Par : Mustapha Hammouche
Le Conseil consultatif de l’UMA a achevé sa septième session. Il a élu son nouveau président. C’était le tour d’un Algérien, pour cette fois-ci.
Le Maghreb n’existe pas parce que, dans l’actuel contexte maghrébin, il ne peut exister. Mais l’existence et le fonctionnement organique du Conseil consultatif prouvent qu’une institution peut exister indépendamment de son objet. Il a son siège, son budget, certainement, et il se justifie par la virtualité d’un Maghreb politique.
L’hétérogénéité des régimes de l’Union dite du Maghreb arabe est un des éléments qui hypothèquent le projet, mais ce qu’ils partagent, leur nature autocratique, contrarie encore plus ce mirage : du point de vue despotique, une frontière, c’est fait pour s’enfermer, non pas pour s’ouvrir. Chacun voulant être maître absolu chez lui, comment concevoir un espace libre fait de plusieurs carcans ?
Les membres du Conseil, élus nationaux reversés à l’institution régionale, savent que le Conseil a pour mission d’exister. Sans plus. Ils se rappellent donc à notre existence quand les statuts le leur commandent en se gardant bien de se mêler de ce qui ne les regarde pas, c’est-à-dire la politique.
Il ne sera donc pas question de frontières fermées, de circulation de biens et de personnes, du Sahara occidental. Cela, c’est l’affaire des souverains et chefs d’État. Et comme ces questions qui font la problématique du Maghreb ne sont pas à l’ordre du jour, elles ne sont pas non plus dans celui du Conseil.
Celui-ci, conscient de cette impuissance, botte en touche et appelle “les institutions maghrébines” à jouer “pleinement leur rôle dans la réalisation des aspirations des peuples maghrébins à l’intégration, ce qui permettra de créer un ensemble économique intégré et efficace, un bloc politique cohérent et une force régionale influente”.
Le Conseil appelle donc à jouer ce rôle qu’il ne peut pas jouer. Les limites d’une unité maghrébine sont à ce point immédiates qu’elles sont perceptibles dès qu’il est question de Maghreb. Cela n’empêche pas les États d’être solidaires dans la fuite en avant et de se donner des institutions supposées traduire les aspirations des peuples maghrébins à l’unité. Cela ne coûte qu’un budget, quelques sièges et de menus privilèges de faire fonctionner des institutions à vide.
D’autres institutions, comme l’UME (Union maghrébine des entrepreneurs), sont réputées concourir à l’intégration régionale. Mais à observer le niveau de rapprochement économique, on est contraint de penser qu’elles se contentent d’une existence budgétaire.
Le retard politique qui caractérise chacun des régimes des pays maghrébins est, paradoxalement, à la base de ce consensus pour faire du Maghreb un objet de discours, plutôt qu’une finalité stratégique. La rhétorique unitaire prend parfois le relais du discours nationaliste qui, pourtant, se nourrit souvent des oppositions intermaghrébines.
Si à la décharge de chacun des États, des raisons objectives peuvent compléter l’explication de cette impossibilité maghrébine, il reste que l’échec collectif du Maghreb est d’abord le couronnement des échecs individuels de chaque régime.
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no comment comme euro- dznews
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Changement de cap ?
Qui a dit que les gouvernements en Algérie se suivent et se ressemblent ? Le dernier remaniement ministériel qui a reconduit l’essentiel de la composante du gouvernement sortant, avec à sa tête Ahmed Ouyahia, éconduit certains ministres, procédé à de nouvelles nominations et à des permutations à certains postes ministériels vient de fournir la preuve des miracles que peut produire la gouvernance politique à l’algérienne. Est-il politiquement correct et sain que des ministres d’un même gouvernement relooké puissent, avec une telle facilité et célérité, désavouer d’autres ministres auxquels ils ont succédé, lesquels ministres furent, dans certains cas, désignés à d’autres départements ministériels, après avoir laissé sur leurs bureaux des dossiers gelés, objets de vives polémique et contestation au sein des secteurs concernés ? La révision à la baisse de la liste des documents exigés par l’administration pour la délivrance du passeport biométrique, annoncé devant le parlement par le nouveau ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, s’apparente à un cinglant désaveu, non seulement à l’ancien ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, mais aussi au gouvernement sortant.
Qu’est-ce qui a donc subitement changé au sein de l’Exécutif en quelques jours pour que des dossiers, que l’on présentait comme scellés et non négociables, soient rouverts et réexaminés avec une vision et une approche plus citoyenne que policière, confirmant que l’on s’était bel et bien fourvoyé dans une aventure pour le moins suspecte et attentatoire aux libertés des citoyens ? Rien en apparence. Ouyahia était et demeure toujours le premier ministre d’un même gouvernement, à quelques détails près.
D’autres exemples de décisions spectaculaires sont annoncés par d’autres départements ministériels qui occupent le devant de l’actualité, tels ceux de la Santé ou de l’Emploi et des Affaires sociales, en proie à des malaises qui n’ont pu trouver de solutions sous le précédent gouvernement. Dès sa prise de fonction, le nouveau ministre de la Santé, Djamal Ould Abbès, s’embarque au volant de l’ambulance du SAMU et annonce une série de mesures destinées à apaiser les esprits au sein de ce secteur qui a besoin d’un diagnostic lucide et d’un bon thérapeute : l’ouverture prochainement de négociations avec les médecins protestataires, le paiement des salaires non versés des médecins, le recrutement d’un millier de nouveaux médecins diplômés qui grossissent les rangs des chômeurs.
Sur la même lancée, Tayeb Louh promet de revaloriser la pension des retraités avant le mois de Ramadhan, alors qu’il n’avait pas montré le même enthousiasme sous l’ancien gouvernement. Que faut-il alors conclure de tous ces repositionnements ? Faut-il les imputer aux ministres qui auraient donc les coudées plus franches et le bras si long, pour dénouer des crises héritées de l’ancienne gestion de ces ministères ? A Ouyahia qui réalise que la politique du bâton mène à l’impasse ? A des calculs politiques ? De simples effets d’annonce ? Ou s’agit-il de gages de bonne volonté d’un gouvernement qui s’est distingué par le passé par des mesures impopulaires et qui cherche, à travers des opérations de séduction, à gagner la confiance des citoyens ?
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terrorisme residuel !!!!!!
Visant la gendarmerie à Ammal (Boumerdès) : Un attentat kamikaze fait 4 morts et 20 blessésUn camion de type Hyundai, chargé d’explosifs, a été lancé contre un cantonnement de la Gendarmerie nationale, à proximité du barrage de contrôle routier au lieudit Mizar, à l’entrée des gorges de Lakhdaria.
La wilaya de Boumerdès renoue avec les attentats kamikazes près de 2 ans après leur « abandon » par Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI). En effet un attentat-suicide a été perpétré avant-hier vers 23h à Ammal, une commune frontalière avec la wilaya de Bouira, située à une trentaine de kilomètres au sud-est du chef-lieu de wilaya de Boumerdès. Un camion de type Hyundai, chargé d’explosifs, a été lancé contre un cantonnement de la Gendarmerie nationale, à proximité du barrage de contrôle routier au lieudit Mizar, à l’entrée des gorges de Lakhdaria. En l’absence de communication officielle, deux bilans contradictoires sont avancés : certaines sources avancent 4 morts (2 gendarmes et 2 civils dont un ressortissant chinois) et une vingtaine de blessés.
D’autres font état de 7 gendarmes et deux civils tués (dont un Chinois) et une trentaine de blessés. Ce dernier bilan semble le plus crédible compte-tenu de la force de l’explosion et des dégâts matériels occasionnés au casernement de la gendarmerie ciblé. Sur place, nous avons en effet pu constater que trois chalets au moins ont été complètement calcinés. Les autres ont subi des dégradations plus ou moins importantes. Des témoignages recueillis auprès des habitants indiquent que des grenades ont été utilisées par les assaillants, car l’explosion a été suivie d’un échange de coups de feu nourris entre les gendarmes et le groupe terroriste, auteur de cet attentat. Trois terroristes auraient été également éliminés lors de cet accrochage.
On parle de la présence d’un élément étranger de teint noir parmi les terroristes abattus et d’un autre qui portait une ceinture d’explosifs. Aucune voix officielle n’a cependant jugé utile de communiquer sur cet attentat. Nous saurons au niveau de l’hôpital de Thenia que cet établissement a dû faire appel au Samu pour les transferts vers d’autres hôpitaux. Une dizaine de blessés, dont l’état de santé nécessite des soins spécialisés, ont été ainsi transférés vers Alger et d’autres établissements sanitaires de la région de Boumerdès. De source hospitalière, on a appris qu’il n’y avait que deux morts (le ressortissant chinois et un autre algérien), des civils qui étaient de passage sur la RN5 au moment de l’explosion.
D’autres sources nous ont appris cependant qu’il y a eu deux gendarmes tués et une dizaine d’autres blessés. Ceux-ci ont été évacués directement vers des structures sanitaires militaires, indique-t-on encore. La reprise de ce genre d’attentat intervient quelques jours seulement après la reddition de chefs terroristes qui ont déclaré que leurs acolytes étaient en train de préparer des attentats suicide. Ceci a lieu 22 mois après l’attentat kamikaze qui a ciblé l’école de la Gendarmerie nationale des Issers et qui avait fait 43 morts et des dizaines de blessés. En 2007 et 2008, il y a eu aussi les attentats kamikazes contre la caserne de Dellys, les commissariats de police de Thénia et Naciria et la brigade de la gendarmerie de Zemmouri.
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C'est sa coupe à LUI !

Allez savoir pourquoi j’ai bondi de joie au premier but des Bafana Bafana contre le Mexique, moi qui n’ai eu à aimer l’Afrique du Sud que par ses écrivains, ou par ses chanteurs, oui, c’est vrai, des monstres de la littérature et de la scène, mais bon, cela n’explique pas que je jubile au premier but des Bafana Bafana, je n’avais jamais entendu parler de ce Tshabalala, ce n’est pas John Maxwell Coetzee, prix Nobel de littérature, ni Nadine Gordimer, ni encore moins Johnny Clegg.
Non, cela n’explique pas mon délire ni encore moins que je me mette à danser la Waka Waka avec Shakira, «Zamina mina hé hé, Waka waka hé hé», la Waka Waka, rien que ça, moi qui ai rarement pu aligner deux pas de danse sans trébucher au troisième ! C’est un truc fou, la Waka Waka, personne ne sait ce que cela veut dire, c’est entre Macarena, le gnaoui, le Haka des rugbymen néozélandais et la Soca Dance, mais c’est surtout la chanson officielle de la Coupe du monde de football 2010, et c’est chanté par Shakira à Soweto ! «Je suis honorée que Waka Waka ait été choisie pour la Coupe du monde 2010», a cru utile de déclarer la belle Colombienne aux courbes de braise. Enchantée ? Et moi donc ! Le foot fêté avec ses déhanchés sensuels et sa voix de velours, c’est certain, ce sera, définitivement, ma passion de l’été… Avec Shakira, tout devient magique, même Saâdane ! «Si t'es secoué du coco, t'es waka / Si t'es gorgonzola, t'es waka.» Oui, mais pourquoi, diable, ai-je bondi de joie au premier but des Tshabalala contre le Mexique alors que je devrais plutôt partager l’anxiété nationale, m’angoisser avec mes compatriotes pour le match contre la Slovénie, sans Meghni, sans Mansouri… Shakira s’arrête de danser. «Cette Coupe du monde, plus que toutes les autres, c’est la rencontre de la race humaine réunie par une passion et par l’amour, dit-elle… Toutes les nationalités, toutes les religions, sans haine, sur cette terre qui a tant souffert de la ségrégation… C’est cela que je veux chanter dans Waka Waka…» Mais oui, mais bien sûr, c’est pour LUI que j’ai applaudi au premier but des Bafana Bafana, pour la joie qu’il devait éprouver en ce moment-là ; c’est même pour LUI que j’ai dansé la Waka Waka, sans trébucher ! Pour LUI ! LUI qui a débarrassé l’Afrique du Sud de siècles de haine imbécile. Sans lui, M’bolhi, Etoo et Thierry Henri ne se seraient pas rencontrés en Afrique du Sud. Sans lui, Shakira, splendide métissée, n’aurait pas pu travailler avec le groupe sud-africain des Freshlyground. C’était interdit ! Oui, interdit aux Blancs de se mélanger aux Noirs ! Ce système absurde s’appelait l’apartheid, du temps de ce panneau interdisant l'accès d'une plage aux personnes de couleur et aux chiens. LUI, a payé de 27 années de prison, oui 27 années, pour que tout cela s’arrête, 27 années à effectuer des travaux forcés dans une carrière de chaux dans l'île-prison de Robben Island, à subir la kératite due à la poussière et à la lumière, mais aussi à encourager les hommes, à enseigner le poème Invictus (Invaincu), «Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme», ces mots que l’on retrouve dans Waka Waka, «Quand tu tombes relève toi, oh oh, Et si tu tombes relève toi, hé hé, Zamina mina Zangaléwa, Car c’est l’Afrique…» Oui, c’est sûr, c’est pour LUI que j’ai applaudi au premier but des Bafana Bafana, pour tout ce qu’il m’a appris, pour tout ce qu’il a appris aux hommes, qu’ils peuvent être aussi déraisonnables dans la tendresse, pas seulement dans la haine. LUI, Nelson Mandela, l’homme qui a enseigné à la planète tout entière que la haine tue toujours mais que l'amour ne meurt jamais, la preuve, aujourd’hui, Shakira la métissée chante avec les Freshlyground , le joueur noir joue aux côtés du joueur blanc, et cette coupe qui rassemble Blancs et Noirs, Métis et Asiatiques, c’est sa coupe, LUI, Nelson Mandela, l’ancien chef de l'African National Congress (ANC) qui a simplement dit : «Jetez dans la mer vos fusils, vos couteaux et vos machettes»… «Zamina mina hé hé, Waka waka hé hé, Zamina mina Zangaléwa, C’est le temps de l’Afrique»
Et LUI, à la différence de tant d’autres, LUI grandi par une vie à lutter contre la domination politique de la minorité blanche et contre la ségrégation raciale, LUI n’a jamais été tenté par les ténèbres de la dictature. La Constitution adoptée en février 1996 après deux années de débats n'a jamais été violée. «Toute ma vie, j’ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et pour lequel je suis prêt à mourir.» Et cet Etat-là, cette nouvelle Afrique du Sud où chante Shakira et où vont jouer M’Bolhi, Etoo, Anelka, cette nouvelle Afrique du Sud fait partie aujourd'hui du G20, candidat sérieux pour un siège de membre permanent du Conseil de sécurité à l'ONU, l'une des grandes puissances émergentes de la planète, avec 40 % de la richesse du continent africain. Pour libérer les peuples, comme pour les diriger, ne l’oublie jamais, il faut aimer les hommes… Cette Coupe du monde, c’est le triomphe de l’amour sur la haine. C’est sa Coupe à lui.
Mohamed Benchic
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Le MAK répond à Hocine Ait Ahmed et Said Sadi

Suite aux déclarations de Hocine Ait Ahmed et de Said Sadi à propos du Gouvernement Provisoire Kabyle, proclamé à Paris le 1er juin 2010, le MAK nous a fait parvenir la déclaration suivante que nous reproduisons in-extenso.
Les leaders des deux partis kabyles, Hocine Ait Ahmed et Said Sadi, sont sortis de leur mutisme pour se prononcer sur le Gouvernement Provisoire Kabyle, proclamé à Paris le 1er juin 2010.
L’identité de la position qu’ils affichent à ce sujet est, somme toute, celle attendue. Pour des raisons différentes, idéologiques pour l’un, politiciennes pour l’autre. Mais l’analyste politique pourrait n’y voir là qu’un vieux réflexe consistant à défendre un territoire, un espace vital qui, pour les deux hommes, n’a pas fini de se rétracter devant eux depuis 1998, au lendemain de l’assassinat de Matoub Lounes et du tragique printemps noir de Kabylie de 2001.
Ait Ahmed, en vieux militant nationaliste, et tout respectable qu’il est, reste accroché à des notions et des idéologies qui, d’une part ne sont plus de notre temps et, d’autre part, ont fait les preuves de leur inefficacité. Bien qu’il ait lui-même mené en 1963-64 une guerre de la Kabylie contre l’Algérie officielle, l’idéologie algérianiste, saturée de jacobinisme, a fini par le rattraper au point où il en arrive à accepter la mort de la Kabylie plutôt qu’une évolution heureuse de l’Algérie à laquelle œuvre le MAK avec le projet autonomiste. Cependant, aller jusqu’à comparer les démocrates autonomistes aux terroristes islamistes relève au mieux de la cécité politique.
Said Sadi, de son côté, se retrouve empêtré dans une situation des plus ambiguës où il se fait prendre à ses propres pièges. Sa position est tout simplement incompréhensible. D’une part, il réclame la même chose que le MAK en prônant une « régionalisation modulable » qui est la copie conforme du Projet d’Autonomie de la Kabylie, et d’autre part, il déclare de façon péremptoire que le GPK est une « initiative sans issue !», refusant de se rendre à l’évidence des "échecs toujours recommencés" de sa politique.
Rappelons à M. Said Sadi que les initiatives restées jusqu’ici sans issue ce sont avant tout les siennes et celles du RCD. Assis entre deux chaises, celle de la compromission réelle avec le pouvoir militaire et fourbe, incarné par Bouteflika, et celle d’une contestation de façade, il va d’un extrême à un autre et tient un discours ambigu et, comble d’un psychiatre, délivre des messages ambivalents, paradoxaux. Ainsi, à travers son dernier livre sur Amirouche, le plus célèbre colonel kabyle de la guerre d’indépendance, et tout en donnant toutes les preuves de la matrice idéologique algérienne qui se résume à l’antikabylisme primaire, il n’en tire aucune leçon. Nous lui rappelons, à toute fin utile, que la seule « matrice nationale » encore vivante, demeure toujours cet antikabylisme qu’il dénonce dans ses interventions. Il vient d’en apporter lui-même une nouvelle preuve !
II n’est pas compréhensible de sa part, de fustiger le projet du MAK tout en le plagiant. Par ailleurs, il lui sera difficile de réussir à concrétiser une idée, un projet ou une initiative qu’il déclare lui-même « sans issue ». A moins qu’il ne croie pas à ce qu’il dit et à ce qu’il fait.
En fin de compte, et Said Sadi et Hocine Ait Ahmed devraient faire chacun, son examen de conscience avant de se prononcer sur une initiative qu’ils n’ont eu ni le courage ni la lucidité d’envisager jusque-là.
Si la Kabylie est dans la situation dramatique qui la caractérise depuis tant d’années, si nous avons vécu le Printemps Noir de 2001, n’est-ce pas par le fait qu’ils ne soient jamais arrivés à tirer toutes les conséquences et tous les enseignements de leurs échecs ?
Avec eux, la Kabylie n’a pas réussi à capitaliser ses luttes, ses combats pacifiques et ses énormes sacrifices des 50 dernières années ! Pire encore, tous les combats qu’elle a menés ont abouti à l’enfoncer chaque fois un peu plus dans l’affirmation despotique de sa propre négation !! il en a été ainsi de la guerre de libération nationale, de 63, de la pseudo-ouverture démocratique de 88 et la pire de toutes, de 2001. Cette capitalisation n’a été réalisée que par la génération du MAK.
N’en déplaise à tous ses détracteurs, ses jaloux et ses ennemis, la mise sur pied du premier gouvernement de l’Histoire de la Kabylie est la meilleure réalisation kabyle de tous les temps.
Il est déjà l’incarnation de la dignité et de la liberté du peuple kabyle et de la Kabylie. Par extension, il est l’incarnation de tous les peuples qui composent cette Algérie plurielle que nous défendons bien mieux que ceux qui, en dépit du bon sens et de la réalité historique et géographique de l’Afrique du Nord, veulent absolument en faire une terre de la péninsule arabique !
La Kabylie sera autonome, beaucoup plus tôt qu’on ne le croit !!!
Muhand Larvi Tayeb
Président du MAK P/I
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qui vous dis que les frontieres sont fermees

Le colonel Mouammar Kadhafi a affirmé, dimanche à Tripoli, regretter la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie. Recevant une délégation marocaine, le Guide de la révolution libyenne a, en outre, fait part de " sa peine" devant le "différend existant entre les deux deux pays frères".
«Il faut reconnaître et ne pas oublier le rôle qu’avait joué le Royaume aux côtés de la révolution algérienne», a-t-il précisé, en s’adressant aux acteurs politiques, parlementaires, syndicaux, médiatiques et de la jeunesse ainsi qu’aux sensibilités féminines formant la délégation marocaine.
Le colonel Mouammar Kadhafi a également déploré l’absence du Maroc de l’Union africaine, qu’elle a qualifiée de «perte pour l’Afrique», formant le vœu de voir le Royaume réintégré, dans les plus brefs délais, cette organisation.
Quant à Mohamed Abou Al Kacem Zaoui, secrétaire du Congrès général du peuple libyen, il a affirmé, à cette occasion, que la Libye soutient l’intégrité territoriale du Maroc aussi bien concernant la question du Sahara que pour ce qui est des présides occupés de Sebta et Mellilia et des îles Jaafarines.
L.M.
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Journalistes de Radio El Bahdja : Soutien du Syndicat interprofessionnel des médias (France)
Le Syndicat interprofessionnel de la presse et des médias de la Confédération nationale du travail (SIPM-CNT, France) a exprimé hier « son entière solidarité avec ses collègues de Radio El Bahdja, d’Alger, empêchés de pénétrer sur leur lieu de travail suite à une journée de grève début mars ».
« En Algérie, en France comme dans le reste du monde, nous refusons la précarisation, la répression devant nos justes revendications et exigeons des conditions de travail dignes », indique le SIPM dans son communiqué rendu public. Le SIPM exige « la réintégration immédiate des journalistes injustement sanctionnés » et déclare rester « attentif au déroulement de ce conflit de travail et aux négociations qui seront engagées avec la direction ».
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« Dialogue avec les praticiens de la santé publique d’ici deux semaines » on attendra ,??????
Le dialogue entre les praticiens de la santé et leur tutelle aura lieu dans deux semaines, a confirmé hier Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, lors d’une rencontre consacrée aux problèmes soulevés par les médecins spécialistes, promotion décembre 2009, au chômage depuis 4 mois. « Le dialogue sera lancé sans conditions et sans préjugés. Le dossier relatif aux médecins de la santé publique m’a été transmis par les cadres du ministère de la Santé. Je suis en phase du diagnostic », a affirmé le ministre, reconnaissant qu’il y a au moins une partie de leurs revendications qui est légitime. Ce dialogue « ne sera pas un dialogue de sourds. Ce qui est légitime, ils l’auront », a-t-il tempéré.
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Mort suspecte d’un gardé à vue au commissariat de Saïda : La victime aurait subi de « graves sévices »

Les faits remontent au 2 juin dernier. Arrêté par la police, suite à une altercation avec un automobiliste qui l’a percuté accidentellement, Nadri Nordine, 31 ans, « déséquilibré mental », décède tragiquement lors de sa garde à vue dans les locaux de la sûreté de wilaya de la ville de Saïda.
Une mort « suspecte », selon la famille de la victime. Les témoignages des membres de la famille, recueillis par la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), font état de « graves sévices » infligés à la victime dans « l’enceinte du commissariat ». « Les traces de ces sévices apparaissaient de façon nette sur le corps du malheureux lors des dernières ablutions une fois l’autopsie terminée. Tout cela est confirmé par un reportage photos dont la ligue a été destinataire. A cela, il faut ajouter que le certificat de décès ne mentionne ni l’heure exacte ni le lieu du décès de la victime », a indiqué hier la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (aile Me Bouchachi).
« Le défunt, très agité, a été conduit au siège de la sûreté de wilaya au lieu d’être acheminé à l’hôpital comme stipulé par les articles 51, 51bis, 51 bis1 et 52 du code de procédure pénale qui exige une visite médicale avant tout début de garde à vue et à la fin de cette dernière. » Dans une déclaration rendue publique, la section locale de la LADDH a interpellé les pouvoirs publics pour faire toute la lumière sur cette affaire et de « rechercher et punir les auteurs de telles bavures afin que cela ne se reproduise plus jamais dans un Etat de droit ». La LADDH rappelle que l’Algérie a ratifié les traités et conventions des droits de l’homme ainsi que la Déclaration universelle des droits de l’homme « affichée, d’ailleurs, dans tous les locaux des services de sécurité, afin d’être respectée, et non à titre ornemental ».
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OU' SE SITUE ISRAEL ET TERRITOIRES OCCUPEES'
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Procès pour fraude ou procès de la fraude ?
Par : Mustapha Hammouche
Lu : (1021 fois)Le Soir d’Algérie rapporte que le tribunal de Bordj Menaïel a condamné à seize mois de prison le président mal élu du club sportif amateur de Naciria, dans la wilaya de Boumerdès. “La justice l’accuse d’être l’auteur d’une fraude électorale, en 2008, pour se faire élire à la tête de l’association sportive locale”, est-il précisé. Le candidat fraudeur aurait recruté des indus électeurs qui n’ont jamais activé au sein de l’association sportive et qui “ignoraient la réglementation en la matière”.
Il n’est pas certain que le magistrat chargé du rôle du tribunal ait fait exprès, mais le hasard aussi est parfois porteur de messages subliminaux : le verdict, condamnant sévèrement le fraudeur, a été rendu treize ans, presque jour pour jour, après le scrutin législatif du 5 juin 1997 !
L’élection de l’Assemblée nationale de 1997 est restée dans les annales de la démocratie encadrée de l’Algérie : un parti qui n’avait que quelques mois d’existence s’y arrogeait, à la surprise générale, une majorité de 156 sièges sur 380. La contestation s’étant étendue jusqu’aux arcanes du pouvoir, cette même assemblée dut constituer une commission d’enquête sur ce cas de fraude. Les conclusions ont été tenues secrètes et n’ont jamais dépassé l’intimité du pouvoir : c’est une affaire interne au système à laquelle il ne fallait surtout pas associer une opinion qui pourrait prendre goût à ce genre d’inquisitions.
Depuis, la fraude constitue le moyen d’entrave à la volonté populaire et de lotissement clanique des privilèges et du pouvoir. La pratique de l’orientation autoritaire des choix électoraux s’est enrichie de procédés divers et complémentaires, dont le clientélisme et son corollaire, la corruption politique.
C’est Ouyahia qui en fait le constat et appelle, dans une déclaration à la Chaîne II de la Radio nationale, en juin 2007, à “assainir la pratique électorale du business, de l’argent sale et de pratiques qui ne sont pas faites pour honorer ni la démocratie ni les partis politiques algériens, quels qu’ils soient !”
On ne peut pas dire que le Premier ministre ait joint l’acte à la parole pour dépolluer l’activité électorale, puisque, deux ans plus tard, des voix de “grands électeurs” se vendaient, à prix modique d’ailleurs, au profit de candidats sénateurs !
L’efficacité politique de la fraude est telle que le pouvoir se plaît à nous convoquer, pour oui ou pour un non, sans jeu de mots, aux urnes. Même quand il s’agit d’extirper de la Constitution les quelques balises qui entravent encore un peu son arbitraire.
La condamnation d’un fraudeur de club, qui n’appelle pas de commentaire en tant que décision de justice, a symboliquement quelque chose de cynique au regard de la morale politique qui caractérise le contexte général.
Dans un tel contexte, où l’on ne s’embarrasse point de formes, ce type de procès peut tout juste servir à rappeler que la fraude est l’apanage du pouvoir politique et que la magouille de l’ambitieux dirigeant sportif aurait été sans conséquence s’il l’avait utilisée à s’emparer de la mairie, par exemple, en s’assurant le bon parrainage, plutôt que d’un petit club de faubourg.M. H.
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Dilem 1 à 10 sur 2283
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TRAFIC DU CIMENT A SOUR EL GHOZLANE
Plusieurs personnes interpelléesLe lundi dernier, une brigade spéciale de la gendarmerie nationale venue de la wilaya de Blida, selon nos sources, a fait une descente au niveau de la cimenterie de Sour El Ghozlane, filiale du groupe E.R.C.C, sise à une quarantaine de kilomètres au sud de Bouira.
Ces mêmes éléments de la gendarmerie ont procédé dans un premier temps au bouclage du périmètre attenant à la structure de production avant de passer à l’action, en effectuant une fouille à l’intérieur.
Une trentaine de personnes, des trafiquants du ciment, ont été arrêtées, selon les mêmes sources.
Les enquêteurs ont saisi un quota considérable de bons de ciments et des sommes importantes d’argents.
Par
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Lotissements sociaux de Bab Ezzouar : Les bénéficiaires dénoncent les agissements de la wilaya

Les bénéficiaires de lotissements dits sociaux à Bab Ezzouar se plaignent des agissements de la wilaya qui a « décidé de les dessaisir de leurs biens ».
Les propriétaires de lots de terrain sont en possession de jugements définitifs rendus par le Conseil d’Etat. La wilaya d’Alger ne s’y est pas conformée, mais a décidé d’installer des sociétés qui activent, sans se soucier des nombreuses familles. La wilaya, intransigeante, n’a même pas décidé de compensations justes », s’indigne un bénéficiaire. Les lots sociaux, répartis en trois endroits, accueillent plusieurs bénéficiaires : plus de 100 au lotissement Est, 700 à El Alia, et 600 à Bab Ezzouar-Sud. Les services de l’APC, instruits par la tutelle, ont démoli des constructions sur ces sites en litige qui doivent recevoir des équipements publics.
Les personnes qui ont bénéficié de ces parcelles de terrain à la faveur d’une décision d’attribution du Délégué exécutif communal (DEC) en 1995, dénoncent « l’intransigeance de l’administration ». « Une instruction ministérielle a été signée pour l’attribution de lots de terrain à bâtir. Nous avons bénéficié de permis de construire individuels, les décisions du Conseil d’Etat étaient en notre faveur. Sans crier gare, la wilaya a installé des entreprises », s’indignent les bénéficiaires, que les parties en conflit (Institut national d’agronomie pour le lot El Allia, du côté de Oued Smar, et l’Agerfa pour le lot Sud), ont été à chaque fois « déboutées » par la justice. Les bénéficiaires sont indignés par l’« inaction » de l’APC de Bab Ezzouar. « Le P/APC actuel était chargé d’envoyer aux bénéficiaires des actes. Il a même promis, soulignent nos interlocuteurs, de régulariser notre situation. »
Le P/APC, M. Chemlal, contacté par nos soins, affirme que l’affaire des lotissements dits sociaux ne relève plus de ses prérogatives. « Ce dossier ne relève plus des compétences de l’APC », s’est-il contenté de nous répondre. Un ex-responsable à l’APC affirme avoir pris des initiatives jamais retenues par la wilaya. « Nous avons fait des propositions pour la construction de logements semi-collectifs et promotionnels dans ces lots, la wilaya n’en a pas tenu compte. Même la décision prise par la wilaya de retenir les lots de Boushaki et d’El Alia pour des cités universitaires, nous n’y avons consenti qu’à moitié », souligne notre interlocuteur. A la wilaya déléguée de Dar El Beïda, contactée, c’est le black-out total.
Des élus poursuivent le maire en justice
Des élus de l’APC de Bab Ezzouar, indignés par les agissements de l’APC, ont adressé, hier, un courrier à la wilaya, dans lequel ils énumèrent les « dépassements » de l’actuel P/APC, poursuivi en justice. Cinq élus sur 13 qui ont participé au retrait de confiance à M. Chemlal, reprochent, dans le courrier dont nous détenons une copie, les actions de leur collègue qui ne s’est pas conformé, à les en croire, aux règles de passation des marchés publics. « Le P/APC s’est empressé, en contradiction avec l’article 6 du code des marchés publics, de notifier l’ordre de service de début de travaux, jamais approuvé lors d’une délibération. Plusieurs marchés, en cours de réalisation, n’ont jamais été approuvés. »
Contacté hier, le P/APC M.Chemlal s’en défend. « On m’accuse à tort d’avoir falsifié des documents et d’avoir engagé un marché public en contradiction avec la réglementation en vigueur. Qu’ils apportent leurs preuves. Le juge d’instruction m’a remis le dossier et attend mes réponses. Tout le monde sait que je n’ai rien à me reprocher. D’ailleurs, sur d’autres affaires, la justice m’a donné raison », insiste le P/APC.
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Infections nosocomiales dans les hôpitaux : Les services de réanimation, un lit pour les microbes

Le taux des infections nosocomiales atteint les 30% dans les services de réanimation.
Malgré toutes les dispositions prises en matière d’hygiène hospitalière, les infections nosocomiales continuent de faire des victimes dans les différents services à risque à travers tous les établissements de santé publique. Selon les dernières statistiques officielles, le taux de ces infections est entre 12 et 13% au niveau national. Mais celles des sites opératoires ont atteint les taux de 16% à 20%. Elles sont encore plus élevées dans les services de réanimation, où le taux est de 30% au niveau national, selon le professeur Belkacemi, chef de service de réanimation à l’hôpital de Beni Messous, qui intervenait hier, lors des Journées médicochirurgicales de l’hôpital de Beni Messous.
Pour lui, les infections nosocomiales représentent un problème de santé publique majeur au plan national et même mondial. Les principales mesures à prendre pour minimiser le risque de ces infections sont, selon lui, « le renforcement et l’amélioration de l’hygiène hospitalière ». Ces infections touchent, notamment, les personnes hospitalisées vulnérables, dont les personnes âgées, les immunodéprimées et celles souffrant de maladies chroniques, a-t-il précisé. Ce qui aggrave le risque de mortalité, a-t-il indiqué en relevant que le taux élevé constaté dans les services de réanimation, est dû à l’utilisation de plusieurs instruments, notamment des tubes que les médecins réanimateurs introduisent par différentes voies chez les personnes malades.
L’observance des protocoles de lavage des mains n’est pas suffisamment respectée par le personnel de santé. Le stockage des déchets, présentant des risques d’infection avant leur élimination, se fait loin des normes requises. Ce diagnostic a été établi par des spécialistes de la santé publique, s’appuyant sur une statistique soulignant que 50 à 60% des infections sont imputables au lavage des mains avec un pain de savon. Le corps médical, lui, estime que cette manière de procéder doit être bannie des structures de santé publique au profit des savons liquides antibactériens jugés beaucoup plus fiables.
Par ailleurs, dans le cadre de cette journée, onze ateliers thématiques en médecine, entre autres, sur la prévention et le dépistage des cancers, la prise en charge de l’hypertension artérielle en médecine interne, sont animés par des professeurs en médecine au profit des étudiants. Une opportunité pour améliorer la qualité des soins et informer le personnel soignant des dernières données en matière de prise en charge des malades.
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Infections nosocomiales : Un gouffre financier pour les hôpitaux
Une étude menée au sein du service de neurochirurgie à l’hôpital de Blida a montré qu’un patient infecté coûte cinq fois plus cher qu’un patient non infecté. Les infections nosocomiales sont les complications les plus fréquentes chez les patients hospitalisés. Elles augmentent le risque de décès et prolongent la durée d’hospitalisation. Ce qui induit automatiquement un gouffre financier important pour les établissements de santé. Les spécialistes estiment qu’il s’agit d’un sérieux problème de santé publique qu’il faut réellement prendre en charge « afin de rehausser la qualité et la sécurité des soins dans les établissements de santé », a souligné le directeur de Nosoclean, Dr Timsiline, à l’ouverture du 7e séminaire sur l’hygiène hospitalière organisé, hier, à l’hôtel Sheraton. Il signale que la formation des principaux acteurs de la prévention est primordiale dans la réduction des taux de ces infections. Lesquelles engendrent des surcoûts considérables. Une étude menée au sein du service de neurochirurgie à l’hôpital de Blida a montré qu’un patient infecté coûte cinq fois plus cher qu’un patient non infecté. Selon le Dr Atif du service d’épidémiologie et de médecine préventive dans cet hôpital, ces infections consomment 15% du budget annuel du service. « Ce qui est induit par la prolongation du séjour d’hospitalisation qui peut s’étaler jusqu’à un mois, la ré-intervention des patients et la surconsommation des antibiotiques », a-t-il précisé. Pour lui, l’utilisation d’une infime partie de ce budget à la prévention sera d’une grande contribution à la réduction de la prévalence de ces infections nosocomiales. « Nous pouvons avoir des résultats spectaculaires », a-t-il insisté. Une prévention qui doit être axée, en premier lieu, sur la formation du personnel et s’équiper de produits aux normes et des moyens adéquats afin d’instaurer une réelle sécurité des soins dans les établissements de santé. Le Dr Hamlaoui, le chef de l’unité réanimation pédiatrique à l’hôpital Parnet à Alger, a mis l’accent sur les mesures mises en place dans le service depuis trois ans. « Nous avons introduit de nouvelles méthodes, que ce soit chez le personnel de santé ou chez les parents d’enfants hospitalisés. Ce qui nous a permis d’enregistrer une réduction significative de l’incidence de ces infections qui était de 14% il y a trois années ainsi que la consommation des antibiotiques », a-t-il souligné. Le renforcement des textes réglementaires pour l’utilisation des produits chimiques est aussi un des points débattus lors de ce séminaire. Pour le Dr Annik Pichard, conseillère pour les affaires réglementaires et internationales à Iniris, il est important de se doter d’un outil d’évaluation efficace pour protéger la santé et l’environnement. Elle a présenté le règlement européen Reach en lien avec le règlement classification et étiquetage. Il constitue, a-t-elle souligné, un nouvel et unique outil d’évaluation au niveau international. « Les Etats-Unis sont sur le point de revoir leurs lois et l’Algérie peut s’inspirer de Reach afin de mieux contrôler les produits chimiques utilisés », a-t-elle expliqué. Par Djamila Kourta
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L’horrible crime de la wilaya 49 ! Qui voulait-on couvrir ?
Un crime par arme blanche avait été commis, avant-hier, dans la résidence d’Etat de Moretti, appelée aussi la wilaya 49 par la vox populi. L’enquête menée par la Gendarmerie Nationale pour déterminer le mobile du crime et identifier son auteur a failli être contenue lorsque le corps de la victime, assassiné à l’intérieur du cabaret la Sfina, avait été évacué, selon des témoins oculaires, à l’extérieur pour tromper les gendarmes qui ont finalement compris le stratagème. La résidence d’Etat où habitent les apparatchiks du système aura vécu une nuit sanglante, connue depuis, par tout le monde, malgré le secret qui a entouré cet acte criminel. Mais la question qui se pose, autour de l’évacuation du corps de la salle où a eu lieu le crime vers l’extérieur, est le mobile qui a encouragé une telle tentative de cacher la vérité aux enquêteurs. Serait-ce pour éviter la fermeture de la Sfina qui serait, dans pareil cas, une mesure impérative ou pour accuser un tiers au lieu et place du véritable assassin. D’après nos sources, le cabaret a continué à fonctionner, après le crime, comme si de rien n’était. Les informations, selon les uns et les autres, différent. Deux versions s’opposent, l’une avance que le criminel est venu de l’extérieur de l’enceinte de Moretti et l’autre affirme que c’est un résident, donc une progéniture probable d’une ponte du système. La Gendarmerie Nationale a arrêté 07 jeunes personnes dont l’auteur du crime. Cette affaire est la troisième du genre puisqu’elle intervient après l’assassinat d’un jeune, il y a quelque temps, avant un autre assassinat d’une autre trouvée, trois jours après sa mort, à l’intérieur de sa maison. Ce dernier avait été torturé avant son exécution.
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L'ACTUALITE EN VIDEO

Victoire de l'Algérie face aux EAU
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Deux anciens judokas algériens tués près de Londres

Ils étaient en vacances en Grande-Bretagne et devaient regagner l’Algérie samedi dernier. Une enquête est ouverte sur les circonstances du drame.
Sid-Ali Mellal et Réda Lechheb devaient retourner en Algérie samedi dernier. Vendredi, peu avant minuit, ils ont perdu la vie après avoir été percutés par une voiture de police, à Luton, dans la proche banlieue sud de Londres. Âgées respectivement de 27 et 35 ans, les deux victimes sont deux anciens judokas professionnels. Ils étaient en vacances en Grande-Bretagne où ils séjournaient chez des proches. Dans leur version des faits, les services de sécurité affirment que le véhicule de marque Vauxall-Zafira est entré en collision avec une autre voiture, avant de déraper, de monter sur le trottoir et de heurter les deux Algériens. L’accident a eu lieu dans une intersection entre Leagrave Road et Holland Road. Les victimes discutaient tranquillement avec un groupe d’amis quand la voiture de police a foncé sur eux. Selon la police locale, les agents à bord de la Vauxall-Zafira avaient répondu à un appel d’urgence et circulaient à vive allure. Ni l’un ni l’autre n’ont été blessés suite à la collision. S’empressant de les défendre, leur hiérarchie affirme qu’ils avaient actionné la sirène et allumé le gyrophare de leur véhicule. Une version que Djamel Lechheb, le cousin d’une des victimes, dément catégoriquement. Il était en leur compagnie au moment de l’accident et affirme à ce propos n’avoir entendu aucune sirène. En revanche, il se souvient d’un bang assourdissant. “Je me suis retourné et j’ai vu mon cousin et son ami dans une mare de sang”, relate-t-il. Pour contenir la controverse, les services de sécurité ont décidé d’ouvrir une enquête. Les investigations ont été confiées à une commission indépendante de la police des polices. “Nous allons conduire une enquête rigoureuse sur les circonstances de l’accident et vérifier si les policiers ont vraiment allumé le gyrophare de leur véhicule et mis en marche la sirène. Nous nous attellerons à réunir toutes les preuves en rapport avec cette affaire”, s’est engagé Deborah Glass, la vice-présidente de cet organisme. Des réactions d’indignation parmi la population de Luton ont suivi la mort des deux judokas. Ce n’est pas la première fois que la police anglaise se rend responsable de bavures de cette nature. Sid-Ali Mellal et Réda Lechheb faisaient partie de l’équipe nationale de judo. Il y a une année, un retraité anglais a trouvé la mort dans les mêmes circonstances à Waltham Forest, à Londres. -
légitime attaque ou légitime defense ?

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Algérien à Londres, après la prière...

Mosquée de Finsbury Park. 14h03. La prière du vendredi est finie. Le prêche du jour se rapporte au vol. «Il est haram à quiconque de voler. Ne croyez pas que c’est halal de voler les chrétiens ou les infidèles. C’est un crime qui est puni par la loi de Dieu ainsi que par la loi civile. Ceux qui vous ont dit qu’il est légal (halal) de voler, frauder, vendre de la drogue ou tuer les infidèles vous ont trompés. Ressaisissez-vous. Soyez de bons musulmans». L’imam qui a remplacé Abu Hamza Al-Masri (PHOTO)a au minbar de la mosquée du «Londonistan» a été très explicite sur ce sujet. Il contredit carrément tout ce que prêchait «Captain Hook», aujourd’hui en prison.
14h48. L’imam sort de la mosquée et va prendre un café à Blackstock Road, quartier algérien dans le nord de Londres. Il est très chaleureusement accueilli par les clients qui échangent des blagues avec lui. L’imam est très souriant. Le café qu’il déguste est très bon. C’est du Lavazza. Mais en quittant le coffee shop, l’imam se rend compte que son téléphone portable ainsi que son portefeuille ont disparu de sa veste. «Vous croyez que vous êtes des musulmans ? Vous êtes pires que les infidèles. Vous allez tous en enfer...».
Nacer est propriétaire d’un fonds de commerce dans ce quartier. Il est en train de le vendre car il en a marre. «Chaque jour, il y a des bagarres ici. Chaque jour la police intervient. Il nous font honte ces gens-là. Ce sont des drogués qui sont accros à «al-hadjra», le crack. Ils ne font que voler pour subvenir à leurs besoins. Au lieu d’aller chercher du boulot pour construire leur avenir et aider leurs familles au bled, ils sont tombés dans le piège de l’accoutumance. J’espère vivement que le projet d’extradition en cours de négociation entre les autorités algériennes et anglaises prendra en considération ces indésirables qui ne font que nuire à la réputation des Algériens».
En effet, Finsbury Park est devenu un lieu de délinquance pour nombre de jeunes Algériens. Cela dit, l’arrestation des imams radicaux comme Abu Hamza ainsi que la prochaine déportation de Abu Qutada vers la Jordanie et l’interdiction de retour en Grande-Bretagne de Omar Bakri, qui est parti rendre visite à sa mère malade au Liban, signifie bel et bien la fin du Londonistan. Dans les jours à venir, la police va opérer une vaste opération d’arrestation de tous ceux qui ont un lien avec les terroristes et ceux qui prêchent la haine. Cela sous-entend les imams radicaux et les réseaux de soutien des terroristes. Les suspects seront emprisonnés jusqu’à ce qu’une décision d’expulsion soit prise. Dans certains cas, même les familles des extrémistes seront expulsées. La liste de l’ensemble des radicaux a été mise à jour par les services de renseignements britanniques au lendemain des attentats de Londres, qui ont fait 56 morts.
Selon une source proche du ministère de l’Intérieur, les officiels sont en train de travailler jour et nuit pour voir qui pourra être déporté et revoir le statut de résidence de tout un chacun. «Les officiers d’immigration et de police se rendront au domicile de tous les suspects pour les arrêter et les mettre en détention jusqu’à ce qu’ils soient expulsés». Les règles du jeu ont changé. Londres, qui était la base arrière des terroristes, a cessé de l’être. «Ceux qui fomentent, justifient et glorifient les actes terroristes sur le sol britannique et ailleurs seront poursuivis et expulsés», martèle Charles Clarke, le ministre de l’Intérieur. Mais un grand problème pourrait venir des lois sur les droits de l’homme.
Seulement 6.007 demandes refusées
Yasser Al-Sirri, condamné à mort en Egypte pour l’assassinat d’une fillette de 6 ans, morte lors de l’explosion d’une bombe, a déclaré à la presse anglaise qu’il ne sera jamais extradé en Egypte car ses avocats britanniques savent comment jouer avec la loi. Un traité d’extradition entre l’Egypte et la Grande-Bretagne sera bientôt signé, mais Al-Sirri reste confiant. «Je n’ai pas à m’en faire. Je ne serai pas extradé. Mes avocats pensent que c’est impossible. Je ne pense pas qu’un juge britannique puisse accepter un accord entre le Royaume-Uni et un pays du Moyen-Orient, et plus particulièrement l’Egypte. N’importe quel juge mettra ces accords dans la poubelle. J’ai confiance en les droits de l’homme». Wait and see.Enfin, les experts en immigration ont divulgué que durant les deux dernières années, les services consulaires britanniques en Algérie ont délivré 21.635 visas de visiteurs de six mois à des ressortissants algériens, sur une demande de 27.642. Seulement 6.007 demandes ont été refusées. Plaque tournante de l’islamisme radical international, le Londonistan est en voie de dématérialisation. Cette base arrière de la nébuleuse islamiste depuis plusieurs années focalise l’attention des autorités britanniques depuis les attentats de Londres. Les deux principaux courants du Londonistan, la mouvance jihadiste internationaliste et l’opposition en exil aux régimes arabes ou musulmans, ont dû s’adapter au renforcement de l’arsenal législatif antiterroriste et de la répression depuis les attentats du 11 septembre 2001. Selon un rapport du prestigieux Royal Institute of International Affairs (Chatham House), rendu public il y a quelques jours, les services britanniques savaient parfaitement, dès les années 90, que Londres servait de plus en plus de base à des individus engagés dans la promotion, le financement et la préparation du terrorisme au Moyen-Orient et ailleurs. Néanmoins, cite le même rapport, ces individus n’étaient pas considérés comme une menace pour la sécurité intérieure du Royaume-Uni et on les laissait donc poursuivre leurs activités avec une relative impunité.
«Les activistes ont été très habiles à rester juste en deçà de la ligne de l’incitation à la violence», souligne le directeur du Centre d’études sur le terrorisme de l’Université écossaise de St Andrews, Magnus Ranstorp. «Depuis que le Royaume-Uni s’en est pris à la mosquée de Finsbury Park, ils ont été repoussés vers des zones informelles, des groupes d’étude, des centres de jeunes», précise M. Ranstorp, en référence à une mosquée utilisée comme tribune par les salafistes jihadistes jusqu’en 2005. L’ex-imam de Finsbury Park, Abou Hamza Al-Masri, d’origine égyptienne, croupit dans la prison de haute sécurité de Belmarsh en attendant son procès, prévu en janvier 2006, pour incitation à la haine raciale et au meurtre notamment.
« Véritable farce ! »Une autre personnalité de cette mouvance, le Palestinien Abou Qutada, considéré comme le «chef spirituel» d’Al-Qaïda en Europe, est assignée à résidence, après deux ans et demi de détention à Belmarsh. Le Londonistan, né dans les années 1990 de la concentration dans la capitale britannique d’une place financière, de médias arabes et d’une législation très généreuse en terme de droits d’asile, «est plutôt en voie de disparition», explique un expert français. «On aura peut-être un Londonistan plus clandestin», poursuit-il. La semaine dernière, le gouvernement britannique a précisé les nouvelles «règles du jeu» contre le terrorisme promises par Tony Blair, dressant la liste des «comportements inacceptables» qui pourront conduire à l’expulsion des imams extrémistes et autres figures de proue du Londonistan. Et ces règles du jeu pourraient être appliquées très vite, a insisté le ministre de l’Intérieur, Charles Clarke.
La liste publiée par le secrétaire au Home office n’est pas une surprise. Après deux semaines de débat, notamment avec les principales associations représentatives de la communauté musulmane, le secrétaire au Home Office n’a de fait opéré que des changements «cosmétiques» à son texte initial. D’où la colère de la Commission islamique des droits de l’Homme, selon qui tout ce processus de consultation n’a été qu’une «véritable farce»: ce texte revient à «criminaliser le fait de penser, d’avoir une opinion, des croyances», a plaidé son président, Massoud Shadjareh. Opposables à tous les ressortissants étrangers, en Grande-Bretagne ou à l’étranger, ces «comportements inacceptables» pourront être mis en avant par le Home Office pour soit les expulser du territoire britannique, soit leur interdire l’entrée sur le territoire du Royaume-Uni. Dix personnes paraissent déjà directement concernées: les dix étrangers arrêtés le 11 août pour «menace à la sécurité nationale». Parmi eux, Abou Qutada, considéré comme le chef spirituel d’Al-Qaïda en Europe. Figure de proue du Londonistan, ce Palestinien est à Londres depuis 1993, mais le Home Office n’a qu’un désir: le renvoyer vers son pays d’origine, la Jordanie. Reste à convaincre les juges que cette expulsion ne mettrait pas sa vie en danger.
Correspondance de Londres: Réda Hassaïne -
C'est qui celui-là ?

Quand j'étais jeune, disait le regretté Sim, je voulais être ministre ou clown ; j'ai choisi la deuxième option car je suis un garçon sérieux.
Heureusement pour nous, il ne manque pas chez nous d’esprits moins catégoriques qui ne répugnent pas à cumuler les deux vocations et qui, à défaut de rendre la politique utile, en font néanmoins une bien décapante occupation. Ainsi va-t-il de Nacer Mahal, Cobra pour les intimes, le tout nouveau ministre de la Communication, preuve vivante que la relève d’hurluberlus est assurée au sein du pouvoir algérien et qui, n’attendant pas que sa réputation soit faite, vient de brillamment se distinguer devant les journalistes en plaisantant bassement à propos de Ferhat Mehenni : « C'est qui celui-là ? » La boutade était censée appuyer une autre, celle du Premier ministre Ahmed Ouyahia qui venait de qualifier la formation d’un Gouvernement provisoire kabyle de « tintamarre ». M. Mehal, ironisant pour plaire à son chef, confirmait, comme dit Chamfort, que si les singes avaient le talent des perroquets, on en ferait volontiers des ministres.
Ce ministre de la Communication qui se vante de ne rien connaître de son histoire récente, du Mouvement culturel berbère ni du Printemps berbère, M. Mehal qui se gausse d’un des 24 détenus du printemps berbère, d’un des fondateurs du RCD, nous rappelle que la présence d'esprit n’est décidément plus nécessaire à un ministre et que les carrières dans notre gouvernement dispensent des moindres talents. Sauf, bien sûr, celui de savoir faire du bruit avec la bouche… Faire du bruit avec la bouche comme un ministre, c'est ça être comédien, nous rappelle un autre comique, Jean Yanne. La différence ? On est mieux payé quand on fait du cinéma !
Alors va pour le cinéma ! « Je remercie le président de la République pour la confiance qu’il a placée en ma personne » Mahal, what else ? Dix ans à diriger l’agence officielle de presse, l’APS, média supplétif du pouvoir, celle-là dont le président Bouteflika disait qu’il était le rédacteur en chef, dix ans à désinformer, intoxiquer, censurer, c’est bien assez pour devenir ministre, car, pour paraphraser un dernier baladin, Philippe Bouvard, ministre ou fille publique, n’est ce pas le même métier et quand on l’a été, ne fût-ce qu'un jour, on a droit au titre toute sa vie.
El-Ghoul
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Les "clans adversaires" du Président sont-ils crédibles ?

Dans sa dernière et pertinente livraison, Mr. Benchicou, évoquant le voyage de Nice de Bouteflika conclut que `la ruade arrogante (de Sarkozy) était presque de trop`.
Je pense qu`elle était calibrée et expédiée avec un timing approprié.
A bien les analyser, chaque attitude, chaque posture, chaque mot de Sarkozy est un message en soi.
Quand il crie sur tous les toits de la francafrique :`je lui ai dis je t`en prie viens`, on peut supposer que c`est Bouteflika qui, par vanité, lui a demandé de révéler leur échange téléphonique. Traduisez cette vanité en arabe: OuAllah hata` aad yhawal fiya bach rohtlou`.
Quand Sarkozy dit `est ce qu`il suffit que Bouteflika participe au sommet de Nice pour que tout a coup s`éclaire la relation entre la France et l`Algérie`, n`est ce pas là une traduction diplomatique de son fameux `dégage, pauvre con` ?Mais pourquoi s`étonner de cet accueil ?
Comment, du point de vue de la France, peut-on donner du crédit à un Président dont les hommes forts dans le gouvernement ont été écartés par le DRS, ultime recours du pays, et que certains d`entre eux ont le couperet sur la tête pour de multiples affaires de corruption?
Comment faire acte de repentance à un Président – et le faire entrer par la même dans l`Histoire de son pays et celui de la France – quand celui-ci est arrivé et s`est maintenu au pouvoir par des putschs électoraux et le détournement permanent des richesses de son peuple au profit d`intérêts étrangers, de connivence avec une nouvelle caste de prédateurs algériens que sa politique aura sciemment créés …
Comment faire acte de repentance à un Président dont la géopolitique régionale a consisté à amarrer son pays – divine surprise - à la France, au lendemain même de son premier mandat, pensant stupidement qu`elle allait contribuer au développement de son pays.La France a une compréhension fine des gestes symboliques et en particulier ceux destinés à entrer dans l`Histoire. Pour avoir si souvent manipulé et travesti sa propre histoire, avec un ingénieux dosage d`expertise, de mauvaise foi, et de contre-vérités, elle sait toutes les allées de l`écriture historique, et leurs destinations.
Il est totalement illusoire, inintelligent d`avoir pensé une seule seconde qu`en favorisant le développement exponentiel de ses intérêts économiques et stratégiques en Algérie, on allait obtenir d`elle qu`elle fasse acte de repentance à un Président, à un système politique qui depuis l`indépendance n`a fait que saigner, usurper les symboles historiques de son propre peuple.Certains journalistes algériens ont du mal à cacher leur amertune, eux qui ont toujours et fidèlement relayé avec plus ou moins de subtilité les `idéaux` de la France.
Ils se lamentent et regrettent à longueurs d`éditos amers que Sarkozy persiste à ne pas faire acte de repentance devant Bouteflika. Ceux-là et d`autres encore dans les diverses fonctions de l`administration algérienne font partie d`une classe d`algériens qui devrait se rendre compte que ce n`est pas en servant du vin à leur table, en donnant des prénoms occidentaux à leurs progénitures et en libéralisant les moeurs de leurs femmes, que la France va traiter avec eux `d`égal a égal`, sur les questions essentielles.
Le respect et la considération se méritent, Monsieur.
Tout le reste n`est que manipulation du `quant à soi`.Sarkozy n`a `prié` Bouteflika d`assister au cirque de Nice que pour que l`exhiber comme une prise `bongo-isée`, achevant ainsi ses illusions d`homme d`Etat.
Triste déchéance pour un grand diplomate des années 1970, sous la férule de Boumediene, qui lors d`un petit déjeuner de travail à Paris, en 1975, avec Henry Kissinger faisait preuve d`une verve politique et d`une stratégie d`influence admirables pour faire passer les points de vue de l`Algérie, comme le montre la transcription de leurs échanges, déclassifiée récemment par la Maison Blanche.
Mais soyons lucides, ni Sarkozy, ni la France ne nous ont imposé les Bouteflika, Belkhadem, Khellil, Temmar, Benbouzid et tous les ministres en place depuis plus de dix ans.
Le dernier remaniement ministériel montre hélas qu`au-delà des mouvements de position qui renseignent sur l`état du rapport de force entre le clan du Président (dixit Chekib Khelil) et les clans qui lui sont opposés, rien d`encourageant pour l`Algérie n`apparaît à l`horizon.
La reconduite des symboles de l`incompétence algérienne au sommet de l`état que sont les Rahmani, Sellal, Ghoul, Barkat et j`en passe, le rappel de Yousfi à un poste clé après avoir hiberné des années durant au Canada et ailleurs montrent que les `clans alternatifs à celui du Président` n`ont pas saisi les enjeux critiques du développement économique et politique auxquels fait face notre pays.
La compétition entre nations est devenue cruelle et impitoyable. Dans moins de 20 ans, c`est à dire demain matin, beaucoup de pays auront disparu de la carte géopolitique du fait de l`émergence de nouvelles forces et de la recomposition conséquente des zones d`influence, un peu partout sur la planète. Survivront ceux d`entre eux qui auront fait preuve de créativité et d`innovation (dans tous les domaines), et qui auront anticipé ces changements majeurs en les préparant dés aujourd’hui, avec des transformations de leurs sociétés, guidés par des responsables, professionnellement crédibles, et des idées nouvelles.En s`avérant incapables de retenir les leçons du passé – choix à contre temps de Bouteflika – et de donner ne serait-ce qu`un faible signal du renouveau de l`Algérie, à travers leur quota gouvernemental, les `clans alternatifs à celui du Président` altèrent leur crédibilité comme moteur de la transformation de l`Algérie. Ils révèlent, je le crains, un état d`esprit totalement déphasé par rapport aux ruptures stratégiques qui définissent et façonnent le monde d`aujourd’hui et de demain.
Et cela est très grave pour le pays.SOFIANE
