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merde

  • 5 juillet 2017

    Monti ! Dimonti ! Bricouli !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Les autorités sont formelles : «En 2018, il faudra se ser-
    rer la ceinture.» Mais après 2018, ça ira mieux puisque 
    nous n’aurons plus de…

    … pantalons !

    Le ministre de l’Industrie menace à présent de fermer les usines de montage de voitures. Il les accuse, entre autres, de n’être au fond que des passerelles déguisées d’importation. Bien ! Très bien ! Comme l’industrie, ce n’est pas un vulgaire jeu Lego que tu achèterais au supermarché pour amuser tes enfants, rappel de quelques règles basiques. Si le prédécesseur de Bedda Mahdjoub a lourdement fauté en accordant à tour de bras des autorisations à des firmes automobiles fraudeuses, la première chose à nous communiquer, ce sont les dates de son procès. Je rappelle que s’il y a eu malversations quelconques, à ce niveau-là d’interlocuteurs, c’est-à-dire d’Etat à Etat, c’est la Haute Cour qui doit être saisie et c’est, entre autres, les crimes d’intelligence avec pays étranger et de haute trahison qui doivent être posés sur la table des juges. Si Bouchouareb n’a rien fait, est innocent, c’est alors plus grave. Avec une facilité déconcertante, on vient aujourd’hui sur la place publique offrir son nom en pâture. Mais tout cela n’est en définitive que périphérie et dommages collatéraux de la chose essentielle. La chose essentielle étant le peu de sérieux qui entoure la stratégie industrielle et de développement en Algérie. J’ai assisté, vous avez assisté, Bedda Mahdjoub a assisté «activement» au lancement de plusieurs usines de montage de voitures. Certaines l’ont été en moins en cinq mois ! Même au Japon, avec l’automatisation, et sans le boulet de la bureaucratie, cette performance est impossible à réaliser. J’ai vu, vous avez vu, Bedda Mahdjoub a vu «activement» les protocoles d’accords se signer avec ces marques et sociétés à la vitesse Usain Bolt ! Et aujourd’hui, alors que la météo est estivale, le soleil haut perché, les nuages chassés, on voudrait me faire croire que l’on découvre soudain-tout-à-coup que tout ça, c’est une vaste fumisterie ? Sidi khouya ! Dois-je, encore une fois, rappeler que nous ne manipulons pas des cubes de Lego ? Il s’agit d’usines ! Et il s’agit par-dessus tout de crédibilité. Demain, faudra pas se plaindre que les investisseurs des autres pays fuient le nôtre de bled. Perso, si j’étais une grosse firme étrangère, je ne viendrais jamais investir un centime dans une contrée où l’on monte et l’on démonte aussi facilement le si vanté MIB ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

     
  • MISTER BEAN

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  • «L’Algérie est dans un statu quo mortifère»

    14 réactions

     
     
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    - La tenue de ce colloque sur le Printemps arabe signe-t-elle la (re)connexion de l’université algérienne à la société et les débats qui l’agitent ? 

    Nous sommes très heureux que l’université algérienne s’ouvre. Elle doit s’ouvrir à la fois sur le monde et sur sa société. Parce que c’est à l’université qu’on produit du savoir, qu’on le reproduit et qu’on le transmet. Elle est l’observatoire et veille sur les sociétés du point de vue des changements sociaux.

    Ceci étant, l’université algérienne commence timidement à s’ouvrir, mais je regrette personnellement que les universités ne soient pas autonomes dans leur décision quand il s’agit d’organiser un colloque. Il faut en référer au ministère et sur la thématique et sur les gens à inviter. Qu’est-ce que c’est que cela ?

    Le ministère serait-il plus habilité à gérer les universités que les universitaires eux-mêmes ? Alors que dans le monde d’aujourd’hui, on est dans la décentralisation et la déconcentration, nous, au contraire, on est presque dans un schéma de parti unique qui gère l’université. Tenez, par exemple, au sujet des équivalences, c’est toujours le ministère qui s’en occupe et non pas les départements censés recruter les jeunes diplômés des universités étrangères.

    C’est aberrant ! Aussi dois-je souligner que les recteurs ne doivent pas être nommés sur des bases clientélistes et d’allégeance mais selon les seuls critères de compétences scientifiques.

    - Revenons à ce colloque que vous venez d’organiser sur les «mutations arabes». Quelles sont les principales conclusions que vous en avez tirées ?

    Comme je l’ai dit à la fin des travaux, il faut se garder de faire des appréciations éthiques ou morales sur ces transformations dans le Monde arabe. Je crois qu’il faut les analyser d’un point de vue sociologique et anthropologique. Que pourrait-on en tirer aujourd’hui ? Eh bien, je crois que ce sont des processus longs, c’est-à-dire que ce n’est pas demain la veille que les choses vont changer.

    Je pense qu’il faut intégrer la variable que c’est fait d’allers et retours, de progrès et de reculs. Cela dépend des prises de conscience des forces sociales dans chacun de ces Etats dits du Printemps arabe dans le sens du processus de démocratisation. Un des résultats en est qu’il faut conforter les analyses par des travaux de terrain pour connaître nos sociétés.

    Et les politiques ne doivent pas avoir peur de ces enquêtes et de ces travaux de recherche parce que ce sont aussi des instruments d’évaluation. C’est à travers les conclusions des travaux des laboratoires de recherche que les politiques prennent leurs décisions sur un sujet donné.

    - Quand on observe les dynamiques politiques au Maghreb, on s’aperçoit qu’elles sont très différentes. Le processus de réforme est ainsi long au Maroc, bloqué en Algérie et presque abouti en Tunisie. Pourquoi, selon vous ?

    Il y a une variation parce qu’il faut d’abord prendre en compte l’histoire de ces trois pays, qui est différente. Il faut souligner que le Maroc et la Tunisie étaient des protectorats alors que l’Algérie était une colonisation de peuplement. Donc comme vous le voyez, le rapport à l’Etat est différent. Mais il y a également la société. Par exemple, en Tunisie, il y a cette modernisation léguée par Habib Bourguiba et un système d’enseignement modernisé bien avant l’arrivée des Français, en 1881.

    Il y a eu des réformes dans l’éducation, mais aussi à l’institution la Zitouna qui est un centre de rayonnement. J’ajouterais que malgré l’arabisation, les Tunisiens ont adopté des politiques d’enseignement avant-gardistes. S’agissant du Maroc, il y a plus de 20 établissements d’enseignement supérieur internationaux de qualité. Ils ont mis en place un système d’enseignement de qualité qui contourne ces universités de masse. Le fait est que dans les grandes écoles françaises, il n’y a presque pas d’Algériens alors que les Marocains représentent 20% des étudiants étrangers.

    - Est-ce fait exprès, selon vous, pour permettre au régime de se régénérer à travers sa seule clientèle ?

    Je dirais que la classe politique en Algérie – j’entends par là le pouvoir – a fait l’impasse sur un système d’enseignement efficient et performant qui puisse produire des jeunes de leur temps, qui s’insèrent dans le tissu économique, social et politique. Finalement, l’arabisation a été conçue comme un système de relégation pour la classe moyenne, alors même que ceux qui l’appliquaient envoyaient leurs enfants à l’étranger parce qu’ils ne faisaient pas confiance à l’enseignement en vigueur.

    Le résultat en est que ce sont des multinationales qui travaillent en Algérie. L’automobile c’est Renault, l’eau c’est Suez, la gestion de l’aéroport et du métro ce sont ADP et Alstom, la téléphonie ce sont des étrangers, l’autoroute et les travaux publics ce sont les Chinois, l’expertise et même les coffreurs sont ramenés de l’étranger. Finalement, tout se passe comme si le pouvoir n’avait rien à faire de la formation ! Tout ce qu’il veut, c’est la paix sociale…

    Le ministère, censé réfléchir sur une stratégie de l’enseignement supérieur ouvert sur le XXIe siècle, en est réduit à gérer le déménagement de l’Ecole du commerce vers Koléa !

    - Cette faillite de l’université ne risque-t-elle pas d’impacter négativement l’évolution globale du pays, notamment dans son aspect politique ?

    Oui, on est hélas mal parti. Quand on recrute 25 000 enseignants qu’on «forme» en trois ou quatre jours et qu’on les injecte dans le système scolaire, on ne doit pas s’attendre à des miracles. Je pense qu’il faut réfléchir à une «révolution» dans l’éducation et ne pas se gargariser de mots en faisant du rafistolage. Si on continue comme cela, on va droit dans le mur.

    - Un système d’enseignement archaïque couplé à des élites démissionnaires va donc plomber complètement le changement…

    J’ai une grosse crainte que ce changement se fasse par la violence. Tous les observateurs le disent : la société algérienne a besoin de réformes et d’une oxygénation parce que tous les secteurs présentent des dysfonctionnements. Qu’il s’agisse de l’éducation, de la santé, des transports ou de l’administration, il y a, hélas, des signes non pas d’une explosion, mais d’une implosion, à Dieu ne plaise. Le pouvoir est mis en demeure de réformer sans plus attendre car l’Algérie est dans un statu quo mortifère.
     

    Hassan Moali
  • Laurent Fabius attendu demain à Alger Comment éviter les sujets qui fâchent ?

     

     

    Par : Azzeddine Bensouiah

    Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, est attendu demain à Alger pour une visite de deux jours où les questions économiques et sécuritaires seront au menu.

    À la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires, le ministre français devrait tenter, avec ses homologues algériens, de débloquer certains dossiers qui traînent depuis des années, ou qui risquent carrément d’être annulés, à l’image du projet de l’usine de vapocraquage d’éthane d’Arzew, où Total était impliquée, et dont le montant avoisinerait les 5 milliards de dollars.
    Mais même si Total perd ce gros contrat, elle pourrait bien en décrocher d’autres, notamment dans l’exploration puis l’exploitation du gaz de schiste. Or, ce sujet, précisément, fait couler beaucoup d’encre et de salive, et en Algérie,  les opposants à cette nouvelle source d’énergie sont de plus en plus nombreux à monter au front pour mettre en garde. L’opinion publique algérienne ne comprend pas pourquoi le gouvernement s’empresse d’octroyer des contrats d’exploration à des entreprises françaises, d’autant plus qu’en France, non seulement l’opinion publique, mais aussi le gouvernement sont farouchement opposés au gaz de schiste, même à titre exploratoire.
    Prendre l’Algérie pour un terrain d’essais, voilà ce que les entreprises françaises voudraient visiblement faire. Si le cynisme des entreprises françaises se comprend, l’attitude du gouvernement algérien est, pour le moins, incompréhensible. Car, quand bien même on voudrait explorer cette énergie nouvelle, l’endroit le mieux indiqué pour le faire serait les États-Unis d’Amérique, qui ont une grande expérience en la matière et qui ont exploité cette énergie depuis des années. D’ailleurs, la récente visite du secrétaire américain à l’Énergie, Ernest Moniz, n’est pas étrangère à cette étrange décision algérienne. Ce dernier, qui avait été reçu par le président Bouteflika, avait clairement indiqué que les compagnies américaines sont très intéressées par l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. “Nos compagnies sont intéressées par le marché algérien parce qu’elles ont une grande expérience en matière d’exploitation de gaz et de pétrole de schiste qui nous a permis d’assurer un boom économique et une indépendance énergétique. J’espère que l’expertise acquise durant ces dernières années sera également utilisée en Algérie.” Une mise au point américaine qui intervient quelques jours seulement après l’annonce, par Alger, de sa volonté d’explorer ses importants gisements en gaz de schiste.
    Cette mise au point, ajoutée au tollé provoqué au sein de l’opinion publique, a poussé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à temporiser les ardeurs des uns et des autres. Devant les députés, il a affirmé qu’aucun contrat n’avait été signé pour le moment et que le pays était encore au stade de l’exploration, lui qui avait prédit, la semaine dernière, la fin des exportations algériennes en hydrocarbures traditionnels d’ici à 2030 et qui avait insisté sur la nécessité de se tourner vers les énergies non conventionnelles.
    Cela dit, et en dehors des nombreux dossiers économiques et de coopération bilatérale qui seront débattus lors de la visite de M. Fabius, le sujet principal qui accaparera les discussions sera, sans aucun doute, la lutte antiterroriste et la situation explosive aux frontières de l’Algérie.
    Outre le dossier encore compliqué du nord du Mali, en particulier, et du Sahel, en général, où les deux pays coopèrent, non sans diverger sur la méthode, il y a lieu de relever que les deux pays sont impliqués, chacun à sa façon, dans le conflit libyen, qui s’enlise davantage vers le chaos, mais aussi la situation en Tunisie où la menace terroriste est à prendre au sérieux.
    Autre sujet qui fâche les deux pays, celui de la coopération judiciaire. Le récent report de la visite du juge Trévidic, qui enquête sur la mort des moines de Tibhirine, puis le refus d’Alger d’extrader Abdelmoumène Khelifa vers la France où son procès se tient en ce moment  constituent autant de sujets que les deux chefs de la diplomatie tenteront d’aplanir.

     

  • L'infinie tristesse des surlendemains

     

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    le 23.04.14 | 10h00 1 réaction

     

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    En ces jours d'après-plébiscite, le plus triste est ce fin mot de l'histoire, celle de délinquants recrutés par le directeur de campagne de Bouteflika à Tizi Ouzou qui n'ont pas été payés et ont profité de la marche pour casser et se venger. Entraînant une riposte extrêmement brutale de la police, au point où la DGSN a ouvert une enquête. Le régime, source de stabilité, est donc à l'origine et à la conclusion de ces tristes événements, par les délinquants qu'il paye pour assurer la sécurité de ses ministres détestés, puis par la sauvage répression qui s'abat sur des civils noyautés par les mêmes délinquants.

    Non, peut-être que le plus triste est cette version de l'histoire qui commence à être relayée par les télévisions et les journaux privés financés par l'Etat, expliquant après avoir tenté de nier que ces images viennent d'Algérie ou qu'elles viennent de 2001 (comme si c'était moins grave), que les policiers qui ont participé à ces exactions sont des individus qui ont revêtu des uniformes de police. C'est là où il devient très triste de réaliser qu'en Algérie, on peut acheter des uniformes de la police, des matraques, des casques et des bottes qui font mal dans la supérette du coin. Non, en fait, le plus triste est ce triste Ould Ali El Hadi, directeur de campagne de Bouteflika, mais dont la fonction officielle est directeur de la culture de Tizi Ouzou, ce qui renseigne tristement sur l'état de la culture.

    En réalité, non plus, le plus triste est d'assister à la vie trépidante du chef de l'Etat, venu sur sa chaise, votant assis pour repartir se coucher. Et si la véritable tristesse était cette tristesse collective qui n'en finit pas et n'est même pas récupérable ? Car si les mères et les épouses n'avaient pas décidé par lassitude d'arrêter de pleurer, l'Algérie serait l'un des pays les mieux arrosés de la planète. On aurait même pu y faire pousser des pâtes et de la joie.

     

    Chawki Amari

     

     

     

     

     

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  • A l’école de la grève

     

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    Au rythme où vont les grèves dans le système éducatif national, on parlera de moins en moins de fuite des cerveaux. La baisse du niveau scolaire, qui s’est accélérée ces dernières années, deviendra dramatique à court terme si l’école reste livrée aux dysfonctionnements institutionnels et au radicalisme des partenaires sociaux. Le droit de grève est garanti par toutes les Lois fondamentales du monde, mais il n’est pas interdit non plus d’évaluer les répercussions des cycles de débrayage lorsqu’ils s’inscrivent dans la durée, à plus forte raison quand cela touche un secteur aussi sensible que la formation des jeunes générations. Est-on en train de former des «premiers de la classe» ou des contingents d’apprentis grévistes ? Inculque-t-on aux jeunes le sens de l’effort ou le réflexe du débrayage ? Des lycéens n’ont pas manqué de rappeler, ces derniers jours, qu’ils étaient déjà en grève pour réclamer le fameux seuil pédagogique, bien avant le déclenchement de l’actuel mouvement de grève des enseignants. Les élèves entrent désormais en concurrence avec leurs propres enseignants dans le perpétuel bras de fer avec le gouvernement. Le ministère œuvre, à temps plein, à désamorcer les crises et non à rouvrir les manuels scolaires pour relire les contenus et les moderniser, si tant est que ce projet est à l’ordre du jour.

    La grève est si ancrée dans les mœurs, particulièrement dans le système éducatif, que même les comptes rendus de presse parlent à présent de «reprise de la grève». La reprise du travail est beaucoup plus aléatoire et problématique, même quand la tutelle brandit la menace de recourir à l’application stricte de la loi. Si les péripéties des négociations entre l’administration centrale et les syndicats de l’éducation sont suivies par l’opinion publique à travers les médias, ce que l’on sait moins, ce sont les conditions de reprise des cours et la manière avec laquelle sont gérés les retards de scolarité engendrés par ces longs passages à vide. L’ambiance dans les établissements scolaires et les salles de classe, au lendemain des mouvements de grève, ne doit pas être très éloignée d’un climat d’anarchie, prélude aux dérapages pouvant être observés lors des examens de fin d’année, à l’image de la dernière session du bac.

    Des rattrapages improvisés, des défalcations inévitables dans les programmes, pour offrir au final, à l’élève, une année scolaire amputée, en plus d’avoir été perturbée. Le système éducatif est l’un des rares secteurs où l’obligation de résultats est complètement évacuée. Par résultats, il faut entendre qualité de la formation et non taux de réussite aux examens, lesquels découlent de savants dosages arithmétiques pouvant dépendre y compris de l’humeur politique des autorités. L’examen du «sinistre» de l’école algérienne pour élaborer un véritable plan de sauvetage, avec la contribution de tous les segments de la société, ne sera possible que lorsque les questions sociales soulevées par les enseignants auront été résolues. Cette tâche incombe exclusivement aux autorités en charge du secteur.

     

    Djaffar Tamani
  • Zbel !

     

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Demain, et à moins de deux mois des présidentielles, je
    vous dirai tout sur…

    … le passé de ma grand-mère qui, encore enfant, piquetait
    les cakes au citron qu’elle préparait avec du clou de girofle !

     

    Tu fais quoi, là ?
    - J’enfile des gants.
    - Et c’est quoi cette pince à linge ?
    - Je bouche mon nez avec.
    - Et là, à quoi tu t’amuses exactement ?
    - Je place un masque chirurgical stérile sur ma bouche.
    - Et c’est quoi ces bombes ?
    - Des vaporisateurs !
    - Oui, d’accord, je vois bien que ce sont des vapos. Mais quels genres ?
    - Des désodorisants. Celui-ci, c’est parfum pêche. Celui-là est aux embruns marins. L’autre, le 3e, c’est romarin, lavande et framboise des bois. Un pot-pourri !
    - Et c’est quoi ce machin blanc que tu mets par-dessus ta chemise et qui pendouille à mi-jambe ?
    - Un tablier !
    - Tu vas faire quoi avec tout cet attirail ? Curer ta fosse septique ?
    - Pis !
    - Pis que la fosse septique ? Tu débouches les égouts devant chez toi ?
    - Pis !
    - Pis que la fosse septique et les égouts de quartier, je ne vois vraiment pas.
    - Allez ! A toi je peux bien le dire. Tout ce manège, c’est parce que je vais allumer mon micro pour avoir des nouvelles de la pré-campagne électorale pour les présidentielles du 17 avril prochain.
    - Quoi ? La présidentielle ? Et c’est tout ce que tu prends comme précautions ? C’est de l’inconscience, mon ami. Moi, quand je veux me tenir informé des dernières nouvelles autour de ce scrutin, avant d’allumer mon ordi, j’appelle une équipe du déminage, je bipe la police scientifique et je me force à vomir avant, question de limiter les risques ensuite. Et si tout va bien après, si je n’ai pas rendu toutes mes tripes, alors, pour apaiser mon corps et mon esprit, je fume du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.

  • ALGERIE:Zelboun et les tribus oubliées

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    C’est à propos d’un affrontement ayant eu lieu très récemment entre deux tribus-villages, les Zelboun et les Beni Mester, qui se sont opposés à l’arme blanche pour des problèmes de territorialité, occasionnant de nombreux blessés. Mais qui sont les Zelboun ? Une tribu parmi tant d’autres, tout comme les Djaâfra et des Whaiba, autres tribus qui se sont affrontées pour une récolte, les Whabia s’étant déjà battus avant contre les Krarma pour une autre histoire de terrain agricole. En l’absence de réelles règles démocratiques et de processus d’arbitrage, c’est autour de l’espace, de la terre et du territoire que les luttes se déchaînent et si ces affrontements tribaux ne sont en réalité pas très nombreux, ils permettent de découvrir l’existence de tribus oubliées.

    En décompte de presse, les Ouled Abid se sont battus contre les Nememcha à Bir El Ater et les Bouloufa ont affronté les Khalfaoui à Aïn El Hadjar. Près de M’sila, un violent litige foncier a aussi éclaté entre les Maarif et les Baniou, de même que les Goug et les Beldet Amour en sont venus aux mains à Temassine, près de Ouargla. Enfin, au mois dernier, de sanglants affrontements tribaux ont réveillé la paisible population de Boualem.

    D’Alger, ces guerres territoriales sans fin entre tribus ennemies donnent l’air d’une épopée préhistorique, alors que même dans les grandes villes, les épiques batailles entre «beni âriane», ces «nus» organisés en bandes rivales, défraient régulièrement la chronique, tout comme ces affrontements quasi permanents entre les Ouled Lala (manifestants) et les Beni Hamel (du grand ârch de la DGSN). L’Algérie ? Combien de tribus ? On ne le sait pas vraiment, mais pour 2014, la bataille s’annonce rude. Qui va gagner cette guerre de l’espace pour détrôner la tribu de Sidi Boumediène ? Les paris sont ouverts et, pour notre part, nous misons sur les Zelboun. Juste pour leur nom si romantique.

     

    Chawki Amari
  • france: qui sème la merde recolte les égouts

    France : La nouvelle provocation de Charlie hebdo

     

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    L'hebdomadaire satirique français, Charlie Hebdo publie dans son nouveau numéro (daté du mercredi 19 septembre) de nouvelles caricatures du prohète Mahomet, au moment ou le monde musulman continue à se soulever contre la vidéo américaine offensant l'islam.

     

    La publication de ces dessins inquiète les autorités et la police française, qui a renfotcé ses mesures de sécurité autour du siège de l'hebdo, qui n'est pas à sa première provocation. Il y'a une année environ ses locaux ont été saccagés après la publication de caricatures offensant le prophète.


    Le premier ministre français Jean-Marc Ayrault a immédiatement affirmé qu'il désapprouvait « tout excès » et en appelant à la « responsabilité ».

    De son coté le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui se trouvait au Caire s'est dit « contre toute provocation », tout en rappelant l'existence en France de la liberté d'expression.

    Ces dessins "choqueraient ceux qui vont vouloir être choqués en lisant un journal qu'il ne lisent jamais", a estimé son directeur, Charb, interrogé par la chaîne de télévision iTélé.

    Le responsable de l'hebdomadaire se cache derrière la liberté de la presse pour justifier la publication de ces caricatures, qui est plus une opération commérciale, qu'un acte de liberté d'expression.

     

    Elwatan.com
  • Les peines prononcées contre Sanofi confirmées


    La cour d’Alger a confirmé la condamnation à un an de prison avec sursis de Thierry Lefebvre, directeur général de Sanofi-Aventis Algérie, poursuivis en Algérie pour surfacturation des matières premières de médicaments.
    De même qu’elle a confirmé l’amende infligée à Sanofi-Aventis Algérie. Sanofi-Aventis Algérie et son DG ont été poursuivis pour des infractions de majoration de valeur dans le commerce extérieur, engendrant un transfert de sommes importantes de devises à l’étranger. Le pôle judiciaire spécialisé près la cour d’Alger (Sidi M’hamed) avait établi en première instance y compris la responsabilité de cette filiale algérienne du géant français de l’industrie pharmaceutique, laquelle a écopé de deux milliards de dinars d’amende (20 millions d’euros environ). Le verdict a été rendu le 3 mai dernier. Et Sanofi a fait appel. Lors de l’audience du jugement à la cour d’Alger, tenue la semaine dernière, le procureur général près la cour d’Alger, lui, avait requis l’aggravation de la peine de prison contre Thierry Lefebvre ainsi que l’augmentation de l’amende contre les laboratoires Sanofi-Aventis. Hier, la cour a confirmé la condamnation à un an de prison avec sursis de Thierry Lefebvre, directeur général de Sanofi-Aventis Algérie et l’amende de deux milliards de dinars infligée à la filiale en tant que personne morale. L’affaire a éclaté suite aux contrôles effectués sur une série d’opérations d’importations de Sanofi-Aventis Algérie au cours de l’été 2010. Des PV d’infractions à la législation de changes et des mouvements de capitaux ont été établis par les services des Douanes de l’aéroport international Houari- Boumediène d’Alger. Le préjudice se chiffre à des dizaines de millions d’euros. Les Douanes algériennes avaient déposé une plainte auprès du tribunal d’El Harrach qui s’est dessaisi de l’affaire plus tard au profit du pôle judiciaire spécialisé de Sidi M’hamed. Sanofi a réagi hier en fin de journée en diffusant un communiqué de presse où il a exprimé «une nouvelle fois sa surprise et son incompréhension quant à la décision rendue par la Cour d’Alger». Il y annonce qu’il va se pourvoir en cassation. En mai 2012, les Douanes ont dressé 12 nouveaux contentieux à l’encontre de laboratoires pharmaceutiques et importateurs et d’autres managers devront bientôt être déférés devant la justice pour les mêmes infractions.
    L. H.

  • no moment

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  • Un pèlerin Algérien sous les verrous pour avoir manifesté contre le crime de Sarah Khatib !

      	Un pèlerin Algérien de 63 ans est sous les verrous en Arabie Saoudite pour avoir participé à un rassemble tenu à la Mecque après le meurtre abject de Sarah Khatib 

    zoom | © D.R

    Décidément, les autorités saoudiennes ont très mal pris l’action de protestation des pèlerins Algériens à la Mecque.  

    Au lendemain de la mort tragique de Sarah Khatib, quelques 300 pèlerins Algériens se sont rassemblés à la Mecque, mercredi 15 septembre, devant l'hôtel où résidait la jeune victime pour demander que justice soit faite. Indignés par ce crime barbare, Sarah fut violée avant d'être sauvagement assassinée, survenu à la Mecque, Premier Lieu Sacré de l'Islam, nos compatriotes ont juste demandé à la police saoudienne d'élucider ce crime et d'arrêter les coupables. 

    Mais ce rassemblement n'a guère été du goût de la police du Royaume des Al-Saoud qui a rapidement intervenu pour disperser nos pèlerins. Et au cours de cette opération de rétablissement de l'ordre, un Algérien a osé affronter les policiers saoudiens pour leur faire part de sa colère. Originaire de Khenchla, Hocine D, âgé de 63 ans, voulait seulement faire valoir son droit à manifester pour dénoncer ce crime abject.

    Cependant, cet argument a été jugé irrecevable par les agents saoudiens qui ont vite embarqué le pèlerin Algérien coupable, d'après les policiers, d'outrage à agent de la force de l'ordre  et de troubles à l'ordre public ! Rien que ça !

    Et depuis, nous apprend notre confrère El-Khabar, Hocine demeure toujours emprisonné en attendant sa présentation devant la justice saoudienne où  il risque, souligne sa famille, une lourde peine ! Placé sous mandat de dépôt en attendant le début de son procès, Hocine paie cher sa contestation et son indignation après le meurtre abject d'une compatriote, une jeune fille de 14 ans. 

    La famille de Hocine qui a saisi les autorités Algériennes sur le sort de ce pèlerin abandonné à son sort n'ont, pour l'heure, obtenu aucune audience ! Nos autorités consulaires à Djeddah n'ont montré aucun signe de vie dans ce dossier et Hocine se dirige tout droit vers la prison pendant une période que personne n'arrive à déterminer.

    Comme quoi, en Arabie Saoudite, le meurtre et le viol d'une fille de 14 ans ne peut en aucun cas vous donner le droit de s'émouvoir et de sortir dans la rue pour clamer votre indignation. Ce droit est encore plus interdit lorsque vous êtes Algériens car si votre pays ne cherche même pas après vous, l'Arabie Saoudite ne fera aucun effort pour garantir votre liberté et votre dignité !     

    Abderrahmane Semmar

  • (2eme PARTIE)

    image

    En deux années, avec l’aval de Kaiser Moulay, le chef de gouvernement avait fait du Territoire des Frères Ali Gator une espèce de contrée wahabiste coupée du monde, mûre pour l’intégrisme, livrée aux inquisiteurs, offerte aux anciens émirs de la mort et mise sur les rails d’une prochaine coalition islamo-conservatrice.
    En ce mois de mai, le pays s’offrait un étrange come back : retour au Moyen Âge !
    On y pourchassait les nouveaux convertis au christianisme et les couples dans la rue. On y fermait les églises et les bars. On y interdisait la Bible et les rassemblements…
    «La société s'est attachée au Saint Coran depuis qu'elle a embrassé l'Islam (…) le Coran représente sa Constitution qu'elle n'acceptera point de changer », en rajoute Abdoul le Persan, comme en écho à l’appel de Frappat, signifiant ostensiblement que le pays se dirigeait vers la charia. C’était sa façon, arrogante, de répondre à l’affaire Habiba, du nom de de la jeune femme de Tiaret menacée de prison pour avoir choisi de se convertir au christianisme.
    Ce sera sa dernière rodomontade, mais il ne le savait pas.
    En ce mois de mai, le pays préférait retourner aux siècles des chameliers plutôt que de prendre le train pour l’Europe : il disait oui à Madani Mezrag et aux chefs intégristes et se fermait à sa jeunesse.    
    C’était le pire scénario pour les Têtes-képis. Pour leur tribu davantage que pour le pays.
    Abdoul le Persan ne voyait pas qu’en détraquant le rapport de forces politique, il venait de provoquer les Têtes-képis en duel et les mettait en demeure de riposter.
    Il ne leur proposait, en effet, rien moins que de s’isoler du monde, de se soumettre au gang d’en face, d’assister à sa réhabilitation et d’offrir leur cou à la potence !  

    En ce printemps de l’année 2008, Abdoul le Persan avait non seulement réussi à replacer les chefs intégristes mais aussi, et surtout, à faire du troisième mandat de Kaiser Moulay l’affaire des islamistes.
    Ce nouveau quinquennat était parti pour être la période bénite où la Joumloukia finissante d’Aligatorie, à bout de souffle, se transformerait en république théocratique, libérée des impies, arrachée aux Frères Ali Gator en képi et restituée aux autres Frères Ali Gator enturbannés.
    Kaiser Moulay a dit oui.
    « Dès sa réélection en 2009, Kaiser Moulay prononcera une amnistie générale et permettra au FIS de retourner sur la scène politique ; oui, le champ sera rouvert aux enfants du Front dans le cadre d’un parti politique », avait déjà révélé, en décembre, Ahmed Benaïcha, l’ancien émir de la branche armée du FIS, dans les colonnes du journal arabophone El Bilad.
    L’ancien chef terroriste reconnaît l’existence d’un projet politique clairement défini: « Il y a en ce moment plusieurs initiatives pour donner corps à cette solution politique qui va faire l’objet d’un consensus entre les nationalistes et les islamistes. »
    Cette solution politique, Benaïcha l’appelle « solution finale », celle qui solderait le contentieux de 1992 né de l’annulation des législatives remportées par les islamistes et de la dissolution du FIS. Elle prévoit une réhabilitation totale et publique du parti dissous et un progressif transfert de pouvoir. C’est dans la bouche de Benaïssa : «Les chefs des deux autres partis de l’alliance présidentielle, le RND et le MSP, ne s’empressent pas de soutenir Kaizer Moulay pour un troisième mandat, parce qu’ils ont eu vent de "la solution finale" préconisée par le président et promise au chef de l’AIS. Ils savent que le retour du FIS dissous sur la scène politique signifie la fin de leur légitimité en tant que représentants du peuple.»
    Comment ne pas le croire ?

    Mon pays changeait de mains.
    Pour les activistes islamistes, il fallait donc faire élire Kaiser Moulay et lui prêter main forte contre les Têtes-képis.
    Madani Mezrag et les chefs de l’Armée islamique du salut, qui se voyaient déjà aux portes du Palais, sortent du bois avec la délicatesse de l’éléphant et toute la subtilité de l’orang-outan.   
    Ils auront le mot de trop qui va précipiter les évènements et condamner définitivement Abdoul le Persan.
    C’est d’abord Ahmed Benaïcha qui désigne grossièrement les Têtes-képis, en soutenant que   
    les auteurs des attentats du 11 décembre dernier, sont à chercher parmi « ceux qui ne veulent pas de troisième mandat pour Kaizer Moulay. » Il parle en expert assassin : « Du point de vue purement militaire, on n’attaque que les cibles qui constituent un danger. Je me pose la question : pour qui le Conseil constitutionnel représenterait-il un danger ? Pour ceux qui sont encore au maquis ? Bien sur que non, ils n’ont aucun rapport avec lui, par contre, c’est une menace pour ceux qui ne veulent pas de troisième mandat pour Kaizer Moulay ».
    En mai, Madani Mezrag prend le relais et annonce, toujours dans El Bilad, qu’un congrès de l’ensemble des fractions du FIS est programmé spécialement pour septembre afin qu’il « coïncide avec les élections présidentielles de 2009. » L’ex-chef terroriste signifie par là que le dit congrès appellera à soutenir un troisième mandat pour Kaiser Moulay et que le parti qui sortira de ces assises se mettra au service du président-candidat.

    Je ne reconnais plus mon pays.
    « Alger, reprends-toi avant que l'intégrisme islamiste n'achève de pourrir ton âme! »
    Bruno Frappat exprimait le désarroi international devant la démence antichrétienne qui s’était emparée des dirigeants du territoire et qui avait fini par les isoler. Les brutales fermetures de lieux de culte chrétien et les intolérables poursuites judiciaires pour prosélytisme ont fini par susciter de violentes protestations à l'étranger et dans les milieux libéraux, qui s’indignent d’une « vague de répression d’un autre âge contre les chrétiens. »
    Je ne reconnais plus mon pays : soucieux de plaire aux milieux islamistes et conservateurs, qui brandissent le spectre de « l'évangélisation » dans le pays, Kaiser Moulay et Abdoul le Persan ont engagé, avec une névrose jamais connue jusque là, une campagne de persécution antichrétienne sans précédent. L’opération est dirigée par la présidence de la République via cette fameuse cellule des services de sécurité créée en été 2007 et spécialisée dans la surveillance des activités d’évangélisation sur le Territoire .
    Alors s’abattit la main noire de l’inquisition.
    Fin janvier 2008, deux instituteurs de Kabylie, de confession chrétienne sont radiés, pendant qu’un prêtre catholique français d'Oran, Pierre Wallez, est condamné à un an de prison avec sursis  pour avoir animé un culte auprès de migrants clandestins camerounais, une action assimilée à du prosélytisme.
    Le 26 mars, c’est au tour de l’ancien président de l’église protestante d’Alger, Hugh Johnson, 74 ans, de quitter le Territoire des Frères Ali Gator après le rejet par le Conseil d’État d’un référé contre son expulsion. Il résidait depuis 45 ans dans le Territoire où il avait pris sa retraite en 2006.
    Puis, cédant à la pression des islamo-conservateurs, le Grand Vizir Yazer procéda à la fermeture de treize temples et lieux de prière, où des adeptes de l'église anglicane en Kabylie pratiquaient leur culte.
    Et un jour, dans le bus qui l’emmenait d’Oran à Tiaret, on arrêta Habiba…

    (EXTRAITS DE " JOURNAL D'UN HOMME LIBRE" DE MOHAMED BENCHICOU)

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