notamment sur la pratique du cachet «refusé». Mais cela n’est pas appliqué par tout le monde. J’ai entendu dire, à travers la presse, que les Français faisaient la même chose. Donc, on demande à nos concitoyens de nous en informer, mais on ne sait pas quelle est l’ampleur de cette pratique. Pour cette raison, je souhaiterais ne pas m’introduire dans un terrain qui n’est pas le mien.
     
    - Sur quels points achoppent les négociations sur la révision de l’accord franco-algérien de 1968 ?


    Idem pour ce dossier qui ne fait pas partie de mes prérogatives. Cela ne veut pas dire que, dans quelque temps, je ne vais pas m’en occuper.

     

    Bio express :

    Diplômé à l’Ecole d’administration algérienne (ENA), Halim Benatallah a embrassé une longue expérience dans la diplomatie. Il a été ambassadeur d’Algérie à Bruxelles de 2002 à 2008. Il a eu, entre autres, à gérer le dossier de l’accord d’association Algérie-UE, après avoir assuré la direction Europe au ministère des Affaires étrangères.

  • Conflit à la tête de l’ARPT Bouteflika s’en mêle

     


     

    Conflit à la tête de l’ARPT

    Bouteflika s’en mêle

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    le 27.08.10 | 03h00 6 réactions

    La présidente de l’Autorité, Mme Zohra Derdouri, a fini par remporter le bras de fer l’opposant à certains membres du conseil. Quatre nouveaux membres ont été nommés par le président de la République au Conseil du gendarme des télécoms.

    Zohra Derdouri, la présidente de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) vient d’avoir raison des quatre membres du conseil de cette institution entrés en rébellion depuis plusieurs mois, causant une situation de blocage inédite. Ceci ayant eu des répercussions négatives sur les activités de plusieurs intervenants dans le secteur des télécoms. Le décret présidentiel de nomination des nouveaux membres a été signé par le président de la République et devra être publié incessamment. Les nouveaux promus sont Toufik Bessaï, qui était secrétaire général de l’ARPT, Mohamed Madour, ancien directeur des études et du développement à Télédiffusion Algérie, Samy Aït Aoudia, maître de conférences à l’Ecole nationale supérieure d’informatique (ex-INI), le même institut que dirigeait auparavant l’actuelle présidente de l’ARPT, et Mohamed Djemaï, lui aussi du secteur de l’enseignement supérieur. Ils remplacent Larbi Roumili, Mohamed Tahar Hakimi, Sidi Mohammed Bouchenak Khelladi et Adda Abbou Habib.


    Conflit d’intêrets


    Ces quatre derniers étaient en conflit avec la présidente de l’ARPT qui était soutenue par les deux autres membres du conseil, Salah Mahgoun et Mohamed Tayeb Doghbal. Les «hostilités» auraient commencé en novembre dernier. Selon des informations ayant circulé, ce serait un problème de conflit d’intérêts qu’auraient décelé les membres contestataires. La Société de sécurité des réseaux informatiques (SSRI), dont le PDG n’est autre que Abdelaziz Derdouri, époux de la présidente de l’ARPT, aurait soumissionné à l’appel d’offres relatif à l’assistance à la mise en œuvre de la certification électronique en Algérie et lancé par l’ARPT. «Rien de plus faux», explique une source du secteur des télécoms. Aucune soumission n’a été déposée par le SSRI. D’ailleurs, l’appel d’offres lui-même a été suspendu. La seule intervention de Abdelaziz Derdouri aurait été une conférence sur le thème de la sécurité informatique en décembre 2009.


    Le blocage


    Les vraies raisons de ce conflit sont à chercher dans les relations entre la présidente nommée en mai 2008 et les quatre membres écartés. Zohra Derdouri aurait transmis à qui de droit la nécessité d’apporter du sang neuf et des profils plus adéquats à la mission de régulation. Compétences qui n’auraient pas été les points forts des anciens membres du conseil de l’ARPT. Ayant eu écho de cela, les désormais ex-membres ont fait front contre la présidente en créant une situation de blocage. Le conseil n’avait pas siégé pendant plusieurs mois jusqu’à la nomination des nouveaux membres. Depuis une quinzaine de jours, le conseil de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) enchaîne réunion sur réunion qui durent pratiquement toute la journée. La raison : rattraper le retard dans le traitement des dossiers en suspens. Plusieurs entreprises ont souffert du blocage. Certaines ont vu, par exemple, leur matériel bloqué au niveau des douanes pour manque d’autorisation délivrée par l’ARPT. «Les choses se débloquent. Une bonne partie des dossiers en instance a été résorbée», affirme-t-on à propos des demandes d’agrément et autres dossiers.

    Samir Ben Djafar
  • Les grands services publics à l’arrêt

    Sondage informel et anonyme auprès des personnels d’institutions et d’organismes locaux grand public (sondage non autorisé par les hiérarchies)

    - Services d’urgence des hôpitaux (13 points observés)
    - Commissariats de police (06 points enquêtés)
    - Brigades de gendarmerie (05 points enquêtés)
    - Chefs d’entreprises publiques et privées ((16 points interrogés)
    - Contrôle des prix et de l’hygiène (09 points interrogés)
    - Protection civile (pompiers) 17 points observés.

    Question : Selon vos observations personnelles, le fonctionnement des services publics a-t-il changé durant la période du Ramadhan par rapport aux autres mois de l’année ?
    - Oui un peu : 05%
    - Oui beaucoup : 86%
    - Non, pas du tout : 02%
    - NSPP : 07%

    Questions chaînées à Oui beaucoup.
    Question : Vous avez déclaré que le fonctionnement des services publics a beaucoup durant la période, pourriez-vous préciser :
    Les transports publics :
    - Se sont améliorés : 04%
    - Se sont détériorés : 78%
    - NSPP : 18%
    Les services de la santé publique :
    -  Se sont améliorés : 02%
    - Se sont détériorés : 84%
    - NSPP : 14%

    Les services des administrations publiques en général :
    - Se sont améliorés : 02%
    - Se sont détériorés : 84%
    - NSPP : 14%
    Les  services municipaux y compris l’enlèvement des ordures ménagères.
    - Se sont améliorés : 01%
    - Se sont détériorés : 88%
    - NSPP : 11%

    Les loisirs, détentes, spectacles et divertissements publics (concerts, soirées récréatives, cinémas, théâtres, divers spectacles)
    - Se sont améliorés : 68%
    - Se sont détériorés : 22%
    - NSPP : 10%
    Les  programmes audiovisuels (radios, télévisions nationales)
    - Se sont améliorés : 56%
    - Se sont détériorés : 42%
    - NSPP : 02%

  • De ktabet cinima au kamis…Moi, je reviens à Blek le roc !

    image
      

    L'Algérie est toujours là mais posons-nous une petite question: quelle est la représentation d'une Algérie indépendante avaient nos concitoyens lorsqu'ils ont déclenché la guerre de libération nationale? Une Algérie arabisée et islamiste, une Algérie démocratique à la française, une Algérie à l'égyptienne,...? Mettez-vous à la place de Messali El Hadj, de Abane, de Yacef Saadi, de qui vous voulez en fin de compte.

    Premier modèle (que moi j'ai vécu) : Bab El oued juste dans la fin des années 70( nous ne sommes pas avant 1962) :

    « Je descends avec mes trois copains de Notre dame D'Afrique en Trolleybus. Je demande l'arrêt au chauffeur car cet arrêt-là est facultatif (l'arrêt à l'extérieur en porte la mention). Le Trolley s'arrête au terminus. Nous allons du côté du café l'Olympique pour voir le tableau des résultats sportifs. On remarque que juste en face de la station de taxi, des copains du quartier , prenaient des bières. ON s'est barré parce que nous n'avons pas le même âge (lakdar kho!!) Les taxis peints en jaune et les chauffeurs en uniforme attendaient qui voulait monter. On se demandait quel film on allait voir et quel cinéma: Atlas, Marignan, Variétés, Plaza , la Perle, Monciné, Richelieu ...Pourtant, il y avant « Le Bon, la Brute et le Truand». Non, on décide d'aller au centre ville, pour draguer et peut-être se prendre une bonne frite et une bière au Bar Marhaba de la Rue Charras (Hamani). On verra le film en deuxième matinée ou en soirée. On était lycéen et on parlait de nos copains qui allaient passer leur bac en sciences ex. ou en maths en français. En route , on s'arrête chez un buraliste ( Rue d'Isly en face du Milk Bar) et on se paie à 0,55 dinars le dernier Blek et un Zembla. L'un des copains s'achète un Salut les copains et un disque de Gérard le Normand (45 tours). On nous a dit que cette semaine, au Casif à Sidi Ferruch, on attend Nana Mouskouri et Frédéric François. L'un des copains nous dit que son grand frère (22 ans) va aller en Pologne puis en Espagne en fin de semaine (Pas de Visa)....»

    Ce que je décris est vrai et se résume en : bilinguisme, cinéma, théâtre, voyages, football, études, les fêtes, la drague, ktabat cinima (les illustrés)...

    Avec une dictature en arrière-plan et un régime socialiste à la cubaine. On n'aimait pas nos gouvernants mais on aspirait à un meilleur idéal. On ne traversait pas la méditérannée en flouka. Bien au contraire, on ne voulait pas rester en France.

    Aujourd'hui, un autre modèle et une autre réalité qui plaît à beaucoup: kamiss, les halakates, les barbes, les foulards avec fesses en l'air, les journaux en arabe, la bouffe partout, le pain dans la rue, le trabendisme, violence, aucune vie culturelle à part la mosquée et les livres de religion musulmane.

    Alors à nous tous de voir le modèle à choisir.

    Excusez-moi, je reviens à Blek le Roc !

      

    El-Barani

  • arnaque de + par l'etat algerien

     

    Alger lance son «plan blanc»

    5 milliards de dinars dégagés pour le vieux bâti

    El Watan, 24 août 2010

    La wilaya d’Alger lance une opération de réhabilitation du patrimoine immobilier du centre de la capitale, dénommée «Plan blanc».

     

    Ce projet, présenté hier au niveau de la wilaya, touchera en priorité les immeubles de l’hyper-centre d’Alger : les rues Larbi Ben M’hidi, Zighoud Youcef, Didouche Mourad, de Tanger, Malika Gaïd et les rues menant vers les placettes (square Port Saïd, Grande-Poste, allée de la Mémoire, place Emir Abdelkader). Une enveloppe de 5 milliards de dinars a été allouée à cette opération, qui s’étalera sur 4 ans. «Les terrasses dont les habitations illicites ont été démolies et les occupants relogés seront remises en état. Les paraboles et les climatiseurs suspendus aux façades seront installés sur les terrasses dégagées, tandis que les câbles électriques et les fils téléphoniques seront encastrés», explique le directeur de l’urbanisme, Abdelkader Djelaoui. Ce plan de réhabilitation touchera aussi les espaces voisins des immeubles comme les trottoirs, les arbres. Une charte des espaces publics a été établie pour éviter toute modification : couleurs (trois ont été choisies : le blanc pour les murs, le gris pour les boiseries et le noir pour les rampes) ou la nature des trottoirs. Le directeur de l’aménagement et de la restructuration, Abdelkader Guida, explique le délabrement des immeubles par le changement de régime juridique de ces constructions datant de l’époque coloniale.

    «Le régime de la copropriété lancé en 1981 sans cahier des charges précisant les droits et les devoirs des deux parties, la surcharge d’exploitation, l’accaparement des parties communes et la décrépitude expliquent la situation actuelle du bâti. Pas moins de 259 immeubles menacent de s’effondrer.» Pourquoi une telle opération à ce moment précis ? Le directeur du logement, Mohamed Smaïl, a indiqué que «l’opération ne pouvait être entamée sans l’établissement d’un diagnostic de l’état des immeubles et la définition des étapes d’intervention. Aussi, il était nécessaire de reloger en premier lieu les personnes qui occupaient les terrasses et les zones attenantes aux bâtisses à réhabiliter». La Casbah sera touchée par une opération de relogement de ses occupants (200 familles). La wilaya annonce, par ailleurs, la mise en place d’une «promenade de l’indépendance» allant de Maqâm Echahid à El Madania, au front de mer, en passant par le jardin d’Essai. L’immeuble La Parisienne, situé à Alger-Centre, a été démoli et l’exploitation du terrain est renvoyée aux calendes grecques. Selon le président de l’APC d’Alger-Centre, la situation est réglée : «L’immeuble, qui appartient à une ressortissante française, a été élevé sur un terrain lui appartenant également. Cette situation lui accorde le droit de disposer de son bien, qui verra la construction prochaine d’un immeuble identique à celui qui a été démoli», s’est contenté d’affirmer Tayeb Zitouni, sans pour autant donner de détails.
    Nadir Iddir

  • INSALUBRITÉ, MANQUE D’ÉCLAIRAGE, VOLS ET AGRESSIONS Et si nos ministres se promenaient à Alger?la punition ultime ,audition par le peuple





    L'Expression, 25 Août 2010

    Voilà ce que verraient les ministres

    Cela pourrait se faire, à l’image du déplacement effectué par le calife Omar Ibn Khettab en son temps...

    En arpentant les rues d’Alger, comme celles de toutes les villes et villages d’Algérie, on se demande si Messieurs les députés, sénateurs et ministres, font parfois les mêmes constatations que le citoyen lambda que nous sommes?
    De nombreuses lacunes ou insuffisances pourraient alors être recensées «in live» et des actions à entreprendre pour y remédier. Ce serait normal dirions-nous, mais....Tout le monde sait qu’un ministre ne fait pas le marché, ni les autres courses. C’est normal. Tout le monde sait aussi qu’aucun d’entre eux ne prend ni le bus, ni le train ou même l’avion avec «les autres» sans passer par le couloir «VIP» (Very Important Person). C’est normal aussi...
    Et si le simple citoyen que nous sommes, invitait ces décideurs respectés à faire une balade en ville, même déguisés? En arborant une fausse moustache ou une barbe d’apparat, un chèche, un béret ou une chéchia ou même des lunettes noires...Que sais-je encore? Le calife Omar Ibn El Khettab ne s’est-il pas déplacé en son temps pour mieux connaître son peuple et s’informer de ses besoins et soucis? Nos invités à cette «promenade» verront alors dans quelles conditions vivent ceux qui les ont élus et qu’ils ont oubliés. Ils verront de près la saleté qui envahit nos villes et nos villages. Ils verront et vivront surtout, s’ils veulent bien, les bousculades devant les transports en commun que subissent quotidiennement travailleurs et écoliers. Ils pourront s’inviter ainsi à «goûter» à la vétusté des transports en commun et s’enivrer en humant la saleté repoussante et innommable des conditions de voyage offertes aux usagers. Heureusement que l’entreprise publique «Etusa», qui encourage des créations similaires dans d’autres villes importantes, s’emploie avec succès à y remédier, lentement mais sûrement.
    Nos «invités» pourront même s’attabler dans un café inconnu au registre des services d’hygiène. Ils y siroteront un café, servi dans un verre qui a séjourné un «bref instant» dans une eau savonneuse douteuse...
    Au cours de leur flânerie, (flâner, c’est trop beau dire), ils essayeront peut-être aussi de prendre un taxi et se voir refuser d’être pris en charge parce que le préposé, libre de surcroît, ne va pas du côté d’Hydra ou El Mouradia. Mais qu’importe, pour eux, un coup de «mobile» et le chauffeur de «Monsieur» pourra le cueillir quelques dizaines de mètres plus loin. Et encore, si ce dernier ne le suit pas «pas à pas».
    Nos amis invités ne manqueront pas de se gargariser d’effluves échappées d’un égout éventré depuis presque «jadis», oserions-nous dire. D’autres odeurs enivrantes les accueilleront. Elles émanent d’amas d’ordures domestiques abandonnées et par les ménagères et par des éboueurs peu scrupuleux dans leur travail. Pour oublier, ils prendront une douche sous un balcon pour ne pas dire qu’ils se verront plutôt éclaboussés par un égouttoir percé dont l’échappée provient d’on ne sait où...
    Oui, c’est ça Alger, capitale d’un pays où les grandes métropoles subissent le même sort causé par une «ruralisation» effrénée des villes, causée par le chômage qui sévit dans l’arrière-pays et principalement, par la tragédie nationale qui a fait déserter nos campagnes et par une acculturation sournoise. Cette situation regrettable est hélas entretenue par un incivisme latent de l’Algérien qu’il faut impérativement mobiliser et motiver pour en faire un citadin digne de ce nom. C’est là toute une culture à repenser.
    Ce faisant, le citoyen ne pourra que hisser sa ville au rang d’une capitale mondiale digne d’être considérée comme la «vitrine du pays». Il y va de l’avenir touristique du pays que «Dame Nature» a si bien privilégié en le dotant de sites incomparables, notamment dans le Sud où se côtoient presque les beautés du massif du Hoggar et du Tassili N’Ajjer où sommeillent les éternelles peintures rupestres, témoins d’un autre temps.

    Abdelkrim AMARNI

  • QUI VEUT LA MORT DU SECTEUR DE L’AGRICULTURE? bartkat le premier suspect

     

    112.000 hectares menacés de détournement

    L'Expression, 25 Août 2010

    Le coup de grâce sera-t-il porté à un secteur dont la superficie se réduit inexorablement?

    C’est ce que révèle un rapport du ministère de l’Agriculture et du Développement rural qui précise que la superficie des terres déviées de leur vocation originelle a atteint 50.000 hectares en 2005.

    Main basse sur le foncier agricole! L’information qui vient d’être relayée par le journal One line TSA, qui affirme détenir une copie de ce rapport du département de l’agriculture, fait mention de plus de 110.000 hectares de terres qui seront amputées du patrimoine agricole dans à peine une dizaine d’années. D’ici l’horizon 2020, ils prendront une autre destination.
    Un coup de grâce à un secteur dont la superficie des terres cultivables est déjà réduite en peau de chagrin. Selon des chiffres officiels, les terres agricoles du domaine privé de l’Etat occupent une superficie de l’ordre de 2,8 millions d’hectares, soit 35% de la surface agricole utile. Il faut rappeler qu’en 1954, le secteur agricole disposait de quelque 118.000 km², soit 56% de la surface brute du nord du pays. Qui veut la mort du secteur agricole? La question doit être posée, comme on aurait pu introduire une plainte en référé. La réponse doit tomber rapidement.
    Il serait même criminel que les pouvoirs publics et les autorités directement concernées ne réagissent pas en temps voulu. Que restera-t-il en héritage aux générations futures? Une question récurrente dans les discours du président de la République. Du pétrole? Les experts prévoient une stagnation notoire de la production mondiale de l’or noir dès 2030.
    Cette ressource assure depuis plusieurs décennies plus de 98% des recettes en devises dont a besoin l’économie nationale ainsi que les salaires de plus d’un million et demi de fonctionnaires. Le salut, et la fin de la dépendance par rapport aux hydrocarbures, ne peut provenir que du développement d’autres secteurs, essentiellement de celui de l’agriculture. Comment ce défi, qui semble déjà bien compliqué, peut-il être relevé si les moyens de production et notamment la disponibilité de la surface de cette «matière» première, la terre, sont détournés de cet objectif? Au lendemain de l’Indépendance, les terres et les domaines agricoles ont fait l’objet de convoitises qui ont donné naissance à une «mafia du foncier» dont les seuls objectifs n’ont servi qu’à mettre le feu au prix du mètre carré (plus de 300.000 dinars dans certaines banlieues d’Alger) des terrains agricoles qui se sont transformés en terrain à bâtir. Une aubaine pour la spéculation immobilière. Il fallait mettre un terme à la saignée.
    Lors d’un Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat, le 11 mai 2010, il a été procédé à l’examen et à l’approbation d’un projet de loi fixant les modalités et les conditions d’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’Etat. «La terre est un patrimoine avec lequel la nation entretient un rapport exceptionnel pour en avoir été dépossédée durant la colonisation», avait tenu à rappeler, à cette occasion, le premier magistrat du pays qui a insisté quant à l’intérêt stratégique de ce projet à partir du moment où il s’agissait avant tout de la sécurité alimentaire des Algériens.
    «Voilà pourquoi, il importe de préserver la propriété de l’Etat sur les terres agricoles publiques, de les valoriser et de sanctionner sévèrement toute tentative de les détourner de leur vocation», avait souligné Abdelaziz Bouteflika.
    Il faut signaler que l’intervention du président de la république est tombée au moment où l’Algérie, qui s’est taillé la peu reluisante réputation de grand pays importateur de céréales dans le monde, s’apprêtait à exporter de l’orge pour la première fois depuis plus de quarante ans. Qui veut faire barrage à ce léger frémissement de l’agriculture algérienne qui doit encore importer à tour de bras pour satisfaire une demande nationale de plus en plus croissante? La preuve est donnée en ce mois sacré de Ramadhan où on a dû recourir à l’importation (4000 tonnes de viandes rouges...) pour tenter de juguler la spéculation.
    Le document du département de Rachid Benaïssa n’apporte pas de réponse à cette question. Pour expliquer, par contre, le détournement des terres agricoles, il indique que «les prélèvements sont essentiellement le fait de décisions prises par des autorités administratives (commune, daïra, wilaya) sur la base de projets d’utilité publique. Les plans directeurs d’aménagement urbain (Pdau), élaborés au niveau des wilayas sous la poussée de la tendance vers l’extension des villes, ont contribué à rogner sur les superficies agricoles». L’indice est sérieux et intéressant à cogiter: il dit tout bas ce que le citoyen algérien pense tout haut.

    Mohamed TOUATI

  • Les contradictions du temps en Algérie

    Par Hafid Soualili

    La vie est une école, on retient ses leçons grâce aux expériences, son maître est le temps, disait un sage, jadis. Cet adage m’est venu dans l’esprit quand j’ai entendu, hier, la déclaration du ministre de la Santé, Ould Abbes. Ce dernier a critiqué, lors d’un colloque ayant eu lieu à Alger, les pratiques des laboratoires pharmaceutiques mondiales et les chargeant d’être responsables « d’une grande tricherie », suite à la production de grandes quantités de vaccin contre la grippe porcine. Il a indiqué qu’il a mis en garde contre la campagne lancée par les laboratoires internationaux, même avant son accession à la tête du ministère de la santé, ajoutant que cela leur a permis de réaliser des bénéfices énormes, grâce à leur business. Ce que nous devons retenir de la déclaration du ministre qui a conservé son poste de responsable, s’il a avisé d’avance ses collègues au sein de l’ex gouvernement, pourquoi donc rien d’a été fait, et puis pour ce réveil tardif qui ne change rien, sachant que les 20 millions de dollars ont été déboursés et les 5 millions doses ont été acquises.
    De telles déclarations et des centaines d’autres thèses  confirment l’approche du complot et ce depuis la déclaration de l’OMS portant sur l’apparition du virus, en avril 2009, et que rien ne paraissait normal, à partir du moment où les laboratoires sont les seuls bénéficiaires, en l’occurrence Christian Couty en France et Alex Jones aux Etats-Unis. Mais la différence entre la déclaration algérienne et celles faites par les responsables occidentaux, c’est qu’elles sont venues en retard par rapport à celles faites par nos responsables. Si le ministre de la santé, ex ministre de la solidarité, a mis en garde, en sa qualité de médecin, contre une éventuelle suspicion qui enveloppait la nature du virus, pourquoi la réaction est venue très en retard. Cela pourrait être expliqué par le fait que la conduite du ministre s’inscrivait dans le cadre des mesures préventives, c’est-à-dire l’importation des vaccins afin d’éviter des surprises, comme tous les pays l’ont fait, même s’ils se sont basé sur une thèse. Mais cela ne peut pas justifier le fait que cette affaire n’a pas été évoquée à temps, et de lever le voile sur la vérité tardivement. La vérité ne peut pas être crue par tout le monde, selon Joseph Goebbels, le ministre de la propagande du régime hitlérien, qui a dis « mens, mens et puis mens à tel points que tu crois à ton mensonge et que les autres te croient. Alors étions-nous face à un gros mensonge que nous n’avons pas pu découvrir à temps ? Et sommes-nous capables de tirer les leçons, ou bien nous restons soumis à la logique du plus fort selon la théorie de Hegel, sur le maitre et l’esclave, c’est-à-dire le maître veut que le maître le reconnaisse comme maître.



     

  • Le fils d’un diplomate agressé et volé à Bouchaoui

    Taille de police : Decrease font Enlarge font
    image

    Le fils d’un diplomate a été victime avant-hier à la mi-journée, d’une agression à l’arme blanche alors qu’il se trouvait près d’El Qaria, sur la route menant à la forêt de Bouchaoui, à l’ouest d’Alger. Un groupe criminel au nombre indéterminé l’a surveillé dès sa sortie de son domicile. Il a l’a abordé et délesté de son passeport, deux téléphones portables ainsi qu’une somme d’argent considérable, avant de prendre la fuite.

    • La victime s’est dirigée directement vers la brigade territoriale relevant de la gendarmerie nationale des Dunes. Les recherches ont alors commencé et après plus de dix heures d’investigations approfondies, les éléments de la gendarmerie ont réussi à arrêter un des agresseurs. Il s’agit, selon le Commandant Maalem Farès, chef de la gendarmerie de Chéraga, de M.Samir, 21 ans, qui a ensuite dénoncé son complice au cours de l’interrogatoire. Ce dernier, Farid S., 24 ans, a, à son tour, été arrêté, et l’enquête a révélé qu’il était impliqué dans plusieurs autres forfaits similaires.
    • Les mis en cause ont été présentés devant le procureur de la république près du tribunal de Chéraga qui a ordonné leur incarcération provisoire en attendant de compléter l’enquête.
    • Dans le même sillage, les unités de la sécurité routière de la gendarmerie ont arrêté hier, au niveau d’un point de contrôle à Ain Benian, un ressortissant camerounais âgé de 36 ans. Ce dernier était à bord d’une voiture noire de type Symbol qu’il avait loué auprès d’une agence de location de véhicules sise à Ain Benian en utilisant des documents falsifiés y compris le permis de conduire, et qu’il voulait vendre. Lors de la perquisition du lieu de résidence du mis en cause, des documents administratifs falsifiés ont été découverts. L’enquête a révélé que l’individu s’était spécialisé dans le vol et l’escroquerie. Il louait des véhicules qu’il revendait en utilisant de faux documents. Le procureur de la république près du tribunal de Chéraga a décidé de le placer en détention provision.
    • Par ailleurs, la brigade de la gendarmerie nationale d’Errahmania a procédé à l’arrestation avant-hier d’un groupe spécialisé dans le vol des câbles en cuivre, qui accomplissait ses forfaits au moment de la rupture du jeûne. Lors de cette opération, 40 kg de câbles en cuivre ont été saisis.
  • Ne fuyons pas notre triste réalité !

    image

    Il n' y avait pas de plus "grosse gueule" que moi pour défendre et mon pays et mes concitoyens à une certaine époque ( d'ailleurs j'en ai même perdu mon boulot pour être un peu "trop algérienne" pour la boîte qui m'employait, juste parce que je m'impliquais dans le combat, comme tant d'autres.. sans pour autant porter atteinte ou léser la société... Lasse de la justice et ses faux bonds pour mon dossier, j'ai fini par abandonner mon... ce qui m'est dû, car les "bras longs" je n'en connais point et n'en ai nullement envie de connaître!), mais force est de constater que beaucoup de vérités sont assénées par ce "futé", lequel d'ailleurs, comme nous en informe l'article, a été financé ( ou sponsorisé ) par l'Algérie!! Vous dites que ".. l'Algérie serait un concurrent très sérieux pour ses voisins et pour beaucoup d'autres pays...", je vous le concède! Mais n'était ce cette "politique" de la fuite en avant et du bricolage tous azimuts, elle aurait eu sa place depuis fort longtemps avec tous les bénéfices que cela aurait engrangé tant sur le plan humain, qu'économique et social.. Mais cela n'est pas le cas et pire encore : Que pensez, Cher Monsieur, de ce nouveau Ministre, permuté et parachuté de sa "pêche miraculeuse" vers un "Tourisme tout aussi miraculeux"!!? Au courant comme vous devez l'être des faits, cela ne vous a t-il pas paru ahurissant, qu' à peine débarqué dans le ministère, il y tient une réunion avec ses cadres et que vers la fin son premier programme "touristique" est de transformer la salle où se tenait sa fameuse réunion en salle de ... Prière!! Avec même ordre de commander le nécessaire qui va avec, en savates et je ne sais quoi, en plus je pense, d'installation de coins pour les ... ablutions!!! Quelle définition cet énergumène et ceux qui l'emploient donnent ils à la définition "TOURISME", dites le moi, s'il vous plait?! Oui, nos villes sont sales et repoussantes, oui nos villages ont perdu tout leur charme d'antan grignoté, tout les villes, par le béton hideux et e parpaing.. Oui la violence est le lot quotidien des algériens, même dans une petite banale discussion de.. foot!! Oui, des algériens souffrent de maladies que l'on croyait révolues ( telle la tuberculose et autres..) et n'arrivent pas à se faire soigner comme il se doit... Oui la jeunesse, pour la plus part, à défaut de se jeter en mer, se schoote avec tout poison qu'elle puisse avoir à portée de main...!! Le Tourisme fait normalement partie d'une Société, une Nation digne de ce nom tout comme la plus part de ses acquits : Education/Enseignement, Santé, Justice, Economie, Culture, Organisations civiles... etc. Cela ne se décrète pas, il reflète juste le visage du pays où l'on se trouve... pour l'anecdote ( amère, faut le dire!) : La Cité ou je réside actuellement, en dehors d'Alger, d'une superficie de quelques 4 ou 5 kilomètres carrés et où, il faut l'avouer, les citoyens qui y résident pour la plus part essayent d'améliorer leur environnement comme ils le peuvent ( mis à part quelques "je m'en foutiste"), n' a plus aucune benne ni bac à ordures depuis la fin du mois de Ramadan de l'année passé!! "Ils" les ont tous enlevés et mis des écriteaux " ne pas jeter...", à telle enseigne que moi même je dois remettre aux amis qui passent me voir des sacs... à jeter chez eux dans une benne!! L' A P C est en plein milieu de cette immense cité mais... Essayons de regarder notre triste et hideuse réalité, et ce dans tous les domaines, bien en face et pour y remédier il nous faut consentir énormément d'efforts et de sacrifices mais qui va.. allumer l'étincelle ? Cordialement.

    HALIMA G.