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  • La grève du 16 mai,maintenue Les syndicats durcissent le ton

     

    Entre le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et les syndicats du secteur le courant ne passe apparemment plus. La hache de guerre est désormais déterrée.

    Le Syndicat national des patriciens de la santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) viennent ainsi, dans ce contexte, de lancer un véritable défi à Djamel Ould Abbès puisque le mot d’ordre pour une grève illimitée, à partir du 16 mai, est plus que jamais de mise. Autant dire qu’en maintenant la grève ils engagent un bras de fer avec leur tutelle et font carrément fi des menaces brandies par le ministre.

    Ce dernier a en effet indiqué jeudi dernier en marge d’une séance plénière de l’APN consacrée aux questions orales, que la justice a tranché déclarant deux de ces mouvements « illégaux ». Il fait ainsi clairement allusion aux deux syndicats suscités qui ont effectivement déposé un préavis de grève le 8 mai dernier. Les deux syndicats comptent aussi organiser des rassemblements et des marches non seulement à Alger, mais aussi dans d’autres wilayas du pays. les dates et les modalités de ces actions de protestations n’ont cependant pas encore été arrêtées. Dans cette déclaration à la presse Djamel Ould Abbès s’est en outre étonné de la persistance de l’appel à la grève de la part de ces deux syndicats alors qu’il vient d’annoncer les nouvelles grilles de salaires, avec une « augmentation variant entre 70 et 111%, en plus de l’effet rétroactif de 42 mois ». Le ministre a averti que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur à l’encontre de ceux qui suivront ces mouvements de grève déclarés illégaux. Or les deux syndicats ne l’entendent nullement de cette oreille.

    « La grève est maintenue » ont déclaré Lies Merabet, secrétaire général du SNPSP et Mohamed Yousfi, secrétaire général du SNPSSP lors d’une conférence de presse animée hier ajoutant n’avoir reçus aucune notification de la justice contrairement à ce que soutient le ministre. Les deux conférenciers ont annoncé que les deux réunions de conciliation tenues avec le ministère, séparément il faut le préciser, n’ont abouti à aucun résultat concret. « C’est un échec et le ministère en assume l’entière responsabilité » ont-ils précisé. « Le ministre dit que l’augmentation oscille entre 70 et 110% alors qu’il a refusé de nous donner la copie du nouveau régime indemnitaire et ce alors qu’on était dans une réunion officielle » a affirmé Lyes Merabet, pour qui « ce refus est en soi incompréhensible puisqu’il indique clairement qu’il y a du louche dans cette affaire ».

    Pour le premier responsable du SNPSP « le ministre gonfle le taux des augmentation avec une indemnité trimestrielle. Lorsque cette prime est soustraite cette augmentation variera alors entre 25 et 48% seulement du salaire net ». Mohamed Yousfi a, de son côté, minimisé cette hausse en martelant : « Ce que nous pouvons avoir comme gain à travers le rappel de quatre années dont parle le ministre, qui pourrait avoisiner les 80 millions de centimes, est l’équivalent de deux mois de salaires d’un député, ou d’autres corps alors que nous faisant partie de l’élite de ce pays. Qu’on ait le courage de nous dire combien gagne le président de la République, le Premier ministre et les ministres ».

    Djamel Ould Abbès est ainsi accusé, non seulement de refuser d’engager un dialogue sérieux, mais aussi de vouloir casser les syndicats autonomes à travers de fausses informations. Se disant soucieux avant tout d’améliorer le système de santé en Algérie ils ont soutenu que « c’est le ministre qui veut prendre en otage les malades puisqu’il a toujours refusé de discuter sur le service minimum durant les journées de grève. Un service minimum que nous assumions d’une manière unilatérale ».

    Par : Kamal Hamed

     

     


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  • Ould Abbès désavoué par Bouteflika

    Afin d’anticiper sur d’éventuelles ruptures pour l’année 2012, les autorisations d’importation seront également délivrées en totalité avant la fin de l’année 2011.Les perturbations du marché depuis plusieurs mois seraient à l’origine de cette décision.Les opérateurs de la pharmacie sont unanimes à dénoncer le dysfonctionnement dont souffre le marché du médicament et appréhendent, d’ores et [...]

     

    Afin d’anticiper sur d’éventuelles ruptures pour l’année 2012, les autorisations d’importation seront également délivrées en totalité avant la fin de l’année 2011.
    Les perturbations du marché depuis plusieurs mois seraient à l’origine de cette décision.
    Les opérateurs de la pharmacie sont unanimes à dénoncer le dysfonctionnement dont souffre le marché du médicament et appréhendent, d’ores et déjà, les fortes pénuries pour les prochains mois.


    «Les autorisations des programmes à l’importation ont toujours été délivrées vers la fin du mois de décembre, au plus tard à la mi- janvier. Nous sommes au mois d’avril. Des opérateurs attendent toujours leurs programmes dont les produits ne sont pas concernés par l’interdiction. Il est clair que beaucoup de médicaments seront en rupture dans les mois prochains. Il faut prendre en considération les délais pour faire les commandes, les livraisons, le contrôle etc.», s’inquiète un opérateur qui estime que rien ne justifie tous ces retards. Le cahier des charges est selon lui, clair et les conditions n’ont pas changé depuis 2008.  


    «Comment peut-on alors décider de délivrer pour certains mais pas pour d’autres ? Y a-t-il de nouveaux critères que nous ignorons ? Pourtant, des autorisations d’importation ont été accordées à certains opérateurs qui ne disposent pas d’outils de production alors que le cahier des charges l’interdit», s’interrogent-il. Par ailleurs, les opérateurs attendent toujours la publication de la nouvelle liste de médicaments interdits à l’importation. «Ils se trouvent aujourd’hui dans une situation opaque. Ils ne savent pas comment s’organiser afin de se préparer à une nouvelle reconfiguration du marché», s’indigne t-on. L’environnement de l’industrie pharmaceutique est déplorable, a estimé  Nabil Melah le  secrétaire général de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP) dans un entretien à El Watan, et rien n’a été fait pour l’améliorer.


    «Même la mesure d’interdiction des produits fabriqués localement a été mise en œuvre de façon approximative. En revanche, nous vivons des mesures négatives, comme le blocage jusqu’à ce jour des programmes d’importation du vrac pour des opérateurs déjà engagés dans la fabrication alors que les programmes d’importation de produits finis plus coûteux les concurrençant ont été signés. Nous sommes devant une gestion des programmes d’importation au cas par cas sans règles préétablies clairement affichées», a-t-il déclaré.
    La situation s’est compliquée cers derniers mois pour les conditionneurs qui sont plus d’une trentaine qui sont en cours de transfert à la production.


    Leurs problèmes devaient être étudiés au cas par cas par le ministère de la Santé mais la situation demeure aussi compliquée puisque ils sont actuellement en chômage technique.
    L’activité est à l’arrêt depuis plusieurs mois alors que des demandes de prolongations ont été demandées mais restées sans écho. Le recours aux hautes instances du pays afin de trouver des solutions à leur calvaire a été une des actions initiées par des producteurs. Une initiative qui semble avoir ramené ses fruits. 

    Source: El watan

  • Les associations de malades chroniques dénoncent

    Mettre un terme à la gestion catastrophique des médicaments

    Par Amel Bouakba

    L’anarchie, qui s’est emparée du marché des médicaments ces dernières années, a provoqué des pénuries répétées dans plusieurs hôpitaux. Une situation pénible qui pèse lourdement  sur les malades chroniques qui soufrent en silence. Une défaillance dont se plaignent les associations de malades qui ont exprimé, hier, leur cri de détresse, au forum d’El Moudjahid. Une rencontre initiée par le réseau des associations de malades chroniques présidé par
    Abdelhamid Bouallag, qui a également réuni des représentants du ministère de la Santé et le directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH).
    Fraîchement installé à la tête de cette structure, Cherif Delih a hérité de lourds et brûlants dossiers liés à la distribution  des médicaments. Il promet toutefois de prendre en charge ces questions et de faire du mieux qu’il pourra pour mettre un terme aux pénuries et aux ruptures de stocks répétitives. Il a annoncé que la PCH a consacré une grosse partie de son budget aux maladies chroniques et que l’oncologie  est en tête (37%), soit huit milliards de dinars, une augmentation de deux milliards de dinars», dit-il.  Pendant que les responsables des institutions officielles annoncent des mesures à même de faire changer la situation et que d’autres se rejettent la balle quant à la mauvaise gestion des médicaments, les associations des malades ne décolèrent pas et montent au créneau. Ainsi, l’association Nour Doha d’aide aux cancéreux, l’association contre les myopathies,  SOS hépatites virales, pour ne citer que celles-là, affichent leur révolte et s’en prennent aux chargés de la santé. Car, entre les discours officiels qui brossent un tableau idyllique de ce secteur et la réalité, il y a tout un monde. La présidente de Nour Doha évoque la souffrance des cancéreux qui n’ont pas accès à la radiothérapie, un traitement indispensable. Des cris qui n’ont pas eu d’écho auprès du ministère de la Santé, alors que de nombreux cancéreux attendent un rendez-vous de radiothérapie. Un jeune cancéreux de 28 ans de Tizi Ouzou est décédé dernièrement car n’ayant pas eu accès à la radiothérapie. Le  drame des malades est quotidien. Mme Bahamid, présidente de l’association contre les myopathies dénonce, quant à elle, les pénuries qui touchent les médicaments Imurel, Methylase et les réactifs pour les biopsies musculaires. Des pénuries, dit-elle, qui privent des malades de médicaments vitaux. De son côté, Abdelhamid Bouallag, le président de SOS hépatites virales interpelle les autorités concernées et demande aux responsables de se mettre à la place des malades  chroniques qui ne peuvent bénéficier d’un traitement nécessaire.  Selon lui, il est urgent de mettre fin à l’anarchie qui règne en maîtresse dans le secteur et pénalise fortement les malades. Pour l’orateur, «la responsabilité incombe au ministère de la santé». «Il n’y a, précise-t-il, ni étude ni programme sérieux sur les prévisions concernant les médicaments au niveau des hôpitaux, car la PCH se plaint de l’envoi en retard des commandes pour les hôpitaux. Or, ajoute-t-il, la PCH, qui est l’intermédiaire entre les opérateurs de pharmacie et les hôpitaux,  a besoin d’un délai minimum de trois mois pour établir ses commandes auprès des fournisseurs».
    M. Bouallag relève une situation qui traduit cette mauvaise gestion. Il indique qu’en ce moment même il existe une pénurie de médicaments contre l’hépatite dans les hôpitaux due à un dysfonctionnement flagrant. «Ainsi, confie-t-il, malgré le budget important débloqué pour l’achat de médicaments destinés aux malades atteints d’hépatite [300 milliards de centimes], les hôpitaux refusent d’en acheter, expliquant qu’ils ne disposent pas de budget suffisant».    
    Pour ailleurs, le représentant du ministère de la Santé, le problème de la mauvaise gestion des médicaments se pose au niveau des hôpitaux. «Il y a, a-t-il expliqué, une mauvaise coordination entre les hôpitaux et la PCH».  

    A. B

  • Un rapport « noir » sur le système de santé algérien


    Message par djam09

    Un rapport établi par l’Ordre national des médecins a révélé que le système de santé algérien est en constante détérioration à cause de l’instabilité qui a touché ce secteur vital, ces quatre dernières années...

    Une évaluation générale qui a été effectuée au niveau de 12 régions sanitaires a révélé une nette détérioration du système de santé dans notre pays. En effet, un rapport « noir » établi par l’Ordre national des médecins a révélé que le système de santé algérien a été touché de plein fouet par l’instabilité qui a régné dans les établissements hospitaliers algériens lors des quatre dernières années. Il s’agit notamment des grèves répétitives qui ont paralysé les hôpitaux à plusieurs reprises, le pénuries de médicament, particulièrement ceux utilisés dans le traitement des maladies chroniques, l’incapacité des établissement de santé publique de recevoir le nombre de plus en plus important des malades, l’insuffisance des équipements médicaux ou leur défection sans parler de la gestion catastrophique des établissements hospitaliers.

    Le doyen des médecins algériens et président de l’Ordre national des médecins, le docteur Bekkat Berkani, a indiqué qu’un diagnostic général du système de santé algérien durant les quatre dernières années sera présenté au public à la fin de cette semaine. Ce diagnostic sera accompagné de plusieurs propositions et de recommandations qui seront adressées au ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamal Oul Abbès et au Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

    Docteur Bekkat Berkani tire la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique qui règne au niveau des établissements hospitaliers. Selon lui, ces établissements ont été sévèrement touchés par les bouleversements qui ont touché le front social de ce secteur vital, à l’instar des grèves, des pénuries de médicament et l’échec de la politique nationale de santé. Cette dégradation du système algérien de santé est attribuée également à l’insensibilité de la tutelle aux revendications légitimes des personnels de santé, qu’ils soient des médecins résidents, généralistes, spécialistes, infirmiers etc.
    echourouk
  • Quand passent les criquets

    «Le temps est un gaspillage d’argent»
    Oscar Wilde

    Gouverner, c’est prévoir: il n’y a pas sentence mieux connue chez les gouvernés comme chez les gouvernants. Cependant, il serait utile d’ajouter que tout le monde ne prévoit pas la même chose en même temps et que beaucoup n’envisagent un avenir possible qu’en fonction de leurs égoïstes intérêts. Ce sont en général ceux qui font les carrières les plus longues et qui arrivent au bout de leurs ambitions.
    Comme il y a des choses que nul mortel ne peut prévoir: des catastrophes naturelles, tremblements de terre, tsunamis, accident nucléaire, pandémie, invasions de criquets bipèdes, inondations, sécheresse prolongée, crise économique...
    L’Algérie peut connaître, comme l’Egypte de la Bible, tous les fléaux que la Nature et la Volonté divine tiennent en réserve pour montrer aux pauvres humains la juste proportion des choses: il serait alors important de savoir si le pays est préparé pour faire face à toute éventualité. La population désarmée va-t-elle subir les assauts d’un destin contraire ou, à moins que les gens qui ont pris les rênes du pays, sans céder au fatalisme ancestral qui a causé une régression (non féconde) inexorable, va-elle redresser le torse et relever les défis qui lui sont imposés?
    Evidemment, il est très difficile de prévoir les catastrophes naturelles, mais il est facile d’atténuer les conséquences d’un séisme en faisant construire des maisons plus solides et il est encore plus aisé de se prémunir d’un arsenal judiciaire contre les entrepreneurs marrons...
    Les inondations, par contre, peuvent être prévues et combattues par une politique d’aménagement du territoire et une urbanisation adéquate. Seuls le laisser-aller et le laisser-faire peuvent être la cause de ces catastrophes majeures qui, périodiquement, lèvent un lourd tribut.
    Cependant, la liste des négligences ne s’arrête pas là si l’on se réfère au long énoncé des épidémies qui ont sporadiquement émaillé le territoire national au moment des grandes chaleurs.
    Cependant, il y a des domaines où les autorités peuvent prendre des mesures énergiques, qu’elles soient d’ordre préventif ou immédiat: il est étonnant que les photos scandaleuses concernant les conditions de soins dans les hôpitaux et qui ont été publiées sur Internet et mises à la portée de tous par un quotidien national, n’aient pas suscité une quelconque réaction du ministère concerné, qui a d’ailleurs fort à faire devant les revendications légitimes de praticiens dont certains ont un cursus de Bac +12...
    Les citoyens ne se sentent plus en sécurité à l’hôpital, vu les conditions d’hygiène qui y règnent.
    Et ce n’est pas l’équipement qui fait défaut, ni la qualité des praticiens qui est à déplorer. C’est en général la gestion des hôpitaux qui est mise en cause parce que c’est elle qui retient l’attention, qui intéresse tout le monde à court ou à moyen terme: seuls quelques privilégiés ne se sentent pas concernés car ils ont toutes les chances de se faire soigner ou.... de mourir dans une clinique européenne.
    La gestion de l’hôpital n’est qu’un triste exemple de ce qui se passe dans tous les secteurs de la vie quotidienne. Les responsables ont beau pousser des cocoricos en inaugurant chaque réalisation, infrastructure importante, ils ne peuvent cacher le fait que ces chantiers ont tous été réalisés avec des retards très importants, c’est-à-dire avec des surcoûts qui n’auraient jamais dû être...Car le temps est un facteur important dans un projet, et tous les criquets le savent.

    Selim M’SILI

  • Gouvernants Algeriens s'opposent au changement,ils aiment bien naviguer au pif,avec toute impunite'sans partage ,et avec force brute!!!!!

    La représentante de l’UE évite d’évoquer «les réformes» de Bouteflika

    El Watan, 11 mai 2011

    Stefan Füle, commissaire européen en charge de l’élargissement, sera à Alger le 18 mai pour de nouvelles discussions sur la mise en œuvre de l’accord d’association.

    Les réformes «politiques» et les mesures économiques annoncées par Bouteflika lors du Conseil des ministres du 2 mai dernier n’ont pas trouvé d’espace dans le discours de Laura Baeza, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, prononcé, lundi soir à l’hôtel Sheraton, à la faveur de la célébration de la Journée de l’Europe. Habituellement, les diplomates européens «aiment» bien saluer «les efforts» de réformes qui vont «dans le bon sens». Laura Baeza a, par contre, évoqué, presque avec insistance, les changements, qualifiés d’historiques, dans certains pays méditerranéens. Le changement se fait, selon elle, dans la douleur en Libye et en Syrie. Elle a estimé que l’Union européenne (UE) ne peut pas rester indifférente au sort de ses voisins, avec lesquels elle entretient des relations étroites de coopération depuis 1979.

    «Dans un premier temps, l’Union européenne a condamné l’usage de la violence contre les populations civiles en appelant au respect des libertés et des droits des citoyens. Puis, suite à l’ampleur des événements, l’UE a appelé à la mise en place d’un processus de transition», a-t-elle dit. Elle a évoqué l’action de l’UE dans le soutien des personnes déplacées en Libye et «le soutien rapide» accordé à la Tunisie pour développer les zones frappées de pauvreté. Laura Baeza a également souligné le gel des avoirs extérieurs des dirigeants libyens et syriens en raison des massacres commis dans ces pays contre les civils. «Notre place est aux côtés de ceux qui revendiquent la liberté politique et le respect de la dignité humaine. Aucune ambiguïté n’est envisageable de la part de l’Union européenne. Un régime qui tire sur sa population n’a pas de place dans le concert des nations», a-t-elle dit, la voix haute, en reprenant José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.

    Selon elle, l’UE va adopter une nouvelle approche politique avec ses voisins du Sud après les révolutions arabes. «Il s’agit du ‘Partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée avec le sud de la Méditerranée’. Cette démarche constitue un saut qualitatif dans les relations de l’UE avec ses voisins», a-t-elle indiqué. La nouvelle approche est basée sur trois axes : soutien à la mutation démocratique, partenariat étroit avec les populations et stimulation de la croissance économique. La diplomate a indiqué que la coopération entre l’UE et l’Algérie avance à «un bon rythme». Elle a annoncé quatre nouveaux programmes d’un montant global de 96,5 millions d’euros qui concernent, entre autres, les secteurs de l’enseignement supérieur, de l’eau et de la santé.

    Stefan Füle, commissaire européen chargé de l’élargissement et de la politique de voisinage, sera à Alger le 18 mai courant pour continuer les discussions sur l’application de l’accord d’association. Stefan Füle était déjà venu à Alger en mai 2010 pour le même objectif. Autant dire que les choses ne semblent pas avancer. Alger et Bruxelles peinent à fixer une date pour la reprise des négociations sur accord relatif à un calendrier du démantèlement tarifaire. L’Algérie, pour rappel, a demandé le report à 2020 du démantèlement des tarifs douaniers alors qu’à l’origine, cela est prévu en 2017 dans l’accord d’association entré en vigueur en 2005.


    Fayçal Métaoui

  • Répression policiere contre les étudiants yala el3ar!!!!!

    Alger : Dix étudiants blessés dont deux filles transférées aux urgences après une intervention musclée de la Police

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    La répression policière frappe de nouveau contre les étudiants à Alger. Dimanche matin, au moins dix étudiants ont été blessés lorsque les forces de l'ordre ont dispersé violemment un rassemblement des étudiants en Pharmacie, a appris elwatan.com. Ces étudiants ont tenté, vainement, de manifester pacifiquement à Alger devant les portes de la Fac Centrale au niveau du boulevard Didouche Mourad.  

     

    "Nous avons été tabassés pendant de longues minutes. Nous avons dénombré au moins dix blessés parmi les étudiants. Deux étudiantes ont été transférées aux urgence à l'hôpital Mustapha Bacha pour des soins urgents", confie à elwatan.com, Rachid Chouitem, le délégué des étudiants en Pharmacie. 

    Selon notre interlocuteur, des centaines d'étudiants ont voulu manifester pacifiquement au niveau de la rue Didouche Mourad pour protester contre la fermeture arbitraire des amphithéâtres de la Fac Centrale.

    "L'administration a tenu à nous empêcher de tenir notre assemblée commune. Alors, nous avons décidé d'occuper la rue pour exprimer notre colère contre cette attitude inacceptable. Mais une fois encore, nous avons été terriblement réprimés", s'écrie Rachid Chouitem selon lequel les étudiants en Pharmacie restent toujours mobilisés sur les trottoirs au niveau de la Fac Centrale pour défier les centaines de policiers anti-émeutes déployés pour contenir toute velléité de marche.  

    Abderrahmane Semmar
  • no moment

     

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  • Un silence impressionnant!


    Et que tout le monde débatte! Nous pastichons quelque peu ici le célèbre slogan d’un opérateur de téléphonie mobile. En vérité, cela ne semble pas aussi évident que cela paraît dès lors qu’il est question de débat politique. En fait, nous sommes à des années-lumière du débat politique tel qu’il est conçu et compris sous d’autres cieux. Aussi, rien ne semble assurément assez fort pour sortir les hommes politiques algériens de leur léthargie et du mutisme dans lequel ils se sont barricadés. Ils n’ont donc rien à dire, ces députés, ces sénateurs, ces démocrates, ces ministres, à défaut de commenter certaines sorties, comme celle de l’ex-président Ben Bella? Pas d’avis à donner sur la marche des affaires du pays, pas de propositions, d’initiatives alors que, nous semble-t-il, c’est la raison même du pourquoi de leur fonction: débattre des politiques (économique, sociale, culturelle, politique...) du gouvernement, porter la contradiction, être constamment sur le terrain à l’écoute des électeurs pour les uns, des demandes des citoyens, pour les autres. Dans les faits, rien de cela n’existe et chacun agit en vase clos. Les gouvernants soliloquent, ils n’écoutent pas, décident de tout, ne consultent pas leurs partenaires sociaux et économiques, n’expliquent pas des décisions prises au nom des Algériens. Ainsi, nous ne saurons jamais le pourquoi des pénuries des produits de large consommation, comme les raisons des augmentations de leurs prix...Il aurait été politique que les ministres se justifient du travail qu’ils effectuent ou n’ont pu, pour une raison ou une autre, réaliser, à l’instar du métro d’Alger attendu depuis trente années...On n’en saura rien, sinon que ces ministres répéteront à l’envi qu’ils exécutent le programme du Président. La belle affaire! Autant dire que nos ministres sont irresponsables de ce qu’ils font et ne sont pas comptables des innombrables ratages répertoriés. Certes, il est plus commode de se camoufler derrière les orientations du chef de l’Etat. Les députés et sénateurs, généreusement rétribués par l’Etat, se la coulent douce et ne s’inquiètent pas trop des dysfonctionnements qui affectent la marche de l’Etat et du pays, ne montrent aucune curiosité pour s’informer de la reproduction d’affaires scabreuses qui donnent une image déplorable de l’Algérie (corruption, cherté de la vie, multiples scandales défrayant la chronique, les détournements dans les administrations et les banques...). Combien d’enquêtes les sénateurs et les députés ont suscité et diligenté pour savoir? Aussi, il est absurde de demander combien de lois ils ont proposé, débattu et adopté, quand ils se sont surtout illustrés par leur absentéisme? Les démocrates et la société civile? Où sont-ils en ces moments d’incertitude où l’on tente d’amorcer le débat sur des lois (Constitution, électorale, sur les partis) qui engageront le pays sur le long terme? Or, ces derniers observent un déroutant silence donnant l’impression de n’être pas concernés par l’évolution du pays laissant le champ libre à d’autres voix qui ne font pas nécessairement consensus. Un silence radio impressionnant. Où sont donc passés les leaders démocrates, de la société civile et des associations de défense de la citoyenneté, se revendiquant de la démocratie et luttant pour une Algérie plurielle et républicaine? La politique est une bataille au long cours, et lorsque l’on ne peut tenir le rythme, ou que la conviction et la volonté font défaut, il faut savoir reconnaître ses limites et faire autre chose. Quand on ambitionne de guider les hommes, il faut à tout le moins avoir des convictions et en accepter les servitudes. Dès lors, on ne comprend pas le silence que s’imposent les démocrates au moment où de grands dossiers sont en débat. C’est pourtant, le triste constat qu’il faut être de mauvaise foi pour ne point relever quand la discussion sur le devenir du pays est soustraite à ses principaux acteurs.

    Noureddine MERDACI

  • la justice Algerienne tire plus vite que son ombre!!! ET dire qu'elle est indépendante!!!

     

    La médaille d’honneur !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Dernière minute ! En fouillant dans l’ordinateur de Ben
    Laden, les Américains seraient tombés sur des films pornos.
    Démenti formel d’Al Qaïda par le biais d’un communiqué
    signé …

    Abou Dorcel Siffredi

    Ce n’est pas tous les jours que je rends hommage à la justice. Alors, quand je le fais, je voudrais que cela soit noté, enregistré. Oui ! Je veux rendre hommage à la justice de mon pays. Souvent traînée dans la boue pour ses lenteurs, souvent comparée à une vaste toile d’araignée inextricable dans laquelle le justiciable est empêtré, souvent vilipendée pour ses années, voire ses décennies à traiter des affaires, même les plus insignifiantes, notre justice sait aussi contredire, mettre à mal de manière superbe cette image négative que l’on a d’elle. Oui ! Tout n’est pas mauvais dans notre justice ! Oui, il y a des juges qui travaillent vite. Très vite. Plus vite que leur ombre. Il y a aussi des dossiers qui n’ont même pas le temps de traîner dans les bureaux des greffiers. Parfois, le traitement de ces dossiers est tellement rapide qu’ils n’ont même pas le temps de pénétrer le palais. Un service plus particulièrement se démarque de tous les autres. Il est le fleuron de cette justice qui sait être rapide quand elle veut. Il devrait servir d’exemple pour tous les autres services. Je plaide d’ailleurs pour qu’il accède au statut honorifique de «SP» Service Pilote. Et cette distinction ne serait pas volée ! J’irais même plus loin. Ce service ne serait rien sans ceux qui le composent. Et à ce titre, à ce juste titre, je propose de manière solennelle que les membres de ce service soient décorés. Oui m’sieur ! Décorés au cours d’une cérémonie grandiose, car ils le méritent ! Ils sont le service judiciaire le plus rapide du pays. De la région. Du continent. Voire même plus large, du monde. Non ! Non ! Je n’exagère pas ! Je ne perds pas le sens de la mesure. Bien au contraire, je reste vachement mesuré en ne proposant ce service qu’à une simple distinction honorifique et à quelques médailles. Ailleurs, ce service aurait eu droit à tout ! Mais ne faisons pas la fine bouche. Commençons juste à rendre hommage de manière digne et émue à ce service. Oui ! Je rends hommage à cette section judiciaire qui est chargée régulièrement, presque tous les jours que Dieu fait, de jour comme de nuit, parfois même le vendredi saint, de déclarer illégale une grève. De décréter que des travailleurs, des médecins, des étudiants, des chômeurs, des retraités ou des ostréiculteurs du versant Est de l’oued El Harrach sont dans l’illégalité lorsqu’ils débrayent. Cet hommage est d’autant plus justifié que j’ai ouïe dire que les responsables de notre justice ont promis d’encore mieux faire pour améliorer les prestations de ce déjà très rapide fleuron. Dans pas très longtemps -tout à coup-subitement-incessamment, ils ont promis d’arriver à une étape supérieure. Celle de déclarer illégale une grève avant qu’elle ne se déclenche ! C’est pas beau, ça ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • SPÉCIALISTES, GÉNÉRALISTES ET RÉSIDENTS EN GRÈVE ILLIMITÉE Les hôpitaux sans blouses blanches


    Le risque de paralysie des structures hospitalières est réel. Aux résidents en grève depuis plus de deux mois, se joignent, dès aujourd’hui, les praticiens de la santé publique. Le service minimum ne sera pas assuré de manière unilatérale.
    Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les malades qui solliciteront à partir d’aujourd’hui les structures publiques de santé devront s’armer de patience. Les résidents qui poursuivent leur mouvement de protestation ne seront plus seuls sur le terrain de la contestation. Les praticiens et les praticiens spécialistes répondant à l’appel du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) débrayent également. Le service minimum, traditionnellement assuré par les médecins de manière unilatérale, ne le sera cette fois que si le ministère de tutelle prend l’initiative d’ouvrir des discussions sur les modalités de son application comme stipulé par les lois régissant la pratique syndicale. Poussés dans leurs derniers retranchements, les deux syndicats autonomes font monter la pression après l’échec d’une tentative de conciliation. Une «non-conciliation » préfère dire le Dr Yousfi, président du SNPSSP pour qui il n’existe aucune volonté d’apaisement. Le ministère de la Santé a en effet eu recours au procédé classique en actionnant la justice. Les deux syndicats autonomes apprenaient jeudi par le biais de la presse que la justice avait déjà statué et déclaré sans surprise le mouvement illégal. N’ayant reçu aucune notification, les deux syndicats ont maintenu leur appel à la grève. Ils dénoncent la non-tenue des engagements de leur tutelle. Le SNPSSP revendique depuis des années l’amendement du statut particulier avant la révision du régime indemnitaire, la prise en charge de la question des concours, l’amélioration des conditions d’exercice du service civil et une meilleure répartition des logements de fonction pour les médecins. Les revendications du SNPSP s’articulent, quant à elles, autour de l’amendement du statut particulier et du régime indemnitaire. Le ministre de la Santé a préféré, lui, communiquer uniquement sur la question des salaires. En annonçant des augmentations pouvant atteindre les 110%, il n’a pas obtenu l’effet escompté et pour cause : les syndicats sont formels. Les augmentations ne seront pas de cet ordre et ne dépasseront guère les 35%. Pourquoi Ould Abbès avance-t-il donc des chiffres mirobolants ? Les deux syndicats crient à la manipulation et soupçonnent le ministre de la Santé de vouloir jeter en pâture les médecins en prenant à témoin l’opinion publique. Une manœuvre que les syndicats promettent de déjouer en mobilisant leurs troupes. Ils promettent des actions de protestation d’envergure dont la marche des blouses blanches qui devrait réunir des milliers de médecins. L’occasion, affirment le SNPSP et le SNPSSP, de défendre non pas uniquement la profession mais tout le système de santé.
    N. I.

  • Amar Bentoumi. Premier ministre de la Justice de l’Algérie indépendante

    Amar Bentoumi. Premier ministre de la Justice de l’Algérie indépendante

    Source "EL WATAN"

    Les juges font parfois ce qu’ils pensent être la volonté du pouvoir




    Amar Bentoumi vient de publier Naissance de la justice algérienne (éditions Casbah). Le premier ministre de la Justice de l’Algérie indépendante y fait une analyse historique et technique complète de l’évolution du système judicaire en Algérie.

    - A travers votre ouvrage, dans lequel vous avez essayé d’être exhaustif, avez-vous remonté toute l’histoire de la justice algérienne ?

    D’abord, je voulais donner une idée générale de la justice telle qu’elle était à la veille de l’Indépendance du pays. Je parle de l’organisation judiciaire, de l’organisation pénale spéciale pour les Algériens, du code de l’indigénat, et de toute la législation durant la période coloniale. Je suis revenu sur ce qui aurait dû être appliqué selon les Accords d’Evian qui, dans une certaine mesure, limitait la souveraineté algérienne dans ce domaine, et ce qui s’est fait réellement. On appelait cela la période transitoire : elle courait de la date du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, à la date de la proclamation des résultats du référendum de l’autodétermination. Les Accords d’Evian avaient prévu la mise en place d’institutions organisant les pouvoirs publics (exécutif provisoire, Haut-Commissaire, tribunal de l’ordre public).


    - Et comment a été construite la justice algérienne ?


    Au départ, il fallait créer le ministère de la Justice (Amar Bentoumi indique que le ministère a été installé au début dans quatre bureaux au troisième étage du Palais de la justice d’Alger, ndlr). Cela s’est fait par le décret 63/128 du 23 avril 1963 portant sur l’organisation d’une administration centrale du ministère de la Justice. Au début, l’objectif était d’aménager ce qui existait. Tout ce qui était spécifiquement français ou à caractère colonial a été écarté ou simplifié. Cette simplification s’imposait autant que la réforme de certains principes et lois. Le droit français n’avait plus la primauté sur le reste. Ce principe a été inversé. Nous avons algérianisé la justice et fait appel à un personnel algérien.


    - Comment ce personnel a été formé ?


    Ce personnel, pour la plupart, n’avait pas de licence en droit. Il était nécessaire de lui faciliter le travail en lui assurant une formation continue et un encadrement. Cet encadrement a été fait grâce au volontariat d’une cinquantaine d’avocats algériens qui ont abandonné leurs cabinets et se sont mis au service de l’édification de la justice algérienne. C’était entre 1962 et 1963. A l’époque, plus de 85% des magistrats, des greffiers, des huissiers, des notaires et des avocats français ont quitté l’Algérie. Les Algériens refusaient de s’adresser à ceux qui étaient restés pour régler leurs problèmes. Depuis mars 1962, la plupart des cours et tribunaux avaient cessé de fonctionner. Il fallait démarrer de zéro.


    - Vous avez aussi évoqué dans votre ouvrage plusieurs affaires…


    Des affaires qui remontent au début de l’Indépendance comme celles des harkis et de Khemisti. J’ai dû m’occuper à deux reprises du cas de l’internement de Ahmed Ben Bella après le coup d’Etat du 19 juin 1965 après mon élection comme bâtonnier. Malgré les imperfections de leur formation, les magistrats ont dès le début eu une certaine indépendance par rapport à ce qui allait venir. J’ai fait une analyse du système sous le règne de chaque chef d’Etat : Boumediène, Chadli, la décennie noire et enfin la période des réformes engagées par le président actuel. J’ai fait un examen objectif de ces réformes en évoquant les aspects négatifs et positifs.

    - Vous évoquez également «la maladie chronique» de la justice algérienne et revenez sur le contexte des «réformes»…



    Dans le dernier chapitre du livre, je montre les conditions dans lesquelles peut exister ou doit exister une justice digne de ce nom.


    - A savoir ?


    Respect de l’indépendance des juges et des avocats, respect des droits de l’homme et construction d’un véritable et authentique Etat de droit. C’est là, résumé, ce que contient le dernier chapitre du livre porteur aussi d’une perspective d’avenir pour la justice algérienne.


    - Quel bilan faites-vous des réformes de la justice engagées depuis 2000 ?


    Les réformes de la justice ont, à mon avis, compliqué les procédures au lieu de les simplifier. Elles ont objectivement éloigné la justice du justiciable, alors que le mot d’ordre portait sur le contraire, c’est-à-dire rapprocher les citoyens de la justice. Un exemple : l’ancien code de procédure civile était constitué de 400 pages, le code amendé comprend plus de 1200 pages ! Imaginez alors le citoyen tentant de comprendre le fonctionnement de la justice en lisant un nombre aussi important de pages !


    - Le Premier ministre a dit à l’APN que les affaires de la corruption seront bien traitées parce que la justice est indépendante. Est-ce réellement le cas ?


    Il est de notoriété publique que la justice algérienne n’est pas indépendante. Elle l’est lorsqu’il s’agit de traiter d’affaires entre citoyens, des litiges personnels ou autres. On ne peut pas dire que le pouvoir intervient à chaque fois. Cela dépend aussi de la conscience professionnelle des juges. Mais dans les affaires dites sensibles comme celles liées à la corruption, la liberté d’expression ou la presse, on ne peut pas prétendre que la justice est indépendante.


    - D’où la justice reçoit-elle les ordres ?


    Elle reçoit les ordres directement de l’Exécutif. Et les juges, comme parfois les journalistes, s’autocensurent ou vont au-delà. Ils font parfois ce qu’ils pensent être la volonté du pouvoir.


    - Il paraît qu’il existe des juges qui, eux-mêmes, refusent d’être indépendants !


    Avec le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la procédure pour les nominations et les changements d’affectation, il existe un système de pressions qui ne dit pas son nom. Cela, parfois, ne figure pas dans le texte. Le CSM donne tous les pouvoirs au ministère de la Justice.


    - Faut-il réformer ce Conseil ?


    D’abord, le CSM doit être constitué uniquement par les élus. Les magistrats doivent être choisis lors d’élections libres. Le CSM doit avoir aussi des pouvoirs de protection et de nomination des juges. Il ne doit pas être un organe d’enregistrement des décisions prises par le ministère de la Justice.


    - Vous avez été avocat pendant de longues années. Les droits de la défense sont-ils réellement garantis dans les salles d’audience ?

    Respecter les droits de la défense dépend de l’avocat. C’est à lui de lutter pour son droit à l’audience et imposer sa liberté d’expression. L’Ordre des avocats doit également apporter un soutien aux défenseurs. Cela aussi dépend des bâtonniers. D’une manière générale, les avocats arrivent à imposer le droit à la liberté d’expression, mais cela ne veut pas dire qu’ils imposent leurs points de vue.



    - Existe-t-il des bâtonniers qui se laissent faire ?


    A mon avis, oui. Il suffit de le demander aux avocats et vous aurez les réponses des professionnels sur le terrain.



    - L’état d’urgence, maintenu dans le pays depuis février 1992, a entraîné le «glissement» partiel de la loi exceptionnelle dans la législation ordinaire. Que pensez-vous de cette situation ?


    L’état d’urgence est par définition provisoire. En Algérie, comme en Egypte d’ailleurs, le provisoire dure depuis des années. Un certain nombre de libertés et de droits, prévus par la Constitution, sont suspendus légalement. Il s’agit par exemple des perquisitions à tout moment, de la prolongation de la durée de la détention préventive. Il existe aussi une série d’articles dans le code de procédure pénale. Le pouvoir n’est pas tenu de respecter ces droits et libertés en raison de cet état d’urgence. Omar Ibn Khattab a dit : «Le droit qui n’est pas appliqué n’existe pas.»

    Bio express :

    Amar Bentoumi, 87 ans, a été l’avocat officiel du PPA-MTLD avant de créer, avec Rabah Bitat, le premier collectif des avocats du FLN en 1955. Arrêté en 1957, il est resté détenu dans les camps de Berrouaghia, Bossuet et Douéra jusqu’en 1959. Après l’assassinat de Aïssat Idir, le fondateur de l’UGTA, il engagea une véritable campagne pour dénoncer ce meurtre. A la demande de Abdelhafid Boussouf, il organisa un réseau d’information pour le MALG. Après juillet 1962, il fut responsable du cabinet de Rabah Bitat au ministère des Affaires militaires. Elu à l’Assemblée constituante en tant que député de Constantine, Amar Bentoumi devint le premier ministre de la Justice de l’Algérie indépendante. En désaccord avec Ahmed Ben Bella, il démissionna de son poste de ministre. Ben Bella avait alors ordonné de l’interner à Adrar avec Ferhat Abbas de juin 1964 à juin 1965. A partir de 1967, Amar Bentoumi occupa plusieurs fonctions : bâtonnier, vice-président de l’Union internationale des avocats, secrétaire général puis président de l’Association internationale des juristes et, enfin, membre de la commission de médiation et de conciliation de l’Organisation de l’unité africaine (devenue Union africaine)

  • LES PRATICIENS DÉFIENT OULD ABBÈS

    source:expression dz
    Les praticiens défient Ould Abbès

    «Les franchises hospitalières et universitaires sont inviolables»

    Généralistes et spécialistes, les médecins maintiennent leur mot d’ordre de grève illimitée à partir de lundi prochain.

    C’est un véritable défi que les praticiens, spécialistes et généralistes ont lancé, hier, au ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (Msprh), Djamel Ould Abbès. «Chiche, M.le Ministre! Engageons un débat franc et sans complaisance aucune devant les médias lourds et la presse écrite, étatique et privée, sur la situation délétère du secteur de la santé», a lancé le Dr Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp), lors d’une conférence de presse animée, conjointement, avec le Dr Lyès Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (Snpsp), au siège du Snpssp, à Alger. Les deux conférenciers ont mis en exergue la duplicité entre les déclarations faites par le ministre à la presse et sa démarche dans la conduite du dialogue avec les partenaires sociaux, notamment les syndicats qu’ils représentent. «Nous sommes en situation de remise en cause du dialogue social et du pluralisme syndical», a dénoncé le Dr Merabet. Dans la foulée, il a qualifié la réunion à laquelle le Snpsp à été convié, mardi dernier, de «réunion de non-conciliation». Durant cette réunion, le Snpsp a demandé au représentant du ministère de lui remettre «une copie du texte» relatif à la révision du régime indemnitaire, «séance tenante». «Le représentant du Msprh affirme qu’il ne dispose pas de la mouture signée qui est programmée pour la publication incessamment», tel que mentionné dans le procès-verbal, sanctionnant cette réunion (envoyé mercredi à notre rédaction par le Snpsp). «Le représentant du ministère a refusé de nous remettre le document.
    Devant cette situation, les représentants du ministère du Travail (présents à la réunion pour rapprocher les positions des deux parties), sont restés dans l’expectative», a déploré le Dr Merabet.Même son de cloche chez le Dr Yousfi. «Nous avons été conviés à une réunion de conciliation. En parallèle, nous apprenons, par voie de presse, que le ministère a saisi la justice et que cette dernière a déclaré illégale notre grève illimitée, avant même qu’elle ne soit lancée», s’est-il étonné. Cela dit, les deux conférenciers ont été catégoriques: médecins spécialistes et généralistes entreront en grève ouverte, à partir de lundi prochain. «Conformément aux résolutions de son conseil national extraordinaire, tenu à Alger, le 05/05/ 2011, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) a déposé en bonne et due forme un préavis de grève. Celle-ci débutera le lundi 16/05/2011», lit-on dans une déclaration remise, hier, à la presse.
    Le Dr Yousfi a aussi fustigé les dernières déclarations du ministre, relayées par la presse, invitant les praticiens à préserver «leur pain». «De telles déclarations constituent une atteinte grave à notre dignité. Nous nous battons pour la préservation du droit constitutionnel du citoyen à la santé. Le ministre est censé défendre, en premier lieu, ce droit», a-t-il fulminé. Les deux orateurs se sont, ensuite, étalés sur les augmentations de salaires annoncées récemment par M.Ould Abbès. «Contrairement aux affirmations du ministre qui les situe à plus de 80%, ces augmentations varient entre 25% et 48%, non pas du salaire de base, mais du salaire net», a précisé le Dr Merabet. Ce dernier a souligné, que cette augmentation repose sur l’intégration des primes de performance trimestrielles au salaire. Pour sa part, le Dr Yousfi a révélé que «le poste de 3e degré de médecin généraliste en chef, annoncé à plusieurs reprises par l’administration centrale, n’existera que dans trois ans, au minimum», Les deux présidents ont, par ailleurs, condamné la violation de la franchise hospitalière par la police, mercredi, lors du rassemblement des médecin-résidents et des étudiants en sciences médicales, à l’hôpital Mustapha Pacha.
    «Les franchises hospitalières et universitaires sont inviolables», a martelé le Dr Yousfi. A cet effet, le président du Snpssp a annoncé qu’une réunion s’est tenue entre les deux syndicats et le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), mardi. «Nous sommes en contact permanent pour coordonner nos actions», a confirmé le Dr Merabet. Les deux intervenants ont, encore une fois, réitéré la détermination de leurs syndicats à organiser un sit-in et une marche nationale, dont les dates n’ont pas été arrêtées. Au demeurant, les deux syndicats engageront des poursuites judiciaires qui ont été annoncées, récemment dans les prochains jours. Le torchon continue de brûler entre les praticiens et le département de Djamel Ould Abbès. En attendant des solutions concrètes, le secteur de la santé se dégradede plus en plus.

    Mohamed Sadek LOUCIF

  • Qui a peur de la transparence ? ould abbas!!!!


    Un chercheur algérien résidant au Canada vient de proposer aux autorités algériennes un système de traçabilité des médicaments très innovant.
    Protégée par les droits d’auteur, son invention, qui a forcé l’admiration à l’étranger, a été validée par l’Agence algérienne de valorisation de la recherche, avant que toutes les portes ne se referment. Toutes les parties sollicitées ont tourné le dos au chercheur qui a fini par se demander si l’Algérie attendait de voir le système appliqué ailleurs pour l’acheter au prix fort. La transparence fait, visiblement, peur…

  • ILS ACCUSENT OULD ABBÈS DE FAIRE DANS LA MANIPULATION Les praticiens maintiennent la grève illimitée


    source :le soir d'Algerie

    A compter de lundi, les praticiens et les praticiens spécialistes entameront une grève illimitée. Ils répondront à l’appel du SNPSP et du SNPSSP. Les deux syndicats accusent Ould Abbès de faire dans la manipulation en annonçant des augmentations de salaires qui ne correspondent pas à la réalité.
    Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les réunions de conciliation auxquelles avaient été conviés les deux syndicats autonomes n’ont pas permis de désamorcer la crise. Pire encore, le SNPSP et le SNPSSP en sont ressortis convaincus que le ministère de la Santé n’a aucune prédisposition à régler les problèmes posés par les représentants des médecins et des médecins spécialistes. Ils en veulent pour preuve l’attitude pour la moins incompréhensible des responsables de la santé qui refusent de remettre aux syndicats une copie dudit régime indemnitaire dont Ould Abbès fait de la promotion. A ce dernier qui affirme que les augmentations seront de l’ordre de 80%, le Dr Merabet, président du SNPSP, répond que les calculs faits par le ministre de la Santé sont erronés et que les augmentations au final ne seraient que de l’ordre de 35%. Et ce n’est pas tout ! Au moment où le ministre sème le trouble dans l’opinion publique en évoquant des rappels de l’ordre de 800 000 DA, le président du SNPSP tient à souligner qu’il s’agit d’un rappel de quatre années qui n’équivaut même pas deux salaires d’un ministre. Ironique, le Dr Merabet ajoute que les praticiens devraient même réclamer des intérêts pour avoir attendu si longtemps avant de pouvoir percevoir ce rappel. Autre preuve de la non-disponibilité d’Ould Abbès au dialogue, un énième recours à la justice qui a, sans surprise aucune, déclaré la grève illégale. Le Dr Yousfi, président du SNPSSP, certifie n’avoir pris connaissance de l’action en justice qu’à travers les ondes de la Chaîne III. Les syndicats n’ont reçu aucune notification. Cela n’étonne nullement le numéro un du SNPSSP pour qui ce procédé est «classique». Il dénonce la duplicité du département d’Ould Abbès qui a eu recours à la justice le jour même de la réunion de conciliation. Une réunion que le Dr Yousfi qualifie d’artifice. Signe de la grande tension entre les deux parties, les praticiens ne comptent pas assurer le service minimum de manière unilatérale. Explications du Dr Yousfi : «La loi syndicale est claire : c’est au ministère de tutelle d’appeler à des discussions autour des modalités d’application du service minimum. Dans toutes les précédentes grèves, il ne l’a pas fait. Ce sont les praticiens qui l’ont assuré de manière unilatérale. Cette fois-ci, la balle est dans le camp du ministère de la Santé.» Ce dernier prendrat-il l’initiative ? Pour l’heure, les syndicats sont bien décidés à mener leur grève. Des actions de protestation seront au programme. Elles seront arrêtées par les instances des deux syndicats. Le principe d’une marche des blouses blanches est déjà acquis. Les résidents se joindront certainement à cette marche. Une marche non pas pour «le pain» mais pour défendre une profession, un secteur, insistent les syndicats.
    N. I.

  • Les syndicats menacent de ne pas observer le service minimum

     

    A trois jours du début de la grève dans la santé publique le 16 mai, les syndicats durcissent leur position. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp) menacent de ne pas observer le service minimum. « La loi syndicale est claire. Elle stipule que c'est l'employeur qui doit faire appel au partenaire social pour discuter du service minimum. Lors de toutes les grèves qu'on organisait, ce sont les médecins qui prenaient unilatéralement la décision. La tutelle ne les a jamais contactés. On ne le fera plus », a affirmé le DMohamed Yousfi, porte‑parole du Snpssp, vendredi 13 mai lors d’une conférence de presse conjointe avec le Snpsp à Alger. « C'est le ministère de la Santé qui prend en otage le citoyen », ajoute‑t‑il.
     
    Les deux syndicalistes ont a réaffirmé le maintien du mot d’ordre de grève générale illimitée à partir du 16 mai. Ils ont évoqué les propos tenus la veille par le premier responsable du département de la Santé, Djamel Ould Abbès, en marge d'une séance parlementaire. « C'est par le biais des médias que nous avons su que nous sommes estés en justice. Et que notre grève est illégale », s'est étonné le Dr Lyes Merabet, porte‑parole du Snpsp. « Pourtant, on a suivi toute la procédure légale », s’est défendu le Dr Yousfi. Les deux organisations syndicales ont affirmé n’avoir reçu aucune convocation de justice jusqu'à vendredi. Tout en qualifiant les déclarations de Djamel Ould Abbès d’« irresponsables », le Dr Merabet a affirmé que le ministre se substitue même au ministère de la Justice après avoir tenté de se substituer aux syndicats. « On est aujourd'hui dans une pluralité syndicale de façade », a‑t‑il déploré.
     
    Les praticiens et les spécialistes ont déploré également le  manque de volonté de la part de la tutelle de mettre fin à ce conflit social. « Djamel Ould Abbès n'est pas dans un esprit de conciliation », a souligné Lyes Merabet. Pour le DYousfi, « le problème est aussi dans l'absence d'une politique de santé globale. C'est le cas dans tous les secteurs mais c'est encore plus sensible pour la santé. Ça se paie cash en termes de vies humaines ».
    source: tsa
  • Communiqué du SNPSP


    Conformément aux résolutions de son conseil national extra ordinaire tenu à Alger le 05 05 2011, le syndicat national des praticiens de santé publique SNPSP a déposé en bonne et due forme un préavis de grève. Celle-ci débutera le lundi 16/05/2011. Les  principales raisons évoquées pour ce débrayage sont :

    1ère Raison : le non respect par le ministre de la santé de son engagement par écrit concernant l’amendement du statut particulier pour le quel les praticiens de santé publique ont observé 04 mois de grève durant l’année 2010, notamment les articles suivants :

    • 1er Article : permettre aux praticiens nouveaux compte tenu de leur qualification élevée, d’être titularisés dès leur recrutement sans passer par la période de stage.
    • 2ème Article : permettre aux praticiens généralistes l’accès aux grades sup de principal et de chef automatiquement en attendant la mise en place des modalités du concours.  
    • 3ème Article : Classification sur la grille des salaires ;

    a)       Permettre au chirurgien dentiste généraliste et pharmacien généraliste débutants de passer de la catégorie 13 à la catégorie 15.

    b)       Permettre au médecin généraliste en chef de passer de la  subdivision 2 à la subdivision 3.

    2ème Raison : non respect du ministre de la santé de son engagement concernant le régime indemnitaire pourtant négocié et ratifié en commission mixte le 16 03 2011 avec le SNPSP.   Le Ministère de la santé (MSPRH) est en train d’induire en erreur les praticiens médicaux en gonflant les salaires par l’inclusion des 30% de l’IPAP (indemnité de performance qui varie de 0% à 40%). Cette indemnité , a taux variable, n’est pas attribuée mensuellement mais trimestriellement et elle n’est pas servie quand le praticien est en congé de maladie ou en congé de maternité ou en congé annuel.    Le ministre de la santé à travers ses déclarations à la presse parle d’une augmentation de 110% alors que celle-ci est calculée uniquement sur le salaire principal (salaire de base + indemnité d’expérience professionnelle (IEP). L’IPAP est donc incluse dans cette fausse augmentation.

    En conclusion, cette majoration pour laquelle le ministère ne veut pas donner les détails, est de l’ordre de 80% du salaire de base + IEP et non du salaire net perçu actuellement. Ce qui ramène cette hausse à environ 35% (25 à 48 % selon les corps et les grades) du salaire net global perçu pour le moment par les praticiens.

    3ème Raison : les manipulations du MSPRH à vouloir dénaturer le parcours d’une négociation qu’il a consacrée au SNPSP durant plus de 09 mois à l’objectif clair de semer la confusion dans l’esprit des adhérents en faisant appel devant la télévision à des syndicalistes de service qui n’ont porté, publiquement et officiellement, aucune des revendications des praticiens de la santé depuis des années pour s’approprier le résultat d’un combat qu’ils n’ont jamais mené. Une démarche que condamne vigoureusement le SNPSP qui dénonce notamment la position de blocage assumée par le même ministère de la santé au cour de la réunion de conciliation tenue le 10 mai 2011 à travers le REFUS catégorique du Ministre de la santé de remettre officiellement au SNPSP le projet finalisé et signé du régime indemnitaire alors que le même jour une instruction du secrétaire général du ministère sommait les gestionnaires d’établissements de santé de jouer le rôle du délégué syndical à fin d’informer nos adhérents du compte tenu de l’augmentation des salaires.

    Le SNPSP engagé plus que jamais dans le combat de la dignité lance un appel à l’ensemble des adhérents à la vigilance et à la solidarité pour une mobilisation exemplaire, jusqu’à la concrétisation du travail fait en commission mixte MSPRH – SNPSP.

    Télecharger le communiqué Ici.pdf

  • Amnesty International épingle les services de sécurité et dénonce l'impunité du DRS

    « Des défenseurs des droits humains et d’autres personnes ont été empêchés de tenir certaines réunions et manifestations. Des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité ont été arrêtées et incarcérées sans contact avec le monde extérieur. Des femmes victimes de violences liées au genre ont été privées de voies de recours. Des étrangers ont été arrêtés et expulsés sans pouvoir faire appel de cette décision. Des chrétiens ont été persécutés pour avoir pratiqué leur foi sans autorisation ; d’autres personnes ont été jugées pour avoir dénigré les préceptes de l’islam ». Dans son rapport annuel 2011 rendu public ce vendredi 13 mai, Amnesty international établit un constat accablant sur la situation des droits de l’homme en Algérie.
     
    Selon cette ONG, les attentats perpétrés notamment par AQMI (Al‑Qaïda au Maghreb islamique) ont fait au moins 45 morts parmi les civils et une centaine d’autres dans les rangs de l’armée et des forces de sécurité. Plus de 200 membres présumés de groupes armés islamistes auraient été tués par les forces de sécurité au cours d’escarmouches ou de perquisitions, a‑t‑elle précisé. « Souvent, les circonstances étaient peu claires et on craignait que certains de ces homicides n’aient été des exécutions extrajudiciaires », relève, toutefois, l’ONG.
     
     
    Impunité du DRS
     
    Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, Amnesty relève des abus chez les services de renseignements algériens. « Des agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le service du renseignement militaire, continuaient d’arrêter des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité et de les placer en garde à vue, parfois au‑delà de la durée maximale de 12 jours prévue par la loi, dans des centres de détention non reconnus où elles risquaient d’être torturées ou autrement maltraitées », souligne Amnesty. « L’impunité était toujours bien établie pour les actes de torture et autres sévices infligés à des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité », dénonce‑t‑elle.
     
    Dans ce contexte, Amnesty International relève quelques manquements au respect des droits des détenus, comme la longueur de la détention préventive, la torture, les traitements infligés aux détenus en prison.
     
    Concernant la liberté d’expression et de réunion, l’ONG rappelle notamment les interdictions qui avaient frappé la tenue du congrès de la LADDH et celles toujours en vigueur des rassemblements des familles de disparus devant le siège de la CNCPPDH à Alger. Évoquant la discrimination et les violences à l’égard des femmes, le rapport note que malgré quelques efforts, «  les autorités n’avaient toujours pas érigé en infraction les violences au sein de la famille, notamment le viol conjugal, et les auteurs de violences liées au genre n’étaient pas traduits en justice ». Amnesty déplore aussi qu’après les agressions ayant visé des femmes vivant seules à Hassi Messaoud, « aucune poursuite n’a été engagée contre les responsables présumés de ces agissements ». 
     
    Sur la question des disparus, sujet récurrent depuis la décennie 1990, Amnesty déplore toujours l’absence d’enquête et la poursuite de l’impunité accordée aux services de sécurité. « Les autorités n’ont pris aucune mesure pour enquêter sur les milliers de disparitions forcées et autres violations graves des droits humains qui ont eu lieu au cours du conflit interne des années 1990. Elles ont continué de mettre en application la Charte pour la paix et la réconciliation nationale (Ordonnance no 06-01), qui accorde l’impunité aux forces de sécurité, rend passibles de poursuites les personnes qui critiquent le comportement de ces forces et octroie l’amnistie aux membres de groupes armés responsables d’atteintes flagrantes aux droits humains », souligne l’ONG.
     
    Par ailleurs, elle relève l’absence d’enquête sur la mise à sac de l’église protestante de Tizi Ouzou. Dans ce contexte également, Amnesty rappelle les harcèlements dont ont été victimes les chrétiens et les convertis ainsi que les non jeuneurs.  Enfin, le rapport rappelle, à propos de l’immigration clandestine, que « le Comité sur les travailleurs migrants [ONU] s’est déclaré préoccupé par le fait que les travailleurs migrants en situation irrégulière peuvent être détenus indéfiniment et il a regretté que les autorités n’aient pas mené d’enquête sur les informations faisant état d’expulsions collectives ».
     

    Lire la totalité du rapport en cliquant ici 
     

  • youtube grève des médecins en ALGERIE

  • Seule une solution de fond… radicale.. éviction du gouvernement actuel.

    Par : Saïd Chekri
    aucune

    Ces conflits sont appelés à se renouveler, secteur après secteur, profession par profession, tant que ne sera pas mise en place une politique nationale des salaires qui prenne en charge l’indispensable sauvetage d’une classe moyenne en déperdition, en voie de disparition, un processus accéléré par la fuite des cerveaux, elle-même dans une courbe toujours ascendante.

    L’engagement public du ministère de la Santé, via un communiqué transmis à la presse, à exécuter les propositions faites aux médecins résidents n’aura pas permis de dénouer le conflit. Hier encore, les grévistes, qui bouclent ainsi sept semaines de débrayage jalonnées de sit-in et autres actions de protestation, se sont encore rassemblés à l’hôpital Mustapha-Pacha et ont renouvelé leurs revendications, signe que les promesses du département d’Ould-Abbès, même formulées par écrit, n’ont rien réglé. Les appréhensions des grévistes ne tenaient donc pas seulement à leur méfiance quant aux intentions réelles des responsables du secteur. Il semble, par conséquent, que c’est le contenu des réponses apportées aux demandes des grévistes qui n’a pas convaincu le Comité autonome des médecins résidents algériens. Il y a d’abord la question du service civil dont nos futurs spécialistes ne veulent plus entendre parler, mais que le ministère de la Santé n’est pas habilité à supprimer. La question requiert donc l’intervention du pouvoir politique car un tel point d’achoppement, à lui seul, pourrait conduire à l’enlisement du conflit, avec les perturbations qui ne manqueront pas d’affecter le fonctionnement déjà approximatif des structures publiques de santé. Il y a ensuite l’inévitable problématique des salaires : celle-ci ne concerne pas seulement les médecins, mais l’ensemble des universitaires et des cadres, tous secteurs confondus. Elle appelle, de ce fait, une solution globale et de fond. Cette problématique restera entière, quoi que concèdent les différentes tutelles ministérielles aux universitaires et quoi qu’arrachent ces derniers au prix de grèves ou de sit-in. Ces conflits sont appelés à se renouveler, secteur après secteur, profession par profession, tant que ne sera pas mise en place une politique nationale des salaires qui prenne en charge l’indispensable sauvetage d’une classe moyenne en déperdition, en voie de disparition, un processus accéléré par la fuite des cerveaux, elle-même dans une courbe toujours ascendante. L’Algérie n’a pas besoin d’atteindre un niveau de développement équivalent à ceux des pays de l’Union européenne pour ce faire. Il y a déjà des années que des pays d’Afrique, à commencer par nos voisins de l’Est et de l’Ouest, ont résolu cette question, sans avoir forcément des potentialités supérieures aux nôtres.

  • ALGERIA WATCH(chouf)

  • Brutalisés par les services de sécurité à l’intérieur de l’hôpital Mustapha

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    La loge de l’hôpital Mustapha transformée en cellule de torture. Une étudiante reçoit un coup de ranger en pleine figure. Je suis là pour tabasser et je le fais avec plaisir.» Ces propos ont été lancés par un policier à des étudiants, selon le témoignage de Salim Hamiche, délégué des étudiants en chirurgie dentaire. Les yeux larmoyants, cet étudiant, ahuri par la brutalité des policiers qui frappent sans distinction, dira : «Ma camarade s’est évanouie. Au moment où elle tombait, elle reçoit un coup de ranger en pleine figure.» 

    La scène s’est passée hier matin dans l’enceinte du CHU Mustapha, lorsque des étudiants en pharmacie et en chirurgie dentaire de différents départements du pays ont tenté à deux reprises de sortir pour marcher vers la Présidence. C’est vers 10h que les étudiants protestataires se dirigent vers la sortie de l’hôpital, près du marché Ali Mellah.

    Mais les policiers sont déjà à l’intérieur de l’hôpital et le portail est cadenassé. Seule une petite porte est laissée ouverte pour permettre aux agents antiémeute, venus en renfort,  d’entrer. Devant ce portail, les étudiants, qui résistent devant le dispositif mis en place, ont droit à des coups de matraque. La brutalité atteint son apogée à l’intérieur de la loge transformée en véritable cellule de torture. Cette loge a été cédée par les agents de sécurité de l’hôpital aux agents de police pour brutaliser les étudiants à l’insu des regards et des photographes de la presse nationale. Les bousculades ont fait une dizaine de blessés parmi les étudiants qui n’ont pas réussi à franchir le portail.
    «Nous avons des revendications qui vont assurer notre avenir. Elles ne se limitent pas au titre de docteur. Je préfère l’année blanche qu’un avenir noir», déclare un représentant des étudiants en pharmacie de l’université de Tizi Ouzou. Tandis que les étudiants en chirurgie dentaire et en pharmacie se battent pour sortir dans la rue en chantant l’hymne national, les médecins résidents tiennent un sit-in à l’intérieur de l’hôpital. Un communiqué du ministère de la Santé anime la discussion.

    «Le collectif des médecins résidents tient à torpiller carrément ce communiqué qui n’est fondé que sur des promesses. Aucune mesure concrète n’a été prise en vue d’abroger le service civil. Nous tenons à réaffirmer notre attachement à ce point», assure le docteur Migharbi, délégué de Tizi Ouzou. Pour sa part, le docteur Yelles estime que c’est le flou le plus total : «Le ministre annonce officiellement que les médecins résidents sont alignés sur le salaire global des salaires des spécialistes. Mais les salaires de ces derniers ne sont pas encore fixés. Nous, nous exigeons une grille des salaires.»


    Après un sit-in tenu durant toute la matinée, les représentants des médecins résidents ont appelé à leur tour à une marche. Mais à l’intérieur de l’hôpital. Une foule s’est dirigée vers les étudiants en pharmacie et en chirurgie dentaire qui campaient depuis quelques heures devant le portail donnant sur la place du 1er Mai, les invitant à rejoindre la marche. Mais les forces de l’ordre ont renforcé le contrôle, empêchant les étudiants de sortir de l’hôpital. Les quelques centaines qui ont réussi à s’échapper ont été tabassés encore une fois devant la fac centrale. Résultat : trois blessés de plus parmi les manifestants. Les autres ont été malmenés puis pourchassés.  


     

    Djedjiga Rahmani
  • no moment

     

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  • La pression policière étouffe les algérois

     

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    La pression policière étouffe les algérois

    zoom | © Lyes Hebbache (El Watan)

    Des policiers qui se baladent dans les rues, des motards qui ne cessent d’aller et venir, des camions antiémeute garés partout. La capitale devient bleue», ironise un vieux, posté à l’entrée d’un kiosque de la rue Sergent Addoun (ex-Monge).

    Un groupe de jeunes réagit à sa petite moquerie : «S’il y a autant de flics ici, c’est parce qu’ils ont peur que les étudiants tentent encore de marcher», s’exclame l’un d’entre eux. Un jeune allume sa cigarette et commente tout en fixant l’entrée de la fac centrale, à quelques mètres : «Non, ils craignent les médecins ! La clinique des brûlés est à quelques mètres d’ici.» Un autre s’en mêle et le corrige : «Non, c’est plutôt les médecins grévistes de Mustapha qui ont prévu de passer par là pour atteindre le palais du gouvernement.» Les rumeurs vont bon train et l’incertitude est de mise. Des camions et des Nissan de police longent la rue et les policiers ne cessent d’aller et venir. Le spectacle est imposant mais n’étonne personne. Les riverains s’y sont habitués. Il reste qu’à chaque fois, il faut deviner le motif exact de leur présence. Un jeu de devinette auquel se prêtent souvent les habitants du quartier. Pour hier, c’était certainement la menace des étudiants en pharmacie qui justifiait cette présence disproportionnée des agents de l’ordre, mais personne n’a trouvé la bonne réponse ! Au même moment, à la place du 1er Mai, près d’une centaine de policiers bloquaient l’entrée de l’hôpital Mustapha pour empêcher les médecins grévistes d’accéder à la voie publique. Des camions antiémeute, des fourgons cellulaires et des Nissan garés sur les trottoirs donnaient l’impression d’un état de siège.


    «Des flics partout, ça étouffe !»


    Les points névralgiques de la contestation sociale sont tous pris d’assaut par les forces de la police ces derniers jours : boulevard Mohammed V, avenue Pasteur, rues et avenue menant vers le palais du gouvernement et vers la Présidence, la fac de médecine d’Alger, la fac centrale, hôpital Mustapha, la liste est longue et les policiers ne manquent pas. «Des flics partout, ça étouffe ! Surtout quand on sait qu’ils ne sont même pas là pour notre sécurité. Ce sont des instruments politiques», peste un vieux à l’entrée de la rue Hassiba Ben Bouali. Il n’est pas le seul à se plaindre de cette présence disproportionnée des agents de l’ordre, cependant beaucoup en tirent satisfaction : «Leur présence me rassure, parce qu’elle dissuade les voleurs», s’exclame une jeune femme préoccupée par le manque de sécurité dans la capitale. Un passant sera plus perplexe : «Je sais qu’il ne faut pas trop parler politique, si on ne veut pas se faire embarquer. La police ne me dérange pas, les manifestants non plus. Je ne sais plus trop quoi penser de tout ça !»
    Ils sont nombreux, comme ce jeune homme, à hésiter entre peur et incompréhension. Une peur et une incompréhension qu’ils partagent en quelque sorte avec ces mêmes policiers qui soulèvent inquiétude et réprobation à leur passage. Ils sont partout, sur les trottoirs, dans les jardins publics, à guetter, toiser et attendre d’éteindre la moindre contestation.


    Mais leurs regards menaçants et placides dans les moments de répression et d’affrontement disparaissent très vite. Dans le jardin de l’horloge florale de la Grande-Poste, ils sont nombreux à se recueillir dans les coins ombragés. «La tenue est lourde à porter en ce temps de grande chaleur», lâche l’un d’entre eux, en souriant. Un petit jeune habitué du jardin lui répondra sur un ton plein de légèreté : «Vous n’avez pas le droit de vous plaindre avec l’augmentation que vous avez eu !» Le policier ne s’en offusque pas, connaissant le jeune qu’il juge «inoffensif» et se mettra à débattre en toute simplicité : «Les étudiants ont été violents et n’ont reculé devant rien, notre mission est de maintenir l’ordre», justifie-t-il mais sans aller plus loin dans la conversation. Le malaise est palpable et le manque de conviction est indéniable. «A chacun son rôle», conclut le jeune homme. Un peu plus loin, l’ambiance est plus tendue. Les policiers barrent l’accès à la rue Docteur Saâdane et menace du regard tous les citoyens qui les regardent de trop près. Les va-et-vient continuent alors et plus personne n’ose s’arrêter sur ce spectacle qui se banalise.
     

    Fella Bouredji
  • SELON LE SYNDICAT NATIONAL ALGÉRIEN DES PHARMACIENS D’OFFICINE «Pas moins de 200 médicaments sont en rupture de stock»

     

    Contrairement aux affirmations du ministère de la Santé, la liste des médicaments en rupture de stock en Algérie ne cesse de s’allonger. On estime le nombre de produits pharmaceutiques introuvables sur le marché à 200.
    «Cela fait plus de 4 mois que pas moins de 200 médicaments sont introuvables sur le marché national», a indiqué hier M. Laïb Raouf, porte-parole du bureau de wilaya de Constantine du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo), en marge de la 8e journée pharmaceutique de Constantine, organisée au palais de la Culture Malek-Haddad. C’est pourquoi, précise-t-il, «le bureau national du syndicat compte soumettre au ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, via l’Assemblée populaire nationale (APN), une question pour lui demander des éclaircissements sur le pourquoi de ces ruptures chroniques qui ne cessent de pénaliser, d’une part, les malades et, d’autre part, les professionnels de la santé et les pharmaciens d’officine». Parmi ces produits en rupture de stock, depuis plusieurs mois déjà, il citera, à titre d’exemple, le cas de l’Aldomet, utilisé dans le traitement de l’hypertension chez la femme enceinte, ou encore celui de la Digoxine, un médicament prescrit dans le traitement de l’hypertension artérielle chez les malades chroniques. «Comment peut-on concevoir quand on est atteint d’une maladie chronique telle que l’hypertension artérielle ou le diabète, de vivre sans son traitement durant huit mois. C’est inconcevable », s’exclame-t-il. Analysant en profondeur ce phénomène, des ruptures chroniques en Algérie de certains produits pharmaceutiques, le docteur Mellah Nabil, directeur général d’un laboratoire privé et également secrétaire général de l’UNOP n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour mettre toute la responsabilité sur l’actif des responsables en charge du secteur. «Les autorités ne jouent pas leur rôle qui est celui de réglementer et de contrôler le marché du médicament. La réglementation en vigueur est obsolète et dépassée. La réglementation doit prémunir le malade », insiste-t-il. Aussi, il plaide pour une mise à niveau de la réglementation afin de s’assurer un bon fonctionnement de toute la chaîne. «Il est indispensable de mettre en place une réglementation stable, visible et transparente permettant de déterminer les responsabilités et les obligations de chaque intervenant. Et aussi, ajoute-t-il, de mettre en place des outils permettant d’anticiper des manques de disponibilité.»
    Farid Benzaïd

  • pv de la réunion du snpsp

     pv de la réunion

    Le SNPSP met à la disposition de ses adhérents et de l'opinion publique également une copie du procès verbal de réunion de non conciliation qui a sanctionné la réunion du 10 05 2011;

    pv1.pdf      pv2.pdf      pv3.pdf   pv4.pdf

    Aucune prédisposition au dialogue ni à la conciliation n'a été relevée du coté du ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière. Djamel Ould Abbès mise sur la démobilisation sur le terrain qu'il pense avoir acheté à coup de déclarations farfelues. 

     

    NB: La réunion de conciliation qui a regroupé ce jour le SNPSSP et le MSP RH s'est également soldée par un échec. Aucune avancé n'a été constatée sur l'ensemble des points relevant de la plate forme des revendications (selon Dr YOUSFI, Pdt du SNPSSP). 

     

  • RÉSIDENTS ET ÉTUDIANTS EN MÉDECINE TABASSÉS À L’HÔPITAL MUSTAPHA La franchise hospitalière violée


    Ils sont déterminés à maintenir la pression

    Six étudiants ont été blessés, trois d’entre eux évacués aux urgences et trois autres interpellés.

    «Au nom de quel droit nous agressez-vous?», crie Salim Hemmache, représentant du comité national des étudiants en chirurgie dentaire, à un policier. Ce dernier vient d’asséner un coup de pied au front de Karima, étudiante en 5e année pharmacie. L’étudiante perd connaissance. Elle est évacuée aux urgences. «Par quel acquis de conscience agissez-vous ainsi?»,
    reprend Salim. «Je le fais par plaisir. Je suis payé pour vous frapper», assène le policier sur un ton cynique.
    C’est l’indignation générale: la police a violé la franchise hospitalière. Ils étaient, hier, près de 5000 contestataires à avoir observé un sit-in à l’intérieur de l’hôpital Mustapha-Pacha, à Alger. Médecins résidents et étudiants en médecine, en chirurgie dentaire et en pharmacie sont venus des quatre coins du pays pour crier leur colère. Mais, la police antiémeute les attendait, matraques brandies... à l’enceinte de l’hôpital. Il est 11h00. Plusieurs carrés sont formés. Ils sont répartis selon l’appartenance des protestataires. Le carré des étudiants en chirurgie dentaire et en pharmacie avance vers l’entrée annexe de l’hôpital. «Ould Abbès, dégage! Harraoubia dégage!», scandent-ils. A chaque mot d’ordre, ils brandissent des cartons rouges d’une part à l’adresse de Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et d’autre part, à Rachid Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les étudiants continuent d’avancer. Arrivés à l’entrée annexe, ils sont accueillis à coups de matraques par les agents de l’ordre. La tension monte d’un cran. Six étudiants en chirurgie dentaire sont blessés, trois d’entre eux évacués aux urgences. Dans la foulée, les policiers interpellent trois autres étudiants en pharmacie.
    «Policiers, dégagez!», vocifèrent les manifestants. «Ni les blessures et encore moins les arrestations ne nous empêcheront de continuer notre combat jusqu’à la satisfaction de nos revendications», lance Djamel, un étudiant en pharmacie. Même son de cloche chez les étudiants en chirurgie dentaire. «Nous avons voulu organiser une marche vers la présidence de la République. Comme vous le constatez, la police nous a tabassés à l’intérieur même de l’hôpital. C’est une honte!», s’indigne le Dr Acheraf Benteboula, chargé de communication du Comité national des étudiants en chirurgie-dentaire (Cnecd).
    Et d’enchaîner: «Nous avons décidé de porter plainte contre l’administration de l’hôpital pour avoir permis à la police de franchir l’enceinte hospitalière. Nous avons été réprimés en violation flagrante de la franchise universitaire».
    La solidarité est le maître mot qui revient dans le discours des différents manifestants. «Nous avons tenu un sit-in, hier (mardi), à la Faculté centrale. Aujourd’hui (hier), nous sommes ici par solidarité avec les résidents et les autres étudiants», déclare le Dr Damerdji, représentant des médecins internes d’Alger. Cette frange estudiantine réclame, entre autres, «la définition du statut de l’interne et une meilleure prise en charge pédagogique».
    Des slogans fusent pour dénoncer la situation délétère dans laquelle se débattent les médecins résidents et les étudiants en sciences médicales. Les carrés s’ébranlent, à tour de rôle, vers l’entrée principale de l’hôpital. Une centaine de policiers est à l’entrée. «Quelle honte! Quelle honte! Les étudiants assiégés», dénoncent les manifestants, à voix déployées. Ils font montre d’un sens de l’organisation qui permet d’éviter l’affrontement.
    Présents en masse, les médecins résidents montrent, ainsi, leur détermination à maintenir la pression sur les pouvoirs publics jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. «Nous sommes conviés cet après-midi (hier) à la réunion de la commission du statut, au niveau du ministère de la Santé. Nous allons y participer. Cela dit, notre participation n’est nullement une caution de la démarche du ministère», explique le Dr Yellès, porte-parole du Collectif autonome des médecins résidents algériens. Il déplore, également, le refus des représentants du ministère du Travail, du Secrétariat général du gouvernement et de la Fonction publique de participer à cette réunion.
    Le bras de fer qui oppose les médecins résidents et les étudiants en sciences médicales d’un côté et les départements de la sante et de l’enseignement supérieur, de l’autre, risque de durer encore longtemps. Preuve en est, les étudiants ont observé, hier, un autre sit-in à la Faculté centrale.

    Mohamed Sadek LOUCIF

  • Djamel Ould Abbès use du mensonge contre les médecins résidents

    djamel ould abbès use du mensonge contre les médecins résidents

    Décidément on n'est plus à une manipulation près pour faire taire les mouvements sociaux qui agitent l'Algérie. Le dernier en date est celui de Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé qui a déclaré aujourd'hui, mercredi, à l'APS, que les médecins résidents ont décidé de reprendre le travail à partir de dimanche prochain. Mieux encore ! Selon le ministre, les médecins résidents, en grève illimitée depuis le 28 mars dernier, lui ont fait part de leur "satisfaction" ! Rien que ça donc ? Des propos néanmoins vite démentis par les concernés. Cette information délivrée par le ministre est tout simplement fausse et infondée, affirme à elwatan.com, Amine Benhabib, porte-parole du collectif autonome des médecins résidents algériens. "Nous n'avons jamais décidé de mettre fin à notre mouvement et de reprendre le travail ! Comment le ministre s'est prononcé sur ce sujet alors que nous n'avons même pas organisé nos assemblées générales pour décider de la suite de notre mouvement ?", s'interroge Amine Benhabib qui n'arrive pas à comprendre le sens de la sortie médiatique de Djamel Ould Abbès. "Le ministère de la Santé veut semer la zizanie dans nos rangs. Il s'agit là d'une manoeuvre digne de la politique de diviser pour régner. Les médecins résidents sont unis et c'est à eux de décider de la position à adopter et non pas au ministre. Pour le moment, nous n'avons pas fait aboutir nos revendications. Et à l'heure qu'il est, nous sommes toujours en grève", explique encore notre interlocuteur qui dément catégoriquement les informations avancées par le ministre de la Santé.

    La police fait parler la matraque contre les étudiants

    Les étudiants en pharmacie, en chirurgie dentaire et en médecine ainsi que des médecins résidents qui les avaient rejoint ont organisé aujourd'hui un rassemblement à l'intérieur de l'hôpital Mustapha Bacha. Un énorme cordon sécuritaire entourait l'hôpital près à intervenir. Les coups de matraque ont commencé à tomber sur les étudiants dès qu'ils ont tenté de franchir la porte de Mustapha Bacha. LA charge policière a causé plusieurs blessés parmi les manifestant, affirment les organisateurs.