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  • Réconciliation, impunité et communication

    Par : Mustapha Hammouche

    Dix ans après le boulevard d’impunités ouvert par la “concorde civile” et élargi par la “réconciliation nationale”, l’islamisme fait ce qu’il peut encore pour tuer, terrifier et détrousser les Algériens. Mais la moindre retraite de terroriste est présentée comme le résultat de cette politique.
    Jeudi dernier, deux de ces assassins de vocation, au tableau de chasse élogieux, plastronnaient doctement à la une de mon journal sous prétexte d’un “appel à la raison” en direction de leurs frères restés aux maquis.
    Entre un attentat qui a fait quatre morts et neuf blessés à Tadmaït et un autre qui a occasionné autant de décès à Tébessa, ces deux assassins aux CV touffus prenaient une attitude doucereuse de samaritains devant les téléobjectifs officiels. À s’y méprendre, on pourrait croire que les deux tueurs, qui ont voué leur vie à la mort, sont du côté de la vie. Et pour les besoins de la cause, ils sont bardés de titres et gratifiés d’une biographie qui en fait d’anciens dirigeants et théoriciens du crime. Car plus le “repenti” a de références, plus son “repentir” est appréciable et significatif du triomphe d’une politique.
    La “réconciliation nationale” étant moralement et rationnellement indéfendable, elle s’est voulu incontournable par ses résultats. Or, c’est là que le bât blesse. Et souvent… tue. L’hémorragie n’a pas cessé et si l’on exclue les terroristes libérés de prison et les quelques “émirs” déposés par leurs compères, ce n’est pas le déferlement au portillon du pardon, pourtant gratuit.
    Faute de quantité, il faut donc nous vendre la qualité. Alors, ces sanguinaires, qui n’ont que leur bilan meurtrier à faire valoir, puisent dans leur sanglante carrière le droit à la médiatisation de leur perfide et théâtral repentir. Leur légitimité vient de leur sanglant bilan. Affublés de titres de “mufti” et d’“émir”, ils prennent des airs méditatifs. Leur brillante carrière dans la hiérarchie criminelle et leurs larmes de crocodile sont complaisamment médiatisées, bizarrement pas par la presse publique, mais par un “journalisme sécuritaire”, certainement convaincu de faire œuvre utile. Parce que nous pensons ne plus rien devoir à Djaout, à Mekbel et à Zinou, parce que nous n’avons plus de crédibilité à défendre, nous pouvons, avec cette légèreté qui caractérise désormais le journalisme national, tenter de faire passer un terroriste au long cours pour un soudain apôtre de la non-violence !
    Par cette forme de communication, les pouvoirs publics, de leur côté, tendent plus à justifier l’impunité de ces terroristes qu’à prouver l’efficacité de leur démarche. Car, enfin, pourquoi cet “émir” n’a-t-il pas convaincu ses ouailles quand il était au milieu d’elles ? Si les terroristes en activité prêtaient quelque attention aux conseils d’un “repenti”, pourquoi a-t-il attendu d’être à l’abri d’une résidence surveillée pour émettre ses “fetwas” ? Au demeurant, si ces requêtes de judas avaient quelques retombées “réconciliatrices”, on l’aurait su depuis le temps que Hattab et d’autres s’y exercent.
    La règle, quand on reconnaît son erreur, c’est d’admettre la sanction de la loi. Le chauffard le plus insouciant le sait. Mais dans le cas d’une impunité assurée, l’aveu n’est qu’une bravade de plus, de trop.
    Et du temps perdu pour la paix et la sécurité.

  • « Le Poète et le tyran », un poème de Ben Brik en prison

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    Taoufik Ben Brik, journaliste tunisien, arrêté pour une prétendue affaire d'agression, doit être jugé le 19 novembre. Depuis sa prison de Monarguia, à 30 km de Tunis, il a écrit ce poème.

    Monsieur le Juge,

    le prévenu a-t-il droit à une parole licite ?
    Comment, alors que vous m'interrompez
    exigeant un non ou un oui…
    Le droit, je vous le dis, votre Honneur,
    pour nous autres Arabes,
    qui sommes peuple amateur de préliminaires
    avant toute réponse !

    A présent, vous allez m'écouter…
    Le marché, la grand-place, le ventre de la ville
    grouillent de cette clameur :
    la justice, en mon pays, est inexistante ;
    la justice passa et s'en fut ;
    la justice a rejoint le Sein du Seigneur,
    qui fit que nul n'est pérenne,
    fut-il magnifique ou tyran.

    Ne vous souciez point de ces mots,
    les gens sont saisis de fièvre délirante
    et d'hallucinations.
    J'ai vu, quant à moi, de mes propres pupilles
    ce que la cécité des mécréants ne saurait distinguer,
    le fin mot de l'histoire :

    la justice n'est pas absente,
    c'est la cause qui est illusoire,
    ou l'accusation, si vous préférez, qui peine à exister
    condamnée qu'elle fut à la peine capitale.
    Nous sommes alors aujourd'hui jugés et condamnés
    en manque d'accusation.
    Comme l'amant est en manque de sa bien-aimée,
    Je me consume de désir pour une accusation savoureuse.

    Monsieur le juge vénérable
    scrutez bien avec moi ces fariboles
    exercez votre perçant jugement :
    L'on m'accuse d'avoir administré une torgnole
    à une dame innocente,
    de l'avoir gratifiée d'une ruade,
    d'avoir tiré sa chevelure de sirène,
    griffé ses joues de pomme rouge,
    brisé ses côtes de gazelle…
    Comment un poète peut-il commettre autant de fautes de goût ?

    Notre poète disait
    « nous aimons le pays comme nul ne l'aime »,
    je réponds en contrepoint
    « j'aime les femmes comme nul ne les aime ».

    A toutes les femmes de la terre et des cieux j'ai chanté :
    la foudre a tonné sur les contreforts du Kef,
    son écho a atteint les confins des terres de Abid,
    j'ai cru entendre là le tonnerre de Dieu,
    c'était en fait le rire de ma bien-aimée.

    A la policière travestie je voudrais dire :
    tu es la bien-aimée, tu es le poème,
    mais où se scèle donc la vérité ?
    Tu fus dure avec moi,
    sans répit ni nuance,
    j'aurais préféré que tu me taxes d'assassin
    ou de voleur de tout ce qui fut thésaurisé durant votre règne.
    Mais rosser une femme ? Que désastre !
    Où donc se scelle la vérité ?

    La vérité est que je me suis aventuré
    dans les recoins du palais du dragon,
    une promenade devenue cauchemar sans issue.
    La vérité est que c'est une affaire
    entre moi et Zaba le Grand,
    souverain du pays,
    une affaire qui concerne Hallaj, le poète et le tyran,
    Charlie Chaplin et le dictateur,
    Shéherazade et Shahryar…

    Dites à mon geôlier de ne pas se fâcher.
    Je ne suis, quant à moi, pas en colère,
    l'esprit en paix
    non pas parce qu'innocent,
    parce que coupable de l'avoir dépouillé
    de ses derniers masques et parures,
    de l'avoir laissé nu comme un nouveau-né
    en proie aux moqueurs et aux ricanants.

    Ceux qui ne sont point familiers du soleil
    sont atteints, à la lumière, de glaucome.
    Le soleil se lève, alors sauve-toi, vampire !
    Buveur de sang !
    Fuis ! Fuis ! Et fais ce qu'il te plaît.
    Mes paroles sont libres
    comme le souffle de la brise !
    Aucune geôle ni aucune cage
    ne peut retenir le fugitif qui te parle
    de derrière ces barreaux.

    Quand la récitation servile
    sera étouffée par la bonne nouvelle,
    le jour venu,
    tu seras humble et poli…
    Carthage, cette tombe lugubre où manque le cadavre…

    L'idiot fléchira pour faire place à l'étendard et à la bataille.
    Tu lâcheras la bride à la démesure
    et n'étouffera point le hennissement de ta monture
    Elle porte en sa croupe un combattant…

    Plaidoyer du détenu N°5707
    Bloc H, Aile 2, Cellule 2
    Prison civile de Mornaguia
    Taoufik Ben Brik

  • Tunisie: Six mois de prison fermes pour Benbrik ou comment Ben Ali harcèle l'opposition démocratique

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    Le journaliste tunisien dissident Taoufik Ben Brik a été condamné aujourd'hui à six mois de prison ferme, par la justice de Ben Ali, a annoncé son avocat Mokhtar Trifi. Hier Benbrik avait été privé de visite. Ni sa famille, ni ses avocats n'ont eu le droit de le rencontrer. Alors qu'ils protestaient devant l’entrée de la prison contre le refus des autorités, tous les détenus ont le droit de recevoir leurs familles et leurs avocats, ils ont été chassés par les forces de l'ordre.

    Mardi, les avocats d'un autre journaliste emprisonné, Zouhaïer Makhlouf, au cours de la seconde audience du procès, n’ont pour ainsi dire pas pu plaider. Et le juge a annoncé que le verdict serait rendu le 1er décembre.

    Comment Ben Ali harcèle les dissidents

    Lorsqu’elle se déplace à pieds, Sihem Bensedrine, a toujours une moto qui la suit. Quelques fois, le motard s’approche très prés et va même jusqu’à la bousculer avec son engin. C’est ce qui s’est passé lundi 23 novembre. Elle a part la suite été empêcher de rendre rentrer au journal El Tejdid, la police lui a barré l’accès. Même chose lorsqu’elle a voulu rendre visite à une autre militante, Sana Benachour.

    La surveillance autour des domiciles des journalistes, des avocats et de presque tous les militants est impressionnante. Des véhicules, des équipes qui se relaient 24h sur 24, des filatures, les écoutes, tout y passe. Même les grands criminels n’ont pas droit à autant d’attention et de moyens. Ces pressions n’ont pas seulement pour but de vérifier qui ces gens reçoivent. Leurs domiciles sont inaccessibles, presque des prisons. Seuls les proches parents sont autorisés à y pénétrer. Le domicile de Taouwfik Benbrik n’échappe pas à la règle. Non content de l’avoir jeté en prison, la police de Ben Ali, maintien une surveillance stricte. Personne ne peut rendre visite à son épouse. Le tout, bien entendu sans aucun motif officiel, ni surtout de décisions de justice. Ben Ali agit à sa guise en faisant fi des lois qu’il a lui-même écrites et promulguées.

    Du harcèlement à la persécution

    En empêchant les opposants de se rendre visite les uns les autres, non plus seulement sur les lieux de travail, mais maintenant à leurs domiciles, Ben Ali veut les empêcher de communiquer. Ce harcèlement concerne Lotfi Hadji, le correspondant d’Al Jazeera, Lotfi Sidouni, Omar Mestiri, Ziad Elhani, les avocats Raouf Ayadi et Mohamed Abou, la militante des droits des femmes Khedidja Cherif et bien d’autres. Tous le téléphones sont sur écoutes et aucun d’eux n’a accès à internet. Même lorsque l’on tente de les joindre de l’étranger les appels sont détournés et sonnent dans le vide pour les priver du soutien international et les empêcher de raconter ce qui se passe en Tunisie. Leurs mails, quand ils arrivent à leurs destinataires, sont lus par la police politique. Il n’est pas rare que leur contenu soit changé par les sbires de Ben Ali. On y troue des vulgarités, des insultes et des menaces. Bref le harcèlement est permanent et tourne à la persécution.

    Les capitales occidentales ne réagissent toujours pas. Prompt à donner des leçons de démocratie et de respect des droits de l’homme partout sur la planète, la France de Sarkozy et de Kouchner, se mure dans un silence assourdissant face aux agissements du dictateur Ben Ali.

    Yahia Bounouar

  • Nouveau tour de vis contre les droits de l'homme en Tunisie : Sihem Bensedrine répond à Ben Ali

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    Le 19 mai dernier, le Conseil des ministres tunisien adoptait un projet de loi dite des « traitres », elle vise les activistes de droits humains et assimile leur travail de plaidoyer auprès de l’Union européenne à de l’espionnage. Une campagne de calomnies contre les défenseurs des droits de l'homme a accompagné cette loi. Un appel au lynchage est lancé par les thuriféraires du régime contre notamment Sihem Bensedrine en tant que dirigeante du CNLT et de Radio Kalima. Cette lettre constitue sa réponse à la campagne de dénigrement.

    Adresse au patron des services spéciaux et à son adjoint, le Ministre de la propaganda
    Votre acharnement nous honore

    La nouvelle de l'adoption du projet de loi qui sanctionne l'atteinte à la sécurité économique de la Tunisie m'a transportée de joie; Des illusions m'envahirent l’espace de courts instants: enfin, l'Etat tunisien va protéger l'économie de notre pays des rapaces qui l'ont mise à sac, sapant les chances des générations futures. Enfin, les autorités se sont décidées à mettre le holà à l'utilisation abusive du pouvoir à des fins d’enrichissement illicite des potentats et de leurs proches.
    Mais la campagne hystérique qui a tenu lieu d'exposé des motifs, m'a brutalement rappelée à la triste réalité. L'amendement proposé, s'est avéré destiné à réduire au silence les voix qui s'élèvent contre le pillage des biens publics et à protéger les faussaires.
    Le recours à un tel genre de loi scélérate qu'on ne retrouve qu'en Corée du Nord, est en soi un aveu d'échec de votre machine de propagande qui s'essouffle. Il ne vous reste plus que vos hordes déchaînées et la calomnie, l'arme des lâches.
    J'ai décidé aujourd'hui de vous infliger la vérité, plus terrible encore que vos calomnies, elle sera ma première et dernière réponse à votre imposture.

    Gouverner par la salissure

    Hitler avançait souvent la devise «je pourrirai tout», qui résumait sa méthode pour dominer les sociétés conquises par la force. Il semble que vous l’ayez faite vôtre.
    Vos services sont revenus à leur exercice favori, la salissure des dissidents. Dès le départ, vous avez dénié à tout citoyen, armé de ses seules convictions, le droit de ne pas partager vos choix et de le faire savoir. Fuyant vaillamment  la confrontation des idées, vous avez donné libre cours à votre prédilection pour les procédés avilissants infligés à vos contradicteurs dont vous avez fait un mode de gouvernement.
    Vous avez fait de l’atteinte à l’honneur de vos opposants par des vidéomontages, photos truquées, écrits pornographiques étalés sur vos journaux de caniveau, la marque distinctive de votre régime. Ces «œuvres d’art» inaltérables exposent votre fonds de valeurs limité à une pathologie de dépravés sexuels et révèlent tout autant une foi très ébranlée en votre propre capacité de persuasion.
    Plus encore qu’un mépris pour le monde intellectuel, cela témoigne, surtout, du peu d’estime que vous vous portez. La haine que vous nourrissez pour la vie et la liberté enlaidit tout ce sur quoi votre regard se porte et vous empêche d’apprécier la beauté.
    Ce besoin constant de ravaler la façade de votre régime en ruines en affichant de fausses performances, témoigne du fait que votre image réelle vous insupporte et vous êtes incapable de vous regarder dans un miroir.

    Vous rejetez  la responsabilité de votre laideur sur tous ceux que la Tunisie compte de valeureux et qui sont la fierté de notre pays; vous déversez alors votre fange sur les Kamel Jendoubi, Khemaies Chamari, Souhayr Belhassen, Khedija cherif, Moncef Marzouki, Sana Ben Achour, Radhia Nasraoui, Naziha Rjiba, Ahmed Ounaies, Mohamed Abbou, Taoufik Ben Brik, Slim Bagga, Raouf Ayadi, Mokhtar Trifi, Hamma Hammami, Omar Mestiri et tant d’autres encore.

    La valeur de ces éminentes figures de la Tunisie libre est reconnue au-delà de nos frontières et nombre d’entre eux sont portés à la tête de prestigieuses organisations internationales, comme Souhayr Benhassen, présidente de la FIDH ou Kamel Jendoubi, président du réseau Euromed que vous avez privé de passeport et l'empêchant de pleurer son père sur son tombeau. Même d’anciens hauts responsables de cet Etat que vous prétendez servir, n'ont pas été épargnés par votre obsession de tout salir.

    Vous avez poussé l’impudence jusqu’à vous attaquer de façon abjecte à Om Zied, une écrivaine qui a plus de fans en Tunisie et ailleurs que toutes vos stars de la politique et du showbiz réunis. Votre lamentable description de sa prétendue «laideur» et «vieillesse» ne peut atteindre son beau sourire de Joconde, ni le charme qu’elle diffuse lorsqu’elle prend la parole; une parole vraie qui dénude votre dictature hideuse. Une parole qui va droit aux cœurs et aux esprits sans recourir au fard. Une parole vraie qui éclipse toutes celles que vous soudoyez en dilapidant les fonds publics par dizaines de millions de dinars pour maquiller votre image.

    Ces pauvres hères que vous exhibez

    Pourtant, il y a quelques mois, vous sembliez innover avec la mise en avant de quelques uns de nos anciens collaborateurs pitoyablement exhibés aux fins de révéler une prétendue face cachée.
    Vous en aviez tant fait pour nous dénigrer et attenter à la réputation des militants de Kalima et du CNLT que vous aviez épuisé la marge de crédibilité nécessaire à toute entreprise de désinformation; Car cette tâche requiert une subtilité et un art dans le dosage du mensonge par rapport à la vérité que vous ne possédez même pas; Vous avez ainsi fait preuve de médiocrité jusque dans l'imposture; c’est pourquoi je vous invite à prendre quelques leçons chez les experts de l’ex-Union soviétique.

    Vous avez, en effet, habilement réussi, appuyés sur les formidables moyens qu’offre la puissance publique, à infiltrer nos cercles proches, y plaçant vos agents pour des périodes plus ou moins longues. La thèse reprenait les litanies ressassées jusqu’à la corde d’un engagement destiné à servir un enrichissement personnel, d’une quête effrénée pour la célébrité ou la soif de pouvoir.

    Votre dépit se manifeste, cependant, à travers tous les actes de cette mauvaise comédie. C’est ainsi que nous sommes pris à partie, pêle-mêle, pour notre influence, nos prestations télévisuelles, nos écrits, les distinctions internationales reçues, notre aptitude à nous déplacer à l’étranger et à y séjourner et même nos sourires et une «éternelle jeunesse»!

    Les «révélations», «poignantes et sincères», avaient de quoi abuser un public crédule, à la conscience émoussée, lecteur de Alhadath, Likolennas, Assarih, Echourouk, Al Moulahidh  et autres torchons financés par vos services; cependant, l’écrasante majorité des Tunisiens, perspicaces et dotés de bon sens, ont vite décelé les erreurs de casting hilarantes.

    Ainsi, de pauvres hères se plaignant d’avoir été «exploités et payés pour un salaire de misère» (tout en jurant la main sur le cœur ne rechercher que l’engagement militant), s’offrent des tournées de princes à l’étranger et impriment leur «littérature» à des tirages gigantesques (à compte d’auteurs  n’est-ce pas?). Ces représentants d’une jeunesse aux conditions sociales difficiles, s’affichent en costume-cravate, tenue de rigueur des milieux qu’ils prétendent représenter!

    A qui bénéficient les financements suspects?

    Les observateurs avisés n’ont pas manqué de relever ces contradictions flagrantes qui ont fait tourner votre mayonnaise. Comment faire passer le Conseil National pour les Libertés en Tunisie, votre bête noire depuis douze ans, pour une «institution virtuelle qui n’existe pas dans la réalité» et prétendre que ses permanents y ont été soumis à des cadences de travail infernales durant huit années, souvent obligés à des heures supplémentaires?

    Des diplômés maltraités et humiliés, mais affirmant avoir été souvent délégués à l’étranger pour y représenter l’institution. Des responsables absents du pays mais pouvant exercer un harcèlement constant!
    On considère les organisations internationales des droits de l’homme comme «suspectes», mais on les sollicite pour faire la lumière sur le bien fondé des projets qu’elles financement. Des «militants» prétendant s’être engagés dans le CNLT et Radio kalima, mais s’offusquant d’avoir été impliqués dans leurs activités «illégales»!

    Les grosses ficelles dominent le scénario. Partis pour mettre en cause notre «cupidité», vous vous retrouvez à pointer «l’exagération de la réalité», sa «déformation», nos communiqués «agressifs», notre «négation des progrès accomplis» ou l'éternelle «politisation» des droits de l’homme et à stigmatiser la logique de soutien des organisations internationales et la «confrontation avec le pouvoir». Surtout, vous tenez à nous dénier tout droit de «dénoncer les questions de malversations financières».

    Vos faussaires, trop sûrs de leur affaire, pensaient disposer de quelques pièces maitresses dûment maquillées et refilées à ces acteurs d’un jour, vite embrouillés dans les données: incluant une somme de 89.000$ dans un budget annuel de 30.000$, après avoir claironné précédemment que celui-ci se montait à 1 million d'euros. Il leur a échappé qu’il était peu vraisemblable d’imputer un salaire de 18.000$ sur un budget global de 30.000$, violation des normes les plus élémentaires de gestion financière.

    Ils ont également imputé un financement de 57 870 USD versés par une autre «partie suspecte», le PIDC, qui n’est autre que le programme de l’UNESCO dédié aux médias pluriels. Radio Kalima  a effectivement soumis un projet d’un montant de 57 870 USD à ce programme qui avait été approuvé par les experts du département communication ; en fin de parcours, il a  été soumis pour approbation à un conseil formé des Etats où siège évidemment la Tunisie. Le représentant tunisien a opposé son veto à une subvention à Radio Kalima, celle-ci a été en conséquence refusée et le projet non abouti.

    Vos services se sont rabattus sur des faux fabriqués à partir de données subtilisées de nos ordinateurs portables lors de la glorieuse agression menée par vos dizaines d’agents, le 3 mars 2008, au port de La Goulette. Enfin, tout cela nous laisse assez loin du million d’euros annuels.Ces manipulations peuvent toujours impressionner un public non averti, mais qui portera crédit à l’affirmation grotesque de l’association des israéliens au Groupe arabe sur l’observation des médias en période électorale? Ou à celle, loufoque, qui nous attribue le soutien de l’USAID, du MEPI ou de la NED? Nous vous défions d’apporter ne serait que l’ombre d’une preuve de tels financements.

    Vous savez pertinemment que notre indépendance est inaliénable et que nous n’accepterons jamais de partenariat avec des parties qui ne partagent pas avec nous un socle de valeurs. Par contre nous nous permettons de relever que VOS associations satellitaires ont reçu et continuent de recevoir des fonds non seulement de ces organismes que vous qualifiez de «suspects», mais encore du Pentagone, c'est-à-dire de l’armée américaine depuis 2004, en pleine occupation de l’Iraq, comme l’UNFT ou BASMA, dirigée par Leila Ben Ali et qui non seulement dilapide l’argent public, mais encore construit ses luxueux locaux sur des terrains appartenant au patrimoine archéologique classé par l’UNESCO.

    Nous avons nos partenaires et vous avez les vôtres

    Ce qui vous insupporte, en fait, c’est que ces défenseurs aient mis en échec votre dispositif d’étranglement et d’avoir constitué une référence crédible à l’échelle nationale et internationale.

    Le CNLT -dont l’existence «virtuelle» vous cause bien des tracas- a produit un contre rapport au Comité des droits de l’homme de l’ONU qui a servi de base à de sévères critiques sur les violations des droits humains en mars 2008, ainsi qu’un autre rapport de suivi en juillet 2009; Il a fait de la lutte contre la torture sa priorité; il a réalisé un documentaire sur la torture pratiquée par vos services; il a dressé une liste de tortionnaires que vous protégez; il a produit des éléments qui ont contribué à faire condamner à Strasbourg votre subordonné Khaled Ben Saïd (huit ans de prison par contumace) ; Il se trouve que nous pensons que les victimes de la torture sont plus tunisiennes que leurs bourreaux et que le devoir patriotique exige d’assurer leur protection, même si dans votre dictionnaire, cela s’appelle «trahison».

    Le CNLT a également produit, en collaboration avec d’autres ONG indépendantes, un rapport d’observation des médias durant les élections d’octobre dernier qui a mis a nu votre monopole sur les medias(97,14% de l'espace alloué à votre campagne); il a dénoncé vos abus auprès des institutions régionales (Union Africaine, Union européenne) ainsi que dans les pays européens. Il travaille en étroite collaboration avec les ONG internationales (comme la FIDH, le REMDH, OMCT, RSF, AI, Frontline, IFEX…) afin de promouvoir les droits humains. Il est vrai que le tableau de vos performances qu’il présente n’est pas très attrayant et c’est ce qui vous irrite le plus et que vous appelez «atteinte à l’image du pays».

    Nous vous répondons que c’est vous qui salissez l’image du pays; c’est la fraude électorale massive, dont vous êtes devenus la référence mondiale, qui fait honte à nos citoyens et sape notre image. Votre censure bâillonne les ressources intellectuelles de notre société et vos médias de propagande sont une insulte à l’intelligence des Tunisiens. Déchirer le voile opaque qui couvre les activités véreuses de vos proches contribue à l’intégrité de l’économie nationale.

    Vous avez vos partenaires étrangers auxquels vous allouez une part de nos précieuses ressources en devises, soustraites aux besoins les plus pressants de nos jeunes diplômés chômeurs. Vous achetez à des tarifs prohibitifs des officines de lobbying pour farder votre image. Ces parties partagent avec vous l’objectif de maintenir notre peuple dans l’arriération et sous tutelle. Ils développent des conceptions postcoloniales prétendant que les régimes autoritaires sont les seuls qui conviennent à nos sociétés arabes qu’ils jugent indignes d’élections honnêtes, de presse libre ou de justice indépendante.

    Est-ce notre jugement qui vous fait tant peur?

    Nous n'avons face à votre puissance régalienne que notre autorité morale. C’est vous qui tenez en main tous les centres de décision, qui disposez sans contrôle des ressources publiques, qui accordez les marchés et les licences, signez les accords, privatisez les entreprises publiques, déclassez les terrains protégés. C'est vous qui donnez le feu vert pour que les marchandises non aurorisées entrent et sortent sans contrôle des services de douane. C’est vous qui contractez les prêts, hypothéquez nos biens et vous soumettez aux diktats des institutions financières internationales… est-ce notre jugement qui vous fait tant peur ?

    Depuis plus de vingt ans vous avez systématiquement détruit nos sources de revenus pour tenter, vainement, de nous faire renoncer à notre engagement. Vous en avez tiré une certitude que nous ne sommes pas faits de la même argile. En 2006, à la suite de nos écrits sur la célèbre affaire des bateaux de luxe volés en Europe -acte hautement patriotique- vous avez réagi en initiant des représailles fiscales contre nous. Un des agents chargés d’imposer ces sanctions, désorienté de ne rien trouver à se mettre sous la dent (ni maison, ni voiture, ni compte en banque…), s’était exclamé: «comment arrivez-vous à survivre?»

    Oui, nous survivons depuis onze ans grâce à Dieu et à la solidarité. On ne s’est pas enrichis, car cela ne fait toujours pas partie de nos priorités. Nous n’avons rien à cacher. Nous sommes disposés à nous présenter devant un jury d’honneur pour répondre à vos accusations malhonnêtes, bien que n’ayant jamais eu aucun rapport avec l’argent public.

    Vous vous êtes engagés, il y a vingt deux ans, à publier un état du patrimoine des détenteurs de responsabilités publiques. Comme vous tenez toujours parole, je vous demande de publier le vôtre et celui de vos proches, à l’heure actuelle et ce qu’il était il y a vingt deux ans.
    Puisque la transparence est votre souci, auriez-vous le courage de publier les comptes du 2626, les rapports de la Cour des comptes, le rapport financier du RCD, celui de l’association de bienfaisance Besma, les conditions de cession des sociétés publiques?

    Je suis certaine que vous n’aurez aucun inconvénient à faire toute la lumière sur l’acquisition des propriétés nouvellement acquises par vos proches, dont la construction gigantesque de Sidi Bou Saïd, contigüe au château d’eau de la SONEDE; Vous ne rechignerez certainement pas à rendre publiques les conditions de privatisation de la société Ennakl, la cession des actions de l’Etat dans la société Nestlé Tunisie. Enfin, les conditions d'attribution de la téléphonie à Orange? Et vous n’aurez aucune gêne à montrer que vos proches s’acquittent convenablement de leurs redevances fiscales.

    Loyauté à la Tunisie, pas à votre régime

    La Trahison de la Tunisie que vos mercenaires de la plume reprennent comme une litanie, c’est exactement ce que nous nous vous reprochons!
    Lorsque nous dénonçons les injustices sociales, le clientélisme de votre parti, la corruption, la torture, le pillage des biens publics, les passe-droits, les violations des droits des citoyens, le chantage au passeport….etc, c’est précisément parce que nous avons une toute autre idée de la République et que nous ne nous résignons pas à la voir partir en lambeaux en toute impunité.

    C’est par fidélité à la Tunisie que tous ces défenseurs vous combattent ; c’est pour restaurer ses acquis et ses valeurs qu’ils exposent leur liberté, leur sécurité et leurs biens à la rapacité de votre machine policière.
    Notre loyauté va à cette Tunisie que nous aimons et défendrons sans répit, pas à votre régime qui l’a prise en otage et pillée.
    Enfin, sachez que votre acharnement nous honore. Votre courroux nous stimule et nous rassure sur la validité de nos choix. Vous pouvez promulguer vos lois liberticides, installer vos tribunaux d'inquisition et dresser vos potences, nous poursuivrons notre chemin avec la même sérénité et la même foi en la justesse de notre cause; quant à vos hyènes hystériques et leurs calomnies, on ne les élèvera jamais au-dessus de notre dédain.

    Sihem Bensedrine

  • Sonatrach, le bijou de la « famille » (EXTRAITS DE "NOTRE AMI BOUTEFLIKA")

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    Le nerf de la guerre du mandat à vie, comme celui de toutes les guerres, reste l’argent. Et l’argent c’est Sonatrach, la tirelire du pays, principale source de revenus en devises, la plus grande entreprise algérienne, 120 000 salariés, 12e compagnie au monde avec un chiffre d’affaires de 80,8 milliards de dollars en 2008, un monopole public qui gère les hydrocarbures et le gaz dans le pays.
    Sonatrach est, pour les Algériens, le bijou de famille.
    Elle deviendra le bijou de la « famille ».
    Comment la famille Bouteflika a-t-elle pu s’emparer de Sonatrach ?
    Dès son arrivée au pouvoir en 1999, Abdelaziz Bouteflika s'empressa de désigner une de ses plus proches relations, Chekib Khelil, à la tête du ministère de l'Energie avec pour principale mission de contrôler Sonatrach et de la soustraire aux regards extérieurs.
    Chakib Khelil, né à Oujda au Maroc le 8 août 1939, fait partie des déserteurs recherchés par l’ALN, c’est-à-dire de cette catégorie d’étudiants au Maroc qui ont préféré, entre 1956 et 1960, désobéir à l’appel de la wilaya V de Boussouf (dont l’état-major était basé au Maroc) et rejoindre l’Europe et l’Amérique plutôt que le maquis. Rejoindre la résistance était, rappelons-le, une obligation incontournable pour les étudiants algériens, sous peine d’être poursuivis pour désertion.
    Abdelaziz Bouteflika le connaît bien, puisqu’il fréquentait le même lycée d’Oujda, le lycée Abdelmoumène. A  l’époque où Chakib Khelil fuyait son devoir de patriote, lui était recruté à Oujda à dix-neuf ans, lors de la grève de 1956, par l’ALN alors qu’il était en classe de terminale.
    Chakib Khelil répondra, en revanche, et avec zèle, à l’appel du pouvoir prodigue, quarante années plus tard en 1999, pour activer avec une âme intacte de coopérants. Bouteflika l’imposera au gouvernement malgré l’opposition des services de renseignements de l’Armée qui en avaient rejeté la candidature pour désertion avérée !
    Sonatrach sera gérée dans l’opacité, comme une caisse noire.
    Chargé de la mission de contrôler Sonatrach et de la soustraire aux regards extérieurs, le tout nouveau ministre va immédiatement entourer de barbelés la poule aux œufs d'or : il ne laissera personne s'en approcher.
    Dans un premier temps, il la coiffera lui-même, cumulant grossièrement sa haute fonction au sein du gouvernement avec celle de directeur général de Sonatrach. C'était, lui semblait-il, le meilleur moyen d'assurer la confidentialité à des besognes non avouables. Après quatre ans le procédé devenait cependant assez gênant et le ministre finira par consentir à nommer un successeur à la tête de Sonatrach. Un prête-nom qui n'aurait aucun pouvoir, qui laisserait faire le clan, mais dont la désignation formelle sauverait les apparences aux yeux de l'opinion. Où trouver ce dirigeant fictif  ? Chekib Khelil va avoir une idée diabolique : placer aux commandes de l'entreprise un homme atteint d'un cancer avancé et qui passe ses journées dans les séances de chimiothérapie sur un lit d'hôpital. Un homme entièrement absorbé par son combat contre la mort, et donc totalement absent. Le 7 mai 2003, sur proposition de son ministre de l'Energie, le président Bouteflika nomme donc Djamel-Eddine Khène, grand malade, directeur général de Sonatrach. Le Matin  sera le premier journal à révéler le scandale et à dénoncer le procédé inhumain qui consiste à exploiter l'handicap d'un homme pour des desseins politiciens et à l'empêcher de se soigner convenablement. Le journal recevra, en retour, une avalanche de démentis accompagnée de fortes giboulées de prêches moraux. De son côté, Chekib Khelil  menacera le journal de poursuites judiciaires pour diffamation.
    Le Matin avait, hélas ! raison : Djamel-Eddine Khène mourra le 7 juillet 2003, deux mois à peine après sa désignation. Le clan Bouteflika venait sans doute de hâter la mort d'un cancéreux.
    Et Sonatrach sera livrée à la prédation. Le Matin en avait révélé quelques-unes, sans doute parmi les moins scandaleuses, à commencer par le détournement des fonds de sponsoring de la société, un pactole estimé à 730 millions de dollars destiné à financer des associations de toutes sortes, mais dont la gestion obscure, dénoncée par les syndicats, n'en a laissé aucune trace. Le magot était confié au fameux Hemche, natif de Hennaya, près de Tlemcen, une bourgade qui élit aux meilleurs destins puisque c'est le village natal du père de Bouteflika. Hemche était l'homme de confiance du clan présidentiel et sut judicieusement répartir l'enveloppe entre les associations qui s'engageaient à soutenir la candidature de Bouteflika pour un second mandat.
    Autre magouille révélée par le journal : l'achat de deux immeubles inachevés par Sonatrach à un promoteur privé à un prix surévalué. La transaction s'est faite de gré à gré, sans respecter la réglementation des marchés publiques. Pour la finition des deux immeubles, puis pour leur équipement, Chekib Khelil s'était adressé aux « copains », à une société mixte algéro-américaine, Brown and Root Condor, BRC, une joint-venture entre Sonatrach (51%) et la compagnie du vice-président américain Dick Cheney, Halliburton. BRC était dirigée par un autre natif de Hennaya , Moumène Ould Kaddour. Le marché avait toutes les allures d'une combine : mêmes méthodes opaques, mêmes procédés mafieux. BRC sous-traitera le marché avec une entreprise turque qu'on dit liée à l'épouse de Hemche, elle-même turque. L'argent du pétrole était, ainsi, dépensé entre amis. Ces révélations valurent au journal un procès intenté par le ministre de l'Energie et qui se solda par la condamnation du directeur, ainsi que celle de deux autres journalistes, à trois mois de prison ferme. La juge aux ordres avait sanctionné la vérité : deux ans après, en effet, l'Inspection générale des finances, saisie par le Chef du gouvernement, ouvrait une enquête sur les relations suspectes entre Chekib Khelil et Brown and Root Condor et  découvrait que Sonatrach avait confié, illégalement, vingt-sept projets à la société mixte pour un montant global de soixante-treize milliards de dinars. Un scandale vertigineux dont s'empara la justice, qui fit la une des journaux et qui donna raison au Matin : Brown Roots Condor fut mise en liquidation en janvier 2007 et  Moumene Ould Kaddour incarcéré à la prison de Blida un mois plus tard !
    Mais les magouilles mafieuses vont bien au-delà.
    Qui vend le pétrole ? Et où va l’argent ? Qui profite des contrats ?
    II suffit d’observer le fonctionnement de Sonatrach pour relever l’absence totale de contrôle à priori et posteriori sur les importations en équipements et services pour le seul secteur de l’énergie estimés à près de 10 milliards de dollars /an ces quatre dernières années. L’opacité et le secret qui entourent ces contrats ainsi que les permis de recherche et d’exploitation sont mieux gardés que ceux des contrats d’armement qui sont révélés aux Algériens , au moins et fort heureusement d’ailleurs , par les media étrangers . Tous ces contrats et bien d’autres échappent à l’avis du Gouvernement et au contrôle de la Banque Centrale qui n’en est pas informée en temps réel ce qui la dépouille de l’une de ses principales prérogatives, la bonne gestion des engagements financiers à l'égard de l’étranger .
    Elle fait preuve d‘une impuissante mais non moins complice passivité.
    Du pétrole est vendu sur le marché spot placé par des tiers et dont la traçabilité est des plus aléatoire de même que la signature ‘’ en secret ‘’ ( pour les Algériens entendre ) d’un contrat de livraison de gaz à long terme en 2008 à des conditions diplomatiques cette fois - ci en rapport avec le troisième mandat . Des investissements de 1, 2 milliards d’euros ont été engagés à l’étranger sans information adéquate des organes sociaux de Sonatrach et encore moins du Conseil national de l’énergie en veilleuse depuis 10 ans. Sonatrach s’est aussi distinguée ces dernières années par la signature de plusieurs centaines de contrats de gré à gré dépassant les 100millions de dollars l’un dans plusieurs cas. Le gré à gré, forme de transaction réservée par nature aux situations d’urgence est devenu courant dans le secteur de l’énergie alors que le Baossem présenté comme outil de la transparence a été réduit aux fournitures de bureau.
    Sonatrach s’implique dans des domaines qui n’ont aucun rapport avec ses missions comme l’acquisition d’unités de dessalement d’eau, des montages financiers et d’association singulièrement novateurs dans la production d’électricité, l’assainissement des eaux ou encore la construction et la gestion d’un palais des Congrès et d’un hôtel de luxe pour 560 millions d’euros ( sans les avenants ) pour un Congrès de 3 jours sur le gaz. Avec une chute de la production à 55 milliards de m3 /an notre pays n’a pas un seul mètre cube de gaz supplémentaire à placer avant au moins 5 ans si nous considérons la hausse de 10 % an de la demande nationale ,les besoins gigantesques des projets d’unités d’ammoniac d’Orascom et d’aluminium , la stagnation de la demande mondiale . A tout cela il faudra ajouter l e retard enregistré dans l’achèvement des unités de Skikda confiée en 2007 et de gré à gré à Kellog Brown and Root (KBR ) dans des conditions que les milieux gaziers internationaux ont qualifié d’hallucinantes.

    "NOTRE AMI BOUTEFLIKA" (ED RIVENEUVE- JUIN 2010)

  • Chakib Khelil : crevette ou gros poisson ? ( EXTRAITS DE "NOTRE AMI BOUTEFLIKA)

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    En 2008,  le « Rapport mondial  sur la transparence des revenus des compagnies gazières et pétrolières » était rendu public. Ce rapport utilisait une série d’indicateurs fiables pour mesurer et comparer le degré de transparence des revenus qu’affichent  une sélection  d’entreprises de l’industrie du gaz et du pétrole. 42 d'entre elles, dont Sonatrach,  opérant dans 21 pays, dont l’Algérie, étaient incluses dans cette étude. 
    L’étude définissait trois groupes d’entreprises réalisant des performances élevées, moyennes ou faibles en termes de transparence. Ce classement pouvait permettre à certaines entreprises de faire pression sur leurs concurrents afin qu’ils s’alignent sur des standards de transparence élevés, plaçant ainsi l’ensemble des entreprises de l’industrie pétrolière et gazière sur un pied d’égalité.  Il faut également noter que malgré les efforts entrepris pour associer les entreprises à tous les stades de l’étude, plus de 30 entreprises, dont Sonatrach, ont choisi de ne pas procéder à la vérification de leurs résultats.

    Dans le résultat global des entreprises, Sonatrach faisait partie des Compagnies pétrolières nationales, qui réalisaient une performance moyenne, c'est-à-dire qui  divulguent peu d’informations relatives aux paiements et aux programmes de lutte contre la corruption, et pour qui de nouveaux progrès supposent de publier plus d’informations sur les politiques et les systèmes de gestion, et d’améliorer la communication dans tous les domaines relatifs à la transparence des paiements. La situation interne de Sonatrach s'est nettement dégradée depuis.
    Le secret est moralement et commercialement indéfendable
    Si de nombreuses grandes entreprises semblent aujourd’hui peu enclines à divulguer ces informations capitales, quelques tendances positives émergeaient de l’étude : un nombre limité mais toutefois significatif d’entreprises publie aujourd’hui une masse considérable d’informations. Les entreprises les plus performantes, parmi lesquelles certaines des premières entreprises mondiales, peuvent constituer un modèle pour l’ensemble du secteur. Le degré élevé de transparence auquel parviennent ces entreprises montre que le secret est moralement et commercialement indéfendable. Il reste toutefois un important groupe d’entreprise dont les performances en termes de transparence des paiements sont faibles.  Le manque de transparence de ces entreprises complique la tâche des législateurs, de la société civile et de tous ceux qui cherchent à s’assurer que les revenus tirés de l’exploitation du pétrole et du gaz sont utilisés par les gouvernements dans l’intérêt public. Sur 58 points maximum par rapport à l’ensemble des indicateurs propres aux Compagnies pétrolières nationales – indicateurs mentionnés dans le questionnaire de base de ce Rapport 2008 -, Sonatrach n’obtenait que 10 points ! 10 sur 58, note très faible. Sonatrach a encore beaucoup de chemin à faire pour se hisser à la hauteur des Compagnies les  plus transparentes. Les récentes affaires de corruption de cette entreprise vont encore rendre ce chemin plus difficile d'accès et les séquelles qui en découleront vont avoir des effets dévastateurs.

    Transparency International et SONATRACH  /   Echange de correspondances en 2007 resté sans suite !

    Est-ce le début d'une collaboration entre SONATRACH et l’ONG de lutte contre la corruption, Transparency International ?  Suite à la 3ème Conférence plénière de l’"Initiative internationale pour la transparence dans les industries extractives" ( EITI ) , qui s’était tenue à Oslo en octobre 2006, Transparency International décidait de mettre en place un groupe de coordination interne dont la mission principale était d’appuyer toutes les actions visant à promouvoir la transparence dans les industries extractives, notamment par l’intermédiaire de ses sections nationales qui menaient déjà des activités dans ce sens ou souhaitaient le faire à l’avenir. L’Association algérienne de lutte contre la corruption faisait partie de ce groupe. La coordinatrice de ce groupe auprès du secrétariat de Transparency International à Berlin, avait adressé en 2007 une correspondance au PDG de Sonatrach où elle faisait part de la disponibilité de cette ONG à entamer une collaboration autour de l’élargissement et de la mise en œuvre de l’EITI. Sonatrach, par l’intermédiaire de son directeur financier _ M. A. Rezaïguia-, avait répondu à Transparency International, faisant part de son intérêt pour l’EITI. Le 24 juin 2007, l’ONG de lutte contre la corruption contactait de nouveau Sonatrach, par courrier, pour évoquer le “projet de transparence dans les revenus” issus des industries extractives, projet auquel adhérait déjà un nombre important de grandes compagnies de par le monde dont certaines sont installées en Algérie. Mais Sonatrach commettait l'indélicatesse de ne pas donner suite à ce dernier courrier. Visiblement, Sonatrach ne  souhaitait pas aller plus loin que cet échange de correspondances : craignait-elle de trop s'engager dans un partenariat qui l'aurait obligé à plus de transparence ? Qui l'en avait empêché ?
    Congrès d'Oslo en 2006 / Volt face de Chakib Khelil et de Sonatrach ! 
    La 3ème Conférence plénière de l’“Initiative pour la transparence dans les industries extractives” — EITI —, a eu lieu à Oslo (Norvège) les 16 et 17 octobre 2006 : elle avait réuni les représentants de plusieurs dizaines de gouvernements, les grandes compagnies pétrolières et minières, de nombreuses ONG et les institutions financières internationales. EITI fut lancée en 2002 à l’occasion du Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg. L’EITI rassemble une coalition internationale de gouvernements, entreprises, organisations de la société civile et investisseurs en vue d’encourager une plus grande transparence dans les paiements et les revenus tirés des ressources naturelles. Les revenus découlant du pétrole, du gaz et des minéraux peuvent transformer les économies, réduire la pauvreté et augmenter le niveau de vie de populations entières dans les pays riches en ressources. Sonatrach était présente aux premières réunions qui ont précédé la rencontre d'Oslo, endossant un statut d'observateur. Puis plus aucune participation depuis 2006, au moment où l'on exigeait des engagements fermes !
    Pour rappel,  lorsqu’un pays met en œuvre l’EITI, son gouvernement prend l’engagement de renforcer la transparence de ses revenus provenant des ressources naturelles et ses citoyens prennent l’engagement de demander des comptes au gouvernement quant à sa manière d’utiliser ces revenus. L’Algérie, qui avait été officiellement invitée par le gouvernement norvégien, pays hôte de cette 3ème Conférence plénière, et qui avait accepté l'invitation, avait choisi en dernière minute de s'absenter, à la grande surprise de nombre de délégations officielles présentes, et sans même avoir la bienséance de s'en excuser auprès des organisateurs ! Ni le ministre de l’énergie et des mines, Chakib Khelil, ni le ministre des finances (invité lui aussi), ni le PDG Sonatrach, ne se sont expliqués sur ce volt face de dernière minute. C'était visiblement le moment choisi par le gouvernement algérien de tourner le dos définitivement à l’EITI. L’Association algérienne de lutte contre la corruption, invitée par le ministère norvégien des affaires étrangères, avait participé à cette réunion, et en avait profité pour multiplier les contacts avec nombre de délégations gouvernementales, de compagnies pétrolières et d’ONG.

  • Qu’as-tu appris à l’école, mon fils ?

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    Je crois qu'il est inutile de développer d'avantage le fait que la connotation entre une langue et une religion est à l'origine de bien des amalgames qui empêchent de faire rayonner la langue arabe. La langue arabe, en tant que telle, est belle et riche ! Mais l'islam lui a joué un sacré mauvais tour, l'empêchant de progresser à cause de cette référence stupide au message de la grotte d'il y a 14 siècles ! Comment voulez vous qu'une langue puisse rayonner quand on fait de l'islam son unique point attracteur, au sens spatio-temporellement géométrique du terme, et que cet attracteur se situe en l'an 622 ? Il eut été bien plus intelligent, chez nous (sans nous préoccuper de ce qui se passe chez les autres), de continuer à enseigner l'Arabe en tant que matière linguistique au lieu de chercher à tout prix à l'utiliser comme vecteur de connaissances que le Coran ne connaît pas : les Sciences exactes (d'ailleurs, quelle bouffonnerie que de coller l'étiquette "sciences Islamiques" à l'apprentissage de versets ! Plus 'temiskhar" que ça, tu meurs !) . L'entêtement des "Islamisants" (que l'on me permette d'inventer ce mot pour le remplacer par le mot arabisant, qui ne veut strictement rien dire, car au vu des résultats du Bac, on a Islamisé bien plus que l'on a Arabisé) à s'accrocher mordicus à l'équation: Islam=Arabe=Langue de Dieu=Tout, tout, tout, et le reste (Sciences, Économie, Société, Progrès etc..) ont entraîné notre pays dans une dérive que seul un Attaturk éclairé pourrait freiner pour le réorienter vers le monde moderne du Savoir. De ce fait, le seul combat qui vaille la peine chez nous est celui de la Laïcité, et il serait temps que politiques, journalistes, hommes et femmes publics, patriotes, militaires modernistes le comprennent, si tant est que notre but est de construire une Algérie résolument tournée vers l'avenir du monde dont nous faisons partie. Et pour cela, il faudrait, avec un CHARIVARI collectif Gargantuesque, conjuguer toutes nos énergies afin de faire effectuer un angle de 180 degrés à toute la société. Malheureusement, L'intelligence de ces Algériens lucides et capables de le faire (Benchicou, Saadi, Rahabi, Aït-Ahmed, et bien d'autres) est gaspillée dans de petites chamailleries enfantines qui font que dès lors que l'avis de X diverge de celui de Y, Y devient l'ennemi de X, et comme ni X ni Y ne cherchent à trouver des petites lucarnes de remise en question de leur égo (à croire que personne n'a lu Platon), tous ces combats dispersés donnent l'impression d'opérations commerciales individuelles, bigrement égoïstes. Quant au principal concerné, le peuple, il peut bien attendre l'an 6220, date anniversaire de l'homme de la Grotte. Désolé pour ce schéma pessimiste, mais après tout, tout cela ne représente que ma petite lecture de l'état des lieux, tout en la dégageant de toute prétention absolue d'origine "Grotesque" ou Gabriélisque".

    Kacem Madani

  • stagnation ultime ,ni resultat,ni rien du tout,du vent que du vent ,réunion apres réunion du vent

    du jour

    Le syndicat national des praticiens de santé publique tient à informer ses adhérents de ce qui suit :

    - Le 21 06 2010 : Le SNPSP a assisté à une réception de bienvenue organisée par Monsieur le Ministre de la santé (Dr Djamel Ould Abbes) à l’intention de tous les partenaires sociaux. A l’occasion, un calendrier de réunions (MSPRH – Syndicats) a été rendu public et remis aux représentants de la presse.

    - Le 28 06 2010 : Réunion de travail MSPRH-SNPSP présidée par Mr le Ministre de la santé. A l’ordre du jour ; la plate forme des revendications des praticiens de santé publique reconduite par le conseil national ordinaire de Tizi Ouzou (27 mai 2010). Mr le Ministre a tenu à exprimer sa solidarité et de souligner le fait qu’il a été chargé par son excellence Monsieur le Président de la République de trouver des solutions qui puissent mettre un terme au conflit qui oppose les praticiens à leur administration de tutelle. A cet effet, Mr le Ministre informe qu’un compte rendu détaillé sous forme de mémorandum reprenant l’essentiel des revendications avec un argumentaire d’appui (Statut particulier et régime indemnitaire) va être finalisé et remis aux plus hautes autorités du pays. Le SNPSP a émis le souhait de voir concrétiser la démarche proposée par le ministre de la santé dans des délais raisonnables. Une commission mixte de suivi a été installée à l’issue de la réunion.

    - Le 06 07 2010 : Réunion de la commission de suivi. A l’ordre du jour ; prise en charge des points relevant directement du ministère de la santé (Cas d’entrave à l’exercice syndical, le repos hebdomadaire et le logement de fonction). Aucune avancée n’a été relevée dans le cadre de la prise en charge de ces 03 revendications. Le ministère de la santé s’engage à apporter des solutions concrètes et que l’information interviendra à travers une prochaine réunion de la commission de suiv

  • le developpement ,les accords se font mais ou est l'algerie!!!!!!!!!!!

    diaux"

  • et patati potatos rien de mechant ,algerie sera punie, oui, oui,oui, avec plaisir monsieur

    parcourez notre dossier de la semaine

    Notre dossier de la semaine "La place de l'Algérie dans les enjeux géopolitiques mondiaux"
    Algérie Alger adopte des mesures favorisant les entreprises locales

    Alger adopte des mesures favorisant les entreprises locales »

    L’Algérie a annoncé dimanche une série de mesures accordant un traitement préférentiel aux entreprises locales par rapport à leurs rivales étrangères dans l’attribution des marchés publics. Ces mesures ne s’appliquent pas au secteur de l’énergie mais...

    juillet 12 2010 / 14 commentaires / Lire la suite »
    Exclusif. Nouvelle ville de Hassi Messaoud : Ouyahia prend l’affaire en main, un nouvel appel d’offres en septembre et la réception repoussée à 2017

    Exclusif. Nouvelle ville de Hassi Messaoud : Ouyahia prend l’affaire en main, un nouvel appel d’offres en septembre et la réception repoussée à 2017 »

    Initialement prévu pour 2014, le faramineux projet de construction de la Nouvelle ville de Hassi Messaoud ne sera réceptionné qu’en 2017 et ce dans le meilleur des délais, a appris «Algérie-Focus.com» de source proche du...

    juillet 11 2010 / 13 commentaires / Lire la suite »
    L’Algérie bientôt retirée de la liste des «pays à risques», les investisseurs français rassurés sur leurs projets en Algérie

    L’Algérie bientôt retirée de la liste des «pays à risques», les investisseurs français rassurés sur leurs projets en Algérie »

    Dans les cercles du Pouvoir, rien n’est plus aussi évident : la visite le 20 juin dernier du Secrétaire Général de l’Elysée, Claude Guéant, a marqué un tournant dans les relations algéro-français. M. Guéant qui, au...

    juillet 6 2010 / 22 commentaires / Lire la suite »
    Algérie-France : Alger cède sur plusieurs plans, Chevènement bientôt en visite

    Algérie-France : Alger cède sur plusieurs plans, Chevènement bientôt en visite »

    Le «réchauffement» des relations algéro-françaises, constaté depuis plusieurs semaines, semble se confirmer. Des sources diplomatiques ont indiqué à «Algérie-Focus» que l’ex-ministre français de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, sera prochainement à Alger avec comme objectif principal :...

    juillet 5 2010 / 57 commentaires / Lire la suite »
  • L’intégration des Algériens et des Africains s’avère-t-elle plus complexe ?

    trackbacker cet article Print This Post Print This Post

    Sociologue à la Caisse nationale (française) d’assurance vieillesse et auteur d’une vaste étude sur les enfants d’immigrés, Claudine Attias- Donfut relève un risque d’échec social plus important.

    LE FIGARO.-

    Claudine ATTIAS-DONFUT.
    – La moitié des enfants d’Africains et un tiers des fils d’Algériens n’ont pas encore 19 ans. C’est une population particulièrement jeune, qui progresse globalement. Mais 10 % sont en échec, selon le témoignage des parents. Un résultat qui tranche avec les autres nationalités et révèle un malaise particulier.

    Comment expliquer cette spécificité algérienne ?

    Nous n’avons que des pistes. Les travaux menés par des sociologues et des historiens montrent comment le contentieux historique de la guerre d’Algérie encombre les mémoires. La deuxième génération s’est partagée entre des jeunes ultrarépublicains, au sentiment d’appartenance nationale exacerbé qui affichent souvent de belles réussites. Et une minorité plus torturée. Car certains parents sont restés dans l’ambiguïté, éduquant leurs enfants dans le respect des lois mais refusant dans le fond qu’ils deviennent des Français. Cette schizophrénie a touché principalement les garçons. Certains ont concrétisé la rage rentrée de leurs parents contre l’ancienne puissance coloniale. Plus que l’islam, c’est bien l’histoire qui a nourri cette rancœur. Car le risque de marginalisation sociale est bien plus faible pour les descendants des autres pays du Maghreb.

    L’intégration des populations venues de l’Afrique noire connaît-elle également des difficultés ?

    C’est une immigration très particulière, avec une forte proportion de diplômés dans la première génération. Souvent venus des villes et de milieux bourgeois, les étudiants africains restés dans l’Hexagone ont connu des sorts divers. Mais 30 % ont dégringolé socialement. Ils ont peiné pour négocier leurs diplômes en France et s’ils ont parfois mieux gagné leur vie que dans leurs pays, ils n’ont pas toujours retrouvé leur statut. Cette épreuve a marqué leurs enfants. Beaucoup ont fait des études, dopés par le niveau culturel et le puissant désir de leurs parents de les voir réussir, mais ils ont souvent des difficultés à obtenir des postes correspondants à leurs qualifications.

    On a plutôt l’image de migrants venus des zones rurales…

    L’immigration africaine est bimodale, avec d’un côté des diplômés et de l’autre des paysans, notamment les Maliens. Le décalage culturel est alors brutal, entre une société africaine très hiérarchisée, où le groupe élève les enfants de façon autoritaire et le modèle français, centré sur l’individu et la pédagogie. Certains migrants n’ont pas réussi, seuls, à imposer une éducation. D’autant que les châtiments physiques sont réprouvés en France. Leurs enfants évoluent dans un monde où personne ne détient plus l’autorité. À cela, s’ajoute un fort risque de discrimination.

    Le Figaro immigration

  • Les 7 péchés d’Hugo Chavez !!!! et les benedictions ?????

    Michel Collon -

    Michel Collon - Les 7 péchés d’Hugo Chavez

    PRESENTATION :
    Un livre au carrefour des grands problèmes du monde actuel.
    C’est l’Histoire inconnue du pétrole. Comment il a déterminé notre Histoire. Comment il déterminera les
    grands conflits des années à venir.
    C’est la face cachée de l’Amérique du Sud. Révélant les mécanismes de pillage du tiers monde, qu’occultent les
    manuels et les médias officiels.
    C’est une analyse globale de la stratégie des Etats-Unis pour dominer le monde. Exposant les mécanismes et les lieux de
    pouvoir des multinationales. Que préparent-elles ?
    Mais c’est aussi le récit, par un observateur privilégié, de la formidable aventure du Venezuela. Un homme dit
    qu’on peut résister aux multinationales et vaincre la pauvreté.  Populisme ou réelle alternative? Quels sont les vrais péchés d’Hugo Chavez?  
    Un livre fondamental, mais simple et passionnant. Les clés pour comprendre où va le monde…

    L’AUTEUR :
    Ecrivain et journaliste belge. Il a analysé les stratégies de guerre des Etats-Unis et les campagnes de désinformation dans ses livres Attention, médias !, Poker menteur, Monopoly et Bush le cyclone.
    Conseiller de TeleSur, la chaîne latino-américaine. Analyste des médias et fondateur du site d’information alternative Investig’Action.

     

    FICHE PRATIQUE :
    Michel Collon
    Les 7 péchés d’Hugo Chavez
    Investig’Action – Couleur livres
    Prix : 20.00 €
    408 pages
    Format : 16 x 24 cm
    ISBN : 2-87003-530-6

     

     

  • Abdelkader Guessoum, une voix qui laissera un grand vide dans le monde de la musique chaâbi

    trackbacker cet article Print This Post Print This Post

    L’interprète de musique chaâbi, Abdelkader Guessoum, décédé mardi soir à Blida à l’âge de 64 ans, fut l’un des chanteurs qui ont honoré la scène culturelle algérienne par son talent et sa dévotion, ont indiqué mercredi des artistes et amis du défunt. Présents en masse lors de l’enterrement du défunt chanteur, qui a eu lieu au cimetière des Martyrs de Blida, des musiciens, interprètes, membres de son orchestre, amis et proches, ont témoigné à l’unanimité de sa « rigueur », de sa « modestie » et de son « amour inégalé » pour la chanson chaâbi et la musique dans toute sa diversité. « Nous avons perdu un bras important de la chanson chaâbi. Abdelkader Guessoum que j’ai eu l’honneur de connaître depuis ma jeunesse, représentait ce qu’un artiste devrait être. J’ai constaté ceci grâce aux qualités qu’il dégageait en tant qu’interprète », indique Abdelkader Bendaâmèche, écrivain spécialisé dans la patrimoine musical algérien, soulignant qu’il « fait partie des grands maîtres du chaâbi ».

    APS

  • no moment

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  • Les pécheurs de Zemmouri ne croient pas aux pouvoirs de prédiction de Paul le poulpe “Il aime le rouge comme le taureau d’Espagn

    Les pécheurs de Zemmouri ne croient pas aux pouvoirs de prédiction de Paul le poulpe
    “Il aime le rouge comme le taureau d’Espagne”

    ffTortuPieuvre.jpgkhoroto sa place est dans la marmite avec des tomates

    Les pêcheurs de Zemmouri ne croient pas aux pouvoirs extraordinaires de Paul le poulpe. Ainsi, selon des pêcheurs rencontrés hier

  • 14 membres de 2 familles décédés à El Ménéa : L’hécatombe sur nos routes continue


    14 membres de 2 familles décédés à El Ménéa : L'hécatombe sur nos routes continue


    C’est toujours l’hécatombe sur nos routes. La semaine qui s’achève a été des plus meurtrières. Quatorze membres de deux familles ont trouvé la mort dans la nuit de mardi à mercredi dans un accident de la circulation survenu entre Hassi Lefhal et El Ménéa, à 180 km au sud de Ghardaïa.



    Ce drame est presque similaire à celui qui a causé la mort, il y a 7 mois, à 15 personnes dans la ville d’El Ménéa suite à la collision d’un autobus et d’un camion. Triste est de constater que les mesures draconiennes introduites par les pouvoirs publics dans le code de la route n’ont pas mis fin au terrorisme routier. La route endeuille chaque jour des dizaines de familles. Selon la Gendarmerie nationale, uniquement pour la journée de mardi passé, 16 personnes sont mortes et 42 autres ont été blessées dans 18 accidents de la circulation routière survenus à travers l’ensemble du territoire national.

    L’accident le plus grave est celui enregistré à 21h30 sur la RN01 reliant la ville d’El Ménéa à celle de Hassi Lefhal. Le drame s’est produit suite à l’éclatement du pneu arrière droit d’un véhicule tout terrain de marque Toyota Station transportant 25 membres de deux familles (en majorité des enfants âgés de moins de 14 ans ainsi que des femmes), et ce, en vue d’assister à une fête traditionnelle (waâdet Sidi Hamed), à 130 km au nord de la ville d’El Ménéa. Selon toute vraisemblance, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule qui a dérapé dans un virage avant d’effectuer plusieurs tonneaux.

    Dans un précédent bilan rendu public par la Protection civile il est fait état de 12 morts mais 2 des 13 blessés ont succombé à leurs blessures ; 9 membres des deux familles dont 6 de sexe féminin ont été tués sur le coup et 5 ont succombé à leurs blessures après évacuation vers les structures sanitaires les plus proches. Plusieurs autres accidents mortels ont été enregistrés cette semaine dans les wilaya de Mascara (commune d’El Mamounia) et d’Adrar. Les accidents corporels, au nombre de 15, ont pour leur part été enregistrés à Bordj Bou Arréridj, Chlef, Djelfa, Relizane, Saïda, Mila, El Tarf, Skikda, Oum El Bouaghi, Batna, Béjaïa et Souk Ahras avec un accident dans chaque wilaya. Ces accidents ont également occasionné des dégâts matériels « importants » à 26 véhicules.

    L’excès de vitesse, le dépassements dangereux, l’imprudence des piétons, les manœuvres dangereuses et les défaillances mécaniques demeurent les causes essentielles de ces accidents, a-t-il été relevé. Quinze accidents de la circulation routière ont fait 2 morts et 30 blessés à travers le pays durant la journée de samedi, alors que 13 autres personnes ont trouvé la mort et 60 autres ont été blessées dans 23 accidents de la route survenus au cours de la seule journée de dimanche.

    Notons que même si le nombre de décès causés par des accidents de la route a baissé, selon les services concernés, de 21,04% durant les cinq premiers mois de l’année 2010 à l’échelle nationale, par rapport à la même période de l’année 2009, la première cause de mortalité en Algérie demeure les accidents de la route. Cette baisse relative des accidents est due, de l’avis des spécialistes en la matière, à la réforme du code de la route qui est plus répressif selon l’infraction. Les peines encourues par les chauffards pourront aller de 5 à 10 ans de prison ferme pour les conducteurs de camions et de bus, de 2 à 5 ans ferme pour les voitures de tourisme. Les amendes les plus lourdes pourront atteindre un million de dinars.



    Par Nabila Amir

  • Ramadhan : 60% des diabétiques mettent leur vie en danger,attention la glycemie

    Le professeur Aïssa Boudiba, chef du service de diabétologie au CHU Mustapha Pacha, a indiqué que 60% des diabétiques mettent leur vie en danger en observant le jeûne durant le mois sacré de Ramadhan.



    Lors d’une journée de sensibilisation au diabète organisée, hier, par le quotidien El Moudjahed, le Pr Boudiba a précisé qu’« un nombre important de diabétiques ne suivent pas les conseils du médecin traitant et observent le jeûne ». Les médecins tentent, par différents moyens, de dissuader les patients d’observer le jeûne durant le mois de Ramadhan, mais la majorité d’entre eux ne respecte pas ces conseils, ce qui entraîne des complications de leur état de santé, a-t-il ajouté. L’ancien ministre des Affaires religieuses, le Pr Mohamed Beredouane, a relevé, quant à lui, le manque de sensibilisation, soulignant la divergence des avis au sein d’une même famille concernant les questions de fiqh.

    Le corps paramédical a également un rôle à jouer aux côtés des médecins en vue de sensibiliser les malades aux dangers du jeûne. De son côté, le président de la Fédération algérienne des associations des diabétiques (FAAD), Noureddine Boucetta, a affirmé que de nombreux diabétiques sont morts en observant le jeûne. Les spécialistes recommandent aux diabétiques de consulter un médecin avant le début du mois sacré de Ramadhan afin de ne pas exposer leur vie au danger.

     

  • L’ambassadeur d’Inde nous écrit ,qu'oi quelle est hallal, kasher ou étrangle l'algerie na jamais traite' avec les indiens!!!!!!!

     


    L’ambassadeur d’Inde nous écrit


    Son Excellence l’ambassadeur d’Inde en Algérie, M. K. S. Bhardwaï, réagissant à l’enquête publiée dans notre édition d’hier sur l’importation de la viande indienne, nous a fait parvenir des précisions où il défend que « l’importation de viande indienne de bonne qualité à un prix concurrentiel serait certainement dans l’intérêt du peuple algérien ». « S’il y a des considérations de santé ou de qualité, celles-ci peuvent être vérifiées par la réglementation algérienne et internationale, et elles peuvent être vérifiées soit à l’importation, soit à la source », poursuit le diplomate. Dans le même document, l’ambassadeur indien indique qu’« au cours des années, l’Inde est devenue un grand exportateur de viande. Elle exporte vers plus de 50 pays (…). Les principaux importateurs de viande indienne sont le Vietnam, la Malaisie, l’Egypte, les Philippines, le Koweït, l’Angola, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, la Jordanie, la République du Congo, l’Iran et Oman ». « Si la viande indienne souffre de carences comme mentionné dans votre article, il n’y a aucun doute qu’elle est acceptée en si grande quantité par un grand nombre de pays », conclut le diplomate.



    Par R. N.



     

  • no moment

  • ambassadeur menteur

  • Hauts-de-Seine : corruption et népotisme en sarkozie


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    Figure historique de la Sarkozie, bien qu'étant UDF, Nouveau Centre et dfervent soutien de l'UMP : André Santini, mis en, examen dans plusieurs affaires dont le scandale Hamon, et placé par Nicolas Sarkozy à la tête de la Société du Grand Paris (35 milliards de fonds publics) à 70 ans. Ce fumeur de cigares, reste par ailleurs Député-Maire d'Issy les Moulineaux, Président du SEDIF à la gestion douteuse (eau d'Ile-de-France). Passons sur l'affaire Jean Sarkozy à l'Epad, qui y siège grâce à la démission d'Hervé Marseille, le Maire de Meudon qui fut recasé au Conseil Economique et Social avec une petite rente confortable...

    Puis dans la série népotisme, vient le petit-fils de Charles Ceccaldi-Raynaud, ex Sénateur Maire de Puteaux, mafieux notoire dans les années 70, proche un temps de Nicolas Sarkozy. Le petit-fils, qui siège dans le même conseil municipal de Puteaux que sa maire, Joëlle Ceccaldi, est investi par cette dernière pour aller aux cantonales sous l'étiquette UMP.
    Manuel Aeschlimann, proche aussi de Nicolas Sarkozy, qui fut jusqu'en 2007/2008 son conseiller "opinions", a été condamné et se représentera en 2012 aux législatives aux détriments de Rama Yade qui s'espérait parlementaire.

    Vient ensuite l'ex Député Philippe Pemezec (toujours maire du Plessis-Robinson) dont l'élection a été invalidée par le Conseil Constitutionnel pour fraude.Toujours dans la série fraude pour ce Maire, il a une mission au cabinet du Ministre du Logement depuis l'invalidation de son élection pour 5700 euros par mois. Qu'y fait-il? Sarkozy n'a rien à envier à l'ère Chirac: il s'agit bel et bien d'un emploi fictif pour gérer la fédération UMP des Hauts-de-Seine, dont il est Secrétaire départemental. En 2 ans, il a assister à seulement 12 heures de réunions...

    C'est dans ce casting que Nicolas Sarkozy choisira les candidats aux sénatoriales de 2011. Et les gagnants sont  1/ Philippe Pemezec, 2/ Isabelle Balkany (no comment), 3/ Hervé Marseille le Maire Nouveau Centre dont les convictions s'achètent avec un titre et quelques euros...Bonne fête nationale pour cette République irréprochable, et en 4/ Joëlle Ceccaldi, seule Mairesse UMP du département.

    Tant pis pour les sortants Isabelle Debré (qui paie le prix de s'appeler Debré), Jacques Gautier, Jean-Pierre Fourcade et certes... Charles Pasqua qui avait été fait Sénateur UMP indépendant en 2004 à la demande du Ministre de l'Intérieur de l'époque... Sans compter l'éventuel retour de Roger Karoutchi l'ex Secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, black listé à l'Elysée pour ses liens avec Cécilia Sarkozy.

    On comprend mieux pourquoi Patrick Devedjian n'est plus en odeur de sainteté depuis sa déclaration : "je veux nettoyer les écuries d'Augias".

  • Les démissions comme gage d’une République irréprochable


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    Alors que Nicolas Sarkozy avait annoncé devant les députés UMP qu’"aucune décision ne sera prise à chaud", finalement, le locataire de l'Élysée a décidé dimanche de limoger ses secrétaires d'État à la Coopération et au Grand Paris, Alain Joyandet et Christian Blanc, tous deux soupçonnés d'avoir abusé des deniers publics.
    L'Élysée a donc choisi d’agir vite, d’anticiper le remaniement d’octobre et donner des gages à une opinion excédée. C'est ce qu'explique Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, dans les colonnes du Parisien/Aujourd'hui en France. "Ces démissions permettent, selon Paillé, de démontrer que l'objectif du Président est bien de mettre en œuvre une République irréprochable".
    Presque mot pour mot, Nadine Morano, la secrétaire d'État chargée de la Famille, fait le même constat. "Nous sommes dans la République irréprochable qu'est en train de construire le président de la République", éclaircit-t-elle sur RTL. Et le patron de l'UMP Xavier Bertrand abonde dans le même sens : "J'ai le sentiment que les choses, aujourd'hui, sont revenues à l'endroit."
    Mais ces départs ne semblent pas faire taire les critiques de l'opposition qui dénonce une diversion destinée à faire retomber l'affaire Bettencourt-Woerth.
    Vue les scandales et polémiques qui s'abattent sur l'Élysée et le gouvernement, on se demande si Sarkozy pourra encore parler d'une République irréprochabl

  • Thibault pointe "les mensonges" du Président

     


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    "Sourd aux problèmes des Français", "mensonges". Au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, les syndicats ne voient dans les propos du chef de l'Etat aucune possibilité de dialoguer sur la réforme des retraites.
    Ainsi, le secrétaire général Bernard Thibault a relevé des "mensonges" dans les déclarations du Président. "Exemple, ceux qui ont commencé à travailler très tôt vont pouvoir partir avant 60 ans: ce n'est absolument pas ce que dit le texte", a dénoncé le secrétaire général de la CGT. "Ce que dit le texte, c'est ceux qui ont commencé à travailler tôt pourront partir avant 62 ans, puisque l'âge légal passerait à 62 ans, ce n'est pas avant 60 ans".
    Deuxième mensonge soulevé par le syndicaliste: "Beaucoup de femmes ont entendu dire que leur congé de maternité allait être intégré dans les trimestres cotisés: ce sera vrai à l'avenir pour les futurs congés de maternité, autrement dit pour les femmes qui partiront à l'horizon 2040", a expliqué Thibault. "Alors que beaucoup ont compris que si elles avaient eu des enfants dans les dernières décennies, ça allait enfin com

  • Les relaxes de Charles Pasqua remises en cause

     


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    L'avocat général a demandé vendredi à la Cour de cassation d'annuler les deux relaxes prononcées au bénéfice de l'ancien ministre de l'Intérieur par la Cour de justice de la République en avril.

  • La claque du Roi d'Arabie saoudite à Sarkozy

     


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    Pas de roi d’Arabie au défilé du 14 juillet. Le souverain saoudien a finalement annulé sa visite d’Etat et laissé Sarkozy aux mains des présidents africains pour parader.

    A défaut d’un roi c’est un Ministre des affaires étrangères que la France a reçu lundi 12 juillet. Et pour un bref déjeuner… Afin de minimiser l’onde de choc produite par l’annulation subite le 9 juillet de la visite d’Etat du monarque saoudien dont le point d’orgue devait être sa présence au défilé militaire du 14 juillet en « invité d’honneur », les services de Bernard Kouchner ont opéré un bidouillage diplomatique en urgence sur ordre du Château. Histoire de sauver les apparences…

    Message industriel crypté

    Prévue de longue date pour le 13 juillet, l’inauguration de l’exposition « Routes d’Arabie, archéologie et histoire du Royaume d’Arabie Saoudite » au Louvre, sans le Roi Abdallah d’Arabie Saoudie et le Président Sarkozy, n’a du coup plus aucun charme. Même le levier de la diplomatie culturelle, destiné à séduire un client très convoité, ne fonctionne pas. Le message royal, en retour passe, d’autant plus mal. Surtout pour les industriels qui étaient de la partie : Total sponsorise l’exposition au Louvre, et les EADS, DCNS et autre Thalès avaient déjà sorti leurs chéquiers pour soutenir le 26 ème Festival National de la Culture et des Traditions de Janadriyah près de Riyad en mars dernier, avec Frédéric Mitterrand en guest star. En fait, Riyad joue avec les nerfs des Français. Illustration en est donnée avec le projet Haramain, futur TGV entre Médine et la Mecque et seul contrat raisonnablement décrochable par les groupes tricolores. Mais le chemin louvoie entre Damas et Canossa.

    Contrats bloqués

    Chacun y va de son explication pour décrypter l’affront royal fait à la Sarkozie. Ce serait une phrase malheureuse sortie par sa Majesté au cours de son entretien à Djeddah en juin dernier avec le Ministre de la défense, Hervé Morin - « Il y a deux pays au monde qui ne méritent pas d’exister : l’Iran et Israël » - qui en serait la cause. La reprise de ses propos présumés dans la presse française aurait offusqué Abdallah, au point de faire capoter l’ensemble de la visite. Ou alors, et c’est la nouvelle blague en vogue en Arabie Saoudite, ce serait la perspective « peu flatteuse et humiliante pour le roi de se retrouver aux côtés des chefs d’Etats africains » pour les cérémonies du 14 juillet, comme le rapporte à Bakchich un homme d’affaires libanais basé dans le Golfe.

    En réalité, explique-t-il, au-delà des relations diplomatiques difficiles entre les deux pays, et malgré un rythme de visite très soutenu des officiels français dans le royaume, au plan des affaires, « les Saoudiens sont très mécontents de la façon dont les Français travaillent avec eux », notamment avec les militaires. Les responsables des filiales de Thalès dans le pays ne cessent de valser, et les juteux contrats liés au programme de surveillance des frontières – dont EADS est maître d’œuvre – restent pour l’heure bloqu

  • on vous croit pas MR ambassadeur c'est des mensonges!!!!!!

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    Les pratiques des consulats de France en Algérie, en matière de délivrance des visas, ont fait l’objet d’une enquête de la Cimade, service œcuménique d'entraide, qui a travaillé pendant plusieurs mois sur le sujet, dans le cadre d’une investigation couvrant six pays (Algérie, Sénégal, Mali, Turquie, Ukraine et Maroc).
    Et le rapport, publié jeudi 8 juillet, est accablant pour les Algériens autant que pour les ressortissants des cinq autres pays. L'association d'aide aux étrangers dresse un tableau "kafkaïen" de la façon dont la France accueille et "traite" les étrangers souhaitant pénétrer sur son sol.
    Ainsi apprend-on qu’Alger et Annaba viennent en tête des consulats français ayant notifié le plus de refus de visa de par le monde.
    En 2009, les Algériens ne sont plus que la quatrième nationalité pour le nombre de visa court séjour délivrés par les autorités françaises (130.013) derrière les Russes (253.112), les Chinois (170.188), et les Marocains (151.509)
    « Le visa pour la France, c'est comme acheter un ticket de loto. C'est payant, mais on ne gagne pas à tous les coups. » Parole de demandeur de visa algérien. « Le constat est accablant », affirme Mickaël Garreau. Pour solliciter un visa, il faut déjà accéder au consulat. Un lieu transformé en « bunker ». Dans certains pays, il faut acheter une carte spéciale pour joindre un centre d'appel qui fixe les rendez-vous dans des délais parfois longs. Des consulats sous-traitent aussi une partie du travail. « Où est la confidentialité quand ce sont des ressortissants du pays qui enregistrent les demandes ? », interroge la Cimade.
    L'association pointe aussi « l'argent qu'il faut verser et qui n'est pas remboursé, même si la demande est refusée, et le flou complet des documents à produire dont la liste ne cesse de changer » : justificatifs de ressources, photo avec l'ami qui vous accueille en France, facture prouvant des communications fréquentes vers Paris... En fonction de la nationalité du demandeur et de son statut, certains obtiennent un visa en 48 h, d'autres attendent une réponse durant des mois.
    "Entre l’impossibilité d’accéder au consulat, le flou complet des documents à produire dont la liste inexistante ne cesse de changer selon l’interlocuteur, l’argent qu’il faut verser et qui n’est pas remboursée même si la demande est refusée, les délais d’instruction extrêmement variables, les refus oraux sans explications, ni motivation, les informations erronées sur les voies de recours quand le demandeur a la chance d’obtenir une information, on ne sait plus à la fin ce qui apparaît comme le plus choquant", constate la Cimade.
    Les coûts des visas sont aussi critiqués. Un visa de long séjour coûte 99 euros et il faut débourser 60 euros pour un visa court séjour dans l'espace Schengen (au lieu de 30 euros avant 2007). Une somme qui n'est pas remboursée en cas de refus, et à laquelle peuvent s'ajouter des frais d'externalisation. Certains consulats, notamment à Alger et Istanbul, ont en effet opté pour la sous-traitance de l'instruction des dossiers à des entreprises privées. Si les conditions d'accueil et les délais de réponse se sont nettement améliorés, il faut tout de même débourser de 20 à 30 euros supplémentaires. Sans compter les frais d'assurance médicale et de rapatriement. Avec la généralisation de la biométrie, qui permettra de ficher chaque personne faisant une demande de visa pour l'espace Schengen, les tarifs pourraient être encore relevés.
    Procédure "opaque", décisions non motivées, information déficiente, questions intrusives, sentiment d'humiliation, "passe-droits érigés au rang d'arguments diplomatiques", corruption... La situation des visas est certes très contrastée selon les zones géographiques. Dans tous les pays où il existe un « risque migratoire », c’est-à-dire principalement au Maghreb et en Afrique subsaharienne, le constat est « accablant » soulignent les auteurs du rapport, qui ont effectué six missions sur le terrain. Au Sénégal, au Mali, en Algérie, au Maroc, mais aussi en Turquie et en Ukraine.
    La première critique concerne l’opacité et la lenteur des procédures. Concernant les pièces à fournir, « les consulats établissent eux-mêmes les listes sans aucun encadrement législatif », relève le rapport. Par exemple, l’ambassade du Mali exige des justificatifs relatifs aux ressources ou au logement d’un conjoint vivant en France. De plus, alors que le délai moyen d’obtention du document est de 12 jours, certains candidats au départ doivent attendre des mois sans que l’administration n’encoure la moindre sanction.

    Ces pratiques ont engendré, selon elle, des "dégâts" pour l’image de la France et favorisé la création de filières d’immigration illégale.

    L.M.

    A lire ou télécharger sur le site de la CIMADE :

    Première partie du rapport, Analyse des politiques publiques et des pratiques consulaires

    Deuxième partie, Rapports de mission (Mali, Maroc, Sénégal, Ukraine, Turquie, Algérie).

    http://www.cimade.org/nouvelles/254

  • Le charivari algérien

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    Le dernier message adressé par le président Abdelaziz Bouteflika, mardi 13 juillet, à son homologue Nicolas Sarkozy à l’occasion de la fête nationale française illustre à lui seul le charivari algérien qui tient lieu de diplomatie et qui, s’appliquant aux rapports avec la France, alterne entre chahut, tapage, roucoulade, tumulte, agitation, puis roucoulade de nouveau, avant un autre vacarme, le tout au gré des calculs personnels du chef de l’Etat algérien. Alors que le pouvoir algérien a braqué l’opinion sur ce projet d’une loi criminalisant le colonialisme, que les hommes de Bouteflika n’avaient pas de mots assez durs pour vilipender les officiels français, voilà le chef de l’Etat algérien qui s’engage, dans son message du 13 juillet, « à œuvrer à l'approfondissement de notre dialogue politique et à la poursuite de l'œuvre d'édification d'un partenariat d'exception et mutuellement bénéfique pour nos deux pays et nos deux peuples »

    L’ambassadeur de France à Alger a une formule pour ça et parle de « tendances haussières et parfois baissières comme à la Bourse de Paris... » Vraiment ? Mais alors, comment appelle-t-on en Bourse ce passage brusque d’une menace de divorce à cette déclaration d’amour du 13 juillet ? Une éruption volcanique ? Et quel est l’indice boursier en fonction duquel se mesurerait la hausse comme la baisse ? La vérité est que l’Algérie de Bouteflika n’a pas de position standard envers l’ancienne puissance colonisatrice. C’est le tempérament du moment qui tient lieu de ligne de conduite. Bouteflika a agité la proposition de loi incriminant le colonialisme français par « dépit amoureux » envers l’Elysée qui avait montré moins d’empressement à le soutenir.

    Seules les âmes candides qui continuent de prêter au président Bouteflika quelque scrupule politique en sont à croire qu’il agit par souci de défendre la mémoire.

    Il y a bien longtemps  de la mémoire ne relève plus, pour Bouteflika, du différend historique mais du cabotinage conjugal, cette pratique un peu malsaine qui consiste à rappeler au  conjoint un antécédent fâcheux chaque fois qu’on éprouve le besoin de lui extorquer une nouvelle déclaration d’amour.

    La méthode est classique : Bouteflika fait provoquer, en sous-main, un  début d’incendie par des pyromanes qualifiés et se donne ensuite le loisir d’intervenir en pompier, prestation qu’il monnayera alors au plus haut prix.
    Selon les réponses qu’il reçoit de la France, le président algérien peut ainsi passer de la plus grande « indignation » envers le préjudice colonial à la plus béate des indulgences. 
    Or, pour revenir à cette "loi" criminalisant le colonialisme, rien ne se serait produit s’il n’y avait eu, au printemps dernier, cette décision française que Bouteflika considère comme un camouflet : le report, voire l’annulation de cette visite d'Etat qu’il devait effectuer en juin à Paris et que l’Elysée a jugé embarrassante car trop « proche » du scrutin bokassien du 9 avril à l’issue duquel le chef de l’Etat algérien avait été réélu avec plus de 90 % des suffrages, réélection alors qualifiée en France de « pharaonique ». L’Elysée (si on en croit le Parisien), redoutant que cette encombrante victoire ne soit évoquée par l’opposition et par les médias, avait décidé de la repousser à la fin de l’année, ce qui a fortement froissé Bouteflika, furieux d’être assimilé à un vulgaire dictateur infréquentable.

    Toujours est-il que, depuis, les représailles algériennes se sont multipliées à l’encontre de la France : difficultés aux entreprises françaises exerçant en Algérie, refus de recevoir des ministres de Sarkozy et ... l’annonce de cette « loi algérienne criminalisant la colonisation".

    Bouteflika entendait entretenir la pression jusqu’à être reçu par l’Elysée et briser ainsi sa soudaine « infréquentabilité »
    A ces représailles a répondu une surenchère parisienne (débat sur l’identité nationale, liste des pays à risque, propos de Kouchner…).

    Bouteflika a-t-il obtenu des "concessions" de l'Elysée qui expliquerait ce message du 13 juillet ?
    Dans le fonds, non. L’Etat français vient de répéter son soutien à la thèse marocaine à propos du Sahara Occidental ;   sur les grands dossiers – Circulation des personnes, repentance, investissements…-, d’importantes divergences persistent entre les deux pays.

    Mais voilà que l’ambassadeur français  parle, au Quotidien d’Oran, d’un « nouveau processus qui, nous l’espérons, pourrait être conclu par une visite du Président Bouteflika en France… »
    On y est !
    Une visite à Paris.
    La crise avec la France n’a plus de raisons d’être.

    LE MATIN

  • Réglementation des marchés publics : Préférence nationale et transparence gouvernementale faux et corruption en algerie ya pas de tranparence!!!!!

     

    Le décret présidentiel portant réglementation des marchés publics, adopté hier par le Conseil des ministres, prévoit le relèvement de 15% à 25% de la marge maximale de préférence reconnue à l’entreprise locale dont le capital est majoritairement national, ainsi qu’aux produits et services locaux lors des soumissions aux marchés publics.



    Le texte prévoit, par ailleurs, l’obligation de recours à l’appel d’offres national exclusivement lorsque la production nationale ou l’outil local de production sont en mesure de satisfaire le besoin du service contractant. La nouvelle réglementation prévoit l’introduction, dans le cahier des charges des appels d’offre internationaux, d’un engagement de l’entreprise étrangère soumissionnaire à conclure un partenariat d’investissement avec une entreprise algérienne, ainsi que des clauses de sanctions en cas de non-respect de cet engagement une fois le marché attribué. Cette refonte réglementaire, qui renforce la notion de « préférence nationale », apporte par ailleurs, selon ses concepteurs, pour la première fois depuis dix ans, des correctifs à la réglementation des marchés publics afin d’assurer plus de transparence, en luttant contre la corruption et faciliter les procédures d’approbation des marchés publics.

    Les concepteurs de la nouvelle réglementation incluent dans le texte « la signature par le soumissionnaire à un appel d’offres public d’une déclaration de probité et l’introduction d’une clause anti-corruption notifiant aux soumissionnaires les sanctions pénales encourues en cas de violation de la législation pertinente, l’exclusion de la participation aux marchés publics de tout opérateur ayant violé la législation et la réglementation protégeant les deniers publics, l’encadrement du recours, sans appels d’offres, aux procédures de contrats et bons de commande de prestations, travaux et fournitures, d’un montant limité, de sorte à permettre aux ordonnateurs de faire face, dans la transparence, à toute situation urgente. » Le nouveau texte prévoit également « l’encadrement de la procédure du concours de sélection en y intégrant les concepts d’anonymat et de jury, ainsi que la précision des procédures de marché de gré à gré après consultation, l’obligation pour le service contractant de rendre public, au début de chaque exercice budgétaire, d’une part la liste de tous les marchés conclus durant l’exercice précédent ainsi que l’identité des entreprises attributaires ; d’autre part le programme prévisionnel des projets à lancer durant l’exercice considéré. »



    Par Zhor Hadjam

  • encore un mafioso à alger

     

    Coopération : Le MAE italien demain à Alger

    Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, effectuera demain une visite officielle en Algérie, à l’invitation de son homologue algérien, Mourad Medelci, a indiqué, hier, un communiqué du ministère des Affaires étrangères.



    Cette visite prévue depuis au moins plusieurs semaines permettra, selon la même source, aux deux ministres de « procéder à un examen exhaustif de l’état des relations bilatérales », comme elle « fournira l’opportunité pour un échange de vues et d’analyses sur un certain nombre de questions d’actualité régionale et internationale ». Les entretiens prévus entre MM. Frattini et Medelci devraient également porter sur la préparation du deuxième sommet algéro-italien qui aura lieu à Alger avant la fin de l’année. L’annonce de la venue à Alger de Franco Frattini avait, rappelle-t-on, été faite au mois de mai dernier par Stefania Craxi, la secrétaire d’Etat italienne aux Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse animée conjointement avec Abdelkader Messahel, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, en marge d’une rencontre algéro-italienne sur le développement de la PME-PMI qui avait eu lieu à Alger.

    L’Algérie et l’Italie ont, rappelle-t-on, signé le 27 janvier 2003 à Alger un traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qui prévoit des consultations annuelles entre les plus hauts responsables politiques des deux pays. Depuis novembre 2007, date de la tenue du premier sommet algéro-italien à Alghero en Sardaigne, les leaders des deux pays ne sont toutefois pas parvenus à respecter le calendrier des rencontres de haut niveau fixé par ce traité d’amitié. Dans le souci, sans doute, d’exclure l’idée que ces reports successifs de ce deuxième sommet algéro-italien ont pour origine un éventuel différend politique, M. Messahel avait expliqué que le séisme qui a endeuillé la région d’Aquila en avril 2009 et les calendriers politiques serrés des dirigeants des deux pays sont les principaux facteurs ayant milité en faveur d’un ajournement de la rencontre entre Abdelaziz Bouteflika et Silvio Berlusconi.



    Par Z. C.