Le Soir d'Algérie, 19 février 2007
Malgré le tri opéré lors de l’instruction menée en 2004 auprès du tribunal de Chéraga pour protéger certains responsables de l’Etat et proches du président, plusieurs noms de ministres et de commis ont retenti durant le déroulement du procès Khalifa ouvert au tribunal de Blida depuis le 8 janvier dernier. Djamel Ould Abbas, Mourad Medelci, Aboudjerra Soltani, Abdelmadjid Sidi Saïd, Mohamed Nadir Hamimid, Tayeb Belaïz et Khalida Toumi pour ne citer que ceux qui font toujours partie du système ou du gouvernement mis en place par le président.
Ilhem B. Tir - Alger (Le Soir) - Il est clair que les éléments qui devaient constituer le puzzle du procès de l’affaire Khalifa ne sont pas tous réunis. Cependant, le fait notoire dans cette affaire ne se résume pas au défilé de plusieurs ministres comme témoins, dont l’ancien titulaire de l’Habitat Abdelmadjid Tebboune, l’ancien ministre des Finances Karim Djoudi, Mohamed Terbèche, Mourad Medelci et le ministre d’Etat Aboudjerra Soltani, aux côtés du grand patron de l’UGTA mais c’est le fait de voir des noms, qui semblaient être loin de ce scandale, surgir lors des témoignages. Pourtant, lors de l’instruction qui a débuté fin octobre 2004, plusieurs noms ont été cités et que l’arrêt de renvoi ne mentionne pas. Parmi ces noms, figurait celui que la presse française avait appelé le numéro 2 du groupe Khalifa, le frère du chef de l’Etat, alors avocat conseil du groupe. Il lui était reproché d’avoir reçu, comme beaucoup d’autres, la Golden Card d’El-Khalifa Bank. Cela étant, le premier nom cité est celui du ministre de la Solidarité nationale, le Dr Djamel Ould Abbas, qui aurait profité d’une carte de gratuité de voyage. En effet, la secrétaire de Khalifa, Aïouaz Nadjia, surprendra tout le monde lorsque elle évoqua le nom du ministre de la Solidarité, en disant qu’il était venu au siège pour prendre une carte de gratuité de voyage. Une autre révélation est venue de l’accusé principal, Abdelmoumen Khalifa qui, dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro, accusait Tayeb Belaïz et l’un des hommes forts du président d’avoir “escamoté le dossier de l’agence de Koléa parce que le ministre de la Justice Tayeb Belaïz y avait un compte”. Un autre nom de l’équipe présidentielle vient de tomber. Il s’agit de la ministre de la Culture Khalida Toumi, qui avait chargé sa conseillère de prendre la direction de KTV-Algérie «à des fins purement politiques» pour ne pas dire électoralistes. Dans cette saga, faut-il citer les plus ou moins chanceux, Nadir Hamimid, ministre de l'Habitat, ainsi qu'un député de la majorité, Abdeslam Bouchouareb, l’homme fort d’Ahmed Ouyahia, qui étaient discrètement interrogés par un magistrat de la Cour suprême ? Ils sont soupçonnés d'avoir favorisé le dépôt à El-Khalifa Bank, des fonds d'offices publics évalués à plusieurs millions d'euros. Ou encore le ministre des Finances, Mourad Medelci, qui, lui, était à la barre en tant que témoin mais qui avoue n’avoir pas été assez intelligent pour détecter la gravité de la situation «car c'est l'image du pays à l'intérieur et à l'extérieur qui en a le plus pâti» a-t-il reconnu. C’est là le témoignage d’un ministre choisi par le président de la République pour compter les sous du pays et admet son manque de perspicacité. Il n’est pas le seul d’ailleurs. Le grand patron de l’UGTA avait, lui aussi, admis son manquement en avouant devant le tribunal de Blida avoir rédigé un procès-verbal sanctionnant une réunion fictive du conseil d’administration de la Cnas. Un aveu qui n’en fait plus, désormais, un simple témoin dans l’affaire Khalifa mais bel et bien un protagoniste de première importance. Abdelmadjid Sidi Saïd a, de son côté, enfoncé le ministre d’Etat Aboudjerra Soltani qui était, lors de la création de la banque El Khalifa et durant les années suivantes, tant ministre de la PME entre 1998 et 2000 que ministre du Travail et de la Sécurité sociale entre 2000 et 2001, et donc concerné par la gestion des caisses de Sécurité sociale. Il a été saisi par le président du conseil d’administration Abdelmadjid Sidi Saïd par le biais d’une lettre que la juge avait exhibée lorsque la cour entendait l’ex-DG de la Cnas. Cela signifie, donc, que malgré «la prudence», les différents membres de l’exécutif n’y ont pas échappé. Ces derniers, réputés être des figures de proue du clan présidentiel et qui, même s’ils ont failli à leur mission, n’ont véritablement de comptes à rendre sur leur gestion qu’à leur propre hiérarchie et, surtout, pas au pouvoir judiciaire. I. T.
La fille de Temmar recrutée à Khalifa Airways
Eu égard à la non-comparution de certains témoins devant le tribunal criminel de Blida, la juge, Mme Brahimi, s’est vu contrainte de lire les déclarations contenues dans le P-V des absents dont Kebache Nadjia, directrice de Khalifa Airways et non moins tante de Rafik Moumen Khalifa. Et là, l’on apprend que Feriel Temmar, fille de Hamid Temmar, actuel ministre de la Participation et de l’Investissement, a été recrutée à Khalifa Airways à Paris. La présidente du tribunal, en parcourant le P-V, fera savoir que Kebache Nadjia n’a pas soufflé mot sur le salaire de la fille du ministre mais précisera que son recrutement s’est effectué sur recommandation de Rafik Moumen Khalifa. M. B.
ILS DEVAIENT SERVIR A ENTAMER DES POURSUITES A L'ENCONTRE DE DEUX DIRECTEURS D'AGENCE
Badsi était en possession des dossiers
Encore une fois, Badsi fait parler de lui. En 2003, il était en possession d’un dossier permettant d’entamer des actions contre deux directeurs d’agence, chose qui n’avait pas été faite au moment voulu. C’est l’ancien directeur juridique d’El- Khalifa Bank, accusé de dissimulation d’informations, qui a asséné hier ses vérités. Il lui est reproché de n’avoir pas engagé en 2003 de poursuites à l’encontre de deux directeurs d’agence, en l’occurrence Aziz et Selimi.
Devant le tribunal de Blida, il est revenu sur les circonstances de cette affaire, affirmant que cette plainte aurait dû être déposée par le liquidateur à qui il atteste avoir remis le dossier. Ayant travaillé sous la coupe de l’administrateur, c’est lui qui a été à l’origine de la plainte déposée contre le caissier principal. Pourquoi la seconde plainte n’at- elle pas abouti ? «Le dossier permettant d’enclencher une procédure m’a été transmis le 28 mai au soir, c’était un mercredi et le lendemain l’agrément avait été retiré à la banque, il m’était donc impossible de déposer la plainte. Il appartenait à la liquidation de le faire», explique Larouche Boualem qui ajoute : «Lorsque en 2004, j’ai appris qu’aucune plainte n’avait été déposée, je me suis déplacé vers le juge de Chéraga à qui j’ai relaté toute l’histoire, il a eu à vérifier que le dossier en question était vraiment au niveau de la liquidation. Il m’avait à l’époque remercié pour mon comportement.» C’est pour cette raison que l’accusé ne comprend pas pourquoi il est aujourd’hui poursuivi alors qu’il avait été à l’origine de la tenue de l’assemblée générale d’El- Khalifa Bank après l’arrivée de l’administrateur, et qu’il avait réussi à récupérer les 3 avions de Khalifa Airways. Des appareils que Badsi a vendus à Air Algérie avec un crédit allant sur 20 ans. N. I.
LA PERSONNE CHARGEE DE LE FAIRE A PERÇU 5 MILLIONS DE DINARS
Khalifa sélectionnait les artistes pour le compte de l'année de l'Algérie en France
Etonnante révélation de Mme Hamiani Wahiba qui dit avoir été chargée par Moumen Khalifa de travailler pour le compte de l’année de l’Algérie en France, manifestation qui avait eu lieu en 2003 et qui devait servir à améliorer l’image de l’Algérie à l’extérieur. La sœur de l’ancien ministre avait été «débauchée» du secteur des assurances pour «étudier des milliers de dossiers» présentés par les artistes désirant prendre part à la manifestation. Entendue en tant que témoin, Mme Hamiani n’a à aucun moment été interrogée sur le rôle exact qu’elle a eu effectivement à jouer puisque, officiellement, il existait un commissariat présidé par Raouraoua et qui avait pour mission de sélectionner les artistes et œuvres pouvant être présentées en France. Sur les circonstances l’ayant amenée à travailler pour Khalifa, Mme Hamiani a raconté comment elle avait été contactée par ce dernier qui n’est autre que l’ami de son mari. «Je travaillais dans le secteur des assurances lorsque j’ai reçu cette proposition. Je suis spécialiste dans le domaine des assurances mais je trouvais que c’était plus intéressant de travailler dans le domaine de la culture. J’ai été chargée par Moumen d’étudier des milliers de dossiers d’artistes et de peintres. Je travaillais dans une villa à El-Biar pour un salaire de 5 millions de dinars. Lorsque j’ai achevé ma mission, Moumen m’a donné un bout de papier avec lequel je me suis dirigée vers l’agence de Chéraga pour toucher mes honoraires.» L’argent, elle l’a reçu en espèces pour le transférer vers son compte personnel. Plus tard, elle a été obligée de rembourser la totalité de la somme puisqu’au niveau de la liquidation, elle a eu la désagréable surprise de constater que ses honoraires avaient été considérés comme un crédit qu’elle aurait contracté. «J’ai dû rembourser mais à aucun moment je n’ai contracté de crédit. Je n’avais pas de choix puisque Moumen était devenu injoignable.» N. I.
LES COMMISSAIRES AUX COMPTES D'EL-KHALIFA BANK S'EXPLIQUENT
"Nous avons envoyé un signal aux pouvoirs publics"
Encore une fois, le fonctionnement d’El-Khalifa Bank a été au centre des débats au tribunal de Blida. Hier, c’était au tour des deux commissaires aux comptes ayant exercé au niveau de la banque de s’expliquer. D’emblée, ils ont estimé que les rapports qu’ils avaient envoyés à la Banque d’Algérie étaient un signal annonciateur de la faillite de la banque et que c’était aux pouvoirs publics de prendre à temps les mesures qui s’imposaient. En 2000 déjà, ils avaient fait état de dépassements des ratios prudentiels, d’écritures en suspens et d’anomalies au niveau des comptes d’ordre.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - A ces affirmations, la présidente du tribunal a répondu qu’à la base, leur désignation était une infraction à la loi puisqu’elle s’était faite en dehors de l’assemblée générale des associés. Une situation qui ne les a pas empêchés d’exercer leurs fonctions. Accusé de dissimulation d’informations et de non-dénonciation, l’expert-comptable répondant au nom de Mimi a commencé par dire qu’en 1998, la banque «encore jeune» n’avait pas réussi à boucler ses comptes à temps, comme le prévoit la loi. «Qu’avez-vous fait alors ? » demande la présidente. «Rien, j’ai attendu», répond l’accusé. Ce n’est qu’en 1999 qu’il rédige un rapport dans lequel il émet des réserves sur le bilan de la banque. «J’ai relevé plusieurs anomalies. En plus d’une insuffisance sur le plan organisationnel, il existait des erreurs comptables et des suspens. Nous avons demandé des éclaircissements aux dirigeants de la banque qui ont par la suite procédé à la régularisation de certaines écritures comptables mais la banque était toujours dans l’incapacité de justifier les comptes d’ordre», raconte l’accusé qui ajoute que le 5 juin 2000, un rapport similaire avait été envoyé aussi bien à la DG de la banque qu’à la Banque d’Algérie. «Ce rapport est resté lettre morte». Une réponse qui fera dire à la présidente : «Et le rapport périodique ? » Réponse de Mimi : «Il est facultatif.» Une réplique qui n’a pas été du goût de Mme Brahimi qui a martelé : «Non ! Lorsqu’il y a autant de violations, il devient indispensable. » Intimidé, l’accusé rétorque : «Nous avons fait notre travail. Nous avons attiré l’attention de la Banque d’Algérie.» 160 milliards de crédits injustifiés Visiblement non convaincue, la présidente attaque sur un autre front, celui des crédits accordés par la banque. «Il existait un comité de crédit qui a peu fonctionné. On a découvert que pas moins de 160 milliards de centimes de crédits étaient injustifiés puisque c’est le P-dg qui donnait des ordres pour les octroyer.» La présidente demande alors quelle avait été sa réaction. «Le 28 juin 2000, nous avons envoyé un rapport au gouverneur de la Banque d’Algérie signalant que des crédits étaient accordés à des entreprises apparentées, c'est-à-dire celles où Moumen Khalifa était actionnaire.» La présidente, se basant sur le code du commerce et la loi sur le crédit et la monnaie, rappelle à l’accusé ses attributions qui lui confèrent le droit de saisir le procureur de la République dès qu’une infraction est constatée. «J’avais pas pensé à le faire, j’avais mis ça sur le compte du non-respect des risques prudentiels et en plus on n’avait pas certifié les comptes, on avait émis des réserves.» A son tour, le PG insiste sur le fait que les commissaires aux comptes ont toute la latitude d’actionner la justice d’autant que les violations étaient nombreuses. Ces derniers n’étaient même pas convoqués aux assemblées des actionnaires, lesquelles assemblées ne se tenaient ni dans les délais ni en présence de l’ensemble des actionnaires. «C’est Moumen qui concentrait tous les pouvoirs à son niveau», explique le commissaire aux comptes qui ajoute qu’à l’époque, il avait fait état du dépassement du ratio prudentiel de 300% et que 500 millions de dinars avaient été utilisés pour la constitution du capital de Khalifa Airways. Lui succédant à la barre, l’autre expert, Sekhara Nourredine, a conforté les propos de son ancien collègue affirmant qu’ils avaient envoyé un signal aux pouvoirs publics. N. I.
Le réquisitoire attendu pour aujourd'hui
Le réquisitoire du procureur général interviendra aujourd’hui après la clôture du volet consacré aux auditions et à la partie civile. Les avocats pourront, dès demain, entamer les plaidoiries. N. I.
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Du chômage à l’affaire El Khalifa
Les réponses
“Tant mieux si le chômage a baissé pour arriver à 12.3%. C'est une enquête officielle et qui a été entérinée par les deux organisations planétaires du travail, l'OIT et le BIT, qui a abouti à ce résultat !". M. Djamel Ould Abbas, ministre de l'Emploi et de la Solidarité nationale, récuse la vision nihiliste, pessimiste qui jette de l'opprobre sur les résultats de l'enquête menée récemment par l'Office national des statistiques et qui fait ressortir la baisse du taux de chômage à 12,3 %. "Je ne suis pas d'un optimisme béat(…) Le chômage sera moins de 10% d'ici à 2009", renchérie-t-il. "Cette étude de l'ONS, qui a été effectuée dans 15 000 ménages répartis sur tout le territoire national qui a duré 18 mois, a adopté des paramètres très rigoureux", argumente M. Ould Abbas, l'invité samedi soir du forum de l'ENTV.
29 Janvier 2007, Le Maghreb
Pour lui donc, "la question de l'emploi mérite une analyse de fond", pas de simples spéculations. Il n'en demeure pas moins vrai, rappelle-t-il, que "ce sont les différents programmes de développement de 1999 à nos jours qui ont fait naturellement baisser le chômage. Beaucoup d'infrastructures ont été réalisées, des milliers de kilomètres de routes, des usines, des établissements scolaires de l'enseignement supérieur ou professionnel, des complexes culturels et touristiques etc, ont été construits avec la main-d'œuvre locale". " Qui a alors construit les 950 000 logements distribués depuis ce temps ? ", s'interroge Ould Abbas. " Il ne faut pas nous sous-estimer. N'avons-nous pas des cadres et des compétences ? Au contraire, je crains qu'il n'y ait pas la main-d'œuvre nécessaire pour la réalisation de l'autoroute Est-Ouest, par exemple, qui à elle seule, fera travailler 75 000 travailleurs permanents pendants 40 mois. Notre souci était d'imposer à nos partenaires chinois et japonais la condition d'embaucher 75% de la main-d'œuvre sur le marché local, soit 50 000 travailleurs…Mais, on n'a pas de ferrailleurs en nombre suffisant ! Où sont-ils donc les chômeurs? J'aimerais bien disposer du nombre suffisant pour ces travaux", ajoute-t-il. A ses yeux, cette bataille, en grande partie remportée face au chômage endémique engendré par la décennie noire et ses corollaires que sont surtout la fuite des cadres et le désinvestissement, a été rendue possible par la mise en place d'une dizaine de mécanismes complémentaires et qui visent à la création de postes d'emploi et des micro-entreprises.
Lenteur des financements bancaires : "Le problème sera réglé en 2007 "
En tout, conclut le ministre de l'Emploi, ce sont plus de 153 milliards de dinars qui ont été investis, ayant permis surtout, d'injecter près de 30 milliards de dinars, le montant des apports personnels dans les caisses d'épargne et d'investir 90 milliards dinars, l'argent des banques dans le secteurs économique…82 000 entreprises ont pu voir le jour, dans le seul cadre de l'ANSEJ. Cela dit, interrogé sur les craintes qui caractérisent toujours l'implication des institutions bancaires, l'invité de l'ENTV a regretté les lenteurs qui pénalisent les chômeurs promoteurs. Lesquelles lenteurs se justifiant cependant- mais en partie seulement- par l'importance des taux des contributions des banques, ce qui exige des études sérieuses sur la faisabilité et la pertinences des projets. " Ce problème des lenteurs bancaires sera réglé en 2007 de façon définitive", promet le ministre de l'Emploi et de la Solidarité nationale qui évoque la création prochainement, " d'un fonds pour le financement immédiat des projets des jeunes dans le cadre des différents dispositifs en place ". Ceci tient à cœur au président de la République, qui, lors de l'inauguration du 1re Salon national de l'emploi, le 21 janvier dernier, a encore interpellé les responsables, ceux des banques notamment, à faire preuve de plus de dynamisme et de fluidité dans le traitement des dossiers. Ainsi, explique Ould Abbas, l'actuel gouvernement, devant les réclamations et les plaintes exprimées par les citoyens concernant les lenteurs des banques aurait demandé aux départements concernés, en l'occurrence celui de l'emploi et de la solidarité et celui des finances, d'élaborer un projet allant dans ce sens. Le ministre de l'Emploi indique que c'est un projet similaire ayant déjà été soumis à l'adoption du gouvernement en 2002 qui sera déterré et amélioré. Il portera sur la création d'un fonds à l'image de ceux dont sont dotés déjà des pays comme la Tunisie et l'Egypte et qui ont démontré leur efficacité. " Il y a une instruction du gouvernement de constitution d'une commission de l'emploi au niveau de la wilaya, que présidera le wali et où seront représentés les différents responsables des dispositifs de l'emploi. Ils seront chargé d'étudier les dossiers et auront un guichet unique ", précise le ministre de l'Emploi. Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité est revenu sur la question de la pauvreté en Algérie également : " Il n'existe pas des gens extrêmement pauvres en Algérie, il y a seulement des nécessiteux ". " 179, communes étaient classées pauvres, sur la carte dressée par les services de l'Agence nationale de l'aménagement du territoire. Six ans après 130 communes sont sorties de la pauvreté et il ne reste que 46 seulement aujourd'hui. C'est un résultat positif, il faut s'en réjouir ! ", affirme-t-il. A ce propos, l'invité du Forum de l'ENTV a rappelé que 610 milliards de centimes sont dépensés pour la couverture sociale des jeunes travaillants dans le cadre des différents dispositifs, comme les TUP-HUMO, les ISIL, l'AFS et les CPE. "50 000 citoyens sont bénéficiaires de l'AFS ", indique, pour l'exemple, le ministre.Affaire El Khalifa : " Je jure que je n' ai rien à voir !"
Comme il fallait bien s'y attendre, les bruits qui ont couru ces derniers temps, certains responsables dans l'affaire Khalifa et qui ont concerné dans un de leurs épisodes Ould Abbas, ne laissent pas ce dernier indifférent. Interrogé sur l'affaire, encore une fois, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité a saisi l'opportunité de ce Forum télévisé en direct pour nier catégoriquement toutes les accusations et rumeurs à propos de son éventuelle implication. " Je jure devant Dieu et devant le peuple entier que je n'ai rien à voir dans cette affaire El Khalifa ni de près ni de loin". Dans sa réaction énergique, le docteur Ould Abbas a laissé nettement entendre que ce bruit a été provoqué intentionnellement, par certaines parties. Interrogé sur l'origine de ces rumeurs, Ould Abbas n'en dira pas plus, estimant que l'affaire est entre les mains de la justice et que la vérité finira par se savoir.Zahir Saïfi
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Un journaliste derrière la visite “inopinée” de Ould Abbes à l’EPSP de Bologhine
Nous apprenons d'une source sûre que la visite “inopinée” de Djamel Ould Abbes, ministre de la Santé, à l'EPSP de Bologhine a été effectuée suite à un article paru dans un quotidien national. L'auteur de l'article, dont l'épouse travaille à la clinique, a évoqué “la mauvaise gestion” de Mme Tayati. En réalité, explique notre source, la directrice, limogée hier par Ould Abbes, a dénoncé un réseau de trafic de vignettes au niveau de l'établissement sanitaire qu'elle dirigeait depuis quelques mois. Pour rappel, Mme Tayati qui occupait le poste d'économe au niveau de la clinique des Orangers, pendant deux ans, avait également dénoncé des dépassements dans les achats effectués par l'adminitration de la clinique. Notre source ajoute que Mme Tayati avait adressé un rapport détaillé à l'ancien ministre du secteur Said Barkat. Après un bras de fer avec le directeur de la clinique qui l'a mise en quarantaine, Said Barkat a décidé de la nommer à la tête de l'EPSP de Bologhine…Un poste qu'elle a quitté depuis hier suite à son limogeage par Ould Abbes. El Mouhtarem
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Pour Djamel Ould Abbes, ministre de la Santé, la grève est « haram » et la répression « hallal »
Ministre, mufti inquisiteur ou flic en chef ? Le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbes, ne sait plus quelle ficelle dérouler pour mettre fin au mouvement de grève qui secoue son secteur depuis plusieurs semaines. Tantôt, il revêt son costume de ministre pour appeler au dialogue avec les grévistes. Tantôt, il endosse la soutane de mufti inquisiteur en décrétant que la grève est un « péché » et tantôt il enfile la casquette de flic en chef pour appeler à la répression des médecins protestataires et réclamer des ponctions sur les salaires.
Invité dimanche 15 mai au journal télévisé de 20 heures, Djamel Ould Abbes, 77 ans, ministre de la Santé depuis mai 2010, s’est illustré par des propos pour le moins surprenants.
Interrogé sur le mouvement de grève qui paralyse depuis plusieurs semaines les hôpitaux, le ministre lâche cette phrase surréaliste : « C’est honteux et péché de faire grève ».
Après voir décrété que la grève des médecins résidents est « illégale », s’appuyant ainsi sur une décision prise le 6 avril dernier par le tribunal d’Alger que son ministère a saisi quelques jours auparavant ; après avoir menacé les grévistes de ponctions sur les salaires, le ministre invoque désormais la religion pour discréditer le mouvement de protestation.
Sur quel verset coranique s’appuie donc le ministre de la Santé pour affirmer que la grève est un « péché » ? Bien sûr, aucun. Puisqu’il n’en existe pas.
Non seulement M. Ould Abbes foule au pied l’article 57 de la Constitution qui stipule que « le droit de grève est reconnu », mais il s’autorise des libertés avec les textes coraniques.
L’invocation de faux textes sacrés n’étant pas suffisante, le ministre se mue en censeur et en père fouettard. Au cours de la même intervention à la télévision nationale, M. Ould Abbes exige des chefs de services hospitaliers de recourir à la bastonnade des grévistes dans l’enceinte même des établissements.
« Je ne veux plus de bruits dans les cours des établissements, ni de rassemblements. Vous n’avez qu’à user de la force pour les disperser et les empêcher de se réunir», exige-t-il.
Débordé par un mouvement de contestation sans commune mesure depuis son arrivée au département de la Santé, le ministre qui se dit « médecin » alors qu’il ne serait que TSS ( technicien supérieur en santé ), diplôme acquis en Bulgarie après l'indépendance de l'Algérie, use donc de tous les expédients et de toutes les ficelles pour mettre fin à la protesta.
Lire l'article original : Pour Djamel Ould Abbes, ministre de la Santé, la grève est « haram » et la répression « hallal » | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie -
ould abbes dégage
Le fils de Ould Abbes achète un 4X4 à 2,7 milliards de centimes !
Après son père qui a acheté un hôtel à Paris, le fils du ministre de la Solidarité nationale et de la communauté algérienne à l'étranger, Djamel Ould Abbes, a acheté dernièrement un véhicule 4×4 de marque BMW au salon de l'automobile d'Alger. Selon une source informée, le prix du véhicule est de 2,7 milliards de centimes. Pour rappel, un fils d'un ministre algérien a été arrêté en Suisse en possession de 200.000 euros (argent de poche). El Mouhtarem Ould Abbes a acheté un hôtel à Paris
Nous apprenons d'une source informée que le ministre de la Solidarité nationale et de la communauté algérienne à l'étranger, Djamel Ouled Abbes, a acheté un hôtel à Paris. Il est à s'interroger d'où provient l'argent avec lequel l'ami des pauvres, le distributeur des bus, des couffins de ramadhan, des tabliers pour enfants, le chef de rang des restaurants de la rahma s'est permis d'acheter cet hôtel ? El Mouhtarem
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Le ministère entame les négociations avec les praticiens de la santé publique
Hadjer Guenanfa
L'éventualité de suspendre la grève illimitée, entamée lundi dernier par les praticiens de la santé publique, sera débattue samedi 21 mai lors d'un conseil national du Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp). Dans la soirée de jeudi, le Snpsp a été convié à une réunion avec le ministère de la Santé. Au cours de la rencontre, les deux parties sont revenues sur la prise en charge des revendications socioprofessionnelles des médecins de la santé publique, notamment l'amendement du statut particulier et le régime indemnitaire.
« Nous avons discuté essentiellement de l'amendement du statut particulier qui a été finalisé et du régime indemnitaire dont on a pu finalement avoir une copie » », précise Lyes Merabet, porte‑parole du Snpsp. « La réunion, qui a commencé vers 19 heures, était présidée par le ministre de la Santé Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du ministère et les directeurs centraux. Le procès‑verbal de la réunion nous a été remis », ajoute‑t‑il.Une éventuelle suspension de la grève illimitée sera donc décidé par la base lors du conseil national prévu ce samedi. « Mais même si la base décide de la suspension, celle‑ci sera assurément subordonnée au règlement du problème de nos délégués qui ont été suspendus à cause de leur activité syndicale », prévient le Dr Merabet.Les praticiens et spécialistes de la santé publique ont entamé lundi dernier un mouvement de grève illimitée. Après les menaces et les tentatives d'intimidation, la tutelle a suspendu deux délégués syndicaux affilés au Snpsp. Ce vendredi, c'est le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp) qui se réunira avec le département de Djamel Ould Abbès.source :tsa -
Les politiques s’en mêlent
Grève des médecins
El Watan,
La contestation s’intensifie dans le secteur de la santé. Quatrième journée de grève illimitée de l’intersyndicale de santé publique du SNPSP et du SNPSSP et bientôt 8 semaines de débrayage pour le collectif des médecins résidents.
On parle déjà d’un recours à l’OMS, alors que des politiques commencent à prendre attache avec les grévistes. Un sit-in remarquable a été tenu hier matin devant le ministère de la Santé par les médecins résidents soucieux de contester les déclarations jugées «insultantes» du ministre.
A défaut de pouvoir tenir leur piquet de grève dans l’enceinte des différents hôpitaux – les agents de sécurité les en ont empêchés –, ils ont brandi leurs banderoles face au ministère. Ils étaient plus de 300 grévistes à scander des slogans hostiles à Djamel Ould Abbès. «Super menteur», «Ould Abbès, la santé vous dépasse», «Démission», «Dégage», «L’insulte n’est pas une politique de santé» ; les médecins résidents n’ont pas mâché leurs mots !Encerclé par un important dispositif policier, le rassemblement a duré deux heures, durant lesquelles les grévistes n’ont pas manqué de faire des révélations qui ne font qu’accentuer la tension qui règne dans le secteur.
«Des policiers rôdent dans les hôpitaux, on a été empêchés de tenir notre piquet de grève ce matin (hier, ndlr), c’est un véritable état de siège !» Un résident ne manque pas de préciser que le Camra compte saisir l’OMS pour se plaindre de cette violation de la charte hospitalière.
Comme pour envenimer une situation déjà assez tendue, des politiques ont pris attache avec les médecins grévistes. «Deux députés de l’Alliance présidentielle nous ont approchés pour nous proposer leur aide, l’un d’eux s’est d’ailleurs montré très franc en avouant qu’il voyait dans les plus de 6000 résidents grévistes une force électorale à saisir !», confie un autre résident. Même si le rapport de force est indéniable, les deux parties sont encore en négociation. «Une négociation de façade», note une résidente qui n’est pas convaincue par l’installation de la commission des sages, censée statuer sur l’éventuelle abrogation du service civil.«Nous doutons de la bonne foi du ministre dans sa prétendue envie de négocier et il est évident que lorsqu’on veut négocier, on n’applique pas des mesures répressives doublées de menaces en tout genre», souligne le Dr Yelles, délégué de l’hôpital Mustapha.
De son côté, l’intersyndicale tiendra son rassemblement dimanche prochain. Des actions communes à ces trois forces syndicales sont également envisagées.
Deux délégués du SNPS ont été suspendus, a-t-on appris, hier en fin d’après-midi, de source syndicale.
Bouredji Fella -
Médecins grévistes : «Ould Abbès est un homme de guerre»
El Watan, 20 mai 2011
«Notre suspension prouve que le ministère est dans le désespoir total».
C’est ainsi que Monira Kahoul, chirurgien-dentiste, à la polyclinique Nécira Nounou de Sidi M’hamed, Alger, réagit à sa suspension décidée mercredi dernier par le ministère de la Santé, suite à la grève des médecins. Elle explique qu’il s’agit «d’une suspension abusive et non justifiée. Le ministère est dans le désarroi, il veut couper la tête au syndicat, car il ne contrôle plus rien». Sa collègue, de sous-secteur d’Alger-Centre, Yamina Ghanem, également suspendue, dit être «fière d’avoir accompli sa mission. Je suis convaincue de la justesse de ma cause. La décision du ministère prouve que notre syndicat est fort et face à toute sa mobilisation, le ministre sort sa grosse machine de répression». Une décision qui n’a pas intimidé les syndicalistes suspendues, même si une autre suspension se profile déjà à l’horizon et concernerait le porte-parole du syndicat, Lyès Merabet. Pour l’instant, rien n’est encore notifié, apprend-on.
Le Syndicat national des praticiens de santé publique déplore la «terrible pression» que subissent les médecins grévistes, selon le porte-parole. «C’est un ministre de guerre. Alors qu’il a affiché, en direct à la télévision, sa disponibilité au dialogue, voilà qu’il chasse les syndicalistes. C’est un message flagrant qu’il veut faire passer. Il veut nous écraser alors que nous demandons seulement nos droits», explique Merabet. Et d’ajouter : «La répression bat son plein. C’est tout ce que propose Djamel Ould Abbès jusqu’à présent. Nos délégués syndicaux subissent les pires chantages» Que prévoit la loi ? La loi 90-14 du 2 juin 1990, article 53, stipule qu’aucun délégué syndical ne peut faire l’objet, de la part de son employeur, d’un licenciement, d’une mutation ou d’une sanction disciplinaire de quelque nature que ce soit, du fait de ses activités syndicales.
Nassima Oulebsir -
Réunion du conseil national
A l’initiative du Ministre de la santé, le SNPSP a été reçu hier à 18h30 au MSPRH. La réunion de travail présidée par Djamel Ould Abbès en présence du SG et de l’ensemble des cadres centraux du ministère a permis aux deux parties de revenir à l’essentiel ; les raisons du conflit en cours entre praticiens et administration de tutelle et de passer en revue l’état d’avancement dans la prise en charge des revendications socioprofessionnelles des praticiens de santé publique;
L'amendement du statut particulier
Le régime indemnitaire
A la demande du SNPSP un procès verbal de réunion a été établi.
Une réunion du conseil national extraordinaire, en session ouverte depuis le 05 mai 2011, aura lieu à Alger le samedi 21 mai 2011au siège de l'UNPEF. -
Le statut d’importateur-grossiste est totalement contreproductif
Pénurie de médicaments récurrente, monopole de la distribution de médicaments par les importateurs-grossistes et insuffisance des incinérateurs de déchets médicaux et produits pharmaceutiques périmés perturbent depuis quelque temps déjà le secteur de la santé publique. Le président du Snapo revoit, dans un entretien accordé à El Watan Week-end, les failles du secteur du médicament.
- Depuis quand la pénurie de médicaments dure-t-elle ? Ce déficit est-il apparu progressivement ou y a-t-il eu un facteur déclenchant ?
Cette pénurie dure depuis presque trois ans. Elle a commencé lorsque Amar Tou a voulu faire un peu de ménage en refusant de signer certains programmes d’importation et en voulant réorganiser les choses d’une manière différente. Les conséquences ont été très rapides et les ruptures sont apparues de manière un peu trop brusque, à notre avis. La crise avait d’ailleurs provoqué le départ du ministre et son remplacement par Saïd Barkat. Depuis, le gouvernement a entrepris un certain nombre de mesures : élargissement de la liste des produits interdits à l’importation, interdiction du conditionnement, obligation des firmes étrangères d’investir dans l’industrie locale… Nous, nous pensons que le marché du médicament a été trop libéralisé, et une enveloppe de plus de 20 milliards de dollars ne peut laisser personne indifférent, ni les laboratoires étrangers ni les importateurs nationaux. Après plusieurs années à profiter d’un marché juteux, pensez-vous que les bénéficiaires de cette enveloppe vont laisser l’Etat algérien entreprendre ce type de réformes ? Nous constatons au contraire que l’Etat a de toute évidence perdu tout contrôle sur le marché du médicament ; il n’y a même pas un opérateur public pour rééquilibrer la balance ou des mécanismes capables de réguler le monopole détenu actuellement par le privé et les multinationales.
- Quels sont les médicaments concernés par la pénurie ?
Par exemple les corticoïdes buvables et injectables, les pilules contraceptives, les antalgiques, etc. Le problème c’est que nous assistons chaque jour à de nouvelles ruptures, y compris dans la production nationale. Ce qu’il faut dénoncer ce sont aussi les pratiques engendrées par ces ruptures : rétention de stocks et ventes concomitantes. On vous vend avec des produits dits «d’appel», et c’est à prendre ou à laisser, des produits invendables, des produits à date de péremption proche, des produits parapharmaceutiques tels que les compléments alimentaires. Le nombre de ces médicaments varie d’une semaine à une autre, en général, on peut parler d’une liste de 70 à 150 produits.
- A quoi est due cette pénurie ?
L’enveloppe annuelle consacrée à l’importation des produits pharmaceutiques est, de source officielle, de 2 milliards de dollars par an. Ce qui est totalement paradoxal avec la réalité du terrain. Tous les programmes présentés par les opérateurs sont signés, et l’enveloppe financière reste toujours la même ou augmente, alors pourquoi de telles ruptures ? Nous avons dénoncé certaines anomalies, à l’exemlpe du statut d’«importateur-grossiste» totalement contreproductif, puisque, si un importateur cumule l’activité de distribution, il va de soi que face à une demande de marché importante, il réserve toute son importation à sa propre société de distribution, d’où une situation d’exclusivité et de monopole, et ce, sachant qu’il existe 560 grossistes en Algérie. Un autre phénomène a été constaté lors de l’établissement de la liste interdite à l’importation. De nombreux producteurs ont exercé une pression pour que leurs produits soient interdits à l’importation et, par la suite, ils ont été incapables d’honorer leurs engagements et de satisfaire la demande nationale. Pire, des producteurs procédaient à l’enregistrement d’une trentaine à une quarantaine de produits, alors qu’ils en produisaient à peine une dizaine.
- En tant que représentant du Snapo, quelle solution préconisez-vous afin de remédier à ces perturbations ?
La solution est une production nationale forte et importante. De nombreux pays arabes s’autosuffisent à hauteur de 70 à 80%, et ça devrait être le cas chez nous. Seule l’industrie nationale peut mettre à l’abri notre pays de manière définitive face à ce problème qui perturbe fortement et depuis longtemps le marché du médicament. En contrepartie, l’Etat doit mobiliser tous les moyens pour l’épanouissement de l’industrie pharmaceutique algérienne et lui apporter toute son assistance. Il faut ainsi ouvrir la formation : le nombre de pharmaciens industriels formés ne répond guère aux objectifs tracés. Il faudrait atteindre au moins 70% d’autosatisfaction en 2014. Sans ressources humaines suffisantes et compétentes, l’industrie locale ne peut pas se développer. Parmi nos propositions pour la régulation du marché du médicament, nous suggérons la constitution de groupements de pharmaciens, ceci contribuera à lutter contre les pratiques dénoncées (ventes concomitantes, rétention de stocks, favoritisme des produits importés et blocage des produits fabriqués localement, etc.). Les groupements de pharmaciens existent pratiquement dans le monde entier, mais leur statut n’existe pas en Algérie. Les quelques groupements qui se sont constitués actuellement ont été obligés de choisir des formes juridiques (SARL, SPA,...) qui ne répondent pas vraiment aux objectifs qu’ils doivent atteindre. Ces groupements représentent la meilleure solution pour réguler, professionnaliser et moraliser ce secteur.
- La marge bénéficiaire des pharmaciens sur les produits n’a pas connu d’augmentation depuis qu’elle a été arrêtée par décret en 1998. Quelles sont vos revendications concernant ce point ?
Le décret n° 44 de février 1998 plafonnant les marges des médicaments est dépassé pour plusieurs raisons. Non seulement la marge moyenne des médicaments a diminué suite aux différentes et successives inflations et dévaluations du dinar, mais aussi la politique nationale du médicament a connu une évolution, pour ne pas dire des bouleversements. On parle maintenant de promotion du générique et de la production nationale. Mais ceci nécessite un mécanisme de prix adapté. Il faudra adopter des mesures spécifiques pour l’encouragement de cette politique. Or, le décret de 1998 est inflationniste ; il incite à l’augmentation des prix et pousse à l’utilisation par tous les opérateurs des produits les plus chers. C’est pour cette raison d’ailleurs que les médicaments importés auront toujours la préférence du marché et des opérateurs. Dans tous les pays du monde où l’on a voulu encourager le générique et le produit local, la première décision prise était la révision des marges bénéficiaires. Le dossier a été approuvé en mai 2008 par le Conseil du gouvernement, mais il est ensuite resté bloqué à ce jour dans les tiroirs des principaux décideurs. La seule objection qu’on avait émise au projet en question était la marge de 17%, car ce taux sera le coup de grâce à l’officine algérienne.
- L’incinérateur des déchets médicaux et produits pharmaceutiques périmés implanté à Constantine vient d’obtenir l’agrément des services de l’environnement. Les incinérateurs existant en Algérie sont-ils suffisants ?
L’incinération des médicaments non utilisés pose problème par manque d’outils et équipements adaptés. Actuellement, une société à El Harrach dispose de deux unités annexes à Boumerdès et Bordj Bou Arréridj, et une autre unité sera ouverte en juillet à Constantine. C’est bien, mais très insuffisant. Il y a certes des lois que nous devons respecter, mais le ministère de l’Environnement ne doit pas jouer uniquement au gendarme. Les professionnels ont besoin d’assistance et d’accompagnement. Nous tenons à dénoncer la pression et l’intimidation exercées par certaines directions de wilaya relevant de ce ministère, envers les pharmaciens qui détiennent des stocks de médicaments périmés en attendant leur destruction dans le respect de la réglementation. Ils font l’objet ainsi de visites d’inspection de la part de ces services et reçoivent des PV et des notifications officielles les menaçant de poursuites judiciaires et de taxation pour détention de produits périmés. La solution, c’est au moins un incinérateur dans chaque wilaya, avec un nombre plus élevé au niveau des pôles industriels. Certains déchets non incinérés peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé et l’environnement.Bio express :
Né le 18 juillet 1962 à Skikda, Messaoud Belambri effectue ses études en pharmacie à Constantine. Il obtint son diplôme d’Etat en pharmacie en 1986 en faisant partie de la première promotion des pharmaciens de cette université. Le président du Snapo occupa le poste de pharmacien en chef de 1986 à 1989 à l’hôpital de Aïn Beïda.
Depuis 1991 à ce jour, il gère sa propre officine dans la même wilaya. Messaoud Belambri intègre le Snapo en 2000, et fut élu président du syndicat en 2003 et pour un second mandat en 2007.
Lamia Tagzout
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bonne écoute
***17-05-2011mardi 17 mai 2011 14:08- Fichiers média 17.mp3 (Son au format MP3, 12.1 Mo) -télécharger et écouter: descendre -jusqua-17.05.2011-en bleu ou le sigle de windows media player- clic dessus et télécharge :http://www.radioalgerie.dz/podcast/?p=chaine1/jadal&l=50.


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mise au point des praticiens.....!!!!!!
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ça se passe au ministère de la santé, sous l'oeil vigilant de h'mimed.

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Les médias, DSK et Berlusconi
source:l'expression dz
Le personnel médiatico-politique français est mobilisé pour défendre DSK. Pas un mot sur les souffrances de la victime, une jeune femme noire du Bronx. Exception faite de Gisèle Halimi qui s’est offusquée publiquement...
Nous n’allons juger ni l’un ni l’autre. Mais les cas de ces deux personnalités méritent d’être comparés. Pour faire apparaître clairement le rôle des milieux politico-médiatiques en position dominante dans la diffusion des informations. Alors quelle est la différence entre Silvio Berlusconi, président du Conseil italien, et Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI et qui allait, à coup sûr, devenir le président de la République française en 2012? Mais commençons par les similitudes. Tous deux sont présentés comme fortunés et ayant des moeurs étriquées.
Avec une longueur d’avance pour DSK, qui ajoute, dans le quotidien français Libération du 16 mai dernier, une troisième obsession:
«Sa judéité». Tous deux commencent une carrière politique à huit ans d’intervalle. DSK en 1986 en étant élu député et Berlusconi en 1994, année où il crée son parti politique «Forza Italia» («Allez l’Italie»). Depuis, ils intéressent donc les médias et partant l’opinion publique. La portée de ces médias est planétaire. Et là commencent les différences de traitement qu’accordent ces médias aux deux personnalités. Berlusconi est descendu en flammes après avoir conquis le pouvoir en Italie, tandis que DSK est encensé pour conquérir le pouvoir en France. Berlusconi est épié dans sa vie privée tandis que celle de DSK est «protégée» par tous les journalistes. Difficile pour le non-initié (et même pour des journalistes du Sud obnubilés par les «leçons» des médias occidentaux) de comprendre cette différence. Aujourd’hui, il est plus facile de l’expliquer.
Le dernier scandale dont Berlusconi a fait les frais remonte au 14 janvier dernier (il a sur sa «carte de visite» depuis son accession au pouvoir, 24 procès dont quatre sont encore en cours). Il est accusé de détournement de mineure. La presse se déchaîne contre lui. Il est présenté comme un dépravé indigne des fonctions qu’il occupe. La victime, une danseuse de cabaret, est «récompensée» et propulsée star du showbiz. La dernière «affaire» de DSK remonte à quelques jours et a eu lieu dans un hôtel de New York. Le DG du FMI et à «deux doigts» de la présidence française, agresse une femme de ménage qui dépose plainte. Il est arrêté quelques heures plus tard à bord de l’avion, 10 minutes avant son décollage pour Paris. Le personnel médiatico-politique français au complet s’est mobilisé pour le défendre. Pas un mot sur les souffrances subies par la victime, une jeune femme noire du Bronx. A peine si de victime elle n’est pas devenue accusée. Exception faite de Gisèle Halimi qui s’est offusquée publiquement de ce traitement médiatique ségrégationniste.
L’ancien ministre Jack Lang va jusqu’à dire qu’«il n’y a pas mort d’homme». Façon de dire que l’agression commise par DSK n’en est pas une. La presse, tous titres confondus, ne s’attarde pas trop à rappeler que le DG du FMI n’en est pas à sa première affaire du même genre. Très peu rappellent, sans trop insister, l’affaire, vite étouffée, qu’il a eue (en 2008) dès son entrée en fonction au FMI avec la responsable du département Afrique. Mieux, une journaliste française, encouragée par la rigueur de la justice américaine, vient de déposer une plainte contre DSK pour l’avoir agressée en... 2002. Et si elle a gardé le silence depuis, c’est, dit-elle, par peur des représailles. Sa plainte n’intéresse pas la presse qui en fait l’impasse.
Les frasques de DSK, récidiviste, étaient connues de tout le milieu politico-médiatique français depuis des décennies. Mais personne n’a osé défier l’omerta. Encore heureux que l’homme soit détenu par la première puissance mondiale, sinon le pouvoir français aurait «roulé des mécaniques» comme il l’a fait avec le Mexique pour la kidnappeuse française qui y est détenue. Et dire que DSK obsédé par «le fric, les femmes et sa judéité» a failli prendre le pouvoir en France. Quand ces mêmes milieux politico-médiatiques vocifèrent contre la diffusion des images d’un DSK menotté et les trouvent «injustement humiliantes». Ils oublient celles de Saddam Hussein «ausculté» la bouche ouverte comme on le fait pour les animaux. Ils oublient le «procès» et le meurtre du couple Ceausescu en direct. Ils oublient celles de Laurent Gbagbo arrêté en sous-vêtements.
On comprend mieux maintenant la différence qu’il y a entre DSK et Berlusconi. Et bien d’autres!
(zoume6@hotmail)Zouhir MEBARKI
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la preuve à appui merci B.B maintenant histoire est révélee,l'échec après échec.....!!!
B. B., mieux que tous les livres d’histoire ! 
Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.frChristine Lagarde devrait remplacer DSK à la tête du FMI.
Panique chez les…… hommes de ménage new-yorkais !
Finalement, Ben Bella aura rendu un fier service aux jeunes d’Algérie. Tous les enfants de ce pays qui ne connaissent l’histoire de leur nation «libérée» qu’à travers les épopées transcrites à l’encre sympathique dans des livres d’histoire enveloppés dans du papier guimauve. Le premier Président de l’Algérie indépendante doit être ici remercié. In vivo, en live, mieux que tous les manuels d’histoire écrits ou à écrire, il a montré aux jeunes générations pourquoi l’Algérie a échoué. Sa démonstration est d’ailleurs frappante de conviction. Voilà, c’est cela l’échec de notre pays. A l’échelle affligeante d’une interview, vous pouvez, chers compatriotes qui n’avez pas vécu l’indépendance, enfin comprendre pourquoi ça n’a pas marché. Pourquoi ça ne pouvait pas marcher. Parce qu’y avait ça. Y avait ça, et y avait des clones de ça. Une série fournie, nombreuse et presque surnaturellement immortelle de clones de B. B. Il ne peut pas y avoir de mystères indéfiniment. S’il y a eu échec, s’il y a échec aujourd’hui, la raison vous en est donnée de manière presque «pédagogique». C’est cette indigence-là, cette incompétence crasse, cette arrogance sans bornes, cette suffisance sans limites et ce mépris incommensurable qui ont prétendu lancer l’Algérie dans le concert des nations. Avec ce genre de «lanceurs », vous comprenez mieux aujourd’hui le crash lamentable, jeunes compatriotes de tous horizons, de toutes conditions. L’énigme est levée. Nous ne sommes pas les victimes d’une quelconque malédiction lancée par un quelconque prêtre nous maudissant du pont du bateau qui l’éloignait du port, en 1962. Nous ne sommes pas non plus victimes d’un mauvais sort balancé par la chouwafa de De Gaulle nous promettant les ténèbres pour toujours. Non ! Nous sommes victimes de ça. De cette engeance à qui le pays a été confié à l’aube naissante de nos vies. Allah ghaleb ! C’est sous vos yeux. Lisez B. B. Relisez B. B. Y a même pas besoin d’explication. Tout est dans le texte. Dramatiquement dans le texte. Merci quand même, H’mimed ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. -
SIT-IN ET GRÈVE ILLIMITÉE Les praticiens maintiennent la pression
source:soir d'algerie
Le bras de fer se poursuit entre les praticiens de la santé publique et le ministère de tutelle. Aux menaces proférées par le département d’Ould Abbès, les résidents ont répondu par un rassemblement, tandis que spécialistes et généralistes continuent de paralyser les services.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Le collectif autonome des médecins résidents algériens a mobilisé hier ses troupes. Des centaines de médecins résidents étaient hier face au ministère de la Santé, criant leur colère et appelant à la démission du ministre. Sans détour, les manifestants qualifiant Ould Abbès de «super-menteur» ont scandé des slogans hostiles au ministre de la Santé qu’ils mettent au défi de tenir les nombreuses promesses qu’il a faites. «Dégage», «L’insulte n’est pas une politique de santé», «Nous n’avons pas peur». Autant de slogans criés face à la grille du ministère de tutelle fermée et bien gardée. Les résidents n’espéraient pas être reçus par le ministère mais tenaient à répondre par ce rassemblement aux menaces proférées la veille par le ministre. Des instructions avaient en effet été données afin que des ponctions sur salaires soient effectuées. Il n’est également pas exclu que le ministère de la Santé fasse appel aux réquisitions pour forcer les résidents à reprendre du service. Des menaces qui ont eu pour effet de mobiliser davantage les résidents qui campent sur leurs positions et qui réaffirment qu’aucune revendication n’avait été satisfaite, dénonçant la dualité du ministère de la Santé. Une dualité qui s’exprime à travers la remise d’un «brouillon» du statut des résidents. Une copie que le collectif va discuter après de larges consultations avec les résidents. Il se donne le temps nécessaire pour étudier l’ensemble des points contenus dans ce projet de statut. En attendant, la grève illimitée se poursuit avec une quasi-paralysie des services des structures de santé publique. Une paralysie atténuée par la grève des praticiens et praticiens spécialistes affiliés au SNPSP et au SNPSSP. Ces derniers continuent de mobiliser les praticiens. «Un acte de résistance», commente le Dr Merabet, président du SNPSP qui salue la mobilisation des médecins face à l’appareil répressif déployé par la tutelle. Les menaces du département de la santé ont été mises en application puisque des agents de l’administration tentaient dès hier d’entraver toute tentative de rassemblement à l’intérieur des structures de santé. En parallèle, aucune proposition n’a émané du ministère de la Santé aggravant une situation de blocage qui risque de perdurer. Dimanche, les praticiens emboîteront le pas aux résidents. Ils se rassembleront face au ministère de la Santé pour dire toute leur détermination à faire aboutir leurs revendications toujours -
Deux délégués syndicaux suspendus de leur travail à la demande du ministère
Grève illimitée des praticiens de la santé publique
Hadjer Guenanfa
source: tsa
Deux membres du Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) viennent d'être suspendus par leurs établissements. Selon un document dont nous publions une copie, ces suspensions ont été décidées à la demande du secrétaire général du ministère de la Santé. Il y a trois jours, le ministre de la Santé Djamel Ould Abbès a menacé les grévistes de sanctions.« Le SG du ministère de la Santé a instruit ses gestionnaires pour procéder à la suspension de nos délégués syndicaux en plein mouvement de grève en attendant de les traduire en commission de discipline », indique ce mercredi 18 mai le Dr Lyes Merabet, porte‑parole du Snpsp. « Pourtant, la gestion de leur carrière dépend des responsables de l'établissement et non de la tutelle. C'est un abus d'autorité », poursuit‑il.Le syndicat « va saisir la justice », affirme le Dr Merabet. Pour lui, il s'agit là d'une violation caractérisée et flagrante de la réglementation gérant l'activité syndicale. « On est en situation de guerre. Nos délégués syndicaux reçoivent des menaces et subissent des intimidations », regrette‑t‑il.Aucun délégué du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp), l’autre organisation qui a appelé à la grève, n'a encore été suspendu, selon son président, le Dr Mohamed Yousfi. Mais cette organisation syndicale s'y attend. « Ça va dans la logique de répression du ministère de la Santé et ce n'est pas ainsi qu'on va régler les choses », précise-t-il. Et d'ajouter : « Pour nous, les choses sont claires. La grève est maintenue et actuellement, on est en train de préparer notre rassemblement du dimanche ».taux de suivi en pdf:Tx de suivi.pdf -
Les praticiens de la santé publique restent mobilisés
source:la tribune dz
Généralistes et spécialistes observeront un sit-in devant le ministère, le 22 mai prochain

Photo : RiadPar Karima Mokrani
Les praticiens et praticiens spécialistes de la santé publique poursuivent leur mouvement de grève illimitée. Ils tiennent tête au ministre, Djamel Ould Abbès, et paralysent de nombreux établissements de santé à travers le pays. Les résidents en médecine, en chirurgie dentaire et en pharmacie sont aussi de la partie. Eux aussi ne lâchent pas prise et n’accordent pas de crédit aux promesses du ministre d’améliorer leur situation. Ni d’ailleurs à ses menaces de ponctions sur salaires et de poursuites judiciaires. Jamais le secteur de la santé n’a été aussi mouvementé que cette année. Pas seulement par le nombre et l’ampleur des mouvements protestataires mais aussi par la manière de résoudre des conflits qui ne font que perdurer. L’intervention du représentant du gouvernement, dimanche dernier à l’ENTV, et ses déclarations en marge de ses sorties de travail dans différentes wilayas du pays aggravent une situation déjà assez compliquée. «C’est tout sauf une réunion. Les représentants du ministre nous ont menacés de ponctions sur salaires et de poursuites judiciaires», rapporte un médecin résident à l’issue d’une réunion au siège du ministère de la Santé, lundi dernier. Le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) s’élève, de son côté, contre les déclarations du ministre à la télévision. «Le ministre nous accuse de travailler pour un parti politique ou une ONG et laisse entendre que ce sont ce parti politique ou/et l’ONG qui nous financent. Si le ministre a une seule preuve que nous activons dans un cadre politique, qu’il nous la montre et qu’il engage une action en justice», lance le représentant des praticiens. Et ce dernier d’affirmer la décision des deux syndicats d’interpeller les plus hautes institutions de l’Etat et le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sur la «gravité» des accusations du ministre.Autre fait dénoncé par les deux syndicats, «le ministre a menacé les directeurs de les sanctionner s’ils n’arrivent pas à ramener le calme dans leurs établissements respectifs». Il leur a surtout donné ordre d’«interdire les réunions et les rassemblements dans l’enceinte hospitalière».Refusant cette manière de traiter des problèmes sérieux, posés de manière civilisée par la corporation médicale, le SNPSP et le SNPSSP décident de durcir le mouvement. Ils se rendront, cette fois-ci sans invitation, au ministère de la Santé, le 22 mai à 11 heures. Ce ne sera pas pour une réunion de conciliation - qui finira par un P-V de non-réconciliation - mais pour un sit-in. Une manière de rappeler au ministre ses engagements envers les praticiens au lendemain de son installation à la tête du département de la santé. C’est aussi pour dire au ministre que les deux corps restent mobilisés et solidaires jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications.Dans un communiqué transmis à notre rédaction, l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) a exprimé son soutien aux praticiens grévistes et a appelé les pouvoirs publics à intervenir de façon à mettre un terme à la situation de blocage.K. M
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Grèves illégales du SNPSSP et du SNPSP : Faibles taux de suivi
source :el moudjahid.http://www.elmoudjahid.com/fr/flash-actu/4903

Suite à l’appel à la grève initié par le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) et le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH) informe que les vérifications menées à travers le territoire national indiquent que pour la journée du lundi 16 mai 2011, le taux global de suivi de cette grève à travers les wilayas concernées a été de 22,3% pour les praticiens spécialistes et de 10,59% pour les praticiens généralistes.
Tout en rappelant que la justice a déclaré illégales ces deux grèves, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH) informe les citoyens que les établissements publics de santé sont opérationnels grâce aux réquisitions faites et à la mobilisation des professionnels dans leur écrasante majorité pour la prise en charge des citoyens.
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Alger importe des médecins cubains
Alors que nos médecins sont en chômage, le régime illégitime d’Alger importe des médecins cubains.
L’ambassadeur de Cuba à Tizi-Ouzou: 300 médecins spécialistes cubains en renfort pour le Sud algérienpar Naït Ali H., Le Quotidien d’Oran, 17 mai 2011
L’ambassadeur du Cuba en Algérie Son Excellence Eumelio Caballero Rodríguez a indiqué hier que pas moins de «300 médecins spécialistes cubains seront affectés prochainement au profit des structures de santé du grand Sud algérien», et ce, dans le cadre de la coopération entre les deux pays. Il s’exprimait depuis la wilaya de Tizi Ouzou où il effectuait une visite de travail à l’invitation de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA).Selon les explications fournies au cours d’un point de presse, ces médecins spécialistes viendront en renfort des 340 autres déjà en poste dans ces wilayas du sud où le déficit en la matière est considérable. Abordant l’état des relations entre la Havane et Alger, Eumelio Caballero Rodríguez les a qualifiées de «saines» tout en soulignant que le potentiel des échanges appelé à être développé dans d’autres domaines, en plus de la santé et du sport, est «énorme». Le diplomate cubain n’a pas manqué aussi de rappeler la position de son pays par rapport à la crise libyenne, en exprimant le refus à toute ingérence étrangère et en appelant au cessez-le- feu.
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Les praticiens passent à la vitesse supérieure
SIT-IN DEVANT LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ, DIMANCHE PROCHAIN

Les praticiens ont qualifié les déclarations récentes du ministre, Djamel Ould Abbès, de «propos scandaleux et outrageants».
Au deuxième jour de leur grève illimitée, les médecins généralistes et spécialistes passent à la vitesse supérieure. «Nous appelons nos adhérents à venir massivement au sit-in prévu dimanche prochain, devant le siège du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (Msprh, à Alger)», a déclaré, hier, le Dr Lyès Mérabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp), joint par téléphone. Cette résolution a sanctionné la réunion du Snpsp et du Snpssp (Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique), tenue lundi, au soir du premier jour de leur débrayage ouvert.
Elle a été répercutée par un communiqué signé, conjointement, par le Dr Mérabet et le Dr Mohamed Yousfi, président du Snpssp. «L’intersyndicale appelle tous les praticiens à participer en masse au sit-in prévu devant le Msprh, le dimanche 22 mai, à 11 heures», lit-on dans le même communiqué.
Dans la foulée, les deux syndicats ont qualifié les déclarations faites récemment par le ministre Djamel Ould Abbès de «propos scandaleux et outrageants à l’adresse des praticiens de la santé publique». Dimanche dernier, le ministre a tiré à boulets rouges sur les praticiens grévistes.
«La récréation est terminée», leur a-t-il lancé, via la Télévision nationale. Il a, également, menacé d’appliquer la «loi dans toute sa rigueur». Et les sanctions, selon les dirigeants syndicaux, n’ont pas tardé à tomber. Il s’agit «des retraits sur salaires» et de l’«interdiction absolue de tenir des sit-in et assemblées générales», a rapporté le communiqué de l’intersyndicale.
«En plus de ces mesures, le ministère a envoyé des inspecteurs (le secteur en compte 200, à l’échelle nationale) pour intimider les médecins», a fustigé le Dr Yousfi, contacté par nos soins. Ces mesures auront-elles un impact sur la grève des praticiens? Les responsables de l’intersyndicale assurent que leur mouvement suscite une mobilisation de plus en plus accrue, à l’échelle nationale. «Le taux national de la grève a dépassé le seuil des 80%», a estimé le Dr Yousfi. Le même constat est partagé par le Dr Mérabet. «La mobilisation des praticiens répond, parfaitement, à nos attentes», a-t-il soutenu. C’est dire que Djamel Ould Abbès fait face à une contestation toujours plus forte...
Les étudiants en médecine toujours en grève
Le mot est donné. Les étudiants en chirurgie dentaire et en pharmacie ont décidé de poursuivre leur grève. «Notre débrayage continue», a tranché le Dr Fayçal Oulebsir, porte-parole des étudiants en chirurgie dentaire, rencontré hier à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger. Le Dr Oulebsir a déploré l’échec de la réunion tenue, lundi, au siège du ministère.
«Les représentants du ministère, à leur tête le secrétaire général, nous ont accusés de faire de la politique», a-t-il regretté. Et de jeter un pavé dans la mare: «Le doyen des facultés de médecine, le Pr Arrada (présent à la réunion), a rapporté au ministère des faits erronés. C’est ce que nous avons signalé, séance tenante, devant le concerné qui a observé le silence.» Quid du mouvement des médecins-résidents? Du tac au tac. Les médecins résidents ont décidé de maintenir leur grève ouverte.
«Nous restons en grève tant que nos revendications ne sont pas satisfaites», a annoncé, hier, le Dr Sahnoune, délégué du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), à L’Expression.
Quid de la réunion tenue, lundi, au ministère? «Elle n’a rien apporté de nouveau», a regretté le Dr Sahnoune. «Les médecins résidents doivent reprendre le travail et continuer leur protestation au lieu de sanctionner les malades», a déclaré le ministre, lors d’un point de presse animé juste après la réunion des représentants du ministère avec ces mêmes médecins.
«A l’heure où vous m’appelez (hier) je suis de garde. Nous assurons largement le service minimum. Nous l’avons dit depuis le début de la grève (il y a 2 mois): notre action vise l’amélioration de nos conditions de travail pour une meilleure prise en charge du malade. C’est au ministre de prendre ses responsabilités», a rétorqué le Dr Sahnoune. Ould Abbès l’entendra-t-il de cette oreille?Mohamed Sadek LOUCIF
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OULD ABBÈS MENACE DE RECOURIR AUX RÉQUISITIONS La mobilisation des résidents ne faiblit pas
Le bras de fer entre la tutelle et les résidents se poursuit. Le ministère de la Santé menace de recourir à la réquisition de l’ensemble des grévistes. Une menace qui n’altère en rien la volonté des résidents qui poursuivent leur mouvement.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Le ton est monté d’un cran hier. Le ministère de la Santé menace de recourir à la justice pour transmettre des réquisitions à l’ensemble des résidents en grève. L’objectif est clair : contraindre les médecins à reprendre les services ou les radier du corps des médecins. En attendant, des administrateurs des structures hospitalières ont été chargés de faire le tour des services avec des listes de présence. Des ponctions sur salaires seront effectuées. «Une situation de guerre», commente le Dr Yellès, porte-parole du collectif des médecins autonomes qui n’hésite pas à parler de «terrorisme administratif». Il note avec stupéfaction le discours très ambivalent du ministère de la Santé qui, dit-il, mène une «véritable guerre médiatique» en affirmant avoir répondu aux doléances des résidents au moment où aucune revendication n’a été satisfaite. Lundi, les représentants des résidents s’étaient pourtant déplacés au siège du ministère de la Santé pour assister à l’installation de la commission du service civil. Une installation qui a été reportée car, aux dires du ministère de la Santé, les représentants de l’APN et du Sénat devant y siéger n’avaient pas encore été désignés. Profitant de cette prise de contact, les résidents ont proposé au ministère la signature d’un protocole d’accord dans lequel seraient clairement notifiés les objectifs clairs de la commission du service civil, la publication de la grille de salaires promise et un engagement sur la mise en œuvre effective des recommandations de la conférence des doyens. Des doléances auxquelles n’a pas répondu la tutelle au moment où le communiqué rendu public par le ministère de la Santé n’a pas convaincu les résidents, bien décidés à poursuivre leur mouvement de grève.
N. I. -
PONCTIONS SUR SALAIRES, MENACE DE RADIATION Les praticiens ne cèdent pas aux pressions
souce:le soir D'Agerie
La réaction du ministère de la Santé ne s’est pas fait attendre. En plus des ponctions sur salaires, les praticiens qui entamaient hier leur deuxième jour de grève sont menacés de révocation. L’intersyndicale des praticiens de la santé ne fléchit pas pour autant. Un rassemblement est prévu dès dimanche prochain.
Au deuxième jour de la grève à l’appel du SNPSP et du SNPSSP, la mobilisation des praticiens est intacte. Hier encore, les structures de santé étaient paralysées. Le ministère de la Santé, qui avait instruit les directeur d’hôpitaux afin d’interdire de faire un listing détaillé des grévistes, est passé hier à la vitesse supérieure. Il demandait aux responsables des structures publiques d’interdire tout rassemblement des syndicalistes, de ne pas autoriser l’affichage et de ne pas permettre aux grévistes de constituer des piquets de grève. L’intersyndicale des praticiens, regroupant le SNPSP et le SNPSSP, réunie lundi en fin de journée, n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué rendu public hier, ses animateurs dénonçaient «l’intervention du ministre de la Santé, notamment les déclarations faites ces derniers jours à travers les médias, proférant des propos scandaleux et outrageants à l’adresse des praticiens de santé publique, la campagne de désinformation menée par le MSPRH et ses relais depuis plusieurs semaines, la batterie de mesures répressives commanditées par l’administration centrale auxquelles on a droit encore une fois, en lieu et place du respect des instructions de Monsieur le Président de la République et des engagements réitérés par le ministre de la Santé. Ces mesures se traduisent par des retraits sur salaires et l’interdiction absolue de tenir sit-in et assemblées générales». L’intersyndicale parle de véritable tournant et appelle ses adhérents à observer, dimanche 22 mai, un sit-in dès 11 heures devant le ministère de la Santé. Un premier rassemblement pour «défendre la dignité du praticien généraliste et spécialiste de santé publique, sauvegarder un système de santé publique fort, pour une meilleure prise en charge du malade en lui garantissant son droit constitutionnel pour un accès aux soins équitable ». Commentant la réaction de la tutelle, le Dr Merabet, président du SNPSP, souligne le discours toujours aussi ambivalent du ministère de la Santé qui, à la télévision, appelle au dialogue et, sur le terrain, déploie une batterie de mesures répressives. «Une situation de non-droit», estimet-il. Du côté du SNPSSP, même ton. Son président, le Dr Youssfi, expliquait hier que les praticiens étaient dans une démarche légale. «Si Ould Abbès veut révoquer tous les médecins qu’il le fasse. Il ne va tout de même pas remplacer les médecins en 24 heures. On ne peut pas appeler au dialogue d’un côté et faire de la répression de l’autre. Nous sommes moralement engagés envers le secteur public et nous le resterons.» Animés de cette volonté de faire aboutir l’ensemble de leurs revendications, les praticiens entament aujourd’hui le troisième jour d’une grève qui s’annonce longue au regard du bras de fer qui oppose les deux parties.
N. I. -
La mobilisation au RDV
17.05.2011
La mobilisation au RDV
J2/ Le taux de suivi moyen national: 78 %
PS : Le taux communiqué par le MSPRH est de 20 % pour les spécialistes et de 10 % pour les généralistes.
Situation qui ne justifie nullement le recours de DOA à une batterie de mesures repressives à fin de casser " une grève qui n'a aucun effet sur le fonctionnement des structures de santé "
Plus de détails, sur le taux de suivi par wilaya, seront mis à la disposition des adhérents.
A suivre:
Emission radio consacrée au secteur de la santé et pour laquelle l'intersyndicale SNPSP - SNPSSP est invitée. C'est sur la chaine 1 le 18 MAI 2011 de 09h à 10h30
source: snpsp
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les mensonges de ould abbes à ENTV!!!!!
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aljazeera grève des résidents
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Les praticiens de la santé publique annoncent un rassemblement national le 22 mai
La mobilisation reste importante au deuxième jour de grève
Hadjer Guenanfa
La mobilisation des praticiens et des praticiens spécialistes de la santé publique ne faiblit pas au deuxième jour de la grève dont la durée est indéterminée. « Le taux de suivi est satisfaisant – environ 80 %. Il y a une forte mobilisation malgré la batterie de mesures répressives mises en place par le ministère de la Santé », indique le Dr Lyes Merabet, porte‑parole du Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp).Notre interlocuteur évoque des circulaires envoyées par la tutelle aux établissements de santé publique visant à torpiller le mouvement de protestation initié par son organisation et celle des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp). « Ils ont donné l'ordre d'effectuer des ponctions sur les salaires, pour empêcher les délégués syndicaux d'accéder aux établissements de santé publique et pour leur interdire de placarder des affiches ou accrocher des banderoles. Ils font même appel aux services de l'ordre pour les en dissuader », assure le Dr Merabet. « Les sit‑in et rassemblements sont désormais interdits même à l'intérieur des établissements. On demande donc aux médecins de sortir dans la rue », s'insurge le Dr Mohamed Yousfi, président du Snpssp. Ce dernier parle même de menace de révocation. « Eh bien, s'ils sont capables de révoquer le peu de spécialistes qui exercent dans le pays et d'en ramener d'autres à coût de milliers d'euros, qu'ils le fassent. On les met au défi », lance‑t‑il.Au cours d'une réunion tenue durant la soirée de lundi, l'intersyndicale a décidé d'organiser un rassemblement national devant le ministère de la Santé le 22 mai prochain à partir de 11 heures. Une grande marche des blouses blanches à Alger est également envisagée. Les médecins résidents en grève illimitée depuis deux mois sont actuellement en concertation et pourraient y participer.Les portes du dialogue ont été fermées par la tutelle, affirment les deux syndicalistes. « Contrairement aux déclarations de Djamel Ould Abbès, toutes les portes du dialogue ont été hermétiquement fermées. Pourtant la loi stipule de garder le contact et de faire appel à la médiation », indique Lyes Merabet. « Au lieu d'assumer et de respecter ses engagements, le ministère fait croire que ce sont les médecins qui refusent de dialoguer », regrette Mohamed Yousfi. « Il y a une politique de fuite en avant », ajoute‑t‑il. -
Le mal s'étend et les autorités continuent de faire la sourde oreille
Samir Allam et Ali Idir
source:tsa« Je ne sais pas ce qu’il y a de disponible en Algérie. Tout manque. Si c’était le Yémen, je comprendrais. Mais l’Algérie a tout de même les moyens de soigner sa population ». Ce commentaire n’émane pas d’un opposant politique algérien. Il provient d’une responsable de la pharmacie de l’hôpital Saint‑Antoine à Paris, étonnée par le nombre grandissant de demandes d’achat de médicaments destinés à être envoyés en Algérie.Comme presque chaque jour depuis quelques mois, un Algérien s’est en effet présenté ce mardi 17 mai à la pharmacie de cet hôpital parisien, muni d’une ordonnance pour acheter le Herceptin, un anticancéreux actuellement introuvable en Algérie. Le Herceptin n’est pas vendu en pharmacie en France. Il est disponible uniquement dans les hôpitaux. « Mais nous ne pouvons pas le vendre. Nous recevons ce médicament en vrac que nous conditionnons ici pour ensuite l’administrer à nos patients. Pour les soins à domicile, le médicament est conditionné d’une manière particulière. Il doit rester au frais pendant le transport », explique la pharmacienne de Saint‑Antoine à son client algérien. « En plus, acheter ce type de médicament pour le transporter à l’étranger est illégal. Le gouvernement algérien doit pouvoir savoir quels médicaments entrent sur son territoire. Nous aurions aimé pouvoir vous aider mais c’est impossible », regrette‑t‑elle. Selon elle, tous les hôpitaux parisiens sont régulièrement sollicités par des Algériens.
Le Herceptin en question est destiné à une patiente actuellement hospitalisée à l’hôpital d’Oran. Depuis maintenant plus d’un mois et demi, ce médicament est introuvable en Algérie. « Il y a un problème d’approvisionnement en médicaments. Ca ne concerne pas uniquement le Herceptin », explique un médecin du service oncologie du CHU d’Oran où la patiente n’a pas pris son médicament depuis maintenant un mois, selon ses proches. « Ils nous annoncent l’arrivée du Herceptin vers la mi‑juin. C’est un médicament très important. Le patient, quand il ne le prend pas, prend des risques importants », ajoute le médecin. Un flacon de Herceptin coûte près de 1000 euros. Mais « parfois des médicaments qui ne coûtent rien sont indisponibles », précise‑t‑il.
Le Herceptin n’est pas le seul médicament introuvable actuellement dans les pharmacies algériennes. Des centaines d'autres manquent. Les pharmacies se vident petit à petit. Les malades et les pharmaciens ne comprennent plus rien à cette pénurie qui dure depuis maintenant de nombreux mois, sans qu’aucune solution ne soit trouvée malgré les promesses du ministre de la Santé.
« Actuellement, plus de 800 médicaments seraient en rupture de stock », selon un pharmacien d’Alger. Les malades ne sont pas contents et le propriétaire de la pharmacie est furieux : « nos ventes ont baissé considérablement ces derniers mois ». Le pharmacien commence à lister les médicaments en rupture. Même les pilules de contraception sont introuvables.
Alors que la pénurie de médicaments s’aggrave de jour en jour, le ministre de la Santé Djamel Ould Abbès continue de nier l’existence du problème. Pour le gouvernement, il n’y a aucune pénurie de médicaments. Les producteurs et les importateurs eux font profil bas. Aucun ne dénonce le manque de produits pharmaceutiques. Les organisations patronales, les syndicats et les associations gardent étrangement le silence. Le gouvernement veut à tout prix réduire la facture de l’importation de médicaments. Pour y parvenir, il semble prêt à sacrifier la santé des Algériens. -
communiqué de l'intersyndicale
communique intersyndicale n°01.pdf
L’intersyndicale des Praticiens de la Santé Publique affiche son entière satisfaction devant le niveau de mobilisation observé lors du premier jour de notre grève et dénonce par là même :
- L’intervention du Ministre de la Santé notamment les déclarations faites ces derniers jours à travers les médias, proférant des propos scandaleux et outrageants à l’adresse des praticiens de santé publique.
- La campagne de désinformation menée par le MSPRH et ses relais depuis plusieurs semaines.
- La batterie de mesures répressives commanditées par l’administration centrale auxquelles on a droit encore une fois, en lieu et place du respect des instructions de Monsieur le Président de la République et des engagements réitérés par le Ministre de la Santé. Ces mesures se traduisent par :
- Des retraits sur salaires.
- Interdiction absolue de tenir sit in et assemblées générales.
Devant ce tournant historique :
- Pour défendre la dignité du praticien généraliste et spécialiste de santé publique,
- Pour sauvegarder un système de santé publique fort
- Pour une meilleure prise en charge du malade en lui garantissant son droit constitutionnel pour un accès au soin équitable.
Nous appelons l’ensemble des praticiens de santé publique à une mobilisation massive dans l’union et la solidarité jusqu’à satisfaction de nos revendications justes et légitimes. Dans ce cadre l’intersyndicale appelle tous les praticiens à participer en masse au « Sit in » prévu devant le siège du MSPRH le dimanche 22 mai 2011 à 11 heures.


