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  • soutien a israel la pauvre ,c'est dans ces moment la qui faut la soutenir il faut lui envoyer des vivre des medicament des bombe a uranium apauvrie elle est encercles par des pays hostilles ,afhanistan et iran!!!!!!!!!!

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    Dilem du Samedi 05 Juin 2010 | Vu 1131 fois

     

     

  • La gifle niçoise

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    Bouteflika aura donc été le seul chef d’Etat du Maghreb à prendre part au 25e sommet France-Afrique, agapes niçoises que Ben Ali, Mohamed VI et Khadafi ont, eux, poliment mais fermement ignorées. « Je lui ai téléphoné spécialement pour lui dire « je t'en prie, viens, c'est important que tu sois là » et c'est un geste qu'il vienne », a révélé le Président français. « Je t’en prie, viens »? C’est donc ainsi, d’une façon si cavalière, que s’invite aujourd’hui un président ? Toujours est-il que ni la polémique avec Paris sur le passé colonial, ni le refus de repentance par la France, ni l’affaire du diplomate Hasseni, ni celle des moines de Tibéhirine, ni la partialité arrogante de l’Elysée dans le dossier du Sahara occidental n’ont dissuadé le chef de l’Etat algérien à donner suite à cette doléance déchirante et à se précipiter à Nice. Bouteflika aurait pu s’inspirer, à cet égard, de  Laurent Gbagbo, le président ivoirien qui a expliqué sur Rfi qu’il ne se rendrait pas en France avant que Paris et Abidjan n’aient discuté de leur « différend fondamental », un différend beaucoup moins lourd que celui qui oppose Alger et Paris, puisque Gbagbo fait allusion au putsch manqué de 2002 contre son régime, auquel il accuse les autorités françaises de l’époque d’avoir participé.

    Mais il faut croire que la controverse sur la mémoire ne pèse pas devant l’immense privilège d’arpenter, un jour, une nuit, la Promenade des Anglais. Cela nous rappelle, à propos de Nice justement, l’article du journal local quand Bouteflika s’était imposé à l’Elysée sans qu’on l’y invite, le 19 décembre 2003.     « Pathétique Bouteflika », avait titré le quotidien Nice Matin, sous la plume de son directeur de rédaction. Clic-clac, merci Kodak ! La visite du président algérien n'aura duré que quelques heures. Prétexte officiel, l'inauguration de deux expositions dans le cadre de la fameuse Année de l'Algérie. Raison réelle : être pris en photo, et sous toutes les coutures, avec Jacques Chirac, l'ami français, à la veille d'échéances algériennes majeures. Pathétique visite, et si embarrassante pour la France. »

    Sept ans plus tard, le pays s’est exposée au même désaveu.

    Le sommet de Nice pour Kodak ?

    « Mais non, vous n’avez rien compris, nous avaient seriné ses bruyants apologues, Bouteflika ne fait pas le déplacement au sommet de Nice pour rien. Un tête-à-tête décisif avec Sarkozy sera pour lui l’occasion de dire ses quatre vérités à la France, les yeux dans les yeux. »Au final, il n’y eut ni tête-à-tête avec Sarkozy, ni « rencontre les yeux dans les yeux ». Bouteflika a été superbement ignoré par le maître de céans qui a réservé ses apartés à l’Egyptien Hosni Moubarak qui assurait la coprésidence du sommet ainsi qu’aux dirigeants des deux géants économiques du continent africain, le Sud-Africain Jacob Zuma et le Nigérian Goodluck. Sarkozy venait de signifier que l’Algérie de Bouteflika ne fait pas partie des pays africains à fort potentiel d’affaires avec lesquels la France, en perte de vitesse sur le continent, souhaite établir des liens puissants afin de reconquérir un rôle de leader  face à la concurrence chinoise.

    A Nice, l’Algérie de Bouteflika, c’était juste un convive d’accommodement, utile pour « remplir » la table, suppléer aux défections de Ben Ali, Mohamed VI et Khadafi, utile pour la « photo de famille » où le chef de l’Etat algérien était d’ailleurs placé tout au bout, parmi les « invités secondaires », Nicolas Sarkozy ayant choisi de s’afficher aux côtés de Jacob Zuma, Président de l’Afrique du Sud, locomotive du continent.L’Algérie de 2010, ce n’est plus l’Algérie de Boumediene qui n’avait jamais mis les pieds en France, ou celle de Zéroual qui avait refusé de serrer la main à Chirac. C’est celle, livrée à un personnage que les Français connaissent parfaitement, celui que Chirac décrit dans son livre-testament, en dix lignes (seulement !), comme un «  homme timide »  et  «  complexe ».Nice aura prouvé notre déclin africain.

    L’Algérie de Bouteflika n’est plus celle-là qui arrivait, il y a encore 12 ans, à faire parrainer par près de 140 pays, dont des membres du Conseil de sécurité, son projet de résolution à l’Assemblée générale de l’ONU en faveur d’un référendum d’autodétermination et d’indépendance au Sahara occidental.C’est la triste fin de la diplomatie-spectacle et des réseaux, celle qui tourne le dos au monde arabe et à l’Afrique. On notera que notre chef d’Etat n’a pas effectué une seule visite officielle bilatérale en Afrique depuis 1999 – il s’est rendu 10 fois en France –, ni reçu à Alger plus de trois chefs d’Etat africains, si nous excluons le sommet de l’OUA de juillet 1999, arraché par le président Zeroual lors du 32e sommet de l’OUA à Yaoundé (Cameroun) en juillet 1996

    Mais on se serait suffi de cette relégation si l’humiliation n’était allée encore plus loin, ce mardi de clôture, quand Nicolas Sarkozy, en conférence de presse, toujours inflexible sur la question de la mémoire, intransigeant à l’égard de l’Algérie, a jugé utile de préciser, sans détours, que le chef de l’Etat algérien a fait le voyage pour rien : « Est-ce qu'il suffit que le président Bouteflika participe au sommet Afrique-France pour que, d'un coup, tout s'éclaire dans la relation entre la France et l'Algérie ? Je crains de ne pas avoir exactement le même optimisme. Il faudra encore du temps », a-t-il lancé aux journalistes médusés.

    La ruade, arrogante, était presque de trop.

    On avait déjà compris, M. Sarkozy !

    M.B.

  • Face à l'État criminel et voyou : Plus que jamais nous continuons !

    Manifestation de soutien à la flotille de Gaza

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    Le Collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens (CCIPPP) nous a fait parvenir le communiqué suivant :

    La solidarité avec la lutte du peuple palestinien devient le symbole d’une bataille contre la barbarie, contre la loi de la jungle que pratique Israël. [...] A nos camarades de la Flottille morts pour la liberté de Gaza,  et pour soutenir la Palestine, à nos camarades blessés, à ceux et celles d’entre eux emprisonnés dans ce camp construit à la hâte à Eshdod : plus que jamais, nous continuons !

    Un État criminel et voyou

    Ce ne sont pas des mots de colère face au nouveau crime israélien.  Pas uniquement, même si la colère est totalement justifiée. Mais ce sont les adjectifs qui caractérisent cet Etat. Israël n’arrive à vivre que par le crime : du crime originel de la Naqba, aux expropriations ininterrompues des terres, aux expulsions des palestiniens, aux massacres qui, chacun, porte un nom. Cette fois, la tuerie s’est produite dans les eaux internationales, visant des militants de 40 pays, dont des américains et des européens.
    C’est un Etat raciste en plus : le plan israélien avait prévu d’attaquer avec une particulière violence le navire turc, et de tirer en plein sur ses voyageurs ! Ce sont finalement des sous-hommes puisque essentiellement des Turcs ! Exactement comme le sont les Palestiniens ou les libanais aux yeux d’Israël.
    D’ailleurs, la justification israélienne de l’attaque est bien éloquente : ce ne sont pas des pacifiques, mais des soutiens à une organisation terroriste (le Hamas) !! Il est donc légitime de les traiter de la sorte.
    Deuxième argument qui dit long sur le mode de pensée israélien : ils ont résisté à l’assaut !!Avec des bâtons, c’est vrai, mais les israéliens supposent que tout le monde doit se soumettre à leurs ordres.
    Cependant, 3 points s’imposent aujourd’hui comme des évidences :
    La Turquie est désormais, et pour la première fois, partie prenante du conflit ! il est intéressant de comprendre le calcul israélien qui a mené à cette situation.
    La conduite politique de la communauté internationale a l’égard d’Israël est stérile et contreproductive. Soustraire Israël à toute obligation d’appliquer les résolutions des Nations unies, l’Inviter a devenir membre de l’ OCDE, destiner le rapport Goldstone aux oubliettes, essayer d’élever le degré de coopération entre l’UE et Israël, désigner une promenade a Paris au nom de Ben Gourion…Tout ceci protège les agissements israéliens , et les encourage.
    La solidarité avec la lutte du peuple palestinien devient le symbole d’une bataille contre la barbarie, contre la loi de la jungle que pratique Israël.
    Il est possible qu’Israël ait voulu, via son acte criminel de ce lundi 31 mai, intimider les militants internationaux et les dissuader de continuer à organiser ces initiatives. Il est par contre certain que son image a pris un nouveau coup. Face à la campagne BDS, Israël criait que c’était une tentative pour la « délégitimer » !
    En fait, Israël veut être totalement libre : libre de tuer comme il  l’entend, de nier l’existence du peuple palestinien comme il l’entend, ou de nier son humanité en en disposant comme bon lui semble.
    Après l’attaque criminelle sur Gaza l’an dernier, nous avions dit  que nous n’oublierons pas. Depuis, nous avions travaillé pour lancer la campagne BDS France, avions participé à la Marche de la liberté pour Gaza qui a été bloqué au Caire, avions continué à envoyer des missions  en Palestine, et enfin avions participé à la Flottille.
    A nos camarades de la Flottille morts pour la liberté de Gaza, et pour soutenir la Palestine, à nos camarades blessés, à ceux et celles d’entre eux emprisonnés dans ce camp construit à la hâte à Eshdod : plus que jamais, nous continuons !

    La coordination nationale de la CCIPP

    Vidéo du rassemblement à Paris, lundi 31 mai :

     

    Manifestation de soutien à la flotille de Gaza

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  • Je t’en prie, viens !

     



    Par Hakim Laâlam
    Email : laalamh@yahoo.fr

    Témoignage des députés algériens séquestrés par l’armée israélienne : «Nous avons été sauvagement agressés.»

    Pour une fois, je les crois !

    Non mais ! Qu’est-ce que c’est que ce langage de roturier ? C’est quoi ces attitudes vulgairement familières ? Il lui prend la main et l’entraîne dans un coin. Il reconnaît publiquement, en conférence de presse, lui avoir déclaré au téléphone : «Je t’en prie, viens !» M’enfin ! C’est comme ça qu’on se parle entre présidents ? Ah ! Non ! Ça suffit ! Les hommes politiques se lâchent un peu trop à mon goût. Déjà, l’autre jour, le frangin d’Abdekka, s’adressant à Zinedine Zidane, lui avait dit «tu as mon numéro de portable, je suis joignable quand tu veux !» J’avais passablement digéré cet échange flexy. Aujourd’hui, on atteint des sommets de laisser- aller protocolaire. «Je t’en prie, viens !» Et la prochaine étape, c’est quoi ? Il va lui envoyer une Dromacarte avec un gros cœur dessus pour qu’il ferme les yeux sur une reconduction de l’Egypte à la tête de l’UPM pour un second mandat ? Il demandera une spéciale dédicace à Carla Bruni lors de la prochaine fête de la musique, «ce couplet, rien que pour toi, Abdelaziz» ? Remarquez, maintenant, au moins on sait ! On sait à quoi est sensible notre cher président. Il est très à cheval sur les principes, mais en même temps, il est humain. Il suffit de lui dire «je t’en prie, viens» pour qu’il fonde, qu’il craque et qu’il y aille. Du coup, je comprends mieux qu’il ne soit pas allé lui-même à M’sila, sur les lieux du séisme meurtrier qui a endeuillé et ravagé la région de Béni-Ilmane. C’est la faute aux habitants de cette zone sinistrée. Ils n’ont pas su prononcer la bonne formule. «Je t’en prie, viens !» Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • HISTOIRE D ALGERIE NOUVELLE ECRIT PAR SES PROPRES FILS

     

    La montagne a accouché d’une souris. Une commission ad hoc mise en place, la consultation des archives du MALG, autant dire la mémoire de l’Etat, pour arriver à la conclusion que Boussouf n’avait aucun problème avec Amirouche, Krim Belkacem et Abane Ramdane et que ce dernier est monté au ciel par les voies du Seigneur. Beaucoup s’en doutaient, ce n’est pas en 2010 que les artisans du pouvoir des ténèbres allaient en arriver à changer de pratique et de culture.

    Les salves du premier spadassin envoyé au front avaient donné le ton : on ne discute pas d’histoire : chasse gardée. Le procédé a été testé mille fois dans tous les systèmes totalitaires. Sur le fond, on ne répond pas à l’adversaire. On qualifie à sa convenance, c'est-à-dire que l’on diabolise ses propos et positions, une fois le postulat faussé, le raisonnement peut suivre. Le président de l’association du MALG engageant son bureau dit ne pas chercher «la polémique avec l’auteur et encore moins à l’amener à se déjuger, car ils pensent bien que son opinion est définitivement arrêtée et de longues date». Voilà l’estampille MALG. Je me revois 25 ans en arrière face au juge d’instruction de la Cour de Sûreté de l’Etat qui me disait : «Vous avez signé un tract dans lequel vous revendiquez un Etat démocratique et social. Cela suppose le renversement du régime. Par quels moyens comptez-vous y parvenir ?» On le voit, les mœurs sont toujours les mêmes. A en croire le bureau du MALG, cela fait quarante ans que je récolte témoignages après témoignages, documents après documents pour sortir un livre en 2010 en sachant, dès le départ, ce qui allait advenir de notre pays. On découvrira dans d’autres évènements comment le MALG traite comme complot toute initiative échappant à son contrôle. Les violences des attaques et les incohérences des interventions de M. Benachenhou ayant provoqué une indignation à peu près générale, il fallait engager le reste des divisions : le bureau du MALG étant la vitrine light du service opérationnel.
    En finir avec le MAL(G)

    Auparavant, le bureau du MALG avait envoyé en éclaireurs quelques associés dont il suffit de rappeler les dires pour en apprécier le sérieux. L’un explique que l’une des raisons qui ont pu amener le général Massu à masser ses troupes trois jours avant le passage des colonels Amirouche et Haouès dans le Hodna pouvait être l’attentat commis par deux maquisards qui avaient éliminé un harki les ayant repérés. Le second nous informe que Boumediène n’était pas au courant de la séquestration des restes des deux martyrs… mais qu’il avait entendu dire qu’il s’apprêtait à leur organiser des «funérailles nationales grandioses» ! Sur les faits, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Pour nos tuteurs, le régime qui sévit depuis 1957 est l’expression démocratique du peuple algérien et tout ce qui contesterait ce dogme relèverait d’esprits malfaisants, régionalistes qui veulent saper le moral d’une nation harmonieuse, prospère et apaisée. Pourtant la sortie de M. Ould Kablia ne manque pas d’intérêt, non pas dans ce qu’il apporte d’un point de vue événementiel, mais dans ce que son approche permet de découvrir. M. Ould Kablia nous avertit : le bureau du MALG n’est pas un parti, un lobby et encore moins une secte avant d’ajouter que pendant la guerre, son service avait orienté son potentiel exclusivement vers la nuisance de l’ennemi. Fort bien. Il n’en demeure pas moins qu’il nous apprend que cet organe, présenté comme une instance technique du renseignement mis au service du pouvoir politique, disposait «de plus de 2 000 cadres» alors que «ceux qui faisaient tourner les autres secteurs ministériels » comptaient à peine «quelques dizaines» ! A la chute de Salazar, les Portugais découvrent qu’un citoyen sur cinq était, d’une façon ou d’une autre, instrumentalisé par la police politique, la PIDE. C’est précisément ce détournement et ce gâchis que dénonçait Amirouche dans son rapport quand il rappelle : «Désirons que jeunes envoyés par les wilayas soient orientés sur plusieurs branches… Nous envoyons des jeunes à l’Extérieur pour les faire profiter et les préparer à des tâches qui serviront mieux l’Algérie de demain. Or, nous apprenons que la plupart sont dirigés vers les transmissions. Nous aimerions qu’à l’avenir ces jeunes soient orientés vers d’autres branches…» Plus près de nous, il est pour le moins surprenant qu’une association d’anciens combattants désireux de finir leurs jours dans la sérénité fasse financer ses membres sur le fonds spécial en les faisant bénéficier du salaire de cadres de la nation. Enfin, et ce n’est pas le moindre des abus, une association qui dispose de documents confidentiels alors qu’ils devraient relever de la discrétion de l’Etat pose à la fois un problème de souveraineté et d’éthique. En principe, une association demande à l’Etat de pouvoir consulter des archives ; chez nous, il y a comme une inversion d’autorité, y compris quand il s’agit d’une «contribution forte à l’endroit des lecteurs et des historiens qui, à la faveur de sa lecture, pourront se faire leur propre opinion sur des faits et des évènements qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets». Depuis quand une association occupée par d’inoffensifs patriarches, a-t-elle le droit de détenir des secrets d’Etat et en vertu de quel statut est-elle fondée à choisir le moment de leur divulgation ? Nous le verrons tout au long de cette intervention, le statut, les prérogatives et la culture d’origine du MALG ont pesé et continuent de peser sur la mémoire et le destin de la nation. Considérons donc que c’est par le fait d’un simple hasard que MM. Benachenhou et Ould Kablia ont fait le tour du gouvernement depuis l’indépendance et que c’est du fait du même hasard que Nordine Aït Hamouda et moi-même, pour ne parler que des deux dernières cibles du MALG, avons passé notre temps à faire le tour d’Algérie des prisons. Les historiens, les acteurs nationaux non connectés à la secte, les observateurs étrangers qui ont unanimement noté, et pour ce qui est des Algériens, déploré quand ils ne l’ont pas carrément condamné, la pieuvre tchékiste du MALG, sont des plaisantins ou des ennemis de la patrie.
    Le MALG et l’arrivée d’Amirouche à Tunis
    Reprenons maintenant les remarques de l’article du bureau du MALG. Je fais l’économie de la réponse qui consiste à défaire la grosse ficelle m’accusant de confondre les jeunes enrôlés dans cette structure et qui furent souvent les premières victimes d’un appareil qui en a détruit plus d’un quand il ne les a pas carrément éliminés. La formule est restée célèbre au Maroc. «On lui a offert un voyage au Caire», disait-on des jeunes cadres qui avaient le malheur de poser une question ou de donner l’impression de ne pas être suffisamment dociles. En ce qui concerne la tragédie algérienne, nous parlons bien du segment noir qui a détourné Novembre et la Soummam et qui, dans une large mesure, continue de bloquer toute évolution citoyenne du pays. M. Ould Kablia nous avoue, et cela est une information capitale, que pour lui et ses responsables, la réunion interwilayas de décembre 1958, convoquée par le colonel Amirouche était (et reste toujours) perçue comme une menace majeure. Pour qui ? Le GPRA qui venait d’être installé trois mois auparavant ? Le COM ? Une partie du gouvernement ? Relisons M. Ould Kablia. «Cependant l’ordre du jour qui ne mentionnait que des sujets traditionnels et habituels… laisse penser que les vraies questions à débattre étaient vraiment occultées. Nous pouvons avancer sans risque de nous tromper que les liens qui commençaient à se distendre entre l’intérieur et l’extérieur, les critiques non dissimulées allant dans le sens d’une rupture de confiance, illustrée par la réunion interwilayas… tout cela indiquait qu’il ne pouvait s’agir que d’une réunion de mise au point d’une autre dimension où la confrontation n’était pas à exclure. » Au cas où il y aurait un doute, M. Ould Kablia nous rappelle que «la défection de dernière minute d’Ali Kafi à cette réunion qui se tenait sur son territoire, sur ordre supérieur certainement, a rompu l’unanimité souhaitée». De son point de vue, c’est ce qui aurait amené les factieux à modérer leurs récriminations et à transformer leur «motion de défiance en motion de soutien». En clair, Amirouche avait mobilisé ses compagnons de l’intérieur, non pas pour proposer des accommodements, des réorganisations et une orientation qui devait recanaliser les énergies du gouvernement sur la guerre que les maquis supportaient de plus en plus difficilement, mais reproduire une réplique d’un complot dont le gouvernement venait juste d’échapper après la fronde des officiers chaouis, fronde sur laquelle il reste d’ailleurs beaucoup à dire quant au rôle joué par Boussouf, autant dans sa genèse que dans son traitement. L’accès aux archives tunisiennes et égyptiennes serait, de ce point de vue, particulièrement édifiant. J’ai pu établir, auprès de nombreux témoins, que le colonel Amirouche avait en commun avec Abane cette propension à ne jamais étouffer une opinion ou réprimer une remarque ou une contestation y compris en présence de celui qu’elle pouvait impliquer. J’ai rapporté comment l’altercation qu’il avait eue avec Kafi au Congrès de la Soummam ne l’avait pas empêché de lui rendre visite par la suite pour étudier ensemble les voies et moyens pour une meilleure coordination de leurs actions. L’interprétation de l’initiative d’Amirouche faite par M. Ould Kablia, partagée par d’autres (dans son style M. Benachenhou dit la même chose) nous aide à comprendre comment et pourquoi ce «travers» a coûté la vie au père de la Soummam et au colonel de la Wilaya III. La transparence et le débat ouvert sont les manifestations d’une culture incompatible avec l’opacité et la violence qui ont présidé à la naissance et au fonctionnement du MALG et de ses déclinaisons d’après-guerre. Or, cette interprétation quelque peu paranoïaque – qui deviendra la constante du pouvoir sous-terrain algérien – prêtant, sans le moindre doute, au colonel de la Wilaya III des intentions aussi belliqueuses ne se retrouve nulle part ailleurs. Ni Ferhat Abbas, pourtant très peu enclin à faire des concessions aux colonels, ni les acteurs ayant rencontré plus tard Krim Belkacem, ni Ben Khedda, ni Saâd Dahlab qui a écrit tout ce qu’il avait vu à Tunis, et il était souvent aux premières loges, n’ont fait état du risque imminent que représenterait l’arrivée d’Amirouche à Tunis en 1959. J’ai commencé par dire que si l’intervention de M. Ould Kablia n’apportait rien de nouveau en termes factuels, elle dévoile un esprit avec ses attitudes et ses décisions qui sont d’authentiques révélations. Comment avoir l’outrecuidance de dire que Boussouf n’avait aucun problème avec Abane, Krim ou Amirouche (la citation des trois dirigeants tous originaires de Kabylie est en soi une indication) et affirmer en tant que légataire du MALG que la réunion convoquée par le chef de la Wilaya III était un complot menant inévitablement à la confrontation entre l’intérieur et l’extérieur. Je pense avoir démontré, grâce aux témoignages et aux documents retrouvés, que les chefs de l’intérieur (excepté Kafi) avaient comme intention de demander au GPRA de mieux rationaliser son action diplomatique, sa communication, ses services sociaux mais aussi de s’émanciper d’un MALG tentaculaire et inefficace et, surtout, d’exiger que les troupes stationnées aux frontières fassent plus d’efforts pour rentrer se battre sur le terrain. La question de la nature et de l’importance de l’armée de l’Algérie indépendante devant être reportée à plus tard. Jusqu’à plus ample informé, il n’y a que le département de Boussouf qui a vécu cette demande d’adaptation comme une menace.
    Le mystère des transmissions
    Pour ce qui est des transmissions, les savantes envolées du bureau du MALG n’empêchent pas l’apparition de lourdes distorsions qui confirment l’hypothèse de la trahison. M. Ould Kablia nous donne une cinquième version, venant contredire celle du ministre des Anciens moudjahidine, les deux de M. Benachenhou et enfin celle de M. Kafi. Pour le bureau du MALG, la Wilaya III disposait du même nombre de radios que toutes les autres wilayas. Ce n’est pas ce que dit le rapport de doléances de cette wilaya que portait sur lui Amirouche quand il se rendait à Tunis. Il y dénonce en termes très virulents la livraison de deux postes en août 1958. «Pourquoi la Wilaya 3 n’a reçu que deux postes et si tardivement… cette carence tend à faire croire à une volonté de négliger la Wilaya 3 ou à du régionalisme de la part tout au moins des responsables des transmissions.» Notons au passage la légèreté, voire un certain mépris, avec lesquels est traité un document adopté après un conseil de wilaya extraordinaire, 48 ans après l’indépendance. «Sa lecture laisse à penser que le colonel Amirouche n’a pas participé à sa rédaction parce que le document reprenait un certain nombre de considérations générales et que les points les plus importants de son contenu ne cadraient pas avec la réalité vécue en dehors de la Wilaya III…», nous assure M. Ould Kablia. On vient de voir que la Wilaya III était plutôt bien informée sur le détournement réservé par le MALG aux étudiants envoyés pour formation à l’étranger. On découvrira plus loin dans d’autres situations que l’information détenue par Amirouche sur l’intérieur et les frontières était souvent de première main. Suivons M. Ould Kablia dans son récit. Lui affirme que la Wilaya III n’avait pas de radio en 1959, ce qu’infirment les témoins encore vivants activant au PC de wilaya. Mais convenons avec lui que le poste pouvait avoir été éteint et que donc pour l’extérieur Amirouche ne pouvait être contacté. Devant le déficit des transmissions, le colonel de la Wilaya III avait multiplié les boîtes aux lettres à Alger, Bougie, Sétif, Tizi-Ouzou, Akbou, El-Kseur et même en France pour recevoir et émettre des messages par télégrammes ou voie postale. Les agents de liaison de la Wilaya III encore en vie estiment que c’est par une de ces voies que le message de Krim demandant à Amirouche de changer de route a été acheminé. Le bureau du MALG, qui a fait une profusion de citations plus ou moins ésotériques de nombreux auteurs français, «oublie» de rapporter la seule information qui vaille : la goniométrie française a capté les messages du FLN annonçant les évolutions du déplacement du colonel Amirouche. Pourquoi ou plus exactement pour qui émettre lorsque l’on considère que le destinataire ne peut pas recevoir ? Ce que disent les auteurs français est confirmé par les agents du centre d’écoute du MALG basé à Oujda. Non seulement ils ont reçu l’ordre d’émettre mais lorsqu’ils ont alerté sur les risques de voir leurs messages interceptés, ils ont été sommés de continuer. S’agissant de la concentration des troupes déployées par le général Massu, M. Ould Kablia nous apprend que tantôt il s’agit d’une opération de routine tantôt elle «avait été décidée par le général Massu suite à des renseignements parvenus à celui-ci (comment ?) indiquant le passage par le Hodna du colonel Amirouche». M. Ould Kablia pose une vraie question, c’est même la seule question qui s’impose mais le fait de la reformuler par le bureau du MALG ne lui enlève en rien sa pertinence. La libération des liaisons radio entre les wilayas demandée par Amirouche dépendrait de la seule volonté des PC de wilaya, selon le bureau du MALG. Tous les spécialistes disent que sans un minimum de formation et d’assistance de la part de ceux qui détiennent la confection des codes et l’initiation à l’établissement de nouvelles liaisons, il est impossible d’improviser dans un domaine aussi sensible. Le fait est qu’aucune station de l’intérieur n’a été en mesure de disposer d’un opérateur capable de mettre en liaison deux wilayas. La volonté de centraliser toutes les communications des chefs de l’intérieur apparaît très clairement à travers l’interprétation que fait aujourd’hui encore le bureau du MALG de la réunion interwilayas de décembre 1958. Quant à dire que si le général Massu avait su de manière certaine qu’Amirouche se trouvait dans les parages, il se serait déplacé lui-même, cela reste un argument spécieux. En octobre 1958, l’opération Brumaire, ciblant particulièrement le colonel Amirouche et son PC, avait mobilisé une dizaine de généraux, une cinquantaine de colonels et près de 10 000 hommes dans l’Akfadou. J’ai longuement consulté les archives de l’époque et ni mes recherches ni les témoins que j’ai consultés ne m’ont permis d’établir que le général Massu avait personnellement participé à cette intervention. Une relative évolution apparaît cependant dans l’analyse de la Bleuite. C’est la première fois depuis l’indépendance que des éléments du MALG se démarquent des thèses de l’armée française qui présentait cette opération comme la conséquence d’un homme sanguinaire décidé à éradiquer les intellectuels. On admet enfin que c’est une des actions de l’occupant parmi d’autres et on convient qu’elle avait concerné l’ensemble des wilayas. On peut au passage se demander quel fut l’apport d’un service de renseignement comptant 2000 cadres dans une intervention de l’ennemi éventée par l’intérieur qui avait demandé, en vain, de l’aide à l’extérieur dès le premier jour. Cet effort de lucidité mérite d’être signalé. On ne le retrouve pas dans les autres approches.
    Défaillances stratégiques
    Au-delà de la volonté d’imprimer à l’Histoire une trajectoire qui occulte les vues et positions des autres parties, la lecture faite du rapport sur lequel devait s’appuyer Amirouche à Tunis au nom de ses collègues de l’intérieur dévoile une volonté de renforcer et de protéger des positions en référence avec des situations actuelles. Commentant le point qui demande «une offensive contre la ligne Morice pour attirer les forces ennemies et soulager la pression sur l’intérieur, l’offensive doit surtout permettre le passage de matériel et de munitions», le bureau du MALG écrit : «Cette pétition de principe laisse croire que la Wilaya III ignorait ce qui se passait au niveau des frontières.» Avant de citer des actions menées pour franchir le barrage. Les responsables de l’intérieur reprochaient aux dirigeants extérieurs la mauvaise évaluation des effets de l’édification de ces lignes qui ont été renforcées à plusieurs reprises. En l’occurrence le renseignement, si renseignement il y avait, fut pour le moins défaillant. Mais là où le bureau du MALG manipule les faits, c’est quand il cite des officiers qui ont effectivement pu traverser les lignes ennemies en donnant ces initiatives comme étant toutes des décisions programmées par le COM. La plupart des traversées, à commencer par celles de Lotfi et de Bencherif, furent plus le fait de la volonté des concernés que l’exécution d’une instruction supérieure. Je me suis rendu à l’endroit où est tombé le colonel Lotfi. Surpris avec ses hommes, il se trouvait en plein jour dans un secteur sans abri ni liaison. Le bureau du MALG sait mieux que quiconque que le colonel de la Wilaya V en rupture avec l’état-major ouest est surtout rentré parce qu’il était outré par la violence et les dérives du binôme Boussouf-Boumediène, notamment depuis l’exécution du capitaine Zoubir qui dépendait de lui. La narration faite de la tragique fin de la compagnie Hidouche qui devait rejoindre la Wilaya III est à la fois indécente et mensongère. Le bureau du MALG nous explique que cette compagnie a été exterminée par une attaque combinant des forces aériennes et terrestres françaises parce qu’elle n’avait pas pu traverser la Seybousse en crue ! Nous sommes au mois de juin 1959. Nous connaissons tous la furie de nos oueds en plein été. Une crue dépasse rarement une journée. La réalité est affreusement simple. Cet officier comme ses hommes, lassés de macérer dans les casernements des frontières, décida de rentrer. Une fois la frontière passée, ils ne trouvèrent pas d’agents de liaison pour les orienter. Ne connaissant pas la région, ils tournèrent en rond jusqu’à se retrouver au bord de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Bône (Annaba) où ils furent exterminés. Un des miraculés de cette boucherie habite la vallée de la Soummam. Il peut raconter le calvaire de la compagnie Hidouche. Voici ce qu’écrivait Amirouche sur les improvisations qui caractérisaient les rares groupes qu’on laissait revenir : «Demandons que les katibas soient bien entraînées pour éviter pertes en hommes et matériel en cours de route : nous ne comprenons pas pourquoi les compagnies qui viennent de l’Extérieur pour acheminer des armes sont retenues deux, trois et même quatre mois. Le fait serait acceptable si pendant ce délai, les compagnies recevaient instruction militaire… Cette négligence se traduit dans le fait que des armes sont remises à des djounoud qui ne savent même pas les démonter. Ainsi, beaucoup de ces djounoud sont morts et leurs armes sont récupérées par l’ennemi…» Comme on peut le constater, les conditions dans lesquelles sont prévus les franchissements de la frontière algéro-tunisienne sont on ne peut plus connues en Wilaya III. Mais le plus notable est ce qu’ont rapporté les djounoud qui ont eu la chance de parvenir à destination ou qui ont rejoint la Kabylie après avoir repris le chemin vers la France d’où ils étaient venus. La volonté de garder le maximum de soldats aux frontières ne fait aucun doute. Ce qui a amené Amirouche à contacter directement les cadres qu’il connaissait en Tunisie pour leur demander de rentrer «même si on les en empêchait.» Djoudi Attoumi écrit : « Pour la Wilaya III seulement, il y eut une vingtaine de compagnies qui avaient pris le chemin de la Tunisie.
    Seules cinq ou six d’entre elles étaient revenues, après avoir affronté la ligne Morice… d’autres wilayas avaient envoyé autant de compagnies, sinon plus ; ce qui fait qu’il y eut une concentration des troupes le long des frontières qui, au lieu de rentrer dans les maquis, étaient restées sur place pour une raison ou pour une autre… La Wilaya II comptait à elle seule 4200 combattants bloqués le long de la frontière tunisienne. Ce fut la naissance de l’armée des frontières. » En quoi la proposition d’une offensive généralisée contre un barrage électrifié serait-elle a priori disqualifiée ? Pourquoi la constitution de grosses unités serait-elle par principe évacuée du débat ? Dien Bien Phu fut un désastre français. L’attaque fut menée par une concentration de troupes qui sont venues à bout de l’armée française. En 1959, l’adhésion des masses algériennes n’avait rien à envier au soutien que la paysannerie indochinoise apportait au Parti communiste vietnamien. Il ne s’agit pas de spéculer aujourd’hui sur les actions qui auraient pu et dû être engagées en 1958-59 mais de comprendre que les oppositions entre les dirigeants de l’extérieur ont grevé le potentiel de la direction du FLN, dont une partie était déjà obnubilée par l’après-guerre.
    La patrie otage de la tribu
    Ces oppositions avaient pris plusieurs formes. Il n’est pas besoin d’insister sur la candeur feinte de M. Ould Kablia quand relance la rengaine du duo Krim- Mohamedi Saïd qui aurait disposé de toute latitude pour gérer la situation politico-militaire de l’intérieur alors que :
    - Premièrement, toutes les transmissions étaient maîtrisées par le MALG ;
    - Deuxièmement, Mohamedi Saïd était déjà pris en charge depuis longtemps par «les envoyés spéciaux» du MALG, pour reprendre l’expression d’un ancien de l’armée des frontières, afin de le soustraire à Krim avant de le lui opposer ; manipulation qui, naturellement, n’évacue en rien la responsabilité des concernés.
    Laisser entendre que si quelque indélicatesse a été commise dans l’élimination d’Amirouche ne peut relever que des deux anciens responsables de la Wilaya III est du réchauffé ; M. Benachenhou étant déjà passé par là. Mais ces insinuations faisant des assassinats de certains responsables pendant ou après la guerre une conséquence d’un atavisme kabyle, pour commodes et répandues qu’elles soient ne sont pas le plus important dans nos préoccupations actuelles. Aujourd’hui, il s’agit de nous interroger sur le fait de savoir si ces manœuvres récurrentes et qui existent toujours ont servi la guerre de Libération et, plus tard, le développement de notre pays. La question mérite d’être posée car, outre qu’elle permettrait de remettre un certain nombre de choses en ordre dans notre histoire, elle aurait l’avantage appréciable d’éclairer la scène politique aujourd‘hui. Au printemps 2008, les citoyens de Chlef, excédés par des promesses différées depuis le seisme de 1980, manifestent leur désespoir par des émeutes au cours desquelles des milliers de jeunes s’en prennent, comme c’est souvent le cas en pareilles circonstances, à tout ce qui représente l’Etat. Des centaines d’entre eux sont interpellés et incarcérés dans des conditions inhumaines. La structure du RCD local dénonce la violence de la répression et les violations de loi qui ont marqué toutes les procédures. Le wali, dont il faut rappeler qu’il appartient à ce que Nordine Aït Hamouda appelle la «tribu élue» n’a rien trouvé de mieux que d’avertir les familles et les citoyens qu’ils devaient se méfier d’un parti régionaliste, ennemi de la nation. Continuant leur travail, les militants de notre parti organisent la solidarité avec les parents des jeunes détenus, constituent un collectif d’avocats et en appellent à nos parlementaires pour suivre l’évolution des poursuites engagées contre une centaine de jeunes. Le soutien des députés du RCD donne de l’espoir et une dynamique citoyenne se développe à Chlef. Les jeunes emprisonnés étaient revendiqués par la cité comme les porte-parole de tous. Dépassé, le wali, disqualifié par une gestion des plus contestables, en appela au gouvernement qui dépêcha à Chlef un de ses membres. Nous sommes le 2 mai 2008. Le ministre, trouvant un climat particulièrement tendu, déclara devant tous les cadres de la Wilaya qu’ils ne devaient pas laisser revenir à Chlef des gens qui n’ont rien à y faire. Ces «gens» étaient des députés de la nation qui avaient le malheur d’être élus démocratiquement. Le ministre en question s’appelle Daho Ould Kablia. La radio locale, encouragée par ce sectarisme, embraie sur l’aubaine et déversa son fiel sur les Kabyles. Pour bien montrer que le MALG imprègne et soumet toujours la vie institutionnelle, il faut rappeler la destitution illégale du maire de Bériane qui avait refusé de déserter le RCD pour rejoindre un parti de la coalition gouvernementale. Le blocage du projet du PNUD — institution représentée à Alger et qui active normalement dans notre pays — destiné à assainir l’environnement à Tizi- Ouzou, représente l‘une des discriminations administratives les plus insupportables de l’Algérie indépendante. Pour l’instant, le ministère des Affaires étrangères se contente d’ignorer son méfait. On remarquera que les trois abus commis à Chlef, Bériane et Tizi- Ouzou relèvent de responsables appartenant tous au même clan. C’est dire que la culture du MALG est ancienne, dévastatrice et qu’elle continue de l’être. Il n’est pas interdit d’aimer sa région. Cela peut même être un premier éveil à l’intérêt de la collectivité. Il y a problème quand cette attention est conditionnée par la haine des autres. Ces archaïsmes sont le principal handicap du développement du pays. La gestion des affaires de l’Etat par l’opacité et la relation clanique témoigne de la fragilité de la conscience nationale. L’affaire remonte à loin. J’ai essayé d’apporter dans mon livre des éléments de réflexion sur les ressorts et les motifs qui ont amené la direction extérieure du FLN à tant de déchirements en pleine guerre. Pourquoi la responsabilité politique n’a pas prévalu au moment où la patrie devait être préservée des affrontements qui ont psychologiquement et politiquement mené l’Algérie à une implosion qui veut qu’aujourd’hui encore un responsable ne se sente en sécurité que s’il s’entoure de ses proches, indépendamment de toute considération idéologique. Ce manque d’adhésion à un dénominateur commun a permis à l’axe franco-égyptien de peser sur des esprits peu convaincus par la valeur de leur algérianité, pressés de s’exiler dans une identité plus valorisante. En s’ouvrant aux services spéciaux égyptiens sur les dangers que représentaient les Kabyles pour la nation arabe, Ben Bella ne faisait pas que jouer pour éliminer des adversaires politiques. Il était sincère. En disant que la Révolution algérienne ne dépendait ni du Caire ni de Moscou ni de Londres, Abane projetait un destin algérien qui dérangeait autant les Français que les Egyptiens. L’aide de Bourguiba, acquis à l’émancipation du sous-continent nord-africain, ne pouvait suffire devant la convergence objective des intérêts géostratégiques du Caire et de Paris. Proche de Nacer et bien connu des Français qui l’avaient testé comme soldat et détenu, Ben Bella représentait un bon compromis pour les deux puissances contre une entité algérienne forte et autonome. L’antikabylisme est moins préoccupant dans ce qu’il occasionne comme dommage à une région que dans ce qu’il révèle comme refus ou perte de confiance dans la construction d’un destin national solidaire et démocratique. La question de la femme et celle de l’antikabylisme sont les deux voyants dont il faut surveiller les évolutions sur le tableau de bord politique de la nation. Tant que l’on esquive ces deux tabous, l’Algérie vivra dans la mutilation civique et l’incertitude nationale. La perte de la citoyenneté sera compensée par la misogynie et le régionalisme étouffant la régionalisation ouvrira la porte à d’autres tutelles qui déposséderont notre peuple de sa souveraineté.
    L’Histoire et la morale
    M. Ould Kablia me reconnaît le droit de ne pas avoir d’atomes crochus avec Boumediène mais il m’invite à ne pas mêler Boussouf aux turpitudes algériennes, ce dernier ayant quitté volontairement le pouvoir à la veille de l’indépendance dès lors «qu’il a vu les inclinations des nouvelles alliances à s’orienter vers un pouvoir autoritaire d’exclusion et de déni des principes ». Un autre intervenant du sérail me proposait un deal rigoureusement inverse : pour lui, il fallait doper Boumediène et enfoncer Boussouf. A titre personnel, je n’ai jamais confondu les genres. Je n’ai aucun problème ni avec Boussouf ni avec Boumediène ni, d’ailleurs, avec M. Ould Kablia. Mais je ne suis pas partie prenante de ce bazar historique où chacun fait son marché selon ses appétits et ses humeurs. La chose est historiquement établie: Boumediène est une création du patron du MALG. Le fait que le colonel de l’armée des frontières se soit fait les dents sur son tuteur est un classique dans les pouvoirs nés dans l’opacité et la violence. Boussouf avait une conception policière du pouvoir, Boumediène était partisan de l’arbitraire militaire. Au final, nous avons eu les deux. Le grand perdant est le citoyen, c'est-à-dire l’Algérie. On l’observe aujourd’hui même. Une certaine tendance se dessine en faveur de la conception policière dans la gestion de la cité algérienne. Y a-t-il pour autant plus de liberté, de progrès ou de justice dans notre pays ? Au fond, le maquillage importe peu. Par définition, l’abus ignore la loi. Les amateurs et bénéficiaires de l’autoritarisme qui peuvent se disputer les avantages du pouvoir ne voudront jamais faire de la citoyenneté l’arbitre de la vie publique. M. Ould Kablia, qui donne l’impression de vouloir valoriser une certaine aristocratie policière au détriment de la plèbe militaire, partage avec ses frères ennemis la même conception du pouvoir. Il intervient sur un livre qui commence par interpeller la nation sur une indignité politique et une faute morale commises en son nom. Il n’a pas soufflé mot sur la séquestration des ossements de deux héros de la guerre, crime symbolique qui hantera longtemps nos consciences. L’histoire de l’Algérie fut, comme celle de tant de révolutions, dure, violente et quelquefois injuste. Je ne serai pas avec les analystes plus ou moins «parfumés » qui jugent, décrètent et condamnent avec d’autant plus d’arrogance qu’ils sont loin du pays et qu’ils s’occupent à élaborer des mises en scène pour complaire à leur galerie d’accueil ; je serai toujours avec celles et ceux qui ne veulent pas que des erreurs ou des fautes commises pendant la guerre où rien ne se déroula comme prévu et rien ne se termina comme souhaité, se reproduisent en temps de paix. Pour cela, la vérité est un impératif.
    Saïd Sadi

     

  • Yes, we can’t

    Yes, we can’t

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    Une fois obtenues les informations sur l’attaque sanglante, Obama et son pays réagirent comme d’habitude, c’est-à-dire qu’ils se mirent contre tout ce qui pouvait culpabiliser officiellement Israël.

    Dès le forfait sioniste en Méditerranée connu, le président américain Barack Obama demandait à connaître le plus rapidement possible et dans le détail comment les « commandos» de Free Gaza s’étaient rendus coupables d’avoir forcé la seule force « démocratique» du coin à les attaquer et à en tuer presque une vingtaine. Une fois obtenues les informations sur l’attaque sanglante, Obama et son pays réagirent comme d’habitude, c’est-à-dire qu’ils se mirent contre tout ce qui pouvait culpabiliser officiellement Israël. Obama, toucher à un cheveu d’Israël et contrarier les tuteurs de l’AIPEC ? Son parcours ne démontre aucune prédisposition au suicide. « Yes we can’t» , pourrait-il dire, lui qui promettait de nous décrocher la lune et que nos dirigeants faisaient semblant de croire. Les Etats-Unis se sont donc prononcés contre la « mission d’enquête» décidée et adoptée hier par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Obama douterait-il vraiment d’une bestialité sioniste dont la notoriété a fini par surclasser celle yankee au Vietnam ? En ce moment même un bateau irlandais brave la soldatesque sioniste et se dirige à son tour vers Gaza. Il porte le nom chéri de Rachel Corrie, cette jeune juive américaine morte à Gaza écrasée volontairement par un bulldozer sioniste. Elle n’avait en possession ni RPG, ni rasoir, ni même une tire-boulette. Elle voulait l’empêcher pacifiquement avec ses seules petites mains de passer et d’aller démolir la maison d’un médecin palestinien. Obama ne peut méconnaître le geste de cette jeune martyre devenue symbole comme il ne peut méconnaitre la réalité qui dit que les Etats-Unis couvrent l’aveuglement d’Israël, lui assurent l’impunité et n’ont donc, aux yeux de nos masses, plus grand-chose à faire dans la région. Ils ne sont pas justes, ne peuvent favoriser une solution juste et il devient suicidaire pour le monde arabe de maintenir en vigueur une proposition de paix qui n’a fait qu’encourager Israël à imposer sa solution aux Palestiniens et aux 21 gouvernements qui meublent la Ligue arabe. L’ouverture d’un passage a été leur geste le plus héroïque, ce qui est assez significatif. M . Z.
    mohamed_zaaf@yahoo.fr

  • VIVE ONCLE SAM ,tel fils tel pére le veto protecteur ya pas de democrate ou republicain tous avec israel tampis pour le monde qu'il aille se faire f..........

    Le veto protecteur

    Le tollé général provoqué par cet énième crime, marqué notamment par la convocation des ambassadeurs israéliens dans plusieurs capitales européennes pour expliquer l’acte ignoble, n’a pas freiné l’ardeur de l’administration US à protéger Tel-Aviv, quitte à voir le sentiment anti-américain s’accroître davantage.

  • Marchés de sous-traitance de l'Autoroute est-ouest : Des proches du MSP principaux bénéficiaires Marchés de sous-traitance de l’Autoroute est-ouest : Des proches du MSP principaux bénéficiaires

    L’instruction relative aux malversations qui ont entaché la réalisation de l’autoroute Est-Ouest implique de plus en plus le MSP, parti du défunt Mahfoud Nahnah, dirigé aujourd’hui par Bouguerra Soltani. Le fils de ce dernier, déjà cité dans l’enquête préliminaire, vient de faire le tour de quelques banques publiques pour obtenir un crédit de 400 millions de dinars. La garantie qu’il a présentée : un marché d’autoroute en tant que sous-traitant.Les révélations de Khelladi Mohamed, directeur des nouveaux projets à l’Agence nationale des autoroutes, cité en tant que témoin, ont montré comment les marchés de sous-traitance étaient raflés par des sociétés appartenant, dans la majorité des cas, à des militants du MSP, à leurs proches ou à des sympathisants. Selon lui, les trois directions régionales (est, ouest, centre) sous sa responsabilité seraient dirigées par des proches du MSP, que le ministre a « personnellement » nommés. A en croire ses propos, ces directeurs « échappent totalement » à sa hiérarchie et travaillent directement avec Amar Ghoul, pour « gérer » les sociétés de sous-traitants sans passer par l’administration centrale.


    « L’objectif est d’octroyer à ces sociétés des marchés sans se soucier de la qualité des travaux réalisés ou des anomalies, comme cela a été le cas, par exemple, de la signature de l’attestation de conformité par deux directeurs régionaux pour la réception d’un chantier – la W2 de Relizane et la M2 de Bouira – sans prendre en compte la sécurité des automobilistes (…). Les deux responsables ont accepté de prendre en compte la date de réception des chantiers pour la garantie, alors que les travaux n’étaient même pas achevés. » Plus grave, M. Khelladi est revenu sur cette affaire de glissières métalliques de protection installées au bord des autoroutes, que le ministre a changées par d’autres, en béton. Selon le témoin, la décision de changement a été prise par Amar Ghoul « lors d’une de ses sorties sur le terrain, sans aucune étude technique au préalable, dans le but de donner le marché à des sociétés qui lui appartiennent ou qui appartiennent à ses proches du MSP et qui exerçaient sans aucune autorisation dans la fabrication des glissières en béton ». M. Khelladi, lors de ses différentes auditions, n’a pas cessé d’affirmer que les sociétés sous-traitantes étaient choisies dans l’entourage du MSP par le ministre ou par son chef de cabinet.

    En fait, les accusations du témoin ne sont pas fortuites. Après avoir été à l’origine de l’éclatement de ce scandale, il a mal accepté la tournure des événements, notamment lorsque certains prévenus, comme le secrétaire général du ministre et le chef de cabinet de ce dernier, l’ont mis en cause. M. Khelladi, un ancien commandant de la Gendarmerie nationale, faut-il rappeler, avait fait le déplacement jusqu’à Pékin pour rencontrer les responsables et recueillir le maximum d’informations sur les « malversations » qui entouraient les marchés de réalisation de l’autoroute Est-Ouest et au centre desquelles se trouvent deux hommes d’affaires algériens, Chani Mejdoub et Ahmed Tadj Eddine, qui jouaient en fait le rôle d’intermédiaires entre deux clans du système dont les intérêts ont fini par se télescoper en cours de route pour mettre à nu une immense opération de corruption qui implique le département de Amar Ghoul et, à travers lui, son propre parti.

    En riposte et après avoir mis fin à ses fonctions juste après l’affaire, le ministre réagit, mais subtilement. C’est un de ses proches, cadre dirigeant de l’Agence nationale des autoroutes, qui se charge d’enfoncer l’homme par qui le scandale est arrivé. Le responsable aurait présenté lui aussi un dossier au juge sur l’implication de M. Khelladi. Mais c’est Bouguerra Soltani qui va ajouter la cerise sur le gâteau en exprimant, sur les ondes de la Radio nationale, son soutien au ministre et à ses cadres, les qualifiant d’« intègres ».

    Le fils de Bouguerra Soltani cité dans l’affaire

    B. Soltani n’a pas manqué de laisser entendre qu’il s’agissait là d’une affaire politique, tout comme d’ailleurs l’a souligné Amar Ghoul lors d’une de ses sorties, à travers une déclaration pernicieuse : « La caravane passe les chiens aboient ». Pourtant, dans le dossier, un des prévenus avait, lors de son audition par les enquêteurs, accusé le ministre d’avoir obtenu une commission de Egis-Rout en contrepartie d’un marché à l’Ouest. Des révélations qui, pour l’instant, figurent uniquement sur les rapports, en attendant la fin de l’instruction. La solidarité exprimée en sa faveur par son chef, B. Soltani, est compréhensible, lorsque l’on sait que le fils de ce dernier a été cité dans l’affaire lors de l’enquête préliminaire menée par les éléments de la police judiciaire du Département de la sécurité et du renseignement (DRS) de l’armée. Ce même fils qui avait bénéficié d’une aide de l’Etat pour l’achat d’un bateau de pêche (qui n’a jamais fonctionné) lorsque Amar Ghoul était à la tête de ce département. Il s’agit encore de ce même fils qui, il y a quelques jours seulement, a fait le tour de quelques banques publiques d’Alger pour obtenir un crédit de 400 millions de dinars en présentant comme garantie… un marché de l’autoroute Est-Ouest obtenu en tant que sous-traitant.

    B. Soltani, faut-il le rappeler, avait, il y a quelques années seulement, menacé d’étaler sur la place publique des dossiers de corruption, mais s’est tu dès que le parquet général près la cour d’Alger l’a sommé de présenter les preuves. L’affaire de l’autoroute Est-Ouest démontre que chez les responsables du MSP, il y a confusion entre la gestion des affaires de l’Etat et les intérêts purement personnels de ceux qui dirigent le parti. Après l’affaire Khalifa où B. Soltani avait été appelé en tant que témoin, bien sûr, pour s’expliquer devant le tribunal criminel près la cour de Blida sur les fonds de la Sécurité sociale (alors qu’il était ministre) déposés dans les caisses de la banque privée, voilà que son nom risque d’être cité de nouveau.

    D’autant que dans l’affaire Khalifa, c’était encore pour un de ses enfants qu’il avait sollicité le patron de Khalifa afin qu’il lui trouve un poste de travail en France, alors qu’il n’avait aucune qualification. Ainsi, que ce soit dans le secteur de la pêche ou celui des travaux publics, les scandales n’ont pas manqué et c’est toujours l’entourage des dirigeants du MSP qui est éclaboussé. Un parti, faut-il le préciser, qui est un des éléments moteurs de l’Alliance présidentielle.


    Par Salima Tlemçani

  • Scandales de l’autoroute est-ouest et de Sonatrach : Un nom, deux dossiers et une affaire

    Scandales de l'autoroute est-ouest et de Sonatrach : Un nom, deux dossiers et une affaire Il s'agit de Tayeb Kouidri, natif de Meknès, ayant des biens en France et en Suisse où il a sa résidence, et qui a mystérieusement quitté le pays pour ne plus revenir, dès l'arrestation de Mejdoub Chani, un homme d'affaires, en septembre 2009. Son nom a été cité par Mohamed Khelladi, l'ex-directeur des nouveaux projets au niveau de l'Agence nationale des autoroutes, et par Addou Sid Ahmed, l'homme d'affaires, tous les deux actuellement en détention provisoire. Le premier l'avait présenté comme « un élément important dans le lobby qui a la mainmise sur les marchés de réalisation de l'autoroute Est-Ouest » que dirigeait, selon toujours Khelladi, l'homme d'affaires français, Pierre Falcon, condamné dans son pays pour une affaire de trafic d'armes vers l'Angola. Que ce soit devant les officiers de la police judiciaire du Département du renseignement et de sécurité (DRS) ou devant le juge d'instruction de la 9e chambre, près le tribunal de Sidi M'hamed, Khelladi n'a pas modifié ses propos, révélant lors de chacune des auditions que les commissions versées par la société chinoise, Citic, dans le cadre de l'octroi des marchés de l'autoroute Est-Ouest, « étaient partagées entre un groupe d'intervenants dont un certain Kouidri de Chlef ». Il avait déclaré avoir rencontré, lors de son voyage en Chine, un homme d'affaires chinois du nom de Phillipe Shan, qui lui avait fait de nombreuses révélations. D'abord, que des commissions de 4% du montant des marchés octroyés à la Citic étaient versées à Mejdoub Chani, censé être leur représentant en Algérie (actuellement en détention provisoire), 4 autres à des cadres de la Citic et 1,2% à un certain Kouidri Tayeb, présenté comme « un chargé de mission » du ministère des Travaux publics. Il avait également cité Addou Sid Ahmed, l'homme d'affaires qui sert d'intermédiaire à de nombreuses sociétés étrangères pour leur obtenir des marchés en contrepartie de commissions. Ce même Addou va plus loin dans ses propos, en affirmant devant les enquêteurs avoir intervenu dans le contrat de suivi et de contrôle du tronçon Est de l'autoroute, au profit de la société italienne Inco, grâce aux « bons offices » du chef de cabinet du ministre des Travaux publics, le nommé Ferrache Belkacem, homme de confiance du ministre, inculpé dans le cadre de cette affaire. Addou aurait révélé lui avoir remis une somme de 500 000 DA, coût de ses vacances en Turquie, en attendant le versement du reste de la commission et qui devait être défalquée du montant de 300 000 dollars qu'il avait perçu. En fait, Kouidri Tayeb (de Sour El Ghozlane et non de Chlef) est un richissime homme d'affaires et parent par alliance à un haut responsable militaire. Une connaissance de Ghoul, Khelil et de… feu Ali Tounsi Il est probablement le lien qui relie le scandale du secteur des travaux publics à celui de Sonatrach. L'homme en question avait été poursuivi et condamné, il y a près de 25 ans, pour dilapidation de deniers publics, alors qu'il était à la tête d'une entreprise publique de l'hydraulique. Des années après, il est expert judiciaire et évolue dans le milieu du MSP, puis devient incontournable dans les expertises en matière de transaction et de marché, au point où de nombreux ministères font appel à lui. Mais il était plus sollicité par l'ex-ministre de l'Energie, Chakib Khelil et celui des Travaux publics, Amar Ghoul, avec lesquels il entretenait des relations soutenues, tout comme d'ailleurs c’était le cas avec le défunt directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi. L'intrigue reste quand même son départ précipité d'Alger, alors qu'il était beaucoup plus en Algérie qu'en France ou en Suisse. Il avait quitté le pays, moins de 48 heures après l'arrestation de Mejdoub Chani, un homme d'affaires qu'il connaissait assez bien. Depuis, il n'est plus revenu. La commission rogatoire délivrée par le juge d'instruction Ghazali Kamel, de la 9e chambre du pôle judiciaire spécialisé près le tribunal de Sidi M'hamed, aux officiers de la police judiciaire du DRS pour l'entendre sur l'affaire n'a pas abouti. Sa résidence à Hydra, au quartier Paradou, est fermée depuis longtemps. Peut-on croire qu'il a pris les devants avant l'éclatement du scandale ? On n’en sait rien. Ce qui est certain, c'est que son nom est d'une manière ou d'une autre connu non seulement à Sonatrach et au ministère de l'Energie, mais également au ministère des Travaux publics, où il était reçu régulièrement au bureau de Amar Ghoul. Même si pour l'instant rien n'indique qu'il a des liens avérés avec l'affaire de Sonatrach, néanmoins, des soupçons planent sur le rôle qu'il aurait pu jouer dans l'affaire des commissions dans les marchés de réalisation de l'autoroute Est-Ouest. Un rôle que seul le juge d'instruction de la 9e chambre peut élucider, lui qui vient d'inculper le directeur général de l'Agence nationale de gestion de l'autoroute (Anga), Ghazali Ahmed Rafik, ce qui porte à 9 le nombre de personnes poursuivies pour association de malfaiteurs, blanchiment d'argent, abus d'autorité, corruption et abus de fonction. Il s'agit du chef de cabinet du ministre des Travaux publics, Belkacem Ferrachi (sous contrôle judiciaire), du secrétaire général, Mohamed Bouchama (en détention provisoire), du directeur des nouveaux projets au niveau de l'Agence nationale des autoroutes, Mohamed Khelladi (en détention), du directeur des nouveaux programmes au ministère des Transports, Hamdane Salim Rachid (en détention), de trois hommes d'affaires, Chani Mejdoub, Addou Sid Ahmed, Addou Tadj Eddine (en détention) et de deux commerçants les frères Bouzenacha Naïm et Madani (en détention). Scandales de l'autoroute est-ouest et de Sonatrach : Un nom, deux dossiers et une affaire Scandales de l’autoroute est-ouest et de Sonatrach : Un nom, deux dossiers et une affaire Il s’agit de Tayeb Kouidri, natif de Meknès, ayant des biens en France et en Suisse où il a sa résidence, et qui a mystérieusement quitté le pays pour ne plus revenir, dès l’arrestation de Mejdoub Chani, un homme d’affaires, en septembre 2009. Son nom a été cité par Mohamed Khelladi, l’ex-directeur des nouveaux projets au niveau de l’Agence nationale des autoroutes, et par Addou Sid Ahmed, l’homme d’affaires, tous les deux actuellement en détention provisoire. Le premier l’avait présenté comme « un élément important dans le lobby qui a la mainmise sur les marchés de réalisation de l’autoroute Est-Ouest » que dirigeait, selon toujours Khelladi, l’homme d’affaires français, Pierre Falcon, condamné dans son pays pour une affaire de trafic d’armes vers l’Angola. Que ce soit devant les officiers de la police judiciaire du Département du renseignement et de sécurité (DRS) ou devant le juge d’instruction de la 9e chambre, près le tribunal de Sidi M’hamed, Khelladi n’a pas modifié ses propos, révélant lors de chacune des auditions que les commissions versées par la société chinoise, Citic, dans le cadre de l’octroi des marchés de l’autoroute Est-Ouest, « étaient partagées entre un groupe d’intervenants dont un certain Kouidri de Chlef ». Il avait déclaré avoir rencontré, lors de son voyage en Chine, un homme d’affaires chinois du nom de Phillipe Shan, qui lui avait fait de nombreuses révélations. D’abord, que des commissions de 4% du montant des marchés octroyés à la Citic étaient versées à Mejdoub Chani, censé être leur représentant en Algérie (actuellement en détention provisoire), 4 autres à des cadres de la Citic et 1,2% à un certain Kouidri Tayeb, présenté comme « un chargé de mission » du ministère des Travaux publics. Il avait également cité Addou Sid Ahmed, l’homme d’affaires qui sert d’intermédiaire à de nombreuses sociétés étrangères pour leur obtenir des marchés en contrepartie de commissions. Ce même Addou va plus loin dans ses propos, en affirmant devant les enquêteurs avoir intervenu dans le contrat de suivi et de contrôle du tronçon Est de l’autoroute, au profit de la société italienne Inco, grâce aux « bons offices » du chef de cabinet du ministre des Travaux publics, le nommé Ferrache Belkacem, homme de confiance du ministre, inculpé dans le cadre de cette affaire. Addou aurait révélé lui avoir remis une somme de 500 000 DA, coût de ses vacances en Turquie, en attendant le versement du reste de la commission et qui devait être défalquée du montant de 300 000 dollars qu’il avait perçu. En fait, Kouidri Tayeb (de Sour El Ghozlane et non de Chlef) est un richissime homme d’affaires et parent par alliance à un haut responsable militaire. Une connaissance de Ghoul, Khelil et de… feu Ali Tounsi Il est probablement le lien qui relie le scandale du secteur des travaux publics à celui de Sonatrach. L’homme en question avait été poursuivi et condamné, il y a près de 25 ans, pour dilapidation de deniers publics, alors qu’il était à la tête d’une entreprise publique de l’hydraulique. Des années après, il est expert judiciaire et évolue dans le milieu du MSP, puis devient incontournable dans les expertises en matière de transaction et de marché, au point où de nombreux ministères font appel à lui. Mais il était plus sollicité par l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil et celui des Travaux publics, Amar Ghoul, avec lesquels il entretenait des relations soutenues, tout comme d’ailleurs c’était le cas avec le défunt directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi. L’intrigue reste quand même son départ précipité d’Alger, alors qu’il était beaucoup plus en Algérie qu’en France ou en Suisse. Il avait quitté le pays, moins de 48 heures après l’arrestation de Mejdoub Chani, un homme d’affaires qu’il connaissait assez bien. Depuis, il n’est plus revenu. La commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction Ghazali Kamel, de la 9e chambre du pôle judiciaire spécialisé près le tribunal de Sidi M’hamed, aux officiers de la police judiciaire du DRS pour l’entendre sur l’affaire n’a pas abouti. Sa résidence à Hydra, au quartier Paradou, est fermée depuis longtemps. Peut-on croire qu’il a pris les devants avant l’éclatement du scandale ? On n’en sait rien. Ce qui est certain, c’est que son nom est d’une manière ou d’une autre connu non seulement à Sonatrach et au ministère de l’Energie, mais également au ministère des Travaux publics, où il était reçu régulièrement au bureau de Amar Ghoul. Même si pour l’instant rien n’indique qu’il a des liens avérés avec l’affaire de Sonatrach, néanmoins, des soupçons planent sur le rôle qu’il aurait pu jouer dans l’affaire des commissions dans les marchés de réalisation de l’autoroute Est-Ouest. Un rôle que seul le juge d’instruction de la 9e chambre peut élucider, lui qui vient d’inculper le directeur général de l’Agence nationale de gestion de l’autoroute (Anga), Ghazali Ahmed Rafik, ce qui porte à 9 le nombre de personnes poursuivies pour association de malfaiteurs, blanchiment d’argent, abus d’autorité, corruption et abus de fonction. Il s’agit du chef de cabinet du ministre des Travaux publics, Belkacem Ferrachi (sous contrôle judiciaire), du secrétaire général, Mohamed Bouchama (en détention provisoire), du directeur des nouveaux projets au niveau de l’Agence nationale des autoroutes, Mohamed Khelladi (en détention), du directeur des nouveaux programmes au ministère des Transports, Hamdane Salim Rachid (en détention), de trois hommes d’affaires, Chani Mejdoub, Addou Sid Ahmed, Addou Tadj Eddine (en détention) et de deux commerçants les frères Bouzenacha Naïm et Madani (en détention). Par Salima Tlemçani

  • Nouveau gouvernement négocié entre Bouteflika et Toufik : Ouyahia maintenu, Zerhouni vice-premier ministre, Khelil quitte le gouvernement tous des salopards mafia aucun ne travaille pour l'algerie


    Nouveau gouvernement négocié entre Bouteflika et Toufik : Ouyahia maintenu, Zerhouni vice-premier ministre, Khelil quitte le gouvernement
        le 28 Mai, 2010 | 13907 lecture(s) | Voir Réactions
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    C'est un gouvernement négocié que la présidence de la République a annoncé, vendredi 28 mai :  Ahmed Ouyahia reste au poste de premier ministre, mais il est créé un poste de vice-premier ministre confié à Yazid Zerhouni, l'homme du chef de l’Etat. Chakib Khelil, éclaboussé par le scandale de Sonatrach. Yazid Zerhouni est remplacé par Dahou Ould Kablia et Chakib Khelil par Youcef Yousfi.

    Deux autres ministres quittent le gouvernement pour avoir failli dans la gestion de leurs secteurs respectifs. Il s’agit de Hamid Bessalah, remplacé au ministère des Télécoms par le PDG d’Algérie télécom Moussa Benhamdi, et de El Hachemi Djaaboub qui cède  sa place à Mustapha Benbada. Hamid Temmar devient ministre de la Prospective et des statistiques

    La liste des ministres :

    - M. Ahmed OUYAHIA : Premier Ministre,
    - M. Nourredine ZERHOUNI dit Yazid : Vice-Premier Ministre,
    - M. Abdelaziz BELKHADEM : Ministre d'Etat, Représentant Personnel du Chef de l'Etat,
    - M. Abdelmalek GUENAIZIA : Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense Nationale,
    - M. Dahou OULD KABLIA : Ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales,
    - M. Mourad MEDELCI : Ministre des Affaires Etrangères
    - M. Tayeb BELAIZ : Ministre de la Justice, garde des Sceaux,
    - M. Karim DJOUDI : Ministre des Finances,
    - M. Youcef YOUSFI : Ministre de l'Energie et des Mines, en remplacement de
      M. Chakib Khellil, appelé à d'autres fonctions,
    - M. Abdelmalek SELLAL : Ministre des Ressources en eau,
    - M. Abdelhamid TEMMAR: Ministre de la Prospective et des statistiques
    - M. Bouabdallah GHLAMALLAH: Ministre des Affaires Religieuses et du wakf
    - M. Mohamed Cherif ABBES:  Ministre des Moudjahidine,
    - M. Chérif RAHMANI: Ministre de l'Aménagerment du Territoire de l'environnement,
    - M. Amar TOU, Ministre des Transports,
    - M. Boubekeur BENBOUZID, Ministre de l'Education nationale,
    - M. Rachid BENAISSA: Ministre de l'Agriculture et du développement rural,
    - M. Amar GHOUL: Ministre des Travaux publics,
    - M. Said BARKAT: Ministre de la Solidarite Nationale et de la famille,
    - Mme Khalida TOUMI: Ministre de la Culture.

    - M. Mustapha BENBADA: Ministre du Commerce, en replacement de M. Hachemi DJAABOUB appelé à d'autres  fonctions.
    - M. Rachid HARRAOUBIA: Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique,
    - M. Mahmoud KHEDRI: Ministre des Relations avec le Parlement,
    - M. El Hadi  KHALDI: Ministre de l'Enseignement et de la formation professionnels,
    - M. Nourredine MOUSSA: Ministre de l'Habitat et de l'urbanisme,
    - M. Tayeb LOUH: Ministre du Travail, de l'Emploi et de la sécurité sociale,
    - M. Djamel OULD ABBES: Ministre de la Santé de la popluation et de la réforme hospitalière,
    - M. Smail MIMOUNE: Ministre du Tourisme et de l'Artisanat,
    - M. Hachemi DJIAR: Ministre de la Jeunesse et des sports,
    - M. Mohamed BENMERADI: Ministre de l'Industrie, de la petite et moyenne entreprise, et de la promotion de l'investissement,
    - M. Moussa BENHAMADI: Ministre de la Poste et des technologies de la communication et de l'information, en remplacement de M. Hamid BESSALAH, appelé à d'autres fonctions,
    - M. Abdallah KHANAFOU: Ministre de la Pêche et des ressources haliteutiques,
    - M. Nacer Mehal: Ministre de la Communication, en remplacement de M. Azzedine MIHOUBI, appelé à d'autres fonctions,
    - M. Abdelkader MESSAHEL: Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangéres, chargé de affaires africaines et maghrébines,
    - Mme Nouara Saadia DJAAFAR: Ministre délégué auprès du Ministre de la Solidarité nationale et de la famille, chargée de la famille et de la condition féminine,
    - Mme Souad BENDJABALLAH: Ministre déléguée auprès du Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, chargée de la recherche scientifique,
    - M. Ali BOUKRAMI: Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Prospective et de la statistique, chargé de la statestique,
    - M. Hali BENATALLAH: Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangéres, chargé de  la communauté nationale à l'étranger,

    Par aileurs, en application de l'article 78 de la Constitution, le Président de la République a reconduit M. Ahmed NOUI aux fonctions de Secrétaire Général du Gouvernement.

  • ONU ET LA FIFA SONT DES CAISSES ENREGISTREUSES QUI BOUFFENT DE L'ARGENT ET QUI SANCTIONNENT PAS

     

    L'Algérie et le Conseil des droits de l'homme de l'ONU : mensonges et double discours

    par Algeria-Watch, 18 mai 2010

    Le 1er mars 2010, le ministre des Affaires étrangères algérien, M. Mourad Medelci, s'est exprimé à Genève devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, pour critiquer vivement les méthodes de travail de cette instance. Et à cette occasion, il a fait l'éloge des progrès prétendument réalisés par le gouvernement algérien en matière des droits humains depuis l'« Examen périodique universel » dont celui-ci avait fait l'objet devant le même Conseil le 14 avril 2008. Une démonstration exemplaire de la manière dont un État membre de l'ONU, responsable dans les années 1990 d'un des pires terrorismes d'État de la seconde moitié du xxe siècle - qui fit quelque 200 000 morts -, s'emploie depuis avec constance à vider de sa substance les fragiles instruments du droit international contre l'impunité des responsables de crimes contre l'humanité.

    L'« esprit d'Alger » selon Mourad Medelci, ou l'hypocrisie au service de l'impunité

    Afin de préparer le terrain, le ministre avait auparavant exprimé clairement son souhait de voir réformé le fonctionnement du Conseil des droits de l'homme, afin de renforcer plus encore le rôle déjà prépondérant des États en son sein et d'y restreindre celui des experts indépendants, accusés de trop se préoccuper des pays en développement. Le 20 février 2010, lors d'une réunion informelle à Alger, le gouvernement algérien a ainsi reçu 103 représentants permanents des États auprès du Conseil des droits de l'homme. Medelci s'en est félicité une semaine plus tard lors de son intervention à Genève, relevant que « les participants ont tenu à donner un nom à l'esprit d'ouverture, de transparence, d'inclusion et d'appropriation collective de la démarche dont étaient empreints les débats. Ils ont bien voulu l'appeler l'"esprit d'Alger"1 ».

    Dans son discours d'ouverture de la rencontre d'Alger, M. Medelci avait insisté sur la nécessité d'agir, sinon contre la « politisation des droits de l'homme, somme toute difficilement évitable, du moins contre leur instrumentalisation dans le cadre d'une confrontation idéologique d'un type nouveau, imposée cette fois aux pays du Sud2 ». Or, quels sont les moyens préconisés par la diplomatie algérienne pour améliorer l'efficacité du Conseil des droits de l'homme ? Renforcer le « rôle de son président et de son bureau » et promouvoir « l'indépendance et l'objectivité des mécanismes spéciaux du Conseil ». Une façon de signifier par antiphrase qu'il faut réduire davantage encore la marge de manouvre des experts indépendants que sont les « rapporteurs spéciaux », déjà fortement amputée depuis l'introduction en 2008d'un « code de conduite » de ces experts, à l'initiative, là encore, de l'Algérie3. Ces experts constituent en effet la colonne vertébrale de l'action de l'ONU dans le domaine des droits de l'homme (comme en témoigne par exemple le rapport de quatre experts publié en février 2010 sur la détention au secret dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, rapport qui épingle en premier lieu les agissements de l'administration étatsunienne4 ; ou encore la mission des quatre experts mandatés pour enquêter sur les violations commises lors de l'agression israélienne contre Gaza en décembre 2008-janvier 2009, qui a abouti au fameux « rapport Goldstone »).

    Ce qu'apprécie toutefois le ministre des Affaires étrangères algérien parmi les procédures du Conseil, c'est l'« examen périodique universel » de la situation des droits de l'homme dans les États membres des Nations Unies : « Là où le bilan du Conseil est sans conteste le plus encourageant, c'est dans l'esprit de dialogue, de coopération et de non-sélectivité qui a présidé à la mise en ouvre de l'évaluation périodique universelle5. » On peut comprendre en effet ce satisfecit hypocrite de la part du représentant d'un État qui a multiplié les dispositions assurant l'impunité aux responsables de violations des droits de l'homme, notamment au cours de la terrible guerre civile qui a ravagé le pays dans les années 1990 : mis à part les rapports des ONG et des comités et rapporteurs spéciaux de l'ONU, contributions synthétisées dans une compilation réalisée par le Haut Commissariat pour les droits de l'homme, le « dialogue » qui prévaut lors de ces examens périodiques se résumé à un échange entre États se ménageant mutuellement. Le jeu des alliances est tel que cet examen de la situation des droits de l'homme dans chaque État membre est réduit à sa plus simple expression et dilue dans une foule de recommandations floues quelques rares observations pertinentes.

    Ainsi M. Medelci a-t-il pu, lors de son bilan du 1er mars 2010, se targuer contre l'évidence des « bonnes performances » de l'Algérie en matière de protection et défense des droits humains en 2008 et 2009. Il a constaté avec suffisance la promulgation d'un décret présidentiel levant une réserve de l'Algérie relative à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes, le maintien du moratoire sur la peine de mort, la signature de textes régionaux et internationaux sur la protection des enfants, l'intégration dans le Code pénal de la criminalisation de la traite des personnes et du trafic d'organes. Quant aux droits des détenus, M. Medelci a affirmé qu'ils ont été renforcés, par les visites régulières de la Croix-Rouge, l'amélioration de la couverture médicale et les possibilités de formation offertes dans les prisons. Les véritables problèmes concernant les conditions de détention déplorables, le surpeuplement, la détention préventive prolongée, l'existence de personnes détenues arbitrairement et au secret n'ont pas été abordés.

    L'impunité organisée

    Les rares questions épineuses abordées lors de l'Examen périodique universel d'avril 2008 ont été soit éludées, soit interprétées fallacieusement par le ministre. Il a ainsi évoqué la mise en conformité, en octobre 2009, de l'institution nationale des droits de l'homme algérienne, la CNCPPDH (Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme), avec les « principes de Paris », omettant toutefois de préciser que l'examen du nouveau statut de cette institution n'avait pas encore eu lieu et qu'en conséquence elle était toujours considérée comme « rétrogradée » par les instances onusiennes6.

    Concernant le dossier douloureux des disparitions forcées en Algérie, M. Medelci a évoqué la reprise du « dialogue avec le Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires avec la ferme volonté de rechercher, de trouver et de communiquer des réponses aux cas demeurés en suspens. Dans son rapport à la présente session, A/HRC/13/31, le Groupe de travail s'est déclaré "impressionné" par notre détermination de régler les affaires dont le Groupe était saisi7 ». Là aussi, il n'a pas évoqué les critiques formulées par ce Groupe de travail dans le rapport précité, lequel insiste sur sa demande réitérée depuis 2000 de pouvoir effectuer une visite en Algérie : malgré plusieurs rappels, le gouvernement algérien n'a jamais accepté son déplacement.

    Pourtant, l'organe onusien rappelle que des 2 939 cas de disparitions dont il a été saisi, 2 912 restent en suspens. Le Groupe de travail évoque aussi dans son rapport la communication qu'il a adressée au gouvernement le 8 janvier 2009 « au sujet des menaces et des actes d'intimidation subis par un défenseur des droits de l'homme en raison des activités qu'il menait dans le cadre de l'enquête sur les disparitions forcées et suite à une rencontre qu'il avait eue avec le Groupe de travail en décembre 2008 ». Il rappelle en outre que « le 29 septembre 2009, le Groupe de travail a adressé au gouvernement algérien une lettre d'intervention rapide au sujet du harcèlement que subiraient des familles de victimes de disparition forcée qui se trouveraient contraintes de demander un certificat de présomption de décès et de requérir réparation8 ».

    M. Medelci s'est targué par ailleurs de la prétendue approbation, lors de l'Examen périodique universel d'avril 2008, de la politique de « réconciliation nationale » engagée par l'État depuis 2006. Il aurait été demandé au gouvernement « de persévérer dans la voie tracée par la Charte sur la réconciliation nationale » (adoptée par référendum le 29 septembre 2005). Mais il a omis d'indiquer que le délégué canadien recommandait de reconsidérer l'impunité instaurée par l'ordonnance présidentielle de mise en ouvre de cette charte (adoptée le 28 février 2006, avec trois décrets d'application), craignant qu'elle « ne mette un terme aux enquêtes sur la disparition de 10 000 personnes ». La recommandation visait en l'espèce son article 45, qui décrète qu'« aucune plainte de victime n'est recevable à l'encontre des éléments des forces de défense et de sécurité ». Le délégué suggérait de réviser l'ordonnance en fonction des observations du Comité des droits de l'homme, « pour garantir que les auteurs des violations des droits de l'homme soient jugés et poursuivis conformément aux normes internationales et que les personnes qui critiquent le gouvernement ne soient pas l'objet de poursuites pénales9 ». L'article 46 de l'ordonnance en question stipule en effet que « toute déclaration, écrit ou autre acte interprété comme pouvant nuire à l'image de l'Algérie est passible d'une condamnation de trois à cinq ans de prison ».

    Fidèles à leur stratégie de dénégation et de mensonge, les autorités algériennes ont toujours nié avoir instauré cette impunité, pourtant clairement organisée par l'ordonnance de février 2006, en arguant, comme l'avait fait le représentant du gouvernement algérien auprès de l'ONU, Driss El-Djazaïri, en juin 2008, que « l'impunité n'existe nulle part dans le texte que le peuple algérien a agréé par référendum10 » - allusion au texte beaucoup plus vague de la Charte sur la réconciliation nationale. Et il enchaînait pour attaquer avec une rare violence tous ceux qui désapprouvent les textes d'application de cette Charte, affirmant que les critiques des ONG ne profitent qu'aux seuls « marchands de la mort, aux adeptes du crime, aux virtuoses de la subversion ; en somme, aux sponsors du terrorisme et à ceux qui se nourrissent du vivier de la tragédie des autres ».11

    Donc c'est sans surprise que la recommandation du délégué canadien a été rejetée par les autorités algériennes. Cette particularité de pouvoir exclure les injonctions embarrassantes par les États fait la particularité de cet examen périodique et lui retire en conséquence une bonne part de légitimité.

    Les rapporteurs spéciaux de l'ONU sur la torture et les disparitions forcées interdits en Algérie

    Enfin, le dernier point évoqué par le ministre dans son discours de Genève concerne les visites des rapporteurs spéciaux en Algérie. Il a précisé que sept d'entre eux étaient invités à se rendre en Algérie dès 2010. Mais ne figurent toujours pas dans cette liste les experts concernés par les graves violations des droits de l'homme commises par les forces de sécurité, en particulier lors de la décennie 1990. Alors même que le gouvernement algérien refuse toujours d'accéder aux demandes de visite - réitérées depuis près de quinze ans pour certains - des rapporteurs spéciaux sur la torture, sur les exécutions extrajudiciaires, sur la promotion et la protection des droits de l'homme dans la lutte contre le terrorisme, ou du Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires.

    Ce que M. Medelci avait dénié avec aplomb lors de l'examen périodique d'avril 2008, en affirmant cyniquement : « L'Algérie n'a jamais empêché ces visites, elle a simplement souhaité les inscrire dans un cadre qui permette effectivement de prendre en charge des problèmes qui se posent réellement et non pas des problèmes qui sont exceptionnels, voire anecdotiques12. » Comme si, à ses yeux, les dizaines de milliers de victimes de torture, d'exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées du fait des forces de sécurité ne relevaient que de l'« exception » et de l'« anecdote ». Un cynisme mensonger répété à maintes reprises par M. Farouk Ksentini, président inamovible de la CNCPPDH, par exemple en juin 2009 : « Aucun expert ou envoyé spécial des droits de l'homme ne s'est vu refuser son visa d'entrée en Algérie13. »

    On comprend donc pourquoi cette conception des droits de l'homme à géométrie variable - qui n'est d'ailleurs pas propre à l'Algérie - sape toute tentative d'instaurer un mécanisme international de protection efficace et crédible. L'Algérie se distingue toutefois dans son entrave à l'action des seuls organes de l'ONU en matière de droits de l'homme encore relativement indépendants des jeux d'influence au sein de cette institution, de plus en plus réduite à un instrument assujetti aux raisons d'États. Car pour les généraux qui détiennent la réalité du pouvoir à Alger depuis le coup d'État de janvier 1992, l'essentiel est d'assurer l'impunité de leurs crimes passés et actuels en multipliant, par diplomates aux ordres interposés, les initiatives visant à dévitaliser définitivement les trop fragiles mécanismes de protection des droits humains difficilement élaborés depuis des décennies par la « communauté internationale ».

    Notes:

  • Abdelkader Dehbi et Ali Benhadj arrêtés !!

    Abdelkader Dehbi et Ali Benhadj arrêtés !!

    Coordination de l’Appel du 19 mars 2010, Département des Droits de l’Homme, Le Quotidien d'Algérie

    Nous venons d’apprendre à l’instant l’arrestation cet après-midi de nos compatriotes Abdelkader Dehbi et Ali Benhadj devant l’ambassade des Etats-Unis où ils s’étaient déplacés avec d’autres citoyens pour protester contre l’agression criminelle de l’entité sioniste contre la flottille internationale de la paix qui a provoqué la mort de plus de 15 personnes.

    Nos deux compatriotes sont actuellement au commissariat central d’Alger.

    Nous lançons un appel à toutes et à tous pour dénoncer ces arrestations arbitraires et pour exiger leur libération immédiate.

    Salah-Eddine SIDHOUM

    Alger le 31 mai 2010 19h 45

  • 895 milliards de dinar pour la dictature et etat de siege qui dis mieux !!!!!!!

    895 milliards de dinars pour les Collectivités locales, la Sûreté et la Protection civile

    A la faveur du plan de développement économique et social 2010-2014, l’Etat a attribué une enveloppe de plus de 895 milliards de dinars pour le développement du secteur des Collectivités locales, de la Sûreté nationale et de la Protection civile.



    Ce montant permettra, entre autres réalisations, la construction de 450 sièges de sûreté de wilaya, de daïra et urbaine. Est également prévue la réalisation de plus de 180 brigades de police judiciaire, de police des frontières, d’unités républicaines de la sûreté et plus de 330 unités de Protection civile. Le taux de recrutement annuel du secteur de la sûreté est de 13 000 à 15 000 agents. L’objectif visé par la DGSN à court terme est d’atteindre une moyenne d’« un policier pour 300 habitants ». Concernant le développement local, une enveloppe de 4,705 milliards de dinars a été consacrée à l’exécution de 27 000 opérations dans le cadre des Programmes communaux de développement (PCD) et plus de 22 000 opérations dans le cadre des programmes de développement local, ce qui permettra de maintenir la dynamique de développement enclenchée dans toutes les wilayas. La numérisation de tous les registres d’état civil (400 000 opérations) sera effectuée dans un délai de 2 ans. L’opération de numérisation de l’état civil sera suivie à partir de 2013 de la création du registre national d’état civil avec un numéro d’identification national unique pour chaque citoyen qui permettra d’alléger les mesures administratives au niveau des infrastructures publiques en facilitant l’identification des personnes et des documents de l’état civil. Ce dernier sera également l’un des plus importants composants du registre national de l’état civil.



    Par R. N.


  • Nice, ou la dernière foucade de Bouteflika c'est le meme gouvernement cloniale qui gouverne l'algerie

    C’est donc la semaine où il obligeait ses députés à se déchirer autour d’une loi factice criminalisant le colonialisme, que le président algérien va accourir à Nice pour écouter la France parler à ses anciennes colonies africaines. Comme pour démontrer que les serments, même les plus beaux, sont faits pour être trahis. Et qu’après tout, le discours politique, comme dit Orwell, est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent. On ne saura probablement jamais à quoi riment ces retrouvailles d’un autre âge où quelques dictateurs africains et deux ou trois nations décharnées papotent avec l’ancien Empire de leur condition d’anciens colonisés. Et qu’a donc à faire l’Algérie dans ce sommet France-Afrique, elle qu’on supposait affranchie de ces protocoles d’allégeance et qui, nous rebattait-on les oreilles, attendait de son ancien colonisateur qu’il se repentît de ses crimes ?Décidément, oui, la dignité algérienne, dans la bouche de nos dirigeants, a quelque chose de simple slogan de camelot. Ils n’en mesurent pas la gravité, ils se contentent de l’exhiber en tenue de soirée. Mais l’essentiel, n’est-ce-pas, est que Bouteflika soit de la fête du côté de la Promenade des Anglais, lui qui n’avait pas vu Sarkozy depuis deux ans. Méfions-nous, cependant : à trop vouloir montrer que les serments, même les plus beaux, sont faits pour être trahis, on fera de Kassamen une ballade pour vieillards gâteux. Kassaman est une promesse faite aux hommes. Dans l’Algérie d’aujourd’hui, elle devient une promesse non tenue. « nous avons juré de mourir pour que vive l´Algérie ! Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !»

    Comment espérer faire trembler par décret nos enfants sur ce chant d’orgueil quand un demi-siècle de gabegie et de corruption les pousse aujourd’hui aux portes du consulat de France  et leur président à Nice, dans les bras de Sarkozy ?

    M.B.

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    9 mai 2010 à 17h18min

    Centrafrique: élections reportées aux 16 mai (décret)

    Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.
    30 mars 2010 à 18h38min

    Un navire des garde-côtes seychellois détruit deux bateaux pirates

    Un navire des garde-côtes des Seychelles a repoussé mardi une attaque de pirates somaliens dans l'océan Indien, coulant leurs embarcations, au lendemain d'une opération de libération d'otages, ont annoncé dans un communiqué les garde-côtes seychellois.
    30 mars 2010 à 08h15min

    Opération seychelloise contre pirates somaliens: 27 otages libérés

    Un navire des gardes-côtes des Seychelles a mené lundi une opération contre des pirates somaliens dans l'océan Indien, ouvrant le feu sur leur embarcation et libérant 27 otages seychellois et iraniens, a annoncé à l'AFP le ministre seychellois des Transports, Joël Morgan.
    29 mars 2010 à 14h13min

    Opep : accord sur maintien des quotas ne fait pas de doute (Ministre saoudien)

    Un accord sur un maintien des niveaux actuels des quotas de production de pétrole lors de la réunion ministérielle de l'Opep mercredi à Vienne ne fait pas de doute, a déclaré le ministre saoudien du pétrole Ali Al-Nouaïmi peu avant l'ouverture de la réunion.
    17 mars 2010 à 08h14min

    Pakistan: 4 employés pakistanais de World Vision tués dans l'attaque

    Au moins quatre employés pakistanais de l'ONG américaine World Vision ont été tués mercredi dans l'attaque par des hommes armés de leurs bureaux dans le nord-ouest du Pakistan, sur un total de cinq morts, a annoncé l'organisation internationale.
    10 mars 2010 à 06h18min

    Birmanie: la loi oblige la LND à exclure Aung San Suu Kyi (porte-parole)

    La nouvelle législation en Birmanie oblige la Ligue nationale pour la démocratie (LND) à exclure sa présidente, l'opposante Aung San Suu Kyi, a affirmé mercredi à l'AFP un porte-parole du parti.
    10 mars 2010 à 03h25min

    Le FMI approuve définitivement la vente de 403 tonnes d'or

    La plus haute instance de décision du Fonds monétaire international, son conseil d'administration, a définitivement approuvé vendredi la vente par l'institution de plus de 403 tonnes d'or, destinée à financer principalement des prêts aux pays pauvres.
    18 septembre 2009 à 20h48min

    Le rapport Goldstone "se focalise sur Israël", critiquent les USA

    Le rapport de la commission Goldstone de l'ONU faisant état de crimes de guerre israéliens et palestiniens à Gaza l'hiver dernier "se focalise de manière écrasante sur les actions d'Israël", a affirmé vendredi un responsable de la diplomatie américaine.
    18 septembre 2009 à 19h07min

    Italie: le jackpot record de 146,9 millions d'euros remporté (médias)

    Le jackpot italien de 146,9 millions d'euros, record d'Europe, a été remporté samedi soir, mettant fin à une course aux gains qui a entraîné une augmentation importante des sommes misées depuis plusieurs semaines, a annoncé l'agence italienne Ansa.
    22 août 2009 à 18h35min

    La Russie va rééxaminer la vente de missiles antiaériens à l'Iran (Peres)

    Le président russe, Dmitri Medvedev, s'est engagé à rééxaminer la vente prévue de missiles sol-air russes S-300 à l'Iran, a déclaré mercredi le président israélien, Shimon Peres, actuellement en visite en Russie, selon les agences russes.
    19 août 2009 à 07h13min

    France: trois membres présumés de l'ETA arrêtés dans les Alpes (source enquête)

    Trois membres présumés de l'appareil militaire de l'ETA ont été arrêtés mercredi matin dans les Alpes françaises, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
    19 août 2009 à 06h27min

    Kaboul: la police tue trois "talibans" dans une banque (police)

    Trois hommes armés qui avaient attaqué mercredi matin une banque de Kaboul ont été tués par les forces de l'ordre, a annoncé un responsable de la police, pour qui l'opération a été menée par les talibans, à la veille des élections présidentielle et provinciales.
    19 août 2009 à 05h16min

    Le corps de Michael Jackson en route vers la cérémonie publique

    La dépouille de Michael Jackson, dans un cercueil doré, a quitté mardi le cimetière où venait de se dérouler un service funèbre privé pour rejoindre le Staples Center de Los Angeles où sera célébré un hommage public au "roi de la pop", selon les images des télévisions américaines.
    7 juillet 2009 à 16h10min

    Iran: Ahmadinejad en tête avec 69% (premiers résultats partiels)

    Le président sortant Mahmoud Ahmadinejad est en tête du scrutin présidentiel organisé vendredi en Iran avec 69% des voix sur 19% des bulletins dépouillés, a annoncé le président de la commission électorale au ministère de l'Intérieur, Karman Daneshjou.
    12 juin 2009 à 20h00min

    8 militaires et 2 enseignants tués dans un attentat à l'est d'Alger

    Huit militaires algériens et deux enseignants ont été tués mardi après-midi dans un attentat à la bombe visant un convoi de véhicules à Timezrit près de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), ont indiqué mercredi plusieurs journaux dont Liberté et El Watan (francophones, privés).
    3 juin 2009 à 07h16min

    Irak: Prison à vie pour un des assassins de Margaret Hassan

    Un des assassins de la travailleuse sociale britannique Margaret Hassan, enlevée à Bagdad en octobre 2004, a été condamné mardi à la prison à vie, a annoncé le président du tribunal de la Cour centrale criminelle de Bagdad.
    2 juin 2009 à 11h08min

    Pétrole: l'AIE prévoit la plus forte chute de la demande depuis 1981

    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a de nouveau revu en baisse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2009, prévoyant désormais la plus forte chute annuelle depuis 1981 (-3%), selon son rapport mensuel publié jeudi.
    14 mai 2009 à 08h05min

    Brown "profondément troublé" par l'inculpation d'Aung San Suu Kyi

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est dit "profondément troublé" vendredi par la nouvelle inculpation de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, accusée d'avoir enfreint les règles de son assignation à résidence après l'intrusion chez elle d'un Américain.
    14 mai 2009 à 04h41min

    Grippe porcine: plus de 6.000 cas confirmés dont 65 morts

    Le nombre de cas de grippe porcine répertorié dans le monde a franchi la barre des 6.000 pour atteindre 6.497 personnes, dont 65 morts, dans 33 pays, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) diffusé jeudi.
    14 mai 2009 à 01h00min

    Nigeria : 15 étrangers pris en otage sur un navire (groupe armé)

    Le principal groupe armé du sud du Nigeria, le Mend, a annoncé jeudi qu'un "groupe affilié" avait capturé quinze étrangers membres d'équipage d'un navire dans le delta du Niger.
    14 mai 2009 à 93h84min

    Netanyahu en Jordanie pour discuter avec le roi Abdallah II

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se trouvait jeudi en Jordanie pour des discussions avec le roi Abdallah II, ont indiqué à l'AFP des responsables israéliens.
    14 mai 2009 à 84h72min

    Pétrole: l'AIE prévoit la plus forte chute de la demande depuis 1981

    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a de nouveau revu en baisse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2009, prévoyant désormais la plus forte chute annuelle depuis 1981 (-3%), selon son rapport mensuel publié jeudi. 
    14 mai 2009 à 80h52min

    L'archevêque enlevé en Irak retrouvé mort (Eglise italienne)

    Le corps de l'archevêque chaldéen de Mossoul Faraj Rahou, enlevé le 29 février, a été retrouvé près de cette ville du nord de l'Irak, a annoncé jeudi l'archevêque auxiliaire de Bagdad, Mgr Shlemon Warduni, au service d'information de l'Eglise catholique italienne.
    13 mars 2008 à 15h65min

  • À l’ombre du sommet Afrique-France plus « glamour » : Les « Africains » de France réclament leurs papiers

     

    À l'ombre du sommet Afrique-France plus « glamour » : Les « Africains » de France réclament leurs papiers
    À l’ombre du sommet Afrique-France plus « glamour » : Les « Africains » de France réclament leurs papiers

    La France a accordé l’indépendance à beaucoup de pays africains sans leur fournir le « mode d’emploi ».



    C’est sans doute l’un des dommages collatéraux de la « Françafrique » qui commence à battre de l’aile ces dernières années : la situation des ressortissants africains en France. Il étaient près d’un millier de sans-papiers a avoir défilé hier à Nice (sud-est), à la veille d’un sommet Afrique-France, pour demander la régularisation de tous les immigrés sans-papiers vivant en France. Pour la symbolique, il n’y a pas meilleur boomerang pour la France coupable, aux yeux de nombreux Africains, d’avoir abandonné les populations des anciennes colonies à des juntes voraces qui ont privatisé le pouvoir des décennies durant. Et avec la bénédiction des dirigeants français pour qui la démocratie n’est pas une « denrée » recherchée en Afrique.

    Les Africains du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et du Gabon ont été livrés pieds et poings liés à des apprentis dictateurs qui ont installé durablement des régimes dynastiques. Dans beaucoup de pays, l’indépendance dont on commémore aujourd’hui le souvenir sur la Côte d’Azur, est synonyme d’un enfer. La France a accordé l’indépendance à ces peuples sans leur fournir le « mode d’emploi ». Mais elle n’a pas oublié de lier les économies de ces pays à la « métropole ». Résultats de 50 ans d’indépendance : la France continue encore de faire et défaire des despotes selon ses besoins et ses intérêts. « La Françafrique » ou « Afrique-France », c’est du pareil au même ! La rupture tant promise par Nicolas Sarkozy s’est avérée n’être qu’un vain mot.

    Bien que militairement nettement moins présente, la France reste la principale bénéficiaire des richesses du sol et sous-sol africains. S’étant assuré de la permanence du soutien des hommes, du genre Ali Ben Bongo, Paris garde la main sur ses « pieds à terre » dans de nombreux pays, moyennant des châteaux et autres boutiques sur les Champs Elysées. C’est un peu contre tout cela que les sans-papiers africains ont voulu marquer ce sommet par une aussi longue marche de Paris à Nice.

    Côté d’Ivoire, Côte d’Azur…

    L’image est certes moins glamour que les rutilantes limousines déposant les dictateurs africains devant les hôtels luxieux de la Côte d’Azur, mais ces laissés-pour-compte de la « Françafrique » viennent rappeler à la France son péché originel d’avoir abandonné les peuples africains face aux rapaces, et de continuer à ignorer son devoir historique envers les nouvelles générations qui n’ont plus de solutions sinon fuir leurs pays. Une partie des manifestants étaient partis le 1er mai de Paris pour une longue marche à travers la France, s’arrêtant dans plusieurs villes, où d’autres sans-papiers et sympathisants les ont rejoints. Portant une grande banderole, « Paris-Nice à pied pour les sans-papiers », ils ont défilé dans un quartier excentré de Nice, loin des grands hôtels où sont accueillies les délégations africaines au sommet. « Notre but est de demander à la France qui organise ce sommet avec les Etats africains la régularisation de tous les sans-papiers », a indiqué Sissoko Anzoumane, leur porte-parole. Selon lui, 80% des personnes participant à la marche sont des Africains.

    Les manifestants, qui se trouvaient dans la matinée à Cannes, n’ont pas été autorisés à entrer à Nice en groupe et à pied. Ils ont dû effectuer la dernière étape de leur périple en autobus. « C’est l’aboutissement d’une marche qui a eu un grand succès ». Mais il n’est pas sûr que les regards de Sarkozy et de ses invités — ses poulains plutôt — croisent ceux de Sissoko ou Mamadou. Les misérables sans- papiers seront tenus à distance respectable de ce conclave de dictateurs qui permet de maintenir le cordon ombilical entre la France et ses anciennes colonies. Eh oui, un demi-siècle après leurs indépendances, de nombreux pays africains continuent de servir de simple tube digestif à la France, moyennant son soutien à des régimes prédateurs des richesses et des libertés. Alors, « Françafrique » ou « Afrique-France », tous les chemins mènent à Nice…



    Par Hassan Moali


  • 3399 nouveaux cas à Alger

     

    3399 nouveaux cas à Alger

    Les cancers, l’une des causes essentielles des décès en Algérie

    3399 nouveaux cas à Alger

    Le cancer constitue l’un des problèmes de santé publique à l’échelle mondiale et l’une des préoccupations majeures en matière de recherche dans toutes les régions du monde. L’ampleur de cette morbidité n’a fait qu’accroître au cours de ces dernières années. Le cancer est devenu l’une des causes essentielles des décès.



    Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 20 millions de personnes de par le monde sont atteintes de cette maladie et la plupart d’entre elles vivent dans les pays en voie de développement. La pathologie oncologique a fait irruption dans les pays en voie de développement, au point qu’elle pèse lourdement sur le fonctionnement des systèmes de santé de ces pays. Environ 30 000 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués chaque année en Algérie avec une augmentation de plus de 50% du nombre de cas depuis une décennie. Une des principales causes de mortalité pour l’homme et pour la femme, dont le nombre total de décès par cancer étant annuellement de l’ordre de 20 000 personnes dans notre pays. Les dernières données de l’année 2003 analysées par le registre des tumeurs d’Alger traitant uniquement de la wilaya d’Alger montrent que 3399 cas de cancers dont 138 carcinomes basocellulaires ont été enregistrés. Le nombre de nouveaux cas masculins est de 1628 avec une incidence de 47,9%. Le cancer du poumon occupe la première place chez l’homme avec 248 cas. Il représente 15% de l’ensemble des cancers masculins. Il se situe au troisième rang de tous les cancers masculin et féminin. Le cancer du colorectum représente 12% de l’ensemble des cancers de l’homme, il se situe par sa fréquence au deuxième rang de tous les cancers (masculin et féminin). Alors que le cancer de la vessie vient en troisième position avec une incidence de 11,6% des cancers masculins. Selon le rapport annuel de 2003 sur la santé des Algériennes et des Algériens élaboré par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, on doit s’attendre à plus de 2000 cas par an de cancers des bronches et du poumon, près de 1 500 cas de cancers de la vessie, près de 1000 cas de cancers gastriques et plus de 600 cas pour chacun des cancers de la prostate et du nasopharynx. Pour le sexe féminin, l’équipe du registre des tumeurs d’Alger signale 1771 nouveaux cas chez la femme avec une incidence de 52,1%. La localisation la plus fréquente chez la femme est le cancer du sein qui occupe la première place avec 526 nouveaux cas pour la wilaya d’Alger. Il représente 29,7% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers chez la femme. Globalement, le cancer du sein occupe la première place avec une incidence standardisée autour de 25 cas pour 100 000 habitants, et avec un accroissement des incidences précoces à partir de l’âge de 25 ans. Ils représentent 22% des cancers féminins. 50% des patientes ont moins de 50 ans et sont en majorité diagnostiquées à un stade tardif, selon le même rapport. Le nombre de cas de cancers du colorectum est en augmentation ces dernières années et devance ainsi le cancer du col utérin avec une fréquence de 9,4% des cancers féminins. Le cancer du col utérin se situe au troisième rang avec 7,5 de l’ensemble des cancers de la femme. Ce cancer représente 15% des cancers féminins et les incidences commencent à s’élever à un âge précoce à partir de 30 ans. Concernant les enfants, le registre des tumeurs de la wilaya d’Alger comptabilise 82 cas de cancer chez les garçons et 49 cas chez les filles. Ils constituent 5% des cancers masculins et 2,8% des cancers féminins. Les taux d’incidence brut à Alger sont de 5,9% pour 100 000 habitants chez le garçon et de 3,6% pour 100 000 chez la fille. La tranche d’âge de 0 à 4 ans est la plus touchée chez les deux sexes. Les leucémies occupent la première place suivies des tumeurs de l’os, de l’articulation et du cartilage articulaire et les tumeurs de l’encéphale chez les deux sexes. Les cancers de l’enfant représentent 10% de l’ensemble des tumeurs, ce qui constitue une fréquence relativement élevée. Il s’agit d’une pathologie lourde et coûteuse pour les services de pédiatrie avec une mortalité élevée. Comparativement aux données du registre des tumeurs de l’année 2002 regroupant trois wilayas, Alger, Blida et Tizi Ouzou qui disposent actuellement de leurs registres, le nombre de cancer chez les garçons dans la wilaya d’Alger a augmenté de 10 cas, alors qu’il a diminué de 9 cas chez les filles. La fréquence est par contre en augmentation chez les adultes, chez qui la répartition de la morbidité en 2002 était de 1220 nouveaux cas chez les hommes soit 46,5% et 1405 nouveaux cas chez les femmes soit 53,5%. Cette nouvelle tendance s’explique, selon les médecins, par les consultations, la précocité du diagnostic et une meilleure prise en charge des malades. Mais cela ne reflète pas la situation actuelle de cette pathologie au niveau national où le nombre de cas est en constante augmentation. A noter qu’une enquête nationale a été lancée par l’Institut national de la santé publique (INSP) et elle est actuellement en cours.



    Par Kourta Djamila

  • Cancer chez l’enfant : Quand les médicaments viennent à manquer

    Cancer chez l’enfant : Quand les médicaments viennent à manquer

    Les cancers de l’enfant représentent 10% de l’ensemble des tumeurs, ce qui constitue une fréquence relativement élevée.



    L’unité d’oncologie pédiatrique du Centre Pierre et Marie Curie prend en charge 150 cas de cancer de l’enfant par an, a annoncé le docteur Ghachi, chef d’unité d’oncologie pédiatrique au CPMC, à l’occasion d’une journée de formation organisée, hier à Alger, par l’association El Amel, en collaboration avec la direction de santé de la wilaya d’Alger (DSP). Parmi les types de cancer de l’enfant, la spécialiste a cité la leucémie qui représente entre 200 à 300 nouveaux cas par an et touchant notamment la catégorie d’âges entre 2 et 5 ans. Les tumeurs du cerveau viennent en deuxième position des cancers de l’enfant suivies du cancer des lymphomes. Les tumeurs osseuses, du muscle et les rétinoblastomes sont, entre autres, des cancers qui affectent des enfants. Docteur Ghachi a insisté sur l’importance du diagnostic précoce qui permettra de prendre rapidement en charge le malade et le sauver. Cette journée est justement dédiée aux médecins généralistes et aux pédiatres afin de les informer sur les conduites à tenir afin de mieux diagnostiquer ces tumeurs puis orienter les malades vers des services spécialisés dans certains CHU et le CPMC où il existe l’unique unité d’oncologie pédiatrique d’une capacité de 7 lits seulement et 54 lits d’hôpital du jour, fait-elle savoir.

    Et de souligner que cet espace accueille la plupart des enfants malades de tout le territoire et subit de ce fait une grande pression. « Les moyens humains et matériels existent mais les structures spécialisées font défaut et c’est ce qui fait retarder la prise en charge de ces enfants », a-t-elle indiqué avant de signaler que la rupture des médicaments, notamment les produits de chimiothérapie freine considérablement les traitements. « 85% des cancers peuvent être guéris s’ils sont traités à temps. Avec la création des huit centres de lutte contre le cancer, nous souhaitons avoir des unités réservées spécialement pour les enfants avant de créer un centre national anti-cancer pédiatrique qui sera un centre d’excellence pour la formation et la recherche », a-t-elle précisé. La présidente de l’association El Amel a, quant à elle, souligné que cette journée, organisée à la veille de la célébration de la Journée mondiale de l’enfance, a pour objectif de sensibiliser les pouvoirs publics sur les problèmes rencontrés dans la prise en charge des enfants cancéreux et mieux informer les médecins généralistes et les pédiatres pour diagnostiquer précocement toutes ces tumeurs. Elle a, par ailleurs, annoncé qu’une opération de don du sang placée sous le thème « Pour une enfance en arc-en-ciel », parrainée par l’opérateur public de téléphonie mobile (Mobilis) au profit des enfants cancéreux, est organisée aujourd’hui au siège de la direction générale à Hydra.

  • Santé publique : Les praticiens donnent un sursis au nouveau ministre

     

    Santé publique : Les praticiens donnent un sursis au nouveau ministre

    En l’espace de dix ans, le secteur de la santé a connu plusieurs changements. C’est un record. Oui, en une décennie, sept ministres ont pris les rênes de ce département. C’est, pratiquement, le seul secteur névralgique qui a été confronté à une telle instabilité.



    L’intersyndicale des praticiens de la santé publique regroupant le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) a dressé, hier lors d’une conférence de presse animée à Alger, un tableau noir de l’état du secteur. La santé publique se trouve depuis des années dans une impasse et c’est la première fois depuis l’indépendance du pays qu’une crise aussi grave et multiforme secoue le secteur de la santé. « Depuis le 17 mars, il n’y a eu aucun contact entre les partenaires sociaux et la tutelle. De par le monde et en dehors des crises, le partenaire social est consulté systématiquement. Chez nous, on nous tourne le dos », a déclaré Dr Youcefi, porte-parole du SNPSSP. Le nouveau ministre, selon les syndicats, va hériter d’une profonde crise. « On ne peut pas occulter cette réalité : Barkat a très mal géré le secteur. Il a prouvé ses limites et sa gestion et démontré beaucoup de défaillances.

    En somme, le ministre sortant a laissé des traces indéniables », a révélé Dr Merabet qui n’a pas manqué de rappeler que lors de la désignation de Barkat à la tête du secteur, il ne les a invités à une réunion de travail qu’après une année, et ce, à l’issue d’un sit-in tenu devant le siège du ministère. « Nous espérons que le nouveau ministre ne prendra pas autant de temps pour nous convoquer à une réunion de concertation. Nous avons une plate-forme de revendications et nous souhaitons qu’elle soit prise en charge », ont lâché les syndicalistes qui sont convaincus que si le chef de l’Etat a opéré un changement à la tête de leur tutelle c’est parce que la santé publique est malade. L’ère Barkat, selon les praticiens, était « entaché de problèmes », après les pénuries de médicaments, de vaccin, il y a eu les grèves cycliques. Situation qui s’est répercutée sur la prise en charge des citoyens. « Nous ne connaissons pas M. Ould Abbès. Toutefois, nous allons lui donner un sursis. Nous allons entre temps évaluer les choses, il faut aller de l’avant et apporter des solutions pour sortir le secteur de sa léthargie et ses crises multiformes », a tonné Dr Youcefi. Les porte-parole des deux syndicats sont persuadés qu’il est important d’ouvrir un large débat sur toutes les questions et les maux qui rongent le monde de la santé. Un débat qui doit se faire avec les praticiens, les paramédicaux si l’on veut relever les défis, disent les médecins. « Dans son plan quinquennal, le président de la République a insisté sur le volet ressources humaines comme il a parlé de relever le défi de construire des hôpitaux et des centres de soins.

    Le ministère doit appliquer ses directives en s’occupant de l’élément humain, longtemps relégué au second plan », a regretté Dr Merabet, qui note que si les doléances des praticiens ne sont pas prises en charge, il se prononcera, dès la rentrée sociale, sur la démarche à suivre. L’intersyndicale s’est réunie ce week-end pour étudier les résolutions des deux conseils nationaux du SNPSP et du SNPSSP. A cet effet, cette organisation syndicale a réitéré son attachement à la plate-forme de revendications et la détermination des praticiens de la santé publique à la faire aboutir, comme elle a affiché sa disponibilité pour un dialogue sérieux et responsable, suite aux récentes déclarations de l’ex-ministre de la Santé par rapport à la révision des statuts particuliers et suite à l’installation du nouveau ministre. « Il y a quelques mois, les pouvoirs publics avaient affiché un niet catégorique quant à la révision de notre statut qui ne répond pas à nos aspirations. Aujourd’hui, ils sont revenus à de bons sentiments puisqu’ils ont annoncé la révision de notre statut, probablement dans une année », ont conclu les syndicalistes.



    Par Nabila Amir

  • Ali Yahia Abdenour. Avocat : « Le remaniement ministériel a accentué le verrouillage de la société »

     

    Ali Yahia Abdenour. Avocat : « Le remaniement ministériel a accentué le verrouillage de la société »

    - Beaucoup de choses ont été dites à propos du dernier remaniement ministériel. Certains analystes croient déceler, dans la nouvelle architecture du gouvernement, le signe d’un compromis au sommet de l’Etat. Des observateurs épiloguent sur l’affaiblissement du clan présidentiel contraint à lâcher du lest… et certains de ses puissants ministres, d’autres concluent carrément au début de la fin de l’ère Bouteflika. Pensez-vous que les lignes aient véritablement bougé ?

    Le 3e mandat de Bouteflika n’est pas qu’un 3e quinquennat. C’est le mandat de la succession par excellence. Or, cette question, lancinante, n’a pas été réglée par le dernier remaniement. Pourquoi ? Il y a lieu de s’interroger sur la désignation de Zerhouni comme vice-Premier ministre. Bouteflika n’a qu’une obsession depuis l’entame de ce mandat : réunir tous les corps de sécurité dans un seul département, sous une autorité unique, Zerhouni en l’occurrence. Est-ce qu’on sera dans cette configuration après la publication du décret présidentiel précisant les attributions du vice-Premier ministre ? On le saura bientôt. Ce qu’il faut dire aussi, c’est que le remaniement s’est opéré sous un rapport de forces largement à l’avantage du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), en défaveur du président de la République. Bouteflika était en situation d’infériorité qui ne lui permettait pas de dicter sa politique. Pour revenir au remaniement, si celui-ci avait été effectué normalement, le Président aurait d’abord préparé le décret précisant les attributions du 1er vice-Premier ministre.

    On ne nomme pas quelqu’un vice-Premier ministre pour lui préciser ensuite ses prérogatives et attributions. Prendre de cette façon, de travers sa propre politique, fixer Zerhouni vice-Premier ministre en attendant qu’il coiffe tous les services de sécurité, le DRS ne l’accepterait jamais. La disparition du DRS est une chose inconcevable. Historique, il a désigné, depuis l’indépendance, tous les présidents de la République, y compris Bouteflika. Dans ce face-à-face, c’est le Président qui trinque. Le général Toufik, tel qu’on le décrit, est un homme qui agit dans le cadre de la légalité. Tout porte à croire qu’il y aura une deuxième phase. Le changement n’aura pas lieu durant le Mondial, ni l’été, ni durant le Ramadhan. S’il doit avoir lieu, c’est à la rentrée sociale. Cependant, il ne faudrait pas enterré trop vite le Président. Bouteflika est un politique. Quand il ne peut pas affronter un adversaire, un obstacle, il le contourne. Bouteflika garde la main sur le gouvernement. Tayeb Belaïz, bien que souffrant, est maintenu à son poste de ministre de la Justice. Le ministre de la Solidarité reste également au gouvernement. Onze ministres, dont certains sont à la tête des ministères de souveraineté, lui demeurent acquis, issus pour la plupart de la même région que lui :Tlemcen.

    - Croyez-vous que les Algériens s’intéressent encore à la « cuisine interne » au régime ? Ce remaniement n’est-il pas en soi un « non-événement » ?

    Oui. C’est un « non-événement », dès lors qu’il n’opère aucune ouverture. C’est tout le contraire qui s’est produit. Un verrouillage. Un enfermement de la société dans un jeu sordide de lutte de pouvoir opposant la Présidence au DRS. Or, en Algérie, il n’y a pas que des clans qui s’affrontent. Il y a la société civile. Des partis politiques, des associations, des ONG, des Algériens qui aspirent au changement.

     

    Par Mohand Aziri

  • Comité onusien sur les droits économiques, sociaux et culturels : « L’Algérie doit lever l’état d’urgence »

    Comité onusien sur les droits économiques, sociaux et culturels : « L’Algérie doit lever l’état d’urgence » Le comité des Nations unies sur les droits économiques, sociaux et culturels a fini par rendre publiques ses observations sur l’examen de l’Algérie qui a eu lieu les 5 et 6 mai derniers à Genève. Intégrant l’examen des pays dans le cadre de l’application du Pacte international sur les droits économique, sociaux et culturels (PIDESC), le comité onusien relève « la difficulté qu’avait la délégation algérienne à répondre de manière concrète, précise et convaincante aux questions qui lui étaient posées ». Le rapport du comité observe « un manque d’effectivité du PIDESC devant les tribunaux algériens et s’inquiète du contexte général peu favorable à l’exercice plein et entier des droits fondamentaux prévus dans le pacte ». Ceci en sus de regretter « l’insuffisante diffusion des droits garantis par ce texte au sein du monde judiciaire et de la population algérienne ». Le comité de l’ONU s’interroge en outre sur le maintien de l’état d’urgence depuis 18 années consécutives et recommande au gouvernement algérien « de reconsidérer la nécessité du maintien de cette situation dans la mesure où il a un effet négatif sur la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels ». Les observations du comité portent aussi sur la « non-conformité de l’institution nationale des droits de l’homme, la Cncppdh, avec les principes de Paris en matière d’indépendance, de transparence et de coopération avec les membres de la société civile ». Une remarque qui a déjà été faite à cette institution, l’année dernière, et à laquelle la Cncppdh semble n’avoir toujours pas réussi à se conformer. Le comité onusien note par ailleurs et « avec préoccupation que la corruption reste très répandue ». Il recommande à cet effet à l’Algérie de rétablir l’Agence nationale contre la corruption. Les observations du comité relèvent aussi une disparité dans l’accès aux droits à la santé, à l’éducation et au logement, en pointant du doigt le problème des bidonvilles, des évictions forcées et des émeutes. Le comité a « également noté la persistance de la discrimination entre hommes et femmes dans la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels ». Il recommande au gouvernement algérien « de prendre des mesures concrètes pour assurer la pleine égalité hommes-femmes et pour combattre les stéréotypes liés au rôle de la femme ». Le même comité s’est aussi montré « très préoccupé par le refus du dialogue social et des libertés syndicales, et par les interférences administratives, policières et judiciaires » vis-à-vis des syndicats autonomes du secteur public. Parmi les observations dudit comité, l’Etat algérien est appelé à « prendre des mesures pour que les familles de disparus accèdent de façon inconditionnelle aux prestations sociales telles que le versement des retraites et des aides pour l’éducation des enfants ». En sus de l’officialisation de la langue amazigh, l’Etat algérien est tenu de diffuser les observations finales du comité le plus largement possible et à tous les niveaux de la société, et doit sans tarder prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l’ensemble des recommandations, souligne le comité. A noter que la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) et le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) se sont félicité de ce que le comité ait relayé nombre des préoccupations exprimées dans leur rapport « La mal-vie », soumis au comité. Par N. B.