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  • en Algérie : indignation et interrogations

     

    Si riche, si instable. Syndrome de la malédiction des richesses qui frappe l’Algérie ou simple paradoxe qui renseigne bien du drame du pouvoir, coincé entre la posture défensive et sécuritaire et la réponse politique.

    Par Djalal Firas FERHAT

    Depuis Octobre 1988, jamais les représentants de l’Etat et des pouvoirs publics n’ont paru si distants avec la jeunesse du pays qu’en ces jours d’émeutes et de contestation sociale en Algérie et pour cause , la culture de la violence symbolique par la corruption généralisée , le clientélisme et l’injustice sociale a eu comme conséquences logique un seul mode d’expression privilégié allant de la résistance passive et le boycott des rendez-vous électoraux jusqu’au suicide.

    Alors, il est venu le moment de mettre des mots sur les maux dont souffre le pays, le moment est plus que propice de dire clairement que le politique doit reprendre sa place sur le sécuritaire et que la menace terroriste constamment avancée et brandie par le régime ne peut pas éternellement servir de quitus au verrouillage des espaces d’expression pacifiques et démocratiques et au maintien injustifié de cet état d’urgence qui plombe le pays et la jeunesse avec dans le fatalisme.

    D’ailleurs ce fatalisme nourrit les démonstrations les plus contreproductives sur l’échelle d’observation de la manipulation et de la récupération. A chaque émeute, on devient paranoïaque et on imagine des mains manipulatrices, certes la manipulation des masses existe, la spontanéité des mouvements aussi, ceux-ci sont caractérisés malheureusement en Algérie par leur faiblesse d’organisation et d’encadrement.

    Donner du crédit à la thèse de la manipulation, c’est soustraire aux jeunes toute faculté d’analyse et de prise de conscience, c’est donner à ce régime les attributs de la prospective, alors que cette gérontocratie vieillissante ne contrôle plus rien.

    Face aux évolutions de cet hypothétique troisième mandat (le mandat de trop), et face à la stratégie délibérée de pourrissement adoptée par le pouvoir, et après avoir fait le constat de la situation grave que traverse le pays , il est du devoir national de toute les forces politiques de la mouvance démocratique et Républicaine , des dynamiques  de la société civile, des comités d’initiatives et de vigilances  citoyennes, des organisations des droits de l’homme, des forums sociaux et syndicats autonomes de s’intéresser d’avantage aux propositions de sortie de crise à travers une période de transition mettant le citoyen au centre de toute les préoccupations.

    Il est absolument important de saisir premièrement le terme « transition », communément, le terme désigne toute transformation politique majeure qui survient dans une période donnée, les penseurs de la transition, anticipent à travers un projet toujours mémorable, le passage du régime d’une cohérence à une autre.

    Deuxièmement , la traduction du terme en question ,en action politique ne peut devenir opératoire, sans pour autant glisser ensemble et dans le rassemblement vers une situation de fluidité politique de contestation et de clarté des griefs , aussi, il est important d’éviter que les demandes catégorielles , clairement exprimés par les syndicats et les partis politiques de la mouvance démocratique soit encore une fois brouillées par l’introduction de la revendication dogmatique au détriment d’un minimum démocratique, d’un discours politique consensuel et mutualisé et enfin  d’une stratégie procédurale de protestation.

    Il faut voir les acteurs des mobilisations de transition comme des réseaux sociaux , politiques et citoyens changeants, contingents, qui se construisent en tant qu’acteurs dans le processus même de mobilisation.

    A ce titre il serait commode que les forces du changement appellent ensemble à une démonopolisation de la vie politique à travers les points suivants :

    1- Abrogation de l’état d’urgence et rassemblement des forces vives de la nation autour de l’idée d’une transition fondatrice d’une nouvelle République plus soucieuse des libertés individuelles et collectives et de l’égalité des citoyennes et des citoyens devant la loi.
    2- Retour à la légalité constitutionnelle par l’élection d’une assemblée constituante comme finalité de la phase de transition et réintroduction du verrou de limitation des mandats.
    3- Délégitimation du pouvoir et cristallisation des luttes autour de la dénonciation de la corruption, le népotisme, le despotisme et le clientélisme.
    4- Dissolution de l’ensemble des assemblées populaires au cours de la période de transition et arrêt du processus électoral jusqu'à la fondation d’un Etat viable et d’institutions crédibles.
    5- Assurance de sécurité des personnes et des biens dans l’ensemble du territoire national, abolition de la peine de mort, recherche active des disparus de la tragédie nationale et élargissement du Moudjahid Mohamed GHARBI.
         
    L’exigence de rassemblement des forces démocratiques devrait servir premièrement à redonner espoir et idéal, pour le devoir de dire ce que l’on croit juste  (devoir de vérité définissant l’élite) et deuxièmement pour servir de cadre de référence et de choix auprès de la jeunesse et de la société en général et in fine compléter son parcours initiatique. 
    Ce qui importe finalement, c’est moins des mécanismes de réforme ou de refondation perpétuelle, que  l’esprit de la démocratie, dont tous les régimes modernes revendiquent la défense. Or, il est patent de voir que les fonctionnaires du statu quo du régime Algérien n’ont ni su ni voulu transformer cette démocratie balbutiante en une démocratie ou chacun, à la fois citoyen et acteur conscient ou non de sa démarche historique pour le changement, puisse exercer dans les faits sa part de responsabilité.

    Les pesanteurs idéologiques d’une histoire patrimoinialisée comme fonds de commerce,  la volonté de sauvegarder les positions acquises , la défense acharnée des intérêts et privilèges et, à cet égard , les responsabilités des partis politiques , petits ou grands, dans la légitimation du processus électoral , tels sont assurément les obstacles opposés à la formation d’un Etat de droit, d’une justice sociale et d’une vraie communauté nationale solidaire et tolérante face au vivre ensemble , à la diversité et aux particularismes , certains dirait justement, une « moralité collective ». Ces mêmes obstacles évoluent malheureusement dans un pays ou depuis quarante huit ans on célébrait son indépendance chèrement acquise, alors, qu’il est devenu aujourd’hui, l’un des pays les plus dépendant de part la demande énergétique mondiale.  Pour dépasser ce paradoxe du développement, qui conduit à cette  explosion des inégalités dans la répartition des ressources et des richesses en Algérie et à cet optimisme bureaucratique dans l’assurance des mensualités d’importations, il faudrait poser le problème en terme politique à savoir :

    - une démocratie peut-elle exister sans vertus civiques ? sans citoyens ?
    - pourquoi le système en général (toute les forces participationniste du statu quo) ne s’inquiète-il pas de l’érosion des valeurs démocratiques, illustrée par la violence et les émeutes, l’absentéisme électoral, la perte d’adhérents des associations, syndicats et partis ?
    - pourquoi la position de pouvoir en Algérie ne résulte pas de délégations consenties démocratiquement par des citoyens à des dirigeants à titre temporaire et contrôlé, circonscrit et réversible ?


    La première République, tout compte fait, va certainement agoniser de ce qu’elle n’a pas su construire progressivement, la République sociale et démocratique dont elle avait, dès sa naissance tumultueuse, pervertie les missions sous la botte du parti unique et de la pensée unique.  

    Djalal Firas FERHAT
    Bureau d’Oran de l’ANR
    Janvier 2011

  • "Après la Tunisie, la Jordanie, l'Algérie et l'Egypte sont les plus vulnérables"

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    Le roi Abdallah II de Jordanie, le président algérien Abdelaziz Bouteflika et le président égyptien Hosni Moubarak risquent-ils, comme le président tunisien Ben Ali, d'être renversés par un mouvement populaire?   Pour Denis Bauchard, chercheur à l'IFRI, ancien directeur du département d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au Quai d'Orsay et ex-président de l'Institut du monde arabe, il semble bien que oui...

    Pour l'Express, il revient sur les événements historiques de ces derniers jours.

    Le 17 janvier, trois jours après la fuite du président Ben Ali de Tunisie, un homme s'est immolé par le feu devant l'Assemblée du peuple, au Caire. Le même jour, à Nouakchott (Mauritanie), un autre en a fait autant, à quelques mètres de la présidence. Le 15, déjà, un Algérien s'était immolé par le feu, lui aussi, dans une ville proche de la Tunisie... En moins de trente ans, des vagues démocratiques ont traversé de nombreuses régions du monde - de l'Amérique latine à l'Europe centrale, de l'Afrique subsaharienne à l'Asie orientale. Dans le monde arabo-musulman, fort de 350 millions d'habitants, l'autoritarisme et l'absence d'Etat de droit n'ont guère été mis en cause. 

    A quel point avez-vous été surpris par les événements en Tunisie?

    Personne n'avait prévu ce basculement. Certes l'économie était affectée par la crise, le régime était vieillissant, le problème de la succession de Ben Ali suscitait des inquiétudes et le racket organisé par la famille du président et de sa femme, en particulier, étaient de notoriété publique, mais rien ne laissait présager une chute aussi brutale: mardi dernier encore, on ne parlait que de "troubles sociaux"  Ce sont les jeunes au chômage, en particulier les diplômés de l'enseignement supérieur, qui ont joué un rôle crucial. En Tunisie, leur part dans la population est plus importante qu'ailleurs.  

    Comment un régime si solide, appuyé sur un Etat policier, a-t-il pu s'effondrer aussi rapidement?

    La crise a été mal gérée, et sans doute au niveau le plus élevé - par le président Ben Ali lui-même. Par ailleurs, il y a eu des tensions au sein du régime, entre le ministère de l'Intérieur et l'armée. Cette dernière était relativement discrète et intervenait peu dans la politique. Les choses ont basculé quand l'armée a refusé de tirer sur les manifestants et qu'elle l'a fait savoir au président. 

    Le gouvernement, sous Ben Ali, avait-il conscience de la gravité des problèmes sociaux?

    Oui. C'était un régime despotique, mais ses exécutants technocrates étaient plutôt de bonne qualité : au Plan, à l'économie, aux finances, les responsables étaient de bonne foi. Le principal défi des autorités consistait à créer des emplois pour faire face à l'entrée chaque année de 70 000 jeunes alors que  le chômage est déjà important: en effet, 40 000 seulement trouvaient un emploi.  

    A présent, qui peut profiter de la situation?

    Difficile à dire, compte tenu de la quasi-absence de partis politiques organisés en Tunisie. Une première inconnue est le degré d'influence réel des islamistes en Tunisie. A mon sens, elle est faible. Certes il y a des signes d'une islamisation de la société: les mosquées connaissent l'affluence, un nombre croissant de femmes portent le foulard. 

    L'influence des mouvements islamistes me semble réduite 
    Mais dans l'ensemble, cependant, l'influence des mouvements islamistes, en particulier d'Ennahda, interdit et réprimé par le régime, semble faible. En cas d'élections honnêtes, leur part des suffrages ne serait sans doute pas très importante. Après un premier choc, le RCD, l'ex-parti du pouvoir, va sans doute se ressaisir.  

    N'est-il pas rejeté, au même titre que Ben Ali lui-même?

    Il y a un attrait pour la démocratie, mais aussi pour l'ordre. Si la situation dégénère - l'armée ne compte que 35000 hommes, pour une population de 10 millions d'habitants - l'opinion peut aspirer à l'ordre, en essayant de trouver un équilibre entre ordre et démocratie. En fait, le scénario idéal serait la constitution d'un gouvernement apolitique et technocratique. La gestion économique et sociale n'est pas en cause. Avec des moyens relativement limités, la Tunisie avait une croissance assez soutenue et était bien gérée. Le grand nombre de jeunes sans emploi s'explique en partie par une inadéquation entre la formation et les demandes de l'économie. Sans oublier la crise mondiale.  

    Les scores de la Tunisie sont meilleurs que ceux de l'Algérie, par exemple, alors que celle-ci dispose de ressources financières tirées des hydrocarbures importantes. Le régime était répressif, mais on ne peut pas lui faire un procès sur le plan de la gestion économique ou social, me semble-t-il, qui d'ailleurs était saluée par les institutions internationale et l'UE.  

    Plusieurs Tunisiens ont participé depuis 2001 à des attentats terroristes islamistes. Craignez-vous que des groupes islamistes armés s'immiscent dans la situation?

    Les actions d'Al Qaeda en Tunisie ont été rares et ponctuelles, depuis l'attaque contre la synagogue de Djerba, en 2002. Pour l'instant, Al Qaeda au Maghreb islamique est une organisation surtout animée par des Algériens, et dont le champ d'action est plutôt le Sahel et la Mauritanie. La menace sur la Tunisie me paraît, pour l'instant,  relativement faible.  

    Certains prédisent un effet de contagion et un "printemps arabe". Qu'en pensez-vous?

    Les 22 pays arabes présentent des diversités très grandes: entre le Qatar et le Yémen, le PIB par habitant diverge dans une proportion de 1 à 40. Certains régimes sont autoritaires mais il existe aussi des semi-démocraties, comme au Liban ou en Irak. Dans quelques pays, la classe moyenne est importante; dans d'autres, non... Bref, il faut être prudent. La démocratie est un long apprentissage et les évolutions se font par des processus intérieurs: l'exportation de la démocratie, ça ne marche pas comme l'a montré l'échec de l'initiative du Grand Moyen Orient du président George W. Bush.  

    Cela dit, la Tunisie a certains points communs avec d'autres pays arabes: rejet d'un régime vieillissant par une jeunesse désoeuvrée. Dans le monde arabe, entre 40 et 45% de la population a moins de 25 ans. Et 25 ans, c'est l'âge de faire la révolution! Il faudrait créer, selon les experts de la Banque Mondiale, environ 100 millions d'emplois d'ici à 2030. Parfois, aussi, une partie importante de la population connaît une grande pauvreté; au Maroc, les bidonvilles de Casablanca, par exemple, représentent une véritable poudrière pour le régime. Mais il y a des éléments positifs: le roi bénéficie d'une aura religieuse, il a entrepris des réformes économiques et politiques importantes, et son pouvoir n'est pas fondamentalement contesté. 

    Quels pays sont les plus vulnérables?

    L'Algérie, l'Egypte, la Jordanie.  

    En Algérie, dans les années 1990, la guerre civile a été perdue par le Front islamique du Salut. La politique qui a consisté à mêler répression et réconciliation a été relativement efficace. Mais il y a encore des troubles et ceux-ci vont sans doute perdurer. De là à imaginer un effondrement... Par-delà la présence du président Bouteflika, le régime est tenu par l'armée, qui a la haute main sur le pouvoir politique et jouit de prébendes économiques. Et puis ce pouvoir bénéficie de la rente pétrolière: 45 milliards de dollars en 2010, peut-être davantage en 2011.  

    En Egypte, en revanche, le risque est réel. Après trente ans de pouvoir, le problème de succession n'est toujours pas réglé, même si Gamal, le fils du président Moubarak, est mis sur le devant la scène et qu'il est le candidat des hommes d'affaires. Depuis 1952, le pouvoir, au Caire, a toujours été entre les mains des militaires. Ces derniers vont-ils accepter de le confier à un civil, fût-il le fils d'un militaire? J'en doute. Par ailleurs, les Frères musulmans restent influents, notamment à travers leurs réseaux sociaux, même s'ils ont été durement réprimés. Le mouvement est interdit, mais toléré de facto.  

    En Jordanie, enfin, le régime hachémite est dirigé par un roi jeune et réformiste sur le plan économique. Mais l'impasse du processus de paix israélo-palestinien pèse lourd dans ce territoire où un habitant sur trois est sans doute d'origine palestinienne. C'est une bombe à retardement. 

    Les événements en Tunisie rappellent aussi la "vague verte" de l'an dernier, en Iran.

    Oui, dans une certaine mesure sauf que les Verts ont échoué. A Téhéran, le régime a pu compter sur l'armée, ainsi que sur les Gardiens de la Révolution, et les milices bassidjis qui ont réprimé le mouvement sans état d'âme, comme on l'a vu. Par ailleurs, le président Ahmadinedjad bénéficie sans doute encore d'un certain ancrage populaire, même si le résultats des élections ont été truquées. La menace qui pèse sur lui vient essentiellement d'éléments conservateurs. 

    A quel point la France porte-t-elle une responsabilité, constituée au fil des ans, dans les événements de Tunisie?

    Je ne vois pas en quoi les autorités françaises seraient responsables de la situation actuelle même si, à tort ou à raison, la France entretenait, comme la plupart des pays, de bonnes relations avec l'ancien président. 

    Dans les télégrammes diplomatiques américains révélés par WikiLeaks, les représentants des Etats-Unis confient leur inquiétude à Washington face à la corruption, la brutalité et l'arbitraire du régime Ben Ali. Les diplomates français informaient-ils Paris avec la même précision?

    C'est probable. Le professionalisme des diplomates français me laisse penser qu'ils ont informé les autorités pleinement et avec lucidité. Cependant, sur le plan politique, un choix a été fait depuis de nombreuses années. L'idée dominante, en France, était que le régime tunisien était un rempart utile dans une zone sensible : face à une menace islamiste, il faisait preuve d'une certaine efficacité. Cette analyse traduit aussi la crainte que la tragédie qu'avait connue l'Algérie, dans les années 1990, ne se reproduise en Tunisie. Et puis, à tort ou à raison, la gestion économique et sociale semblait convenable: l'administration était relativement efficace et une classe moyenne s'affirmait dans la modernité. 

    Par Marc Epstein (L'Express)

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  • L’Algérie officielle a peur de sa rue

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    Mobilisation exceptionnelle de la police ; armée discrètement mise en état d’alerte ; constitution de brigades d’intervention rapide ; déclarations affolées : l’Algérie officielle a peur de sa rue. Plus que jamais, elle redoute l’effet contagion après les évènements de Tunis.
    Les signaux sont en effet, mauvais pour le régime : uatre Algériens ont tenté de s'immoler par le feu ces cinq derniers jours pour dénoncer la pénurie d'emplois et leurs conditions de vie. Or, en Tunisie voisine, la révolte qui a contraint le président Zine al-Abidine Ben Ali à la fuite a eu pour point de départ la tentative de suicide par le feu d'un chômeur de 26 ans, le 17 décembre à Sidi Bouzid. Mohamed Bouazizi est décédé le 4 janvier.
    La similitude ne s'arrête pas là. Le quotidien Le Figaro rappelle, dans on édition d'aujourd'hui, que le syndrôme Ben Ali est présent dans le pays. "Alors que les couches populaires tirent le diable par la queue, des fortunes aussi rapides que suspectes s'affichent sans complexe. Comme la belle-famille de Ben Ali, qui avait mis l'économie tunisienne en coupe réglée, des proches du président Bouteflika et des officiers supérieurs ont fait main basse sur la rente pétrolière et le commerce extérieur." Vendredi, dans le quotidien El Watan, un baron de «l'import-import» a révélé les connexions mafieuses de la délinquance du «marché informel» avec les féodalités civiles et militaires.
    Pour l'heure, le grogne populaire n'a pas débuté réellement. Si on excepte les quelques collectifs autonomes qui occupent timidement le terrain. Samedi, plus de 200 militants associatifs se sont rassemblés sur la place de la Liberté-de-la-Presse, dans le centre d'Alger, pour conspuer le régime. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie, (RCD) de Saïd Sadi, malgré le rejet de sa demande d'autorisation par le ministère de l'Intérieur, a décidé de passer outre en maintenant son appel à une manifestation, le 22 janvier à Alger.
    Le pouvoir, pourtant s'effraye déjà.
    Comme à Tunis, le régime algérien continue d'agiter l'épouvantail islamiste pour légitimer sa poigne de fer. Abdelaziz Belkhadem, chef du FLN, justifie le refus lancé au RCD de tenir sa marche, par "le risque terroriste". Personne n'en croit plus un mot.
    Parallèlement, il traque la moindre initiative de contestation.
    Ahmed Badaoui, l’animateur de l’Association des libertés syndicales (ALS), a été arrêté samedi pour un message SMS qu’il avait envoyé à ses proches et amis à la veille d’une rencontre (tenue samedi dernier), organisée par l’ALS et dans lequel il exprimait son soutien au peuple tunisien tout en faisant le parallèle avec la situation en Algérie. Badaoui a été déféré, hier en milieu d’après-midi, après deux nuits et une journée dans les geôles du commissariat central d’Alger,devant le tribunal de Bir Mourad Raïs, près la cour d’Alger, pour répondre de trois chefs d’inculpation, à savoir « appel à la désobéissance civile, outrage à corps constitué et appartenance à une organisation non agréée (en référence à l’ALS qui est une association non encore agréée)»
    L’audition a duré plusieurs heures avant qu’Ahmed Badaoui, assisté par un collectif d’avocats, ne soit inculpé puis présenté devant le juge de la deuxième chambre d’instruction, qui l’a placé sous contrôle judiciaire. Il doit se présenter tous les 15 jours devant le juge.
    Les choses ne font que commencer...

    L.M.

  • ca veut suffit pas ,encore des immolations, quittez le pouvoir bandes assassins

    Un père et ses deux enfants tentent de s'immoler à M'sila !

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    Dans la soirée du mercredi, aux environs de 20 heures, un quadragénaire, habitant la ville de M’sila, père de deux enfants, âgés  respectivement de 8 et 11 ans, s'est présenté devant le siège de la wilaya et s’est aspergé d’essence en compagnie de ses 2 enfants. Et au moment où il s’apprêtait à gratter sur une allumette pour mettre le feu sur son corps, des gardiens et agents de police ont intervenu pour l'empêcher de commettre l'irréparable. 

    Par cet acte de désespoir, ce père de famille, souffrant d'une terrible situation de précarité, a voulu protester contre la Sonelgaz qui lui avait coupé l’électricité en le laissant lui et sa famille dans le noir pendant plus de trois jours.

    Et pourtant ce malheureux père de famille a réussi à récolter la somme indispensable et s'est rapprocher des services de la Sonelgaz pour s'acquitter de sa facture dans l'espoir de revoir la lumière dans sa demeure. 

    Malheureusement, la Sonlegaz n'a nullement réagi comme il fallait et a laissé, une fois encore, cette famille déshéritée passer une autre nuit froide sans électricité. Le lendemain, le père de famille et ses deux enfants regagnent le centre-ville de M'sila pour tenter de s'immoler devant le siège de la wilaya ! 

    Ghellab Smail
  • DELLYS, BERRIANE et El-Oued Trois autres cas d’immolation

     

     

    Par : K. Bouabdellah/ L. KACHEMAD /M. T.

    Deux autres hommes ont tenté de s’immoler par le feu avant-hier, à Dellys, dans la wilaya de Boumerdès et à Berriane, dans la wilaya de Ghardaïa ; deux régions où des cas similaires avaient été enregistrés quelques jours auparavant.

    À Dellys, c’est un jeune homme de 35 ans, B. Karim, qui a tenté de s’immoler par le feu avant-hier, au milieu de la placette Beau rivage. La victime a été transportée à l’hôpital de Douéra (Alger) dans un état grave. Selon nos informations, il était 18h30 lorsque ce jeune, originaire de la commune d’Afir, s’est aspergé d’essence avant de mettre le feu à son corps. Il a été secouru par des citoyens de la ville, mais il a été grièvement brûlé au visage, affirment des témoins. Selon le maire de la commune d’Afir, M. Flici Amar, la victime qui habite le village Tala Ayache est un handicapé mental. “Il est inscrit dans nos registres réservés aux handicapés et touche une pension en tant que tel”, affirme le maire qui précise que la victime, sans emploi, souffrait depuis longtemps de troubles mentaux, ajoutant que “le jeune homme a été toujours très calme et respectueux envers les autres”.
    C’est le deuxième cas d’immolation par le feu, enregistré au niveau de la wilaya de Boumerdès. Il y a une semaine, c’est un père de famille qui a tenté de s’immoler par le feu à l’intérieur de l’enceinte de la daïra de Bordj Ménaïel pour réclamer un logement. Un drame similaire a été évité de justesse dans la nuit de mardi à mercredi, lorsqu’un homme d’une quarantaine d’années a tenté de se suicider en s’immolant par le feu en plein centre-ville de la daïra de Berriane, à 45 km du chef-lieu de wilaya. Arrivant, selon une source, “en état d’ébriété” en face des policiers en faction devant le siège de la daïra, il s’est aspergé d’essence avant de mettre le feu à son corps. secouru, immédiatement, par les policiers qui ont réussi à éteindre les flammes, il a été évacué vers la polyclinique de Berriane. Le chef de daïra de Berriane, accompagné du chef de sûreté de daïra, a rendu visite au blessé qui, heureusement, n’était que légèrement brûlé au pied gauche. Rappelons qu’en 48 heures, c’est la deuxième personne à avoir tenté de s’immoler par le feu.
    À Mila, par ailleurs, une jeune fille de 21 ans, originaire de la localité de Béni Ouagudene, à Ferdjioua, a tenté de mettre fin à ses jours, ce mardi, en ingurgitant une quantité de produits raticides, apprend-on des services de la police. Selon notre source, elle a été sauvée après une opération de désintoxication. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie en vue de déterminer les causes de cette tentative de suicide.

  • no moment


  • chef il ya le RCD diala qui veut marcher!!!!!!!!

    Une soudaine envie d’omra !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Et pendant ce temps-là, Khalida Toumi parle de cinéma,
    Ghoulamallah du projet de Grande Mosquée d’Alger, Amar Tou du
    permis à points et Ould Abbès de greffe du poumon.

    Elle est pas belle, la vie ?

    — Chef ! Y a le RCD qui veut marcher !
    — Le RCD tunisien ? Qu’il marche bien évidemment. L’Algérie n’empêchera jamais un parti légal d’un pays frère de marcher.
    — Heu… là, chef, en l’occurrence, il s’agit du RCD dialna, celui du psy.
    — Quoi ? Le RCD de Sadi ! Pas question qu’il marche. Interdit !
    —Chef ! Ils veulent aussi un débat sur les récentes émeutes à l’APN.
    — Quoi ? Y a eu des émeutes à l’Assemblée ? Bon Dieu, mais personne ne me met au courant de ce qui se passe dans ce pays.
    — Pardon chef, je me suis mal exprimé. Le RCD de Sadi voudrait que les députés débattent à l’APN des dernières émeutes qui ont secoué le pays.
    — Pas question ! Si le RCD tunisien veut venir parler des émeutes de Tunis et de Sidi Bouzid, ici même, dans l’enceinte de notre Assemblée, je n’y vois aucun inconvénient. L’Algérie n’empêchera jamais un parti légal d’un pays frère de venir s’exprimer librement chez nous. Mais le RCD du toubib Maboulette, walou, zéro débat à l’Assemblée. Dites à Ziari de faire comme d’hab’.
    — C’est ce qu’il a déjà fait, chef !
    — Brave garçon !
    — Chef, reste tout de même cette liste de citoyens qui s’immolent par le feu. Elle s’allonge, chef. Maintenant, y a une
    femme parmi les victimes
    – Et alors ? J’ai toujours défendu la parité femmes-hommes. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais reculer en interdisant
    aux femmes de faire comme les hommes. Tant que je serai  aux commandes, les femmes algériennes auront les mêmes
    droits que les hommes de s’asperger d’essence et de s’immoler. J’y veillerai personnellement.
    — Heu… chef, sauf votre respect, et n’y voyez surtout pas une quelconque curiosité mal placée, mais c’est quoi toutes
    ces valises dans votre hall ?
    — Ça, mon garçon, ce n’est rien. C’est juste au cas où…
    — Au cas où ? Au cas où quoi, chef ?
    — Au cas où j’aurai une envie soudaine d’aller accomplir une omra, à La Mecque, en Arabie saoudite. Depuis le temps
    que j’y pense. Jusque-là, mon agenda ne me le permettait pas. Mais là, je pense que je vais pouvoir me libérer.
    — Chef ! Je peux vous demander une petite faveur ?
    — Dis toujours !
    — Je peux vous accompagner en Arabie saoudite ? Parce que, voyez-vous, chef, moi aussi je sens que c’est le
    moment d’une petite virée là-bas. Et de toutes les façons, ici sans vous, je ne saurais quoi faire. Je tournerais en rond. Et
    je finirais moi aussi par fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.

  • Le Snapap veut établir une charte nationale de l’activité syndicale

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    Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), aile Felfoul, appelle à l’organisation d’une «conférence nationale des syndicats autonome».

    «Le but de cette conférence est d’établir une charte nationale de l’activité syndicale dans notre pays, et ainsi dresser et mettre en relief les perspectives, à long terme, de ces organismes», a expliqué Layachi Benelmili, secrétaire national chargé de l’organique, hier, au cours d’une conférence de presse au siège du Snapap, à Bab Ezzouar. Il estime ainsi que c’est à la base syndicale de «donner son point de vue et sa définition des relations que le gouvernement se doit d’entretenir avec les formations syndicales». D’ailleurs, M. Benelmili affirme qu’il revient aux autorités d’organiser ce type de discussions et de conférences avec ceux qui se veulent les intermédiaires entre elles et les citoyens. «Nous escomptons introduire une demande dans ce sens auprès du Premier ministre. Dans le cas où nous n’obtiendrions pas de réponse favorable dans les quelques jours qui suivent, nous ferons avec les moyens du bord», explique-t-il.

    Cette conférence regrouperait les 19 syndicats autonomes algériens. «Nous avons commencé les consultations informelles avec certains de nos partenaires dans les secteurs de la santé, de l’éducation ou encore de l’enseignement supérieur, afin de décider de la marche à suivre», avance M. Benelmili. Ce dernier insiste d’ailleurs quant à l’obligation qu’a le gouvernement d’écouter les syndicats autonomes en tant que représentants du peuple et de les consulter dans une quelconque prise de décision. «Nous avons un impact sur les citoyens, et notre vision politique reflète les problèmes subis par l’ensemble des Algériens», assure-t-il.

    D’ailleurs, selon M. Benelmili, l’un des facteurs qui a déclenché les émeutes de ce mois de janvier est l’inaccessibilité des autorités à l’égard des Algériens. «Il y a un verrouillage, un manque de dialogue, d’écoute et de considération de leur part. il devient impératif que les pouvoirs publics aillent vers la société, tout particulièrement les jeunes qui n’ont aucune légalité sociale», dénonce-t-il. Cette jeunesse algérienne revendique de meilleures conditions socioéconomiques. «Un recensement exhaustif des postes vacants doit être effectué. De même et afin de résorber un tant soit peu le chômage, nous proposons au gouvernement de libérer les quelque 30 000 postes occupés par des fonctionnaires officiellement à la retraite, mais qui continuent à activer en tant que contractuels», plaide M. Benelmili.             

    Ghania Lassal
  • Le parti de Saïd Sadi accuse Djenouhat de vouloir saper la manifestation

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    Le Rassemblement pour la culture et la démocratie maintient son appel à la marche prévue samedi prochain à Alger malgré l’interdiction.

    Dans un communiqué rendu public hier, le RCD accuse Salah Djenouhat, responsable au niveau de la centrale syndicale, de vouloir «provoquer la marche populaire du 22 janvier». Le parti de Saïd Sadi va jusqu’à accuser ce responsable «de payer onze délinquants de Sidi M’hamed pour les inciter à provoquer cette marche».

    Le communiqué du RCD souligne que des «syndicalistes se sont opposés à sa position et ont appelé les jeunes soudoyés pour les dissuader de se faire les complices de la manipulation». «Ces agitations de groupes qui ont pillé et déshonoré le pays sont pitoyables et méprisables. Elles ont cependant le mérite d’informer, si besoin est, sur l’état d’esprit actuel et la nature des individus et des clans qui veulent imposer le statu quo».                                                      
     

  • MARCHE DU RCD Un engouement sans précédent à Bouira Les préparatifs vont bon train à Bouira pour la marche du RCD prévue pour ce samedi. Selon le président du bureau régional du RCD, Boutata Ahmed, l’écho favorable qu’a eu cet appel est perceptible surto

     

    Les préparatifs vont bon train à Bouira pour la marche du RCD prévue pour ce samedi. Selon le président du bureau régional du RCD, Boutata Ahmed, l’écho favorable qu’a eu cet appel est perceptible surtout, et pour la première fois, dans les régions arabophones, jusque-là très réticentes vis-à-vis de tout ce qui est entrepris par le RCD.
    Ce mercredi, ils étaient des centaines de militants du RCD, mais également des sympathisants, à se rendre au bureau régional du parti pour prendre les affiches et les acheminer vers les lointaines communes comme Guerrouma, Boukram, Bouderbala, Maâla, mais aussi Ridane et El-Hakimia et d’autres encore ; des communes réputées parmi les plus réfractaires au niveau de la wilaya, non seulement au RCD, mais aussi à tout ce qui s’apparente à une revendication ou une protestation. Côté logistique, le président du bureau régional du RCD a indiqué que chaque section locale est chargée de procéder à la mobilisation de son parc roulant disponible auprès des militants, ainsi que de la location des microbus pour les militants et les sympathisants qui désireraient se déplacer ce samedi à Alger pour une marche qui sera historique. Historique surtout grâce à ses slogans qui sont plus que mobilisateurs. Le RCD a, vraiment, voulu mobiliser toutes les forces vives de la nation pour se rassembler autour de ce minimum démocratique et républicain illustré par le triptyque : «Dignité, Justice, Liberté» et dans lequel se reconnaissent des centaines de milliers, voire des millions d’Algériens qui ne cessent, d’ailleurs, de témoigner verbalement leur soutien indéfectible à cette marche. Reste maintenant à savoir si ces démocrates, ces républicains, ces intellectuels joindront le geste à la parole en bravant l’interdit et en dépassant les calculs mesquins qui les ont toujours divisés. La réponse, nous la connaîtrons samedi prochain.
    Y. Y.

    Djenouhat accusé de vouloir perturber la marche
    Vingt-quatre heures après avoir dénoncé le bureau d’Alger du RND qui fomentait de perturber la marche à laquelle le parti a appelé pour le samedi 22 janvier, le RCD pointe du doigt et accuse Salah Djenouhat, membre du secrétariat national de l’UGTA et député sous les couleurs du RND, d’activer à provoquer les incidents lors de la manifestation populaire. «Pendant que l’UGTT accompagne et structure le mouvement social en Tunisie, l’UGTA installe des groupes de miliciens pour protéger les privilégiés de la rente», écrit le RCD dans un communiqué rendu public hier en fin de journée. Le parti de Saïd Sadi ne reste pas sur une vague dénonciation. Il informe que «parmi les responsables les plus zélés de cet appareil, Salah Djenouhat, baron de l’UGTA et activiste du RND, n’a rien trouvé de mieux que de payer onze délinquants de Sidi M’hamed pour les inciter à provoquer la marche populaire du 21 janvier qu’il a décrite lors de la réunion tourmentée de l’UGTA, tenue le 18 janvier, comme une «action des ennemis de l’Algérie», a dénoncé le RCD ajoutant que «malheureusement pour lui, des syndicalistes, ayant le souci plus digne de leur mission, se sont opposés à sa position en lui disant qu’eux se rendraient à la marche». Le RCD, vraisemblablement bien informé de ce qui s’est dit lors de la réunion de la Centrale syndicale du 18 janvier, a souligné, par ailleurs, que les opposants à Djenouhat lors de ce conclave «ont aussitôt appelé les jeunes soudoyés pour les dissuader de se faire les complices de la manipulation». Le RCD a informé, en outre, que l’un de ces jeunes approchés par Djenouhat a avoué qu’il avait reçu la promesse qu’il disposerait d’une table commerçante au niveau du marché Ali Mellah. «Voilà comment l’un des hommes les plus corrompus du système abuse de la détresse de la jeunesse», a dénoncé encore le RCD. A Djenouhat, le parti de Saïd Sadi répond : «Oui, nous sommes vos ennemis. Pourquoi est-ce que vous-même, qui avez pourtant de bonnes raisons de vous opposer à la marche dirigée contre le système qui vous engraisse, ne venez pas affronter la foule samedi à la place du 1er Mai ?». Le parti de Saïd Sadi a considéré, enfin, que «ces agitations de groupes qui ont pillé et déshonoré le pays sont pitoyables et méprisables. Elles ont cependant le mérite d’informer, si besoin est, sur l’état d’esprit actuel et la nature des individus et des clans qui veulent imposer le statu quo. Ce qui, a contrario, rend encore plus impérative une alternative urgente au régime de la rente ; une alternative qui commence par la marche populaire du 22 janvier».
    S. A. I.

    Les étudiants de Tizi-Ouzou seront de la manifestation de samedi
    Il fallait s’y attendre. Il était, en effet, inconcevable que de l’Université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou ne parvienne pas une réponse à l’appel pour une manifestation ayant adopté les mots d’ordre pour lesquels les étudiants, depuis plus de trois décennies, se sont faits parmi les plus ardents défenseurs.


    Désormais, à travers le Comité estudiantin de soutien à la marche d’Alger, les étudiants de Tizi-Ouzou ont exprimé leur adhésion à l’initiative du RCD. Un soutien assorti d’une déclaration rendue publique hier, à travers laquelle ledit comité s’est attardé pour expliquer son implication dans la manifestation projetée pour samedi. «L’expression violente des jeunes dans différentes régions du pays n’est que le résultat d’un demi-siècle d’autoritarisme, d’oppression et de mépris envers un peuple qui s’est sacrifié pour libérer la nation du joug colonial. Depuis le recouvrement de l’indépendance, le régime algérien, obsédé par son maintien au pouvoir, n’a eu pour objectif que le détournement de la richesse nationale. Les luttes du peuple algérien, qui aspire à vivre dans la dignité, le progrès et la modernité ont toujours eu pour réponse la répression, la fraude électorale et la corruption. » C’est ainsi que le Comité des étudiants de l’Université de Tizi-Ouzou a entamé le quasi-réquisitoire ayant motivé son implication dans la marche initiée par le parti du docteur Sadi. Pour les rédacteurs de la déclaration, la conjoncture que traverse le pays est un moment fort, comme l’ont été les précédents «soulèvements» depuis le Printemps berbère de 1980 aux événements de Kabylie d’il y a dix ans en passant par la révolte d’octobre 1988, un moment qui interpelle les consciences et exige l’union de toutes les forces démocratiques que les étudiants de Tizi estiment «autant un devoir qu’une nécessité pour éviter à la nation le naufrage». «La chute du régime de Ben Ali résonne dans tout le territoire nord-africain et annonce, comme ce fut le cas hier avec la dynamique de la décolonisation, la fin des dictatures dans cette région qui a su surmonter, avec admiration, les épreuves difficiles. L’impressionnante mobilisation du peuple tunisien, particulièrement celle de la jeunesse, qui ne voulait pas renoncer, doit inspirer et motiver tous les patriotes de l’Afrique du Nord qui luttent héroïquement pour le renouveau démocratique et l’Etat de droit dans nos pays respectifs. C’est aussi une preuve irréfutable que la tyrannie n’est jamais pérenne», argue le Comité estudiantin de l’Université de Tizi-Ouzou qui ne manque pas d’appeler les Algériennes et les Algériens «soucieux du devenir et de l’honneur de la nation» de se joindre à la marche prévue samedi à 11 heures à Alger.
    A. M.

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    Syndicat algérien des paramédicaux

    Grève nationale de deux jours à partir du 1er février

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    Le SAP déplore le fait que le ministre n’ait pas tenu ses promesses.

    Le vent de la contestation souffle à nouveau sur le corps paramédical. Le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a, en effet, appelé à une grève nationale de deux jours par semaine (mardi et mercredi) à partir du 1er février.
    Cette grève, décidée lors de la dernière session du conseil national du syndicat, vise à faire pression sur le ministère de la Santé afin qu’il lève le blocage de la promulgation du statut particulier longtemps attendu par la corporation.

    «Nous nous sommes montrés patients devant les assurances du ministre quant à la promulgation du statut LMD de la corporation paramédicale dans un délai qui ne saura dépasser la fin de l’année 2010. Force est de constater une fois de plus la lenteur, voire le blocage délibéré de notre statut par certains cercles hostiles à une formation de qualité, qui entoure sa finalisation et qui demeure encore à l’état embryonnaire au niveau du ministère de la Santé», souligne le communiqué du SAP qui appelle, par là même, la corporation à la vigilance pour déjouer toute tentative de manipulation et manœuvres occultes.

    Le syndicat des paramédicaux accuse des «lobbys» d’être derrière le retard dans l’application du statut des paramédicaux. Rappelant les efforts consentis pour redorer le blason de cette corporation marginalisé depuis toujours, le SAP rappelle avoir placé «une confiance totale en la personne du ministre de la Santé après ses déclarations publiques rassurantes, notamment celle tenue devant les membres du conseil national du 28 octobre 2010».

    Mais le SAP déplore le fait que le ministre n’ait pas tenu ses promesses. Se montrant résolu à défendre la corporation des paramédicaux, le SAP affirme qu’il ne lésinera pas sur les moyens pour «durcir son mouvement si aucune solution concrète ne vient répondre à cette préoccupation majeure, à savoir l’adoption du statut particulier de la corporation dans un délai raisonnable tel que conclu par la commission mixte ministère-syndicat». 

    Mokrane Ait Ouarabi
  • LADDH, SNAPAP, CLA, SATEF et CNES planchent sur la crise La société civile prépare la riposte

     

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    La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (Laddh) version Bouchachi organise, demain vendredi, à la Maison des syndicats de la capitale, conjointement avec quatre syndicats autonomes – Snapap, CLA, Satef, Coordination sections CNES – une rencontre nationale pour «débattre de la situation actuelle et des moyens à mettre en œuvre et des actions à mener pour empêcher la marginalisation d’un nombre de plus en plus important de jeunes et, par la même occasion, empêcher que le pays ne s’enfonce encore plus dans le chaos».

    Au-delà de l’importance de son ordre du jour, ce rendez-vous a surtout le mérite de rassembler des organisations de la société civile issues d’horizons divers autour d’un thème éminemment politique. En dehors des alliances conjoncturelles qui les ont liés sur, par exemple, la question des salaires ou des libertés syndicales, les syndicats autonomes ne se sont, en effet, presque jamais avancés sur un terrain autre que le leur.


    A l’instar du monde politique, les nombreuses tentatives de constituer un front syndical libre en Algérie ont, pour une raison ou pour une autre, toujours avorté par le passé. Le fait qu’aujourd’hui autant de syndicats soient parvenus à s’unir autour d’un «SMIG» politique et social peut laisser penser qu’une prise de conscience s’est produite au sein de la société civile. A ce propos, Rachid Malaoui, le président du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) s’est félicité, dans une déclaration faite hier à El Watan, que les participants à cette rencontre, qu’il a qualifiée d’«importante», n’aient pas fait dans le corporatisme et se soient sentis interpellés par la situation catastrophique qui prévaut actuellement dans le pays.

     

    Colère de la jeunesse

     

    Evoquant les dernières émeutes qui ont secoué de nombreuses grandes villes du pays et l’état d’extrême détresse dans lequel se trouve la jeunesse algérienne, M. Malaoui fera savoir que les cinq signataires de l’appel plaidant en faveur de la tenue d’une telle rencontre conviennent tous «que l’on ne peut pas laisser les choses en l’état» et s’accordent tous sur le fait qu’«il est urgent de faire quelque chose». «Avec le temps, tout le monde a compris que le changement viendra non pas du pouvoir mais de la société civile. Par ailleurs, nous ne pouvons plus agir comme s’il ne s’était rien produit», a expliqué notre interlocuteur, avant d’ajouter que leur action consiste aussi à accompagner et à donner du contenu à la colère de la jeunesse. Même si Rachid Malaoui s’est voulu très prudent et s’est refusé à anticiper sur les résultats des débats qui auront lieu vendredi, il dit espérer tout de même que «malgré la diversité de nos préoccupations, de nos champs d’intérêt et des différends qui peuvent exister, pouvoir montrer la maturité qui doit absolument nous habiter afin de dépasser les clivages et par la même fédérer les efforts pour la construction d’un avenir meilleur pour les Algériennes et Algériens».

    Dans un communiqué rendu public mardi, la Laddh, le Snapap, le CLA, le Satef et le CNES ont néanmoins annoncé la couleur et donné une idée sur la direction dans laquelle iront les débats de vendredi. Connues pour leur engagement pour la défense des libertés et des droits de l’homme, les cinq organisations ont demandé «à ce que soient libérés ceux qui sont considérés comme ’émeutiers’ car  ceux qui ont contribué, par leurs décisions et actes de gestion autoritaire, à fabriquer les ‘émeutiers’ sont les premiers à devoir comparaître devant la justice».

    Elles exigent, par ailleurs, la levée de l’état d’urgence et l’ouverture du champ médiatique, politique, syndical et associatif «afin que les conflits puissent être réglés par la force d’un droit qui prend en charge les intérêts et les préoccupations de la majorité de la population et non pas par le droit d’une force qui protège les intérêts d’une minorité».          

    Zine Cherfaoui
  • Sit-in des médecins devant la polyclinique de Sidi Yacine

      Syndicat national des praticiens de la santé publique

    Sit-in des médecins devant la polyclinique de Sidi Yacine

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       	Le traitement des dossiers des médecins accuse encore plus de retard

    zoom | © D. R.

    Le traitement des dossiers des médecins accuse encore plus de retard

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    Les membres du syndicat ont exigé le versement des rappels prévus par le nouveau statut.

    Le bureau de wilaya du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a, de nouveau, affiché hier son mécontentement contre le retard «flagrant» dans l’application du statut particulier de la corporation. Les membres du syndicat ont observé un sit-in, peu avant midi, au niveau de la polyclinique de Sidi Yacine pour exiger le versement des rappels prévus par le nouveau statut. «Nous exigeons le versement des rappels engendrés par le passage au nouveau grade de classification selon le nouveau statut promulgué le 29 novembre 2009», indique un communiqué du SPSP remis, hier, au bureau d’El Watan. Les protestataires, une centaine, ont également tenu à dénoncer la lenteur avec laquelle le receveur intercommunal au niveau du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Sidi Bel Abbès gère les salaires et indemnités des patriciens de santé publique, notamment dans le volet consacré au traitement et autres rappels.

    «Les avancements des praticiens de la santé publique, les rappels et les indemnités inhérents à la garde médicale, pour ne citer que ces exemples, ne sont versés qu’au bout d’une année d’attente», signalent les syndicalistes du SNPSP. Aussi, ils ne manquent pas de dénoncer le passage obligatoire des états de payement par le contrôleur financier de la wilaya de Sidi Bel Abbès où le traitement des dossiers des praticiens de la santé publique accuse encore plus de retard. «Nous ne sommes pas contre toute mesure de contrôle des finances de la part des pouvoirs publics mais sommes contre la lenteur de leur règlement par l’administration», estiment plusieurs patriciens.

    Le bureau local de l’EPSP de Sidi Bel Abbès, qui est l’un des plus importants de la wilaya, a appelé hier les responsables de la wilaya à trouver des solutions appropriées à ces problèmes «pour permettre aux praticiens de se consacrer pleinement à leurs missions et d’assurer une prise en charge adéquate du malade», note-t-il, en conclusion.                                      

    Abdelkrim Mammeri
  • Record à l’ENTV, gaspillage d'argent publique.

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    Un nouveau scandale vient d’ébranler la direction de l’ENTV, remettant en cause toutes les procédures de la gestion de l’entreprise. Un véhicule vétuste est réparé à presque 5 millions de dinars !
    Cela s’est produit, non pas dans un studio de tournage, mais bel et bien à la station régionale de Constantine, où les cadres sont toujours sous le choc. Nous sommes face à l’histoire banale d’un véhicule de marque Kangoo, immatriculé en 2005, tombé en panne en mai dernier, alors qu’il se dirigeait vers la ville de Bordj-Bou-Arréridj. Il est alors acheminé jusqu’à Constantine pour y subir des réparations. Le coût de la réparation reviendra à 37 millions de centimes, soit la moitié de la valeur marchande du véhicule. Mais, après avoir parcouru la distance de 200 kilomètres, la même panne se manifeste. On décide aussitôt de le renvoyer chez le même mécanicien, un représentant de la marque Hyundai, alors qu’il aurait dû être orienté vers un concessionnaire de la marque Renault. Pour des raisons qui demeurent encore obscures, le véhicule est immobilisé pendant près de 5 mois chez le mécanicien. Il n’est réparé et remis en marche que le 12 décembre dernier. Et c’est à ce moment que le mécanicien a exigé le paiement de la facture dont le montant avoisine les 442 millions de centimes. De quoi acheter quatre véhicules neufs du même type. Imaginons un peu que l’ENTV soit dotée d’un budget égal à celui de Sonatrach... entv.jpeg

  • L’histoire finalement sans intérêt du Grand Palais qui avait peur d’un petit SMS !



    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Interrogé par la police, puis par le juge, Ahmed Badaoui,
    ancien responsable du syndicat des douanes, n’a pas craqué
    et a courageusement répondu :

    «Je n’ai rien à déclarer !»

    Oui ! Sans intérêt, finalement. Mais si nous ne devions nous intéresser qu’aux histoires… intéressantes, la vie serait tellement triste ! Alors que là, tout de même, c’est rigolo. Un Palais, un beau Palais construit avec l’argent du peuple et habité par un homme et une cour payés par le même peuple, entourés d’une garde et de plein de caméras financées par le peuple itou, et toute cette impressionnante armada a tremblé, a vacillé par la faute d’un SMS. Un malheureux petit texto ! Quelques lignes pianotées par les mains d’un syndicaliste sur un téléphone mobile de gamme moyenne, même pas un Smartphone. Ya bouguelb ! Les frayeurs du Palais sont effrayantes de disproportion. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté le 14 juin 2001, et hop ! Le régime sans sel et sans saveurs qui nous mal-gouverne a décrété depuis l’interdiction des attroupements de plus de 3 personnes. Et là, aujourd’hui, quelques mots balancés d’un mobile, et hop ! Ah ! Oui ! Au fait ! Hop quoi ? Que vont-ils décider, en plus de la mise sous contrôle judiciaire de Badaoui ? Que tous les SMS émis doivent transiter par les Sûretés de daïra du pays ? Que la fonction SMS soit obligatoirement supprimée de tous les portables importés en Algérie ? Ou qu’une commission nationale, dont les membres seraient bien évidemment désignés par le Grand Palais, statue sur le contenu des textos rédigés par les Algériennes et les Algériens, décidant de ceux qui peuvent parvenir à destination et de ceux qui doivent obligatoirement faire apparaître sur les écrans des téléphones la mention «échec envoi» ? C’est que ça peut aller loin, très loin, cette histoire. Imagine le 31 décembre au soir. Le mec ou la nana qui s’amuserait à souhaiter par SMS une bonne et heureuse nouvelle année à sa famille et à ses amis. C’est que ça prête à suspicion quelqu’un qui émet de tels vœux dans un tel bled. Bonne et heureuse année en Algérie ? Moi, j’y vois forcément de la provocation, voire même un appel à l’insurrection. Parce que moi, Monsieur, le Grand Palais m’a appris à lire entre les lignes, et même entre les syllabes et les ponctuations. Si tu places deux points d’exclamation après «bonne et heureuse année !!» ne me dis surtout pas que c’est innocent, que tu ne transmets pas un message codé à la cellule de renversement de l’Etat. Bon, c’est sûr que pour le moment, le Grand Palais ne peut pas techniquement avoir l’œil sur tous nos SMS, mais attention. Il y travaille. Il y travaille sérieusement. C’est d’ailleurs le seul chantier qui a des chances d’aboutir. Mdr. Lol. Buzze. Je fume du thé et je reste éveillé à la lumière de mon mobile, le cauchemar continue.
    H. L.

  • IL REFUSE DE SIGNER UN PROTOCOLE D’ACCORD ET DÉNIE À L’UGTA LE DROIT DE LA REPRÉSENTATION SYNDICALE Ould Abbès opte pour la confrontation

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    La confrontation dans le secteur de la santé est désormais inévitable. Les ingrédients d’un bras de fer entre les représentants des travailleurs et les responsables du département de la santé sont réunis. La position affichée par le premier responsable du département de la santé à l’égard de la représentation syndicale illustre parfaitement cet état de fait.
    Abder Bettache - Alger – (Le Soir) - Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière vient de franchir un pas, qualifié de «grave» dans ses rapports conflictuels avec les représentants des travailleurs du secteur. Un protocole d’accord ayant sanctionné une réunion d’évaluation, tenue le 10 janvier et qui a regroupé le secrétaire national chargé des conflits sociaux à la Centrale syndicale et le ministre de la Santé, M. Ould Abbès, devait aboutir à la mise en place d’une démarche portant «règlement de toutes les questions du secteur jusque-là restées en suspens». D’ailleurs, les deux parties ont convenu du «dépôt de trois avant-projets de statuts relatifs aux paramédicaux, aux biologistes et aux sages-femmes, de la mise en place d’une commission pour la relance de l’avant-projet du statut particulier des praticiens médicaux titulaires d’un certificat d’études spécialisées, de la relance du processus des statuts particuliers et des régimes indemnitaires pour faire bénéficier les travailleurs de la santé concernés dans les meilleurs délais et de l’installation des commissions mixtes chargées de traiter les autres dossiers sensibles ». Or, à la grande surprise de ses partenaires sociaux, le ministre de la Santé s’est rétracté. Il demande à son secrétaire général de ne pas reconnaître le communiqué commun et ce dernier a donc refusé de le parapher. Une situation qui a soulevé moult interrogations, d’où la question de savoir si ce «refus est momentané» ou «s’agit-il d’un choix délibéré de la part du département de la santé ?»
    Volte-face
    Une semaine après, soit le 17 janvier dernier, le ministère de la Santé saisit toutes les directions de wilaya de la santé et de la population (DSP), leur demandant de «désigner un paramédical de (votre) établissement non affilié à aucun syndicat pour participer à une réunion sur les statuts des paramédicaux», qui aura lieu le jeudi 20 janvier 2011 à 9h au niveau de l’Institut Pasteur d’Algérie, à Dely-Brahim, à Alger. Ces structures ont été saisies dans une correspondance, dont nous détenons une copie. Mieux, il est exigé de communiquer «le nom du paramédical désigné qui doit parvenir à (mes) services au plus tard lundi 17 janvier 2011.» Cette volte-face du département de la santé est qualifiée de «véritable provocation à l’adresse des travailleurs du secteur et particulièrement de leurs représentants syndicaux». «Peut-on faire confiance à un ministre qui fait une chose et son contraire. Un ministre inconscient qui à travers ses agissements perturbe le secteur de la santé et ce, malgré toute la volonté du premier responsable de la Centrale syndicale et des structures du secteur. Il est indigne d’un ministre de la République», commente un syndicaliste de la Fédération de la santé.
    90 000 paramédicaux mobilisés
    Face à cette situation, la Fédération des travailleurs de la santé s’est réunie en session extraordinaire et a décidé d’un dépôt de préavis de grève pour dimanche prochain. Ainsi 90 000 paramédicaux affûtent-ils leurs armes et se préparent à une grève générale. Cette dernière devait avoir lieu la première semaine du mois de février prochain. Pour rappel, lors de ses différentes sorties médiatiques, voire depuis son installation à la tête du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould-Abbès n’a cessé d’annoncer en grande pompe que les augmentations salariales sont imminentes. Cependant, il ne peut y avoir de revalorisation salariale tant que les régimes indemnitaires n’ont pas été finalisés. Seuls les chercheurs hospitalo-universitaires et les fonctionnaires relevant du corps des administrateurs des services de santé publique sont pour le moment concernés. Les autres fonctionnaires, dont les paramédicaux, les sages-femmes et les biologistes, ne seront pas augmentés tant que la question des régimes indemnitaires n’est pas finalisée. Pour rappel, en date du 13 décembre dernier, le secrétaire national en charge des conflits sociaux avait imputé la responsabilité au ministre de la Santé. «Des propositions qui reposent sur la dynamique du dialogue social n’ont reçu jusqu’à présent aucune réponse positive de la part du ministre de la Santé», lit-on dans la lettre, dont une copie est en notre possession. Et d’ajouter : «Bien au contraire, nous relevons une volonté délibérée d’éloigner de ce processus de négociations la représentation syndicale de l’UGTA. Tout en condamnant cet acte, il y a lieu de remédier à cette situation qui risque de porter préjudice au climat social et aux relations mutuelles», lit-on dans une lettre dont nous détenons une copie.
    A. B.

  • Actualités : TÉBESSA La route nationale 16 fermée par des émeutiers



    Plus d’une centaine d’habitants de la mechta Touricha, commune de Morsott à 29 km au nord-ouest du chef-lieu, ont dressé, dans la journée d’hier, des barricades et brûlé des pneus, obstruant le passage au niveau de la route nationale n°16.
    Le chômage, la malvie, le bitumage des voies de communication, les constructions rurales sont leurs principales revendications. Le chef de daïra de Morsott et le secrétaire général de la wilaya se sont rendus sur les lieux pour calmer les esprits surchauffés, mais le dialogue a été rejeté et la manifestation a pris de l’ampleur, les manifestants exigeant la présence du wali pour solutionner leurs problèmes immédiatement.
    Saâdallah Djamel

  • BOUIRA La population de Raffour ferme la RN15 et la RN26



    Pour faire entendre sa voix auprès des autorités locales, la population du village Raffour, dans la commune de M’chedallah a procédé hier dans l’après-midi, aux environs de 15h à la fermeture de la RN15, créant en l’espace d’une heure, un bouchon de plusieurs kilomètres et pénalisant ainsi des centaines d’usagers de la RN15 et la RN26 en direction de Béjaïa, Jijel et même Tizi-Ouzou, qui passent par le col de Tirourda.
    Après une heure de blocage, le maire et ses adjoints se sont déplacés sur les lieux et ont promis à la population de prendre en charge l’ensemble de ses revendications, dont entre autres la réalisation d’un nouveau réseau d’assainissement puisque le premier, datant des années 1980, est défectueux. Il en est de même pour le réseau d’AEP dont l’ancien est réalisé avec des tuyaux en amiante, et enfin, la réfection du réseau d’électricité en torsadé, pour éviter les courts-circuits qui sont légion dans ce village dense et où vivent près de 10 000 âmes. Les représentants de la population, et après avoir eu des garanties de la part du maire et de ses adjoints, ont rouvert la route à la circulation, au grand soulagement des usagers, aux environs de 16h30.
    Y. Y.

  • LE RCD ACCUSE : «Le RND se prépare à lancer des provocations»



    Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui a appelé à une marche populaire à Alger pour le samedi 22 janvier, a dénoncé, hier, dans un communiqué rendu public, le RND, le parti du Premier ministre, qui se prépare à lancer des provocations contre la manifestation.
    Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - Le RCD informe, en effet, que «le bureau du RND d’Alger s’est réuni le 17 janvier au soir pour envisager les possibilités de lancer des provocations contre la marche populaire prévue pour le samedi 21 janvier à 11h à la place du 1erMai». Se déclarant toujours décidé et mobilisé à organiser la marche, le parti de Saïd Sadi, qui a eu maille à partir avec Ahmed Ouyahia, notamment lors de la présentation de la politique générale du gouvernement, n’a pas manqué de porter encore une fois l’estocade au RND. «Conçu dans des officines, imposé par la fraude, agissant dans l’opacité et par la rapine, le parti du Premier ministre exécute les ‘’sales besognes’’ qui sont sa raison d’être», écrit le RCD qui va même jusqu’à lancer un défi : «Bienvenue dans la rue algérienne.» le RCD, qui appelle à une dissolution des assemblées élues, ajoute encore à l’adresse du RND : «Les assemblées que vous avez squattées par la fraude seront dissoutes. » Le parti de Saïd Sadi, qui prépare activement la marche à la quelle il a appelé, poursuit les consultations qu’il a voulues les plus larges possibles avec la classe politiques et les acteurs sociaux. Aussi il a réitéré hier son appel à la fédération des forces patriotiques en faveur de l’Etat de droit. «Plus sérieusement, nous réitérons notre appel à l’ensemble des forces politiques nationales, partis, associations et personnalités, toutes sensibilités confondues, partageant les valeurs de Novembre et de la Soummam, pour dépasser les clivages et les sectarismes partisans dans ces heures décisives pour la nation en se mobilisant ensemble en faveur d’un Etat de droit dans la marche populaire du 22 janvier.» Rappelons que le RCD a décidé de marcher dans Alger pour exiger la libération des détenus des dernières émeutes qui ont secoué le pays, la levée de l’état d’urgence, la restauration des libertés individuelles et collectives ainsi que la dissolution des assemblées élues.
    S. A. I.

  • Said Sadi présente son livre sur Amirouche


    Said Sadi présente son livre sur Amirouche
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  • “Nous voulons des gens intègres au gouvernement”

     

    Sihem Bensedrine, porte-parole du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT) à “Liberté”

    “Nous voulons des gens intègres au gouvernement”

    Par : Souhila Hammadi, Liberté, 19 janvier 2011

    Sihem Bensedrine, personnalité connue de l’opposition au régime de Zine El Abidine Ben Ali, est catégorique : le gouvernement de coalition, formé par le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, ne pouvait espérer une longévité plus longue eu égard à son rejet total par le peuple, la classe politique et la société civile. “Tout le monde a été choqué d’apprendre que le gouvernement gardait des ministres symboles de l’ancien régime, qui avaient les mains sales.”
    Dans le nouvel Exécutif de transition, les titulaires de ministères stratégiques (Intérieur, Défense, Affaires étrangères et Finances) ont été reconduits à leur poste. Ce qui n’a pas eu l’heur de plaire aussi bien au peuple qu’aux militants politiques qui formaient l’opposition dans le pays. Sihem Bensedrine nous a rapporté que depuis lundi après-midi, les manifestations n’ont pas cessé, réclamant le départ du gouvernement, annoncé le jour-même par le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi. Selon la journaliste tunisienne engagée dans la défense des droits de l’homme, les propos du Premier ministre sur la chaîne de télévision El Arabiya, où il affirmait continuer à entretenir l’ancien président Ben Ali de ce qui se passe et se décide pour la Tunisie et le discours du ministre de l’Intérieur qui regrettait le soulèvement populaire pour ce qu’il engendrait comme perte pour l’économie nationale sans évoquer “la mort de nos enfants”, a exacerbé la colère des tunisiens. “Trois ministres de l’UGTT ont démissionné. Nous attendons à ce que les autres ministres de l’opposition fassent de même”, a déclaré Mme Bensedrine.
    Elle a poursuivi que le gouvernement d’union nationale ne doit pas renfermer en son sein des personnes qui ont participé à la répression du temps de l’ancien président Ben Ali. “Nous voulons, au gouvernement, des gens intègres.” Le défi étant, de son avis, “de construire une démocratie en Tunisie et surtout d’éviter qu’elle soit l’otage des symboles de l’ancien régime”. Pour ce faire, elle a estimé qu’il n’est point possible d’organiser une élection présidentielle dans les 60 jours comme en dispose la Constitution, qui est, par ailleurs, non reconnue par les militants démocrates et la société civile qui commencent à s’organiser pour faire aboutir des demandes qu’ils jugent prioritaires. “Nous exigeons la dissolution du parti de Ben Ali, le RCD, et de toutes les institutions (Assemblée nationale, Sénat, Conseil constitutionnel…). Nous appelons à la tenue d’assisses pour une Constituante, qui donnera une nouvelle constitution et définira la refondation institutionnelle”, a indiqué notre interlocutrice. “C’est trop tôt”, a-t-elle répondu à une question relative à l’émergence d’une personnalité politique susceptible de prendre en main les commandes du pays après l’ouverture démocratique. “Nous ne sommes pas dans une étape de recherche d’un sauveur. Nous voulons d’abord garantir la sécurité des acquis de la révolution”, a expliqué la porte-parole du Conseil national des libertés en Tunisie. Le départ de Ben Ali du pouvoir était-il prévisible ?
    “Oui, nous avons milité pour l’écarter du pouvoir. Ce qui était inattendu est la révolte populaire sans aucun acte de violence. Les policiers et miliciens de Ben Ali terrorisent le pays. Les citoyens s’organisent pour assurer la sécurité de leurs familles et leurs biens. 40 jeunes sont morts dans les affrontements avec les milices”, a rapporté Sihem Bensedrine.




  • Réponse de Nordine Ait Hamouda à Ouyahia


    Réponse de Nordine Ait Hamouda à Ouyahia
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  • Une quinquagénaire tente de s’immoler par le feu à Sidi Ali Benyoub (Sidi Bel Abbès)

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    Une femme âgée d’une cinquantaine d’années a tenté de s’immoler par le feu, lundi 17 janvier, à l’intérieur du siège de l’APC de Sidi Ali Benyoub, localité située à 26 kilomètres au sud-est de la ville de Sidi Bel Abbès.

    Selon une source locale, la femme s’est versée un produit inflammable sur le corps avant de tenter d’y mettre le feu, mais un agent communal est parvenu à l’en dissuader.

    Habitant un logement social, la quinquagénaire, furieuse, s’était présentée à l’APC de Sidi Benyoub pour réclamer une aide de l’état dans le cadre du programme de l’habitat rural, et ce, en début d’après-midi.

    Elle aurait essuyé un refus de la part des responsables de ladite commune, raison pour laquelle elle a pris la décision de mettre fin à ses jours en tenant de s’immolant par le feu.

    Selon notre source, la femme se serait blessée à la main dans sa tentative de suicide et évacuée vers le centre de santé de la localité de Sidi Ali Benyoub (ex-Chanzy).

    Ses jours sont hors de danger, indique notre source.

    Abdelkrim Mammeri
  • Les enseignements des émeutes L’heure des bilans

    Par : RABAH LARBI

    Pour le pouvoir, le bouc émissaire est tout trouvé ! Et comme le ridicule ne tue pas, on lui reproche une chose et son contraire.  Si tu parles… “Tout  ce que tu dis, se retournera contre toi !”
    Et si tu te tais, on t’avertira que… “Qui
    ne dit mot, consent’’ ! Quoi que tu fasses,
    le résultat est le même. Si le pouvoir
    pense que le moment de casser du
    sucre est venu, ben, il en sera ainsi !
    Le loup ne deviendra jamais berger
    et la raison du plus fort est toujours la meilleure.
    Et la raison, l’État l’a trouvée.
    Tout seul, comme un grand. OK !
    Pour éviter que la population ne sorte à nouveau, on va baisser les prix de deux denrées alimentaires. L’État a donc, dans un sursaut de générosité et d’illumination retrouvées, décidé que désormais l’huile
    et le sucre seraient respectivement cédés à 600 DA le bidon de 5 litres et 90 DA le kilo. Mais, en réalité, ce qui a réellement changé dans le prix au détail, ce sont les taxes.
    C'est-à-dire ce que l’État prélevait
    exagérément sur ce type de produits,
    déjà chèrement négocié sur les marchés mondiaux. Un manque de discernement de la part des structures chargées de la commercialisation qui aura coûté et des vies humaines et de l’argent… au contribuable.       
    Cherchez le coupable
    ailleurs !
    Plutôt que de décider de “justes” sanctions contre les dérives d’un gouvernement navigant à vue, le département du Commerce, toute honte bue, profère des menaces contre un opérateur privé, libre investisseur dans son propre pays, offrant des milliers de postes de travail à des Algériens, payant rubis sur l’ongle, ses obligations fiscales… il y a comme un délit de lèse- majesté ! Ce n’est quand même pas lui qui a prêté serment devant la nation ? Ce n’est point le rôle d’une entreprise, somme toute importante. Cela relève des prérogatives d’un président de la République. Lui, il n’a rien promis à personne !
    Faut quand même reconnaître qu’on est devant un crime d’une grande indélicatesse. Vouloir sacrifier sa marchandise à des prix inférieurs que ceux décidés par des experts d’État “ès sucre et huile’’, cela relève de la Cour martiale. Tant que le ridicule ne tuera pas, la démagogie gouvernementale s’en portera bien !
    Ce type de comportements, ça vous pousse à tout, sauf à la sérénité. Et la justice, la vraie, la rue sait la rendre. Ne dit-on pas, “le peuple reconnaîtra les siens’’ !
    Malheureusement, la rue ne fait dans la dentelle. C’est connu, colère et raison ne font pas bon ménage.
    Il y a eu des victimes. De la casse. La facture sera lourde de conséquences. Aussi lourde de conséquences que d’enseignements à en tirer.  Mais ne tire pas de leçons qui veut. Chez nous, des leçons, on n’aime pas en recevoir. Pour notre pouvoir, les enseignements ça ne va qu’à sens unique. Je dicte et tu exécutes ! Or, aujourd’hui, en l’an 2011, le peuple ne l’entend plus de cette oreille. Il veut que ça change. Et s’il est sorti en ce début d’année, c’est parce que cela fait peut-être partie de ses résolutions pour 2011. Ce n’est pas parce que les prix ont augmenté, comme on veut bien le faire croire. Il est vrai qu’il est plus aisé pour l’État de ramener les prix de deux produits à la baisse que de concéder un iota de liberté. Liberté d’opinion, accès à l’information, liberté de circuler avec levée de boucliers sur toutes nos routes, combattre la bureaucratie, mener la vie dure aux adeptes de la corruption, faire halte aux passe-droits, etc. Et la liste de toutes ces revendications aussi légitimes les unes que les autres est encore trop longue.
    C’est ce type de réclamation que formule le peuple. De l’huile et du sucre, il n’en fait pas tout un plat ! Tu bouffes ou tu ne bouffes pas, tu crèves quand même ! (dixit les fables de la Fontaine) cela, le peuple l’a compris !

    Gouverner, c’est anticiper !
    Quand il sort, il est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il peut être très maladroit, gauche, violent dans ses protestations, il casse, il brûle, il saccage, il pille même… mais il faut chercher le coupable ailleurs ! Il ne faut pas en vouloir à la mèche, mais à celui qui l’allume.  Gouverner, c’est anticiper !
    Babor Ed’zaïr navigue à vue. Sans équipage, ni pilote, la galère a fini par chavirer. Et à défaut de changer de cap, et en toute urgence, le brassage du vent ne mènera qu’à la tempête. Vaut mieux agir en temps d’accalmie, le beau temps risque de ne pas durer. Et l’on ose espérer que l’on ne se trompe pas encore de cible. Le fautif n’est pas là où vous croyez. Il faut chercher plus près de chez soi !  

  • Anticiper la volonté de changement ou anticiper sa manifestation ?

     

    Par : Mustapha Hammouche

    L’APS rapporte que la direction de l’UGTA a tenu, hier, avec les responsables syndicaux de la wilaya d’Alger, une réunion s’inscrivant dans le cadre du “processus de préservation de l’outil de production et de travail”.
    Selon les propos d’un syndicaliste recueillis par l’agence officielle, l’UGTA a demandé aux unions locales et aux responsables syndicaux des principaux pôles d’activité de la wilaya d’Alger, d’installer des comités de “vigilance” pour “prévenir contre tout dérapage pouvant toucher l’outil de travail des entreprises lors de manifestations”.
    Le syndicat “officiel” aurait donc perçu une menace qui pèse sur “l’outil de production” découlant de manifestations annoncées.
    Déjà que les moyens policiers disposés en divers endroits dans la capitale et ses environs montrent que le pouvoir a du mal à dissimuler son appréhension, voilà qu’il veut mobiliser les “organisations de masses” pour sauvegarder les infrastructures et les installations industrielles autour d’Alger. On voit mal en quoi on peut, comme le déclare le secrétaire général de l’Union de wilaya, “sensibiliser les travailleurs pour l’instauration et le maintien d’un climat sain et serein dans les milieux du travail” alors même que la mesure, significative d’une inquiétude, vient renforcer la sensation de veille de troubles. Cette sensation est en effet induite par d’autres signes, tels que la concentration de moyens de maintien de l’ordre dans la ville.
    L’auteur de l’initiative de “comités de vigilance” suggère non que des troubles préjudiciables à “l’outil de production” sont à craindre, mais dispose déjà les protagonistes, chacun dans son rôle : casseurs contre comités de vigilance. Or, historiquement, il n’a pas été observé de casse dans les “outils de production” : les émeutiers de quartiers s’en prennent généralement aux biens et aux édifices urbains et les mouvements ouvriers n’ont pas l’habitude de se retourner contre leurs usines et leurs équipements.
    Outre qu’elle renseigne sur un déficit de sérénité au niveau de la décision, la mesure prise par l’UGTA distribue d’avance des rôles dans une situation hardiment présagée. Jusqu’à plus ample information, il y a un mystère, sinon une arrière-pensée, dans cette idée de mettre en place par anticipation ces “comités de vigilance”. Sans compter qu’il faut plus que ce genre de mesures pour propager le sentiment d’appréhension déjà largement diffusé par les débats sur “l’effet domino” de la Révolution tunisienne dans le Maghreb et ailleurs, dans le monde arabe, et par l’observation d’une multiplication de cas d’immolation par le feu.
    Ce n’est pas habituel que le pouvoir en Algérie, toujours cramponné au discours musclé d’un état fort, laisse lui échapper des signes de panique, au risque de renforcer ce qui n’est, peut-être, que rumeurs et conjectures.
    à moins qu’il n’ait perçu à ce point la prolifération de la volonté de changement. Dans ce cas, pourquoi n’anticiperait-il pas cette volonté de changement plutôt que l’expression éventuelle de cette volonté de changement ?

     

  • no moment


    n:4 boutef

  • Tentatives de sabotage de la marche populaire de samedi prochain Le RCD dénonce les “parasites de la nation”

    22807.jpg rien à craindre c'est pour l'algerie, marchons essembles.

    Par : Arab Chih

    Le parti de Saïd Sadi s’est attaqué aux relais du régime qui tentent de casser son initiative et ceux qui usent de la désinformation pour faire accroire que le changement mènera inévitablement au chaos.

    La marche à laquelle a appelé le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour samedi prochain semble avoir fait paniquer le pouvoir en place au point où ses relais se préparent dès à présent à chahuter cette manifestation pacifique. “Le bureau du RND d’Alger s’est réuni le 17 janvier au soir pour envisager les possibilités de lancer des provocations contre la marche populaire prévue pour le samedi 22 janvier à 11h à la place du 1er-mai”, a dénoncé le RCD dans un communiqué rendu public hier. “Conçu dans des officines, imposé par la fraude, agissant dans l’opacité et par la rapine, le parti du premier ministre exécute les “sales besognes’’ qui sont sa raison d’être”, assène d’emblée le RCD. Plus incisif encore, le RCD lance à l’égard de ce groupe de militants RND, qualifiés de “miliciens” : “les assemblées que vous avez squattées par la fraude seront dissoutes”, avant de leur souhaiter, ironique, la “bienvenue dans la rue algérienne”. Le parti de Saïd Sadi s’est aussi durement attaqué à d’autres relais du régime, médiatiques ceux-là, qui, en versant dans la désinformation, tentent de faire accroire que le changement mènera inévitablement au chaos. “Faute de pouvoir réprimer, le pouvoir charge ses relais médiatiques de diffamer et de désinformer. Ces organes passent leur temps à essayer de faire croire que le changement ne peut mener qu’au chaos ou au péril intégriste”, dénonce le RCD.
    “Le chaos, comme toutes les dérives politiques, sont les conséquences directes de la gestion du système en place. La désinformation et les manipulations ne changeront rien au bilan désastreux d’un pouvoir qui en est encore, en janvier 2011, à demander des enquêtes pour connaître les raisons poussant nos jeunes au naufrage et, maintenant, à l’immolation”, poursuit-il.
    Déterminé à faire de la marche de ce samedi un moment de retrouvailles entre les citoyens partageant l’idéal démocratique et républicain, le RCD a réitéré son appel à “l’ensemble des forces politiques nationales, partis, associations et personnalités, toutes sensibilités confondues, partageant les valeurs de Novembre et de la Soummam, pour dépasser les clivages et les sectarismes partisans dans ces heures décisives pour la nation en se mobilisant ensemble en faveur de l’État de droit”. Le RCD appelle à conférer à cette marche “un caractère citoyen autour des revendications consensuelles”, à savoir “la libération des détenus, la levée de l’état d’urgence, la restauration des libertés individuelles et collectives et la dissolution des assemblées ‘’élues’’”. Il y a lieu de signaler que le Parti pour la laïcité et la justice (PLJ), une aile de l’ancien parti d’El-Hachemi Cherif, ainsi que l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, se sont joints à l’initiative du RCD. Belle réponse pour les auteurs de ces tentatives de sabotage que le RCD qualifie de “parasites de la nation”.

  • toute la famille de ould abbass est au ministère de la sante', comment faire confiance a ce ministre!!! promesses non tenues,charlatan de tlemcen

    connerie.jpgLe ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbes a procédé à la nomination de ses trois enfants à des postes de responsabilité au niveau du ministère. En effet, Ould Abbes a nommé sa fille Linda chargé de communication du ministère, une autre fille , moins chanceuse, a été nommée secrétaire, alors que son fils est nommé conseiller de son PAPA.  Bled Mickey !

    ces promesses---

    Serait-il en mesure d’honorer ses engagements

    Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, compte réunir cette semaine, les syndicats activant dans le secteur de la santé publique, en vue de résoudre les problèmes qui règnent dans le secteur de la santé publique, notamment celui de satisfaire les revendications de pas moins de 30 000 praticiens généralistes et spécialistes. 

    Cette réunion, la deuxième du genre, depuis l’arrivée de Djamel Ould Abbès à la tête du secteur de la santé, aura lieu cette semaine, entre le ministre et les représentants de tous les syndicats du secteur pour prendre les décisions qui s’imposent. Effectivement, après avoir reçu le feu vert du président de la République pour résoudre les problèmes, qui prévalent dans le secteur de la santé publique, le ministre de la Santé a depuis le 27 juin dernier, entamé une série de rencontres avec les syndicats autonomes de la santé publique. Des réunions qui, selon les syndicalistes, “conduiront certainement la situation de crise qui règne depuis plusieurs années dans le secteur en question, à connaître enfin son dénouement”. Rappelons toutefois, que le premier responsable du secteur avait indiqué que “les partenaires sociaux seront associés à part entière à toutes les questions en rapport avec le système de santé”. Le ministre a, dans ce contexte, appelé les syndicats à contribuer, par “leurs idées, leur savoir-faire et leurs avis à la révision de la loi sanitaire, l’élaboration de la nouvelle carte sanitaire ainsi que dans d’autres domaines”. Le ministre avait, à maintes reprises, rappelé que les portes de son département sont ouvertes et resteront ouvertes à l’ensemble des acteurs du secteur. Le seul et unique objectif du ministre de tutelle consiste, selon lui, à établir une passerelle de confiance, notamment avec les syndicats du secteur de la santé, et à rétablir la paix dans ce secteur, après plusieurs années d’instabilité. Il convient de souligner en outre, que le ministre s’engage à résoudre immédiatement quelques problèmes, alors que d’autres ont besoin d’être négociés davantage et demandent un peu plus de temps. Quant aux syndicats, ils se sont dit "satisfaits" et "optimistes"  quant à l’initiative du ministre, en attendant bien évidemment, quelques chose du concret et des réponses claires aux principales revendications de cette corporation. Le ministère de la Santé, censé être le gardien du temple du secteur de la santé, consentira-t-il à honorer ses engagements ? Seul l'avenir nous le dira !

    Lemya Ouchenir

  • alger une sale ville

    Alger, une ville sans identité !

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       	La ville d'Alger ne possède pas un cachet urbanistique  spécifique comme c'est le cas d'autres grande villes du monde, estiment des experts. 

    zoom | © Alger-City.com

    La ville d'Alger ne possède pas un cachet urbanistique ...

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    Alger a perdu son cachet urbanistique qui la distingue des autres villes du monde. Des universitaires, des urbanistes et des architectes assurent que "nous ne sommes pas en mesure actuellement de bâtir des immeubles et des édifices qui reflètent l'identité de la ville" !  

    A ce sujet, le Professeur Naït Kaci Lyes, spécialiste en Histoire moderne et contemporaine de l'Ecole normale supérieure  a fait remarquer, en marge du 3e colloque national sur les villes algériennes à travers l'histoire organisé à Alger,  dans une déclaration reprise par l'APS que "la détérioration" des vieilles bâtisses notamment dans la Casbah, présage de "la perte du legs culturel d'Alger".          

    Le professeur Naït Kaci a déploré également un aménagement inadéquat et préjudiciable à la  structure urbanistique de certains sites de la capitale citant à titre d'exemple  l'implantation d'un parking près de la Grande mosquée à la place des Martyrs qui constitue un grand monument historique, culturel et religieux.    

    De son côté, l'universitaire, Laïchibi Tahar, a souligné l'absence d'une stratégie dans la gestion des villes algériennes. Ces dernières  ont subi des extensions opérées depuis l'indépendance en "n'obéissent  à aucune norme" !

    Contrairement à la ville de Londres qui, explique Laïchibi, dispose d'un plan de gestion étalé sur 100 ans, les villes Algériennes sous la pression démographique, connaissent  des extensions "presque ingérables".  Il a mis en exergue, à ce sujet, le cas de la ville d'Alger qui constitue  "le point noir des villes algériennes" où, a-t-il dit, "le citoyen consacre  beaucoup de temps dans ses déplacements".     

    "La planification dans la gestion des villes, aujourd'hui, est intimement  liée au facteur temps", a-t-il noté, relevant que ce facteur est "totalement  absent" dans la gestion d'une ville comme Alger.   

    Quant aux nouvelles résidences dans les villes algériennes, le docteur Laïchibi Tahar estime qu'elles  "ne renferment pas d'infrastructures nécessaires à la vie". Il a cité, à ce propos, le cas de la nouvelle ville Ali-Mendjeli à Constantine,  où les habitants doivent, pour leurs loisirs, a-t-il dit, descendre au centre-ville  historique de Constantine, "transformant, de la sorte, la nouvelle ville en  une cité dortoir".   

     

     

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