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et les notres !!!!!!! du maghreb ,afrique du nord
Corruptions : DÉCISION HISTORIQUE DE LA COUR DE CASSATION EN FRANCE
Les biens mal acquis des dictateurs africains feront l’objet d’une enquête judiciaire
C'est une «porte ouverte» pour les associations anticorruption. La décision historique du 9 novembre de la Cour de cassation en France de juger recevable la plainte de l'ONG Transparency France visant le patrimoine de chefs d'Etat africains est susceptible d'ouvrir la voie à des actions en justice menées par d'autres associations anticorruption. «Cette jurisprudence risque d'entraîner une inflation des plaintes avec constitution de partie civile d'un certain nombre d'associations», met en garde l'avocat du président gabonais Ali Bongo, Me Patrick Maisonneuve, qui craint que celles-ci ne cherchent à «instrumentaliser la procédure pénale».
La justice française avait en effet considéré jusqu'à présent que des associations anticorruption ne pouvaient à elles seules être à l'origine de poursuites judiciaires, n'ayant pas «d'intérêt à agir» et n'ayant pas subi de préjudice direct de délits éventuels. L'opportunité d'engager des poursuites dans ce type de dossier n'était censée revenir qu'au parquet. La décision de la Cour de cassation, qui a estimé que Transparency France avait bien subi «un préjudice direct et personnel», remet en cause cette doctrine et pourrait entraîner de nouvelles procédures. L'association française de lutte contre la corruption, Anticor, dont le président d'honneur est le juge Éric Halphen, est ainsi tentée de relancer des actions en justice. «L'arrêt est tout à fait intéressant et nous ouvre l'horizon pour la recevabilité de nos futures actions», a déclaré l'ancien juge d'instruction. Le parquet de Paris a classé sans suite depuis un an plusieurs plaintes d'Anticor. La décision rendue mardi 9 novembre par la plus haute autorité judiciaire est «conforme à toute l'évolution du droit positif quant à l'action collective des associations et devrait ainsi permettre à l'avenir de surmonter l'inertie du parquet dans certaines affaires politico-financières», a estimé la branche française de Transparency International. L'organisation rappelle d'ailleurs que la Cour de cassation a déjà admis depuis plusieurs années «la recevabilité des constitutions de partie civile d'associations lorsque l'infraction dénoncée porte atteinte aux intérêts collectifs que celles-ci ont statutairement pour mission de défendre». Les associations de déportés, de lutte contre le tabagisme ou plus récemment certains défenseurs de l'environnement en ont ainsi bénéficié.
Faire la lumière sur des détournements massifs
La justice française cherchera finalement à faire toute la lumière sur la manière dont trois chefs d'État africains ont acquis, en territoire hexagonal, des biens de luxe d'une valeur de plusieurs dizaines de millions d'euros. La Cour de cassation, plus haute juridiction du pays, a donc ordonné la désignation d'un juge d'instruction pour enquêter sur l'affaire des «biens mal acquis», renversant une décision contraire rendue fin 2009 par la Cour d'appel de Paris. Le parquet, aux ordres du ministère de la Justice, s'était opposé à la demande de la section française de Transparency International (TI), qui avait porté plainte avec d'autres ONG pour «recel de détournement de fonds publics» contre les dirigeants du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale. La Cour de cassation a conclu que les détournements de fonds commis par des chefs d'État constituent un préjudice pour les ONG luttant contre la corruption et qu'elles sont habilitées à ce titre à réclamer l'ouverture d'une information judiciaire. Transparency International y voit une décision «historique» qui va permettre de lutter contre l'impunité quoi qu'en pense le gouvernement en place. «C'est très important, puisqu'on a vu récemment en France que le pouvoir exécutif n'hésite pas à faire ce qu'il peut pour limiter les enquêtes sur des affaires sensibles», note en entrevue Julien Coll, délégué général de la section française de l'organisation. M. Coll pense que la cause sur les biens mal acquis pourrait mener à des révélations potentiellement embarrassantes pour la France. «Il y a un passé chargé entre notre pays et certaines ex-colonies où la corruption est omniprésente», souligne-t-il. L'organisation Survie, qui critique aussi les liens opaques de Paris avec ses anciennes colonies, espère que l'information judiciaire permettra d'évaluer précisément l'ampleur des détournements de fonds et mènera à une remise en cause durable des relations existantes avec des «chefs d'États prédateurs». Bien que la décision crée un précédent important pour les ONG, M. Coll ne prévoit pas une multiplication tous azimuts des causes de même type dans un avenir rapproché. «On ne va pas le faire à la légère», note le porte-parole qui insiste sur l'importance des ressources humaines et matérielles requises pour étoffer des dossiers de détournement de fonds. L'intervention de la Cour de cassation soulève des espoirs considérables en Afrique, où plusieurs médias se réjouissent de la perspective de voir les dirigeants corrompus mis à l'épreuve. «On s'achemine peut-être vers la fin de l'époque où bien des chefs d'État africains, à l'image du roi Crésus, faisaient la pluie et le beau temps, sous le regard envieux et impuissant de leur peuple.»
LSCLes chefs d'État ciblés ?
Gabon. Omar Bongo et son fils.
Omar Bongo, qui a toujours entretenu des liens étroits avec la France, a mené le pays sans discontinuer de 1967 jusqu'à sa mort en juin 2009. Il a été remplacé quelques mois plus tard par son fils, Ali Bongo, à l'issue d'un scrutin décrit par l'opposition comme un «coup d'État constitutionnel».Ses détracteurs lui reprochent d'avoir longtemps géré le pays comme s'il s'agissait d'une propriété privée. Une enquête préliminaire menée il y a quelques années dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis a déterminé que le président gabonais et ses proches détiennent en France 39 propriétés, 70 comptes de banque et une dizaine de véhicules de luxe.
Congo-Brazzaville. Denis Sassou-Nguesso.
Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou- Nguesso, est arrivé au pouvoir pour la première fois il y a une trentaine d'années. Bien que le pays soit l'un des principaux producteurs de pétrole de l'Afrique subsaharienne, la vaste majorité de la population vit dans la pauvreté. L'enquête préliminaire déjà menée dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis a démontré que le chef d'État et ses proches détiennent 18 propriétés, plus d'une centaine de comptes bancaires ainsi qu'une voiture de luxe. Le dirigeant africain a décrit il y a quelques années les plaignants comme des «bourgeois» qui n'ont «peut-être jamais mis les pieds au Congo».
Guinée équatoriale. Teodoro Obiang. Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, est arrivé au pouvoir par les armes à la fin des années 70. Il est régulièrement montré du doigt par les organisations de défense des droits de l'homme, qui lui reprochent de réprimer avec brutalité toute opposition et de détourner les richesses pétrolières du pays. L'enquête préliminaire menée en France dans l'affaire des biens mal acquis indique qu'il détient une propriété de luxe ainsi qu'une dizaine de voitures d'une valeur de près de quatre millions de dollars. Son fils Téodorino est dans le collimateur d'ONG américaines qui l'accusent d'avoir acheté avec des fonds détournés une propriété de luxe à Malibu ainsi qu'un jet privé.Une première juridique d'importance considérable
Cette décision de la Cour de cassation constitue une première juridique considérable, qui va au delà d'ailleurs des «biens mal acquis». Car si les plaintes de ce type sont désormais recevables, cela va permettre de surmonter l'inertie du parquet dans certaines affaires politico-financières sensibles. C'est pour cela que William Bourdon, le célèbre avocat des droits de l'homme, parle de «brèche judiciaire ». Concrètement, dans l'affaire des «biens mal acquis», une information judiciaire va pouvoir être ouverte et un juge d'instruction saisi. Ce juge indépendant va devoir déterminer dans quelles conditions le patrimoine français des présidents gabonais, congolais et guinéen a été acquis. Cette enquête devrait aussi permettre de faire toute la lumière sur le rôle joué par certains intermédiaires qui auraient pu faciliter la réalisation de ces acquisitions. On peut penser notamment aux établissements bancaires déjà identifiés par la première enquête de police réalisée en 2007. Aujourd'hui, le juge d'instruction va devoir vérifier si ces banques ont bien respectées la loi anti-blanchiment. Il n'est pas impossible, et c'est ce qu'espère Transparency France, qu'au final, l'instruction débouche sur la mise en œuvre effective du droit à restitution : les biens seraient rendus aux pays concernés. Le travail du juge d'instruction va être à présent de rechercher comment ces biens ont été acquis, puisque ces trois dirigeants africains exposent qu'ils ont des revenus modestes.Colère des avocats de la défense
Les présidents du Gabon, de Guinée équatoriale et du Congo-Brazzaville soutiennent que ce patrimoine détenu en France a été acquis le plus légalement du monde et ils mettent au défi l'ONG Transparency France de prouver qu'il s'agit de biens mal acquis. Olivier Pardo, l'avocat de Teodoro Obiang, le président de Guinée équatoriale, est particulièrement remonté, il parle d'instrumentalisation. Cet avocat a d'ailleurs déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse. Pour cet avocat, l'action de l'ONG anti-corruption relève surtout du coup médiatique. Olivier Pardo soutient que l'ONG a procédé par amalgame en mélangeant tout, et, ajoute-t-il, cette association, qui n'a de transparent que son nom, «s'érige dans une sorte de néocolonialisme arrogant et insupportable». Vous l'avez compris, la bataille dans les prétoires sera âpre... Pour Olivier Pardo, avocat du président Obiang, «maintenant, il va falloir démontrer preuve à l'appui que ce qu'ils disent est vrai ; leurs intentions ne sont que médiatiques et non judiciaires...»
*Un patrimoine considérable
Le patrimoine le plus important c'est celui du clan Bongo. Si l'avocat d'Ali Bongo assure qu'il ne possède rien en France, la police a recensé 39 propriétés luxueuses, 70 comptes bancaires et une dizaine de véhicules de luxe, dont certains payés avec des chèques du Trésor public gabonais. Le patrimoine du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, est également bien fourni : 24 propriétés selon la police et 112 comptes bancaires. Terminons cet inventaire par le patrimoine du président de la Guinée équatoriale : un seul logement recensé mais par contre de nombreux véhicules de luxe, deux Ferrari, deux Bugatti, deux Maserati, une Rolls-Royce et quelques Mercedes.
*Crises diplomatiques en perspective...
Les tensions pourraient rapidement apparaître et pourraient déboucher sur une véritable brouille diplomatique entre Paris et ses trois partenaires africains, à l'image de ce qui s'est produit avec l'Angola lorsque la justice française a poursuivi son ambassadeur Pierre Falcone pour trafic d’armes. Et il ne faut pas perdre de vue non plus que ces trois pays sont des partenaires économiques importants. Ce genre d'affaire pourrait pousser le Gabon, la Guinée équatoriale et le Congo-Brazzaville à tourner le dos à la France. Or, ces trois pays sont parmi les plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharien -
Les autorités marocaines suspendent la chaîne d'information Al Jazira
Invoquant "de multiples manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable", le ministère marocain de la Communication a suspendu, vendredi, les activités d'Al Jazira à Rabat. La chaîne d'information qatarie dénonce "une erreur".Par (texte)AFP - Les autorités marocaines ont suspendu vendredi les activités du bureau d'Al-Jazira à Rabat et décidé le retrait des accréditations du personnel de la chaîne qatarie d'informations, a annoncé le ministère de la Communication.
Le ministère a ajouté que cette suspension "fait suite à de multiples manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable".
Contacté par l'AFP, le directeur du bureau d'Al-Jazira à Rabat, Abdelkader Kharroubi, a déclaré que la chaîne "a toujours respecté les règles du professionnalisme et de la neutralité, notamment au Maroc."
"Le dossier d'Al-Jazira n'est malheuresement pas entre les mains du seul ministère de la Communication. D'autres parties décident à ce niveau", a-t-il ajouté sans plus de précision.
"Cette suspension est une erreur de la part des autorités marocaines, une erreur à laquelle nous sommes étrangers", a conclu M. Kharroubi.
Les autorités marocaines reprochent à Al-Jazeera la manière dont elle "traite les dossiers relatifs aux islamistes et à l'affaire du Sahara (occidental)", a indiqué un responsable du gouvernement sous le couvert de l'anonymat.
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Bobard ou incompétence ?
Par : Merzak Tigrine
De deux choses l’une, soit on nous raconte des bobards pour apaiser la tension et cacher l’incompétence des responsables de cette crise, soit celle-ci et bel et bien réelle et on ne veut pas le reconnaître.
Des chaînes interminables dans le meilleur des cas, où carrément des bousculades, qui voient des citoyens en arriver aux mains, sont devenues le quotidien des Algériens pour acheter du lait en sachet. La pénurie de plus en plus persistante de ces produits de première nécessité hante la vie des gens, qui ne comprennent pas comment est-on arrivé à des situations pareilles, ces dernières années, où l’on croyait que ce genre d’images était définitivement banni.
En effet, si ce n’est la pomme de terre, ce sont les oignons qui viennent à manquer, où les légumes secs et, maintenant, c’est le lait en sachet. Il y a toujours une crise pour un aliment de base, qui vient perturber la vie des Algériens. Et pourtant, les responsables de leur production, importation ou commercialisation, s’évertuent à clamer qu’ils sont disponibles en grande quantité. Mieux, ils clament haut et fort que l’État dépense des montants faramineux en devises fortes pour assurer la disponibilité de ces produits. Il y a quelques jours seulement, le patron de l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) affirmait à qui voulait bien l’entendre que la poudre de lait était disponible en quantité suffisante et que le problème ne se situait qu’au niveau de la distribution. De deux choses l’une, soit on nous raconte des bobards pour apaiser la tension et cacher l’incompétence des responsables de cette crise, soit celle-ci est bel et bien réelle et on ne veut pas le reconnaître. Il n’est pas normal que ces pénuries de produits de première nécessité se renouvellent d’une manière aussi cyclique, et qu’elles soient suivies, sauf pour le lait, d’augmentation des prix, qui grèvent davantage la bourse du citoyen déjà bien maigre. Des mesures efficaces doivent être prises pour sortir de ce cercle vicieux qui rajoute aux difficultés quotidiennes auxquelles font face les Algériens. À moins que l’on prenne le porte-monnaie des consommateurs pour des vaches à traire, en cédant le sachet de lait au marché noir à 40 DA, rien ne justifie une telle situation. -
Emeutes de la faim : Les racines de la crise

De Haïti à la Thaïlande, les tensions liées à la hausse des prix des produits alimentaires préfigurent une crise d'ampleur planétaire. Manifestations au Bangladesh, où le sac de riz coûte la moitié du revenu quotidien; Premier ministre démis à Haïti, où un policier de l’ONU est mort; tensions au Burkina Faso à la veille d’une grève générale contre la hausse des prix… Week-end d’une planète en proie à l’insécurité alimentaire. Décryptage des origines de crise
Les terres agricoles détournées au profit des agrocarburants. Le baril de pétrole au sommet (112 dollars) précipite la ruée vers l’or vert. L’Union européenne veut incorporer 10% de biocarburants dans la consommation totale d’essence et de gazole d’ici à 2020. George Bush, lui, rêve de voir 15% des voitures rouler aux biocarburants d’ici à 2017. Même les pays en déficit alimentaire, comme l’Indonésie ou le Sénégal, s’y mettent, sacrifiant des terres arables. Un emballement qui «a accru la demande de produits alimentaires», dit Bob Zoellick, président la Banque mondiale. «Entre 20 et 50% de la production mondiale de maïs ou de colza ont ainsi été détournés de leur usage initial», note le FMI. Et le cours du maïs, utilisé pour l’éthanol, a doublé en deux ans. «Si l’on veut substituer 5 % de biocarburants à l’essence et au gazole, il faudra y consacrer 15 % de la superficie des terres cultivables européennes», calcule l’Agence internationale de l’énergie. L’ère du pétrole cher provoque un autre dommage collatéral: l’explosion du coût du fret.
Folie spéculative : le blé au prix de l’or. Confession, vendredi, d’un économiste à Washington: «C’est de la folie! Le blé vaut de l’or!» C’est un autre effet pervers de la crise des subprimes. Essorés par le marché des crédits, les fonds d’investissement placent leurs billes sur les matières alimentaires. Soja, blé, maïs, voilà les nouvelles valeurs refuge ! Le riz bondit de 31% le 27 mars, après l’annonce par quatre pays de la suspension de leurs exportations au moment où les Philippines réclamaient 500 000 tonnes. «Les fonds s’engouffrent, achètent, et stockent», dit un intermédiaire. Le sénateur démocrate américain Byron Dorgan flingue «l’orgie de spéculation». Qui booste jusqu’à 10% du prix des denrées alimentaires. Walt Lukken, président de La Commodities Futures Trading Commission (CFTC), le gendarme des marchés des matières premières, s’en est même ému. A quand une (réelle) régulation?
Le libéralisme débridé qui tue l’agriculture du Sud. «On nous impose, nous, poids plume, de boxer contre les poids lourds sur le ring commercial», nous confiait, il y a six mois, Jacques-Edouard Alexis, Premier ministre haïtien démis samedi de ses fonctions. «Les politiques de libéralisation à marche forcée, prônées pendant des décennies par le FMI et la Banque mondiale, ont contribué à rendre les pays pauvres encore plus vulnérables», dénonce Sébastien Fourmy, d’Oxfam. Et les petits fermiers du Sud se sont vus laminer par les produits subventionnés exportés par les pays riches (poulet, céréales, etc.). «Victimes aussi de leur propres gouvernements qui n’ont pas dédié (ou pas pu) une part de leur budget à la paysannerie», ajoute un expert de la FAO. Malgré les promesses, l’aide au développement des pays riches accuse une baisse de 8,4 % en 2007 (-15 % pour la France). «L’aide dédiée à l’agriculture est 50 % moins importante qu’en 1984», note Claire Meladed, de l’ONG Action Aid. La Banque mondiale veut doubler l’aide à l’agriculture en Afrique. Suffisant ?
Les bouleversements climatiques. Même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’en alarme : les changements climatiques nuisent à la santé et à l’alimentation. «Sécheresse en Australie ou au Kazakhstan, inondations en Asie, ouragans en Amérique latine et un hiver record en Chine», égrène le Programme alimentaire mondial (PAM). Tendance lourde. D’autant que l’agriculture intensive joue contre l’environnement. Achim Steiner, patron du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), assure : «Dans les grands pays, on atteint des limites en termes de disponibilité de terres arables et d’eau, et de réduction de la fertilité des sols.» Mais il resterait une marge pour les petits paysans : «Si on fournit de bons engrais à 70 % de petites cultures, on peut doper la production de 20 %», note Gilles Hirzel, de la FAO. Sans céder au chantage des OGM…
L.M (synthèse à partir de Libération)
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« transformer la nourriture en carburant est un crime contre l’humanité »

« Dans ce monde tel qu’il est aujourd’hui, brûler de la nourriture et la transformer en carburant, c’est un crime contre l’humanité », déclarait en octobre 2007, Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation. L’ hécatombe annoncée par le sociologue suisse serait-elle en train de se réalisé ? le conseiller à l’ONU sur l’alimentation persiste en signe : La production massive d'agrocarburants provoque une envolée des prix alimentaires mondiaux, catastrophique pour les pays du Sud. Explication de l’auteur de "L’empire de la honte" (Livre de poche, 2008).
Les « émeutes de la faim » sont-elles un facteur d’instabilité planétaire ?
Oui, parce qu’elles ne sont pas conjoncturelles, mais structurelles. Elles ne sont pas directement liées à des phénomènes climatiques (sécheresse en Australie) ou de développement (nouvelles classes consommatrices en Inde ou en Chine). Quand le prix du riz flambe de 52% en deux mois, celui des céréales de 84% en quatre mois, et quand le prix du fret explose avec celui du pétrole, on précipite 2 milliards de personnes sous le seuil de pauvreté.
Quelles peuvent être les conséquences ?
On en voit les prémices aujourd’hui, avec les champs de riz gardés par l’armée en Thaïlande, la bataille pour le pain en Egypte, les morts par balles à Haïti. On va vers une très longue période d’émeutes, de conflits, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable, marquée au fer rouge du désespoir des populations les plus vulnérables. Avant la flambée des prix déjà, un enfant de moins de 10 ans mourait toutes les 5 secondes, 854 millions de personnes étaient gravement sous-alimentées ! C’est une hécatombe annoncée. Les ménages consacrent de 10 à 20% de leur budget dans l’alimentation en Occident, et de 60 à 90 % dans les pays les plus pauvres : c’est une question de survie.
Où sont les responsabilités ?
Principalement dans l’indifférence des maîtres du monde, pays riches ou grands émergents. Les opinions publiques s’offusquent-elles de la famine dans le nord de l’Inde, comme il y a deux ans, ou des populations du Darfour ? Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant… On peut comprendre le souhait du gouvernement Bush de se libérer de l’emprise des énergies fossiles importées, mais c’est déstabilisant pour le reste du monde. Et quand l’Union européenne décide de faire passer la part des biocarburants à 10 % en 2020, elle reporte le fardeau sur les petites paysanneries africaines…
Les biocarburants ne sont pas seuls responsables…
Les pays les plus pauvres paient leur quittance au FMI. Malgré les allégements de dette, 122 pays avaient une ardoise de 2 100 milliards de dollars de dettes cumulées en 2007. Les plans d’ajustement structurels du FMI imposent toujours des plantations d’exportation qui doivent servir à produire des devises et permettre aux pays du Sud de payer les intérêts de la dette aux banques du Nord. Ajoutez à cela les subventions agricoles à l’exportation qui laminent les marchés agricoles locaux, et vous arrivez à une situation explosive….
L.M (synthèse de Libération)
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Nos ancêtres les GAULOIS ! et les GAULOISE BOUT FILTRE!!!!!!!!!
PersifleurCent mille (100 000) Algériens, résidant en Algérie, ont déposé un dossier de naturalisation auprès de l’ambassade de France à Alger. C’est ce qu’indique les statistiques officielles des services consulaires de ladite ambassade. Une information passée sous silence par tous nos commentateurs “avertis” qui n’ont fait que relater laconiquement cette ruée vers la citoyenneté Française.
Au diable toutes les considérations de “nationalisme”, d’amour de la patrie et même parfois d’un microgramme de dignité. Tout le monde se met à rechercher le moindre bout de papier (précieux sésame) pour trouver les traces d’un aïeul lointain (garde champêtre, militaire, bachagha…) lui donnant droit aux “joies” de la communauté européenne élargie.
Triste réalité, qui doit déconcerter plus d’un, la-bas de l’autre côté de la mer bleue. Pieds noirs et harkis notamment doivent se gausser des tribulations surprenantes d’un peuple qui se retrouve aujourd’hui à demander sa réintégration dans le giron de l’ancien colonisateur devenu depuis le chantre des droits de l’homme.
A rappeler pour les éventuels futurs candidats au changement de statut, que seul un pour cent, soit 1000 personnes sur 100 000 ont réussi à décrocher le précieux passeport qui leur ouvre droit d’aller s’inscrire sur les longues liste de l’aide sociale.
Il y a plus de probabilités qu’une météorite dans les prochaines 24 heures vienne pulvériser complètement notre planète que d’aller faire des queues interminables et humiliantes aux portes des chancelleries occidentales pour échapper définitivement au marasme ambiant et par la même aux exigences drastiques imposées pour la délivrance d’un visa de Schengen.
Les “bienheureux” Européens sont surtout préoccupés par l’édification du mur qui séparera définitivement leur monde nanti de celui des naufragés malgré eux de la vie. Tout en continuant de faire la politique de l’autruche envers les gouverneurs responsables de cette débâcle surréaliste.
Alors “Chirac président” comme l’a scandé la foule en délire il y a peu dans la rue d’Alger ! Au point où nous en sommes et vu que le bonhomme est maintenant complètement libre, tout es possible ! A condition de savoir lui présenter la chose, le gars pourrait remettre les habits de 1958 du Général pour venir nous sauver d’un “chaos” qui ne finit pas de perdurer. Avec en prime, la fin des sempiternelles infamantes farandoles de demandeurs d’asile et des mordus de la binationalité. Que demande le peuple de plus? Pire que ça…je ne vois pas ?!
A bien réfléchir, si ! L’ancien parachutiste tortionnaire Le Pen installé en grandes pompes au palais d’El Mouradia !… car certaines mémoires sont irrémédiablement trop courtes !
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Un autre Aïd loin de chez moi !
Djameleddine BenchenoufCette journée de l’Aïd aura été pour moi très particulière. Un autre Aïd loin de chez moi, à me morfondre, à me désoler, à regretter le passé, et tous les êtres chers qui m’ont quitté, qui nous ont quitté, depuis que je suis en France. Depuis sept longues années.
Je n’ai jamais reçu autant d’appels de frères, d’amis, de parents, de connaissances, comme en cette journée. Comme si tous ceux que je connaissais s’étaient donné le mot. Pour me faire la surprise de leur agréable intrusion, de l’intérêt qu’il continuaient de me porter, malgré cette longue séparation.
Je n’avais pas le temps d’appeler un être cher, qu’un autre entrait dans ma maison, à travers mon téléphone, en sonnant gaiement, sans discontinuer.
J’ai reçu des appels simultanés d’amis et d’amis, sur le portable, sur le fixe, et sur Skype, d’amis et de parents, aussi chers les uns que les autres.
J’en ai profité pour nous connecter à trois, grâce à cette merveilleuse technologie, et à discuter comme si nous étions ensemble. Un bonheur.Je voyais, aux regards humides de ma famille, qu’elle se réjouissait de ces retrouvailles célestes, skypestes, entre les racines vives de mon pays et moi. Des lianes de joie s’élançaient dans le ciel, pour me prendre à bras le corps, et me retourner comme une bouteille d’Orangina, pour me secouer, et faire remonter les fruits assoupis, à ma surface endormie. Un tournoiement de soleils et de rires étoilés. Et j’avais envie de leur crier ce contre slogan publicitaire: « Ne me secouez pas, ne me secouez pas, je suis plein de larmes. »
Cette matinée de l’Aïd ! Une flamboyance de souvenirs, de rires, de bonheurs passés, décolorés, pastels et presque éteints, mais toujours vivaces, comme un reflux de vagues frondeuses, presque coléreuses, qui se relèvent aussitôt qu’elles sont tombées.
Hsissen m’a rappelé nos folles équipées de Sidi Bel Abbes, ses rires réveillaient les jardins d’antan. Et des éclats de lumière jaillissaient de ses rires complices. De Constantine, Halim m’a parlé de canaris chanteurs de Bab el Kantara, des jasmins de Saint Jean, et des aubes cristallines de Djebel El wahch.
Ma famille voyait bien que je jubilais. Et moi j’étais heureux de voir qu’elle était heureuse de me voir heureux.
Encore un peu et je me serais cru chez moi. Chez moi! Dans mon Algérie ocre et jade. Miracle de la technologie. Sauf que si celle-ci abolit la distance et qu’elle permet de parler aux siens à des milliers de kilomètres, et même de les voir, en temps réel, elle ne peut rien contre les affres de l’exil. Ces griffes sournoises et acérées qui plongent lentement, laborieusement, dans les entrailles de votre mémoire, de vos sentiments enfouis sous la poussière des jours, qui vous fouillent le coeur. Comme des mains d’aveugle. Puis par poignées, comme on arracherait des cheveux.
Le sentiment de l’exil. « El ghorba » devient toujours le maître des lieux, lorsqu’elle entre dans un esprit. Possessive, exclusive, elle règne sans partage sur la béance qui s’est ouverte à sa cruauté, à la faveur d’un renouveau, d’un départ, d’un voyage d’espoir, de promesse, comme si les voyages pouvaient être une promesse.
L’exil est un vent qui souffle d’en dessous les braises, qui les ravive et les bouscule, et qui les fait rugir de douleur, et qui les disperse.
Mais l’exil est une douleur rentrée, pudique et presque honteuse qui se nourrit de ses propres entrailles. Un sanglot esseulé, une brûlure qui ne craint pas de pleurer, parce que les larmes sont l’onguent des brûlures. Et le lit du poème.
Ces réminiscences de mon pays, qui habitent mes tréfonds, se nourrissent d’échos heureux, qui sont autant de maillons d’histoires suspendues, des bribes de bonheur, comme autant de vagues qui bondissent vers des promesses de lumière, qui se figent dans un élan d’écume, pour crier l’indicible bonheur, puis qui retombent, heureuses de retomber, parce que c’est de la chute que vient l’élan nouveau qui les fera jaillir de nouveau. Vers la lumière.
Oh, que mon pays me manque. J’ai oublié les effluves alanguies de ses aurores timides. J’aimais à respirer son ciel, dans les matins retrouvés, et à me fondre dans leur tiédeur amie. Ces matins amis. -
la hogra ou injustice en algerie
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" Al-Qaida au Maghreb ", ou la très étrange histoire du GSPC algérien
par François Gèze et Salima Mellah, Algeria-Watch, 22 septembre 2007
Texte en pdfRésumé
Créé en septembre 1998, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a progressivement supplanté les " GIA " sur la scène du " terrorisme islamiste " en Algérie. D'abord cantonné dans une seule région du pays (la Kabylie), où il était relativement peu actif, il a acquis une notoriété internationale avec l'enlèvement d'une trentaine de touristes européens au Sahara, au premier semestre 2003. Depuis lors, il a multiplié attentats et actions armées dans le nord du pays, ciblant principalement les forces de sécurité, puis des civils et des cibles étrangères, au point d'être considéré comme une menace majeure en Europe, par ses " réseaux dormants " prêts à perpétrer des attentats meurtriers. Une menace confirmée par le ralliement du GSPC à Al-Qaida en septembre 2006 et sa transformation, en janvier 2007, en " Organisation d'Al-Qaida au Pays du Maghreb islamique " (AQMI).
Dans cet article, nous montrons que l'exploitation rigoureuse et critique des nombreuses " sources ouvertes " disponibles sur le GSPC algérien (sites Web de l'organisation, articles de la presse algérienne et de la presse occidentale), combinée à l'analyse des singularités du régime algérien depuis 1962, ne laisse place à aucun doute : le GSPC est une création des services secrets de l'armée algérienne, le Département de renseignement et de sécurité (DRS, ex-Sécurité militaire), dont les chefs contrôlent, depuis la guerre civile des années 1992-1999, la réalité du pouvoir. Derrière la façade civile du président Abdelaziz Bouteflika, élu en 1999 et réélu en 2004, le " terrorisme résiduel " du GSPC est un de leurs instruments pour consolider leur mainmise sur les richesses du pays et pour se légitimer auprès des puissances occidentales, en particulier auprès des États-Unis grâce à l'adhésion à la " Global War on Terror " de l'administration Bush.
Exposant la chronologie, en cinq phases successives, de l'histoire du GSPC de 1998 à 2007, nous expliquons pourquoi l'intensification de ses actions terroristes depuis 2006 s'explique par celle de la lutte des clans au sein du pouvoir pour le contrôle de la manne pétrolière (considérablement accrue par l'envolée des prix des hydrocarbures) : celui du général Mohammed " Tewfik " Médiène, chef du DRS depuis 1990, a vu sa prééminence contestée par le " clan Bouteflika ", qui conteste l'alliance privilégiée nouée avec les États-Unis pour l'exploitation des hydrocarbures par le " clan Tewfik ". D'où le choix de ce dernier, pour déstabiliser le clan adverse, de multiplier les actions terroristes du GSPC-AQMI, y compris contre des cibles étrangères. Et de préparer, après cette acmé de terreur, une éventuelle relève de ce groupe armé de plus en plus discrédité.
Table des matières
Une information aux sources très orientées
Des GIA au GSPC : de la terreur généralisée à la terreur sélective
GIA, action psychologique et massacres de masse
1999 : " concorde civile " et renouvellement de la " façade démocratique "
Première phase (1998-2002) : la constitution du groupe
Le GSPC, héritier direct des GIA
La paradoxale implantation du GSPC en Kabylie
Le curieux parcours de Hassan HattabDeuxième phase (2003) : l'affaire des otages du Sahara
Un très étrange enlèvement
Une opération made in DRS, pour justifier l'implantation militaire américaine au Sahel
Troisième phase (2003-2004) : la mutation du GSPC
Le surprenant parcours d'Abderrazak El-Para, " islamiste " made in DRS
2004 : la fin du GSPC " première manière " et le nouvel émir national Abdelmalek Droukdel
Quatrième phase (2004-2007) : du GSPC à " Al-Qaida au Maghreb "
Un combat d'abord cantonné à l'Algérie
2002-2004 : les " preuves " très fragiles de l'allégeance du GSPC à Al-Qaida
Juin 2005 : l'attaque par le GSPC de la caserne mauritanienne de Lemgheity
L'affiliation à Al-Qaida et la menace du GSPC contre la France
Cinquième phase (2006-2007) : le GSPC instrument de la lutte des clans au sommet du pouvoir
Les fissures au sommet du pouvoir et l'affaire Brown & Root-Condor
Mars-avril 2007 : attentats terroristes et messages codés
Vers la fin du GSPC et de la lune de miel algéro-américaine ?
Conclusion : comment en finir avec le GSPC-AQMI-DRS ?
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tjr fidèle au pouvoir. je parle de j......
Alors que les barreaux s’apprêtent à élire leurs représentants
Malaise chez les avocats



Agressions, pressions, diverses difficultés liées à l’exercice de la profession ; la litanie des plaintes des robes noires est longue. L’entrée en vigueur du nouveau code de procédure civile et administrative le mois d’avril 2009 a accentué, selon les avocats, les difficultés quant à une justice accessible à tous.
Le malaise est perceptible dans les tribunaux. La récente ouverture de l’année judiciaire qui a eu lieu dans toutes les juridictions du pays a été présentée par l’administration judiciaire comme un gage d’une justice indépendante et performante. La réalité du terrain reflète une tout autre situation, constatent, unanimes, les justiciables et les avocats. Le renouvellement de tous les barreaux au niveau national, le mois de décembre prochain, rajoute une dose de doutes et des calculs électoralistes à un cocktail, déjà, détonant qui caractérise les agitations habituelles des prétoires. «Les conditions d’exercice de notre métier deviennent intenables, compliquées par le nouveau code. Mais notre souci majeur c’est d’assurer la défense du justiciable et lui permettre de régler ses litiges dans les tribunaux», tonne Me Nabila Smaïl, avocate, agréée auprès de la Cour suprême, qui commente le code de procédure civile et administrative. «Il est entré en vigueur sans qu’on ait eu le temps de le découvrir et de l’apprécier. Il y a plusieurs remarques à faire, notamment l’article 13 qui stipule que toute personne ne peut se présenter en justice s’il n’a pas la qualité, l’intérêt pour le faire.
En d’autres termes, cela veut dire que vous n’avez pas le droit d’aller en justice pour demander le partage si vous n’avez pas l’acte de propriété, par exemple. Or, tout le monde sait que bon nombre de régions du pays, comme la Kabylie, ont été pénalisées une première fois à l’époque coloniale, car c’est une région non cadastrée, très pauvre en actes, et une deuxième fois, elle a été pénalisée après l’indépendance parce que l’opération cadastrale n’est pas encore terminée à ce jour». En fait, dans les villages de Kabylie, les habitants ne disposent pas d’actes de propriété. Et dès qu’une personne, en qualité d’héritier se présente au tribunal pour demander le partage, on le déboute dans l’affaire au seul motif de ne pas présenter le titre de propriété à la première audience, précise Me Amar Zaïdi, avocat à la Cour. Pourtant, le même code prévoit plusieurs méthodes d’investigation offertes au juge, telles que l’enquête, l’audition de témoins et les diverses expertises. Au seul motif que le titre de propriété n’est pas présenté à la première audience, le dossier est jugé non recevable, et par conséquent le litige non résolu par voie judiciaire. «Les répercussions de cette décision sur le citoyen sont décourageantes. Quand vous faites une action en partage, et je cite cet exemple, car c’est le litige le plus répandu dans beaucoup de régions, notamment en Kabylie, il y a autour de vous jusqu’à 20 héritiers, ayant droits, ayant la qualité, quand vous les citez tous, à 3600 DA le PV de citation, vous multipliez cette somme sur 20 héritiers, vous avez jusqu’à 40 000 DA de frais d’huissier uniquement, et au bout de 2 audiences, vous êtes débouté en la forme, par manque de titre de propriété.
Quelle explication logique l’avocat pourra-t-il, alors, donner à son client ? On répond en me disant de ne pas accepter l’affaire et d’exiger un acte», fulmine encore Me Smaïl.
Et, c’est à ce niveau que réside tout le problème. De la sorte, on amène l’avocat à refuser aux citoyens ses droits constitutionnels, notamment celui d’aller en justice pour régler un conflit. L’avocate relève que la justice, au lieu de résoudre les différends entre héritiers, les laisse en suspens, car les autorités françaises ont refusé un titre et que les autorités algériennes ont mis du retard pour régulariser les situations. Le nouveau code, dans son très controversé article 8, a mis du plomb dans les procédures pour aller en justice, au lieu de les alléger. L’article fait obligation à tout citoyen de présenter toutes les pièces du dossier en langue arabe. «Ce problème de la traduction est à l’origine de nombreuses contraintes. Comment exiger la traduction des textes produits par les services de la République ? On ne peut traduire que des textes émanant de pays étrangers. Mais on est contraint, avec ce code, de traduire tous les règlements intérieurs, de longs mais habituels textes. Depuis 1962, on a fonctionné normalement et nos magistrats ont la formation requise pour comprendre un texte, un contrat bancaire ou une convention collective», explique Me Zaïdi. Depuis la mise en application de cette mesure, les bureaux des traducteurs assermentés, en petits nombres dans les grandes villes et inexistants dans les villes de l’intérieur, ploient sous le nombre des documents à traduire. «Chez moi, mon agenda est plein. Il arrive que je demande à un client de revenir dans deux ou trois mois, selon la charge de travail», confie un traducteur. Les retards se répercutent non seulement sur le justiciable, mais aussi sur le travail de l’avocat. «L’arabisation des textes pose un sérieux problème de temps.Car le juge accorde une semaine de délai pour déposer le dossier de fond et permettre à la défense de répliquer. Dans le même sillage, on exige du citoyen de parler en arabe, même s’il ne le parle pas. Comment imposer une telle condition alors que les tribunaux ne disposent pas d’interprètes ? Et ce sont les avocats qui jouent ce rôle pour aider la justice à fonctionner. J’estime qu’on fait tout pour fermer les portes des tribunaux devant le citoyen», tempête, encore Me Zaïdi. L’article 23 pose également énormément de problèmes et empêche l’avocat d’exercer son métier dans la dignité depuis que l’administration a chargé le greffier de communiquer les pièces aux parties «au cours ou en dehors de l’audience», stipule cet article. Mais tout se passe en réalité en dehors de l’audience, a indiqué Me Smaïl, qui ajoute : «Le greffier répertorie les dossiers, tient les statistiques, assure l’audience, et à présent on lui demande de recevoir les dossiers des avocats, de les formaliser dans des imprimés, tout cela en plus d’autres tâches administratives. Il y a volonté manifeste de mettre des obstacles à la défense». En dépit de protestations sporadiques, les avocats n’ont pas dénoncé ce qu’ils qualifient d’entraves à l’exercice de leur profession dans un cadre organisé. Les bâtonnats ne semblent pas porter la voix de ceux qu’ils représentent. «Normalement, chaque juridiction devrait dégager un représentant de celle-ci. Il faut qu’il soit accessible aux avocats qu’il représente, il doit remettre les requêtes au bâtonnier qui est habilité à les transmettre aux chefs de cours et les procureurs généraux. Mais, ce n’est pas ce qui se passe en pratique», résume Me Zaïdi. Notre interlocuteur rappelle qu’une AG a été tenue au Mazafran en 2008, une autre à Mostaganem en 2009, durant lesquelles les avocats se sont plaint des mauvaises conditions de travail. «Pour un oui ou pour un non, on peut nous poursuivre en justice. Nous ressentons une velléité d’avilir l’avocat. L’accès à la Cour suprême nous est difficile et toutes nos requêtes sont restées lettre morte, on a l’impression que nos représentants ont peur de saisir le ministre sur nos problèmes qui sont en fait ceux des justiciables», déplore encore l’avocat. Bon nombre de ses confrères ont fait remarquer que la justice focalise son attention sur les chiffres. La dernière rentrée judiciaire, qui s’est déroulée dans toutes les juridictions, n’a pas dérogé à la règle, occultant le nombre d’affaires qui montent à la Cour suprême, le nombre élevé de recours, les innombrables lettres adressées au président de la République par des citoyens insatisfaits et désabusés. Ceci tient, selon les avocats, à une seule raison : l’empressement à liquider les affaires.
Saïd Gada
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tous méritent la prison ou perpète!!!!!!!






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Algérie: Après une détention au secret de 26 jours, M. Abdellahoum réapparaît en prison
Alkarama, 15 Novembre 2010M. Othmane Abdessamed Abdellahoum avait été enlevé le 16 octobre 2010 par des agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) à Ain Al-Hadjel (wilaya de M’sila) et disparu. La famille a enfin pu lui rendre visite le 11 novembre 2010 à la prison de Bouira. Il portait les traces des tortures subies.
Alkarama avait adressé un appel urgent le 5 novembre 2010 au Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, lui demandant d’intervenir auprès des autorités algériennes.
M. Othmane Abdessamed ABDELLAHOUM, âgé de 32 ans, marié et père de deux enfants, demeurant à Ain Al Hadjel, wilaya de Msila, avait été enlevé par plusieurs agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) à la sortie de son domicile familial à Ain Al-Hadjel, wilaya de Msila le 16 octobre 2010 aux alentours de 19 heures.
Malgré toutes les démarches de sa famille, aucune des autorités sollicitées n’a reconnu l’arrestation et la détention de la victime ni n’a accepté d’ouvrir une enquête pénale comme la loi les y oblige en matière de crime d’enlèvement et de séquestration.
La famille de la victime a enfin été autorisée à rendre visite à M. Abdellahoum le 11 novembre 2010 dès qu’il a été transféré à la prison de Bouira. Ils ont pu apprendre et constater de visu qu’il avait fait l’objet de tortures dont il portait encore les traces.
M. Abdellahoum a confirmé qu’il avait été détenu à « Antar », un centre de détention secrète contrôlé par le DRS, situé à Hydra (Alger).
Force est donc de constater que M. Abdellahoum a été gardé à vue 26 jours soit bien au delà de la période légale de 12 jours, que sa détention n’a pas été reconnue par les autorités, qu’il n’avait aucun contact ni avec sa famille, ni avec un avocat et qu’il a subi des tortures.
Interpellé régulièrement par les organes de l’ONU sur la détention au secret, le gouvernement algérien continue de nier l’existence de centres contrôlés par le DRS échappant au contrôle de l’autorité judiciaire.
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Des algériens falsifient leur état-civil pour devenir ….français!!!
Des algériens falsifient leur état civilDu trafic pour devenir Français


Quand l’administration française continue de souffrir de la corruption et du laisser-aller qui règnent au sein de l’administration algérienne.
C’est ce que vient de démontrer le tribunal correctionnel de Meaux, une petite ville située à 40 km de Paris, dans le département de la Seine-et-Marne, en examinant, vendredi dernier, le dossier d’un Algérien qui a falsifié son état civil dans le but d’obtenir la nationalité française. Le quotidien Le Parisien, qui a publié l’information, a estimé, par ailleurs que près d’un millier de personnes, originaires majoritairement de la Kabylie, auraient utilisé la même escroquerie pour devenir des citoyens français.
Ainsi, pour obtenir la nationalité française, les faussaires ne sont pas allés par mille chemins. Ils ont poussé leur malhonnêteté jusqu’à modifier leur généalogie, afin de se faire passer pour des enfants ou des petits-enfants de parents algériens possédant légalement la nationalité française.Le tout s’est fait, bien entendu, avec la complicité du chef de l’état civil de la commune du faussaire qui valide sans vergogne le fameux document, en contrepartie de quelques milliers de dinars. Or, si le geste paraît banal de l’autre côté de la Méditerranée, en France il crée une multitude de problèmes. A commencer par un sentiment de doute sur tous les dossiers de naturalisation déposés au niveau des préfectures par les Algériens. Selon des associations de défense des étrangers, la course à la nationalité française par de faux certificats et faux extraits de naissance a fini par créer chez les autorités françaises de véritables incertitudes quant à la véracité et la légalité des documents présentés.
Ce qui prolonge la durée consacrée à l’étude des dossiers déposés au niveau et amène l’administration à ne pas donner de suite favorable à de nombreuses demandes, notamment celles émanant d’Algériens. Pour Bruno Leroux, député socialiste de Seine-Saint-Denis, le phénomène des faux documents est plus important qu’on ne le croit. Il a indiqué avoir saisi par deux fois les ministres de la Justice de l’époque, sans pour autant que des enquêtes ne soient ouvertes pour débusquer les faussaires et les tricheurs.
«J’ai l’impression qu’il y a un phénomène connu sur lequel personne n’a voulu mettre le doigt», a-t-il expliqué au Parisien. Pour rappel, il y a quelques années, le village d’Aït Khellili, en Haute Kabylie, a été le théâtre d’une vaste opération de falsification de papiers d’identité et d’extraits de naissance. Plusieurs faussaires ont été arrêtés par la police depuis 2005 dans ce petit village paisible. Les escrocs auraient aidé près de mille personnes à acquérir la nationalité française. Mais force est de constater que l’escroquerie ne concerne pas uniquement la commune de Aït Khellili. A Tizi Ouzou, à Oran et dans plusieurs régions du pays, il suffit juste de soudoyer le préposé à l’état civil pour obtenir touts types de papiers.
Mais il n’y a pas que ceux qui désirent acquérir la nationalité française qui s’adonnent à ce genre de trafic, d’autres le font juste pour continuer à percevoir les pensions de leurs parents. La technique consiste à envoyer, par courrier, aux caisses françaises d’assurances, de faux certificats de vie, alors que lesdits parents ne sont plus de ce monde.
Il n’y a qu’en Algérie où l’on peut même délivrer un certificat de vie pour un mort et un titre de moudjahid pour une personne née après l’indépendance.Yacine Farah
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Quelques documents et sites
Algeria-Watch- Les « disparitions » en Algérie suite à des enlèvements par les forces de sécurité. Un rapport sur les disparitions en Algérie, mars 1999 ; < http://www.algeria-watch.org/farticle/aw/awrapdisp.htm >
- A propos terrorisme. Témoignages recueillis entre 1997 et 1999, < http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvreve/awter.htm >
-La torture en Algérie. (1992-2001), rapport établi par Khelili Mahmoud Octobre 2001, < http://www.algeria-watch.org/mrv/mrvtort/torture_khelili.htm >
- L’autre versant de la tragédie, Salah-Eddine Sidhoum, décembre 2001, < http://www.algeria-watch.org/mrv/mrvrepr/versant_tragedie.htm >
- Les disparitions forcées (1992-2001). Liste non exhaustive établie par Algeria-Watch etSalah-Eddine Sidhoum, janvier 2002, < http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvdisp/cas_disparitions/disparitions_introduction.htm >
- L’Algérie, 10 ans après le putsch – Les droits humains : Un bilan désastreux, janvier 2002, < http://www.algeria-watch.org/mrv/2002/aw_bilan_2002.htm >
- 1 100 exécutions sommaires. Liste non exhaustive établie par Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch, mars 2003, <http://www.algeria-watch.org/mrv/2002/1100_executions/1100_executions_A. htm>
- Algérie : guerre, émeutes, Etat de non-droit et déstructuration sociale. Situation des droits humains en Algérie, Année 2002, Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch, mars 2003, < http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/2002/rapport_2002/rapport_2002.htm >
- Compilations de documents et témoignages sur la face cachée de cette guerre, Rubri-que « Révélations » : < http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvreve/mrvreve.htm > et Rubrique « Entre transfuges et généraux » : < http://www.algeria-watch.org/fr/article/mil/transfuges_generaux/transfuges_generaux.htm >
Autres documents
- Comité algérien des militants libres de la dignité humaine et des droits de l’homme, Livre blanc sur la répression en Algérie, Tomes 1 et 2, Editions Hoggar, Suisse, 1995 – 1996.
- L’Algérie en murmure : Un cahier sur la torture Par Moussa Aït-Embarek, Editions Hoggar,. 1996.
- Algérie, le livre noir, extraits de rapports d’Amnesty International, Fédération interna-tionale des ligues des droits de l’homme, Human Rights Watch, Reporters sans frontrières, La Découverte, Paris, 1998.
- Association des familles de disparus de Constantine. Exposé sommaire sur la situation des disparus dans la wilaya de Constantine. Cas des morts sous la torture, d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, Septembre 2000, < http://www.algeria-watch.org/farticle/rapportconstantine.htm >
- Mahmoud Khelili et Amina Kadi, Disparitions forcées et torture en Algérie, Editions Eurabe, Commission arabe des droits humains (ACHR), 2000.
- « Algérie : les révélations d’un déserteur de la SM », Nord-Sud Export, n° 427, 21 septembre 2001.
- Habib Souaïdia, La sale guerre, La Découverte, Paris, 2001.
- Habib Souaïdia, le procès de la « Sale guerre », La Découverte, Paris, 2002.
- Lyes Laribi, Dans les geôles de Nezzar, Paris Méditerranée, Paris, 2002.
- Une enquête sur la torture en Algérie, Forum de chercheurs d’Afrique du Nord, Projet de témoignage et de documentation historique, en langue arabe, Editions Hoggar, Genève 2003.
- Commission des droits de l’homme des Nations Unies, Rapport du rapporteur spécial sur la torture, E/CN.4/2003/68/Add.1.
- Mohammed Samraoui, Chronique des années de sang, Denoël, Paris, 2003.
- « Algérie. Dossier politique », Nord-Sud Export, n° 460, mars 2003.
- Témoignage de Ahmed Chouchane, MAOL ; <http://www.anp.org/tem/temoigne.html>
- Hijra < http://home.worldcom.ch/~hijra/ >
- MAOL (Mouvement algérien des officiers libres), < http://www.anp.org>
- Algérie. Le livre noir, extraits de rapports de Algeria-Watch, Amnesty International, Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, Human Rights Watch, Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme, Organisation mondiale contre la torture, Reporters sans frontières, La Découverte, Paris 2003.
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lisez votre histoire pas à pas ,et faite des pauses c'est trop pour vos yeux et apres revenez!!!!
IV. LA CONSOLIDATION DU GROUPE DES « DESERTEURS » DE L'ARMEE FRANÇAISE.
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URGENT : Emeutes à Boudouaou (Boumerdés)
URGENT : Emeutes à Boudouaou (Boumerdés)
Des centaines de citoyens de la région de Boudouaou (Boumerdés) sont sortis aujourd’hui dans la rue et ont bloqué la circulation sur l’autoroute provoquant un embouteillage monstre en cette veille de l’Aïd El Adha. Ces jeunes se sont révoltés suite au verdict prononcé ce même jour par le tribunal à l’encontre des jeunes arrêtés au cours du mouvement populaire de protestation en octobre dernier dans le quartier de Merzouga. En effet, le tribunal de Boudouaou a prononcé des peines de 6mois à deux années de prison FERME contre cinq inculpés et ce, à la veille de la fête religieuse, ce qui provoqua la colère de la population. Des bus et un camion d’une société nationale auraient été incendiés. De nombreux renforts de brigades anti-émeutes sont arrivés sur les lieux. La tension reste très vive. La population s’attendait à un verdict plus clément à la veille de l’Aïd, pour de jeunes citoyens qui ne réclamaient que le raccordement du gaz à leur localité de Marzouga, après les promesses non tenues de la société de gaz et après avoir payé il y a plusieurs mois ces frais de raccordement.(Correspondance locale de Boudouaou)
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Ahmed Benbitour appelle à "des alliances stratégiques entre les forces du changement" mille fois mieux que réné la taupe
«Les systèmes autoritaristes travaillent à leur propre destruction, mais avec la rente, le chemin de la dérive est lent.» C’est avec ces termes qu’a entamé son discours, hier en fin d’après-midi, Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement, qu’il a tenu face à une assistance nombreuse au siège de la LADH, et ce à l’initiative du Civic (Comité d'initiatives et de Vigilence citoyenne)
Pour l’intervenant, la corruption du pouvoir, conjuguée à celle de l’argent, ne peut aboutir qu’à la déliquescence de l’Etat, qui perd sa capacité à garantir le droit, à réguler l’économie, à capitaliser les compétences nationales et assurer la légitimité des institutions. Le grand risque qui guette l'Algérie est que «l'Etat défaillant» dérive vers un «Etat déliquescent. Cela se fera dans les dix prochaines années. Quand le pétrole ne pourra plus jouer son rôle de maintien de l'Etat, le risque de déliquescence de l'Etat se précisera, ajoute-t-il Il préconisera une pression pacifique permanente et longue de la société sur le pouvoir, en attendant l’élément déclencheur qui fera basculer les choses. L’une des initiatives qui pourrait aider à la mobilisation pacifique pour le changement serait possible, selon l’intervenant, à travers l’innovation en matière d’organisation du travail politique d’instruments du changement et enfin en pariant sur de nouvelles forces. Cette rencontre fut l’occasion pour l’ancien chef du gouvernement de fêter, avec l’assistance, la première année d’existence des CICC (Cercles d'initiatives citoyennes pour le changement), et il regrettera qu’“un an après, les gens ne soient malheureusement pas capables de travailler en groupe et continuent de m’adresser directement des courriers et des idées. Toutefois, après un an, nous pensons aller dans deux directions : continuer notre travail avec persévérance et enfin passer à une nouvelle étape : la recherche d’alliances stratégiques et la construction de réseaux entre les différentes initiatives et les différentes forces qui appellent au changement, tels que le Snapap, la LADH, le Civic». Et de préciser : «Il ne s’agit pas d’un appel pour fusionner les différentes initiatives, ce serait les affaiblir. Ces alliances et ces réseaux doivent s’inscrire dans le respect scrupuleux par tous d’un certain nombre de principes qui assurent le succès.»
Amel B.Source de cet article
http://www.lesoirdalgerie.com -
laissez le FLN au muse' il appartient au peuple, mais vous qui vous empeche de crer un parti, chekchouka , traitre,mais pas fln
MOUVEMENTS DE REDRESSEMENT 2004-2010
La guerre de succession
Y a-t-il crise au FLN ? Si ce n’est pas encore la grande «révolution» au sein du plus vieux parti d’Algérie, ce n’est pas la paix non plus ! Et pour qui connaît l’ex-parti unique, cet état de ni guerre, ni paix ne saurait durer éternellement.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Pour la première fois depuis 2004 et son arrivée aux commandes du parti à la faveur du coup de force opéré par Abdelaziz Bouteflika, l’actuel secrétaire général du FLN fait face, depuis quelques semaines, à une fronde publiquement menée et assumée par des cadres de haut rang. Deux ministres en exercice, El- Hadi Khaldi et Mahmoud Khoudri, deux anciens ministres, Mohamed Seghir Kara et Boukerzaza, entre autres, mènent ce mouvement lui donnant, du fait de leurs profils respectifs, un cachet «officiel» difficile à contester. Que l’on se rappelle 2003 : l’ex-patron du FLN, Ali Benflis, avait lui aussi fait face à des ministres en exercice qui avaient pour noms, Abdelaziz Belkhadem, El- Hadi Khaldi, Saïd Barkat, Amar Tou, pour ne citer que ceux-là. Ce qu’on a appelé «le mouvement de redressement » était en réalité un putsch directement chapeauté par la présidence de la République et accompli sur le terrain par les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères ainsi que la chefferie du gouvernement. Le tout-puissant appareil d’Etat était donc entièrement mobilisé contre Ali Benflis, à qui Bouteflika n’a jamais pardonné l’acte, pourtant légitime, de se porter candidat à la présidentielle. Le «mouvement de redressement», une étrange fédération regroupant quelques militants du FLN mais beaucoup d’indus militants, des fonctionnaires, des dissidents d’autres formations politiques et, aussi, des représentants de l’administration, verra désigné à sa tête un certain Abdelaziz Belkhadem. Un choix imposé par Abdelaziz Bouteflika. C’est naturellement que, dès 2004, il se retrouve à la tête du FLN. Un choix que consolide le congrès de 2005 : Bouteflika, qui s’impose président du parti, reconduit Belkhadem au poste de SG. Avec pour mission simple, celle de mettre le doyen des partis au service du président, notamment en prévision de l’élection présidentielle de 2009. Ce ne sera qu’au sortir de ces élections-là que des cadres, pourtant issus du mouvement de redressement, commencent à contester Belkhadem. La toute première voix contestatrice et que l’on redoute le plus au FLN : celle de Abdelkader Hadjar. L’actuel ambassadeur d’Algérie au Caire a carrément mis en garde Belkhadem, lors du dernier congrès en mai dernier. «Si tu te fais élire par le congrès et non pas par le comité central, nous te réserverons une surprise» ! Tout est dans cette mise en garde de Hadjar. Depuis quelque temps, Abdelaziz Belkhadem est «soupçonné » de nourrir des ambitions présidentielles pour 2014. Il faut dire que la maladie de Bouteflika a fini par bousculer bien des pactes, bien des certitudes qui paraissaient des évidences avant octobre 2005 et la fameuse évacuation de Bouteflika au Val-de-Grâce. La prochaine présidentielle a-t-elle alors commencé au FLN, comme c’est la tradition d’ailleurs ? L’issue de la fronde en cours fournira la réponse à cette interrogation qui tient en haleine tous les observateurs.
K. A. -
peste et cholera contre paludisme volant!!!!!!!!!!!
Algérie-Italie: La lutte antiterroriste au menupar Djamel Belaïfa
En application de l'accord de coopération algéro-italien en matière de lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, le trafic de stupéfiants et l'immigration illégale, signé le 22 novembre 1999, le groupe bilatéral de coopération algéro-italien, dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et les questions de sécurité connexes, tiendra demain et mardi sa première réunion à Alger.
Selon l'APS qui cite des sources diplomatiques, les responsables algériens et italiens se pencheront essentiellement sur l'évaluation et un échange d'analyses et d'informations sur l'évolution de la lutte antiterroriste en Algérie et en Italie et sa projection sur leur environnement régional et international. Ce mécanisme vise à structurer le dialogue et la concertation sur l'ensemble des questions liées à la lutte contre le terrorisme transnational et dégager des modalités «en vue d'approfondir la coopération bilatérale dans ses dimensions politique, diplomatique, judiciaire, financière et opérationnelle». Cette réunion, qui sera sanctionnée par un procès-verbal, sera coprésidée par le directeur général de la coopération politique multilatérale et des droits de l'homme au ministère italien des Affaires étrangères, M. Filippo Formica, et le conseiller auprès du président de la République, M. Kamel Rezzag-Bara.
La lutte contre le terrorisme et le trafic transnational de stupéfiants a été aussi abordée la semaine dernière par le ministre britannique chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, M. Alistair Burt en visite à Alger. Ce dernier avait assuré que l'Algérie est un partenaire très important pour le Royaume-Uni et les deux pays ont la possibilité de coopérer, de manière plus étroite, dans plusieurs domaines d'intérêt commun, notamment la lutte contre le terrorisme et contre le trafic de drogue. Burt a indiqué s'être également entretenu avec M. Rezzag Bara, conseiller à la présidence de la République, de la situation sécuritaire dans la région du Sahel. Il a salué la création récente d'un comité algéro-britanique pour la lutte antiterroriste, soulignant que les deux pays, «qui ont vécu les affres du terrorisme, ont beaucoup à apprendre l'un de l'autre». «Le terrorisme représente une menace pour tout le monde. Il y a différentes manières d'y faire face. Nous sommes de l'avis de l'Algérie en ce qui concerne la criminalisation du paiement de rançons qui, pour nous, peut être la base du financement des terroristes. Il est donc juste de lutter contre le paiement de rançons», a expliqué M. Burt.
La coopération en matière de lutte contre le terrorisme a été aussi abordée par le principal-adjoint de l'assistant du secrétaire à la Défense, chargé des Affaires de sécurité internationale aux Etats-Unis d'Amérique, M. Joseph Mc Millan. En visite en Algérie, le 10 novembre dernier, le responsable américain avait indiqué qu'aucune concession ne doit être faite aux groupes terroristes en matière de paiement de rançons. Le responsable américain a estimé qu'il s'agit de relever le défi d'amener la communauté internationale à approuver cette approche, telle que proposée par l'Algérie. -
pas de relation avec les dirigeants dictateurs d'egypte!!!!
Selon l'ambassadeur d'Egypte à Alger: L'Algérie ne figure pas sur une liste noirepar J. Boukraâ
L'Algérie ne figure pas dans une liste noire égyptienne. L'Egypte, par le truchement de son ambassade à Alger, vient de démentir officiellement l'information rapportée par la presse, et tout particulièrement la presse égyptienne. Ainsi, «aucune mesure visant la mise sous observation ou un traitement particulier des Algériens qui se rendent en Egypte n'a é été prise», a déclaré l'ambassadeur de l'Egypte en Algérie Abdel Aziz Saif Nasr dans un communiqué diffusé hier. Idem pour les Algériens résidant en Egypte, précise ce dernier. «Contrairement à ce qui a été rapporté par la presse, les autorités égyptiennes n'ont prévu aucun traitement particulier pour les ressortissants algériens», a souligné l'ambassadeur par le biais du communiqué. La presse, notamment les médias égyptiens, avait en effet annoncé qu'une liste noire a été notifiée par les autorités égyptiennes à la direction de l'aéroport du Caire. Reprise par la presse algérienne, l'information fait savoir que la liste comprend cinq pays arabes dont l'Algérie. A l'issue de cette décision, les colis et les passagers algériens devraient subir un traitemment particulier. Dans la liste noire égyptienne, l'Algérie se trouve aux côtés du Yémen, l'Irak, la Somalie et la Mauritanie. Selon une source citée par la presse égyptienne, ces pays figurent dans cette liste noire en raison de l'existence chez eux d'une branche d'El Qaïda. Les Algériens qui se rendent en Egypte devaient donc subir un contrôle sévère, leurs passeports minutieusement examinés et les suspects suivis jusqu'à ce qu'il y ait assurance qu'ils n'ont aucun lien avec les groupes terroristes, avait ajouté la presse égyptienne. D'autres médias ont souligné qu'outre l'examen au niveau de l'aéroport, les ressortissants algériens devraient être soumis à une surveillance durant leur séjour en Egypte. La mise en place de cette liste entre dans le cadre des mesures instaurées par les autorités égyptiennes pour faire face à la menace des colis piégés. Un état d'alerte sécuritaire a été instauré, suite aux menaces visant les coptes égyptiens, note-t-on. Il faut dire que les Algériens avaient accueilli cette annonce avec beaucoup d'étonnement, voire avec indignation, de la même manière qu'ils avaient mal accueilli l'inscription de l'Algérie sur une liste noire par les Etats-Unis et la France en compagnie de treize autres pays, au début de l'année.
Depuis les matchs de football entre les sélections algérienne et égyptienne au Caire et à Khartoum, les relations entre les deux pays s'étaient beaucoup détériorées, notamment par presse interposée, mais la visite du président égyptien en Algérie avait aidé à adoucir quelque peu les relations entre les deux pays. -
no moment
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corruption à ciel ouvert en algerie
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ni foi ni loi , pendez les (députés) haut et fort
Loi de finances pour 2011Le projet adopté par l’AssembléeniPar : Nadia Mellal
Le projet de loi de finances pour 2011 a été adopté hier à la majorité par l’assemblée populaire nationale (APN). Seul le groupe parlementaire du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a voté contre ce texte.
Intervenant à l’occasion d’une séance plénière, l’adoption de ce texte de loi a été marquée par trois amendements acceptés sur les 31 proposés. Ces amendements interviennent, en effet, pour instituer un fonds pour la lutte contre le cancer, l’attribution de la licence d’importation de véhicules aux veuves de chouhada ainsi que la réduction du prix du gaz pour les hauts-plateaux en raison d’une importante consommation de ce produit en hiver dans cette région du pays.
Ce faisant, il est utile de noter que la loi de finances 2011 institue des mesures visant essentiellement l'encouragement de l'investissement à travers l'introduction d'exonérations et d'abattements fiscaux au profit de différentes branches de l’économie nationale. Le texte veut ainsi exonérer de l'IRG (impôt sur le revenu global) et de l'IBS (impôt sur le bénéfice des sociétés) les activités portant sur le lait cru dans la perspective de renforcer cette filière. Il propose également l’exonération de l'IBS des opérations génératrices de devises, tant pour les activités d'exportation que pour celles réalisées localement, de même que la suppression de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) pour les opérations d'acquisition de navires par les compagnies de navigation maritime.
Les procédures fiscales seront à leur tour simplifiées à travers l’élargissement du délai du dépôt des déclarations annuelles au 30 avril de chaque année civile, à l’ensemble des impôts et taxes et états annexes, quel que soit le régime fiscal appliqué. Dans le même contexte, la période de versement des acomptes IRG et IBS sera alignée sur celle du dépôt de la déclaration du chiffre d’affaires, alors que la motivation par les services fiscaux des décisions contentieuses sera “obligatoire”. Aussi au titre de la lutte contre la fraude fiscale, le texte de la LF 2011 exige le “paiement immédiat” des régularisations établies à l’encontre des contribuables non installés en Algérie bénéficiant de sursis légal de paiement et dont les contrats arrivent à expiration. Le texte consacre également “l’obligation de transmission”, par les sociétés et compagnies d’assurances ou de réassurances ou d’autres intervenants, d'un état des polices d’assurances contractées par les personnes physiques, morales et les entités administratives au profit de leur véhicules ou patrimoine immobilier. Il introduit d’autre part une procédure d’orientation de la vérification des déclarations en douane par la sélection des contrôles douaniers à effectuer.
Dans une déclaration à la presse à l'issue de l’adoption du texte de loi, le directeur général des impôts (DGI), Abderrahmane Raouia, indiquera que “les nouvelles mesures contenues dans la loi de finances 2011 et la non-introduction de charges fiscales supplémentaires n'auront pas un impact important sur le budget de l'exercice prochain”. Aussi dans un communiqué rendu public, hier, le groupe parlementaire du RCD estime que “la loi de finances 2011 est passée comme les autres : en violation de la constitution et sans le moindre amendement de fond”. “Elle est avalisée par une assemblée nationale illégitime, issue de fraudes massives”, explique-t-il avant de noter que “cette institution n’a pas d’autres missions que de valider la gabegie, l’opacité et les malversations qui caractérisent la gestion de la ressource nationale”. “une fois de plus, l’essentiel des financements publics est affecté aux dépenses de pouvoir et les ressources allouées au développement connaissent une autre réduction”, est-il noté. -
hanachi dit vrai ,c'est un grand homme , raouraoua menteur et corrupu fils du systeme
La polémique avec Raouraoua prend de l’ampleur
Les quatre vérités de Hannachi
Les graves révélations du président de la JSK, selon lesquelles le patron de la FAF, Mohamed Raouraoua, lui aurait demandé d’arranger le match contre Al Ahly, ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Hier, un communiqué – non signé – publié sur le site Internet de la Fédération, a qualifié les déclarations de Hannachi de «mensongères», «diffamatoires» et «tapageuses». La FAF souligne que ces nouvelles déclarations feront l’objet «d’un examen par les instances du football concernées».
- La FAF a rendu public, hier, un communiqué dans lequel elle qualifie vos déclarations de «mensongères» et de «grotesques». Quelle est votre réaction, M. Hannachi ?
Tout d’abord, je tiens à souligner que ce fameux communiqué dont vous parlez n’est pas signé. Pour moi, Raouraoua, que j’ai personnellement accusé, n’a pas répondu. C’est peut-être un membre de la fédération qui a fait ce communiqué, puisque le concerné est à La Mecque. Donc pour moi, Raouraoua n’a rien écrit et je maintiens toujours mes propos. S’il croit qu’il va me faire peur avec la justice, il se trompe lourdement.
- Le communiqué de la FAF rejette vos accusations en faisant remarquer que même les dirigeants d’Al Ahly avaient accusé M. Raouraoua d’avoir été derrière la défaite de leur club face à la JSK et l’ES Tunis…
Non, ça n’a rien à voir. Ils l’ont accusé quand ils ont perdu contre l’ES Tunis parce que Raouraoua était présent sur le plateau de Nessma TV, alors qu’il n’est jamais venu à Tizi Ouzou.
- Certains observateurs pensent que votre passe d’armes avec Raouraoua traduit peut-être un affrontement entre deux clans au pouvoir, du fait que vous soyez tous deux des poids lourds du football national…
Non, non. Moi je n’ai rien à voir avec aucun clan du pouvoir. Je suis à Tizi, en Kabylie, et je dirige la JSK tant que ça marche. Et si les choses n’évoluent pas comme il se doit, je laisserai ma place à une autre personne. Maintenant que nous avons créé la SPA, j’ai déclaré avant la conférence de presse que celui qui ramène de l’argent, pourra rejoindra évidemment les structures dirigeantes du club. Que voulez-vous de plus ?
- Le communiqué évoque que des investisseurs «crédibles» se sont proposés à la FAF d’investir «massivement» dans le capital social de la JSK. Pourquoi avez-vous refusé ces apports ?
Mais qui sont ces gens-là ? Qu’ils donnent les noms de ces investisseurs. Je vous fais remarquer que nous avons envoyé le 27 mai 2010 une lettre au PDG de l’ETRHB, M. Haddad, (copie reçue par El Watan) dans laquelle nous lui demandions de rejoindre la JSK en tant qu’actionnaire majoritaire et de prendre le club.
C’est vous dire que les allusions de la fédération sont farfelues. En plus, pourquoi ces «investisseurs» sont-ils allés voir la FAF et non pas les dirigeants de la JSK ? C’est vraiment le monde à l’envers ! Alors chiche ! qu’ils nous disent qui sont ces industriels qui veulent investir à la JSK ! Je considère ces propos comme une insulte à tous les membres de l’assemblée générale de notre club; comme si la JSK n’a personne pour parler en son nom.
- Revenons un peu à vos accusations contre Raouraoua. Avez-vous des témoins qui pourraient confirmer vos dires. Comment cela s’est réellement passé ?
Oui, j’en ai même beaucoup ! J’étais dans le bureau du président de la FAF à Dély Brahim quand une personnalité est entrée au moment même où M. Raouraoua me demanda expressément de laisser Al Ahly gagner le match contre la JSK. Cette personnalité me lança alors ceci : «Hannachi, jamais… il faut gagner ce match !»
- C’est qui ce témoin ? S’agit-il d’un membre du bureau fédéral ou d’un dirigeant de la JSK ?
Je ne peux pas révéler son identité. Je préciserai seulement que c’est un homme très important, c’est un haut responsable du pays. Quant aux dirigeants de la JSK, cela s’est passé au Caire. Raouraoua ne leur a pas demandé de lever le pied, mais il les a mis en garde contre une agression des Egyptiens, du genre : «Faites attention, ils vont vous agresser.» Or il n’y avait aucune tension, mieux encore, notre délégation a été accueillie avec des fleurs.
- Mais vous conviendrez que votre accusation contre Raouraoua est d’une extrême gravité...
Oui, je le sais et je la maintiens. D’ailleurs, j’ai même informé le responsable de la fédération qui a accompagné la JSK au Caire de la «proposition» de Raouraoua.
- Mais pourquoi alors avez-vous mis près de trois mois pour faire de telles révélations?
Ecoutez, il y a trois personnes qui m’ont demandé de ne pas ébruiter l’affaire. Il y a le PDG de Nedjma, Joseph Gad, le directeur d’Echourouk, Ali Fodil, et le consul général d’Algérie en France, Abderrahmane Meziane Chérif. Ils m’ont prié de ne rien faire. Je leur ai dit d’accord je ne fais rien, mais s’il y a quelque chose je vais bouger...
- Pouvez-vous, M. Hannachi, nous dire pourquoi M. Raouraoua voulait faire gagner Al Ahly comme vous l’accusez ?
Eh bien, vous savez qu’il brigue le poste de président de la CAF. Il veut donc rendre service aux Egyptiens pour qu’il obtienne leur soutien lors des prochaines élections. J’ajouterai que M. Raouraoua est associé avec le groupe égyptien Arab Contractors. Et le siège de la FAF qui est-ce qui l’a construit ? C’est évidemment Arab Contractors. C’est aussi le même groupe égyptien qui a construit la fameuse tour de Bab Ezzouar. Il y a encore d’autres affaires que je pourrais divulguer en temps opportun. Malheureusement, Raouraoua n’a pas répondu à mes accusations et son communiqué n’est qu’un tissu de généralités qui plus est, n’est même pas signé.Hassan Moali
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Le business douteux des cartes d’Al Jazeera Sport =arnaque 1 arnaque2 arnaque3 ca suffit
Pas moins de 208 milliards de centimes –montant des recettes de la vente des cartes d’El Jazeera Sport depuis le mois de juin dernier – auraient été transférés illégalement vers l’Europe et les USA pour être versés sur les comptes de la chaîne Al Jazeera Sport.Un autre scandale dans lequel de «grosses têtes» semblent impliquées. Le quotidien arabophone El Khabar a révélé, dans son édition d’hier, qu’une dizaine de personnes ont déjà été arrêtées dans le cadre d’une enquête ouverte par la Gendarmerie nationale. Une partie de la somme transférée – 180 milliards – aurait transité par Western Union en Tunisie, vers l’Europe et les Etats-Unis, selon les premiers éléments de l’enquête. Selon toujours le journal El Khabar, c’est à partir d’un magasin sis à Hydra (Alger) que ce transfert illicite a été opéré. Le propriétaire se trouve actuellement aux Lieux Saints de l’Islam, en Arabie Saoudite. Certaines banques installées en Algérie sont aussi dans la ligne de mire des enquêteurs. Elles auraient enfreint les règles régissant les mouvements de capitaux et le transfert de devises vers l’étranger, selon l’enquête. Affaire à suivre.
Hacen Ouali
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hold up gouvernementale , prend otages 36 milions d'innocents algeriens
36 millions d’innocents
Dans la célèbre série algérienne «la faute à mon voisin», Moussa Benhamadi, ministre des Postes, vient d’apporter sa contribution. Pour expliquer la crise de liquidités dans les bureaux de poste, il a lumineusement incriminé les Algériens qui doivent changer de comportement et utiliser d’autres moyens de paiement pour leurs achats. Lesquels ? Le chèque et la carte bancaire, a-t-il encore expliqué. Première conclusion : le ministre ne vit donc pas en Algérie ou n’y achète rien. Combien de commerçants acceptent-ils le chèque et la carte ? Peut-on aller au marché avec un carnet de chèques ? Non. Mais l’explication ministérielle
tant attendue étant enfin donnée, elle amène à la deuxième conclusion : si un mouton n’est pas encore payable par carte bancaire en tapant le code directement sur la laine de l’animal, c’est la faute au consommateur, voire au mouton.
Le gouvernement en est encore là ; à chaque fois qu’un problème surgit et a du mal à être réglé, on accuse le citoyen, pour la crise du logement par exemple, et celles du travail, de la facture alimentaire, de l’hygiène, de l’échec scolaire, du terrorisme ou des harraga. L’inverse est, hélas, vrai aussi. A chaque problème, le citoyen accuse l’Etat, pour un séisme, une inondation ou une inquiétante inflation. Pendant que tout le monde se déresponsabilise, tout se dégrade dans l’inertie généralisée, puisque personne n’est coupable, ou tout le monde, ce qui revient au même. Un pays, comme l’amour, se fait à deux : des gouvernants élus et des gouvernés responsables de leur vote, mais dans ce cas de figure qu’est l’Algérie, la partie ressemble plutôt à une guerre qui se fait comme l’amour aussi à deux, mais où chacun est retranché sur ses positions, guettant les mouvements de l’adversaire. Qui va avancer le premier ? Personne ne le sait. La seule chose qui est sûre, c’est que pour l’Aïd, Moussa Benhamadi achètera son mouton en espèces.
Chawki Amari -
ils s'enfoutent du dinars ou la disparition de l'algerie!!!!! c'est des ET

Les faux dinars menacent la sécurité nationale de l’Algérie
Le manque de liquidités actuelle serait-il dû à un gros trafic de fausse monnaie qui obligerait l'Etat à "assécher" le marché ? Seions-nous face à une camora organisée qui profite du fait que le système financier soit déconnecté des réseaux internationaux pour sévir et étrangler le pays ? L'analyse de Mebtoul.
I.- La monnaie, autant que les réserves de change, est un signe, moyen et non facteur de développement. Dans les tribus anciennes notamment d’Australie comme l’ont montré les anthropologues, par exemple les barres de sel ou tout autre symbole, jouait le rôle de monnaie afin de favoriser les transactions commerciales. Elle s’est toujours identifiée au pouvoir régalien du souverain, de l’Etat. Récemment, selon la définition de la majorité des manuels d’économie, universelle, la monnaie est un instrument de paiement accepté de façon générale par les membres d’une communauté en règlement d’un achat, d’une prestation ou d'une dette. Elle peut remplir trois fonctions principales : la fonction d'intermédiaire dans les échanges ; la fonction de réserve de valeur et la fonction d'expression d'unité de compte pour le calcul économique ou la comptabilité. Certains auteurs considèrent que la capacité d’éteindre des dettes et des obligations, notamment fiscales, constitue une quatrième fonction appelée « pouvoir libératoire » de la monnaie. Ces fonctions peuvent être assurées par différentes monnaies en circulation simultanée : la monnaie divisionnaire ou pièces de métal ; la monnaie de papier ; la monnaie scripturale et la monnaie électronique. Au niveau international existent des monnaies non convertibles et des monnaies internationales convertibles acceptées lors des transactions internationales. Ainsi, moyenne 2008/2009, 65% des réserves de change des banques centrales étrangères sont détenues en dollars, contre seulement 25% en Euros, surtout depuis 1971 du fait de la démonétarisation du dollar vis-à-vis de l’or. Ce qui permet aux Etats-Unis de ressembler à une banque d'investissement qui se finance massivement en émettant de la dette tout en investissant en actifs risques étrangers (stocks, investissements directs). Cependant existe une tendance contraire à cette dominance actuelle, expliquant la guerre des monnaies qui se fera de plus en plus vivace, certainement entre 2015/2020 avec l’entrée du Yuan chinois. L’on pourrait assister à une stratégie convergente à travers le duo USA/Chine notamment à travers les bons de trésor représentant environ 45 % de la dette totale externe des Etats-Unis où sur 2450 milliards de dollars (juin 2010) de réserves de change chinois une grande partie est libellée en dollars et les Chinois dépendant pour une grande fraction de leurs de leurs exportations des USA. En effet, toute dévaluation, pour une économie productive, dynamise les exportations et toute réévaluation les freine, actuellement les cotations en baisse tant de la monnaie américaine que chinoise pénalisant un euro fort. La monnaie à travers les systèmes financiers joue le rôle comparable au sang dans un corps humain ou toute circulation sanguine, pouvant bloquer le corps humain ou l’économie en tant que moyen et non comme fin. Cela explique en partie, car existe des liens dialectiques entre la sphère réelle et la sphère financière, tant la crise mondiale de 1929, ou devant le manque de confiance, les ménages se sont précipités pour retirer leurs épargnes agent accentuant la crise, que l’origine de la crise des prêts hypothécaires d’aout 2007, où des titres ont été adossés qu’à des entrées virtuelles, qui s’est faite en en cinq étapes :a- les banques ont fait des prêts immobiliers à des ménages insolvables ou présentant peu de garanties, à des taux d’intérêts élevés ;b- diffusion des mauvaises créances dans le marché : pour évacuer les risques, les banques «titrisent» leurs créances, c’est-à-dire qu’elles découpent leur dette en produits financiers pour la revendre sur le marché. La mondialisation a fait le reste, en diffusant ces titres à risque dans les portefeuilles d’investisseurs de toute la planète. Les fonds spéculatifs (hedge funds) ont été de gros acheteurs de subprimes, souvent à crédit pour doper leurs rendements (jusqu’à 30 % par an), et faire jouer l’effet de levier, les hedge funds empruntant jusqu’à 90 % des sommes nécessaires ;c- retournement du marché immobilier américain : vers fin 2005, les taux d’intérêts américains ont commencé à remonter alors que le marché financier s’essoufflait. Des milliers de ménages ont été incapables d’honorer leurs remboursements entraînant des pertes pour les banques et les investisseurs qui ont achetés les titres obligataires ont vu leur valeur s’effondrer ;d-crise de confiance : les banques se sont retrouvées dans une situation ou comme dans un jeu de poker , elles savent ce qu’elles ont dans leur bilan , mais pas ce qui se trouve dans celui des autres , ces mauvais crédits immobiliers ayant été achetés un peu partout dans le monde et on ne sait pas quelle est la répartition du risque d’où une grave crise de confiance ; cette situation a paralysé le marché inter- bancaire, les banques ne se prêtant plus ou très peu craignant que leurs homologues soient dans une ligne rouge ; e- intervention des banques centrales : face à la paralysie du marché, les banque centrales sont intervenus début août 2007 en injectant plusieurs centaines de milliards de liquidités afind d‘éviter le blocage de l’économie mondiale , bien que les actifs toxiques continuent de produire leurs effets comme en témoigne la récente semi -faillite immobilière d’Abu Dhabi et la crise grecque, la crise de l’endettement des Etats, les ondes de chocs n’étant pas encore terminés. Comme le montrent les divergences récentes au sein G20, l’on ne s’est pas attaqué à l’essence qui est le fonctionnement du système économique mondial impliquant une nouvelle régulation et gouvernance mondiale.
II.- Dans tous les pays du monde existent de faux monnayeurs mais la proportion par rapport à la masse monétaire en circulation est relativement faible du fait de la dominance de la monnaie scripturale et de la monnaie électronique. En Algérie, selon certaines informations de toutes les régions du pays avec des ramifications internationales, elle commence à prendre des proportions dangereuses menaçant la sécurité nationale. La possibilité de l’extension de faux billets est d’autant plus possible dans une économie ou le cash prédomine du fait que le citoyen soit garde chez lui du liquide, ou que la majorité des segments de l’économie fonctionne sur des principes en dehors du droit tel que défini par l’Etat. Or en Algérie où domine la monnaie fiduciaire, la monnaie électronique étant presque inexistante, une méfiance de la monnaie scripturale (sans compter qu’il il faut attendre des mois pour avoir son chéquier et réaliser une transaction entre deux wilayas). Cette extension trouve un terrain propice du fait que souvent bon nombre de segments du secteur d’Etat exige du liquide, 75% des importations en 2009 se sont faites en cash et que fait de raisons tant économiques que cultuelles , que la majorité des opérateurs surtout privées et les ménages commercent entre eux en cash . Et surtout de l’existence de la sphère informelle en extension , produit de la bureaucratie et des dysfonctionnements des appareils de l’Etat, qui contrôle 40% de la masse monétaire en circulation (limitant la politique monétaire de l’Etat du fait de l’existence d’institutions informels et d’une intermédiation financière informelle) permettant l’évasion fiscale et la corruption ; alors que la règle de base de l’économie de marché se fonde sur deux postulats sur le contrat et le crédit. Sans une intégration intelligente de cette sphère, loin des mesures administratives autoritaires (d’où les effets mitigés du contrôle des prix) les dernières mesures de traçabilité exigeant le paiement par chèques au-delà de 500.000 dinars seront d’un effet très limité..
III.- La fausse monnaie n’a pas de répercussions directes au niveau international puisque le dinar n’est pas convertible mais en termes d’images( un pays qui ne contrôle pas sa monnaie n’est pas un pays crédible) et avec des effets possibles indirects, puisque sur les transactions commerciales extérieures pour les importations se font en dinars et ce en cas de non vigilance des banques pur détecter les faux billets. C’est que le système financier algérien est déconnecté des réseaux internationaux et il ne faut pas s’en réjouir montrant une économie perfusée par la rente des hydrocarbures (98% d’exportation et 75% d’importation des besoins), certains économistes ayant pu parler d’une non économie. Encore qu’il faille être attentif aux fluctuations du dollar et de l’euro puisque la majorité des exportations algériennes se font en dollars et environ 60% des importations en euros ; Comme il faudra être attentif tant aux fluctuations des monnaies clefs que des taux d’intérêt et du taux d’inflation mondial concernant les 80% des réserves de change placées à l’étranger notamment en bons de trésor. Sur le plan boursier alors que la grande société russe Gazprom est cotée en bourse comme la plupart des sociétés OPEP, connaissant la valeur réelle de leurs actifs, fluctuant selon le cours boursier, on peut se demander pourquoi Sonatrach, première société algérienne n’est pas coté en bourse, la détermination de sa valeur se fondant sur l’approche comptable classique non reflet de sa performance économique. Sur le plan du commerce intérieur, l’extension de faux dinars risque d’entrainer une psychose, les ménages se réfugiant dans les valeurs refuges comme l’or ou certaines valeurs immobilières, pouvant conduire à l’effondrement de l’économie dévalorisant toute création durable de la richesse , dont la monnaie est le support, tout en alimentant une inflation incontrôlée( rappelons nous l’hyperinflation allemande de Weimar) ou l’hyperinflation actuelle du Zimbabwe où il faut des tonnes de billets pour acheter une marchandise , donc une détérioration du pouvoir d’achat des ménages. Comme effet d’entrainement la spéculation générant la spéculation et une méfiance généralisée du fait que le fondement de fonctionnement de toute économie reposant sur la confiance, la généralisation de faux billets, selon la loi de Gresham, la mauvaise monnaie chassant la bonne, risque de conduire le pays au chaos justement à cause de la psychose généralisée qu’elle peut déclencher. Aussi, le remplacement progressif de certains billets de banques, encore que du fait que la masse monétaire en circulation en Algérie est déjà importante, attention donc à une trop grande injection de la monnaie qui risque d’amplifier l’inflation déjà importante selon l’officiel puisqu’il a atteint 5,7% en 2009 avec une prévision de 5,5% en 2010, beaucoup plus selon certains organismes internationaux (enquête sur al région Mena) ce qui ne peut que conduire les banques primaires à relever leurs taux d’intérêt bloquant l’investissement, la démonératisation de certains billets attaqués par les faux monnayeurs, doit être progressive et dans la discrétion pour éviter la panique. Les mesures techniques, carte de crédit, vérification (encore que l’on ne peut mettre derrière chaque commerçant un appareil de vérification), ne seront des mesures efficaces que si des mécanismes de régulation clairs sont mis en place pour uniformiser l’espace économique et social évitant cette hétérogénéité qui favorise la fausse monnaie. Ce qui renvoie à la faiblesse de l’instauration d’ un Etat de droit, au manque de visibilité et de cohérence de la politique socio- économique , l’Algérie étant dans cette interminable transition depuis 1986,ni une économie planifiée, ni une véritable économie de marché, d’où les difficultés de régulation politique, social et économique solidaires. En bref, analyser objectivement l’existence et l’extension de la fausse monnaie implique une vision stratégique globale car menaçant la sécurité nationale.
Docteur Abderrahmane MEBTOUL
Economiste Expert International Professeur d’Université
Contribution MATIN DZ 12 novembre 2010
(1) - Voir interview de Abderrahmane MEBTOUL sur ce sujet « le dinar en péril » parue El Watan du 12 novembre 2010 réalisé par Zouheir Ait Mouhoub grand reporter à El Watan -
Le Sahara occidental entre diplomates et pyromanes ou l’histoire d’une photo

Admirable Christopher Ross ! Il ne craint pas d’être démenti par les faits. Alors même qu’avec de nouveaux morts, le conflit du Sahara occidental se radicalise, l'envoyé spécial de l'ONU dans la région affirme que « Le Maroc et le Polisario ont tenu des discussions amples et franches sur les propositions de chacun sur le Sahara occidental, dans un esprit de respect mutuel » et annonce que "Les participants ont décidé de se réunir à nouveau au mois de décembre ainsi qu'au début de l'année prochaine afin de poursuivre, selon des approches innovatrices »
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc. Le Front Polisario, un mouvement qui milite pour l’indépendance du Sahara occidental, réclame un référendum d'autodétermination qui donnerait à la population de cette ancienne colonie espagnole le choix entre trois options: l'indépendance, l'autonomie sous souveraineté marocaine ou le rattachement au Maroc. Favorable à un référendum sous Hassan II, Rabat a changé de stratégie sous le règne de Mohammed VI. Le souverain marocain a fait présenter en septembre 2007 au secrétaire général de l'ONU un plan d'autonomie sous tutelle marocaine, soutenu par les principales capitales occidentales.
Personne ne dit que les positions sont inconciliables. Tout le monde veut bien croire à un « arrangement » dans la dignité. Chacun veut bien donner leur chance aux discussions informelles entre le Front Polisario et le Maroc sur l'avenir du Sahara occidental organisées à Manhasset sous l'égide des Nations unies, près de New York. Ainsi, le chef de la délégation marocaine aux discussions de Manhasset, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri, a déclaré que les négociations étaient "basées sur le compromis et le réalisme" tandis que son homologue du Polisario, Khatri Addouh, président du Parlement du Polisario, estime que le fait même que les discussions aient eu lieu était un "succès".
Bien sûr, il y a la fameuse « intransigeance diplomatique », indispensable pour durcir les négociations où chacune des deux parties espère engranger le maximum de points. Ainsi Tayeb Fassi Fihri a aussitôt affirmé qu'il n'était "pas question d'imaginer un référendum" sur l'autodétermination du Sahara occidental pendant que Khatri Addouh dénonçait "la force d'occupation du Maroc" et appelé l'ONU à "protéger la population du Sahara occidental".
Mais cette « intransigeance » ne désespère pas Christopher Ross, l'envoyé spécial de l'ONU dans la région pour qui "Le Maroc et le Polisario ont tenu des discussions amples et franches sur les propositions de chacun sur le Sahara occidental, dans un esprit de respect mutuel en dépit du fait que chaque partie a continué à rejeter la proposition de l'autre comme base des négociations à venir".Et patatras !
Et voilà que, grande bizarrerie, des heurts mortels se sont déroulés le jour de la reprise des discussions organisées sous l'égide des Nations unies
Tout est parti de la création d'un campement de contestataires sahraouis à Gdeim Izek, à une dizaine de kilomètres de Laâyoune. Le village de tentes abritait plus de 12.000 Sahraouis qui protestaient, selon diverses sources, contre le chômage et leurs difficultés sociales. Samedi, Mohammed VI avait déclaré dans un discours le camp «zone de non-droit». Dans le même temps, des propositions avaient été avancées pour répondre aux revendications. Mais, lundi, le démantèlement du camp par les forces marocaines a mal tourné. Les violences se sont propagées comme une traînée de poudre aux quartiers sahraouis de Laâyoune. Le Maroc évoque onze morts, dont dix membres des forces de sécurité. Le Polisario parle de onze Sahraouis tués et de 159 disparus.
Les deux camps se rejettent la responsabilité des heurts mortels. Difficile à vérifier puisque les autorités d’occupation marocaines empêchent toujours la presse internationale , les ONG et les parlementaires venus nombreux d’Europe à se rendre sur les lieux. Mais dans cette affaire, rares sont ceux qui cherchent à vérifier l’information, la priorité allant à l’invective et à l’insulte.
Cela signifie-t-il impasse politique, que Rabat et les indépendantistes ne sont d'accord sur rien, que les pourparlers organisés par Christopher Ross sont dans l'impasse ? Ou alors, comme le soutiennent des observateurs avisés, existe-t-il des forces qui travaillent à ce que le conflit perdure, aux dépens d’une population qui n’en peut plus ?
Toujours est-il que l’on semble revenir à la case de départ et on entend des voix réclamer le retour à la guerre, une guerre qui risque d’embourber toute la région pour très longtemps. Des manifestants sahraouis, lit-on dans la presse algérienne, auraient adressé une lettre au président de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, pour lui affirmer leur soutien et pour dire qu’ils « sont prêts à prendre les armes et à sacrifier ce qu’ils ont de plus précieux en vue de libérer les territoires sahraouis occupés, étant donné que le Maroc ne comprend que le langage du feu et du sang ».
Les manifestants ont également demandé à la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) « d’accélérer son travail ou de quitter » ce territoire.
Et dans la même journée, le parquet marocain faisait savoir que 96 personnes étaient poursuivies pour avoir commis des violences lors du démantèlement d'un campement de contestataires près de Lâayoune, sous l'accusation notamment de mise à feu et de destruction de biens publics et privés, selon un communiqué rendu public dans la soirée. Trois d'entre elles "sont accusées d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat".
C’est le grand paradoxe de ce conflit : le dialogue et le sang. Les négociations et la violence. Les bonnes intentions et la surenchère. En même temps. Avec la même énergie.
D’où la thèse des pyromanes qui voudraient entretenir le feu et embraser la région.El-Ayoun Gaza bis ? La vérité et le trucage
Alors, qui veut entretenir le brasier ?
Les pro-sahraouis ont la réponse : ce sont les rentiers du Makhzen marocain et quelques capitales occidentales qui procèdent à la surenchère, par intérêt de classe, par intérêt politique et par intérêt géostratégique.
Les voix marocaines, elles, désignent l’Algérie et ses services secrets qu’elles accusent ouvertement de fomenter des « diableries » pour relancer la tension et isoler le Maroc sur le plan international. Cette théorie se retrouve clairement exposée dans le livre de Hassan Alaoui : «Guerre secrète au Sahara occidental», Éditions Encre d'Orient
L’enjeu semble être, en effet, de gagner la sympathie de l’opinion internationale et de jeter l’opprobre sur le rival d’en face. Nous assistons sans doute à une stratégie d’affaiblissement de la partie adverse par la « guerre psychologique », de façon à émousser ses positions dans les négociations.
Le rapprochement est tout trouvé : El-Ayoun = Gaza bis !
Le mot est lâché : Gaza ! Le sort des sahraouis est apparenté à celui des Palestiniens, Israël est représenté par le Maroc et El-Ayoun par Gaza. Les Sahraouis établissent volontiers le parallèle : l'intervention militaire marocaine « barbare et sauvage » se serait faite contre des citoyens pacifiques composés en majorité de femmes, d’ enfants et de vieillards. Selon le Polisario, cette attaque a provoqué la mort de 11 civils, 723 blessés ont été dénombrés et 159 personnes auraient été portées disparues lors de cette attaque. Ces informations restent difficilement vérifiables puisque les autorités marocaines refusent toujours à la presse internationale de se rendre sur les lieux. Vendredi, le journaliste indépendant marocain Ali Lmrabet, connu pour son opposition au pouvoir royal, a été brutalement empêché de se rendre à El Ayoun, capitale du Sahara Occidental, à partir de l’aéroport Mohammed V de Casablanca.Il reste que l'image Gaza bis, facile, ne déplaît pas, bien entendu, au Polisario et à ses soutiens et irrite fortement les Marocains. On est toujours à deux doigts du dérapage dans ces cas là. Si on en croit des médias espagnols, il se serait produit, avec « le scandale de la photo »
Le fait : une photo d’enfants palestiniens datant de 2006 aurait été publiée par plusieurs médias espagnols, qu’ils ont présentée comme celle d’enfants blessés à Laayoune (notre photo).
La photo montrant des enfants palestiniens blessés lors d’un raid israélien sur Gaza en 2006, a été reprise par le quotidien espagnol El Pais à partir de l’agence de presse espagnole « EFE », qui a été la première à diffuser la photo, avant que d’autres journaux ibériques, « El Mundo », le journal électronique « El Semanal Digital », la presse gratuite avec « Qué »…, ne s’en emparent.Selon l’agence marocaine MAP, EFE, cherchant des excuses pour justifier sa bavure, se serait embourbée encore plus. « En l’absence de photos des violences de Laayoune, EFE affirme s’être le plus simplement du monde approvisionnée sur des sites électroniques de ce qu'elle a appelé des « militants sahraouis ». Sans la moindre vérification. Cet aveu est peut être la meilleure illustration de l’infâme complicité dans la falsification des faits par les uns et les autres. Les premiers se servant chez les seconds et inversement. »
Bien entendu, l’agence marocaine ne se prive pas de tirer à boulets rouges sur son homologue de Madrid : « Comment expliquer un comportement aussi moutonnier de la part de titres qui revendiquent pourtant une longue pratique médiatique ? Il est difficile de trouver une explication autre que le surprenant entêtement des médias ibériques à rapporter tout ce qui est négatif sur le Maroc, fut-ce en fabriquant de toutes pièces des faits ou en piquant n’importe qu’elle photo sur le web. »
L’agence EFE n’a pas réagi.Service politique






























